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C'est lundi ! Que lisez-vous ? (265)

Posté par Frankie le 24 avril 2017 à 08:28 - Catégorie : ,

Hello tout le monde ! C'est à nouveau lundi et je vous retrouve pour faire le point sur nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, je n'ai lu que The Handmaid's Tale (La servante écarlate) de Margaret Atwood et je suis loin d'avoir fini puisque j'en suis juste à la moitié. Le roman me plaît beaucoup mais en ce moment j'ai du mal à lire beaucoup et longtemps. Mon rendement du mois d'avril va être catastrophique. Déjà que ce n'était pas brillant ces derniers mois...

- Aujourd'hui, je suis donc toujours dans La servante écarlate. Cette dystopie écrite en 1984 prend une drôle de résonance quand on la lit maintenant, à l'heure où beaucoup de pays, dont les États-Unis, remettent en cause de nombreux droits, dont ceux des femmes, au nom d'idéologies religieuses... 

- Cette semaine, je finis d'abord La servante écarlate et je finirai le mois avec Ça déménage, le tome 6 d'Aurélie Laflamme d'India Desjardins que j'avais prévu déjà de lire avant.

Et il n'y aura pas de C'est lundi la semaine prochaine, car je pars quelques jours pour le 1er mai donc on se retrouve dans deux semaines et je ne sais pas encore quelles seront mes lectures début mai.

À dans deux semaines !

1

Moonlight de Barry Jenkins

Posté par Frankie le 23 avril 2017 à 11:51 - Catégorie : , ,
avec Alex R. Hibbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes, Mahershala Ali

Résumé :
À travers trois étapes clés de sa vie, le parcours de Chiron, jeune homme noir et homosexuel, ayant grandi dans un quartier difficile de Miami marqué par le trafic de drogue.





Mon avis :
En début d'année, j'ai fait la liste des films nommés aux Oscars (pour le film lui-même ou leurs acteurs) et que j'avais envie de voir et Moonlight en faisait partie. Moonlight qui a gagné l'Oscar du meilleur film après un mic-mac avec La La Land et que j'ai pu regarder début mars. Si j'ai trouvé le film très bien et très beau, je n'ai pourtant pas été aussi passionnée par la vie de Chiron que je le pensais.

Dans Liberty City, un quartier difficile de Miami, Chiron, dit Little, un jeune garçon introverti est victime de harcèlement et est recueilli par Juan un trafiquant de drogue local qui, avec sa compagne, va devenir une famille de substitution alors que sa propre mère est une droguée qui ne s'occupe pas vraiment de lui. Quelques années plus tard, Chiron a 16 ans, Juan est mort et il passe beaucoup de temps avec Teresa, la compagne de son mentor, qui est plus présente que sa mère pour lui. Harcelé à l'école à cause de son homosexualité, sa vie va prendre un tournant tragique quand Kevin, son ami depuis l'enfance, va le trahir. Devenu adulte, Chiron est sorti de prison et est devenu trafiquant à Atlanta. Un soir, il reçoit un appel de Kevin...

Je comprends que ce film ait su séduire les Oscars et les spectateurs. L'histoire est émouvante, les personnages sont attachants et le parti-pris de parler de Chiron à travers les trois âges charnières de sa vie, son enfance, son adolescence, puis son âge adulte, est plutôt original. Tous les ingrédients sont donc réunis pour en faire "un film à Oscars".  Mais, en ce qui me concerne, l'originalité de ces trois étapes-clés est aussi ce qui fait la faiblesse du film. Ne vous méprenez pas, c'est très bien raconté mais j'ai trouvé que ne s'arrêter que sur 3 moments de la vie de Chiron engendrait de la frustration.

Car finalement, sa vie n'est qu'évoquée et on n'a l'impression de ne faire qu'effleurer la vie de ce beau personnage. La relation pratiquement filiale avec Juan dans son enfance est intéressante et belle mais reste racontée trop superficiellement. De même que Chrion à l'âge adulte, on retrouve un homme fait, dealer, ayant passé du temps en prison, dont l'homosexualité est latente mais pas affirmée et on a l'impression d'avoir manqué quelque chose. De grands pans de la vie du jeune homme, ceux qui ont eu lieu entre le moment de son adolescence et le moment où on le retrouve adulte. Il n'y a que la partie adolescence que j'ai trouvée plus aboutie, notamment son éveil à la sexualité et les conséquences que son homosexualité, et en général le caractère réservé du jeune homme, ont sur certains événements...

Tous les acteurs sont très justes et très bons, à commencer par les 3 acteurs choisis pour interpréter Chiron à ses trois âges différents. Tous les trois l'interprètent de façon touchante et attachante et avec beaucoup de conviction.

J'adore Mahershala Ali depuis Les 4400 et qui est surtout connu pour son rôle de Remi Denton dans House of Cards. C'est un acteur que je trouve très charismatique, qui est toujours en retenue et juste. Il a eu l'Oscar du meilleur second rôle masculin et j'en suis très contente mais en revanche, son rôle de Juan est assez court et cela m'a frustrée de ne pas le voir davantage dans ce film.

Je ne connais pas les autres acteurs mais comme je l'ai dit ils sont très bons.

Je ne connaissais pas le réalisateur Barry Jenkins dont Moonlight est le troisième film. Il a pris le parti de filmer son histoire tout en délicatesse, sans esbroufe, comme s'il marchait sur la pointe des pieds pour parler de la vie de Chiron. Il y a bien sûr des moments forts ou durs, de la violence et aussi de jolis moments mais l'atmosphère qui s'en dégage c'est cette impression que le réalisateur reste un peu en marge et c'est un peu dommage.

En conclusion, voilà un très beau film sur un personnage touchant et les trois phases importantes de sa vie, l'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte. Mais en filmant avec délicatesse et en ne faisant qu'effleurer certains sujets, on en ressort avec une certaine frustration et une envie d'en savoir davantage sur Chiron et de rester un peu plus longtemps avec lui. On a l'impression à la fin du film de n'être qu'au début de son histoire, en fait. Mais si vous voulez, à votre tour, découvrir les trois acteurs qui jouent le personnage, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
10/52

4

Elantris + The Hope of Elantris de Brandon Sanderson

Posté par Frankie le 19 avril 2017 à 20:03 - Catégorie : , , , , ,
Résumé :
Il y a 10 ans, un terrible fléau a anéanti la fabuleuse ville d'Elantris et ses habitants considérés comme des dieux. Depuis, ces derniers sont des morts-vivants errants dans les ruines de la ville qui domine la nouvelle capitale, Kae et ceux qui sont soudainement atteints par la maladie, le Shaod, y sont exilés sans ménagement. Sarene, princesse d'un royaume voisin, arrive à Kae pour épouser Raoden, le prince héritier. On lui annonce la mort soudaine de ce dernier et son mariage avec lui ipso-facto. Elle ignore qu'il vient de succomber au Shaod et d'être emmené à Elantris...

Mon avis :
Alors que j'adore Brandon Sanderson, je n'avais jamais pris le temps de lire Elantris, son premier roman, publié en 2005. Après avoir fini de lire les Fils-des-Brumes il y a peu, et en attendant le prochain tome, j'ai décidé de me mettre à jour dans les autres romans du Cosmere, cet univers qui englobe les mondes de Fils-des-Brumes, Warbreaker, Les archives de Roshar (et d'autres) et donc Elantris. C'est donc tout naturellement vers ce tout premier que je me suis tourné. Et j'ai adoré ! :)

Autrefois, Elantris était une ville qui rayonnait sur le royaume d'Arelon et dont les habitants, dotés de pouvoirs, étaient considérés comme des dieux. Mais voilà 10 ans, une maladie, appelé le Shaod, a détruit les Elantriens, laissant la ville en ruines et ceux atteints par le fléau comme des morts-vivants. Depuis, c'est la classe marchande qui a pris le pouvoir avec Kae pour capitale qui vit à l'ombre d'Elantris, pouvoir instable et menacé par l'empire Fjorden qui veut l'envahir pour y établir sa religion, Shu-Dereth. C'est dans ce contexte qu'arrive la jeune princesse Sarene, dont le royaume, Teod, est aussi dans le viseur des Derethi. Elle doit épouser le jeune prince Raoden afin d'établir une alliance entre leurs deux pays et les renforcer. Mais alors qu'elle arrive à Kae, elle apprend que Raoden est mort mais que le contrat qui les liait les as mariés automatiquement et elle est donc devenue sa veuve sans possibilité de refaire sa vie. Ce qu'elle ne sait pas c'est que Raoden a été atteint par le Shaod et exilé à Elantris comme tous ceux qui y succombent. Dans le même temps, le Gyorn Hrathen, prêtre Derathi, arrive à Kae afin de convertir le royaume à la religion Shu-Dereth...

