Affichage des articles dont le libellé est Comédie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Comédie. Afficher tous les articles

15 décembre 2019

L'amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebbot + Le conte de la princesse Kaguya de Isao Takahata

Avec Romane Bohringer et Philippe Rebbot

Résumé :
Après 10 ans d'amour et deux enfants, Philippe et Romane décident de se séparer. Mais ne pouvant se résoudre à vraiment se quitter, ils s'achètent deux appartements mitoyens, reliés par l'espace des enfants. Cette solution est-elle viable sur le long terme ?




Mon avis :
J'avais vu la bande-annonce et les deux acteurs lors de la sortie de ce film lors d'une émission de télé et cela m'avait donné envie de le voir. N'ayant pu le faire lors de sa sortie en salle en octore 2018, c'est en mai dernier que nous l'avons vu avec mon mari et nous l'avons trouvé bien sympa.

C'est un film assez bizarre à regarder, où nous avons l'impression d'être un peu voyeurs car Romane Bohringer et Philippe Rebbot racontent l'histoire du couple Romane et Philippe, mettent en scène leurs propres enfants, les parents (dont Richard Bohringer) jouent les parents et finalement on ne sait plus trop si l'on est dans une fiction ou un documentaire. Sans doute un mélange des deux, une docufiction :)

Les deux acteurs ont pris le parti de la comédie pour nous raconter leur séparation, cela donne des situations souvent marrantes, d'autres parfois gênantes.

J'aime beaucoup Romane Bohringer depuis Les nuits fauves. Je ne l'ai pas souvent vue jouer depuis mais elle donne l'air d'être une femme bien dans sa tête et sa peau et ça se ressent dans ce film où elle est lumineuse.

Philippe Rebbot, lui, je l'ai découvert dans Vernon Subutex où il était excellent en scénariste un peu décalé. Et finalement c'est lui-même qui est décalé car il a la même dégaine dans L'amour flou et je l'ai vu dans un autre téléfilm il y a quelques semaines (dont je ne parlerai pas car je l'ai regardé d'un oeil) et il était pareil ! On dirait un Pierrot lunaire, quelqu'un qui se demande ce qu'il fait ici et qui a l'air un peu détaché des contingences matériels. Alors dans le film, ça donne des scènes amusantes, dans la réalité, ça doit être fatigant parfois.

Côté réalisation, pas grand chose à dire, ce n'est pas mal filmé,  ce n'est pas non plus exceptionnel, disons que c'est honnête.

En conclusion, L'amour flou est une comédie française bien sympa avec des acteurs qui jouent leur propre rôle et sont aussi très sympas mais nous font sentir voyeurs par moments. Mais ça se laisse très bien regarder un soir où l'on ne veut pas trop s'investir dans un film. Alors si c'est votre cas, n'hésitez pas à le regarder.

Note :



*********************************************

Titre original : Kaguya-hime no monogatari
avec  Aki Asakura, Kengo Kora, Takeo Chii, Nobuko Miyamoto, Atsuko Takahata

Résumé :
Un coupeur de bambou trouve une toute petite fille dans une pousse et décide de l'élever avec sa femme. Les années passent et la petite Takenoko (Petit bambou) grandit. Un jour, le coupeur de bambou trouve de l'or et du tissu dans la mangrove de bambous et il décide de déménager avec sa famille afin que Takenoko reçoive une éducation digne d'une princesse. Cette dernière est triste de quitter ses amis. Les années passent et elle devient une belle jeune fille et est renommée Princesse Kaguya. Les prétendants se bousculent mais elle les repousse ou leur donne des tâches à accomplir. Mais un jour, elle apprend d'où elle vient...

Mon avis :
En mai dernier, pour la consigne de la semaine, il fallait regarder un film des studios Ghibli et j'étais bien ennuyée car j'en ai vu pas mal et je ne savais pas lequel voir. Mais dans la liste du Mini Top Animation de Seriebox, il y avait ce Conte de la princesse Kaguya et je me suis dit que c'était l'occasion de le voir et d'avancer dans le challenge :)

7 mois après, je dois dire que j'ai un peu de mal à me rappeler du film mais j'en ai revu des passages pour me remettre dans le bain. C'est vraiment un très joli conte, poétique et délicat comme savent souvent le faire les Japonais et particulièrement les Studio Ghibli. C'est aussi une histoire très triste, franchement ! J'ai vraiment eu les larmes aux yeux à la fin.

Les personnages sont attachants, surtout Kaguya qui est un beau personnage féminin. Elle a l'air délicate comme ça, de prime abord, mais elle fait preuve de beaucoup de volonté quand elle est face aux prétendants.

Ce qui est beau dans ce film d'animation ce sont les dessins. On est loin des dessins animés classiques en 2 ou 3D, là on est vraiment dans le dessin, animé certes, mais on dirait des aquarelles vivantes. C'est vraiment beau et ça va bien avec l'histoire. Isao Takahata, le réalisateur, a aussi réalisé le magnifique tombeau des lucioles et Pompoko et, en regardant sa bio, j'ai appris qu'il était décédé en 2018 à l'âge de 82 ans. La princesse Kaguya, sorti en 2013 a été son dernier film.

En conclusion, je n'ai pas grand chose à en dire de plus si ce n'est que si vous aimez les dessins animés des Studio Ghibli, n'hésitez pas à le regarder car il vaut vraiment le coup et vous verrez un très joli conte avec un beau personnage.

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation
4/6
39/50

et les deux films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
27/52
L'amour flou me valide la Consigne de la semaine 18
puisque c'était nous qui choisissions
et la princesse Kaguya la semaine 19
puisqu'il fallait voir un film des studio Ghibli
17/52

16 février 2019

En liberté ! de Pierre Salvadori

avec Adèle Haenel, Pio Marmai, Damien Bonnard, Audrey Tautou

Résumé :
Yvonne, jeune femme flic, apprend que son mari, flic également et mort en héros deux ans auparavant, était en fait un ripou et avait fait accuser à tort un jeune homme dans le braquage d'une bijouterie, dix ans auparavant. Elle est bien résolue à réparer le tort qui a été fait à Antoine, le jeune homme, mais ce dernier a changé en prison et veut profiter de la vie comme il l'entend.



Mon avis :
En liberté ! était dans ma liste de films français à voir (oui je me fais une liste des films français que j'ai envie de voir mais pas au ciné, sinon j'oublie) et quand j'ai vu qu'il était dans le programme de l'avion qui me ramenait de vacances, je me suis empressée de le regarder. Bon, une fois de plus, on ne va pas être d'accord les avis des critiques ciné et moi car si je l'ai bien aimé, ce n'est pas non plus la comédie de l'année que beaucoup décrivent. On avait déjà été en désaccord avec Le sens de la fête l'an dernier  que j'avais trouvé bien mais pas exceptionnel ou Victoria, le film avec Virginie Efira qui pour le coup m'avait laissée de marbre.

En liberté ! est un film bien sympathique, très rocambolesque et qui part dans le n'importe quoi amusant, voire burlesque. Ça va à 100 à l'heure, on rit de certaines situations déjantées et il y a notamment les scènes du type au poste de police qui vient confesser un meurtre et dont personne ne se s'occupe car le flic qui prend sa déposition ne l'écoute absolument pas.

J'ai aussi beaucoup aimé les scènes où l'on voit le mari d'Yvonne (joué par Vincent Elbaz) se comporter en héros, ou pas, avant sa mort, suivant la façon dont la jeune femme raconte la scène à son fils chaque soir. C'est très drôle.

Sous couvert de comédie il traite malgré tout de sujets sérieux comme la réinsertion quand on sort de prison ou la corruption dans la police.

