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28 juillet 2016

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Résumé :
Printemps 2008, le jeune auteur Marcus Goldman apprend que son ami et mentor, le réputé Harry Quebert est accusé du meurtre de la jeune Nola Kellerman, disparue 33 ans auparavant, et dont on vient de retrouver les restes. Golman, persuadé de l'innocence de son ami, se rend dans la ville d'Aurora dans le New Hampshire afin de découvrir la vérité sur l'affaire Harry Quebert...



Mon avis :
Voilà un roman qui avait fait pas mal de bruit lors de sa sortie en 2012 mais qui ne m'avait pas tentée jusqu'à présent. Et quand j'ai cherché un roman se passant dans le New Hampshire pour boucler mon challenge 50 états - 50 billets de Sofynet, plutôt que de me tourner vers un John Irving, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir cette histoire qui avait enthousiasmé pas mal de lecteurs. Si je n'ai pas eu le même engouement que beaucoup, j'ai trouvé l'histoire plutôt solide et intéressante à lire malgré quelques réserves...

Au printemps 2008, alors que l'Amérique commence à penser aux présidentielles de novembre qui pourraient voir le premier président noir élu, Marcus Goldman, qui a connu le succès avec son premier roman, est pressé par son éditeur pour écrire le 2e. Mais Marcus est incapable de trouver un sujet ou d'écrire une seule ligne. C'est alors que son mentor, l'écrivain Harry Quebert, connu pour avoir écrit un roman magnifique une trentaine d'années auparavant, est accusé du meurtre de Nola Kellerman, une adolescente de 15 ans qui avait disparu d'Aurora, New Hampshire, le 31 août 1975 et dont dont vient de retrouver le corps sur la propriété de l'écrivain. Or quelques mois auparavant, Marcus avait découvert que Quebert, alors âgé de 34 ans, et la jeune fille avaient entretenu une relation amoureuse. Le jeune écrivain est cependant persuadé que son ami est innocent et il vient s'installer à Aurora pour enquêter et peut-être trouver l'inspiration pour un nouveau livre. Il commence à recevoir des messages de menaces lui enjoignant de partir...

Ce livre de presque 700 pages est à la fois un roman policier, une histoire d'amour, une étude de moeurs sur ces petites villes des États-Unis, tranquilles en façades mais dont les habitants recèlent bien des secrets et la condition d'écrivain, ses difficiles relations avec son éditeur ou avec les médias. Un livre foisonnant donc. Un livre qui aurait peut-être gagné à avoir un peu moins de pages mais que je n'ai jamais trouvé ennuyeux pour ma part.

L'enquête policière et le mystère de la disparition de Nola Kellerman sont plutôt bien ficelés. L'auteur alterne entre présent (celui de 2008) et passé (1975), racontant les évènements qui ont conduit à cette disparition, multipliant les chausse-trapes et les coups de théâtre. Si c'est parfois un peu tiré par les cheveux (je parle des coups de théâtre de la fin), j'avoue avoir été agréablement surprise de ne rien avoir deviné. Vous savez combien je me plains souvent de tout deviner à l'avance quand je lis un thriller et là, nada, je me suis fait surprendre comme une bleue :) Bon après réflexion, j'aurais pu deviner certains trucs mais que ça ne me saute pas à la figure comme d'habitude est une bonne chose :)

Ce qui m'a moins convaincue, c'est l'histoire d'amour entre Harry Quebert et Nola. Qu'est-ce que je l'ai trouvée mièvre ! Mais vraiment cucul la praline ! Du coup, je n'ai ressenti aucune émotion à la lire, et elle ne m'a fait ni chaud ni froid.

Ce qui m'a bien plus intéressée, c'est tout ce qui tourne autour du métier d'écrivain, que ce soit les relations entre Quebert et Marcus, ou le succès qui arrive soudainement, ou cette angoisse de la page blanche ou encore la vision de l'éditeur qui n'a pas le beau rôle et qui apparaît comme un requin et dont le seul souci est de faire de l'argent grâce à son auteur vedette, peut importe ce qu'il écrit. Ça ne donne pas envie d'écrire, enfin du moins aux USA :)

J'ai évoqué également l'étude des moeurs de la ville d'Aurora avec ses secrets bien gardés, pas quelque chose de bien original, on se croirait dans Peyton Place (que les plus jeunes et même moins ne connaissent sûrement pas :D ) ou dans tout autre roman, film ou série, mettant en avant ce genre de petite ville. Mais ce n'est pas inintéressant non plus.

Marcus Goldman est un personnage plutôt agréable à suivre. Le succès lui a sans doute monté à la tête mais toute cette histoire va lui apprendre l'humilité. Et c'est un garçon fidèle en amitié, tenace et qui ne craint pas de prendre des "coups". Il est affublé d'une mère, véritable caricature de la mère juive, qui amène un peu d'humour tout au long du roman quand il l'a au téléphone.

Harry Quebert est un personnage plus énigmatique. Est-il ce mentor que Marcus adule, l'habitant tranquille d'Aurora, le pédophile que tout le monde voit quand on apprend son histoire avec Nola, un véritable amoureux, un meurtrier ou rien de tout cela ? Tout au long du roman, on navigue entre plusieurs avis, suivant le déroulement de l'histoire.

Quant à Nola Kellerman, c'est aussi une énigme tout au long de l'histoire. Lolita pour les uns, jeune fille bien rangée pour les autres, là aussi le roman va souvent nous mener sur différents chemins, nous faisant pensant qu'elle est l'une alors qu'elle est tout autre...

J'ai bien aimé le flic Galahowood, qui est un peu la caricature, il faut le reconnaître, du flic bougon de prime abord mais qui a finalement un coeur d'or.

Le style de l'auteur n'est pas exceptionnel, ça se lit bien, très bien même. Il sait tenir son lectorat en haleine malgré la longueur de son roman. Bien souvent, je me suis demandé qu'elle était la vraie histoire, suivant la façon dont il la racontait. Si certains événements étaient réels ou simplement un point de vue d'un personnage. Je pense en particulier à l'histoire entre Nola et Quebert. On ne sait jamais (enfin si on finit par le savoir) si elle était réelle ou simplement le point de vue de Harry Quebert. Ah et j'ai bien aimé la façon de l'auteur de noter les chapitres à rebours (de 31 à 1) avec en début de chapitres, des conversations entre Quebert et Goldman sur la façon d'écrire.

En conclusion, même si je ne suis pas aussi enthousiaste que beaucoup, j'ai beaucoup apprécié ce roman à plusieurs facettes, qui brouille les pistes et nous mène souvent en bateau, avec des coups de théâtre un peu tiré par les cheveux mais efficaces. Alors si vous voulez découvrir la charmante ville d'Aurora, savoir si Marcus Goldman vaincra son angoisse de la page blanche et surtout découvrir la vérité sur l'affaire Harry Quebert, lisez-le !

Note :



De nombreux autres avis sur Logo Livraddict


Et comme le roman se passe dans le New Hampshire
il fait donc partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  51/51
avec Washington D.C
Challenge réussi !

Le New Hampshire fut le 9e état à intégrer l'Union en 1788. Sa capitale est Concord, sa plus grande ville, Manchester. Aurora, la ville où se déroule le roman est apparemment fictive. Disons qu'il existe des Aurora mais pas dans le New Hampshire.

Et il fait partie du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
1

02 juillet 2016

La malédiction des colombes de Louise Erdrich

Titre original : The Plague of Doves

Résumé :
À Pluto dans le Dakota du Nord et la réserve indienne adjacente, les vies des habitants s'entremêlent sur plusieurs décennies, liées par le sang, l'amour ou la haine...





Mon avis :
Une fois de plus, sans le challenge 50 états - 50 billets de Sofynet, je n'aurais sans doute jamais lu ce livre et découvert cet auteur. Je l'avais bien vu chez certaines copinautes, dont Nelfe mais c'est quand j'ai cherché un roman à lire pour le Dakota du Nord que je m'y suis vraiment intéressée et mon choix s'est porté sur ce livre. Livre que j'ai beaucoup aimé au début mais qui m'a moins passionnée au fur et à mesure que je le découvrais...

