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31 décembre 2015

Challenge Le film de la semaine 2016 + Bilan Le film de la semaine 2015

Le Challenge #LeFilmDeLaSemaine de Benji revient en 2016 et j'en suis ravie. Car c'est vraiment un challenge que j'aime faire et qui me booste à regarder des films.

Le principe reste le même, il s'agit de regarder un film par semaine, ou du moins 52 sur l'année. Les téléfilms et le revisionnages peuvent entrer dans le challenge.

Il n’y a pas de contraintes ni de règles spécifiques. Le but étant de prendre un maximum de plaisir en regardant ce que vous désirez. Vous pouvez même revoir des films si l’envie se fait ressentir.

Une fois un film vu, n’hésitez pas à en parler sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LeFilmDeLaSemaine2016. De cette manière, les participants pourront très facilement vous retrouver et échanger avec vous.

Si vous êtes sur Facebook, sachez également qu’il existe un groupe fermé (mais où vous êtes les bienvenus, il suffit juste de faire une demande d’inscription) ou vous pourrez partager, faire un point sur vos derniers visionnages dans la joie et la bonne humeur avec les autres participants du challenge.

Cette année, il y aura une petite nouveauté. Exclusivement réservé aux membres du groupe Facebook Benji veut mettre en avant, avec les membres, un film que nous pourrons tous visionner dans le courant du mois afin de créer un débat sur un statut spécialement créé pour. Bien évidemment, la participation n’est pas obligatoire.

Si vous le désirez, n’hésitez pas à faire un point chaque fin de mois sur l’avancée de votre challenge, que ce soit sur votre blog ou même en vidéo (pour ceux étant sur YouTube). Ceci n’est pas obligatoire mais c'est toujours sympa

Les inscriptions sont ouvertes toute l'année. Le but principal étant de visionner 52 films en tout (plus vous vous inscrivez tard et plus vous aurez de films à regarder).

Pour valider votre participation, il ne reste plus qu’à déposer un petit commentaire en dessous de l'article de Benji en mettant le lien de votre blog, ou twitter...

 Comme je participe aussi aux Challenges Ciné de Seriebox, j'ai concocté une petite liste des 38 films que je compte voir et qui entreront donc aussi dans le challenge de Benji.

12 Years a Slave
Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E (The Man From U.N.C.L.E.)
Alabama Monroe (The Broken Circle Breakdown)
Arrietty: Le petit monde des chapardeurs (Kari-gurashi no Arietti)
Birdman
Blue Jasmine
Comme des frères
Divergente (Divergent)
Elle s'appelle Ruby (Ruby Sparks)
Fantastic Mr. Fox
Gone Girl
I Origins
La Délicatesse
La Traversée du Temps (Toki wo kakeru shôjo)
Le Petit Prince
Le Pianiste (The Pianist)
Les Enfants Loups, Ame & Yuki (Okami kodomo no ame to yuki)
Les nouveaux héros (Big Hero 6)
Les poupées russes
L'Illusionniste (The Illusionist)
Love, Rosie
Man on Fire
Mommy
Moonrise Kingdom
Mr. Nobody
N'oublie jamais (The Notebook)
Orgueil et préjugés (Pride and Prejudice)
Porco Rosso (Kurenai no Buta)
Prisoners
Rock'n Rolla
Serenity : l'ultime rébellion (Serenity)
Shakespeare in Love
Starbuck
Taken
The Man From Earth (Jerome Bixby's Man from Earth)
The Place Beyond The Pines
Un mariage de rêve (Easy Virtue)
Whiplash

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Bilan du Challenge 2014



Je vous ferai un bilan plus détaillé des films que j'ai vus lors de mon bilan cinéma annuel mais j'ai vu 47 films, dont 5 téléfilms, soit 5 de plus que l'an dernier et 9 au cinéma. Je rate les 53 (il y avait 53 semaines cette année :)) de peu mais il y a eu des périodes de l'année où j'ai eu envie de voir moins de films et ça se ressent. Je vais essayer de mieux gérer en 2016 pour pouvoir arriver à 52.

Rendez-vous dans un an pour voir si j'ai réussi le challenge 2016 !

30 décembre 2015

Star Wars VII : Le réveil de la Force de J.J. Abrams

Titre original : Star Wars Episode VII - The Force Awakens
avec Daisy Riley, John Boyega, Adam Driver, Oscar Isaac, Harrison Ford, Carrie Fisher, Andy Serkis, Peter Mayhew, Anthony Daniels etc...

Résumé :
Dans une galaxie far far away, une république faible, une dictature qui monte en puissance, des rebelles, la Force, des droïdes, des Stormtroopers, des sabres-lasers, un méchant masqué, un Falcon Millenium, une Étoile de la Mort, un Chewbacca, des héros qui ont vieilli et une jeune garde prête à prendre la relève, bref vous connaissez la musique :D




Mon avis :
Il y a pratiquement 40 ans, en octobre 1977, mon père m'a emmené voir un "petit" film de Science-Fiction qui s'appelait La guerre des étoiles. Ce film-là a déterminé la cinéphile amoureuse des films SF et fantastiques que je suis devenue ensuite. Après le film, j'ai acheté la BO et la novélisation en roman et au fil des ans, j'ai toujours gardé un amour sans faille pour cette saga. Dans les années 90, j'ai même lu nombres des romans faisant office de suite, me suis arrêtée à Vector Prime car j'avais été spoilée sur la mort d'un personnage et ça m'avait dégoûtée. Puis est arrivée la nouvelle trilogie. Faisant office de préquelle, je dois dire que cette trilogie m'a moins marquée. Pourtant, l'histoire était bien car elle permettait de revenir sur l'avènement de l'Empire et d'Anakin Skywalker en Dark Vador mais j'avais trouvé que c'était trop lisse, et l'histoire d'amour trop fade. Faudrait que je la revoie d'ailleurs. Je pense que je la verrais sous un autre oeil.
Quand il a été annoncé que Disney rachetait les droits Star wars et allait mettre en chantier une nouvelle trilogie, j'ai été partagée entre inquiétude et excitation. J'avais très envie de retrouver cet univers mais qu'est-ce que ça allait donner. Mais quand les premières bandes-annonces et images sont sorties, c'est l'impatience qui m'a gagnée. Puis le découragement car le film sortirait alors que je serais en Tunisie et ne pourrait pas le voir. MAIS depuis quelques mois, une salle de cinéma a fait son apparition pas loin de chez moi qui propose toutes les sorties récentes en VOST (en VF aussi :)) et bien sûr ce Star Wars 7. Et c'est en famille, car les enfants étaient avec nous pour les vacances, que nous sommes allés voir ce Réveil de la Force, En VO et en 3D. Et si ce film ne révolutionne pas la saga, j'ai adoré quand même, parce que Star wars quoi ! :)

Attention Spoilers sur les films précédents !