Pfiou, c'est difficile de faire un résumé qui donne une vue d'ensemble de l'histoire, qui est foisonnante, mais qui n'en dise pas trop non plus :)

En tout cas, quand on lit Elantris après les Mistborn et Warbreaker, on se dit que dès son premier roman, Brandon Sanderson avait déjà défini les grandes trames de ses futurs romans. Car on retrouve dans ce premier roman, très maitrisé, les ingrédients qui ont fait le succès des ses futurs parutions. Une magie originale, de la politique, la religion très présente, de la romance et des personnages super attachants et ce dans des mondes (planètes) différents. Si on voulait pinailler, on pourrait se dire que par la suite, finalement, l'auteur ne s'est pas trop foulé, reprenant la même recette au fil de ses sagas. Mais c'est justement là où réside le talent de l'auteur, chaque saga, si elle reprend le même schéma, est passionnante à lire. Et Elantris ne fait pas exception.

Donc à l'instar de ses autres sagas, et comme beaucoup de romans Fantasy, Elantris est une histoire très politico-religieuse. Dis comme cela, ça pourrait paraître rébarbatif et pourtant ça ne l'est jamais. car l'auteur y allie toujours une bonne dose d'aventures, de complots et de rebondissements. Une politique basée sur la noblesse marchande et les revenus que peuvent rapporter ces nouveaux aristocrates, une noblesse gangrenée de l'intérieur et qui est finalement à la merci du premier faux pas.   Je suis plus réservée sur la partie religieuse, notamment tout ce qui touche à la religion Shu-Dereth, que j'ai trouvée un peu longuette quand les chapitres portaient sur son émissaire (j'y reviendrai plus bas). Et puis ces histoires de religions, c'est une peu compliqué il faut l'avouer. Heureusement, il y a un site super bien fait, Coppermind, qui explique tout en détail, ça aide bien. Et comme pour beaucoup d'éléments du roman, la religion Shu-Dereth fait penser à celle qui existait avant que Vin, Kelsier et les autres ne s'en mêlent dans Fils-des-Brumes avec un Empire et un Empereur...

Mais ce qui est passionnant dans ce livre, c'est tout ce qui a trait à Elantris, cette ville qui fut fabuleuse et dont les habitants étaient tout-puissants et dont la chute fut aussi brutale que surprenante. Les Elantrians m'ont fait penser par bien des côtés aux Dieux-Revenants d'Hallendren dans Warbreaker. Quand on sait que ces deux mondes font partie du Cosmere, ce n'est finalement pas très étonnant.

Et bien sûr, il y a la magie. Les Aons. Encore une magie qui m'a éblouie, peut-être moins ébouriffante que la magie des métaux et l'hémalurgie des Mistborn ou encore celle du souffle et des couleurs de Warbreaker mais j'ai adoré l'idée de ces signes qu'on dessine dans l'air et qui une action suivant leur signification. J'adore une fois de plus l'imagination de Brandon Sanderson à ce niveau-là.

Et les personnages n'ont rien à envie à leurs pareils de Hallendren ou Elendel. Sarene pourrait être la grande soeur, ou un mélange, de Siri l'héroïne de Warbreaker et Steris des derniers Mistborn. Comme elles deux, elle est issue de l'aristocratie, comme elles deux, ce n'est pas une poupée fragile mais une jeune femme avec du caractère, de l'entrain, de l'humour, et surtout du coeur. Je l'ai adorée !

Quand à Raoden, c'est aussi un personnage hyper attachant, dont le destin va basculer et faire de lui un héros de contes finalement. J'ai adoré son parcours tout au long du roman, ce qu'il lui arrive, ce qu'il fait, les alliés qu'il se fait et comme je suis fleur bleue, je n'ai eu qu'une envie c'est qu'il arrive à dépasser la malédiction dont il était victime pour vivre enfin en paix avec la jolie Sarene :)

Le troisième personnage emblématique, c'est Hrathen, le fameux gyorn Derethi, sorte de haut dignitaire de sa religion. De prime abord, c'est l'antagoniste, celui qu'il faut détester mais on s'aperçoit vite que tout n'est pas blanc et noir et que ce personnage est peut-être moins prévisible qu'on ne le pensait et que le véritable méchant n'est pas celui qu'on croyait.

Autour d'eux gravitent des personnages que j'ai énormément aimés comme Galladon, Karata et Taan, compagnons de route de Raoden dans Elantris, ou encore l'oncle de Sarene, Kiin. Mais il y a de nombreux autres personnages sympathiques ou non dans ce romans. Et j'ai aussi beaucoup aimé Ashe, un Seon, une sorte de globe magique qui vole et doué d'une conscience, qui sont des serviteurs mais celui-ci est davantage un fidèle compagnon à Sarene qu'un valet.

Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire. Son roman est divisé en trois parties et ces parties sont divisées en chapitres racontés alternativement par Raodon, Sarene et Hrathen. Trois points de vue ayant le même nombre de chapitres tout au long du roman. Je dois avouer que j'ai nettement préféré les chapitres de Raoden et Sarene et que je me suis parfois languie, voire ai trouvé le temps un peu long, comme je l'ai dit plus haut, pour les chapitres avec Hrathen en PoV, même si c'était intéressant.

En conclusion, je pourrais vous en écrire des pages et des pages sur ce roman, tellement le monde qu'il décrit est foisonnant et passionnant à découvrir. Ce fut le premier roman (publié) de Brandon Sanderson, mais il était déjà très maitrisé et on y trouvait déjà tout ce qui rend l'univers du Cosmere si riche. J'ai adoré l'histoire, malgré quelques longueurs, les personnages, la magie et je ne peux que vous recommander de le lire si vous avez aimé les Mistborn et Warbreaker et si vous voulez découvrir Elantris et savoir quel sera le destin de Raoden au sein de la cité maudite et s'il sera réuni un jour avec Sarene ou si Hrathen parviendra à ses fins et à convertir le royaume à sa religion. Et cerise sur le gâteau, alors que ce roman était un one-shot, il est question que l'auteur écrive une suite qui sortirait dans quelques années (quand il aura avancé dans toutes ses sagas en cours).

Note :



Mon avis :
Après Elantris, j'avais du mal à quitter cet univers et j'ai donc lu cette courte nouvelle de 25 pages environ.

L'histoire prend place à la fois après Elantris et pendant les événements de la fin d'Elantris.

C'est une nouvelle sympathique à lire car elle permet d'avoir des nouvelles des personnages principaux après la fin du roman et l'histoire dans l'histoire s'attarde, elle, sur une jeune fille d'Elantris et ses actes héroïques aux moments d'heures sombres. Je ne veux pas en dire plus car je ne peux pas spoiler. Et c'est vraiment une nouvelle à lire après le roman. Ça se lit très vite, c'est intéressant à lire, même si n'apporte pas grand chose mais tout écrit de Sanderson est bon à prendre :)

Note :



Le roman et la novella font partie
du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
17,5

et le roman fait partie du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Fantasy : 5/6
Total : 9/12
3 points pour le roman + 1 point bonus car le roman fait 638 pages en VO

12

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (264)

Posté par Frankie le 17 avril 2017 à 07:45 - Catégorie : ,

Hello tout le monde ! En ce beau lundi de Pâques, férié pour pas mal de monde, sauf pour moi vu que je suis en Tunisie, je vous retrouve pour faire le point sur nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, je n'ai lu que Fire Touched (L'étreinte des flammes), le tome 9 de Mercy Thompson de Patricia Briggs. Et je lis vraiment comme un escargot car je ne l'ai toujours pas fini.

- Aujourd'hui, je finis Fire Touched. Il me reste une quarantaine de pages. Il est très sympa à lire, j'aime toujours autant l'univers de Mercy Thompson.