À Pluto, il y a des nuages de colombes qui détruisent tout sur leur passage, le meurtre d'une famille de blancs jamais élucidé et pour lequel 4 indiens furent lynchés (et un seul en réchappa), des histoires de collections de timbres qui s'avèrent plus précieux qu'on ne le pensait, des gens qui aiment, souffrent, font des erreurs, vivent tout simplement, qu'ils soient de sang indien et vivent dans la réserve, métis ou blancs...

Bon c'est très très difficile de faire un résumé qui tienne la route car ce roman est foisonnant et raconte la vie de nombreux personnages sur plusieurs décennies.

Au début, j'ai été très enthousiasmée par le roman, car c'est tout à fait le genre d'histoire que j'aime lire, des sagas familiales dans l'Amérique profonde et je dois dire que suivre la petite Evelina et ce que lui racontait son grand-père me plaisait beaucoup. Je me suis dit que je tenais là un coup de coeur. Mais au fur et à mesure de ma lecture, je dois dire que mon enthousiasme a été un peu douché. Car après Evie c'est un autre personnage qui est devenu narrateur, le juge Coutts, parlant de lui mais aussi de son grand-père et de nombreuses autres personnes et ensuite, c'est l'histoire d'un prédicateur, à travers sa femme qui est devenu l'objet de la narration. Et là, je dois dire que je me suis véritablement ennuyée. Du coup, quand on est revenu à Evie (qui avait grandi), je n'étais plus autant dedans...

Donc il faut le savoir, c'est un roman à plusieurs voix (polyphonique ?), qui mélange présent (années 60 et 70) et passé, qui parle de nombreux personnages, au point de s'y perdre parfois, s'il vous reste peu de neurones comme moi :) (mais qui c'est ceux-là ? me suis-je souvent demandé :)) Les récits des 3 narrateurs racontent des histoires qui s'entremêlent et parlent d'amour, de la vie qui passe, de trahisons, de racisme. Car Pluto est une ville blanche (et fictive) qui se trouve à côté d'une réserve indienne. Malgré mes réserves et cet ennui passager, j'ai quand même bien apprécié cette immersion au coeur de l'Amérique profonde qui dégage malgré tout un certain charme. J'ai juste regretté que ces fameuses colombes du titre ne soient pas plus présentes car finalement le fléau qu'elle apporte se situe surtout au début du XXe siècle (ou alors les habitants se sont habitués ;))

J'ai beaucoup aimé les personnages d'Evelina et de Mooshum. Mooshum c'est le grand-père, celui qui raconte sa vie en l'enjolivant ou en affabulant et dont les récits peuvent passer du cocasse au drame.

Les autres personnage m'ont peu marqués même si certains sont intéressants.

J'ai commencé le roman en français. Je l'avais acheté en livre de poche mais au bout d'une cinquantaine de pages, mes yeux saignaient sur les petits caractères, donc je l'ai racheté en ebook VO pour pouvoir le lire plus confortablement et car je préfère toujours lire un livre en anglais qu'en français. Eh bien, je pense que j'aurais dû m'en tenir à la version française. Car j'ai trouvé la traduction d'Isabelle Reinharez supérieure à l'originale ! C'est vraiment rare que je dise ça mais franchement il y avait un rythme et une musicalité que je n'ai pas retrouvé dans l'écriture de Louise Erdrich. Ceci dit, c'est bien écrit et facile à lire en anglais mais j'ai trouvé le style de l'auteur plus sec que sa traduction, presque plus détaché.

En conclusion, voilà un roman qui m'a énormément plu en début de lecture mais m'a moins accroché au fur et à mesure que j'avançais. Malgré tout, ça reste une lecture intéressante et je suis contente d'avoir découvert cette auteure. Et si vous voulez savoir pourquoi Mooshum a finalement échappé à la pendaison du meurtre de la famille blanche et si finalement le mystère de ce meurtre sera élucidé, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
24

Et comme le roman se passe dans le Dakota du Nord
il fait donc partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  50/51
avec Washington D.C
Le Dakota du Nord est le 39e était à avoir rejoint l'Union le 2 novembre 1889. Sa capitale est Bismarck, sa ville la plus grande Fargo.

18 juin 2016

Nebraska d'Alexander Payne

avec Bruce Dern, Will Forte, Bob Odenkirk, Stacey Keach

Résumé :
Woody Grant, un vieux monsieur vivant dans le Montana, est persuadé d'avoir gagné un million de dollars à la loterie et entend bien aller récupérer son gain dans le Nebraska. Sa famille, qui sait pertinemment que la loterie en question est une publicité déguisée, refuse de l'y emmener, mais son fils David finit par céder. Au cours du voyage, Woody se blesse et les deux hommes sont contraints de faire étape dans la ville natale du vieil homme originaire du Nebraska...



Mon avis :
C'est le deuxième film d'Alexander Payne que je regarde en quelques semaines, après The Descendants, et ce monsieur est un bon client pour le Challenge 50 états - 50 billets :) Au départ, je voulais voir ce film il y a presque deux ans pour le Nebraska (comme son nom l'indique :)) mais à la place j'ai choisi Eleanor & Park, le roman de Rainbow Rowell. Il aurait également pu concourir pour le Montana mais j'avais déjà validé cet état et c'est donc pour le Dakota du Sud que je l'ai vu, car il s'y passe une ou deux scènes. Mais en dehors de mon choix stratégique pour un challenge, j'ai beaucoup apprécié ce film très touchant sur les relations familiales et le temps qui passe.

Je ne vous remets pas de résumé, le premier est suffisamment détaillé.

Dans Nebraska, Alewander Payne reprend un peu les mêmes thèmes que dans The Descendants, c'est au cours d'un voyage que les relations entre un père et ses enfants vont se renforcer. Mais le père dans Nebraska n'est pas un fringant quinqua à la George Clooney. C'est un vieux monsieur de plus de 80 ans, qui commence à perdre la tête, qui n'a pas été un bon père (comme bien souvent, sinon il n'y aurait pas de film sur le sujet), ni un très bon mari et qui buvait beaucoup. Et le fils n'est pas un ado qui se rebelle mais un quadra un brin dépressif dont la vie n'est pas folichonne. Ce road trip et ce retour aux sources dans la ville natale de Woody vont permettre au fils de mieux cerner son père, et de s'apercevoir que cet homme est tout bonnement humain et à la fin de sa vie et que cette vie se raccroche à ce bout de papier lui donnant à croire qu'il a gagné ce prix. Cela donne lieu à des scènes cocasses ou touchantes.

Mais le film est aussi l'occasion de revenir sur ces villes presque désertes du Midwest, où les gens végètent depuis des décennies sans vraiment d'espoir d'en partir, devenant aigris ou envieux. La famille de Woody est tout un poème à elle toute seule :)

Bruce Dern (que j'ai déjà vu cette année dans The Hateful Eight) campe ce vieux monsieur dont la vie est derrière lui. Il est excellent dans le rôle, très juste et d'ailleurs il a reçu le prix d'interprétation à Cannes pour le rôle.

Jusqu'à présent, je n'avais vu Will Forte quand dans les premiers épisodes de Last Man on Earth (série que j'ai vite abandonnée) où il était assez excessif. J'ai dont été agréablement surprise par son jeu tout en retenue dans le rôle du fils un peu perdu et je l'ai trouvé très bien.

Bob Odenkirk joue le second fils. Odenkirk c'est le Saul Goodman de Breaking Bad et Better Call Saul, un acteur que je trouve génial et il est très bien dans ce film aussi, assez en retenue également.

June Gibbs qui a joué dans de nombreuses séries campe l'épouse de Woody et la mère de David et Ross et je dois dire qu'elle est très bien aussi, très agaçante, une vraie mégère ! J'ai souvent eu envie de lui dire de la fermer !

