1

De soie et de sang, Une enquête de l'inspecteur Chen, tome 5 de Qiu Xiaolong

Posté par Frankie le 21 juillet 2017 à 18:23 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : Red Mandarin Dress

Résumé :
Une série de meurtres ayant des jeunes femmes portant une robe de soie traditionnelle pour victimes a lieu dans Shanghai. C'est le sergent Yu, adjoint de l'inspecteur Chen qui est chargé de l'affaire, tandis que ce dernier tente de reprendre des études de littérature...



Mon avis :
Je me répète un peu à chaque chronique mais tous les ans, j'aime bien retrouver cette série policière et son commissaire poète et gastronome. Ce 5e tome est dans la lignée des précédents, très agréable à lire avec une intrigue policière intéressante.

Au bout de 5 tomes, on commence à connaître un peu comment fonctionne cette série. Il ne s'agit pas seulement d'une enquête policière mais également d'une description de la société chinoise en pleine mutation, se jetant avec allégresse dans les bras du capitalisme avec tout ce que ça engendre de bien mais aussi de corruption et d'avidité, tout en essayant de conserver les préceptes du communisme... Pas évident et souvent paradoxal...

L'enquête sur les meurtres de ces jeunes femmes dans ces robes de soie est très intéressante car cela montre les ravages de la révolution culturelle sur la population et les conséquences psychologiques que cela a pu avoir sur certains. Je n'en dirai pas plus pour ne pas en dire trop.

Ce tome 5 est aussi un tome politique, comme les précédents. Le parti et ses représentants jouent un rôle important dans les décisions prises et je l'ai dit, malgré le capitalisme qui s'empare de la ville, les arcanes du pouvoir sont toujours très présentes et directives.

Ce tome 5, comme les précédents, est un roman qui donne faim. La gastronomie tient, une fois de plus, une place très très importante et l'auteur nous fait saliver à chaque page. Ce serait bien qu'il fasse un jour un livre de certaines recettes et plats dont il parle dans ses romans :)

Dans De soie et de sang, on voit que Chen Cao est pris entre deux feux, entre son travail de policier qui ne lui apporte plus vraiment de satisfaction et dont il semble s'éloigner de plus en plus et ses études de littérature qui lui prennent beaucoup de d'énergie et lui font poser de nombreuses questions. Et il y a toutes les pressions qu'il subit pour s'occuper de telle ou telle affaire et quand ce n'est pas le Parti c'est le Comité pour la réforme judiciaire, cela fait beaucoup pour le policier poète et gastronome. Mais cette croisée des chemins n'aura pas que des désavantages puisqu'à la fin du roman, on sent que le jeune homme est plus serein et sait davantage ce qu'il veut.

Yu, le fidèle adjoint, est, lui, toujours droit dans ses bottes et efficace et fidèle. On sent qu'il trouve un peu difficile l'indifférence de son chef et ami envers les affaires policières mais en même temps, cela lui permet d'être au premier plan de l'enquête et de faire ses preuves. C'est un personnage que j'aime beaucoup.

On retrouve ici des personnages des autres romans, la femme de Yu que j'aime bien aussi ou encore Nuage Blanc, avec laquelle Chen entretient toujours une relation un peu ambiguë, et les contacts et amis puissants de Chen.

Le style ou plutôt la traduction est très agréable à lire. C'est vraiment une série de roman que j'aime lire car il y a cette poésie qui s'en dégage, ne serait-ce qu'avec les citations ou les poèmes qui émaillent le texte et lui donne ce rythme.

En conclusion, c'est encore un très bon tome sur les enquêtes de l'inspecteur Chen, qui vaut surtout pour ses descriptions d'une société qui continue sa mutation et qui est prise entre deux feux, un peu comme l'inspecteur Chen dans ce tome qui file un mauvais coton mais va s'avérer encore une fois décisif dans une enquête délicate et compliqué. En tout cas, si vous avez aimé les 4 premiers tome, lisez celui-ci et découvrez qui est le tueur des jeunes femmes en robe de soie et si Chen va faire un choix entre la littérature et son métier de policier.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
14/26

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
1

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Thrillers/policiers 7/6
Total : 13/12
+ 3 points pour le livre

3

White Witch, Black Curse, Rachel Morgan tome 7 de Kim Harrison

Posté par Frankie le 15 juillet 2017 à 11:13 - Catégorie : , , , , ,
Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Rachel veut savoir une fois pour toute la vérité sur la mort de Kisten et peut-être pouvoir avancer à nouveau. Mais un nouveau prédateur va lui prendre beaucoup de son temps et de son énergie, tandis qu'un nouvel occupant fait son apparition dans l'église où elle vit avec Ivy la vampire, Jenks le Pixie et sa nombreuse famille et Bis la gargouille.


Mon avis :
Voilà déjà deux ans et demi qu'on avait lu le tome 6, Heclea et moi. Entretemps, on a plutôt privilégié les Kate Daniels qu'il nous restait à lire et lu le dernier Harry Dresden (il y a déjà deux ans quand même...). Et là comme les prochains tomes de de Kate et de Harry tardent à sortir, je me suis dit que ce serait bien qu'on se remette dans les Rachel Morgan, d'autant plus qu'on a encore 6 ou 7 tomes à lire ! On a donc dépoussiéré notre tome 7 qui dormait depuis longtemps dans notre pal (enfin, en ce qui me concerne :D) et nous avons renoué avec notre copine sorcière qui fraie avec les démons. Et nous avons bien fait car franchement, c'est un super tome, pas forcément dans l'action mais très prenant et j'ai été proche du coup de coeur.

Voilà 6 mois que Kisten est mort et Rachel est bien déterminée à découvrir enfin qui l'a tué et à aller de l'avant, voire, peut-être, à envisager une nouvelle relation amoureuse. Mais Edden, le capitaine du FIB l'appelle car Glenn son fils a été battu pratiquement à mort et le Capitaine veut que Rachel et Ivy découvrent toute la vérité derrière l'affaire. Ajoutez à cela le frère de Rachel qui débarque à Cincinnati après plusieurs années d'absence, un fantôme qui squatte l'église et Al, le démon, jamais très loin, et ses relations toujours un peu compliquées avec Ivy et vous comprendrez que cela commence à faire beaucoup pour la jeune sorcière.

J'ai souvent plus ou moins reproché aux Rachel Morgan de mettre du temps à démarrer et que ça plombait un peu ce qu'on pouvait ressentir sur l'ensemble de la lecture. Et c'est marrant, parce que là, le roman n'est pas super riche en action ni très haletant et pourtant il est hyper prenant et surtout riche en émotions. À aucun moment, je ne me suis ennuyée (alors que je suis dans une phase où nombreux livres me font soupirer à un moment ou un autre) et j'ai été à fond dedans. Ah et pour une fois, le roman ne débute pas avec une histoire de démon comme ça avait le cas les tomes précédents.

White Witch, Black Curse est plutôt un tome de transition. Certaines intrigues ou problèmes trouvent leur conclusion ou leur résolution et de nouvelles intrigues et problèmes apparaissent. Je ne veux pas trop en dire mais au niveau des résolutions, on va dire que le meurtre de Kisten en est une et surtout la relation entre Ivy et Rachel trouve une sorte d'apaisement. Cela faisait plusieurs tomes que cette relation m'énervait, surtout parce qu'Ivy se la jouait souvent Drama Queen Vampire et là, je dirais, qu'il y a une sorte de statu quo qui est trouvé (même si le terme statu quo ne me convient pas tout à fait) qui permet aux deux jeunes femmes de préserver leur amitié si précieuse sans tomber dans l'excès et le grandiloquent propre aux vampires. Car faut le reconnaître et c'est encore le cas ici, ce n'est jamais simple avec les vampires ! :D

Parmi les problèmes et intrigues à venir, il y a des choses bien intéressantes que je ne veux pas dévoiler ici pour ne pas spoiler mais cela concerne le statut de Rachel et franchement ça promet ! J'ai vraiment hâte de voir où cela va nous mener.