- Cette semaine, je vais lire The Handmaid's Tale (La servante écarlate) de Margaret Atwood. Je compte voir la série qui va débuter le 26 avril et Arcaalea m'a donné envie de lire le livre avant :) Du coup, je ne prévois rien d'autre de la semaine car je pense que, ne lisant pas vite, je ne l'aurai pas fini d'ici lundi prochain. Du coup, le Aurélie Laflamme que j'avais prévu de lire après Mercy Thompson sera pour plus tard.

Bonne semaine !

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Divines de Houda Benyamina

Posté par Frankie le 15 avril 2017 à 12:56 - Catégorie : , ,
avec Oulaya Amamra, Deborah Lukumuena, Kevin Mischel, Jisca Kalvanda

Résumé :
Le parcours de deux jeunes filles, Dounia et Maimouna, dans une banlieue parisienne, entre trafic de drogue et religion. Deux personnages vont bouleverser la vie de Dounia, Rebecca la dealeuse et Djigui, le danseur troublant...



Mon avis :
Voilà un film que je comptais voir avant les César en février dernier mais je n'ai pas eu le temps. C'est donc le lendemain de la cérémonie que j'ai pu le découvrir. Divines est un film percutant, pas forcément original dans le fond mais porté par un duo d'actrices extraordinaires.

Dans une banlieue parisienne où se mêlent les trafics et la religion, Dounia et Maimouna rêvent d'une meilleure vie. Dounia, surtout, qui veut marcher sur les traces de Rebecca, une dealeuse qui fait la loi dans le quartier. Mais sa rencontre avec Djigui, un jeune qui danse dans une troupe, la trouble et lui donne envie d'autre chose...

Des films sur la banlieue, il y en a eu pléthore depuis une vingtaine d'années, traitant de tous les sujets, du percutant La haine au très réjouissant L'Esquive et bien d'autres. Ce n'est donc pas du côté de l'originalité que se situe la réussite de Divines. L'histoire de ces deux jeunes filles est certes intéressante, prenante, émouvante et surtout très cruelle et choquante sur la fin qui nous laisse anéantis, comme si l'histoire était réelle, mais c'est la justesse, la volonté et l'enthousiasme qui se dégage du tout, qui en fait un très bon film.

Car sans ses deux actrices, Divines ne serait pas aussi bien. Oulaya Amamra et Deborah Lukumuena ont vraiment mérité leurs César, celui de la meilleure révélation féminine pour la première et du meilleur second rôle féminin pour la seconde. Elles sont excellentes, l'une et l'autre différente mais tellement complémentaires et justes. J'ai beaucoup aimé le personnage de Maimouna, tellement positif, optimiste, apportant de l'humour à un film qui n'est pas très marrant. Dounia, elle, est un personnage plus complexe, plus renfermé, mais très touchant.

Les autres personnages ne sont pas en reste et sont très naturels et convaincants.

Le film de Houda Benyamina a obtenu la caméra d'or au festival de Cannes et on se rappelle de son discours atypique et enflammé lors de la remise des prix. Son film est à cette image, percutant, sans concession, dur et pourtant touché par la grâce, grâce à la musique et la danse. J'ai particulièrement aimé ces scènes de danses, troublantes, belles à tomber et surtout quand Dounia observe Djigui le danseur, cachée en haut de l'endroit où il répète. Le film a obtenu de nombreux prix (donc le César du meilleur premier film) et c'est bien mérité.

En conclusion, Divines est un film rugueux et dur, pas forcément original, sur la vie de deux jeunes filles en banlieue, mais bouleversant et avec des moments de toute beauté et même d'humour et surtout porté par deux jeune actrices franchement formidables. Alors si vous aussi vous voulez découvrir les divines Dounia et Maimouna, regardez le film !

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
9/52

12

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (263)

Posté par Frankie le 10 avril 2017 à 07:28 - Catégorie : ,

Bonjour à tous ! Voilà plus d'un mois que je n'avais pas fait de C'est lundi, un mois durant lequel j'étais en France, comme je vous l'avais dit la dernière fois, mois où j'ai lu lentement et durant lequel mon blog a tourné au ralenti, par manque de temps et d'envie. Mais bon il est plus que temps que je m'y remette vu le nombre de chroniques que j'ai en retard ! Bref, nous sommes lundi et je vous retrouve donc pour ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces 5 dernières semaines, j'ai terminé Elantris de Brandon Sanderson qui a été un coup de coeur. On y retrouve les mêmes ingrédients que dans ses autres sagas et c'est ce qui en fait son charme. J'ai lu ensuite une novella, The Hope of Elantris, qui est une petite suite et qui était bien sympa à lire et ensuite, j'ai lu An Echo in the Bone, le tome 7 d'Outlander de Diana Gabaldon que j'ai trouvé un peu longuet dans sa première moitié (il faisait plus de 1000 pages en VO) mais toujours très bien à lire. J'ai lu ensuite A Leaf on the Wind of All Hallows, une nouvelle sur les parents de Roger McKenzie d'Outlander. Et pour finir, j'ai lu La chambre des morts de Franck Thilliez qui était glaçant mais très bien et que j'ai fini hier soir.

- Aujourd'hui, je commence Fire Touched (L'étreinte des flammes), le tome 9 de Mercy Thompson de Patricia Briggs.

- Cette semaine, je vais donc lire le Mercy Thompson. Après, je ne sais pas du tout, cela dépendra de mon envie à ce moment-là. Peut-être le tome 6 d'Aurélie Laflamme, Ça déménage, d'India Desjardins.

Bonne semaine à tous !

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Hollow City, Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 de Ransom Riggs

Posté par Frankie le 7 avril 2017 à 08:06 - Catégorie : , , , , , ,
Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Jacob et les enfants particuliers ont réussi à échapper aux monstres qui les poursuivaient. Mais le temps presse car leur Ombrune, Miss Peregrine, est restée oiseau après son enlèvement et il faut absolument qu'elle retrouve sa forme humaine rapidement sous peine de rester telle quelle. Les enfants s'élancent alors sur les routes en direction de Londres, alors que la guerre fait rage...

Mon avis :
Après avoir lu le tome 1 en janvier, et qui avait été un quasi coup de coeur, je n'ai pas attendu longtemps pour me replonger dans les aventures des Enfants particuliers. Ce tome 2 est dans la même veine que le précédent, haletant à lire même je l'ai un tout petit peu moins apprécié que le tome 1.

Jacob et les 10 enfants particuliers ont réussi à sauver Miss Peregrine des griffes des Estres qui l'avaient enlevée. Mais l'Ombrune ne réussit pas à retrouver sa forme humaine. Les enfants doivent vite quitter leur boucle temporelle devenue inutilisable et trouver une autre Ombrune capable de soigner Miss Peregrine dans les trois jours, sinon la directrice restera à jamais un oiseau. Dans une embarcation malmenée par les vagues et pourchassés par leurs ennemis, les enfants quittent Cairnholm en direction du continent, à la recherche de l'oiseau rare (c'est le cas de le dire), une Ombrune n'ayant pas été encore enlevée... Leur périple, dangereux et parsemé d'embûches mais aussi de rencontres extraordinaires, va les mener jusqu'à Londres bombardée par les Allemands...

Hollow city reprend exactement là où s'était arrêté le premier tome, à savoir les 10 enfants particuliers et Jacob (ou dont Jacob, je ne sais plus trop) embarquant dans des canots pour rejoindre le continent. Ensuite, l'intrigue est assez simple, ce sont des courses-poursuites après courses poursuites jusqu'à pratiquement la fin. Bon, je dois avouer que j'avais un tantinet préféré le tome 1, peut-être parce que c'était de la découverte, qu'il y avait cette alternance entre le présent et la boucle temporelle, et le roman me paraissait moins linéaire. Alors dit comme cela ce n'est pas très engageant, mais ne vous inquiétez pas, c'est quand très intéressant à lire et surtout sans temps mort car les enfants font de nombreuses rencontres, notamment cette ménagerie dans une boucle ou encore des tziganes pas vraiment sympathiques de prime abord mais qui se révèlent de véritables alliés, et bien d'autres Particuliers. La dernière partie du tome est très bien, avec notamment un endroit extraordinaire, un genre de ministère des Particuliers ou des Archives, et des rebondissements que je n'avais pas vu venir et qui annoncent un très bon tome 3.