Et Stacy Keach, qu'on ne présente plus, joue un type de la ville natale de Woody qui a un très vieux contentieux avec le vieil homme.

Alexander Payne réalise un film intimiste dans des endroits pourtant grandioses :) Son film est en noir et blanc, donnant une impression assez nostalgique et surannée et qui va bien avec le sujet de la vieillesse. Il y a parfois des petites longueurs ou lenteurs mais cela ne nuit pas au film.

En conclusion, Nebraska est un film sur le temps qui passe, la vieillesse, les relations familiales porté par d'excellents acteurs et une réalisation impeccable en noir et blanc. Un film pas seulement touchant mais également avec de nombreuses scènes cocasses. Et si vous voulez savoir si David emmènera Woody jusqu'au bout pour récupérer "son prix", regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO.

Il fait partie du Film de la semaine 2016 de Benji
29/52

et du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
pour l'état du Dakota du Sud
  49/50
Le Dakota du Sud est le 40e état à avoir rejoint l'Union en 1889. Sa capitale est Pierre et sa plus grand ville Sioux Falls.
Le mont Rushmore, où se déroule une scène du film, est l'endroit où ont été construites les très célèbres sculptures monumentales de  4 présidents des États-Unis à flanc de montagne. Il y a les têtes de George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. Les sculptures furent érigées entre 1927 et 1941 pour commémorer les 150 ans des États-Unis. Le mont Rushmore se trouve près de la ville de Rapid City. C'est marrant, j'ai toujours cru que ce mont se trouvait plus à l'est du pays, vers les Appalaches...

17 mai 2016

I Origins de Mike Cahill (II)

avec Michael Pitt, Brit Marling, Astrid Bergès-Frisbey, Steven Yeun, Archie Penjabi.

Résumé :
Ian Grey, chercheur en biologie moléculaire et spécialiste de l'évolution de l'oeil, va voir ses convictions scientifiques mises à mal après la naissance de son enfant. Et si l'oeil était bien le miroir de l'âme...



Mon avis :
Voilà un film dont je n'avais pas entendu parler jusqu'à ce que je le vois dans l'un des baby challenges Seriebox. Et comme ces challenges me permettent de découvrir de très bons films, tel Predestination l'an dernier, je l'ai regardé en avril et j'ai beaucoup aimé ce film original mêlant science et spiritualité.

Ian Grey est un chercheur en biologie moléculaire et spécialiste de l'oeil et qui veut en prouver l'évolution scientifique, aidé de son assistante, Karen. Lorsqu'il rencontre Sofi, une jeune femme aux iris magnifiques, c'est le coup de foudre. Mais leur histoire prend un tournant tragique lorsque Sofi meurt accidentellement. 7 ans plus tard, Ian est marié à Karen et, après la naissance de leur enfant, une théorie vient bouleverser ses convictions et va l'amener à des milliers de kilomètres de chez lui...

Je dois dire que c'est très difficile de faire un résumé cohérent de ce film et qui n'en dise pas trop.  D'ailleurs, je ne pense pas que ma chronique sera très longue car je ne veux pas en dévoiler plus qu'il ne faut et je pense que c'est une histoire qu'il faut découvrir par soi-même.

Quand le film débute, on pourrait croire que l'histoire va être surtout une histoire d'amour mâtinée de science-fiction. C'est le cas au début mais le film tourne vite à chose, une histoire qui relie les gens, un peu comme Sense8 et Cloud Atlas. Le sujet est d'ailleurs très intéressant et ce qui m'a plu dans ce film c'est son originalité. Il n'est pas forcément excellent mais à l'heure des films de super héros, des reboot, remake et autres suites, c'est agréable de voir un film qui sort des sentiers battus.

Le film allie science et spiritualité sans que ce soit pesant, l'un n'excluant pas l'autre. J'ai trouvé que c'était bien pensé et j'ai beaucoup aimé que l'oeil et particulièrement son iris soit le réceptacle de cette spiritualité. Cela rend le propos émouvant. Alors c'est un peu tiré par les cheveux mais ça a marché sur moi :)

J'avais beaucoup aimé Michael Pitt dans Calendrier meurtrier et il est tout aussi bon dans I Origins, en beaucoup moins inquiétant :) Il n'a pas un physique de jeune premier traditionnel mais justement son air de physicien intello convient très bien au rôle de Ian Gray.

Astrid Bergès-Fribey prête son joli minois et ses beaux yeux au personnage lumineux et un peu enfantin de Sofi. Le rôle n'est pas très important puisque le personnage disparaît assez vite mais il est marquant dans la mesure où il est le fil conducteur de l'intrigue.

Le personnage de Karen est un peu en retrait mais solide. Et c'est Steven Yeun, le gentil Glenn de The Walking Dead qui joue le copain de Ian. Et dans le rôle d'une Indienne (d'Inde), on voit Archie Penjabi, la Kalinda de The Good Wife. C'est bizarre de l'entendre parler avec un accent indien alors qu'elle parle parfaitement l'américain.

I Origins est le 2e long métrage de Mike Cahill. Sa réalisation est bonne, le film est parfois un peu lent mais on ne s'ennuie pas du tout. Le titre du film, I Origins est un jeu de mot entre I (je) et eye (l'oeil), sujet principal du film.

En conclusion, voici un film mêlant science et spiritualité, romance et science-fiction, faisant la part belle à l'émotion et surtout à l'originalité. Et si vous voulez découvrir cette histoire peu conventionnelle et très intéressante, n'hésitez pas à le regarder.

Note :



Vu en version originale sous-titrée anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Science-fiction
3/5
48/50

du Film de la semaine 2016 de Benji
19/52

et du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
car une scène du film se passe à Boise - Idaho à un moment 
  48/50
L'Idaho fut le 43e état à rejoindre l'Union en 1890, sa capitale est Boise.

11 mai 2016

The Descendants d'Alexander Payne

avec George Clooney, Shailene Woodley, Beau Bridges

Résumé :
À Hawaï, la vie de Matt King bascule quand sa femme est victime d'un grave accident de bateau et se retrouve dans le coma. Tout en essayant de s'occuper de ses deux filles, il apprend que son épouse avait une liaison...




Mon avis :
Cela faisait longtemps que j'avais envie de voir ce film, d'une part parce qu'un film avec George Clooney c'est toujours bon à prendre :) et parce que se passant à Hawaï, cela me faisait un état de plus pour le Challenge 50 états de Sofynet. En avril, je ne me suis décidée à le regarder enfin et j'ai beaucoup aimé cette comédie dramatique même si elle ne révolutionne pas le genre.

Matt King fait partie de ces héritiers des dernières plages vierges des îles hawaïennes et que convoitent les promoteurs immobiliers. Alors que doit se conclure une vente importante pour ses cousins et lui, sa femme est victime d'un très grave accident de bateau et se retrouve dans le coma. Désemparé, il se retrouve à devoir s'occuper de ses deux filles dont il n'a pas été proches, Scottie, 10 ans, précoce et causant bien des problèmes et Alexandra, 17 ans, adolescente rebelle. Alors que la fin est proche, il découvre que sa femme le trompait depuis un certain temps et il décide d'aller à la recherche de cet homme pour comprendre ce qui a pu pousser son épouse, même si l'usure du quotidien était passé par là, à en aimer un autre...

Cette chronique familiale pourrait être mélo, ennuyeuse et inintéressante et elle n'est rien de tout cela. Certes le rythme du film est lent, certaines situations pas très originales mais on se laisse prendre au désarroi de ce père et époux dépassé par les événements. De plus, l'atmosphère n'est jamais pesante et garde une certaine légèreté.

Le film aborde de nombreux thèmes, le deuil, l'adultère, le conflits entre parents et enfants avec, en toile de fond, ces îles d'Hawaï qui font rêver même si, comme le dit le personnage de Clooney au début, on y a les mêmes névroses ou problèmes qu'ailleurs. Tous ces thèmes sont abordés avec justesse et le film a même quelques moments d'humour.