Quant à l'intrigue "de la semaine", elle concerne une nouvelle créature dans le bestiaire de la série, une banshee, et j'ai trouvé toute cette partie-là franchement bien et touchante. Notamment sur la fin. Je n'en dirai pas tellement plus mais ça implique une petite fille banshee et un empathe :) Entretemps, la maman banshee aura causé bien des ennuis à Rachel et la ville de Cincinnati.

Rachel Morgan est vraiment un personnage que j'aime beaucoup. J'ai un peu tendance à l'oublier mais dès que je me replonge dans ses aventures, je me rappelle pourquoi je l'aime pratiquement autant que Kate Daniels. Car elle est forte tout en étant émotive, parce qu'elle est tête brûlée et qu'elle se lance toujours inconsidérément dans les problèmes mais bien souvent pour sauver les autres et parce que invariablement ça lui retombe sur le coin de la figure. Et dans ce tome, la pauvre a fort à faire au niveau émotionnel, que ce soit concernant son passé avec Kisten, ou avec sa famille ou encore avec ses amis ou potentiels love interests.

Je ne reviens pas sur Ivy, je l'ai dit, je l'ai trouvée plus supportable. Et bien sûr il y a Jenks, notre Pixie chéri et qui vieillit et dont la femme vieillit et qui nous brisent le coeur à chaque fois un peu plus car l'échéance approche ou l'un et l'autre vont mourir. J'en veux à Kim Harrison d'avoir choisi un Pixie aussi vieux dès le début de sa saga. Zut alors, on s'est attaché à lui, je ne veux pas le perdre.

Sinon on retrouve Bis la gargouille, Al le démon, qui m'agace et m'amuse tout à la fois, Trent l'elfe, Ford l'empathe (dont je ne me rappelais pas du tout !) et d'autres personnages qu'on croise au fil des tomes.

Le style de l'auteur est agréable à lire. Ce n'est pas le plus facile à lire en Urban Fantasy VO mais bon ça passe bien quand même.

En conclusion, je m'aperçois que je pourrais parler des heures de ce tome alors qu'il n'y a pas forcément grand chose à dire et surtout je ne vais pas tout vous raconter mais c'est pour vous dire que c'est un très très bon tome de Rachel Morgan, qui sert un peu de transition entre un passé un peu lourd pour Rachel et un avenir qui ne s'annonce pas plus léger mais qui est intrigant à coup sûr ;) Et donc si vous aussi vous hésitiez à continuer Rachel Morgan, franchement foncez et lisez ce tome. Quant à Heclea et moi, on vous retrouve dans quelques mois pour le tome 8 car on ne va pas laisser passer deux ans et demi avant de continuer !

Note :



Lu en lecture commune avec Heclea

Le roman fait partie du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
24

et du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Fantasy : 6/6
Total : 12/12
3 points pour le roman + 2 point bonus
car le roman fait 649 pages en VO et que l'auteur est une femme

5

Challenge Polars et Thrillers 2017 - 2018

Posté par Frankie le 11 juillet 2017 à 19:17 - Catégorie : ,


Le Challenge Polars et Thrillers organisé par Sharon revient pour une nouvelle session et j'en suis ravie car cela me permet de me "booster" un peu à lire des thrillers et des polars et il se combine bien avec le Challenge de Licorne.

Le principe reste le même : il s'agit de lire le plus de polars, policiers, thrillers, que ce soit en roman, BD, Comics, en littérature jeunesse, en nouvelles ou même en Essais, entre le 7 juillet 2017 et le 7 juillet 2018.

Comme l'an dernier, il a plusieurs catégories :
– jusqu'à cinq livres lus : Imogène

– de cinq à quinze livres lus : Montalbano.

– de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.

– de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur.

– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Maigret.

– de soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.

– plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.

Pour ma part, je vais m'inscrire, comme l'an dernier, dans la catégorie Montalbano car je pense que je ne dépasserai pas les 15 lectures. J'en ai lu 7 à la dernière session donc je ne vise pas plus haut. Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le blog de Sharon.

Rendez-vous dans un an pour savoir si j'ai réussi mon challenge !


0

Ghost in the Shell de Rupert Sanders

Posté par Frankie le 6 juillet 2017 à 09:25 - Catégorie : , , ,
avec Scarlett Johansson, Pilou Asbaek, Takeshi Kitano, Michael Pitt, Juliette Binoche

Résumé :
Dans un futur proche, la Major est un être cybernétique dotée d'un cerveau humain et de capacités physiques et intellectuelles augmentées. Au sein de la section 9, elle traque les cyber-criminels avec ses équipiers, Batou et Togusa. En pourchassant un cyber-hacker particulièrement ingénieux, la Major va faire des découvertes sur elle-même et son passé...


Mon avis :
J'ai déjà eu l'occasion de vous parler en long et en large de l'histoire de Ghost in the Shell lors de mes chroniques sur les films 1 & 2 et de tout le bien que j'avais pensé du premier film d'animation. Ce n'est donc pas la peine que je revienne sur tout cela. Une fois vus les films d'animation, j'ai donc pu aller voir ce film live, début avril (oui oui je suis très très en retard dans mes chroniques !) et s'il s'avère un bon film d'action il n'est quand même pas à la hauteur de son prédécesseur d'animation...

Le film de Ruper Sanders se veut un hommage aux films précédents mais sans en avoir l'âme. Un shell sans the ghost, pourrait-ton dire ;) En lui-même c'est un film d'action tout à fait correct avec un histoire intrigante et un monde futuriste intéressant. Après, si on le compare (inévitablement) à son pendant de 1995, il fait un peu pâle figure et est sans grande imagination.

Le film reprend certaines scènes du premier film, voire du 2e, pratiquement plan par plan. Et c'est là où j'ai bien fait de voir les deux films avant d'aller voir celui-ci car l'intrigue porte à la fois sur le film 1 et sur le film 2. Tout en empruntant à certains épisodes de la série télé, notamment pour ce qui touche au passé de Mokoto.

Oui car c'est là que divergent le film d'animation et le film live. Alors que le film de 1995, se posait la question de l'humanité du cyber-agent, de la présence du ghost, de la conscience, de l'âme dans une enveloppe cybernétique et du qui suis-je, où vais-je, les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? :) Ghost in the Shell se penche, lui, plutôt sur la quête d'identité passée, qu'ai-je été, qui étais-je ? Du coup, on perd un peu de cette mélancolie métaphysique et philosophique qui nimbait de belle façon le film 1 et cette poésie, au profit d'un film plus réaliste et plus dans l'action (un peu plus comme le film 2, en fait). Bon après tout, pourquoi pas, cela donne un film plutôt efficace et pas ennuyeux. Mais je dois dire que j'ai quand même été plus touchée par le film de 95.

Scarlett Johansson remplit bien son contrat. Elle est plutôt convaincante dans le rôle de la Major qui est un rôle plus physique qu'expressif :) Ce n'est pas un rôle très différent de Lucy ou certains autres action women qu'elle a incarnées. Même si je préfère quand elle joue Natasha Romanov. Et pour ceux qui regrette qu'on ait pris une occidentale pour incarner une japonaise, je dois remettre les choses à leur place, dans les films d'animation, l'origine physique de certains personnages est assez floue surtout concernant la Major qui a de beaux yeux bleus et des traits plutôt occidentaux. Et en règle générale, les personnages de D.A sont occidentalisés.

Comme Batou, par exemple, qui a tout du mercenaire américain. Et j'ai énormément aimé l’interprétation de Pilou Asbaek, que tout le monde semble connaître sauf moi, qui incarne Batou à la perfection Au début, je gueulais (intérieurement car ça aurait été mal vu au ciné :D) car il n'avait pas ses cyber-yeux mais justement on explique dans le film comment il les a obtenus et c'est un plus par rapport au film d'animation. Et il a sa coiffure du film 1, coupe en brosse, qui lui va très bien. Et j'ai beaucoup aimé son amitié avec Major.

Quant à Tosuga, ils lui ont gardé sa coupe mulet du film d'animation 2 et comme alors c'est un gros non-non :) Sinon, le perso fait un peu de la figuration...

C'est le merveilleux et talentueux Takeshi Kitano qui interprète le directeur de la section 9 et il est évidemment impeccable et Juliette Binoche joue la scientifique de service, elle aurait pu être jouée par n'importe qui. Mais j'aime bien Juliette, alors...