Trente ans ont passé depuis que les Rebelles ont défait l'Empire et que l'empereur Palpatine et Dark Vador sont morts. Mais un nouvel ordre s'est relevé sur les ruines de l'Empire et entend bien défaire la Rébellion qui continue à aider la République. Les deux parties sont à la recherche de Luke Skywalker, le dernier Jedi, qui a disparu il y a des années de cela. Pour le retrouver une carte que seul BB8, un petit droïde, a en sa possession. Pour le protéger, une jeune pilleuse d'épaves, un stormtrooper qui a des états d'âme et un pilote hors pair...

Certains vont crier au scandale (et même l'ont fait) car cet épisode 7 ne fait absolument pas dans l'originalité. C'est vrai, on croirait revoir l'Épisode 4, même intrigue, même plans parfois. Mais voilà, pour moi, ça marche quand même, et à fond. Car retrouver cet univers a été pour moi retrouver mes 14 ans et toutes les émotions que j'avais ressenties à l'époque. Parce que J.J. Abrams réitère avec brio ce qu'il avait déjà fait avec Super 8 et Star trek : s'approprier un film, rendre hommage au cinéma qui l'a fait rêver et le remettre au goût du jour. Le réveil de la Force n'est pas innovant mais il est jouissif. Comment ne pas avoir le coeur qui bat quand défile le début ou quand débarquent Han Solo et Chewbacca ? Quand volent les X-Wings ou quand apparaissent les destroyers du Premier Ordre ou la monstrueuse nouvelle Étoile de la mort. Ou quand... Stop, je n'en dirai pas plus ! :D

Ce que j'ai particulièrement aimé dans le film, c'est l'action, l'humour et surtout les petits nouveaux. Daisy Riley en tête qui bouffe l'écran et dont le personnage de pilleuse de chasseuse d'épaves recèle encore bien des mystères. Et puis une femme en héroïne, voilà qui a de quoi me réjouir. En tout cas, son personnage de Rey est extra et attachant. Franchement, dans ma prochaine vie, je veux être Rey ! :)

J'ai aussi beaucoup aimé Finn, l'ex-Stormtrooper, qui est un personnage super sympa et surtout très amusant. J'ai aimé le duo qu'il forme avec Rey, dynamique et attachant.

J'ai aussi bien craqué sur le pilot Poe Dameron mais pour le moment, son rôle n'est pas trop consistant, j'espère le voir plus dans le prochain film.

J'ai été bien sûr ravie de revoir Harrison Ford en Han Solo, le blouson en cuir, le charme, le sourire en coin et la gouaille qui va avec mais force est de constater qu'il fait un peu décrépit face aux jeunes acteurs. Tout comme Carrie Fisher :)

Un qui ne vieillit pas c'est Chewbacca ! :D Vraiment, il a le poil toujours aussi soyeux :D et c'est toujours Peter Mayhew (71 ans) qui l'incarne. Tout comme Anthony Daniels fait toujours la voix de C3PO.

Je trouve que, pour le moment, le méchant,  Kylo Ren, est loin d'avoir la stature d'un Dark Vador. Mais il est prometteur.

On reconnaît bien la voix de Gwendoline Christie (la Brienne de GoT) dans l'un des rôles et l'on peut aperçevoir aussi des fidèles d'Abrams comme Greg Grunberg (Matt Parkman de Heroes) ou encore Ken Leung qui jouait dans Lost.

Et je veux un BB8, ce petit droïde est vraiment trop choupinou !

Au niveau réalisation, rien à redire, c'est impeccable. À tous les niveaux. J.J. Abrams n'a peut-être pas su innover mais il sait le faire avec talent et son film est un excellent spectacle visuel. Il y a juste la 3D qui ne m'a pas trop convaincue mais c'est parce que je ne suis pas très fan du procédé et on était dans une salle qui ne s'y prêtait pas forcément très bien.

En conclusion, j'ai adoré même si, oui, c'est pratiquement un reboot de l'épisode 4, oui c'est peut-être un peu trop rapide et il y a sans doute des incohérences et oui J.J. Abrams n'a pas su aller au delà de son admiration pour son maître George Lucas mais il faut prendre ce film pour ce qu'il est, un hommage à la première trilogie et il a le mérite de nous enthousiasmer, nous faire rêver et être émus de retrouver cet univers et pose les bases pour deux prochains films qui j'espère sauront s'affranchir de ce lourd héritage tout en restant fidèle à l'esprit Star Wars. J'ai hâte de voir ce que cela donnera et de retrouver les personnages. Et si vous voulez retrouver aussi cet esprit Star Wars, que votre ptit coeur tout mou fasse des bonds quand on revoit Han Solo, le Falcon Millenium et j'en passe, et savoir où est passé Luke Skywalker, regardez-le !

Note :



Vu en VO sous-titrée VF et en 3D

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
47/53

29 décembre 2015

Evil Dead III : L'armée des ténèbres de Sam Raimi

Titre original : Army of Darkness
avec Bruce Campbell

Spoilers sur le film précédent

Résumé :
À la fin du 2e Evil Dead, Ash Williams s'est retrouvé propulsé en l'an 1300. Là il cherche à revenir à son époque grâce au Necronomicon mais va encore une fois réveiller des forces démoniaques qui vont s'en prendre aux gens du coin.

Mon avis :
 Je n'ai pas attendu bien longtemps pour regarder le 3e film des Evil Dead puisqu'il ne s'est passé que quelques jours entre le 2 et le 3. Et je dois dire que je suis plutôt mitigée car j'en attendais beaucoup (d'après la bande-annonce que j'avais vu à sa sortie en 1993 :)) et au final, on a droit à un grand n'importe quoi, sympa certes, mais n'importe quoi ^^

Ash Williams, armé (c'est le cas de le dire) d'une tronçonneuse en guise de main droite et d'un fusil à canon scié se retrouve en l'an de grâce 1300 après l'ouverture d'un portail pour renvoyer les démons lors du 2e film. Il est bientôt fait prisonnier par le seigneur local qui le prend pour un ennemi, tandis que certains voient en lui celui qui les sauvera des démons. En voulant récupérer le Necronicon Ex-Mortis pour pouvoir rentrer à son époque, Ash fait une bourde et réveille les démons et les morts. Sera-t-il le sauveur attendu ? Rentrera-t-il à son époque ?