Adèle Haenel m'avait tapée dans l'oeil dans 120 battements par minute où elle était excellente. Ici elle est très bien aussi, jeune femme raisonnable au début et qui, petit à petit, décide de se foutre des conventions et de la bienséance. C'est peut-être un peu trop appuyé et soudain mais Adèle le fait très bien :)

L'autre jour dans ma chronique de Santa & Cie, j'avais dit que je j'avais pas vu Pio Marmai depuis 10 ans et là bim je le vois dans deux films en janvier ! :) J'aime bien cet acteur, il joue bien les clowns tristes et il est très bien dans le rôle d'Antoine, le type qui décide, lui aussi, de faire ce qu'il lui plaît, quand ça lui chante.

Le film ne se concentre pas que sur ces deux personnages, il y a aussi Louis, joué par Damien Bonnard, qui est flic, confident d'Yvonne (et aspire à plus). Je ne connaissais pas du tout cet acteur qui a pourtant joué dans de nombreux films français mais que je n'ai pas vus. Et je l'ai beaucoup aimé.

Audrey Tautou est aussi de la distribution, dans un petit rôle, celui de la compagne d'Antoine.

Pierre Salvadori est un réalisateur qui fait son petit bonhomme de chemin, film après film. Il n'a pas une reconnaissance folle de la part du public mais je pense que ses pairs et les critiques l'aiment beaucoup et ce depuis ses deux premiers longs, Cible émouvante et Les apprentis. Pour ma part, jusqu'à En liberté ! je n'avais vu qu'un seul autre film de lui, Hors de prix, une autre comédie policière dont j'avais pensé à peu près la même chose que pour ce film. C'était bien, pas exceptionnel. La profession, elle, l'aime beaucoup puisque le film a plein de nominations aux prochains César, dont meilleur film/réalisateur, meilleur actrice et meilleure actrice dans un second rôle, meilleur acteur et idem pour le second rôle, meilleur scénario original, meilleure musique (dont je ne me souviens absolument pas), plus diverses nominations pour les César techniques. Bref, la totale. Tant mieux pour le film et son réalisateur.

En conclusion, malgré tout le bien que toute la profession et les critiques pensent du film, je n'ai pas adoré En liberté ! même si je l'ai bien apprécié car il est sympa à regarder (un peu excessif dans le burlesque, à mon goût, cependant) et que les acteurs sont extras. Mais si vous voulez savoir ce qu'Antoine va faire une fois remis en liberté ;) et voir la façon dont Yvonne raconte les exploits de son défunt mari, regardez-le.

Note :



Le film fait partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
7/52
et il me valide la Consigne de la semaine 3
puisqu'il fallait voir un film français
3/52

10 février 2019

Le cinquième élément de Luc Besson - Frère des ours de Bob Walker et Aaron Blaise - Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson

Titre original : The Fifth Element
avec Bruce Willis, Milla Jovovich, Gary Oldman, Ian Holm

2263, Korben Dallas voit atterrir dans son Taxi une jeune femme vêtue de bandelettes et semblant perdue. Il apprend bientôt qu'elle est l'élément central, le 5e, dans la bataille contre le Mal. Une course contre la montre s'engage pour enrayer ce Mal avant qu'il ne soit trop tard.




Mon avis :
Vous pensez bien que j'ai déjà vu ce Cinquième élément et ce au cinéma à sa sortie. À l'époque, j'adorais Besson, Bruce Willis et la science-fiction. J'aime toujours la SF et Willis, Besson un peu moins, même si ses films sont toujours de beaux moments de cinéma. Le film est passé à la télé un soir et on l'a regardé et je l'ai autant aimé que la première fois, c'est à dire beaucoup mais sans non plus adorer.

Ce qui m'a surprise en regardant le film, c'est le souvenir que j'en avais. Je ne l'ai vu qu'une seule fois au cinéma et pourtant je m'en rappelais comme si je l'avais vu maintes fois. Toutes les scènes étaient gravées dans ma mémoire, les dialogues et les moments de bravoure.

Le cinquième élément est un film pop corn et fun, c'est du Besson pur jus, le film qu'il aurait aimé voir quand il était petit et d'ailleurs il le fait avec l'enthousiasme et la naïveté d'un petit Besson :D C'est le film qu'il a fait parce qu'à l'époque il aurait voulu faire Valérian et c'est d'ailleurs amusant de retrouver des similitudes dans les deux films (puisqu'il a fait Valérian depuis) dans certains plans ou certaines créatures. Et on sent aussi qu'il s'est inspiré de Star Wars (qui s'était inspiré de Valérian à l'époque). La boucle est bouclée :)

L'histoire est gentille, la jeune fille, Leeloo, est la clé pour défaire le Mal, elle découvre la vie sur Terre, que les hommes s'entretuent et se font la guerre et ça la rend triste. Elle tombe amoureuse du beau taximan et à la fin, bien sûr, le monde est sauf. Il y a de l'action, de l'humour, Bruce Willis est d'une coolitude infinie, Gary Oldman s'amuse comme un fou avec son look et ses gros calibres, je me suis attendue à ce que Ian Holm nous sorte l'Anneau et j'ai enfin reconnu Maiwenn dans le rôle de la Diva. Et Milla Jovovich est choupinette comme tout.

En conclusion, Le cinquième élément se laisse toujours très bien regarder et très bien revoir, malgré ses plus de 20 ans d'âge et n'a pas trop vieilli, en fait. L'histoire est naïve et pleine de bons sentiments, ça fait big badaboum et, le meilleur, c'est que vous n'aurez pas besoin d'un moultipass pour regarder ce qui est devenu un classique du divertissement SF.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en français

***********************************

Titre original : Brother Bear
avec Joaquin Phoenix, Jeremy Suarez, Rick Moranis, Dave Thomas

Résumé :
Lorsque Kenai tue l'ours responsable de la mort de son frère Sitka, le jeune garçon est transformé lui-même en ourson et il doit vivre en compagnie de ces créatures qu'il déteste...




Mon avis :
Pendant longtemps, j'ai cru avoir vu ce Frère des ours avec les enfants lors de sa sortie et lors d'une discussion avec Baba il y a un ou deux ans sur les Challenges Seriebox et les films qu'il nous restait à voir, je me suis aperçue qu'en fait pas du tout :) Du coup, je l'ai inscrit dans ma liste de films à voir et je l'ai regardé pour valider la consigne 2 du Film de la semaine. Et je l'ai trouvé super mignon et touchant.

Je ne sais pas du tout pourquoi nous ne sommes pas allés voir ce Disney de Noël lors de sa sortie début 2004. Peut-être que les enfants se considéraient trop grands (ils avait 12 et 9 ans à l'époque) et on l'a donc complètement zappé.

C'est un film qui se passe à la préhistoire (indice : il y a des mammouths :D), à priori dans l'Alaska post-ère glaciaire. Il est question d'esprits, de totems, de rapport à la nature, bref, c'est une ode à l'écologie et à la tolérance avec la quête de ce jeune garçon devenu ours et qui doit apprendre à vivre avec d'autres que son peuple.

C'est un joli film, un pur produit Disney avec les ingrédients qui vont bien, les bons sentiments, les scènes amusantes, les chansons. Je ne suis pas fan de Phil Collins qui a composé les chansons mais ça passe bien et puis il y a Tina Turner qui chante au début et ça j'ai adoré.

Le personnage de Kenai est sympathique et j'ai adoré son duo avec l'ourson Koda qui est un personnage adorable. Il y a d'autres beaux personnages comme la shaman de la tribu ou encore le frère aîné transformé en esprit aigle. Et les deux frères élans apportent la touche comique au tout et j'avoue avoir bien rigolé de leurs pitreries.