J'ai beaucoup apprécié George Clooney dans le rôle de Matt King, cet époux et père dépassé par ce qui lui arrive et qui tente tant bien que mal de garder sa famille unie alors qu'elle ne l'était plus depuis longtemps. Et non seulement il doit rester un pilier dans sa propre famille mais c'est aussi le pilier de ces dizaines d'héritiers qui comptent sur lui pour les rendre riches. Je l'ai trouvé convainquant et sobre, touchant même. Sa décision concernant la vente des terres à la fin du film n'est pas très surprenante mais elle va de pair avec l'évolution du personnage tout au long du film.

C'est Shailene Woodley qui joue la fille adolescente rebelle et son rôle n'est pas hyper original mais la jeune fille s'en sort plutôt bien. Elle joue avec beaucoup de sincérité et d'authenticité. On a aussi vu l'actrice dans Nos étoiles contraires et la saga Divergent.

Scotty, la gamine de 10 ans est également bien interprétée par Amara Miller, elle aussi est juste dans ce rôle difficile de petite fille qui voit partir sa mère, qui ne sait pas comment réagir à la situation et qui se retrouve avec un père qui ne s'est jamais vraiment occupée d'elle et qui ne sait pas comment le faire.

C'est le premier film d'Alexander Payne que je voyais. J'ai toujours eu envie de voir Sideways mais n'ai jamais pris le temps et je compte voir Nebraska pour le Challenge 50 états également (pour le Dakota du Sud étonnamment :D). C'est un réalisateur indépendant qui ne fait pas d’esbroufe et The Descendants est dans cette lignée. Sa réalisation n'est peut-être pas exceptionnelle, manque peut-être d'un quelque chose mais elle est solide.

En conclusion, voilà une chronique familiale douce-amère qui, malgré un rythme un peu lent, n'est jamais ennuyeuse et nous fait découvrir une facette plus sobre de George Clooney dans ce rôle de père, d'époux et d'héritier sur lequel beaucoup comptent. Et si vous voulez découvrir les plages vierges d'Hawaï et savoir si les King arriveront à retrouver l'amant de Mme King et si Matt vendra les terres dont il est l'héritier, regardez-le.

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2016 de Benji
18/52

et, grâce à Hawaï, il fait aussi partie
du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  47/50
Hawaï a été le 50e et dernier état à rejoindre l'Union en 1959. Sa capitale est Honolulu. Il y a 8 grandes îles mais l'archipel en compte des centaines.

10 janvier 2016

Blackout (Red Flag en VF), Newsflesh tome 3 de Mira Grant

Attention spoilers sur les tomes précédents !

Résumé :
Poursuivis par le CDC pour avoir mis à jour un complot sur le virus Kellis-Amberlee, Shaun et son équipe ont dû se résoudre à se terrer. Mais les blogueurs, toujours avides de sensations, ne vont pas pouvoir rester cachés bien longtemps et ils vont tout faire pour faire éclater la vérité et exposer les scientifiques responsables de la dernière terrible épidémie en Floride et les politiciens corrompus qui les ont couverts...



Mon avis :
En janvier dernier, j'avais lu le tome 2 qui avait été un gros gros coup de coeur. Parce que l'histoire de Shaun et Georgia Mason m'avait déjà passionnée dans le tome 1 et parce que le parcours du jeune homme dans le tome 2, après la perte de sa soeur, m'avait étreinte d'une émotion sans borne. Je voulais lire le tome 3 assez rapidement mais ce ne fut qu'en fin d'année que j'ai pu le lire et ce fut d'ailleurs ma dernière lecture de 2015. Si ça n'a pas été l'énorme coup de coeur comme pour le précédent tome, j'ai quand même énormément aimé cette conclusion et ai quitté les Mason et les autres blogueurs avec un gros pincement au coeur.

Ayant mis à jour un complot impliquant le CDC dont ils sont devenus la cible, Shaun et ses amis blogueurs ont trouvé refuge auprès d'une scientifique bien décidée à faire toute la lumière sur la transmission du virus par des moustiques en Floride ayant mené à une contamination brutale des habitants. Tous sont prêts à risquer leurs vies pour faire éclater la vérité mais le CDC et les politiciens qui couvrent leurs exactions disposent d'un atout pour faire taire Shaun... À moins que cet atout ne se retourne contre eux...

Je répète : spoilers sur les tomes précédents et un peu sur celui-ci ! Si vous ne voulez pas être spoilés, ne lisez pas plus loin...

Le dernier chapitre du tome 2 nous avait laissé bouche bée. En effet, alors que tout le tome était narré par Shaun, nous avions un nouveau narrateur qui n'était autre que Georgia Mason ! Oui, Georgia que Shaun avait dû tuer car elle avait été infectée de façon criminelle par le virus Kellis-Amberlee et qui n'en pouvait plus de devoir vivre sans elle, à tel point qu'il se l'imaginait lui parlant sans arrêt. Du coup, comment était-il possible que Georgia soit vivante ? Et le livre nous laissait sur ça... Imaginez les hurlements de frustration des lecteurs ! Pour ma part, même si j'étais avide de savoir le pourquoi du comment, j'ai sagement attendu de m'atteler au 3e tome pour découvrir le fin mot de l'histoire. Et la raison est tout à fait plausible. Enfin plausible à la sauce science-fictionnesque :D

Ce tome 3, comme le tome 2, parle de virus donc, de savants fous, de manipulations génétiques, de clonage, de complots mêlant scientifiques et politiciens (qui font leur retour après leur absence dans le tome 2) et curieusement un peu moins de blogging. C'est un thème qui était vraiment au coeur des deux premiers tomes (davantage dans le premier cependant) mais qui là est un peu en arrière-plan, pour des raisons évidentes puisque les blogueurs doivent faire profil bas une bonne partie du roman, d'où le titre "Blackout" en VO.

C'est un roman qui porte également sur la quête d'identité, notamment à travers le personnage de Georgia, à qui est accordée une 2e chance. Pas facile de retrouver sa place quand personne ne veut croire que vous êtes la Georgia Mason qu'ils ont connue (même clonée), pas facile de savoir qui l'on est quand il peut y avoir plusieurs versions de vous. J'ai trouvé que c'était plutôt bien tourné et touchant.

Pour Shaun aussi, c'est la quête d'identité. Il était le frère un peu fou de la boss Georgia, puis le boss un peu schizophrène des blogueurs mais avait trouvé un certain équilibre et là il va falloir qu'il trouve à nouveau un équilibre entre ce qu'il est devenu (et ce qu'il a appris sur lui, dont je ne vous parlerai pas pour ne pas tout dévoiler) et la place qu'il va tenir maintenant que sa soeur est revenue. Pas facile à gérer...

J'ai beaucoup aimé ce tome de conclusion, qui termine très bien la saga avec une petite note douce-amère sur la fin. Je me suis demandé jusqu'au bout comment Mira Grant allait terminer son histoire et ce qu'il allait advenir des Mason et j'ai donc apprécié la façon dont l'auteur refermait son livre sur leur histoire. Ce tome 3 n'a cependant pas été le gros coup de coeur du précédent. J'avais expliqué alors comment naissaient mes coups de coeur et là, je n'ai pas ressenti ce frémissent intense, ni eu l'estomac aussi noué que pour Deadline qui m'avait laissée plusieurs fois dans un état lamentable :) Comme j'ai dit plus haut, je l'ai trouvé vraiment très bien, je suis proche du coup de coeur mais il m'a manqué cette petite étincelle magique. Mais ce n'est pas grave, l'essentiel est que j'aie apprécié.

Les personnages de Georgia et Shaun m'ont encore une fois beaucoup touchée, ce sont vraiment des personnages qui m'ont plu au cours des 3 tomes (enfin 2 pour Georgia), qui m'ont touchée, marquée et que j'ai vraiment aimés et franchement, je me suis sentie un peu vide quand j'ai eu fini le livre. Ces deux-là me manqueront...