En revanche, je suis un peu perdue sur les boucles temporelles. Tout le concept me paraissait hyper simple dans le tome 1 mais là ça se complique, et ou je n'ai pas compris, ou alors il y a des paradoxes que l'auteur n'a pas pris en compte. Par exemple, tant que les enfants restent à l'époque de leur boucle temporelle, comme en 1940 dans ce tome, tout va bien, ils ne resteront pas éternellement jeunes comme lorsqu'ils restaient dans leur boucle, mais vieilliront au rythme normal. Mais alors que se passe-t-il lorsqu'ils retrouvent dans une autre boucle et surtout lorsqu'ils se retrouvent dans notre présent ? Car on sait que le temps normalement les rattrape et qu'ils vieillissent en accéléré mais ça n'a pas l'air d'être le cas à la fin du tome 2 qui se passe pourtant dans le présent de Jacob... Donc du coup, je suis un peu perplexe...

Les personnages sont sympathiques et attachants, à commencer par Jacob que j'aime beaucoup, qui est courageux ou encore Emma. En revanche, je ne me rappelais pas qu'Enoch était aussi désagréable, envieux et jaloux. Le film l'avait montré comme cela mais dans le tome 1 ce n'était pas ce qu'on retenait vraiment de lui mais là c'est flagrant. Et parmi les nouveaux personnages, j'ai bien aimé le chien Addison, le chef des Tziganes (dont j'ai oublié le nom) et Miss Wren, une Ombrune.

Le style de l'auteur est toujours agréable à lire, l'atmosphère est toujours baroque et Burtonienne, et le roman toujours parsemé de photos d'époque qui donne une tonalité particulière à l'histoire.

En conclusion, ce tome 2 est une très bonne suite à l'histoire de ces enfants particuliers et leur directrice Miss Peregrine, même si le tome 1 m'avait plus emballée. Mais cela reste entraînant avec des rencontres savoureuses, des dangers, des rebondissements et un rythme qui ne faiblit pas. Et la fin donne envie de se jeter sur la suite. Alors si vous voulez savoir si Jacob et les enfants particuliers arriveront à atteindre Londres, à échapper à leurs poursuivants et à sauver Miss Peregrine, lisez-le ! Quant à moi, j'espère lire le tome 3 très bientôt.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
16
et du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
5/10

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Le monde de Dory d'Andrew Stanton et Angus MacLane

Posté par Frankie le 1 avril 2017 à 11:54 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : Finding Dory
avec Ellen de Generes, Albert Brooks, Idris Elba, Ed O'Neill, Eugene Levy, Willem Dafoe, Diane Keaton, Ty Burrell

Résumé :
Dory, la poissonne à la mémoire courte et amie de Nemo et son père Marlin, décide de retrouver ses parents dont elle fut séparée quand elle était petite et qu'elle avait oubliés. Elle se lance alors dans une grande aventure avec ses amis qui va les mener dans un parc océanographique en Californie.

Mon avis :
J'ai déjà eu l'occasion de vous le dire mais j'adore regarder des dessins animés de temps en temps et retrouver mon âme d'enfant. En février, alors que j'étais seule un dimanche après-midi et que le moral était plutôt en berne dû à l'actualité peu réjouissante, je me suis dit que ce film me redonnerait la pêche et il a tout à fait rempli son objectif car j'ai passé un très bon moment avec l'adorable poissonne amnésique.

Il y a 14 ans, j'avais emmené les enfants, qui étaient jeunots à l'époque, voir Le monde de Nemo, un dessin animé sympa, dont je ne garde pas un grand souvenir si ce n'est de ses personnages et surtout Dory, cette poissonne qui ne se souvenait jamais de ce qu'elle avait vécu 5 minutes auparavant. Du coup, faire une suite sur elle est plutôt sympathique et le film l'est autant que son héroïne principale qui est vraiment choupinette comme tout.

Le film commence par expliquer comment Dory s'est retrouvée séparée de ses parents quand elle était petite et ensuite c'est parti pour plus d'une heure trente d'aventures et de mésaventures menées tambour battant, au cours desquelles Dory va connaître bien des frayeurs mais aussi se faire des amis et, qui sait, retrouver ses parents.

Dans ce monde de Dory, on croise toute une galerie de personnages marins tous plus savoureux les uns que les autres, à commencer par une pieuvre nommée Hank, une baleine et un beluga et des phoques amusants. Sans oublier Nemo et Marlin, eux aussi de la partie. Quant à notre Dory, malgré son handicap, ce personnage adorable est courageux et entreprenant, n'ayant pas peur d'affronter le danger.

Pour la version originale, le film a fait appel à des pointures à commencer par Ellen de Generes qui doublait déjà Dory dans Le monde de Nemo et il y a deux acteurs de Modern Family, Ed O'Neill (Jay Pritchett) et Ty Burrell (Phil Dunphy) qui doublent respectivement Hank la pieuvre et Bailey le beluga. Et dans ce film, j'ai appris que Dominic West (qui joue un des deux phoques aux côtés d'Idris Elba) était anglais et avait donc un accent britannique. Ce qui n'est pas le cas dans The Affair où son Noah est américain...

Visuellement, le film est magnifique. les couleurs sont éclatantes, la réalisation est donc très belle.

En conclusion, voilà un film d'animation choupi comme tout et parfait pour contrer la morosité de certains dimanches après-midi. C'est bien sûr un film qui s'adresse aux enfants mais nous, adultes, pouvons aussi y trouver notre compte. Et si vous voulez savoir si Dory arrivera à retrouver ses parents et comment elle a appris à parler baleine, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Mini Challenge Animation 2017 de Seriebox
2/8
38/50

et du Film de la semaine 2017 de Benji
8/52

0

Sacrée famille de David Safier

Posté par Frankie le 23 mars 2017 à 10:18 - Catégorie : , , ,
Titre original :

Résumé :
Lors d'une soirée qui tourne au fiasco, une famille désunie se retrouve maudite par une sorcière qui les transforme en les personnages en lesquels ils s'étaient déguisés. Ils vont tous devoir s'unir et retrouver une complicité et un amour perdus afin de pouvoir se sortir de ce mauvais pas...



Mon avis :
Il y a pratiquement 7 ans (déjà !), j'avais découvert David Safier avec l'excellent Maudit Karma qui avait été pratiquement un coup de coeur pour moi. J'avais ensuite acheté Jesus m'aime (qui dort toujours dans ma Pal) puis ce Sacrée famille, acheté au Salon du livre il y a trois ans je crois. Je l'ai donc sorti de ma Pal cette année et si j'ai passé un moment sympa avec ce roman complètement loufoque, j'ai quand même un peu moins accroché que Maudit Karma.

Emma, la quarantaine, voit sa vie partie à vau-l'eau. Sa librairie ne marche plus très bien, son mari ne la regarde plus, sa fille adolescente lui en veut constamment et son fils pré-ado est dans son monde. Pour réunir toute la famille, elle accepte d'aller à une soirée organisée en l'honneur de Stephanie Meyer, l'auteur de Twilight et tous s'y rendent déguisés, croyant, à tort, qu'il s'agit d'une soirée costumée. En quittant la soirée, ils tombent sur Baba Yaga, une sorcière qui leur jette un sort et voilà notre famille transformée en les personnages qu'ils incarnaient. Emma se retrouve vampire, Frank son mari monstre de Frankenstein, Fée, leur fille, momie égyptienne et Max loup-garou. Il s'élancent alors à la poursuite de la vieille sorcière, accompagnée d'une vieille hippie et d'une ado qui aime la bagarre...

On retrouve, avec ce livre, des thèmes qui sont chers à l'auteur, si j'en juge ses deux romans que j'ai lus, à savoir la famille qui se délite, l'héroïne qui se cherche ou qui a perdu le sens des vraies valeurs. Et c'est encore avec beaucoup d'humour que Safier traite le sujet. Peut-être un peu trop d'humour burlesque d'ailleurs. Car Sacrée famille est un gros fourre-tout, amusant, certes, mais un peu lourd parfois. Ah on ne s'ennuie pas une seule seconde, ça c'est vrai, mais je dois reconnaître que parfois c'est un peu fatigant :)

Bref, dans ce roman, on croise de nombreux mythes et légendes voire personnalités réelles puisque même Stephenie Meyer est de la partie :D Mais vous verrez aussi Baba Yaga, la sorcière slave la plus connue, Dracula, qu'on ne présente plus, le monstre de Frankenstein, une momie, un loup-garou, un pharaon, des allemands en goguette dans le désert égyptien, un cirque de monstres, j'en passe et des meilleures. Tout cela contribuant à rapprocher ou séparer nos 4 héros au fil de leurs pérégrinations.