La réalisation est bien, les images superbes

En conclusion, voilà un très joli film Disney qui peut parler aux jeunes générations avec ses thèmes sur la tolérance ou le respect à la nature. Alors si vous êtes passés à côté de ce film lors de sa sortie et voulez voir un beau dessin animé, regardez-le. Il y a eu un Frère des ours 2, je ne sais pas si je le regarderai car les avis sont mitigés mais pourquoi pas...

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Top 250 de Seriebox
 1/12
224/250

***********************************

avec Louise Bourgoin, Mathieu Amalric, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche

Résumé :
1912, la jeune journaliste Adèle Blanc-Sec ramène une momie d'Égypte, en espérant que le vieux professeur Espérandieu arrivera à la ramener à la vie et qu'elle guérira sa soeur, dans le coma depuis des années. Dans le même temps, Espérandieu fait éclore un oeuf vieux de plusieurs millions d'années et un Ptérodactyle en sort, provoquant la panique dans Paris. L'inspecteur Caponi est sur l'affaire, tandis que le fourbe Dieuleveult veut s'approprier la momie...

Mon avis :
Comme pour Les gamins que j'ai vu en début d'année, mon avis sur Adèle Blanc-Sec va être assez court puisque je l'ai déjà vu et surtout chroniqué sur ce blog en mai 2010. Ce n'est pas la peine que j'en redise beaucoup.

J'ai donc revu ce film un soir qu'il passait à la télé. C'est surtout mon mari qui voulait le revoir mais à l'époque où on était allés le voir au cinéma, il l'avait déjà plus aimé que moi. Je l'avais trouvé sympa mais avait été moins emballée que je ne l'escomptais. Et ça a été encore le cas cette fois-ci et je pense même que j'ai moins accroché que la première fois.

L'histoire est sympa bien sûr car c'est l'adaptation des BD de Tardi, et si l'on retrouve l'esprit de la bande-dessiné, j'ai trouvé que parfois c'était un peu trop loufoque et que ça partait un peu dans tous les sens. Ce côté-là a moins marché sur moi. La fatigue sans doute... Certains personnages sont grotesques et clichés et toute la partie avec les momies m'a laissée de marbre, comme la première fois.

Cependant les acteurs sont très bons dans leurs rôles. Même si Louise Bourgoin est un peu trop jolie pour Adèle, elle a plein d'allant dans ce rôle et se l'approprie bien. Je n'ai toujours pas reconnu Gilles Lellouche dans le rôle de l'inspecteur Caponi, ni Matthieu Amalric dans le vilain Dieuleveult. Il faut dire qu'ils sont bien grimés. Et savoureux. En revanche, j'ai trouvé que Jean-Paul Rouve en faisait des tonnes dans le rôle du chasseurs de grosses bêbêtes.

Pour avoir vu deux films de Besson dans le même mois, je me suis aperçue qu'il y avait vraiment une touche Besson :) La façon de filmer certains plans, les dialogues aussi, bref, on voit qu'il recycle ses idées (même si j'adore ses réalisations) mais là c'est flagrant quand on voit les deux plans du 5e élément et de Adèle Blanc-Sec, quand les méchants arrivent avec leurs sbires.
Le méchant au look pas possible arrive avec ses sbires et se trouve bien mis en avant par rapport à eux. Et la façon de pencher la tête de certains mecs/créatures derrière est semblable :D Et je suis sûre qu'on peut trouver des scènes similaires dans la plupart de ses films, notamment dans Valérian. Et il me semble qu'il y en a déjà une dans Subway. il faudrait que je revoie le film.

En conclusion, Adèle Blanc-Sec est sympa à regarder mais manque d'un quelque chose pour que ce soit vraiment passionnant ou a peut-être des choses en trop :) Mais je ne regrette pas d'avoir revu ce film qui m'a fait passer un bon moment. Donc si jamais il repasse un soir à la télé, laissez-vous tenter.

Note :



Les trois films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
6/52
et Frère des ours me valide la Consigne de la semaine 2
puisqu'il fallait voir un film d'animation
2/52

02 février 2019

Les gamins de Anthony Marciano - Welcome to Christmas de Gary Harvey - Santa & Cie d'Alain Chabat

Avec Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain

Résumé :
Gilbert et Suzanne, mariés depuis trente ans, subissent la crise de la cinquantaine. Tandis que Gilbert se comporte comme un ado et entraîne son futur gendre, Thomas, dans ses extravagances, Suzanne verse dans le new age...




Mon avis :
Si vous suivez assidument mon blog :D vous devez vous dire "mais elle ne l'a pas déjà vu et chroniqué celui-là ?" et vous aurez raison. J'avais déjà vu ce film en juillet 2013 et chroniqué quelques semaines (mois) plus tard. Mais en ce début d'année, je l'ai revu et si je n'ai pas grand chose à dire de nouveau dessus et que je pense à peu près la même chose qu'il y a 5 ans, j'ai quand même voulu écrire un petit mot par souci chronologiques des films que je vais regarder en 2019.

Dans l'ensemble le film est sympa à voir, j'en gardais un bon souvenir, surtout de la première partie et dans ma chronique j'avais marqué que la seconde partie était moins intéressante après un très bon début qui voyait le personnage de Chabat faire du jeunisme. C'est toujours le cas mais cela m'a moins marquée. Ce qui m'a marquée c'est que Chabat et surtout Kiberlain sont excellents et que cette dernière est hilarante et que les jeunes, Boublil et Mélanie Bernier font pâle figure à côté de leurs aînés, comme je l'avais également noté la première fois.

Et je me suis aperçue qu'on n'entend pratiquement plus parler de Max Boublil (ou alors je suis à côté de la plaque) alors que c'était quand même le comique qui montait, à l'époque. Ah et je n'avais aucun souvenir de la scène de traduction avec le mec iranien mais qu'est-ce que c'est drôle !

En conclusion, c'est vraiment une comédie sympathique à voir et très bien en "film du dimanche soir sur TF1" comme on l'a regardé :D. Donc si vous voulez vous détendre et voir Chabat faire son Chabat et Sandrine Kiberlain la fofolle, regardez-le.

Note :



********************************************

avec Eric Mabius, Jennifer Finnigan

Résumé :
Madison Lane est chargée de trouver le lieu idéal pour y développer une station de ski. Alors qu'elle penche pour Mountain Park, son patron la charge d'aller prospecter dans la petite ville de Christmas au Colorado, qui semble plus avantageuse. Les habitants de la petite ville dont le séduisant shériff, Gage McBride, vont tout faire pour faire pencher la balance en leur faveur...


Mon avis :
Après avoir vu Christmas Joy, j'ai eu envie de voir un autre téléfilm de Noël et en particulier celui-ci car j'avais envie de voir Eric Mabius dans un rôle différent du très coincé Oliver de Signed, Sealed, Delivered. Si le téléfilm n'apporte rien de bien original, il est très sympa à regarder.

Lors de ma chronique de Christmas Joy, je vous donnais la trame classique d'une comédie romantique et qu'on pouvait adapter à la romance de Noël. Et ici, je pourrais vous en faire un copié-collé tellement ils ont suivi le plan à la lettre. Madison Lane est une working girl qui se retrouve dans un milieu qui n'est pas le sien, qui va s'adapter, tomber sous le charme de la ville et du rôle principal masculin et les circonstances feront qu'à la fin, elle trouvera un moyen de rester et de roucouler tendrement avec son beau.

Donc avec Welcome to Christmas, ne vous attendez surtout pas à quelque chose de nouveau. En même temps, ça m'apprendra à regarder deux téléfilms de Noël Hallmark qui applique la même recette à toutes ses romances, de Noël ou pas. Mais bon, c'est très agréable et choupi à regarder.