Outre les Mason, on retrouve Becks, Mahir Gowda, Maggie, Alaric, des personnages intéressants et touchants également, qui ne vont pas être épargnés au cours de ce 3e tome. On retrouve aussi quelques figures du tome 1, Steve le garde du corps de Ryman, que j'aimais beaucoup, Ryman, devenu président et qui cache des choses et ainsi que les parents Mason toujours en quête de scoop...

Le style de Mira Grant est très agréable à lire, pas de difficulté particulière, c'est vif, visuel, entraînant. La narration alterne entre Shaun et Georgia et pendant une grande partie du livre, je trépignais car je n'attendais qu'une chose, qu'ils se retrouvent. J'ai beaucoup aimé à la fin, les notes de blogs des autres blogueurs, voire de Shaun ou Georgia, qui permettaient de savoir ce qu'il s'était passé par ailleurs ou ce que ressentait Becks, Mahir ou encore Alaric.

En conclusion, un tome 3 dans la lignée des précédents, qui conclut très bien la saga mais avec une petite étincelle en moins qui m'avait tant fait adorer le tome 2. En tout cas, si vous voulez savoir comment Georgia a pu être ressuscitée, si elle va retrouver Shaun et si tous vont pouvoir mettre à jour les complots du CDC et contrer ce que les scientifiques et les politiciens veulent accomplir, lisez-le. Quant à moi, je compte bien lire la nouvelle trilogie de Mira Grant, Parasitology, en espérant retrouver les mêmes émotions qui m'ont étreintes à la lecture de la saga Newsflesh.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
10,5

Et à un moment les blogueurs atterrissent à l'aérodrome de Montgomery dans le Maryland,
il fait donc partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  46/50
Le Maryland est le 7e état à avoir intégré l'Union en 1788. Sa capitale est Annapolis et sa plus grande ville Baltimore. L'aérodrome se trouve juste à 17 miles de la capitale fédérale, Washington D.C ce qui est bien pratique pour les businessmen.

27 décembre 2015

Hunger Games 3 : La révolte - Partie 2 de Francis Lawrence

Titre original : Hunger Games, Mockingjay - Part Two
avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore, Natalie Dormer

Résumé :
Le district 13, aidé de Katniss, s'efforce de porter un coup fatal à Panem et au Président Snow alors que la guerre civile fait rage un peu partout.




Mon avis :
Et voilà, 5 ans après avoir lu le tome 3 de la trilogie de Suzanne Collins, j'ai enfin vu sa conclusion sur grand écran. Une adaptation assez fidèle au roman mais qui manque un peu de passion...

Spoilers sur les films précédents

Quand on avait quitté Katniss la dernière fois, elle venait de se faire attaquer par Peeta qui avait subi un lavage de cerveau et qui croyait que la jeune fille était l'ennemi à abattre. Pendant ce temps-là, le District 13 essayait de soulever les autres districts et de porter la guerre civile aux portes du Capitole. Dans cette 2e partie de La révolte, le soulèvement se poursuit et Katniss, Gale, Peeta (qu'il faut toujours surveiller) et d'autres soldats se rendent au Capitole pour tuer Snow et mettre fin à la dictature...

Dans ma chronique du précédent film, j'avais dit ma frustration que le 3e tome soit coupé en deux. Et mon opinion n'a pas varié après avoir vu cette 2e partie. Je maintiens qu'un seul film plus ramassé aurait été plus percutant. Mais bon, j'aime beaucoup cette saga (que ce soit en livres ou en films) et je n'ai pas boudé mon plaisir à l'idée de retrouver cet univers une nouvelle fois.

La révolte partie 2 c'est donc la fin de ces Jeux de la faim, de cette lutte entre un Capitole tout-puissant et des districts exsangues et le point final à l'histoire d'une jeune fille qui s'était sacrifiée pour sa petite soeur et dont le coeur balançait entre un garçon doux, Peeta, et un qui lui ressemblait, Gale.

Le film est riche en scènes chocs et spectaculaires, il y a pas mal d'action mais je l'ai trouvé un tantinet en-dessous des précédents et mon préféré restera le deuxième film qui m'avait énormément plu. Ce que je reprocherais ici c'est un certain manque de passion, ou d'intensité. Katniss n'a jamais été réputée pour être une fille très expressive mais là j'ai trouvé que certaines scènes, même si visuellement elles sont marquantes, manquaient d'émotion. Je pense en particulier à certaines scènes vers la fin (mais je ne veux pas détailler pour ne pas spoiler) qui manquent de force alors que dans le livre, elles, dont une en particulier m'avait marquée. Et je dirais aussi que la toute dernière scène passe un tout petit peu moins bien à l'écran.

Katniss est toujours égale à elle-même, déterminée surtout, fidèle à ceux qu'elle aime, il n'y a qu'à la voir se battre pour faire revenir Peeta du bon côté de la force. :) En revanche, elle est faite d'acier, c'est pas possible ! Par 3 fois, elle est sérieusement blessée ou amochée et pif paf pouf en deux temps trois mouvements, elle se remet comme une fleur et sans aucune séquelle !

J'ai beaucoup aimé le personnage de Peeta, le plus fouillé à mon avis. En revanche, j'ai trouvé Gale aussi fade que précédemment (comment ça, je suis Team Peeta ? :D).

Donald Sutherland est toujours excellent en Snow et Julianne Moore glaçante dans le personnage de la présidente Coin. J'ai regretté qu'Elizabeth Banks ne soit pas plus présente dans le rôle d'Effie car dans le précédent film elle apportait un peu d'humour qui ne faisait pas de mal. Woody Harrelson est présent mais fait plutôt de la figuration.

À noter également dans le casting des figures plus ou moins connues comme Gwendoline Christie (Brienne dans Game of Thrones), Michelle Forbes, Toby Jones, ou encore l'actrice qui joue l'attachée de presse dans Madam Secretary.

Francis Lawrence revient à la réalisation pour la 3e fois et il connaît son sujet donc c'est carré, certaines images sont impressionnantes mais comme j'ai dit, ça manque un peu d'émotion dans le tout.

En conclusion, ce dernier film d'Hunger Games clôt très bien la série de films et est une bonne adaptation de la 2e partie du roman éponyme. Il manque juste une étincelle en plus qui en aurait fait un grand film d'anticipation young adult mais je suis plutôt satisfaite du résultat même si ce ne sera pas mon préféré. En tout cas, si vous voulez savoir si le Geai Moqueur mettra la dictature à terre et qui Katniss choisira entre Peeta et Gale (parce qu'après tout, c'est tout ce qui nous intéresse, hein ;)), regardez-le.

Note :
Vu en version originale sous-titrée

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
43/53

et comme Jennifer Lawrence est née à Louisville dans le Kentucky,
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  45/50
Le Kentucky fut le 15e état à rejoindre l'Union en 1792. Sa capitale est Frankfort et sa plus grande ville Louisville.

24 octobre 2015

American Ultra de Nima Nourizadeh

avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Topher Grace, Connie Britton

Résumé :
Mike Howell est un jeune américain tranquille et surtout shooté la plupart du temps qui vit à Liman en Virginie Occidentale avec sa petite amie Phoebe. Personne ne soupçonnerait, et surtout pas lui, qu'il est en fait un agent dormant de la CIA dont la mémoire a été effacée lorsque son programme a été annulé. Et il va découvrir la vérité quand des tueurs vont venir essayer de l'éliminer...




Mon avis :
J'aime beaucoup Jesse Eisenberg dont j'ai toujours apprécié les films. La bande-annonce d'American Ultra m'avait donné envie de voir ce film qui avait l'air plutôt sympa et comme il sortait juste avant que je rentre en Tunisie, j'ai pu aller le voir. Et il est effectivement assez sympa, même s'il ne vole pas très haut.