Côté réalisation, rien à redire, c'est impeccable. Belles images, pas super originales car c'est vraiment copié sur les films d'animation mais avec les techniques des années 2010, ça donne très bien. Rupert Sanders avait réalisé un seul fil auparavant, Blanche-neige et le chasseur dont je vous avais parlé sur le blog à l'époque, très beau aussi visuellement mais pas super convaincant...

En conclusion, Ghost in the Shell est, visuellement, une belle adaptation des films d'animation, avec pratiquement des copiés-collés de certaines scènes mais n'est pas aussi poétique et métaphysique que son homologue de 1995 car il préfère se concentrer sur l'action et la recherche du passé de la Major et du coup, le ghost in the shell, qui était l'essence même de l'histoire (et le titre du film :D) passe un peu à l'arrière-plan mais ça reste plaisant à voir. Alors si vous voulez découvrir la Major en être de chair et d'os de pièces cybernétiques jouée par la charismatique Scarlett Johansson et découvrir qui est le cyberhackeur de l'histoire (mais ça on s'en fout un peu, à vrai dire ^^ même s'il est joué par le talentueux et bizarre Michael Pitt), regardez-le...

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
15/52

7

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (272)

Posté par Frankie le 3 juillet 2017 à 08:16 - Catégorie : ,

Bonjour ! Je vous retrouve dans un nouveau C'est lundi, rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane dans lequel je vous parle de mes lectures, passées, présentes et à venir.

- La semaine dernière, j'ai fini Ça a commencé comme ça d'Angéla Morelli, que j'ai énormément aimé et qui m'a émue autant qu'il m'a fait sourire. Puis j'ai lu Une porte sur l'été de Robert Heinlein, un livre de SF de 1957 qui était vraiment très sympa à lire. Et j'ai, à peine, commencé The Way of Kings, The Stormlight Archive tome 1 (La voie des rois, Les Archives de Roshar tome 1) de Brandon Sanderson.

- Aujourd'hui, je lis donc La voie des rois. Je n'ai pas beaucoup avancé. J'ai eu du mal à choisir ma lecture après le Morelli et le Heinlein et je n'ai pas eu le temps de beaucoup lire ensuite, à peine une dizaine de pages en deux jours.

- Cette semaine et les suivantes, je vais lire La voie des rois. Il n'y aura pas de C'est lundi pendant tout le reste du mois de juillet et sûrement une grande partie d'août comme l'an dernier. Ma lecture fait plus de 1000 pages en VO donc je vais être dessus au moins trois semaines (si j'arrive à lire plus de 10 pages par jour !) et ensuite ce seront les vacances donc je vais plutôt essayer de rattraper mes chroniques en retard quand j'aurai un peu de temps. Mais j'ai quand même prévu des lectures. J'espère lire le fameux Dream Warrior de Sherrilyn Kenyon dont je vous parlais la semaine dernière, ainsi que The Library of Souls, le tome 3 de Miss Peregrine de Ransom Riggs, je vais aussi lire Tu m'as trouvée, la dernière nouvelle d'Angéla Morelli dans le cadre de Un genre par mois, j'ai aussi prévu de lire un thriller mais je ne sais pas encore lequel et j'ai encore de nombreuses autres envies dont je vous reparlerai quand je reprendrai mes C'est lundi.

En attendant, je vous souhaite de belles semaines et d'excellentes lectures !

6

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (271)

Posté par Frankie le 26 juin 2017 à 09:25 - Catégorie : ,

Bonjour ! Voilà trois semaines que je n'avais pas fait de C'est lundi car je n'avançais pas dans mes lectures mais je vous retrouve enfin pour faire le point sur celles-ci dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces trois dernières semaines, j'ai lu La mémoire de Babel, le tome 3 de La Passe-Miroir de Christelle Dabos que j'avais commencé alors et que j'ai énormément aimé. J'ai quelques petites réserves dont je reparlerai dans ma chronique mais c'est vraiment un chouette roman et ça va être dur d'attendre la suite ! Puis j'ai lu L'appel aux armes, le tome 26 de Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard qui n'était pas mal. Mais comme tous les derniers tomes de ce comics on passe par beaucoup de blablas avant d'avoir des scènes chocs en fin d'histoire pour nous faire revenir... Puis j'ai lu le tome 1 des Chroniques d’Édimbourg, 44 Scotland Street de Alexander McCall Smith qui a été un fiasco et m'a plombé mon mois. En effet, je ne me suis pas mal ennuyée et même parfois endormie sur ma lecture alors que ça avait tout pour me plaire. Mais je n'ai pas vraiment accroché à ces histoires et leurs personnages et comme il y a 11 tomes, je n'irai pas au-delà du premier. Donc, comme j'ai mis 10 jours pour lire les 300 et quelques pages, j'ai eu envie ensuite d'une lecture fraîche et sympa et j'ai commencé Ça a commencé comme ça d'Angéla Morelli.

- Aujourd'hui, donc, je lis Ça a commencé comme ça et franchement je me régale. C'est tout à fait ce qu'il me fallait ! Et j'ai même déjà versé ma larme car il y est question du deuil de la mère et cette évocation me brasse à chaque fois...

- Cette semaine, quand j'aurai fini Ça a commencé comme ça, je ne sais pas trop ce que je lirai, peut-être Dream Warrior, le tome 17 des Dark-Hunters/Dream Hunters de Sherrilyn Kenyon ou alors Une porte sur l'été (c'est de circonstance :)) de Robert Heinlein.

Bonne semaine à tous !

6

Harry Potter et l'enfant maudit de J.K Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Titre original : Harry Potter and the Cursed Child

Résumé :
Être le fils de Harry Potter ou de Drago Malefoy n'a jamais été chose facile. Albus, le 2e enfant du sorcier le plus célèbre et Scorpius, celui du plus mal aimé vont contre toute attente devenir amis. Mais en voulant prouver à leurs pères qu'ils sont dignes d'eux, ils vont déclencher une série de catastrophes...



Mon avis :
Même si tout ce qui sort et qui touche de près ou de loin à l'univers d'Harry Potter est un événement, j'avoue ne pas avoir été super excitée lorsque est sortie cette adaptation de cette pièce de théâtre et faisant office de 8e tome de la saga. Je savais que je la lirai un jour mais je ne me suis pas précipitée dessus. Mais je n'ai pas trop voulu tarder non plus donc je l'ai mise dans mon challenge ABC afin de pouvoir la lire cette année et finalement, même si on est très loiiiiiin de ce qu'apportaient les tomes écrits par J.K. Rowling, j'ai passé un très bon moment en compagnie des deux enfants d'Harry Potter et Drago Malefoy.

La pièce commence exactement là où se terminait l'épilogue des Reliques de la mort, à savoir le départ du second fils de Harry, Albus, pour Poudlard et sa peur que le choixpeau l'envoie chez les Serpentard... À partir de là, l'histoire va subir de grandes ellipses puisque les trois 1ères années du jeune garçon à l'école sont expédiées en quelques scènes. L'histoire ne commence donc vraiment que lorsque Albus et Scorpius entrent en 4e année, une 4e année qui vient rappeler les terribles événements qui arrivèrent lors de celle de leurs parents, lors de la Coupe de feu... Je ne vais pas dévoiler tout ce qu'il se passe mais ce qui m'a plu c'est qu'il est question de voyages dans le temps et de dystopie, d'amitié, de courage et de valeurs. Après, c'est sûr que ça reste un peu superficiel et que certaines révélations sont un peu tirées par les cheveux.

J'ai adoré Albus et Scorpius qui m'ont beaucoup touchée. Ce sont deux garçons qui se sentent en marge, le premier parce qu'il a un père illustre et que son frère aîné est tout à fait conforme à l'attente qu'on se fait des fils de Harry Potter et pas Albus qui, en plus, a deux prénoms (Albus Severus) qui sont très lourds à porter... Cela fait beaucoup pour les épaules du jeune garçon et, bien souvent, quand on veut faire ses preuves on fait des bêtises...