En particulier parce que les acteurs sont mignons comme tout. Comme je l'espérais, Eric Mabius est loin d'Oliver O'Toole et même différent de Daniel Meade d'Ugly Betty. Jennifer Finnigan est sympathique. Quand je regarde sa filmographie, je ne sais pas d'où je la connais car à part un épisode de Psych, je ne l'ai vue nulle part ailleurs et elle fait beaucoup de téléfilms. Les seconds rôles sont sympas aussi, notamment les deux filles de Gabe, adorables bien évidemment, comme souvent dans ce genre de films.

La romance est amenée rapidement et on a juste droit à un bisou chaste à la fin. Gary Harvey est un réalisateur de télé, téléfilms et séries que je ne connaissais pas mais qui a réalisé deux épisodes de The Bletchley Circle : San Francisco que je vais regarder bientôt.

En conclusion, Welcome to Chistmas n'apporte absolument rien de nouveau au genre mais est bien sympathique à voir car les acteurs sont charmants et sympathiques. Alors si vous aussi voulez un téléfilm de noël avec une romance balisée, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

********************************************
 
avec Alain Chabat, Golshifteh Farahani, Pio Marmai, Audrey Tautou
Résumé :
À quelques jours de Noël, Santa découvre ses lutins malades à cause d'un virus et la seule solution est de rapporter de la vitamine C de la Terre. Il atterrit à Paris où les gens le prennent pour un pauvre type car il n'a aucune notion pratique de notre mode de vie. Il va être recueilli par un avocat et sa famille...




Mon avis :
Je ne sais pas ce qu'il nous a pris avec mon mari en début d'année mais on s'est mis à regarder des films à la télé :D Et deux avec Alain Chabat en prime. J'avais vu la bande-annonce de ce Santa & Cie sur Canal et je m'étais dit que ce serait sympa à voir. Bon le meilleur est pratiquement dans la bande-annonce, comme bien souvent, mais c'est effectivement une comédie sympa à regarder.

En voulant mélanger film de Noël pour enfants à l'américaine et références à la Chabat pour les parents, l'acteur-réalisateur a créé un film un peu hybride et bancal qui nous perd un peu en cours de route. Certes on rit, on comprend les blagues mais ça ne vole pas super haut. Et ça finit par devenir un peu lassant, notamment en milieu de film. Mais c'est plein de sincérité et de bons sentiments et ça passe bien au bout du compte.

Chabat est un acteur très sympathique et là il s'est donné le rôle emblématique du Père Noël et d'un personnage qui se retrouve projeté dans un monde qu'il ne connaît pas et évidemment ça donne lieu à des méprises et des incompréhensions amusantes.

La dernière fois que j'avais vu Pio Marmai, c'était dans Le premier jour du reste de ta vie il y a 10 ans. Ça fait donc un sacré bail ! Je l'ai bien aimé dans le rôle de Thomas, l'avocat qui vient en aide à Santa. Et j'ai beaucoup aimé celle qui joue sa femme, Golshifteh Farahani, une actrice d'origine iranienne. Et Audrey Tautou en Mère Noël, surjoue un peu. Les autres acteurs sont amusants et ont parfois des rôles de gentils idiots, comme les flics. Et si vous trouvez qu'un des père Noël de rue vous est familier, vous aurez raison puisque c'est Jean-Pierre Bacri dont on reconnaît immédiatement la voix et le ton. Il y a aussi Patrick Timsit qui fait une apparition.

La réalisation de Chabat est correcte, je n'y connais rien donc je n'ai franchement pas grand chose à en dire. J'ai juste l'impression que l'histoire avec les Russes était de trop et alourdissait l'ensemble.

En conclusion, Santa & Cie est sympa à voir à la télé, le dimanche soir, ou tout autre soir, hein :) mais à avoir voulu toucher tout le monde, enfants et parents, Chabat a fait un film un peu trop hybride et pas vraiment convaincant. Mais cela reste une comédie sympa et tendre comme sait les faire Chabat et, si vous voulez savoir si le Père Noël arrivera à guérir les lutins et sauver Noël, regardez-le.

Note :



Les trois films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
3/52
et Santa me valide la Consigne de la semaine 1
puisqu'il fallait voir un film se passant la nuit de Noël
1/52

29 novembre 2018

Fantastic Mr Fox de Wes Anderson

avec George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman, Bill Murray, Willem Dafoe, Adrien Brody, Owen Wilson

Résumé :
Mr Fox, renard rusé, aime beaucoup aller voler des poules, avec ses amis, chez 3 méchants fermiers. Mais un jour, les fermiers en ont assez et déclarent la guerre à Mr Fox, mettant en péril la famille de ce dernier et tous les animaux de la forêt.



Mon avis :
Cela fait longtemps que ce film d'animation de Wes Anderson est dans les challenges Sériebox et que j'ai envie de le voir. Mais je n'avais jamais pris le temps de le faire, jusqu'à ce qu'en août dernier, je cherche un film sympa et pas trop long à regarder et que je jette mon dévolu sur lui. Et j'ai beaucoup aimé ce chouette film, très sympa à découvrir.

Voilà donc un très joli film d'animation qui parle de l'éternel combat entre les animaux sauvages, prédateurs des animaux de la ferme, surtout les poules, et les fermiers, qui ne veulent, évidemment pas, se laisser déposséder de leurs biens. Et cela donne des combats et des affrontement épiques entre les parties et l'on craint, plusieurs fois, que nos chouchous (les animaux bien sûr) n'en réchappent pas.

Le film est à voir pour ses animaux anthropomorphiques qui vivent et se comportent comme nous les humains. Ils s'habillent comme nous, travaillent, vivent certes dans des terriers mais qui sont comme nos maisons et ils reproduisent nos travers. Mais ce sont aussi des êtres qui chassent, volent et s'amusent à ridiculiser les humains.

Le film est très amusant, on rit de voir les humains se casser les dents sur les exactions des animaux et on espère bien que ce sont ces derniers qui vont l'emporter.

Mr Fox est un sacré filou :) séducteur (mais fidèle à sa femme), hâbleur, meneur d'hommes d'animaux, je l'ai beaucoup aimé car il est franchement très sympathique. Je ne savais pas du tout que c'était George Clooney qui le doublait. C'est au bout d'un moment que je me suis rendue compte que  je (re)connaissais cette voix :) Clooney donne évidemment beaucoup de charme au personnage.

En revanche, je n'ai pas reconnu du tout la voix de Mery Streep qui double Mrs Fox. Pour les autres personnages, Wes Anderson a fait appel à ses habitués, Jason Schwartzman, Bill Murray, Willem Dafoe, Adrien Brody, Owen Wilson. J'ai beaucoup aimé les compères de Fox, sa femme et son fils, moins le Rat (une sale engeance) et les humains.

Wes Anderson a adapté le livre que Roald Dahl avait écrit dans les années 70 et il en a gardé le ton un peu suranné et nostalgique. Le film date déjà d'il y a 9 ans mais il est très beau avec des images magnifique, du rythme, une musique du français Alexandre Desplat et quelques chansons standards.