Mike Howell vit à Liman en Virginie Occidentale. C'est un jeune homme dont la vie est sans histoire, qui se contente de peu et aime fumer des pétards avec sa petite amie, Phoebe. Plein de névroses, il est incapable de quitter sa ville et est sujet à des crises de panique à la pensée même de le faire, notamment en ce jour où il devait partir à Hawaï avec Phoebe pour la demander en mariage. Mais en fait, Mike est le dernier survivant d'un programme de la CIA, Ultra, ayant formé des agents surentrainés et ayant échoué. Le programme fut alors fermé et la mémoire du jeune homme effacé. Mais voilà maintenant qu'un agent de la CIA veut éliminer toute référence au programme Ultra et notamment Mike Howell qui se découvre des talents insoupçonnés lorsque des tueurs implacables s'en prennent à lui...

American Ultra est un peu la version trash et américaine du classe et très britannique Kingsman que j'ai vu (et super aimé) au printemps. C'est aussi une parodie des films d'espionnage mais en bien moins réussi. C'est davantage caricatural et cliché. Je me suis d'ailleurs demandé ce qu'aurait donné le film avec Matthew Vaughn aux manettes (après tout, il avait super bien réussi son coup, aussi, dans le même style, avec Kick-Ass) ou encore Edgar Wright ou Guy Ritchie, des réalisateurs dont j'aime le savoir faire en la matière. Pas sûr que ça aurait plus fin mais je pense que la patte de ces réalisateurs aurait donné autre chose.

Donc American Ultra n'est pas Kingsman mais franchement, ça se laisse regarder. Surtout l'été quand le cerveau est ramollo :) C'est tout à fait le genre de film potache pas prise de tête que j'aime voir de temps en temps et il est sympathique à suivre. Et hyper violent, à l'instar des films que j'ai cités précédemment. Franchement ce n'est pas le genre de chose qui me dérange. La débauche de violence à outrance avec son côté comics me fait plutôt rigoler.

J'aime beaucoup Jesse Eisenberg et son air d'éternel adolescent. Le rôle de Mike lui va comme un gant, il passe sans souci du mec shooté au tueur implacable. Je n'ai juste pas aimé sa perruque aux cheveux longs pour lui donner l'air baba cool. J'ai trouvé que ça faisait vraiment factice.

Kristen Stewart m'a plutôt agréablement surprise dans le rôle de la petite amie, Phoebe. J'ai parfois du mal avec l'actrice, malgré son talent, notamment sur certains films (oui Blanche-Neige et le Chasseur, je parle de toi) où elle avait une seule expression, yeux morts et bouche ouverte. Je l'ai trouvée plutôt à l'aise dans ce genre parodique et comique.

Connie Britton est une actrice que j'aime énormément. Je ne vois pas trop ce qu'elle vient faire là mais bon elle est plutôt sympa dans le rôle de la mentor de Mike et directrice du projet Ultra.

Cela faisait un bail que je n'avais pas vu Topher Grace dans un film (depuis Spiderman 3 en 2005, en fait), mais je l'ai reconnu tout de suite. Il prête son joli minois au fourbe agent Yates qui poursuit Mike et franchement il n'est pas hyper convaincant, plus caricatural qu'autre chose.

Nima Nourizadeh est un réalisateur inconnu au bataillon pour moi. En même temps, il n'a réalisé qu'un seul autre film, Project X, dont je n'ai jamais entendu parler. Sa réalisation d'American Ultra souffre d'être un peu potache mais bon il s'en tire pas mal malgré tout.

En conclusion, American Ultra est un film qui ne restera sans doute pas dans les annales mais qui fait passer un bon moment et qui est une comédie trash comme j'aime bien en voir de temps en temps. Et si vous voulez savoir si Mike Howell arrivera à échapper aux tueurs lancés à ses trousses, regardez-le.

Note :



Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
31/53

et comme il se déroule en Virginie Occidentale (dans la ville fictive de Liman)
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  44/50
La Virginie Occidentale est le 35e pays à avoir intégré l'Union en 1863, en fait lors de la guerre de Sécession car les comtés du Nord-Ouest de la Virginie ne souhaitait pas se séparer de l'Union, contrairement à ceux du Sud de la Virginie qui eux, rejoignirent la Confédération. Sa capitale est Charleston, à ne pas confondre avec la Charleston (plus connue) de Caroline du Sud.

04 octobre 2015

Les tambours de l'automne, Outlander tome 4 de Diana Gabaldon

Titre original : Drums of Autumn

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Ayant quitté l'Écosse pour retrouver Ian, le neveu de Jamie, c'est en Caroline du Nord que Claire et son époux décident de s'installer, dans une contrée qui n'est n'est encore qu'une colonie anglaise et dont l'arrière-pays est sauvage et habité par des tribus indiennes.
Au XXe siècle, Brianna, la fille de Claire et Jamie essaie de vivre sans sa mère, portée par l'amour de Roger Wakefield mais une découverte sur le futur de ses parents va venir tout remettre en question car elle seule peut les sauver d'un destin funeste...

Mon avis :
Ma lecture du tome 3, Voyager, remonte à mai et j'ai attendu que l'été soit passé pour lire ce tome 4.  Car mine de rien, ce sont de gros pavés, qui prennent pas mal de temps à lire en VO. J'ai donc poursuivi avec délice les aventures de Jamie et Claire dans ces Tambours de l'automne, moins riche en action que Voyager (qui reste mon préféré) mais très prenant malgré tout.

Précédemment dans Outlander, Claire avait repassé le cercle de pierres pour retrouver Jamie après 20 ans d'absence. Elle avait retrouvé son fougueux Highlander et tous deux avaient quitté l'Écosse pour retrouver Ian, le neveu de Jamie enlevé par des pirates. Après maintes péripéties, ils avaient fini par le retrouver en Jamaïque, aux mains de Geillis Duncan, l'autre voyageuse temporelle. Après s'être défaits de Geillis (et s'être emparés de ses pierres précieuses), les Fraser envisageaient de s'installer en Amérique.
Au début de Drums of Autumn, Jamie, Claire et Ian sont donc en Caroline du Nord qui fait partie encore de la Couronne Anglaise et où se trouvent de nombreux exilés Écossais, dont la tante de Jamie, Jocasta. S'étant fait voler, par le pirate Stephen Bonnet que Jamie a sauvé d'une mort certaine, les joyaux pris à Geillis, les Fraser n'ont d'autre choix que de s'installer dans l'arrière-pays, contrée sauvage et habitée par les Indiens. Là, à partir de rien, Jamie et Claire s'efforcent de se construire une nouvelle vie loin de l'Écosse et de retrouver une certaine sérénité avec la certitude que leur fille Brianna est en sécurité au XXe siècle et auprès de l'homme qui peut lui procurer amour et réconfort, le jeune historien Roger Wakefield. Mais ils sont loin de se douter que Brianna a découvert une information sur le destin de ses parents qui va lui faire prendre la décision de traverser les pierres à son tour...

Avec ce tome, on entame donc la nouvelle vie des Fraser, leur établissement en Amérique, dans ce qui ne sont pas encore les États-Unis. L'idée-même d'une indépendance n'est même pas à l'état embryonnaire. Si le tome précédent était vraiment palpitant avec tout ce qu'il s'y passait, les aventures et les rebondissements, celui-ci prend vraiment son temps. Certains pourront trouver qu'il y a des longueurs, ce ne fut absolument pas mon cas (même si ce n'est pas un coup de coeur comme le 3e). J'ai vraiment beaucoup aimé suivre Claire et Jamie dans leur nouvelle vie, découvrir cette Amérique encore sauvage à leurs côtés, les suivre dans leur entreprise pour construire Fraser's Ridge et assister à leurs joies et leurs peines et leurs aventures. Car même si Les tambours de l'automne porte beaucoup sur leur installation et leur changement de vie, il leur arrive des péripéties dont certaines ne les laissent pas indemnes.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce tome, c'est le réalisme. En suivant les Fraser le long de la côte Américaine ou à Fraser's Ridge, en découvrant les indiens ou les belles maisons des expatriés, on à l'impression de découvrir ce pays encore neuf à leurs côtés et de le vivre avec eux. Franchement, c'est l'Amérique du 18e siècle comme si vous y étiez :)

Mais ce tome 4 n'est pas seulement l'histoire de Jamie, Claire ou encore Ian (à qui il arrive aussi pas mal de choses). Les tambours de l'automne suit également Brianna et Roger et je dois dire que leur histoire m'a beaucoup plu. Comme je vous l'ai dit lors de mes 3 chroniques sur les précédents tomes, je relis les Outlander. Mais comme mes lectures remontent à il y a entre 10 et 15 ans, j'avais oublié pas mal de choses et en particulier pour ce tome 4 dont je ne me rappelais vraiment plus grand chose, à part 2-3 événements (dont ce qui arrive à Brianna) et c'est comme si je découvrais le livre. Et je me rappelais plus lors de ma première lecture combien Brianna et Roger avaient un rôle important dans ce tome. Pour moi, c'était des personnages d'arrière-plan, un peu flous et finalement pas très intéressants. Cette relecture m'a permis de réviser totalement mon jugement car ils ont non seulement un rôle pratiquement aussi majeur que Jamie et Claire mais en plus ce qu'il leur arrive est presque plus passionnant à suivre.