La famille Wünschmann est, au début, on ne peut plus conventionnelle. Le couple qui est dépassé par la routine, l'ado qui fait sa crise et rejette tout sur sa mère et le pré-ado qui est dans son monde. Et bien sûr les événements vont changer la donne, les faire évoluer, individuellement et collectivement. Ce sont des personnages qui ne sont pas forcément attachants dès le départ, tous étant un peu égoïstes dans leurs problèmes mais ils deviennent vite sympathiques dans leurs mésaventures, notamment Frank transformé en monstre qui n'a que des dessins naïfs pour s'exprimer. J'ai aussi beaucoup aimé Cheyenne, la vieille collègue hippie d'Emma, embarquée malgré elle dans l'aventure. En revanche, le personnage de Dracula est tellement cliché qu'il ne m'a fait ni chaud ni froid.

Le style de l'auteur ou plutôt la traduction est très fluide à lire, c'est cocasse à chaque phrase, ça fuse à 100 à l'heure et on ne s'ennuie pas une seconde. Cependant, ça reste un peu léger.

En conclusion, Sacrée famille est une lecture très sympathique à lire, très amusante, qui aborde des sujets sérieux avec beaucoup de drôlerie. J'avais nettement préféré Maudit Karma mais on passe un bon moment en compagnie des Wünschmann et leurs aventures qui leur feront peut-être prendre conscience que le bonheur est sous leur nez. Alors si vous voulez les découvrir, rencontrer une sorcière, un vampire, un pharaon et une sacrée famille, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
8/26

4

Une vie après l'autre de Kate Atkinson

Posté par Frankie le 18 mars 2017 à 09:33 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : Life after Life

Résumé :
Ursula nait le 11 février 1910 et meurt aussitôt. Ursula naît le 11 février 1910 et meurt quelques instants plus tard. Ursula naît le 11 février 1910 survit mais meurt quelques années plus tard. À chaque fois qu'Ursula va mourir, elle va renaître le même jour et d'infimes différences vont lui faire vivre de multiples vies...



Mon avis :
Je ne sais plus du tout chez qui j'avais vu ce livre mais d'emblée l'histoire m'avait intéressée car les multiples vies d'Ursula Todd ressemblaient un peu à des voyages dans le temps. J'ai mis un peu de temps à le sortir de ma Pal (deux ans, je crois) mais je l'ai enfin découvert il y a quelques semaines. Et j'en ressors moins emballée que je ne l'escomptais. L'histoire est intéressante, une peu ardue parfois mais rien de dramatique mais, surtout, j'ai mis beaucoup de à le lire, 11 jours, alors qu'il fait 544 pages en VO, et j'ai trouvé certains passages assez longs.

Une vie après l'autre est donc l'histoire d'Ursula Todd au fil de ses vies et de ses morts. Et Ursula va mourir souvent. Et donc renaître souvent. Et franchement, je pensais que cette "particularité" aurait plus d'influence sur l'histoire ou plutôt sur les vies d'Ursula. Mais, finalement, ça sert de prétexte pour raconter différentes versions d'une même histoire et croquer la société bourgeoise anglaise campagnarde sous toutes ses formes. J'ai regretté qu'Ursula n'ait pas plus la maîtrise de ses réincarnations, n'ayant pas réellement conscience qu'elle a déjà vécu ces situations. Ou plutôt elle a des impressions de déjà-vu qui lui font prendre le chemin de gauche plutôt celui de droit mais pendant longtemps, ça ne va pas plus loin. Il n'y a que lorsque la bonne refile la grippe espagnole à tout le monde en 1918 que là on voit Ursula agir maintes fois et ensuite sur la fin du roman. Après je ne sais combien de vies vécues, elle a enfin l'air de se rendre compte qu'elle peut interagir sur son destin et celui des autres. Désolée, je spoile un peu mais je vous rassure, je ne raconte pas grand chose non plus.

Comme je l'ai dit, donc, ce roman est surtout un roman de société, qui raconte avec un humour acéré et tout britannique, la vie de cette famille de bourgeois. C'est assez sympathique à lire, gentil on va dire. Après, il y a de longues parties sur la seconde guerre mondiale et le Blitz de Londres et, là, je dois dire que j'ai trouvé que c'était parfois un peu long. Il faut dire que ça a déjà été traité longuement et avec brio par Connie Willis dans sa série Blitz donc j'ai parfois eu l'impression de relire les mêmes choses.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Ursula mais j'ai eu du mal à m'attacher à ses vies. Difficile de le faire quand on sait que dès qu'elle va mourir, tout va s'effacer et recommencer à zéro. Pourquoi, nous lecteurs, nous s'investir dans une de ces vies ? Je pense notamment à la seule vie vraiment différente qu'elle a eu et qui se passe en Allemagne, qui est super touchante mais bon, dès qu'elle meurt, cette vie-là n'a jamais existé alors c'est assez frustrant. Mais pour en revenir à Ursula, c'est un beau personnage de femme qui a de l'humour pince sans rire, et qui porte un regard acéré sur ses congénères.

J'ai beaucoup aimé sa tante, la soeur de son père, amusante, libre, et qui n'en fait qu'à sa tête, à une époque où une femme doit être mariée, avoir des enfants et tenir sa maison.

Le père est aussi un beau personnage, solide au fil des vies d'Ursula. Il m'a beaucoup plu aussi. En revanche, j'ai moins aimé la mère, Sylvie, plus froide, distante, enfin c'est selon les vies d'Ursula. Il y a des moments (vies) où elle semble plus proche de sa fille mais c'est rare. On voit bien qu'elle ne la comprend pas vraiment.

Le style de l'auteur n'est pas toujours facile à lire en anglais mais ça va quand même. Le fait qu'elle raconte les différentes vies d'Ursula, que des détails, parfois infimes, changent pourrait faire craindre qu'on se mélange les pinceaux et en fait non, de ce côté-là ça a été. Il faut dire que quand on a lu The Time Traveler's Wife et ses nombreux allers-retours avec le temps, on est blindés :)

En conclusion, je dois vous avouer que j'ai mis très très longtemps à écrire cette chronique et je suis même restée une semaine sans pouvoir écrire une ligne. Je ne savais pas par quel bout la prendre. Mais bon dans l'ensemble, j'ai plutôt bien apprécié cette histoire, même si j'en attendais plus et que certains passages sont un peu longs et ennuyeux. Mais c'est une histoire à lire car elle est intéressante et Ursula est un beau personnage. Alors si vous voulez suivre ses vies les unes après les autres, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
7/26

et du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
15

0

La La Land de Damien Chazelle

Posté par Frankie le 15 mars 2017 à 07:59 - Catégorie : , , ,
avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend et la participation de J.K. Simmons

Résumé :
Mia, serveuse à Hollywood et Sebastian, pianiste de jazz, se rencontrent et tombent amoureux. Mais cet amour résistera-t-il à leurs rêves et ambitions, elle qui veut devenir actrice et lui rêve d'ouvrir son propre club de jazz ?




Mon avis :
Dire que j'attendais la sortie de La La Land est un euphémisme ! Depuis des mois, depuis que je savais que cette comédie musicale allait sortir, je trépignais d'aller le voir et enfin, quand il est sorti fin janvier, j'ai pu enfin le découvrir et j'ai adoré !

Je vous avais déjà parlé un jour, je ne sais plus dans quelle chronique, de ce qui faisait mes coups de coeur. Que ce n'était pas forcément les meilleurs films ou livres, les plus aboutis, mais que c'était une lecture ou un film qui arrivaient au bon moment et qui touchaient plus que d'autres. Et La La Land c'est cela, le film qui arrive exactement au bon moment. Alors que la vie est triste, que le monde part en sucette, que nous sommes assaillis d'images anxiogènes, voilà un film qui te donne envie de chanter et danser et voir la vie en couleurs pendant un petit instant. .