Je ne sais pas ce que Sam Raimi a fumé entre 1987 et 1992 mais on peut dire qu'avec L'armée des ténèbres, il s'est complètement lâché ! :D Exit le petit film d'horreur plus ou moins parodique, là on est dans le grand guignol.

Le film commence en résumant le film précédent en quelques secondes mais avec une Linda jouée par une 3e actrice différente (en l'occurrence Bridget Fonda toute jeune) et en occultant toute la partie où il y avait la fille du professeur. À croire que Ash était tout seul pour s'opposer aux démons !

Puis l'histoire vire au film d'aventures, à la comédie horrifique et ne fait plus tout du peur. C'est une parodie une nouvelle fois mais peu subtile et avec des scènes parfois assez ridicules (je pense notamment quand il y a des Ash Williams miniatures). Alors c'est amusant, c'est sympa mais ça ne vole pas très haut. Mais j'avoue ne pas avoir réussi à complètement détester le film. C'est hyper cartoonesque, j'ai soupiré plus d'une fois mais je ne sais pas, il y a un petit quelque chose qui m'a plu malgré tout. En tout cas, j'ai bien aimé toute l'armée des ténèbres, parce que là c'est savoureux.

Le film est également bourré de références, je n'en citerai que deux, à un moment, on se croirait dans Les voyages de Gulliver, quand Ash est attaché par les mini-Ash, et la voiture d'Ash (qui a suivi dans la faille spatio-temporelle) m'a fortement fait penser à la DeLorean de Retour vers le futur sur la fin.

Bruce Campbell campe une nouvelle fois Ash Williams et le personnage cabotine à souhait. C'est devenu une sorte de Rambo, qui se sort de mauvaises situations sans problème. Bon j'aime bien le personnage, il me fait rire mais là parfois il m'a un peu agacée.

On a collé une amourette à l'histoire, en la personne de Sheila, je n'ai pas trop vu l'intérêt mais j'ai surtout trouvé qu'Ash avait bien vite oublié sa petite amie puisque rappelons-nous, en "temps réel" sa Linda est morte un ou deux jours auparavant !

Je n'ai pas grand chose à dire que les autres personnages qui ne servent que de faire-valoir, si l'on excepte le seigneur Arthur et le seigneur Henri.

On voit que Sam Raimi a obtenu des moyens nettement plus conséquents que pour ses deux premiers films ! Alors que les premiers Evil Dead était intimistes et cantonnés pratiquement à la cabane au fond du jardin des bois, là c'est un grand spectacle qu'il nous offre, avec des effets spéciaux plus maitrisés, des personnages et figurants plus nombreux et des décors différents.

En conclusion, avec L'armée des ténèbres, Sam Raimi s'éloigne complètement de l'horreur des deux premiers films pour se focaliser surtout sur le côté cartoonesque, parodique et déjanté, voire ridicule parfois de son histoire. Alors ça a des côtés sympas parfois, mais il faut vraiment le prendre au 36 000ème degré. En tout cas, ce 3e film m'a laissé un sentiment mitigée mais je ne regrette absolument pas de l'avoir regardé et d'avoir découvert la trilogie. Et si vous voulez savoir si Ash viendra à bout de l'armée des ténèbres et s'il rentrera à son époque (il y a un petit twist marrant à la fin), regardez-le. Quant à moi, je vais pouvoir enfin m'atteler à la série télé !

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
46/53

Evil Dead II de Sam Raimi

avec Bruce Campbell

Résumé :
Ash Williams emmène sa petite amie Linda dans une cabane appartenant au professeur Knowby. Ils y découvrent un livre ancien et un enregistrement qui réveillent des forces démoniaques...


Mon avis :
Après avoir le premier film en novembre, j'ai profité d'un moment de répit dans les séries pour m'atteler à ce 2e opus. Et quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir que Evil Dead 2 n'était pas vraiment une suite mais plutôt un reboot du premier.

Au début, je me suis demandé pourquoi Ash revenait au même endroit où il avait vécu des choses terribles, avec sa petite amie. Petite amie qui s'appelait Linda, comme la première (mais pas jouée par la même actrice) et pourquoi il se passait les mêmes événements que dans le premier :) Un petit tour vite fait sur internet m'a donc appris que ce 2e film n'était donc pas une vraie suite. Donc oubliez ce que vous avez vu précédemment (et notamment les autres membres du groupe qui se faisaient dégommer).

Donc Ash Williams emmène sa petite amie Linda dans une cabane perdue dans les bois et à peine arrivés, ils découvrent un livre bizarre, le Necronomicon ex-mortis et une bande-son qui débite des incantations qui réveillent des démons en tout genre. Linda est vite hors-jeu et Ash doit se battre contre ces forces démoniaques. Plus tard, la fille du professeur Knowby à qui appartient le chalet débarque avec son partenaire de travail et des feuilles du livre maudit, à la recherche de ses parents disparus...

Cet Evil Dead 2 est un mix entre le film d'horreur et la comédie. En effet, c'est nettement plus cartoonesque et burlesque que le premier. Là, on a affaire à une vraie parodie, comme si Sam Raimi avait voulu se moquer de son premier film. Sang de toutes les couleurs qui gicle n'importe comment, acteurs qui roulent des yeux et ont l'air d'être en pâte à modeler, possessions démoniques qui font plus rire qu'autre chose, tout est dans la démesure et le fun.

Et ce 2e opus est l'occasion d'assister à l'évolution de Ash Williams. Dans le premier, c'était juste le petit étudiant qui se trouvait au mauvais endroit, là il devient enfin ZE Ash, l'homme à la main coupée et qui se sert d'une tronçonneuse en guise de main de remplacement, celui qui a l'ironie et le bon mot facile, qui affronte les démons sans sourciller ou presque et Bruce Campbell est très à son aise dans ce rôle. Groovy !

Rien à dire sur les autres acteurs, ils ne font pratiquement que de la figuration.

On ne peut nier que Sam Raimi ait le sens de la mise en scène :) Son film est encore réalisé avec 3 bouts de ficelle mais on a l'impression qu'il s'amuse vraiment et certains plans sont vraiment sympas au niveau mise en scène.