Quant à Scorpius, je l'ai trouvé vraiment trop choupinou et je n'aurais jamais cru dire ça d'un Malefoy :D Lui aussi porte tout un monde sur ses épaules, et subit l'ostracisme de ses camarades parce qu'il y a eu un grand-père qui était un vrai méchant et un père qui a fait lui aussi des conneries.

Et bien sûr on retrouve aussi les héros de la saga... Et c'est là où le bats blesse ! Car quand on voit Harry, Ron ou Hermione parler, on n'a pas l'impression d'avoir affaire à des adultes de 40 ans mais à des ados attardés et pour tout dire pas très intéressants. Harry est parfois imbuvable de suffisance (même s'il s'arrange sur la fin), Ron passe pour un crétin fini, mais vraiment, il a l'air carrément stupide, à se demander comment Hermione peut l'avoir épousé et quant à Hermione justement, elle ne montre que son caractère "madame je sais tout". C'est un peu décevant de ce côté-là. Il n'y a finalement que Drago que j'ai trouvé à peu près supportable car on sent qui lui en a bavé des ronds de chapeaux après la chute de Voldemort et les prises de position de sa famille et qu'il veut être pardonné... En revanche, on retrouve aussi d'autres vieux personnages, morts ou encore vivants et ça c'est super et touchant.

Côté style et écriture, ne vous attendez pas à du Shakespeare. Ni même à du vrai J.K. Rowling. Ce n'est pas elle qui a écrit la pièce finalement, elle en est juste l'instigatrice et bon, ce n'est pas de la grande littérature. C'est même très jeunesse et encore il y a des romans jeunesse qui sont bien mieux écrits. En revanche, il y a beaucoup de rythme, à tel point que je me suis demandé ce que ça pouvait donner sur une scène de théâtre car il y a beaucoup de changements de lieux et de personnages et ça doit être un vrai casse-tête pour gérer tout ça en pièce de théâtre. Ah et en anglais, ça se lit très bien.

En conclusion, j'ai trouvé l'histoire d'Albus et Scorpius plutôt sympa à lire, j'ai aimé leur amitié profonde et les aventures qu'il leur arrivait mais on est vraiment loin de la qualité de la saga d'origine. Disons qu'il s'agit d'une petite sucrerie pour faire plaisir aux fans et encore car les 3 personnages d'origine, Harry, Ron et Hermione sont décevants. Mais bon, si vous voulez retrouver ces personnages et leur univers, découvrir Albus et Scorpius et savoir qui est l'enfant maudit, lisez cette pièce !

Note :



Retrouvez de nombreuses autres chroniques sur Logo Livraddict


Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
13/26

du Big Challenge 2017 de Livraddict
4/8
9/100

du Baby Challenge Fantasy
2/5
11/20

du Baby Challenge Jeunesse
3/5
5/20

du Challenge Un genre par mois d'Iluze
En mai : Classique/Théâtre
5/12

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
7/10

et du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
23

2

Le mystère de Callander Square, Charlotte et Thomas Pitt tome 2 d'Anne Perry

Titre original : Callander Square

Résumé :
Les cadavres de deux nourrissons sont découverts dans le jardin d'un square londonien. L'inspecteur Pitt est chargé de l'enquête. Mais sa femme Charlotte entend bien enquêter elle aussi et se met en tête de découvrir les secrets qui se cachent derrière les belles façades du square...



Mon avis :
J'avais lu le premier tome de cette saga voilà déjà plus de trois ans et j'avais beaucoup aimé l'enquête policière se passant sous l'ère victorienne avec des personnages plutôt sympathiques à suivre. Cette année, je me suis quand même dit qu'il fallait que je reprenne surtout qu'il y a pas loin de trente tomes et je serai grabataire à ce compte-là quand j'arriverai au bout, si jamais j'y arrive... Bon bref, pour en revenir à ce Callander Square, je l'ai trouvé dans la lignée de la première enquête très agréable à lire et surtout prétexte à pointer du doigt la bonne société londonienne de la fin du XIXe siècle.

Voilà deux ans que Thomas Pitt a épousé Charlotte et qu'ils coulent des jours tranquilles. Charlotte attend leur premier enfant tout en tenant sa maisonnée. Quand deux nourrissons sont découverts morts dans un square londonien et que Thomas est affecté à l'enquête, Charlotte et sa soeur vont également enquêter de leur côté pour découvrir quels secrets cachent les habitants du très huppé square Callander...

Ce deuxième tome reprend, par bien des aspects, des thèmes déjà évoqués par l'auteur dans l'histoire précédente, à savoir une vision assez acerbe de la société bourgeoise et aristocratique londonienne, qui semble bien sous rapports mais qui, dès qu'on gratte un peu le vernis, se révèle avoir bien des secrets. Et cette triste histoire de nourrissons morts ou tués à la naissance va démontrer la veulerie de certains. C'est l'aspect du roman que j'ai le plus aimé, cette peinture de la fin du XIXe, ces hommes qui semblent tous avoir quelque chose à cacher (difficile de trouver qui est le coupable) et ces femmes qui en savent davantage que ce qu'elles ne montrent.

Ce roman parle aussi beaucoup du mariage et du couple. Comment les hommes et les femmes "de la haute" se marient sans se connaître, cohabitent sans vraiment vivre ensemble, chacun vacant aux tâches qui leurs sont assignés et qui, au final, restent deux étrangers même au bout de 30 ou 40 ans de vie commune. J'ai aimé comment certains hommes de Callander Square découvrent qu'ils ont une épouse qui a de la jugeote, qui en savent davantage que ce qu'ils voudraient. Car il ne faut pas se voiler la face, la société londonienne est une société masculine où les épouses sont réduites à l'état de mères et de régentes de la domesticité et où les filles et les femmes n'ont pour seules échappatoires ou loisirs, que d'avoir des histoires d'amour illicites qui bien souvent débouchent sur de grossesses non désirées. Et je ne parle pas des petites femmes de ménage, qui sont à la merci du désir de leurs patrons... Mais au moins cette histoire va permettre à certaines de ces femmes de ce rendre compte qu'elles aussi ont une place et peuvent montrer ce qu'elles savent faire...

L'enquête, elle, est plus classique. Elle est assez triste puisqu'elle concerne des enfants mais d'autres meurtres vont venir prendre le pas sur cela. C'est l'occasion pour Thomas Pitt de démontrer qu'un policier n'est pas qu'un subalterne désargenté qu'on peut manipuler et que personne n'est au-dessus des lois. J'ai juste regretté qu'il ne soit pas plus présent. Il sert un peu à passer les plats si vous me pardonnez cette expression. Mais j'aime beaucoup son personnage et son intégrité.

On voit un peu plus Charlotte car elle s'arrange pour être au coeur des affaires. Sinon en tant que femme de policier qui n'a pas un sou, elle resterait cantonnée chez elle. J'aime beaucoup ce personnage avec son caractère têtu et son opiniâtreté mais j'espère que la prochaine fois, on la verra encore davantage.

J'avais trouvé Emily, sa soeur, bécasse dans le premier tome, là je dois dire que j'ai un peu révisé mon jugement. Elle est en fait assez marrante et plus futée qu'elle n'en a l'air. Et ses contacts sont très utiles dans cette enquête. On voit qu'elle aussi n'a pas envie de s'ennuyer dans la vie qu'on attend d'elle et qu'elle a envie d'autre chose, d'un peu plus de piment.

Parmi les gens de Callander Square, peu sont sympathiques, en tout cas, les hommes. Mais j'ai bien apprécié le général Balantyne, un homme solide et plutôt sympathique. Et j'ai beaucoup aimé Jemina, une préceptrice, sans doute parce qu'elle ne fait pas partie de la bourgeoisie et de l'aristocratie.

Le style de l'auteur est très agréable à lire en anglais. J'aime qu'elle adapte son écriture à l'époque qu'elle décrit, cela donne un côté très charmant.