En conclusion, je suis très contente d'avoir enfin découvert ce film et ce n'était que mon deuxième Anderson après The Grand Budapest Hotel. Mr Fox est roublard mais charmant et s'il peine à tenir ses promesses de ne plus voler, il n'en est pas moins un fidèle ami pour tous les animaux qui l'entourent. Les fermiers, eux, sont des saletés de premières, tout comme le rat qui squatte l'un des entrepôts. Alors si vous aimez les films d'animation, les films de Wes Anderson et que vous n'avez pas vu celui-ci, n'hésitez pas. Et si vous le regardez en VO, vous aurez tout le charme de la voix de George Clooney, en prime.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
5/9
38/50

et du Film de la semaine 2018 de Benji
27/52

06 septembre 2018

Deadpool 2 de David Leitch

avec Ryan Reynolds, Josh Brolin, Julian Dennison, Morena Baccarin

Résumé :
Alors que Wade Wilson coule des jours heureux avec Vanessa, un événement tragique lui ôte tout goût à la vie. Mais étant immortel, le déjanté anti-héros ne trouve pas de moyen d'en finir. Mais les X-Men et surtout l'arrivée d'un super soldat, venu du futur pour tuer celui responsable de la mort de sa famille, lui redonne l'envie de redevenir Deapool...


Mon avis :
Il y a deux ans, le premier Deadpool avait été la très bonne surprise des films Marvel. Déjanté, très irrévérencieux, j'avais passé un super moment à voir le film. Il me tardait donc de voir ce 2e opus et dès qu'il est sorti, j'ai couru le voir au cinéma à La Marsa (Tunisie). Et j'ai encore passé un excellent moment avec cet anti-héros survolté et grossier mais terriblement attachant.

Deadpool 2, c'est comme Deadpool 1 mais avec encore plus d'autodérision, de parodie et de name dropping. Et le film ne se contente pas de briser le 4e mur, il l'explose carrément, tant le personnage de Wade Wilson inclut les spectateurs dans son histoire. C'est très jouissif et ça permet de ressentir une certaine complicité entre cet anti-héros et nous. Et les spectateurs tunisiens ne s'y sont pas trompés puisque la salle a superbement réagi à chaque réplique faisant mouche et ont applaudi à tout rompre à la fin.

Mais l'histoire dans tout ça ? :D L'histoire commence comme un drame, oui oui, pour évoluer en film de super-héros qu'on peut penser assez classique mais qui en fait ne l'est pas. Car le méchant n'est pas là où on le pense et l'attend et y a-t-il seulement un méchant ? Du fait que Deadpool est loin d'être le propret Captain America, l'histoire est moins manichéenne que ce à quoi on pourrait s'attendre. Et finalement, l'histoire est plutôt intéressante, surtout que ça fuse à 100 à l'heure sans beaucoup de temps mort.

Au cours de l'histoire, Deadpool crée la X-Force qui a l'air d'être un truc que tout le monde connaît (sûrement ceux qui ont lu les comics) sauf moi ! :D C'est de prime abord une équipe de bras cassés très sympathiques, pas très doués, bref loin des X-Men, Avengers et autres Justice League (de DC Comics).

Ça a été un régal de retrouver Ryan Reynolds sous le masque de Deadpool car franchement il est extra et super à l'aise dans ce rôle, se moquant de tout le monde et surtout de lui-même, pour ses choix hasardeux sur certains films. Dans ce film, il fait un festival.

J'adore Morena Baccarin mais on la voit assez peu dans le film. En même temps, le film s'appelle Deadpool, pas Deadpool et Vanessa.

Josh Brolin est impeccable dans le rôle de Cable, une sorte de Terminator de prime abord mais qui se révèle plus complexe et sympa qu'on peut le penser. J'ai trouvé que le duo pince sans rire qu'il formait avec Wade Wilson était excellent.

Parmi les autres personnages, notons Russell Collins, un jeune mutant puissant qui pourrait s'avérer un grand méchant, Domino, l'une des membres de la X-Force, qui a l'air importante aux yeux de certains aficionados mais que je ne connaissais pas. Je l'ai beaucoup appréciée. Les autres membres de la X-Force sont sympas aussi. Et les quelques X-Men qui sont dans le film aussi. Et il y a des caméos vraiment très très savoureux et j'ai bien fait de voir Logan ET X-Men Apocalypse le mois précédent car 1) j'ai eu l'impression de prolonger un peu ces deux films dans quelques scènes et SURTOUT, Deadpool spoile la fin de Logan sans ménagement !

La réalisation est tonique, faut être concentré quand on voit le film en VO car les dialogues fusent et on risque de passer à côté des blagues. Certains ont trouvé que le côté blagues et name dropping était un peu too much, moi j'ai adoré. Et ça commence dès le générique du début, comme dans le premier et c'est su-per. Bon c'est un peu scato parfois et pas de très bon goût mais ça passe. Et comme d'habitude chez les Marvel, restez bien pendant tout le générique de fin car il y a des scènes importantes.

En conclusion, je suis ravie d'avoir vu Deadpool 2 le jour de sa sortie (oui j'ai quelques mois de retard dans mes chroniques) et d'avoir retrouvé ce trublion de Wade Wilson dans ce film qui n'est pas un Deadpool au carré mais puissance 10 ! On rit beaucoup aux aventures de Wade Wilson, on s'émeut aussi de ce qu'il lui arrive au cours de ces 2h que dure le film (un film Marvel qui dure moins de 2h15, ça repose ! :D ). Les autres personnages sont extras à commencer par Cable et la X-Force mais il y a aussi le copain taxi qui est savoureux. Je n'ai pas parlé de T.J Miller que j'ai trouvé assez en retrait. Alors si vous voulez voir Deadpool rependre du service, assister à ses pitreries et le voir faire équipe avec certains autres super-héros, lui qui est plutôt solitaire, et savoir s'il va réussir à modifier certains événements, regardez-le ! Vu mon retard, il va bientôt sortir en DVD donc jetez-vous dessus dès qu'il sort :)

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
18/52

26 avril 2018

Le sens de la fête d'Éric Toledano et Olivier Nakache

avec Jean-Pierre Bacri, Gilles Lellouche, Eye Haïdera, Jean-Paul Rouve, Vincent Macaigne

Résumé :
Max traiteur depuis 30 ans envisage de se retirer et vendre son affaire. Mais en attendant, il doit assurer un mariage dans un magnifique château et veiller à ce que rien ne vienne gripper la machine et gâcher la fête...




Mon avis :
J'aime beaucoup Éric Toledano et Olivier Nakache dont j'avais vu Nos jours heureux et bien sûr Intouchables mais Le sens de la fête n'est pas forcément un film qui m'attirait, enfin pas au point d'aller le voir au cinéma. Mais comme pour les Oscars, j'ai voulu me mettre à jour pour les César et on a donc regardé ce film un samedi soir, avant la cérémonie. Et si le film et Jean-Pierre Bacri ne sont pas très surprenants, c'est très sympathique à regarder.

Le sens de la fête est un film choral à la française, comme il en existe pas mal et c'est un genre qui permet souvent de passer un bon moment car qui dit film à multiples personnages dit multiples embrouilles :D

Le premier film du tandem Toledano/Nakache était déjà un film dans ce style avec une troupe de moniteurs de colo en roue libre. Ici, on quitte la colo charentaise pour un superbe château dans lequel va se dérouler un mariage. Et évidemment, la soirée qui devait se dérouler sans anicroche va partir un peu en vrille avec des situations à priori bien huilées qui déraillent complètement et on va avoir droit à un florilège de situations cocasses qui ne font pas toujours rire aux éclats car l'émotion n'est jamais loin derrière le rire.

Le film vaut surtout pour ses personnages, tous impeccables, et ses dialogues et réparties finement ciselés et justes.