Ce tome porte aussi beaucoup sur la relation au père.Vous en dire plus serait vous dévoiler certaines intrigues et ce serait dommage mais c'est vrai que la notion du père, celui qui engendre et celui qui éduque, élève et aime, est importante ici.

Dans ce tome, Claire est égale à elle-même, c'est à dire un personnage féminin fort, attachant et évidemment atypique dans cette Amérique du 18e. Je l'aime beaucoup. Et j'aime toujours autant sa relation avec son Highlander de Jamie, cet amour intense mais qui n'évite pas les écueils et les engueulades. Je trouve leur couple très équilibré où l'un ne domine pas l'autre (même si Jamie aurait tendance à vouloir être macho parfois).

J'aime de plus en plus Jamie. Je l'aimais déjà, hein, mais il faut le reconnaître, à 20 ans, c'était un garçon un peu mal dégrossi. Maintenant, c'est un chef de famille et de clan, il a évolué et sa maturité lui va très bien. Il a pris de l'épaisseur tout en gardant un côté sensible qui se voit dès qu'il s'agit de Claire (ou d'un autre membre de sa famille).

Brianna et Roger m'ont beaucoup plu. Brianna en bonne fille de Jamie et Claire a un sacré caractère mais c'est aussi ce qui fait son charme. La série télé ne devra pas se rater lorsqu'il s'agira de caster son personnage ! Et à vrai dire pour le moment, je vois mal qui pourrait la jouer. À part peut-être la fille qui joue Léna dans Les revenants mais bon elle est française.

Je vous l'ai dit, j'avais gardé peu de souvenirs de Roger. Enfin, non, ce n'est pas ça, mais sa présence était occultée par Jamie. Là, j'ai découvert un jeune homme avec également du caractère, de l'entreprise tout en restant fidèle à ses convictions et ses sentiments. Et puis le pauvre, il en voit des vertes et des pas mûres au cours de ce tome ! C'est un personnage auquel je me suis pas mal attaché dans ce tome.

J'ai également beaucoup aimé Ian et son loup Rollo, on revoit Lord John également que j'aime mais pour lequel j'ai un peu les mêmes sentiments que Claire à son égard :)

Un nouveau personnage fait son apparition, Stephen Bonnet, le pirate et bandit. Je ne me rappelais plus que Jamie et Claire le rencontrait si tôt dans le roman et que de cette rencontre découlait pas mal d'événements par la suite. C'est évidemment un personnage que je n'aime pas beaucoup malgré ses airs charmants et charmeurs.

Je le redis (par rapport à ma chronique du tome 3), je suis vraiment ravie de relire cette saga en anglais. Elle m'emporte autant, sinon plus, que ma lecture en VF. J'aime beaucoup le style de Diana Gabaldon, qui là m'a encore emportée sur plus de 1000 pages. J'ai mis plus de 15 jours à lire ce tome mais j'étais en complète immersion et franchement, cela aurait duré plus longtemps, cela ne m'aurait pas dérangée. Il y a beaucoup de charme qui se dégage de ce qu'elle écrit et même dans les scènes plus tranquilles, plus intimistes, je prends beaucoup de plaisir à la lire. D'ailleurs, cela fait maintenant une semaine que j'ai fini le livre et j'y pense encore, j'ai encore l'impression d'être avec les Fraser en Caroline du Nord.

En conclusion, même si Les tambours de l'automne est moins riche en action que le tome précédent, c'est un roman passionnant à lire et qui fait vivre pas mal d'aventures à nos héros et pas seulement Claire et Jamie. Et si vous voulez découvrir la vie dans cette Caroline du Nord encore bien sauvage par bien des aspects, savoir ce que découvre Brianna qui la pousse à franchir le cercle de pierres et découvrir tout ce qu'il va lui arriver ainsi qu'à Roger, lisez-le. Quant à moi, j'espère pouvoir (re)lire le tome 5, The Fiery Cross, en décembre ou janvier.

Note :



Il fait partie du Challenge Read in English d'Avalon
  32,5

et comme il se déroule en grande partie en Caroline du Nord
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  43/50
La Caroline du Nord fait partie de l'Union depuis 1789 et fut le 12e état à y adhérer. Sa Capitale est Raleigh et sa ville la plus peuple est Charlotte.

et il fait aussi partie du Défi des 1000 de Fattorius
3

27 mai 2015

Hatchi de Lasse Hallström

Titre original : Hachiko : A Dog's Story
avec Richard Gere, Joan Allen

Résumé :
D'après une histoire vraie, la fidélité d'un chien de race Akita envers son maître, même par-delà la mort de ce dernier...





Mon avis :
Ma fille m'avait parlé de ce film il y a déjà deux-trois ans en me disant que je devrais le voir car c'était très émouvant. Ce n'est qu'en ce printemps que j'ai pris le temps de le regarder et j'ai beaucoup aimé ce joli film effectivement très touchant.

En rentrant un soir de son travail, Parker, un professeur de musique, découvre un chiot de race Akita (race japonaise) abandonné sur le quai de la gare. Il le recueille et finit par le garder, malgré le désaccord de sa femme. Au fil des mois, le chien et l'homme deviennent très complices, Hatchi accompagnant Parker à la gare chaque matin et l'attendant fidèlement chaque soir à l'arrivée du train. Mais un soir, Parker ne rentre pas car il est mort d'une hémorragie cérébrale. Malgré cela, Hatchi va attendre son maître chaque jour pendant 9 ans, jusqu'à ce que lui-même décède de vieillesse, étant devenu au fil de ces années, une célébrité locale et le chouchou des riverains.

Hatchi fait partie de ces mélos qui vous mettent les larmes aux yeux pratiquement du début à la fin et vous fait vraiment pleurer à maintes reprises. À moins d'être vraiment blasé, il est difficile de rester insensible à cette histoire de fidélité d'un chien envers un homme. Alors préparez vos mouchoirs !

L'histoire est d'autant plus touchante qu'elle est tirée d'une histoire vraie. Au Japon, à Tokyo, Hatchiko (de hatchi 8 car c'était le 8e chiot de la portée) et ko terme affectueux, attendit que son maître rentre tous les soirs pendant pratiquement 10 ans. Il y a même une statue du chien érigée devant la gare de Shibuya (quartier de Tokyo) et ses restes sont empaillés et gardés au Musée de la nature et des sciences de Tokyo (merci Wikipedia).

Lasse Hallström a donc modernisé et occidentalisé cette jolie histoire en la transposant à Woonsocket dans l'état de Rhode Island. D'ailleurs depuis le film, une statue du chien trône devant la gare de Woonsocket :)

On suit donc d'abord l'amitié naissante entre Hatchi et Parker, le chien qui devient tellement attaché à son maître qu'il le suit partout (et irait bien travailler avec lui s'il le pouvait) et l'attend sans faille chaque jour. C'est mignon et notre coeur fond devant ces scènes. Puis le film prend une tournure plus dramatique quand Parker vient à mourir et là on se met carrément à pleurer de voir le chien qui n'accepte pas la mort de son maître. Si les scènes sont un peu toujours les mêmes, on n'a aucun moment l'impression que ce soit redondant. Au contraire, cette répétition donne quelque chose de très émouvant.