Depuis que je suis petite, j'ADORE les comédies musicales ! À la télé, pendant le Ciné-Club ou le Cinéma de minuit (dans les années 70 donc...), j'adorais voir Gene Kelly, Fred Astaire, Cyd Charisse, Judy Garland et plein d'autres nous faire rêver, chanter et danser le temps d'un film, pas forcément très futé mais ô combien réjouissant. Puis il y a eu les films des années 60, West Side Story, La mélodie du bonheur, My Fair Lady et les Opera Rock des années 70 ainsi que les comédies musicales françaises réalisées par Jacques Demy. J'ai pratiquement tout vu (il m'en manque encore) mais j'ai tout aimé.

Autant dire que maintenant, dès qu'il y a une rare comédie musicale qui sort, j'adore la voir. et dès que j'entends une chanson de comédie musicale à la radio, je danse et chante dans la maison, en me faisant moquer par mon cher et tendre époux :D

La La Land n'est sûrement le film qui révolutionne le genre, il s'inspire (des) et rend hommage aux classiques du genre avec brio. Donc rien de bien nouveau sous les sunlights d'Hollywood... Mais c'est un film qui donne la pèche et donne vraiment envie de danser et chanter. Dès le départ, le ton est donné avec une scène d'ouverture vraiment sympa et une chanson qui reste en tête longtemps après avoir vu le film.

Si le film est coloré et joyeux une bonne partie du film, il n'en est pas moins réaliste et montre que la vie n'est pas forcément une comédie romantique ou une comédie musicale. Car La La Land ce n'est pas que des chansons, c'est aussi l'histoire d'un homme et d'une femme qui ont des rêves, des ambitions et qui ne sont pas forcément compatibles avec leur amour. Du coup, le film prend une tonalité douce-amère sur la fin et j'avoue avoir un peu pesté et versé ma larme...

Emma Stone et Ryan Gosling avaient déjà joué ensemble dans Crazy, Stupid Love et ils avaient déjà une bonne alchimie. Et dans ce film, on voit qu'ils ne sont pas danseurs et chanteurs professionnels et cela donne beaucoup de naturel à leur prestation.

J'adore Emma Stone depuis longtemps, depuis Bienvenue à Zombieland. Emma Stone, c'est comme Virginie Efira dont je vous parlais il y a peu, elle illumine les films dans lesquels elle apparaît. Et dans La La Land, c'est encore le cas. Elle est fraîche, solaire, joue bien et sa Mia est attachante, même si elle peut agacer par certaines de ses décisions. Emma Stone a gagné l'Oscar de la meilleure actrice cette année. Personnellement, je l'ai beaucoup aimée dans son rôle mais de là à lui donner un Oscar... Mais tant mieux pour elle, c'est toujours sympa de voir son travail reconnu.

J'aime aussi beaucoup Ryan Gosling, j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici plusieurs fois. Je l'aime à la fois dans ses rôles sombres et ses rôles plus légers. J'ai beaucoup aimé sa prestation dans La La Land, presque plus que celle de Stone, car son personnage est très touchant.

J'ai vu beaucoup de gens parler de John Legend, qui joue un musicien dans le film et j'avoue que je ne le connaissais pas du tout. Apparemment, dans la vie, c'est un musicien très connu et réputé, alors shame on me...

J.K. Simmons, qui jouait dans le précédent film de Chazelle, Whiplash, a ici un tout petit rôle secondaire. C'est sympa de le voir faire une apparition.

Donc Damien Chazelle, c'était le très talentueux réalisateur de Whiplash, sorti il y a deux ans et que j'avais vu il y a un an avec cette scène de batterie d'anthologie à la fin. Il récidive donc dans le monde la musique, mais de manière différente avec La La Land et s'en sort encore avec beaucoup de talent. Au point de vue réalisation, le film est peut-être moins jouissif que Whiplash mais il m'a plus touchée. Et apparemment il a touché aussi beaucoup de gens puisqu'il a eu une pluie de récompenses. Mais pas l'Oscar du meilleur film. Et si vous avez suivi, il y a eu un micmac puisqu'il fut annoncé gagnant alors qu'en fait c'était Moonlight (donc je vous parlerai bientôt car je l'ai également vu).

En conclusion, j'ai eu un gros coup de coeur pour La La Land, qui n'est pas forcément le film le plus innovant dans le monde de la comédie musicale, ni dans son histoire mais qui vient au bon moment, qui touche, fait danser, chanter et pleurer. Et franchement, c'est tout ce que je demande :) Et si vous voulez savoir quelle direction les vies de Mia et Sebastian vont prendre, si vous aussi vous voulez chanter et danser sur Another Day of Sun et City of Stars, regardez-le ! Quant à moi, tiens, je vais aller faire quelques pas de claquettes dans ma cuisine ;)

Note :
+ +


Vu en version originale sous-titrée anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
7/52

13

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (262)

Posté par Frankie le 6 mars 2017 à 08:08 - Catégorie : ,

Bonjour à tous ! C'est le jour du C'est lundi et je vous retrouve donc pour ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane. Il n'y aura sûrement pas de nouveau C'est lundi d'ici fin mars, voire début avril car je vais rentrer en France lundi prochain pour 3 semaines et demie et j'ai prévu de lire des gros pavés donc je n'aurai sans doute pas grand chose à vous raconter les prochaines semaines.

- La semaine dernière, j'ai fini Hollow City, le tome 2 de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs qui était très bien mais j'avais un tantinet préféré le premier tome. En tout cas, je ne tarderai pas à lire le tome 3 (disons dans les prochains mois :)) Et j'ai commencé Elantris de Brandon Sanderson.

- Aujourd'hui, je lis donc Elantris. j'en suis à 20 % et ça me plaît beaucoup. On retrouve ce qui fait le charme des histoires de Brandon Sanderson.

- Les prochaines semaines, je vais donc avancer dans Elantris. Il fait presque 700 pages en VO, je lis comme un escargot donc il va me tenir au moins encore une bonne semaine. Après, je ferai sans doute une petite pause avec le tome 26 de Walking Dead, L'appel aux armes, de Robert Kirkman et Charlie Adlard et, ensuite, j'enchaînerai avec un autre gros morceau, An Echo in the Bone (L'écho des coeurs lointains), le tome 7 d'Outlander de Diana Galbaldon. Il fait 1000 pages en VO donc ça me tiendra, là aussi, un bon moment. Et contrairement aux 6 premiers tomes, ce ne sera pas une relecture mais une découverte. Et c'est tout ce que je prévois, à priori, pour les 3-4 semaines à venir.

A bientôt !

5

Premier contact de Denis Villeneuve

Posté par Frankie le 4 mars 2017 à 11:36 - Catégorie : , , ,
Titre original : Arrival
avec Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker

Résumé :
Douze vaisseaux spatiaux extraterrestres se positionnent un peu partout autour du globe. La linguiste, Louise Banks, est chargée par le gouvernement américain de rejoindre le Montana où est stationné l'un des vaisseaux et de comprendre le langage de ces mystérieux visiteurs, afin de savoir quelles sont leurs intentions...


Mon avis :
J'avais très envie de voir ce film à sa sortie mais je n'ai pas eu le temps d'aller le voir quand j'étais en France. C'est donc en Tunisie en janvier que j'ai pu enfin découvrir cette belle histoire portée par le très beau personnage joué par Amy Adams.

Un jour, douze vaisseaux extraterrestres surgissent dans notre ciel et se positionnent en divers endroits du globe. Tous les gouvernements se demandent ce que veulent ces mystérieux visiteurs dont les intentions ne semblent pas forcément belliqueuses. Le gouvernement américain charge une linguiste, Louise Banks, de les aider à déchiffrer leur langage, épaulée par le scientifique Ian Donnelly. Petit à petit, Louise va réussir à percer ce mystère mais les gouvernements sont impatients et craignent que les extraterrestres ne soient pas là pacifiquement. Louise et Ian vont mettre tout en oeuvre pour éviter un affrontement...

Premier contact, c'est une sorte de Rencontres du troisième type des années 2010, avec Amy Adams dans un mélange des personnages joués par François Truffaut et Richard Dreyfuss, mâtinée d'un peu de Contact (film avec Jodie Foster) et d'Abyss, le film de James Cameron. Un film pas super original donc mais humaniste et beau.