En conclusion, Le mystère de Callander Square est un roman policier très agréable à lire, surtout pour la société qu'il dépeint plus que pour l'enquête elle-même qui va pourtant révéler les fissures qui craquèlent les belles façades des demeures victoriennes. Et si vous voulez savoir ce qu'il s'est vraiment passé à Callander Square et qui sont ces deux nourrissons retrouvés morts, lisez-le. Quant à moi, j'espère ne pas mettre trop de temps pour retrouver Thomas et Charlotte Pitt.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
12/26

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
8

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Thrillers/policiers 6/6
Total : 11/12
+ 3 points pour le livre
+ 1 car l'auteur est une femme

et enfin du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
22

0

Monsieur et Madame Adelman de Nicolas Bedos

Posté par Frankie le 11 juin 2017 à 10:31 - Catégorie : , , ,
avec Dora Tillier, Nicolas Bedos, Pierre Arditi, Denis Podalydès

Résumé :
Pendant presque 50 ans, Sarah et Victor se sont aimés, souvent déchirés, parfois quittés, lui est devenu un écrivain célèbre, elle la femme de l'ombre. Le jour de l'enterrement de son mari, Sarah accepte de raconter sa version de la vie de monsieur et madame Adelman à un journaliste...




Mon avis :
Vous avez dû le remarquer, je vais rarement voir des films français au cinéma (mais ça m'arrive). Généralement, j'attends qu'ils sortent en DVD ou qu'ils passent à la télé. Mais c'est là où la promo de Monsieur et Madame Adelman a été très bien faite car j'en ai beaucoup entendu parler à la radio et Ruquier en a fait une pub d'enfer à On n'est pas couchés. Du coup, j'ai eu très envie de le voir dès sa sortie, surtout que j'étais en France à ce moment-là. Et j'ai adoré ce film drôle et touchant, pas exempt de défauts mais porté par une actrice lumineuse et caméléon.

Sarah et Victor sont étudiants quand ils se rencontrent au début des années 70. Lui veut devenir écrivain, elle tombe sous le charme et le poursuit de ses assiduités. Ils vont s'aimer passionnément, lui va devenir un écrivain célèbre, elle le soutenir dans l'ombre, jusqu'à se perdre parfois. La vie va les éprouver, ils vont se quitter, se retrouver, jamais cesser de s'aimer. Quand Victor meurt en 2015, tout le monde se pose des questions sur les circonstances de ce décès soudain. Sarah, le jour des obsèques, décide de raconter sa version de leur vie commune à un jeune homme qui voudrait faire sa biographie...

Avec ce film, ce sont 45 ans de la vie d'un couple qui sont passés au microscope. Une vie avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses épreuves et tout ce qui fait qu'on restent ensemble, ou pas. Une histoire assez classique somme toute et déjà vue et revue depuis que le cinéma existe. Alors qu'est-ce qu'il fait que la sauce prend malgré la non originalité du sujet ? Tout d'abord, c'est très ludique et lumineux, en tout cas dans la première partie, on rit beaucoup devant l'acidité de certaines scènes, notamment les scènes familiales, on fond devant le couple Sarah et Victor (même si elle est peu "stalkeuse" avant) et on se prend à rêver que le côté comédie romantique reste de bout en bout.

Mais le film montre que la réalité ce n'est pas que cela, il y a l'usure du temps et les jalousies et si le film accuse un petit coup de mou au milieu, notamment quand Victor est en plein succès et que Sarah en plein doute, c'est intéressant à voir. Et puis la dernière partie est excellente aussi, notamment certaines révélations.

Mais ce qui fait le charme fou de ce film c'est son actrice principale, Dona Tillier. Je suis complètement tombée amoureuse de cette comédienne aux multiples facettes. Je ne la connaissais pas du tout et je savais à peine à quoi elle ressemblait (si, je l'ai vue chez Ruquier). Si bien qu'elle interprète Sarah de façon tellement convaincante à chaque étape de sa vie qu'on ne sait pas très bien si dans la réalité elle a 20 ans, 40 ans, 75 ans. En vrai elle en a 31 :) mais c'est pour dire qu'elle est belle et convaincante à chaque âge (et très bien maquillée). Et son compagnon, Nicolas Bedos, la filme de façon sublime. Franchement, j'espère qu'elle sera nommée aux prochains César, elle est au moins aussi convaincante que Virginie Efira dans Victoria.

J'avoue que je ne connais pas bien Nicolas Bedos, le fils de Guy. Je sais qu'on l'aime ou qu'on le déteste, qu'il peut être très mordant et que c'est un touche à tout, chroniqueur, scénariste, acteur et j'en passe. À chaque fois que je l'ai vu quelque part, je l'ai bien aimé. Dans son film, il passe très bien en personnage écrivain bobo parfois bougon, il n'en fait pas des tonnes et sait s'effacer derrière son personnage, même si finalement on voit qu'il est écrit sur mesure.

Les autres acteurs ont du mal à exister mais il y a quand même Arditi en père pas très sympa (et l'acteur a vieilli !) et Denis Podalydès très bon en psy.

Pour ce qui est de la réalisation, c'est le premier film de Bedos, c'est plutôt bien filmé avec des aller-retours entre le présent (l'enterrement de Victor) et le passé (tout le reste). On a reproché au film d'être bobo parisien, je suis la première que ça crispe quand c'est le cas dans un roman ou un film mais franchement là ça ne m'a pas dérangée car j'étais sous le charme.

En conclusion, si vous cherchez une belle histoire d'amour racontée sur plus de 45 ans, avec des moments de grâce, des révélations et une actrice belle à tomber, lumineuse et qui éclaire ce film de sa grâce, il est fait pour vous. Certes, il n'est pas parfait et à un petit coup de mou au milieu mais franchement, j'ai eu un gros coup de coeur pour lui et j'ai très envie de le revoir. Alors n'hésitez et venez découvrir qui sont Monsieur et Madame Adelman ! Il pourrait même vous surprendre !

Note :
+ +


Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
14/52

11

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (270)

Posté par Frankie le 5 juin 2017 à 08:08 - Catégorie : ,

Bonjour bonjour ! C'est à nouveau lundi et même si c'est férié pour certains, on est tous sur le pont (ha ha !) pour faire le point sur nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, je n'ai lu que De soie et de sang, le 5e tome des enquêtes de l'inspecteur Chen de Qiu Xialong. Un très bon tome encore, j'adore le personnage de Chen, l'ambiance de Shanghai dans les années 90 et la bouffe constamment présente qui donne envie de sauter dans le premier avion pour aller manger là-bas :D Et l'enquête était, accessoirement, très intéressante. Et je n'ai ni lu le tome 26 de Walking Dead ni le tome 3 de Miss Peregrine comme prévu car j'avais complètement oublié que le premier juin sortait le tome 3 de La Passe-Miroir de Christelle Dabos et j'ai eu envie de le lire donc je l'ai commencé hier soir.

- Aujourd'hui, donc, je lis La mémoire de Babel, le tome 3 de La Passe-Miroir, je suis ravie de retrouver cet univers. Je sens que je vais le lire rapidement ! :)

- Cette semaine, je vais donc lire La Passe-Miroir 3. Après je lirai sûrement L'appel aux armes, le tome 26 de Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard comme j'avais prévu et après, comme je n'aime pas lire deux fois le même genre et que les Miss Peregrine sont des romans jeunesse fantastiques un peu dans le même genre que La passe-miroir, même si l'un est fantastique et l'autre fantasy, je vais attendre un peu et lire le tome 1 des Chroniques d’Édimbourg, 44 Scotland Street de Alexander McCall Smith que j'ai dans ma Pal depuis longtemps. Je crois que c'est un peu le même style que les fameuses Chroniques de San Francisco mais en Écosse :) Et ce sera tout ! :)

Bonne semaine ! Et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire ! ;)

0

Ça déménage, Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 6 d'India Desjardins

Posté par Frankie le 4 juin 2017 à 11:13 - Catégorie : , , , ,
Résumé :
La fin de l'année approche mais pour Aurélie, les vacances ont une saveur douce-amère car sa maman a décidé de vendre la maison dans laquelle elles vivaient depuis si longtemps, pour commencer une nouvelle vie avec François son compagnon. Et Aurélie n'est pas prête à quitter ce cocon si chargé en souvenirs de son papa...




Mon avis :
Après avoir lu La servante écarlate, j'ai eu vraiment envie d'une lecture légère et fraîche et j'ai donc jeté mon dévolu sur la sympathique Aurélie Laflamme que j'ai retrouvée dans sa 6e aventure, un tome très amusant à lire avec son lot d'émotions malgré tout et une Aurélie qui grandit encore un peu plus.