En conclusion, Evil Dead II est davantage un reboot qu'une vraie suite mais est sympa à regarder, toujours aussi kitsch et davantage cartoonesque que le premier, et surtout permet d'assister à l'émergence d'Ash Williams chasseur de démons. Et la fin se termine sur un cliffhanger puisqu'on retrouve Ash Williams dans un 3e film, Evil Dead III : L'armée des ténèbres, qui sera ma prochaine chronique. En tout cas, si vous voulez vous amuser tout en frissonnant un tout petit peu, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titre VO

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
45/53

28 décembre 2015

Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

avec Matthew McConaughey, Jared Leto, Jennifer Garner, Dennis O'Hare

Résumé :
1986, Ron Woodroof, Texan bon teint, est diagnostiqué séropositif et avec quelques semaines à vivre. Frustré par les traitements traditionnels, il se tourne alors vers les médecines parallèles et entraîne avec lui d'autres malades. Le Dallas Buyers Club est né...




Mon avis :
Cela faisait un moment que j'avais envie de voir ce film dont on disait le plus grand bien et notamment sur la prestation de Matthew McConaughey et Jared Leto. J'ai donc décidé de le regarder en cette fin d'année et c'est effectivement un très bon film, comme les américains les aiment (même si c'est réalisé par un Canadien), avec des acteurs qui se glissent dans la peau de leurs personnages avec beaucoup de talent.

Ron Woodroof, 35 ans, est un cul-terreux Texan dont la vie se résume à sexe, drogues et rock'n roll et le rodéo. Malade, on lui apprend qu'il est atteint du Sida et n'a plus que 30 jours à vivre. Refusant le diagnostic car croyant la maladie réservée aux homosexuels, Ron va pourtant devoir accepter la réalité. Mais hors de question pour lui de se soigner au seul antiviral existant, l'AZT, dont les effets secondaires ne sont pas encore bien connus. Il se tourne alors vers les médecines parallèles en provenance de l'étranger et met en place un trafic illégal. Avec Rayon, un travesti également malade, il va créer le Dallas Buyers Club, qui va permettre à d'autres malades de se soigner comme lui. Un an après, Ron est toujours vivant, mais la FDA n'entend pas lui laisser le champ libre pour promouvoir ce genre de traitement...

Dallas Buyers Club est tirée d'une histoire vraie. Le genre dont les Américains, comme je l'ai dit plus haut, raffolent, surtout quand il s'agit du combat d'un homme atteint d'une maladie et qui se bat contre elle et contre les puissants. Car ici, outre le parcours de Ron, il s'agit bien du combat de David contre Goliath, du petit Texan contre les labos pharmaceutiques et à la fin c'est le petit qui gagne. Car si Ron finira par perdre son combat contre la maladie (il est mort en 1992, soit six ans après son diagnostic), les médicaments qu'il a utilisés finiront par être employés de façon tout à fait légale dans les traitements contre le Sida.

Ce qui est intéressant avec ce film, c'est de retourner trente ans en arrière, au début du Sida, à une époque où l'on croyait que seuls les homosexuels attrapaient cette maladie et où donc les malades étaient ostracisés. Il n'y a qu'à voir les regards que portent les potes de Ron sur lui dès qu'on sait qu'il est malade. Et à contrario, celui de Ron sur les homosexuels, qui va évoluer et s'éloigner du machisme homophobe qu'il portait fièrement en étendard.

Ce qui est bien dans ce film, c'est qu'on ne verse pas dans le pathos. Et pourtant le sujet est grave, on est émus ou outrés mais ce n'est pas larmoyant. Grâce à la personnalité de Ron qui reste, malgré la maladie, un type qui a de l'humour et qui ne fait pas dans la dentelle.

Je vous ai parlé de Matthew McConaughey l'autre jour dans ma chronique d'Interstellar et de son évolution et je dois dire qu'ici il signe une véritable performance. Physique, tout d'abord, car il est méconnaissable. Émacié jusqu'à la maigreur, moustachu, on peine à voir le beau gosse qu'il était il y a quelques années :) Et il est excellent dans le rôle de ce Ron Woodroof, personnage peu engageant au départ, odieux même, qui ne devient pas forcément plus attachant au fil du film mais dégage un peu plus de sympathie. En tout cas, l'acteur n'a pas démérité tous les prix qu'il a gagnés dont l'Oscar du meilleur acteur en 2014.

Mais le personnage qui m'a le plus émue c'est celui joué par Jared Leto. C'est le premier film dans lequel je le voyais jouer (il était dans Fight Club mais je ne m'en rappelle pas) et l'image que j'avais de lui c'est celle qu'on voit partout, long cheveux et barbu. Là il campe un travesti assez troublant, Rayon, qui va réussir à changer le regard que porte Ron sur les homosexuels. Il est excellent dans le rôle, tout en retenue et très attachant. Lui aussi a bien gagné ses prix et son Oscar du meilleur second rôle.

En revanche, Jennifer Garner joue un peu la potiche dans le rôle de la médecin qui oscille entre son devoir et son envie d'aider Ron et Rayon. Elle ne m'a pas hyper convaincue.

Dennis O'Hare, lui, joue le rôle d'un médecin bon teint et Michael O'Neill, qui a joué dans de très nombreux films et séries, est un représentant de la FDA (Food and Drug Administration). À noter que Dallas Roberts qui joue le frère homo d'Alicia dans The Good Wife, fait partie de la distribution et je n'avais pas du tout reconnu Griffin Dunne dans le rôle d'un médecin qui initie Ron aux médecines parallèles (mais je me disais bien que l'acteur me disait quelque chose :))

C'est le premier film de Jean-Marc Vallée que je vois. J'ai trouvé sa réalisation assez classique dans le genre, pas exceptionnel mais c'est bien filmé. Il faudra un jour que je me décide à regarder C.R.A.Z.Y que j'ai en DVD depuis des années !

En conclusion, voilà un biopic très intéressant et très très bien joué par des acteurs excellents et qui nous fait remonter à l'époque où le Sida était une maladie encore mal connue. Et si vous voulez voir les performances de Matthew McConaughey et Jared Leto et découvrir le Dallas Buyers Club, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Ciné Challenge de Seribox
10/13
90/100

et du Mini Challenge Drame
3/9
28/50

du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
44/53

27 décembre 2015

Hunger Games 3 : La révolte - Partie 2 de Francis Lawrence

Titre original : Hunger Games, Mockingjay - Part Two
avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore, Natalie Dormer

Résumé :
Le district 13, aidé de Katniss, s'efforce de porter un coup fatal à Panem et au Président Snow alors que la guerre civile fait rage un peu partout.




Mon avis :
Et voilà, 5 ans après avoir lu le tome 3 de la trilogie de Suzanne Collins, j'ai enfin vu sa conclusion sur grand écran. Une adaptation assez fidèle au roman mais qui manque un peu de passion...