Celui qui porte le film c'est évidemment Jean-Pierre Bacri. Le rôle de Max est taillé sur mesure pour lui. Peut-être même un peu trop. Ou alors c'est lui qui s'est approprié le personnage :) Bacri est toujours excellent dans le rôle du mec grincheux qui n'aime rien mais qui a ses émotions à fleur de peau. Et donc là, il est excellent. Mais pas surprenant. C'est presque dommage qu'il ait été nominé pour ce genre de personnage qu'il a joué 100 fois depuis ses débuts (je me rappelle encore de lui en inspecteur Batman dans Subway). Ne vous méprenez pas, j'adore cet acteur et sa façon d'être cash et je suppose qu'il a joué dans des rôles plus différents mais le fait est que je ne l'ai jamais vu que dans ce type de rôles. Même si là derrière le type bourru se cache un mec qui a un coeur d'or, qui emploie des potes has been pour les faire travailler et qui passe sa soirée à avoir des histoires de coeur.

Gilles Lellouche lui est savoureux en DJ ringard qui se croit beau (et talentueux), Jean-Paul Rouve aussi est pas mal dans le rôle du photographe qui ne pense qu'à bouffer et à draguer. Mais les deux personnages que j'ai préféré c'est Eye Haïdera qui joue Adèle, et qui seconde Max et que j'ai trouvée très très bien, ainsi que Vincent Macaigne, que je connais de nom mais que je n'avais jamais vu jouer avant et qui joue le rôle du beau-frère de Max qui le fait travailler car il est dépressif mais le type va un peu gâcher la fête... Et il y a aussi Samy, le serveur qui n'y connaît rien et fait bourde sur bourde, joué par Alban Ivanov ou encore le fiancé/marié super rigide et qui va partir en vrille aussi.

Toledano et Nakache ont réalisé leur film presque comme une pièce de théâtre classique avec pratiquement une unité de temps, de lieu et d'action. Cela donne du rythme car on passe d'une scène à l'autre avec vivacité. Et ce film est pratiquement un microcosme de situations ou de personnages qu'on peut rencontrer dans la vie. Du coup, le ton est très juste et je l'ai dit, les dialogues sont savoureux.

En conclusion, Le sens de la fête n'est pas forcément un film très original mais il est très bien fait et surtout a des dialogues et des personnages aux petits oignons, à commencer par Jean-Pierre Bacri qui, s'il joue encore le type ronchon, le fait de façon excellente et avec beaucoup d'humanité. Alors si vous voulez passer un film bien sympathique, savoureux et en ressortir avec le sentiment d'avoir passé un bon moment, regardez ce Sens de la fête.

Note :



Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
9/52

06 janvier 2018

Psych : The Movie de Steve Franks

avec James Roday, Dulé Hill, Maggie Lawson, Kirsten Nelson, Timothy Odmuson, Zachary Levi

Résumé :
Installés à San Francisco, Shawn et Gus font tout pour trouver l'individu qui s'en prend à la réputation de flic de Juliet.





Mon avis :
Psych (connue en France sous le titre de Psych : Enquêteur malgré lui, que c'est moche !) a été diffusée sur la chaîne USA (celle de Suits et Mr Robot) de 2006 à 2014, pendant 8 saisons. C'était une des séries que j'aimais beaucoup regarder avec ma fille et on s'est délectées des pitreries de Shawn pendant toutes ces années. Quand la série s'est arrêtée il y a presque 4 ans, bon ben c'était terminé. Mais comme l'heure est aux revivals en tout genre, les Powers That Be ont décidé de faire revenir la fine équipe pour un téléfilm de Noël et ce pour notre plus grand plaisir. Diffusé le 7 décembre aux États-Unis, je l'ai regardé, avec ma fille bien évidemment, pendant les vacances de Noël et c'était vraiment super sympa de retrouver la fine équipe.

Alors si vous ne connaissez pas Psych, c'est l'histoire de Shawn Spencer qui fait croire qu'il a des dons psychiques alors qu'il est en réalité très très observateur et qui aide la police de L.A avec son meilleur copain depuis l'enfance, Burton Guster, dit Gus. Au fil des années, ils ont aidé les flics à résoudre bien des enquêtes malgré la réticence (surtout au début) et le scepticisme de Lassiter, le partenaire de la jolie Juliet O'Hara, détective et qui devint la petite amie de Shawn.

Depuis 2014, Shawn, Juliet et Gus, ainsi que la Chef de police, Karen Vick, ont déménagé de L.A à San Francisco. Gus travaille toujours pour un labo pharmaceutique, Shawn essaie de le convaincre d'ouvrir une nouvelle agence de détectives et Juliet est dans la police de San Francisco. Quand le partenaire de la jeune femme est assassiné, Shawn et Gus essaient de s'incruster dans l'enquête bien sûr et surtout parce que l'intégrité de Juliet est menacée. Au cours de cette enquête, ils vont croiser le chemin de vieilles connaissances, amies comme ennemies...

Psych : The Movie est donc un long épisode d'1h25, même s'il a la mention téléfilm. Je veux dire par là qu'il ne se différencie pas vraiment des autres épisodes et saisons. Mais c'est franchement très très sympa de retrouver tout le monde et on voit à l'écran qu'ils sont aussi très heureux de tous reprendre leurs rôles respectifs, à commencer par James Rodnay et Dulé Hill qui se glissent dans les chaussons de leurs personnages avec beaucoup d'aisance, reprenant leurs gimmicks vraiment facilement.

L'enquête est assez sympa, intéressante car elle est la conséquence d'événements très particuliers qui étaient survenus dans certains épisodes de la série. Je ne veux pas trop en parler car cela spoilerait sur la participation de certains personnages.

En revanche, j'ai du mal à croire que ceux qui vivaient à L.A. se retrouvent à habiter à S.F en même temps, notamment Woody, le médecin légiste farfelu mais bon, c'est sympa de revoir tout le monde, même Timothy Odmuson (que j'adore) qui aurait dû reprendre plus longuement son rôle du grincheux Lassiter mais ne fait qu'un coucou en raison d'une attaque cardiaque qu'il a eu eu printemps, juste avant le tournage.

Jame Rodney interprète donc l'immature Shawn Spencer qui n'a pas changé, qui fait toujours tourner en bourrique sa chère et tendre Juliet (Maggie Lawson, sa compagne IRL) et Gus et tout le corps policier :) Gus me fait aussi toujours rire aussi. À noter que sa compagne dans la vraie vie joue un love interest assez amusant de Gus. L'un des méchants est joué par Zachary Levi (Chuck) et je dois avouer que je ne l'ai reconnu qu'à la fin du téléfilm ! :D il faut dire qu'il s'est fait une drôle de tête et prend l'accent anglais et on le voit toujours dans la pénombre (ou alors il faut que je change mes lunettes...)

C'est Steve Franks, le créateur de la série, qui est aux manettes du téléfilm qu'il a écrit avec son acteur principal (James Rodney au cas où vous auriez oublié). Il est donc super à l'aise avec les personnages et l'histoire et ça se voit. Ce n'est pas super original mais c'est efficace. Il espère pouvoir faire 5 autres téléfilms et je suis tout à fait pour.

En conclusion, c'était super sympa de retrouver toute la fine équipe de Psych, presque 4 ans après l'arrêt de la série et j'ai passé un très bon moment en leur compagnie. Alors si vous aussi avez aimé la série en son temps et voulez savoir qui en veut à Juliet au point d'assassiner son partenaire, regardez ce téléfilm. Et j'espère qu'il y aura effectivement d'autres téléfilms car il faut se rendre à l'évidence, le paysage télévisuel sans Shawn et Gus est un peu moins amusant.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
41/52

30 décembre 2017

Kingsman, Le cercle d'or de Matthew Vaughn

Titre original : Kingsman : The Golden Circle
avec Tagon Egerton, Colin Firth, Mark Strong, Julianne Moore, Halle Berry, Channing Tatum, Pedro Pascal, Jeff Bridges

Résumé :
Eggsy et les Kingsman doivent s'allier à leurs homologues américains, les Statesman, quand le quartier général et les dirigeants des Kingsman meurent dans un attentat perpétré par une femme qui veut détruire le monde...