Bien évidemment, la grande star du film c'est le chien. Ou plutôt les chiens qui incarnent Hatchi au fil du temps. Le tout petit chiot qui le joue bébé est une boule de poils tellement attendrissante qu'on ne peut que rêver d'avoir un chien comme cela ! Quand au Hatchi adulte, il est expressif, émouvant et extrêmement attachant.

Richard Gere joue le rôle de Parker et il est impeccable dans le rôle de cet homme d'un certain âge (âge qu'il porte très bien :)) qui fond devant le chien. Ce n'est pas le rôle de sa vie et il n'a pas non plus grand chose à faire mais il est très bien.

Pas grand chose à dire sur les autres acteurs ou personnages car ce sont Parker et Hatchi qui prennent pratiquement tout l'écran. Joan Allen joue l'épouse de Parker et est très bien également. J'ai beaucoup aimé Erick Avari (qui a joué dans de nombreuses séries dont le rôle de Chandra Suresh - le père de  - dans Heroes) dans le rôle du vendeur de hot dogs.

Je n'avais encore jamais vu de film réalisé par Lasse Hallström. Jusqu'à présent, ses drames et ses mélos ne m'attiraient pas plus que ça mais je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce qu'il faisait donnant beaucoup d'émotions à son histoire sans tomber dans le pathos. Du coup, je me laisserai peut-être tenter par Le chocolat.

En conclusion, voilà une jolie histoire avec un chien attachant et surtout tirée d'une histoire vraie. Alors si vous voulez faire connaissance avec l'adorable Hatchi et n'avez pas peur de pleurer des rivières, ce film est fait pour vous !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Mini Challenge Drame de Seriebox
2/9
27/50

du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
17/53

et comme l'histoire se passe (et a été filmée) dans l'état de Rhode Island
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  42/50
L'état de Rhode Island est l'état le plus petit du pays. Il faut le premier à déclarer son indépendance vis à vis des Britaniques en 1776 puis fut le 13e était à rejoindre l'Union en 1790. Sa capitale est Providence.

16 avril 2015

Eleanor & Park de Rainbow Rowell

Résumé :
Park et Eleanor n'ont rien en commun si ce n'est de se sentir exclus et de s'être retrouvés côte à côté sur la banquette du bus scolaire. Mais les comics et la musique vont rapprocher le jeune homme à moitié coréen et la jeune fille rousse, un peu forte, mal fagotée et mal dans sa peau...





Mon avis :
Ça y est, j'ai lu le roman jeunesse/Young adult qui a fait palpiter le petit coeur des blogueuses il y a quelques mois (un an ?). Après tous les avis dithyrambiques sur ce roman, j'avais envie à mon tour de découvrir Eleanor et Park. Et je dois dire que, même si ce n'est pas un coup de coeur comme pour beaucoup, ce fut une très jolie lecture, émouvante et touchante.

Rentrée 1986, Park, américain dont la maman est coréenne, se sent un peu en marge par rapport à ses anciens amis de classe. Solitaire, il ne trouve son bonheur que dans les comics books qu'il dévore et la musique qu'il écoute sur son walkman. Un jour, il voit débarquer dans son bus une jeune fille un peu forte et mal habillée et qui semble renfermée et qui s'assoie à côté de lui. Petit à petit, les deux jeunes gens vont s'apprivoiser et apprendre à s'aimer...

Voilà donc un roman qui aborde avec beaucoup de délicatesse de nombreux thèmes. Celui de la découverte du premier amour, entre deux ados, tout d'abord. J'ai trouvé cet aspect-là joliment traité, avec beaucoup de pudeur. Ce n'est jamais gnangnan comme ça peut l'être parfois dans les livres young adult, c'est touchant de voir ces deux jeunes êtres se trouver et se découvrir et leur amour est émouvant à suivre. Et d'autant plus émouvant qu'Eleanor et Park se sentent en marge et pas forcément intéressants et c'est beau de voir leur atypisme les rapprocher, les souder et les faire évoluer dans cette bulle où quand ils sont ensemble ils oublient le monde qui les entourent.

Car ce monde est bien cruel, en particulier celui d'Eleanor, en butte au harcèlement des autres et surtout qui vit dans un environnement familial épouvantable. Imaginez cette jeune fille qui vit avec ses quatre frères et soeurs, un beau-père violent et con (il faut le dire) et une mère soumise à cet homme au point de donner à ses enfants une vie indigne où ils dorment à cinq dans une même chambre et la plupart des petits par terre, où la jeune fille doit aller se laver ou faire quoi que ce soit sans que son beau-père ne la voie tellement elle en a peur... C'est effroyable, révoltant à lire et on a envie de hurler en voyant comment Eleanor doit survivre pour s'en sortir. En plus, on est en 1986, à l'époque où il n'y a ni téléphones portables ni internet et donc quand Eleanor rentre chez elle, elle est seule au monde, sans personne à qui pouvoir parler. Mon coeur de mère s'est vraiment serré en lisant ces passages...

Je sais que certains (enfin certaines) n'ont pas aimé les cinquante dernières pages. Personnellement, je les ai trouvées très bien car elles sont porteuses d'espoir pour Eleanor et la fin laisse place à une sorte d'optimisme qui contrebalance le tout premier chapitre assez inquiétant. Je veux dire par là que la fin est ouverte, on peut imaginer la suite que l'on veut à l'histoire d'Eleanor et Park... quelle que soit son issue, elle les aura rendus de toute façon plus forts...

J'ai beaucoup aimé Eleanor, cette jeune fille malmenée par la vie et qui va se découvrir belle dans les yeux de Park. C'est une jeune fille fragile sous des dehors bourrus, elle est terriblement attachante.

Mais c'est Park que j'ai préféré. Je ne saurais dire pourquoi. Sa vie est plus "normale" que celle d'Eleanor (mais il a ses propres problèmes familiaux également, notamment avec son père), mais je ne sais pas, sa gentillesse, sa façon d'apprivoiser la jeune fille avec ses comics, sa musique, sa ténacité à la rendre heureuse avec des petits riens en font un personnage vraiment adorable.

Je ne reparle pas des autres personnages, en particulier la mère d'Eleanor (à baffer) et le beau-père que j'ai déjà évoqués et ils n'en méritent pas plus. Ah si, j'ai bien aimé la mère (Coréenne) de Park.

L'écriture de Rainbow Rowell (que je découvrais ici) est douce et délicate, comme je l'ai dit, peut-être un peu trop d'ailleurs (ce qui m'a sans doute empêchée d'avoir un coup de coeur) mais en même temps, cela permet de rester dans un cocon avec Eleanor et Park. En tout cas, en VO, c'est très agréable à lire.

En conclusion, j'ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique et à trouver les mots justes pour parler de cette jolie histoire qui m'a beaucoup touchée, même si je n'ai pas adoré. Mais je suis ravie d'avoir rencontré ces deux êtres attachants que sont Eleanor & Park et d'avoir fait un bout de chemin avec eux. J'essaie d'imaginer leur vie en 2015, 29 ans après le livre, et je les espère tous deux, à 45 ans, heureux et accomplis, ensemble ou pas. En tout cas, si vous voulez les découvrir, je ne peux que vous recommander que de lire ce roman bouleversant par bien des côtés.

Note :



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Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  9/26

du Challenge Read in English d'Avalon
 16

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Muti et Kalea 
6/10

et enfin du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet pour le Nebraska
car l'histoire se déroule à Omaha, Nebraska
  41/50

Le Nebraska fut le 37e état à intégrer l'Union en 1867, sa capitale est Lincoln. Omaha, dont il est question dans le roman, est la plus grande ville de l'état.