Spoilers sur les films précédents

Quand on avait quitté Katniss la dernière fois, elle venait de se faire attaquer par Peeta qui avait subi un lavage de cerveau et qui croyait que la jeune fille était l'ennemi à abattre. Pendant ce temps-là, le District 13 essayait de soulever les autres districts et de porter la guerre civile aux portes du Capitole. Dans cette 2e partie de La révolte, le soulèvement se poursuit et Katniss, Gale, Peeta (qu'il faut toujours surveiller) et d'autres soldats se rendent au Capitole pour tuer Snow et mettre fin à la dictature...

Dans ma chronique du précédent film, j'avais dit ma frustration que le 3e tome soit coupé en deux. Et mon opinion n'a pas varié après avoir vu cette 2e partie. Je maintiens qu'un seul film plus ramassé aurait été plus percutant. Mais bon, j'aime beaucoup cette saga (que ce soit en livres ou en films) et je n'ai pas boudé mon plaisir à l'idée de retrouver cet univers une nouvelle fois.

La révolte partie 2 c'est donc la fin de ces Jeux de la faim, de cette lutte entre un Capitole tout-puissant et des districts exsangues et le point final à l'histoire d'une jeune fille qui s'était sacrifiée pour sa petite soeur et dont le coeur balançait entre un garçon doux, Peeta, et un qui lui ressemblait, Gale.

Le film est riche en scènes chocs et spectaculaires, il y a pas mal d'action mais je l'ai trouvé un tantinet en-dessous des précédents et mon préféré restera le deuxième film qui m'avait énormément plu. Ce que je reprocherais ici c'est un certain manque de passion, ou d'intensité. Katniss n'a jamais été réputée pour être une fille très expressive mais là j'ai trouvé que certaines scènes, même si visuellement elles sont marquantes, manquaient d'émotion. Je pense en particulier à certaines scènes vers la fin (mais je ne veux pas détailler pour ne pas spoiler) qui manquent de force alors que dans le livre, elles, dont une en particulier m'avait marquée. Et je dirais aussi que la toute dernière scène passe un tout petit peu moins bien à l'écran.

Katniss est toujours égale à elle-même, déterminée surtout, fidèle à ceux qu'elle aime, il n'y a qu'à la voir se battre pour faire revenir Peeta du bon côté de la force. :) En revanche, elle est faite d'acier, c'est pas possible ! Par 3 fois, elle est sérieusement blessée ou amochée et pif paf pouf en deux temps trois mouvements, elle se remet comme une fleur et sans aucune séquelle !

J'ai beaucoup aimé le personnage de Peeta, le plus fouillé à mon avis. En revanche, j'ai trouvé Gale aussi fade que précédemment (comment ça, je suis Team Peeta ? :D).

Donald Sutherland est toujours excellent en Snow et Julianne Moore glaçante dans le personnage de la présidente Coin. J'ai regretté qu'Elizabeth Banks ne soit pas plus présente dans le rôle d'Effie car dans le précédent film elle apportait un peu d'humour qui ne faisait pas de mal. Woody Harrelson est présent mais fait plutôt de la figuration.

À noter également dans le casting des figures plus ou moins connues comme Gwendoline Christie (Brienne dans Game of Thrones), Michelle Forbes, Toby Jones, ou encore l'actrice qui joue l'attachée de presse dans Madam Secretary.

Francis Lawrence revient à la réalisation pour la 3e fois et il connaît son sujet donc c'est carré, certaines images sont impressionnantes mais comme j'ai dit, ça manque un peu d'émotion dans le tout.

En conclusion, ce dernier film d'Hunger Games clôt très bien la série de films et est une bonne adaptation de la 2e partie du roman éponyme. Il manque juste une étincelle en plus qui en aurait fait un grand film d'anticipation young adult mais je suis plutôt satisfaite du résultat même si ce ne sera pas mon préféré. En tout cas, si vous voulez savoir si le Geai Moqueur mettra la dictature à terre et qui Katniss choisira entre Peeta et Gale (parce qu'après tout, c'est tout ce qui nous intéresse, hein ;)), regardez-le.

Note :
Vu en version originale sous-titrée

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
43/53

et comme Jennifer Lawrence est née à Louisville dans le Kentucky,
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  45/50
Le Kentucky fut le 15e état à rejoindre l'Union en 1792. Sa capitale est Frankfort et sa plus grande ville Louisville.

24 décembre 2015

Interstellar de Christopher Nolan

Avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine

Résumé :
Dans un futur proche, la terre se meurt et le problème alimentaire devient critique. Une mission est envoyée dans l'espace afin de trouver une planète habitable. Parmi les astronautes, Cooper, qui laisse sa famille en sachant qu'il risque de se passer des années avant qu'il ne l'a retrouve...



Mon avis :
Je n'étais pas allée voir Interstellar lors de sa sortie au cinéma il y a un tout petit plus d'un alors que j'étais pourtant en France car le film faisant près de 3h, je manquais de temps pour y aller (comme ce fut le cas pour Spectre cette année que je verrai plus tard). Après, j'ai voulu le voir en DVD mais ce n'est qu'en ce début de mois que j'ai pu le faire. Je suis très fan du cinéma de Nolan et par conséquent, Interstellar m'a beaucoup plu, même si je pensais qu'il serait un peu mieux.

Alors que la Terre se meurt, balayée par de terribles tempêtes de sable, l'ancien astronaute Joseph Cooper est devenu agriculteur, à une époque où l'alimentation est devenue un enjeu majeur, tout en élevant ses 2 enfants. Sa fille, Murphy, clame qu'elle voit un fantôme dans sa chambre et les phénomènes qu'il s'y passe lui donne les coordonnées d'une base secrète de la NASA (qui a été démantelée). Le professeur Brand qui la dirige prévoit d'envoyer une mission pour trouver une planète habitable et veut que Cooper fasse partie de l'expédition qui se servirait d'un trou de ver apparu près de Saturne pour se propulser dans une autre galaxie. Cooper finit par accepter, tout en sachant que ce voyage l'éloignera de sa famille pour de longues années...

Interstellar est tout à fait ce que j'adore dans les films de Science-fiction. Des voyages dans l'espace et le temps, une portée un peu philosophique et métaphysique et un drame familial. Le tout dans un film à grand spectacle très bien dirigé par Christopher Nolan. Mais c'est là où le bât blesse finalement. J'attendais un peu plus d'audace de la part des frères Nolan (son frère Jonathan a écrit le scénario avec lui). Memento était audacieux, Inception l'était aussi bien sûr, les Batman sont super et Insomnia était très bien. Il n'y a que Le Prestige dont je ne me rappelle pas grand chose et qu'il faudrait que je revoie (car vu dans un avion à l'époque).