Mon avis :
Il y a un peu plus de deux ans, Matthew Vaughn avait ravi mon coeur de cinéphile popcorn en réalisant ce film et dépoussiérant les films d'espionnage à la James Bond. Il me tardait donc de voir le deuxième opus. Mais j'ai bien failli ne pas pouvoir le voir en rentrant en France, mais heureusement j'ai réussi à trouver un moment pour le faire et si on passe un très bon moment, je pense que j'en attendais sans doute un peu trop car je ne l'ai pas trouvé aussi enthousiasmant que le premier...

Le problème du film c'est qu'en fait ils ne se sont pas vraiment foulés et c'est pratiquement une copie conforme du premier avec en plus une auto-parodie. Ce qui est un comble puisque c'était déjà une parodie des James Bond :) Alors ouiii l'histoire est un peu différente, puisqu'on a une méchante mégalo au lieu d'un méchant mégalo mais bon pour l'originalité on repassera.

Ceci dit, c'est un très bon film de divertissement, j'ai été ravie de retrouver cet esprit décalé qu'on avait vu dans le premier, ça détend bien et on ne voit pas le temps passer.

Et puis c'est sympa de découvrir la version américaine des Kingsman, les Statesman, et de voir que ce sont des gros bourrins mysogines pas vraiment classes, qui font parler les guns avant toute chose.

Alors, je ne sais pas pourquoi, mais j'avais complètement occulté le fait qu'Eggsy avait une copine dans le premier film, une princesse scandinave qui plus est. Au début du film, je me suis demandé d'où elle sortait, si ça s'était passé entre les deux films, avant de voir que non, elle était déjà dans le premier. Du coup, il faudra que je revoie ce film car ça m'interpelle.

Taron Egerton est toujours très charmant dans le rôle d'Eggsy et bien loin de la petite frappe du premier. Il est devenu un vrai Kingsman, portant très bien le costume 3 pièces.

Ce n'est pas spoiler que de dire que Colin Firth revient dans le rôle de Galahad alors qu'on l'avait vu mourir dans le premier., puisqu'il est sur l'affiche... Mais je ne vous dirai pas comment il revient. En tout cas, c'est évidemment un plaisir de retrouver l'acteur et le personnage flegmatique et classe en toutes circonstances.

On retrouve aussi Mark Strong dans le rôle de Merlin et franchement, il n'est pas loin d'être mon personnage préféré. Je l'adore !

Julianne Moore que j'adore aussi est très bien dans le rôle de Poppy Adams la méchante.  Autant le perso joué Samuel L. Jackson avait l'air d'un vrai fou mégalo, Julienne est plus en retenue et c'est ce qui la rend plus dangereuse.

J'ai été ravie de voir Halle Berry dans le film aussi, même si elle a un rôle très secondaire mais c'est sympa de la voir comme ça.

Channing Tatum est charmant mais ne fait pas le poids face à ces collègues britanniques :) Et j'avoue que j'ai à peine reconnu Jeff Bridges dans le rôle du leader des Statesman.

Matthew Vaughn s'amuse beaucoup à retrouver cet univers et les personnages. Il démarre son film avec une scène d'action à la James Bond, course-poursuite dans les rues de Londres et d'emblée on est en terrain connu :) C'est dommage qu'il use et abuse ensuite des effets "Kingsman", des combats hyper stylisés qui passaient bien dans le premier et là font parfois un peu forcés. Et il n'y a pas de scènes emblématiques comme dans le premier. Il y avait les scènes du bar et celle de l’église, ici il nous ressert une scène de bar comme un clin d'oeil (amusant je dois dire) et je n'ai pas souvenir d'une grosse scène qui m'aurait marquée ensuite. Enfin il y a en a bien sûr mais pas autant que celle de l'église. Mais bon malgré mes restrictions, on voit que Vaughn maitrise très bien son sujet et je suis ravie qu'il n'ait pas délégué cette suite à quelque qu'un d'autre comme il l'avait fait pour Kick-Ass.

En conclusion, Kingsman 2 est un très bon divertissement qui détend très bien, peut-être pas aussi bien que le premier qui avait le mérite d'être une très bonne parodie des James Bond mais qu'on a plaisir à regarder et surtout à retrouver l'univers et les personnages comme Eggsy, Harry ou encore Merlin. Et c'est sympa de voir le versant américain de l'organisation secrète. Alors si vous voulez savoir ce qu'est ce fameux Cercle d'or et surtout comment Harry Hart va revenir à la vie, toujours aussi classe, regardez-le. Et même si j'ai émis des réserves, je serais bien partante pour un 3e opus...

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
38/52

27 décembre 2017

Rock'n roll de Guillaume Canet

Résumé :
Guillaume Canet, la quarantaine, se sent has-been lorsque lors d'un tournage, une jeune actrice lui dit qu'il n'est plus rock'n roll. L'acteur va tout mettre en oeuvre pour ne plus avoir cette image de ringard, quitte à mettre en péril sa relation avec sa compagne, Marion Cotillard...






Mon avis :
J'aime beaucoup Guillaume Canet réalisateur depuis son tout premier long métrage (Mon idole) et, bien avant la sortie de ce Rock'n roll, grâce à la promo débridée qu'il a faite avec sa compagne, à coup de photos sympas sur Instagram, j'avais très envie de le voir. Et la bande-annonce annonçait un film très amusant. Je n'ai pas pu le voir à sa sortie mais dès qu'il est sorti en dvd, on l'a regardé un samedi soir avec mon mari. Au final, voilà un film plutôt bancal, qui est très bien dans sa première moitié mais qui part en vrille et le n'importe quoi dans la seconde.

J'adore ces films d'acteurs qui parlent de la profession, de leurs travers, leurs fêlures, leurs attentes, et où les acteurs jouent leurs propres rôles, comme Ma femme est une actrice d'Yvan Attal ou Le bal des actrice de Maïwenn. Il y a aussi la série 10 pour cent. Rock'n roll s'inscrit dans cette lignée-là.

Le film est très réussi pendant une bonne première moitié. Même si Guillaume Canet force le trait, il traduit bien ce sentiment d'insécurité qu'ont les acteurs et les actrices devant le vieillissement et le risque de devenir has-been. Il y a des scènes très drôles, très caustiques, même, et c'est savoureux de voir la lente descente aux enfers d'un acteur nommé Guilaume Canet, alors que finalement celui-ci a tout pour être heureux, un métier qu'il aime faire, même si ce n'est pas toujours facile et une femme qui l'aime et qu'il aime. Et c'est amusant de voir que, finalement, ces acteurs qui donnent une image glamour d'eux-mêmes ne sont pas très différents de nous. Eux aussi se laissent aller dans la routine, eux aussi vivent parfois de façon plan-plan et se transforment petit à petit en Bidochon (référence de vieux ;))

Là où le bâts blesse, c'est dans sa 2e partie, quand Guillaume le personnage décide de changer drastiquement de vie et d'employer tous les moyens à sa portée pour "redevenir jeune". On sombre alors dans un film burlesque et ridicule, voire pathétique. C'est vraiment dommage car jusqu'à présent, le film était plutôt bien fichu. Et si on rit devant certaines scènes et qu'on est émus par la fin, c'est quand même assez affligeant. Je ne sais pas ce qui a pris à l'acteur de prendre ce chemin-là...