Il reste encore deux mois avant les grandes vacances mais Aurélie n'est pas pressée de les voir arriver. Car cela signifiera qu'elle devra quitter la maison où elle a grandi et a tant de souvenirs avec son papa. Car sa mère a décidé de s'installer avec François dans une nouvelle maison et évidemment Aurélie n'a pas son mot à dire. Heureusement, elle peut compter sur ses meilleurs amis pour la soutenir et l'aider à passer ce cap difficile.

Voilà une chronique qui va être assez rapide car au bout de 6 tomes, il n'y a rien de bien nouveau dans Le journal d'Aurélie Laflamme. Le schéma est toujours le même, on suit la jeune fille dans son quotidien sur 4 mois, ici de mai à août, soit deux mois d'école et deux mois de vacances, on a droit aux jolis petits dessins au début de chaque mois et une Aurélie qui raconte sa vie de façon drôle et touchante.

Si le tome précédent se focalisait surtout sur son histoire d'amour avec le beau sportif du lycée et les décisions parfois hasardeuses qu'elle prenait, notamment concernant ses amis, là on est de retour au groupe soudé entre Aurélie et Kat (même si celle-ci roucoule au début) et qui se cimente encore plus. On est à l'époque où l'amitié va durer toujours, envers et contre tout :)

Et puis il y a cette histoire de déménagement qui perturbe notre jeune adolescente qui a déjà les hormones qui bouillonnent d'un rien alors imaginez lorsqu'on la sort de son cocon habituel. J'y ai retrouvé beaucoup de ma fille qu'on a fait beaucoup bouger depuis sa plus tendre enfance mais l'adolescence a été vraiment une période difficile pour elle quand il a fallu déménager (à peu près tous les trois ans). C'est l'époque où les amis, les copains, voire les petits copains sont plus importants que tout et surtout les parents et où tout prend des proportions cataclysmiques ! J'ai cru parfois qu'on allait devoir la laisser en arrière... Alors qu'à peine arrivée dans un nouvel endroit, tout allait bien au bout de deux jours ! ^^ Et l'on retrouve tout cela avec Aurélie avec son enthousiasme et sa verve habituels. C'est là où cette série est toujours très juste.

Aurélie Laflamme est toujours un personnage très attachant. Elle peut être terriblement agaçante parfois mais dès qu'elle nous énerve un peu, pouf, elle dit ou fait quelque chose qui nous émeut aux larmes et on a envie de la consoler très fort. C'est le propre de cette période adolescente. Même si ce changement de vie occupe beaucoup la jeune fille, elle n'en oublie pas pour autant les affaires de coeur, même si en début de tome, elle avait l'air sevrée des garçons. Y aurait-il un nouveau petit copain dans l'air ? Hum je vous le dirai quand je lirai le prochain tome :)

Je n'ai pas grand chose à dire sur les autres personnages. J'aime toujours beaucoup la maman qui n'a pas la vie facile entre son adolescente de fille qui a des sautes d'humeur (et bien sûr c'est TOUJOURS la faute de la maman, merci, j'ai donné aussi !) qui ne se rend pas toujours compte que ce n'est pas facile aussi, que lorsque Aurélie a perdu son papa, elle a perdu un mari, et son désir de tourner la page, d'avancer, d'avoir une nouvelle vie, à deux avec François, à trois avec sa fille et c'est bien normal.

J'aime aussi beaucoup Tommy, le meilleur ami d'Aurélie, je trouve que c'est un chouette ado. En revanche, j'ai toujours du mal à accrocher avec Kat. C'est une très bonne amie pour Aurélie mais bon, ça passe moins avec elle.

Pas grand chose à rajouter sur le style de l'auteur, j'en est parlé plus haut, c'est ado, c'est frais, c'est amusant, on rit souvent, on a les larmes aux yeux parfois. Et le livre objet est encore bien joli avec une couverture orange cette fois-ci.

En conclusion, ce tome 6 est une lecture fraîche et très sympathique où l'on voit notre ado de 16 ans en plein bouleversements de toute sorte et notamment à cause de ce fameux déménagement. Mais cela fait grandir la jeune fille et la fait gagner encore en maturité. Alors si vous voulez savoir comme va se passer ce déménagement et si finalement Aurélie va accepter sa nouvelle maison et quelle direction sa vie aura prise au bout de ces 4 mois mouvementés, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Big Challenge 2017 de Livraddict
3/8
8/100

du Baby Challenge Jeunesse
2/5
4/20

et du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
6/10

5

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (269)

Posté par Frankie le 29 mai 2017 à 08:54 - Catégorie : ,

Bonjour tout le monde ! En ce dernier lundi de ce joli mois de mai :) je vous retrouve pour faire le point sur mes lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai continué et terminé White Witch, Black Curse, le tome 7 de Rachel Morgan de Kim Harrison. J'ai énormément aimé ce tome, qui est un peu de transition ou qui termine un cycle. C'est parfois un peu long à lire mais franchement j'ai été prise par le charme qui se dégage du roman. Et je n'ai pas commencé le tome 3 de Miss Peregrine comme prévu mais De soie et de sang, le tome 5 des Enquêtes de l'inspecteur Chen de Qiu Xiaolong. 

- Aujourd'hui, je lis donc De soie et de sang. J'ai juste commencé car hier soir je me suis endormie au bout de 5 pages :/ mais c'est toujours un plaisir de retrouver le flic-poète Chen et son univers.

- Cette semaine, je vais donc finir De soie et de sang et ensuite je commencerai le mois  de juinavec L'appel aux armes, le tome 26 de Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard, qui sera vite lu comme c'est un comics et ensuite je lirai enfin Library of Souls (La bibliothèque des âmes), le tome 3 de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs.

Et si ça vous intéresse, j'ai publié mon avis sur La servante écarlate de Margaret Atwood. C'est une chronique qui me tient à coeur donc je tiens à la partager.

Bonne semaine et bonnes lectures à tous !

5

La servante écarlate de Margaret Atwood

Posté par Frankie le 27 mai 2017 à 10:55 - Catégorie : , , , ,
Titre original : The Handmaid's Tale

Résumé :
Dans un futur proche, une jeune femme raconte son quotidien dans une société totalitaire qui a pris le pouvoir aux États-Unis et déchu toutes les femmes de leurs droits...




Mon avis :
Sans la série télé qui vient de commencer, je ne sais pas si j'aurais lu ce livre. Je le connaissais de nom, même si avant je le confondais avec La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne qui raconte l'histoire d'Hesther Pryme, femme adultère dans l'Amérique puritaine, mais n'avais jamais eu envie de le lire. Et puis j'ai donc vu la bande-annonce de la série et je me suis dit qu'il fallait que je lise le roman avant. Et puis Arcaalea l'a lu et m'a définitivement donné envie de le découvrir. Au final, j'ai été glacée par cette histoire pas si fictionnelle que ça mais il m'a manqué quelque chose pour vraiment être passionnée.

Dans un futur proche, après des crises économiques et des catastrophes écologiques qui ont vu le taux de natalité chuter de façon dramatique, le gouvernement des États-Unis a été renversé et remplacé par un régime théocratique et militaire et le pays a pris le nom de République de Gilead. La constitution a été remplacée par les préceptes très stricts de l'Ancien Testament et les femmes ont été déchues de tous leurs droits et réparties en caste, Femmes, Bonnes et les Servantes, jeunes femmes fertiles destinées à la reproduction de l'espèce et habillée d'une longue robe rouge écarlate et d'une coiffe blanche. Chaque Servante est attribuée à une maison dans laquelle vivent un haut dignitaire, le Commandant et son épouse stérile, et le rôle de la Servante est de donner un enfant à ce couple après s'être accouplée chaque mois avec le chef de la maison lors d'un acte appelé Cérémonie. Une de ces Servantes, appelée Offred (DeFred en français car le maître de maison s'appelle Fred...) nous raconte son quotidien, dur, sans espoir et se rappelle sa vie passée auprès de son mari et leur fille, quand elle travaillait et vivait librement...