Interstallar, lui, est convenu. Même si on veut nous faire croire autre chose avec une sorte de rebondissement vers la fin, mais qui n'apporte finalement aucune surprise car c'est cousu de fil blanc. Ne vous méprenez pas, j'ai beaucoup aimé, j'ai adoré tout ce qui touchait à la relativité mais j'attendais que le film soit un cran au-dessus. Après, l'histoire est intéressante à suivre, malgré ce que j'ai dit, j'ai aimé ce fameux "rebondissement" et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde alors que le film dure 2h40 environ. Mais, à posteriori, je trouve que le Gravity de Cuaron était plus innovant.

J'ai beaucoup aimé Matthew McConaughey dans le rôle de Cooper. On est loin du bellâtre qui jouait les jolis coeurs dans des comédies romantiques ou des films d'action. Après True Detective où il m'avait beaucoup plu (et avant Dallas Buyers Club que j'ai vu récemment), je ne peux que m'extasier de l'évolution de cet acteur. Ici, il a peut-être moins une "gueule" que dans ses deux prestations pré-citées mais il est très convaincant dans ce rôle d'astronaute, pris entre l'amour de sa famille (sa fille, surtout) et sa passion pour l'espace.

En revanche, je n'ai pas été convaincue du tout par Anne Hathaway dans le rôle d'Amelia Brand. J'aime beaucoup l'actrice, je trouve qu'elle joue bien et souvent ses rôles lui vont comme un gant mais là, je l'ai trouvée un peu fade et son personnage pas très intéressant.

Un qui ne m'a pas convaincue non plus, c'est Matt Damon. Enfin, ce n'est pas ce que je veux dire. Matt Damon est un super acteur mais le voir là, dans un rôle assez secondaire, m'a perturbée. Je voyais plus Matt Damon que le personnage qu'il était censé incarner :/

Jessica Chastain est très bien dans le rôle de Murphy (fille de Cooper) adulte mais j'ai préféré l'actrice qui la joue jeune.

La réalisation est bien sûr impeccable. Rien à redire au niveau images, effets spéciaux, c'est l'espace comme si vous y étiez. Et franchement, ça m'a donné trop envie de longer les anneaux de Saturne, de prendre un trou de ver pour passer dans une autre galaxie et de voyager en compagnie de Cooper :) Ah et j'ai apprécié que dans l'espace on ne vous entende pas crier que lors des images de sorties dans l'espace il n'y ait pas un bruit.

En conclusion, voilà un très bon film de science-fiction sur l'espace, le temps et avec une petite portée métaphysique. Même si j'attendais un peu plus d'audace de la part des frères Nolan, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre le périple de Cooper dans son voyage interstellar interstellaire. Et si vous voulez savoir si la Terre découvrira une planète habitable dans une galaxie far far away et si Cooper arrivera malgré la relativité à retrouver sa famille, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Ciné Challenge de Seriebox
9/13

du Mini Challenge Science-fiction de Seriebox
5/6
46/50

Et du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
42/53

23 décembre 2015

Cloud Atlas de Lana et Andy Wachowski et Tom Tykwer

avec Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Jim Sturgess, Doona Bae, Ben Whishaw, James D'Arcy, Susan Sarandon, Keith David.

Résumé :
À travers l'espace et le temps, le destin entremêlé de plusieurs personnages sur des décennies voire des centaines d'années.




Mon avis :
Je dois avouer que jusqu'à présent, Cloud Atlas n'était pas un film qui m'attirait particulièrement. J'avais entendu dire qu'il était compliqué (il l'est), qu'il n'était pas bon (c'est faux) et dans les Challenges sériebox, je le zappais régulièrement. Pourtant, j'adore le cinéma audacieux et ingénieux des Wachowki, que ce soit Bound, Matrix (le premier) ou V for Vendetta. Et puis cet été, j'ai regardé Sense8, qui fut ma série préférée de ma saison de séries télé, et du coup, ça m'a donné envie de voir ce film. Et franchement, j'ai bien fait car il a été un gros coup de coeur !

Dans les mers du Pacifique en 1849, dans l'Edimbourg de 1936, le San Francisco de 1973, l'Angleterre de 2012, la Corée de 2144, ou le futur apocalyptique de 2321, le destin entremêlé de personnages qui se croisent, se retrouvent, se réincarnent, souffrent, rient, aiment...

Voilà un film très difficile à résumer et à chroniquer. Déjà parce que ce serait peine perdue tant c'est un film puzzle et parce que c'est une expérience qu'il faut vivre. En tout cas, je pense que sans Sense8, je n'aurais pas autant apprécié ce film, car la série (qui n'a rien à voir si ce n'est que des gens sont liés entre eux et qu'il y a une touche de fantastique) m'a bien prédisposée à m'investir dedans, sans aucune arrière-pensée et à le prendre pour ce qu'il est, un merveilleux moment de cinéma, comme Sense8 était un merveilleux moment de série.

Voilà donc un film qui est aussi bien une fable écologique, un film d'aventures, une étude sociologique, un thriller, une film de science-fiction, une comédie, un drame et des histoires d'amour. Tout ça en 2h45 (qui passent comme un charme) et avec des acteurs qui jouent de multiples rôles au cours des époques. Oui, il faut avoir les neurones bien accrochés pour regarder ce film, mais je pense qu'il ne faut pas non plus chercher à tout comprendre, d'autant plus que le film n'est pas linéaire et fait beaucoup d'allers-retours entre les époques, mais juste se laisser porter par les différentes histoires et se dire qu'ensuite il faudra le revoir pour en redécouvrir toutes les subtilités.

Certaines histoires sont plus fortes que d'autres, j'ai adoré l'histoire de Robert Frobisher en 1936, belle à pleurer, ainsi que celle de Sonmi à Séoul en 2144. Mais toutes les autres sont prenantes, à part peut-être celle de Luisa en 1973, un chouya tantinet moins percutante. Mais franchement, toutes sont intéressantes.