Guillaume acteur est très bien, très naturel. Normal quand on joue son propre rôle :) et n'hésite pas à se mettre dans des situations ridicules et de mettre à mal son image. Bon c'est vrai que Guillaume n'est plus un jeune premier mais j'adore l'acteur et je suis ravie de le voir. Après, sa crise de la quarantaine n'est pas très originale, on a vu celle du personnage d'Alain Chabat dans Les gamins et sans aller jusqu'à l'outrance comme ici, c'était pas mal dans le genre.

Un personnage que j'ai adoré, c'est celui de Marion Cotillard. J'aime beaucoup l'actrice mais on a une image d'elle un peu froide, distante, glamour et là elle est naturelle, très amusante et j'adore la façon dont elle prépare ses rôles.

Il y a pas mal d'acteurs qui passent faire coucou, à commencer par Yvan Attal ou son frère, producteur. Et puis il y a ce cher Johnny Halliday qui fait une scène assez mémorable et amusante.

La réalisation est sympa. Je n'ai pas grand chose à dire dessus, je ne suis pas assez calée pour décortiquer une mise en scène alors que le film porte surtout sur ses personnages.

En conclusion, voilà un film sympa à regarder, sur la crise de la quarantaine d'un acteur nommé Guillaume Canet et qui décide de tout mettre en oeuvre pour redevenir le jeune premier séducteur qu'il pense avoir été (qu'il n'a jamais été cependant ! :D) et qui oublie qu'il a tout, un beau métier, une magnifique femme, une famille adorable. Il est dommage que le film verse dans le ridicule en 2e partie parce que je l'aurais vraiment apprécié sinon mais j'aime la tendresse qui s'en dégage par moment. En tout cas, si vous voulez voir Guillaume Canet dans tous ses états, Marion Cotillard parler canadien pour les besoins d'un rôle ou Johnny Halliday allumer le feu, regardez-le !

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
34/52

26 septembre 2017

Vaiana; la légende du bout du monde de John Musker et Ron Clements

Titre original : Moana
avec les voix originales de Auli'i Cravalho, Dwayne Johnson, Alan Tudyk, Jemain Clement

Résumé :
La jeune Vaiana part à l'aventure sur les mers en compagnie du demi-dieu Maui afin de rendre son coeur, que Maui avait volé il y a 1000 ans, à la déesse Te Fiti, avant que le démon Te Ka ne plonge le monde dans le chaos et les ténèbres...


Mon avis :
Ce n'était pas un dessin animé qui m'attirait particulièrement, même si, vous le savez, j'adore en regarder de temps en temps. Mais il faisait partie des Challenges Seriebox et en juillet, j'avais envie un jour de me détendre avec un joli film d'animation et j'ai donc jeté mon dévolu sur ce Moana (Vaiana en français) donc j'avais entendu parler en bien. Et j'ai bien fait car j'ai passé un très joli moment en compagnie de cette héroïne intrépide qui connaît bien des aventures.

Il y a 1000 ans, le demi-dieu Maui a convoité le coeur de la déesse Te Fiti et l'a volé. Or le coeur permettait à la déesse de créer la vie et ce vol a permis au démon Te Ka de répandre le chaos. Insouciant, Maui a fini par perdre le coeur au fond de l'océan ainsi que son hameçon magique. 1000 ans après, la petite Vaiana du peuple Motonui rêve de partir par-delà la barrière de corail et de vivre des aventures. Mais le peuple Motonui est devenu sédentaire depuis la perte du coeur de Te Fiti et ses parents veulent qu'elle prenne la succession de son père en tant que chef. Devenue adolescente, Vaiana est choisie par l'océan pour ramener le coeur à la déesse avant que Te Ka ne fasse sombrer le monde dans les ténèbres et alors que l'île des Motonui commence à dépérir. La jeune fille, adoubée par sa grand-mère qui lui a révélé le passé de son peuple et le destin qui l'attend, s'embarque pour de grandes aventures en compagnie d'un coq complètement idiot et de Maui qu'elle rencontre lors de ses pérégrinations et qui n'est pas chaud chaud pour retourner le coeur à la déesse et sortir de son petit confort.

Ce Vaiana ou Moana en VO réunit vraiment tous les ingrédients sympathiques d'un bon Disney. Une héroïne sympathique, de l'aventure, de l'humour, des sidekicks amusants (en l'occurrence HeiHei le poulet et Maui), de l'émotion et des bons sentiments. Et le gros plus de ce film c'est qu'il se passe en Polynésie, une région du monde qu'on connaît peu, qui fait rêver et ce film nous permet d'en entrevoir la culture et les coutumes. Et cela m'a énormément plu et donné envie d'en savoir plus. Et franchement ça change des princesses bien blanches et européennes des contes de fées traditionnels, même si Disney s'essaie, il faut le reconnaître, à la diversité depuis quelques années.

Et un gros gros plus de plus :D l'héroïne n'est pas à la recherche du prince charmant, ni de l'amour avec un grand A et il n'y a aucune romance dans ce film. Qu'est-ce que c'est rafraichissant ! La relation entre Vaiana et Maui est tout ce qu'il y a d'amicale et à aucun moment on n'a envie qu'ils passent à autre chose.

Car la quête de la jeune fille est surtout une fable écologique et un peu féministe puisque Vaiana se débrouille très bien toute seule, que Maui ne sert pas à grand chose, à parti chouiner et nous faire rire et vraiment, rien qu'à cause (ou grâce à) de ça, c'est super à regarder.

Et puis visuellement c'est magnifique. Franchement, les dessins sont de toute beauté, la mer, les paysages font pratiquement naturels. Sur grand écran, on en prend plein les mirettes.

J'ai un peu gueulé quand j'ai su que les français avaient ENCORE changé le nom du personne principal (comme dans Dragons). Je me suis dit que Vaiana faisait Vahiné et parlerait plus aux Français mais en fait ce n'est pas ça du tout. Moana est une marque déposée en Europe par une firme de cosmétique il me semble donc certains pays ont dû s'adapter. La France a choisi Vaiana qui est un terme tahitien qui signifie "eau de roche" alors que Moana veut dire Océan, mer profonde. En tout cas, Moana/Vaiana est une jeune fille franchement attachante et intrépide et on l'aime d'emblée.

Maui m'a bien fait rire avec son côté immature et je m'en foutiste. Il est doublé par Dwayne Johnson, le gros dur américain et il s'en tire très bien.

Le poulet crétin HeiHei qui n'a rien à dire à part quelques piaillements est doublé par Alan Tudyk mais le peu qu'il dit ou piaille est hilarant.

Le film est réalisé par John Musker et Ron Clements qu'on ne présente plus puisqu'il sont à l'origine, entre autres, de Basil détective privé, la petite sirène et surtout Aladin, qui est sans doute mon Disney préféré (avec Le roi lion). Comme tout bon Disney qui se respecte il y a bien sûr des chansons, mais les chansons dans les films j'adore ça et en plus ça s'intègre bien dans l'histoire puisqu'elles ont une tonalité polynésienne. Ah et je parlais de la Petit Sirène et il y a des réminiscence au film de 1989 mais chut je n'en dis pas plus ;)

En conclusion, Vaiana est vraiment un chouette Disney qui ravira aussi bien les petits que les grands et qui parle à tous grâce à son message écologique et qui montre aux petites filles qu'on peut très bien vivre sans prince charmant :p et surtout il permet de découvrir un pan de la culture et civilisation du Pacifique et c'est très intéressant. Alors si vous vous voulez découvrir ce film aux images magnifiques et aux cadres enchanteurs, vivre maintes aventures en compagnie de Vaiana, surtout n'hésitez pas !

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Mini Challenge Animation 2017 de Seriebox
3/8
39/50

 du Mini Challenge Aventure de Seriebox
2/4
41/50

et du Film de la semaine 2017 de Benji
25/52