Un film qui s'inspire donc plus des films que je viens de citer que d'Independence Day et La guerre de monde, sans énormément d'action et où l'intrigue repose sur la réflexion, l'approche au lieu de l'attaque et où le langage est au coeur de l'histoire. Et franchement, c'est ce que j'ai beaucoup aimé dans ce film, ce nouveau langage à base de symboles et de tâches d'encre, la façon dont les aliens et Louise communiquent, c'est vraiment magnifique. Après le film prend une tournure un peu plus philosophique et métaphysique avec un message un peu simpliste (pour nous comprendre, soyez unis :)) et une révélation inattendue (ou pas).

Amy Adams est très juste dans le rôle de la linguiste. Parler davantage d'elle reviendrait à spoiler pas mal de choses donc je vais m'en abstenir mais c'est un beau rôle de femme. J'ai beaucoup aimé les scènes où elle communiquent avec les deux E.T.

Pour une fois, ce n'est pas une actrice qui joue le rôle de faire-valoir du personnage masculin principal, mais bien le contraire. Car il faut le reconnaître le rôle de Jeremy Renner est un  faire-valoir à Amy Adams, un faire-valoir sympathique et séduisant mais c'est vraiment Amy Adams le personnage principal et central de l'histoire.

Forest Whitaker est impeccable comme d'habitude.

Il y a quelques mois, je vous avais parlé de Prisoners, un thriller réalisé par Denis Villeneuve, très efficace et intéressant même si pas ébouriffant. C'est exactement la même chose avec Premier Contact. Cette fois-ci c'est à la science-fiction qu'il s'attaque et il le fait très bien, de façon très efficace, prenante même mais pas époustouflante. Il manque un quelque chose pour en faire un film vraiment enthousiasmant. Ou alors je deviens difficile et blasée... En tout cas, visuellement il y a de très belles choses, comme la forme et la façon de se mouvoir des vaisseaux spatiaux, la forme des aliens, ou encore tout ce qui entoure la gestuelle du langage mais je vous en ai déjà parlé.

En conclusion, Premier contact est un très bon film de science-fiction, original sur certaines choses et moins sur d'autres mais qui a le mérite de montrer des extra-terrestres plus humanistes que nous :) et avec une très bonne actrice. Pour ne pas dévoiler les rebondissements et le message des E.T, je n'en dirai pas plus mais si vous aimez la S.F. intelligente, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO (anglais)

Ce film fait partie du Mini Challenge SF de Seriebox
1/4
47/50

et du Film de la semaine 2017 de Benji
6/52

2

Fantasmes et Miroirs de Collectif

Posté par Frankie le 28 février 2017 à 20:03 - Catégorie : , , , ,
Résumé :
Les nouvelles érotiques de six auteurs et les fantasmes de leurs personnages en face du miroir et l'image qu'il leur renvoie...







Mon avis :
Si Stephie n'avait pas vu sa toute première nouvelle publiée dans ce recueil, je n'aurais jamais lu Fantasmes et Miroirs. Et encore, j'ai attendu deux ans pour le lire. J'ai déjà eu l'occasion de le dire, je ne suis pas fan des romans érotiques purs. Scènes de sexe dans d'autres romans, ok, ça me va très bien. Mais quand l'histoire n'est basée que sur cela, je dois dire que ça ne me passionne pas. Je suis plus Urban Fantasy, SF et Thrillers. Je suis plus Lara Croft que Messaline :D Mais bon, j'aime bien lire de tout et je voulais découvrir les écrits érotiques de Stephie après avoir lu son roman chick-lit l'été dernier. La lecture de ces six nouvelles a été intéressante, j'en ai bien aimé certaines, dont celle de Stéphie, pas été emballée par d'autres et il y en a une que je n'ai pas aimé du tout.

Les éditions du 38 ont décidé de parler d'érotisme à travers les miroirs et l'image qu'il peut renvoyer. Il y a eu 3 recueils de six nouvelles chacun formant la collection Paulette.

Dans Fantasmes et Miroirs, on découvre d'abord Elle (nouvelle narcissique) de Fleur Deschamps, sur une jeune femme qui aime se regarder et se toucher devant son miroir pendant que son amant dort. Mais lui aussi aime se voir faire l'amour ou se se faire sucer devant le miroir. Une nouvelle pas désagréable à lire, bien écrite et qui porte bien son nom avec le narcissisme de ses personnages.

La deuxième nouvelle est celle écrite par Stéphie et s'appelle Vendredi, 14h et a l'originalité d'être narrée par un homme. Un homme qui retrouve une femme chaque vendredi à 14h, un homme qui se sentait mal dans sa peau et faire l'amour à Zazie, sa maîtresse, devant un miroir, lui a redonné confiance. L'histoire est assez intéressante car là où pas mal d'autres traitent du narcissisme, le miroir de Vendredi 14h est plutôt l'occasion pour les deux amants de voir l'autre prendre du plaisir. La nouvelle est bien écrite, elle comporte peu de pages mais donne un petit background aux deux personnages. On ,'assiste pas juste aux ébats de deux personnes, on apprend, succinctement, qui ils sont et comment ils se sont rencontrés. Il y a juste la fin qui m'a surprise et laissée perplexe :)

La troisième nouvelle s'appelle Si Semblables et est écrite par Chocolat Canelle et je pense que c'est celle que j'ai préférée. Elle parle de jumelles, Juliette et Florence, mutines et libertines, qui vont aller à l'encontre de ce que la bonne société et leur famille attendent d'elle. L'histoire se passe on ne sait pas trop à quelle époque, dans un milieu aristocratique et bourgeois. La nouvelle est charmante, tout comme le style qui donne une histoire un brin désuète mais érotique, je vous rassure :) Ici le miroir c'est le reflet de ces jumelles quand elles se regardent, tellement identiques. D'ailleurs le fin le dit clairement (avec un miroir en plus :))

Je n'ai pas vraiment apprécié la nouvelle numéro 4, Narcissa, folle de son corps et écrite par Isabelle Lorédan. Pour le coup, on est en plein narcissisme avec une fille très belle pour qui l'apparence est tout et qui en use pour gravir les échelons de la gloire. La nouvelle raconte sa vie tout d'abord mais sans émotion, comme si l'héroïne, qui dit "je", racontait un documentaire. Le récit devient plus troublant en 2e partie, lorsque miroirs, ébats sexuels et voyeurisme sont de la partie. La dernière phrase de cette nouvelle la plus longue du recueil est assez amusante.

La cinquième nouvelle est écrite par un homme. Je commençais à me dire qu'il n'y avait que des auteurs femmes dans ce recueil et voilà que Jerk écrit Derrière le miroir. C'est l'histoire d'un homme, propriétaire d'un immeuble, qui a fait installer un miroir sans tain entre son salon et la chambre de sa voisine, la belle Paulette, afin de suivre ses ébats sexuels. C'est une nouvelle bien construite avec un univers bien décrit malgré le peu de pages. Je l'ai trouvée pas mal du tout.

En revanche, je n'ai pas aimé DU TOUT, la sixième et dernière nouvelle, Nina, une fille bien ou l'anti-Paulette face à son miroir de Miss Kat, et j'en suis désolée pour son auteure. C'est l'histoire d'une femme qui pense ne pas être comme ses congénères et qui veut séduire un homme à femmes en pensant qu'elle ne se brûlera pas aux jeux du sexe et de la luxure (enfin c'est ce que j'ai compris mais je n'en suis pas sûre :D). En fait ce que je n'ai pas aimé c'est le style, très très cru et imagé. Je sais que dans l'érotisme on appelle un chat un chat et une chatte... bref vous voyez le topo ;) mais là c'est vraiment hard, ça manque vraiment de charme et de poésie. Comme disait l'autre, et la tendresse bordel ! :)

En conclusion, je suis contente d'avoir lu ces six nouvelles, mais j'ai refermé ce petit recueil en me disant que ce ne serait pas encore celui-là qui me convertirait à la littérature érotique. Pourtant certaines, comme les trois premières sont bien écrites et sympathiques à lire. Mais si vous aimez le genre, n'hésitez pas à lire ce Fantasmes et Miroirs.

Note :



Le recueil fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
6/26

et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci : Romance/Erotique/Chick-lit
2/12

13

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (261)

Posté par Frankie le 27 février 2017 à 08:27 - Catégorie : ,

Bonjour à tous ! Nous sommes le dernier lundi de février, et je vous retrouve pour ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai lu et fini Sacrée famille de David Safier, un roman très amusant mais pas extraordinaire non plus. Disons qu'il m'a bien détendue. J'ai ensuite commencé Hollow City, le tome 2 de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs.