La servante écarlate est un roman dont on ne ressort pas indemne. Il révolte tout autant qu'il glace et fait prendre conscience de la chance qu'on a de vivre, pour le moment, dans une société où l'on a encore des droits, que l'on soit homme ou femme, mais surtout femme. Le roman a été écrit il y a plus de 30 ans, en 84 et sorti en 1985. À cette époque, post hippie, on n'imaginait pas que nos droits puissent être remis en cause. Même si aux États-Unis, l'ère Reagan battait son plein et certaines factions de la droite dure des Républicains prônaient un recul sur certains droits. À cette époque, l'auteur s'est surtout inspirée de ce qu'il s'était passée en Iran, qui a ravalé les femmes, qui étaient plutôt libres à cette époque, à des êtres dépendants, voilés et sans droits.

Trente ans plus tard, le roman de Margaret Atwood résonne bien différemment. Dans de nombreux pays, le nationalisme monte, la peur du terrorisme fait se replier les peuples sur eux-mêmes, les religions se radicalisent et les USA ont élu Donald Trump et sa cohorte de politiciens blancs ultra-religieux, qui voudraient interdire le droit à l'avortement aux femmes, leurs droits à la contraception, qui remettent en cause les droits des mouvements LGBT et coupent les dons aux associations et planning familiaux. Lisez le livre et vous verrez que La servante écarlate n'est plus tellement un roman d'anticipation. Tout comme 1984 d'Orwell l'est de moins en moins... Je ne dis pas que l'Amérique est sur le point de basculer vers une république de Gilead mais je dis qu'il faut être vigilant.

Vous comprendrez donc pourquoi à la lecture ce roman on ressort assez bouleversé. Car Offred, demain, ça pourrait être vous, ça pourrait être moi (ah moi, moi je suis trop vieille, je serais envoyée aux Colonies pour y mourir...). Et le quotidien d'Offred n'est pas une partie de plaisir croyez-moi. La jeune femme raconte minutieusement ce qu'il en est, la solitude, le fait de ne laisser ressortir aucune émotion, les viols à répétition chaque mois, car appelons un chat un chat. Mais il y a aussi ces souvenirs qui lui permettent de tenir, souvenirs de sa vie d'avant et l'espoir que peut-être, un jour, tout pourrait changer...

Et ce qui est révoltant, c'est que on voit qu'on a beau vivre sous un régime ultra religieux, les instincts des hommes ne sont jamais étouffés et ils s'arrangent toujours pour les assouvir d'une manière ou d'une autre, aux dépends de la dignité des femmes d'ailleurs...

Ce qui m'a empêchée de vraiment apprécié le roman, c'est la façon dont il est narré. Offred raconte sa vie de façon neutre, sans laisser paraître beaucoup d'émotion et du coup, on se sent un peu en marge de sa vie. C'est terrible certes mais j'ai manqué un peu d'empathie. Et on ne sait pas grand chose de ce qu'il se passe ailleurs (à dessein d'ailleurs puisque les femme ne doivent plus savoir lire ni connaître les nouvelles). On suppose ou plutôt devine que ce régime est circonscrit aux seuls États-Unis (il faut d'ailleurs voir les touristes japonaises visiter la ville où vit Offred) et il faut attendre plus de la moitié du roman pour savoir comment tout ça est arrivé. Et la fin, sous forme d'une conférence se passant une bonne centaine d'années après, éclaircit certains points.

On souffre beaucoup pour Offred, dont on ne connaît jamais le vrai prénom, contrairement à la série qui le donne (tout comme le nom du Commandeur, ou Commandant, n'est pas connu), car c'est un personnage qui a été libre et qui se retrouve enfermée dans un carcan et une idéologie du jour au lendemain. Elle m'a bien évidemment touchée, surtout pour sa façon de rester "libre" comme m'ont touchée OfGlen, une autre servante écarlate, sa binôme ou encore Moira, sa meilleure amie dans sa vie d'avant.

C'est difficile de se prononcer sur le Commandant et sa Femme, qui semblent faire partie du système mais ont aussi leurs fêlures. Mais c'est difficile de les plaindre... Et puis il y a Nick, le Gardien, chauffeur, homme à tout faire de la maison...

Ah et je n'ai pas parlé des Tantes, ces femmes psycho-rigides qui dressent les jeunes femmes à devenir de bonnes Servantes. Les scènes dans le Centre où Offred et Moira passent avant d'être postées dans des familles sont souvent dures.

Le roman est très bien écrit, pas très difficile à comprendre en anglais mais je l'ai dit, il m'a manqué un quelque chose dans cette écriture pour être vraiment emballée.

En revanche, je suis passionnée par la série télé. Pour le moment, 7 épisodes ont été diffusés et c'est une excellente adaptation. Elizabeth Moss joue une magnifique Offred qui garde toujours une touche de cynisme et une pointe d'humour dans ce qu'elle raconte ce qui la rend plus vivante que son double de papier. D'ailleurs j'ai l'impression que certaines règles sont un peu moins rigides que dans le roman mais ce n'est qu'une impression. Car la série est aussi glaçante et révoltante que le roman et chaque épisode me laisse en vrac et j'y pense des heures après.

En conclusion, je pourrais vous parler encore et encore de ce roman, de la série, des thèmes qu'il aborde et dont il est impossible de ressortir indifférent et que sera l'une des lectures marquantes de mon année, même si le style de narration m'a laissée un peu trop spectatrice (et c'est peut-être tant mieux). Mais ne peux que vous conseiller de le lire pour en découvrir la teneur ou de regarder la série et d'espérer que l'histoire que le roman raconte restera ce qu'il est : un roman d'anticipation et non pas un livre d'histoire un jour...

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
21

9

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (268)

Posté par Frankie le 22 mai 2017 à 08:17 - Catégorie : ,

Bonjour tout le monde ! C'est lundi et je vous retrouve pour faire le point sur mes lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'avais commencé White Witch, Black Curse, le tome 7 de Rachel Morgan de Kim Harrison et je suis toujours dedans.

- Aujourd'hui, je suis donc dans mon Rachel Morgan, j'en suis à 60 % soit un peu plus de 300 pages. Je suis ravie de retrouver Rachel et son univers, le roman se lit bien, ce n'est pas hyper palpitant mais on ne s'ennuie pas une seconde.

- Cette semaine je vais d'abord finir mon livre et ensuite je lirai sûrement Library of Souls (La bibliothèque des âmes), le tome 3 de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs. Il me tarde d'avoir le fin mot de l'histoire.

Bonne semaine !

3

Ghost in the Shell & Ghost in the Shell 2 : Innocence de Mamoru Oshii

Posté par Frankie le 20 mai 2017 à 11:43 - Catégorie : , , , , , ,
Titre original : Kôkaku Kidôtai
avec les voix originales de Atsuko Tanaka, Akio Ôtsuka, Tamio Ôki

Résumé :
La Major Mokoto Kusanagi, une femme cyborg mais dotée d'un cerveau humain, traque au sein de la section 9, une police qui lutte contre la cyber-criminalité, le Marionnettiste, un hacker mystérieux qui se sert du Réseau pour prendre le contrôle de l'esprit d'humains.



Mon avis :
J'avoue que, si je connaissais de nom ce film ô combien culte, je n'avais jamais eu envie de le voir, le manga adulte n'étant pas franchement ma tasse de thé. Et puis la version live avec Scarlett Johansson a été annoncée et puis le film a fait partie du Top 50 SF de Seriebox. Je me suis donc dis que c'était l'occasion de le découvrir. Ce que j'ai fait début mars et j'ai beaucoup aimé ce film envoûtant, au point de le regarder deux fois et de voir la suite.

Dans un Japon futuriste, les humains ont de plus en plus recours à des organes cybernétiques qui remplacent ceux d'origine et les rendent plus résistants et efficaces. La Major Mokoto Kunasagi, elle, n'a presque plus rien d'humain à part son cerveau qui est couplé à un cerveau cybernétique permettant de la relier à Internet et son réseau. En compagnie de Batou et Tosuga (le seul encore pratiquement totalement humain) ses partenaires, elle sert dans la Section 9, une unité de police qui traque les cyber-criminels, dont The Puppet Master, le Marionnettiste, un hacker mystérieux qui utilise le Réseau pour prendre le contrôle d'humains. Mais derrière une simple affaire criminelle se cache quelque chose de plus vaste...