J'ai dit plus haut que les acteurs  jouent de multiples personnages au fil des époques et bien malin est celui qui aura su les reconnaître tous. Pour ma part, je dois avouer que je n'en ai pas reconnu la moitié tant ils sont bien grimés ou qu'ils ne font que passer dans certaines scènes. C'est dans le générique de fin, que j'ai constaté que certains (comme Tom Hanks, par exemple) outre les personnages dans lesquels on les reconnaît facilement, avaient interprété tel ou tel personnages. Disons qu'au fil des histoires, Tom Hanks et Halle Berry jouent plutôt des personnages positifs tandis que Hugh Grant (hmm) et Hugo Weaving sont des gens peu recommandables, Weaving étant un peu trop Mr Smith (Matrix) parfois. Mais j'ai particulièrement aimé Ben Whishaw en jeune Robert Frobisher, James D'Arcy dans plusieurs rôles, Jim Broadbent m'a fait rire en Timothy Cavendish et Doona Bae (la Sun de Sense8) est touchante en Sonmi 451 (451 comme Fahrenheit 451). Mais tous les acteurs sont parfaits et convaincants.

Ce sont donc les frères frère et soeur Wachowski qui sont aux manettes de ce film audacieux et intrigant ainsi que Tom Tykwer dont j'avais beaucoup aimé Cours, Lola, Cours. On reconnaît bien la patte des Wachowski mais comme le film est tiré d'un roman (que je compte bien lire), je me demande ce qui vient d'eux et ce qui vient du roman et de son auteur. En tout cas, même si on aime pas ce film, on ne peut que louer son originalité alors que la tendance est aux films prémâchés et aux suites déclinées à l'envi.

En conclusion, voilà un film très original qui a été un coup de coeur et qui fera partie de mes favoris cette année car il surprend, émeut, amuse et fait cogiter. Et si voulez, à votre tour, découvrir ces histoires multiples et le destin de ses personnages par-delà l'espace et le temps, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Ciné Challenge de Seriebox
8/13

du Mini Challenge Science-fiction de Seriebox
4/6
45/50

Et du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
41/53

22 décembre 2015

Avengers : L'ère d'Ultron de Josh Whedon

Titre original : Avengers : Age of Ultron
avec avec Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Chris Evans, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Anthony Mackie

Résumé :
En voulant relancer un programme de maintien de la paix avec des moyens peu orthodoxes, Tony Stark et Bruce Banner créent une intelligence artificielle, Ultron, qui s'émancipe et veut éradiquer l'espèce humaine. Les Avengers au grand complet ne seront pas de trop pour venir à bout de cette menace qui pèse sur le monde et qui a l'appui d'Hydra.





Mon avis :
Si vous lisez mon blog régulièrement, vous savez que j'adooore les films de superhéros et en particulier ceux de Marvel, même si souvent ça reste basique et qu'on en prend surtout plein la vue, à défaut de faire travailler les neurones. Je n'avais pas pu voir Avengers 2 au cinéma lors de sa sortie, c'est donc en DVD que j'ai pu le découvrir fin novembre. Et si j'ai apprécié retrouver toute la bande, je dois dire que j'ai un tout petit peu moins accroché que le précédent ou encore les autres films Marvel. Manque d'originalité ou lassitude de ma part ?

Les Avengers attaquent une cache d'Hydra en Sokovie où le Baron Von Strucker fait des expériences humaines et récupèrent le sceptre de Loki. De retour aux Etats-Unis, Tony Stark et Bruce Banner essaie de relancer un programme de maintien de la Paix qui avait été suspendu. Ils utilisent alors un joyau du sceptre qui libère une intelligence artificielle qui pense devoir éliminer la race humaine pour maintenir la paix. Les Avengers vont devoir s'unir (ce qui n'est pas gagné) une fois de plus pour venir à bout d'Ultron qui s'est associé à Hydra et à deux de ses expériences, les jumeaux Maximoff.

J'avoue avoir un peu pataugé au début du film, comme si j'avais loupé un épisode. En effet, lorsque j'avais vu Iron Man 3, j'avais eu l'impression que Tony Stark allait plus ou moins raccrocher le costume (mais en fait non, je me souvenais mal). Tout comme l'histoire entre Natasha Romanoff et Bruce Banner, on les retrouve en train de se faire plus ou moins les yeux doux, alors que dans Captain America 2, elle était plutôt bonne copine avec Steve Rogers (sans qu'il y ait quoi que ce soit entre eux, cependant).

En tout cas, le film démarre bille en tête et continue comme cela pendant 2h20, sans pratiquement de temps mort. Si je ne l'ai pas trouvé hyper original, je dois admettre que les scènes d'action sont spectaculaires et même ébouriffantes :) Et puis c'est sympa de retrouver toute la clique, car je les aime bien sous ces super héros à la testostérone exacerbée (sauf Natasha of course) et la réplique humoristique qu'ils dégainent à tout va.

Dans Avengers 1, ils se battaient contre Loki (qui m'a manqué !) et des très vilains aliens, dans ce 2e opus, c'est contre cette entité intelligente, sorte de mix entre Terminator et Transformers (d'où le manque d'originalité). Je dois dire que cette intrigue-là ne m'a pas vraiment passionnée. Même s'il y de bonnes choses. Mais j'ai préféré ce qui concernant Hydra ou encore les jumeaux maléfiques (mais pas trop).

Ah et j'ai bien aimé qu'on en apprenne davantage sur Hawkeye qui, il faut bien le reconnaître, est toujours un peu en retrait par rapport aux mastodontes que sont Tony Stark, Thor ou encore Captain America. Et puis ça m'a permis de revoir Linda Cardellini que j'aime beaucoup.

Les Avengers sont donc là au grand complet, tous avec leur forces et leurs fêlures, égaux à eux-mêmes. Dans le premier, c'est Tony Stark que j'avais préféré mais là son côté je-sais-tout-m'as-tu-vu m'a un peu soulée. J'ai préféré Hulk/Bruce Banner qui me semble plus creusé ici et notamment par rapport sa lutte contre son démon intérieur.

Thor et Captain America sont égaux à eux-mêmes, droits dans leurs bottes. Et j'apprécie de plus en plus Scarlett Johansson dans le rôle de Black Window, c'est même le rôle dans lequel je la préfère. Et puis là on a un aperçu de son entrainement petite, ce qui donne l'occasion de voir Julie Delpy.

J'ai beaucoup aimé les jumeaux Maximoff. Je n'avais pas du tout, mais alors pas du tout, reconnu Aaron Taylor-Johnson dans le rôle de Pietro/Quicksilver. Il faut dire que physiquement, il est assez différent de Kiss-Ass :) Et c'est Elizabeth Olsen, la soeur des jumelles du même nom :), qui joue Wanda.