- Aujourd'hui, je lis donc Hollow City. Je lis tout doucement et j'en suis au tiers mais c'est très bien.

- Cette semaine, je vais d'abord finir Hollow City et ensuite je pense lire Elantris de Brandon Sanderson. Mais bon, ce n'est pas encore sûr car il fait plus de 600 pages en VO et ensuite je veux lire le tome 7 d'Outlander, qui fait lui plus de 1000 pages en VO donc je me dis qu'enchaîner deux gros pavés VO coup sur coup, ça risque de faire beaucoup. Du coup, ce sera peut-être The Son of Neptune (Le fils de Neptune), le tome 2 des Héros de l'Olympe de Rick Riordan, qui sera plus rapide à lire. Je vous dirai ce qu'il en est dans mon prochain C'est lundi.

Et mon blog a eu 7 ans en janvier, j'ai fait un petit article pour l'occasion.

Bonne semaine !

2

Victoria de Justine Triet

Posté par Frankie le 26 février 2017 à 11:08 - Catégorie : , ,
avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud

Résumé :
Victoria, avocate pénaliste, jongle entre son métier et sa vie de famille. Elle accepte de défendre l'un de ses amis accusé de tentative de meurtre sur sa compagne et, dans le même temps, elle prend Sam, un ancien dealer qu'elle avait défendu, comme garçon au pair pour s'occuper de ses deux fillettes...



Mon avis :
J'avais vu la bande-annonce de ce film l'été dernier avant sa sortie qui m'avait donné très envie de le voir. Comme je n'étais pas en France à ce moment-là, j'ai attendu sa sortie en DVD en janvier et je me suis empressée de le regarder. Et je dois dire que mon enthousiasme est retombé comme un soufflet. Le film est pas mal, très bien interprété, mais on est loin de la comédie hilarante vendue par l'affiche et la bande-annonce...

Je pense que si on m'avait dit que le film était une comédie dramatique plutôt qu'une comédie romantique hilarante, j'aurais abordé ce film d'une autre manière. Ce n'est pas pour cela que je l'aurais trouvé mieux mais j'aurais été dans un autre état d'esprit. Et quand je lis les critiques de ciné pro, je me dis qu'on n'a franchement pas vu le même film ! On s'attend à voir un nouveau L'arnacoeur ou Prête-moi ta main et on a un film sur une femme de son temps, déboussolée et qui se cherche.

Car Victoria, c'est cela, l'histoire de cette femme de presque quarante ans, qui n'a réussi ni vraiment sa vie professionnelle, ni sa vie amoureuse, qui essaie de garder la tête hors de l'eau professionnellement et délègue l'éducation de ses filles de 5-6 ans (qui passent leur vie en culotte dans l'appart et à être sur leurs tablettes...) à d'autres, qui se cherche dans des thérapies en tout genres et qui espère que l'amour viendra frapper à sa porte lors d'un coup d'un soir... Quand on regarde se dérouler la vie de Victoria, c'est SUPER triste !

Alors oui, il y a des moments drôles, voire burlesques et loufoques, certains qui ne volent pas très haut d'ailleurs mais ça permet de garder le genre comédie dans "comédie dramatique" :) Et il y a aussi des moments émouvants, touchants et même parfois un peu ennuyeux. Et puis il y a la romance. Romance qui m'a paru arriver un peu comme un cheveu sur la soupe, et forcée, comme si pour s'accomplir et devenir équilibrée, il fallait absolument que Victoria découvre, vite avant la fin du film, que Sam était l'homme de sa vie, ou plutôt l'homme du moment. Alors c'est choupi car les acteurs sont bons et on veut croire à cette histoire mais pour moi, elle était presque inutile. Le parcours de Victoria n'en avait pas besoin.

Virginie Efira est une actrice que j'adore. Elle illumine les rôles qu'elle incarne. Elle est mutine et amusante. Jusqu'ici, je ne l'avais vue que dans des comédies romantiques pures où elle apportait beaucoup de fraîcheur et de peps. Sa Victoria est plus contrastée.  Je l'ai dit plus haut, c'est une femme qui ne sait pas très bien qui elle est et où elle va. Qui cherche par tous les moyens à se comprendre et les épreuves et les moments casse-gueules vont peut-être lui montrer le bon chemin. Je comprends qu'elle ait été nommée aux César car elle est vraiment très bonne dans ce rôle où elle est de tous les plans.

J'aime aussi beaucoup Vincent Lacoste et pourtant je ne l'ai vu que dans Les beaux gosses et ça remonte à quelques années ! :) Mais j'ai eu l'occasion de voir des bande-annonces de films dans lesquels il y a joués et j'ai souvent eu envie de les voir grâce à lui (et après j'ai oublié). Ce que je trouve dommage, c'est que le film est tellement concentré sur Victoria que son Sam est presque un personnage secondaire. En même temps, le film ne s'appelle pas Victoria & Sam ! ^^ Non ce que je veux dire c'est que oui il est présent dans le film mais pas assez à mon goût.

Vous allez crier au scandale mais je n'ai jamais vu jouer Melvil Poupaud. Je le connais de nom, je sais que c'est un bon acteur mais je ne l'ai jamais vu dans un film. Il joue Vincent, le copain beau gosse et accusé de tentative de meurtre et client de Victoria. Son rôle est sympa mais pas inoubliable. Il faut dire aussi que comparés à Victoria qui occupe toute l'histoire et l'écran, les seconds rôles font un peu pâle figure.

En revanche, je ne connaissais pas du tout la réalisatrice, Justine Triet. Apparemment, Victoria est son 2e film.

En conclusion, si vous voulez voir une comédie romantique à la Bridget Jones ou, si on veut parler français, à L'arnacoeur, passez votre chemin car ce n'est pas ce que vous aurez. En revanche, si vous voulez voir un film parfois triste, parfois gai, parfois bancal mais assez émouvant dans l'ensemble sur un personnage de femme bien ancrée dans notre époque, qui veut concilier vie professionnelle et vie personnelle, avec en prime une excellente actrice en la personne de Virgine Efira, regardez-le !

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
5/52

10

Mon blog a eu 7 ans !

Posté par Frankie le 25 février 2017 à 10:57 - Catégorie :
Le 12 janvier dernier, mon blog a eu 7 ans. 7 ans donc que je vous fais part de mes avis sur mes lectures, les films que je vais voir, les séries que je regardent, les challenges que je fais, les C'est lundi auxquels je participe.

J'avoue que j'ai bien failli ne pas faire d'article pour ces 7 ans. Voilà pourquoi, il arrive si tard d'ailleurs... J'ai pris le temps de la réflexion, non pas 7 ans comme le film, mais plusieurs semaines, car il faut le reconnaître, chaque année, je ressasse un peu la même chose avec force détails et chiffres ;) C'est, pour moi, l'occasion de faire le bilan de mon blog mais je dois dire que cette année, je n'ai pas envie de me démoraliser. J'ai regardé vite fait mes stats le 12 janvier et oui les visites et les pages vues sont en baisse (mais moins fortement que l'année d'avant) et oui les commentaires sont toujours moins nombreux et ce n'est pas nouveau, et oui, ça fait souvent mal au coeur de voir des chroniques sur lesquelles on a passé du temps et mis son coeur et son énergie, être ignorées. Mais si je m'arrête à ça, autant que j'arrête mon blog et j'avoue que parfois j'y pense et quand on dit que 7 ans c'est l'âge de raison, je me dis que peut-être la raison voudrait que je laisse la place...

Mais je vous rassure, ces moments de doute ne durent pas trop longtemps, ou plutôt, je ne m'y attarde pas trop. Ce que je veux retenir du blogging, ce sont les fidèles copinautes qui passent régulièrement laisser un petit mot sur une chronique et ça fait toujours chaud au coeur, ou les nouvelles qui viennent et restent et ça, ça fait toujours très plaisir.
 
Alors merci à vous qui passez, qui lisez mes chroniques, les aimez, les commentez régulièrement ou juste une fois car le livre ou le film vous ont plu, qui souriez derrière votre écran si j'essaie de faire des bons mots, qui levez les yeux au ciel si je dis n'importe quoi :) et qui me donnez l'envie de continuer ce tout petit blog, année après année.  MERCI ! Et à l'année prochaine pour les 8 ans, j'espère ! :)

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