Quand vous commencez à mettre le pied dans l'univers de Ghost in the Shell, sachez que vous tombez dans un puits sans fin :) Car Ghost in the Shell, ce n'est pas seulement ce film d'animation devenu culte mais c'est vraiment tout un univers complexe et hyper sophistiqué, des mangas, des films et des séries, avec des épisodes préquels aux films et j'en passe. Du coup, si comme moi, vous étiez novices, vous risquez d'être un tout petit peu perdus et surtout de vouloir en savoir plus et là vous êtes fichus ! :D Heureusement qu'il y a Wikipedia (surtout l'interface en anglais) qui est une mine d'or pour s'y retrouver.

Ghost in the Shell, le film d'animation, est un mélange de thriller futuriste, de conte philosophique et métaphysique, beau, envoûtant et violent. Si l'intrigue porte surtout sur la chasse au Puppet Master et la lutte de pouvoir entre les différentes sections, la 9 et la 6, mâtinée de complots, le coeur de l'histoire c'est bien sûr ce ghost in the shell, cette notion intangible qu'on peut appeler conscience, essence ou encore âme nichée dans une enveloppe, le corps, humain ou cyborg. Pendant tout le film, je n'ai pu m'empêcher de penser au titre original de Blade Runner, les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? la nouvelle de Philip K. Dick dans laquelle la différence entre les humains et les androïdes était de plus en plus ténue notamment au niveau de la conscience et de l'empathie. On voit que l'auteur du manga s'est inspiré de Blade Runner (ou du livre) car c'est tout le questionnement de ce film incarné ici par le Major et encore plus Le Puppet Master.

J'ai vu ce film deux fois en l'espace d'un mois et je peux vous dire que c'est un film qui peut se revoir sans fin et qui se bonifie au fil des visionnages. La première fois, il y a toute la compréhension à maîtriser d'autant plus que j'ai vu le film en version japonaise sous-titrée en anglais, ce qui n'était pas très compliqué mais rajoute une petite difficulté. Le deuxième visionnage est débarrassé de la nouveauté et permet d'apprécier la poésie, la philosophie et la puissance de l'histoire. Ce film vous envoûte alors.

La Major Mokoto Kusanagi est donc l'héroïne de cette histoire, un être qui se pose énormément de question sur son humanité ou son manque. C'est un personnage qui touche mais qui est un peu en retrait, peut-être un peu trop mystérieuse pendant une grande partie de l'histoire. Mais c'est aussi un bon soldat, intègre et fidèle. On a beaucoup jasé sur le fait que Scarlett Johansson, qui l'incarne dans le film de 2017 (et dont je vous reparlerai très vite), n'ait pas de trait asiatique mais dans l'anim c'est pareil, Mokoto a de grands yeux bleus et des traits caucasiens. Et moi qui n'avais vu jusqu'à présent que des films d'animations japonais pour enfants, j'ai été évidemment surprise de voir beaucoup de nudité. Car Mokoto est hyper sexualisée, voire fantasmée avec des gros seins et une allure sexy.

Le personnage que j'ai préféré c'est Batou, son collègue, qui est lui humain mais "augmenté" avec des parties cyborg, notamment les yeux. Il fait très mercenaire américain dont il a les traits, avec une coupe en brosse mais sous des dehors bourrus, c'est un gros tendre et surtout très attaché à Mokoto. J'ai beaucoup aimé leurs discussions.

J'ai aussi bien aimé Tosuga, l'humain de la Section ainsi que le directeur de cette section, un protecteur et un sage.

La réalisation du film est plutôt pas mal, sachant qu'il date d'il y a plus de vingt ans. Les dessins sont bien (j'ai beaucoup aimé les avions-oiseaux) et la musique surtout est vraiment belle et géniale, envoûtante donnant cette tonalité au film. Et il y a de très beaux plans et dialogues à la fin. Et on voit où les frères, enfin les soeurs maintenant, Wachowski ont puisé leur inspiration pour Matrix ;)

En conclusion, je pourrais vous parler des heures et des heures de ce film mais je n'en maîtrise pas très bien l'univers mais sachez que cette histoire, ce Ghost in the Shell, m'a envoûtée de par son sujet, très philosophique et son héroïne, ultra féminisée mais passionnante à découvrir. Alors si vous voulez aussi suivre la Major et Batou dans leur quête du Puppet Master, savoir qui est ce dernier et ce qu'il se cache derrière toute cette histoire de hacking, regardez-le, et ce, plusieurs fois :)

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en anglais

***************************************

Titre original : Inosensu : Kôkaku Kidôtai
avec les voix originales de Atsuko Tanaka, Akio Ôtsuka, Tamio Ôki, Kôichi Yamadera


Attention spoilers sur le film précédent

Résumé :
Le Major Mokoto Kunasagi a disparu dans les limbes du réseau laissant Batou désemparé et n'ayant pour compagnon que son basset, Gabriel. Des meurtres perpétrés par des gynoïdes, des androïdes-geisha lancent la section 9 dont Batou et son coéquipier Tosuga sur la piste d'un hacker ingénieux.



Mon avis :
Après avoir vu Ghost in the Shell, j'ai bien sûr eu envie d'en voir la suite, surtout qu'il se disait que le film live s'inspirait des 2 films d'animation (ce qui est vrai). Au final, j'en ressors bien moins enthousiaste que pour le premier.

Avec Innocence, on perd en poésie et philosophie pour gagner en action. S'il y a quand même de belles scènes et surtout des questionnements sur le cerveau ou le libre-arbitre, on est surtout dans une enquête policière assez classique. Si l'on excepte les geisha-androïdes. Ou le piratage de cerveaux cybernétiques :) Mais j'ai trouvé le pourquoi des crimes un peu tiré par les cheveux ou un peu facile, dirons-nous.

Étant donné que la Major est on ne sait où (pendant une grand partie du film), c'est Batou qui est mis sur le devant de la scène et tant mieux car j'avais beaucoup aimé le personnage dans le premier. On sent que la disparition de Mokoto lui a fichu un coup et qu'il la cherche à chaque coin de rue. Sous ses airs taciturnes, c'est vraiment une grosse boule d'émotion :) Il y a qu'à le voir avec son chien. En revanche, j'ai moins aimé sa coiffure, avec sa queue de cheval, je préférais les cheveux en brosse.

J'avais beaucoup aimé Tosuga dans le premier, là il m'a franchement énervée. Déjà la coupe mulet, c'est non et ensuite, je l'ai trouvé un peu jaloux et aigri envers Batou et la section 9 et s'enorgueillissant un peu trop de son statut d'humain peu ou pas augmenté comme s'il voulait le contraire. Mais bon, c'est quand même un bon équipier pour Batou.

On voit qu'il s'est écoulé 9 ans entre le 1er et le 2e film car visuellement ça n'a plus rien à voir. Les images d'animation sont vraiment plus belles, plus fluides, moins "dessinées". Cela donne lieu à de très belles scènes. Et la musique est toujours aussi belle. Et c'est marrant car les personnages parlent beaucoup à coup de citations. Pratiquement tout le temps. Les sous-titres que j'avais en anglais indiquaient quand c'était une citation et de qui et ça foisonne. Bon en japonais ça donne pas mal (même si je ne comprends pas le japonais :)) mais j'aurais aimé un peu plus de dialogues naturels.

En conclusion, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ce 2e film qui vaut surtout pour savoir ce qu'il est advenu des personnages. Et il y a des scènes splendides. En tout cas, je vous conseille de le regarder pour découvrir ce qu'il est advenu de la Major et prendre des nouvelles de Batou. Et pour voir des androïdes poupées se battre férocement :)

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en anglais

Les films font partie du Film de la semaine 2017 de Benji
13/52

et le 1er du Mini Challenge SF de Seriebox
2/4
48/50

Copyright © 2009 Les escapades culturelles de Frankie All rights reserved. Theme by Laptop Geek. | Bloggerized by FalconHive.