Et puis il y a mon petit chouchou, Falcon, qu'on a eu l'occasion de voir dans Captain America, Le soldat de l'hiver et dans une moindre mesure, Ant-Man.

C'est James Spader qui fait la voix d'Ultron et je peux vous dire qu'on le reconnaît au premier son. Ça en est même perturbant, tellement on croirait entendre Raymond Reddington dans The Blacklist. Je ne sais pas si c'est fait exprès mais même dans les postures (la façon dont Spader penche un peu la tête quand il explique quelque chose), on voit Reddington. Du coup, j'aurais aimé quelqu'un de moins reconnaissable. Je n'ai pas trop accroché à ce personnage d'Ultron, trop manichéen à mon goût. Et puis, je l'ai dit, on dirait trop un Terminator.

C'est une nouvelle fois Josh Whedon qui s'attaque à la réalisation et on peut dire que de ce côté-là, il n'y a rien à redire. Je l'ai dit plus haut, les scènes d'action sont spectaculaires, on en prend plein des les yeux, c'est vraiment un film à très grand spectacle.

En conclusion, même si cet Avengers n'est pas mon préféré de l'univers Marvel (Dernièrement, j'ai trouvé Ant-Man bien plus sympa et la séries Agents of S.H.I.E.L.D est un gros cran au-dessus), j'ai été très contente de retrouver toute cette troupe de super-héros pour un film explosif, même si le méchant fait trop Terminator à mon goût. En tout cas, si vous voulez savoir comment... euh... si les Avengers arriveront à terrasser le terrible Ultron et si tous en sortiront indemnes, regardez-le. Et côté Marvel, la prochaine étape sera Captain America 3 (même s'il y aura Deadpool avant qui fait lui aussi partie du MCU), qui s'annonce tout aussi explosif (d'après la bande-annonce) et qui sortira en avril prochain. Quant aux Avengers, on devrait les retrouver tous ensemble, en 2017 et 2018 pour Avengers : Infinity War qui sera en deux parties.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Il fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
40/53

20 décembre 2015

Seul sur Mars de Ridely Scott

Titre original : The Martian
avec Matt Damon, Jessica Chastain, Jeff Daniels, Sean Bean

Résumé :
Laissé pour mort par son équipe après une tempête lors d'une mission sur Mars, Mark Watney tente de contacter la terre et de survivre en attendant les secours qui se trouvent à 225 millions de km et qui mettront des années à arriver.




Mon avis :
J'adore les films de science-fiction et j'étais ravie de voir que Seul sur Mars passait encore au cinéma quand je suis rentrée en France en novembre. Je n'ai pas été déçue même s'il souffre de la comparaison avec d'autres films de ce genre (le survival movie) et j'ai passé un bon moment en compagnie de Matt Damon.

En 2035, les américains en sont à leur 3e expédition humaine sur Mars. Lors d'une tempête, les astronautes sont obligés d'évacuer leur base en urgence et de repartir vers la terre. Mais l'un d'eux, Mark Watney est blessé et séparé du groupe qui le laisse sur place le croyant mort. Mais Watney a miraculeusement survécu et il va devoir déployer des trésors d'imagination pour essayer de survivre dans ce milieu hostile avec très peu de nourriture et en espérant trouver un moyen de contacter la terre qui se trouve à 225 millions de km de là et sachant que les secours ne pourront pas arriver avant plusieurs années.

Après Seul au monde avec Tom Hanks, Apollo 13 avec Tom Hanks, voici donc Seul sur Mars avec Tom Hanks Matt Damon. Si je parle de ces deux films, c'est pour mettre en évidence qu'avec Seul sur Mars, Ridley Scott n'a pas fait dans la folle originalité, à part que ça se passe sur Mars :) Déjà les scènes de la NASA, j'ai eu l'impression de les avoir vues un milliers de fois par ailleurs (bon ok, il n'y en avait pas dans Seul au monde :)) 

Cependant, avec Ridley Scott aux manettes, ça reste un film très bien fait, carré et étonnamment super réaliste. J'emploie sciemment le terme réaliste même s'il y a des trucs qui m'ont chiffonnée et dont je reparlerai, parce qu'à un moment, durant la projection, je me disais qu'on s'y croirait, avant de me rappeler que, euh, les voyages sur Mars n'existant pas encore, ça ne pouvait pas être réaliste ! :D

Ce qui m'a chiffonnée, outre le fait qu'on a l'impression d'avoir vu les scènes dans la salle de contrôle de la Nasa trop souvent, c'est que tout semble trop simple pour Mark Watney. Bon on se doute qu'il va s'en sortir mais son parcours durant tous ces longs mois ressemble presque à une promenade de santé. Il ne semble jamais vraiment en danger, reste imperturbable et avec un moral d'acier et un humour à toute épreuve, semble toujours trouver la solution in extremis pour survivre et, même le temps semble passer super vite alors qu'il se passe de très longs mois. Mois de doute, d'angoisse sûrement, mais pas très bien retranscrit à l'écran, à part que tout d'un coup, Matt Damon semble avoir maigri (mais c'est moins spectaculaire que Tom Hanks dans Seul au monde). Du coup, c'est là où ça ne semble pas vraiment réaliste ;)

Bon, je ne vais pas mégoter mais j'ai beaucoup aimé Matt Damon dans ce rôle. C'est un acteur que j'aime bien mais parfois il ne me convainc pas plus que ça. Là, je l'ai trouvé impeccable et il porte très bien le film sur ses solides épaules avec bonne humeur.

Parmi le reste du casting, il y a Jeff Daniels en directeur de la NASA, Sean Bean qui ne sert pas à grand chose, Jessica Chastain qui mène la mission donc faisait partie Mark et il y a même Donald Glover (Troy de Commnunity), que j'ai été ravie de revoir.

Bon, on ne présente plus Ridley Scott, monsieur Alien, Blade Runner, Gladiator, pour les plus marquants. C'est sûr qu'avec lui à la réalisation, le film ne peut être que bien fait. Assez formaté, certes mais efficace, prenant malgré ses défauts et franchement on ne voit pas passer les 2h24 du film.

En conclusion, Seul sur Mars n'est peut-être pas un excellent film mais c'est un très bon divertissement qui vous donne l'impression d'être vraiment sur Mars :) Des défauts, certes, des impressions de déja-vou :) quelques faiblesses mais un film grand spectacle efficace avec un acteur, Matt Damon qui s'en sort très (trop) bien et avec humour. Alors si vous voulez savoir comment ça se passe quand on est seul sur Mars et comment survivre avec les quelques patates prévues pour le dîner d'Halloween, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Il fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
39/53