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23 janvier 2021

La vie rêvée de chaussettes orphelines de Marie Vareille

Résumé :
Alice, jeune franco-américaine, débarque à Paris avec l'intention d'y refaire sa vie, après une série de drames des années auparavant. C'est dans une jeune start-up, créée par le fantasque Chris et le ténébreux Jérémy, qui veulent créer une application pour réappairer les chaussettes orphelines qu'elle trouve un travail. Mais le passé ne s'efface pas d'un coup de baguette magique...






Mon avis :
J'avoue que jusqu'à présent, j'étais passée à côté de toutes ces jeunes femmes qui publient des romans dit "feel good" comme Virginie Grimaldi, Agnès Martin-Lugand et donc Marie Vareille. Il n'y a qu'Agnès Ledig que j'ai lu, avec bonheur il faut le dire. En novembre, j'avais envie de légèreté, pour plusieurs raisons dont l'ambiance mondiale et, par conséquent, pour avancer dans mon Baby Challenge Chick-lit et honorer le challenge Un genre par mois, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir Marie Vareille et notamment avec ce titre fort sympathique. Et là, première surprise, ce n'est pas un livre chick-lit du tout. 2e surprise, l'ayant su juste avant de le commencer, cela ne m'a pas empêchée de l'adorer ! :)

Oui, si vous cherchez un roman chick-lit à la Sophie Kinsella, vous risquez d'être déçu.e.s. Et beaucoup l'ont été à cause de cela. Car on n'est pas du tout dans ce cas de figure. C'est plutôt une comédie dramatique, même un drame tout court avec un soupçon de romance. Car on est surtout dans la reconstruction d'une jeune femme qui a vécu des drames, des deuils et qui tente de se reconstruire, avec ses tocs à foison, ses craintes et la peur de se faire mal une nouvelle fois.

On suit donc Alice dans son présent, une Alice peu sûre d'elle, qui a du mal à se faire des amis et se confier. Et parallèlement on suit la jeune femme dans son journal écrit en 2011, dans lequel elle s'adresse à Bruce Willis (oui oui :)) et où elle raconte ses difficultés à concevoir un enfant avec son mari mais également sa vie, de sa naissance à 2011, sa relation avec sa mère et surtout avec sa soeur de 10-11 mois plus jeune qu'elle, une soeur dont elle a été très très proche, très différente d'elle, une artiste, une âme à vif et disons-le écorchée.

Sans spoiler, j'avoue avoir très très vite deviné de quoi le roman retournait. À un moment, à peu près au quart de ma lecture, je me suis dit "mais... non mais non, ce n'est pas possible !" et puis plus je me persuadée que ce n'était pas possible, plus il y avait des détails qui me prouvaient le contraire et au final, j'ai eu entièrement raison ! :D Bon, franchement, ça ne m'a aucunement empêchée d'apprécier l'histoire et son cheminement. Il n'y a peut-être que la fin que j'ai trouvée un peu too much mais même ça, ça m'a convenue et j'ai trouvé que c'était évident.

Même si ce n'est pas un roman chick-lit, il y a quand même une romance à la clé, même si elle n'est pas au coeur de l'histoire. Mais elle permet à notre héroïne de finir de se reconstruire.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Alice, malgré ses névroses et ses tocs ou peut-être à cause d'eux, justement. J'ai également adoré sa soeur Scarlett (oui sa mère était fan d'Autant en emporte le vent), mal aimée de la famille. Elle m'a énormément touchée.

Les autres personnages sont sympas à suivre, notamment Jeremy, le fameux ténébreux :) Chris, son co-fondateur et pas mal à l'ouest et les employés de la start-up ayant tous des caractéristiques assez décalées. Il y a aussi son amie new-yorkaise (dont j'ai oublié le nom sorry) et Soraya, une amie qu'elle se fait à Paris et qui nous fait entrer dans la culture indienne (d'Inde). J'ai beaucoup aimé d'ailleurs la diversité des gens et et des cultures qu'on rencontre au cours du roman.

C'est donc le premier livre de Marie Vareille que je lisais et je peux vous dire que ce ne sera pas le dernier. Car j'ai beaucoup aimé la façon dont elle écrivait. Sa façon de parler, enfin d'écrire, ses mots, ont vraiment su me toucher et je dois dire que cela a été un vrai page-turner, ce qui ne m'est pas arrivé souvent ces derniers mois. 

En conclusion, voilà un livre que je pensais être léger et chick-lit et qui m'a finalement prise par surprise par ses côtés plus sérieux et dramatiques et je pense que c'est ce qui fait que j'ai adoré suivre Alice dans son parcours de reconstruction et que j'ai eu un coup de coeur pour l'ensemble. Même le fait d'avoir deviné les tenants et aboutissants de l'histoire n'a pas entaché mon enthousiasme et j'ai vraiment vécu (mais au point d'être stressée parfois ! :) cette histoire comme si j'étais aux côtés de la jeune femme. Alors si vous voulez une histoire bien construite, bien écrite et ne vous attendez pas à un roman de chick-lit ou trop feel good, La vie rêvée des chaussettes orphelines est fait pour vous. Franchement, lisez-le, en ayant ces cartes en main ! Quant à moi, j'espère bien lire un autre Marie Vareille dans les prochains mois.
 
Note :




Le roman fait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict
8/20
médaille en chocolat
 
et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de novembre : Contemporain
11/12

03 décembre 2020

Tu m'as trouvée d'Angéla Morelli

Résumé :
Quand Alice voit débarquer Raphaël dans l'étable où elle accouche une vache, elle ne sait pas qui il est. Elle est vétérinaire de campagne, il est le leader d'un groupe de rock qui remplit les stades. Leur attirance est immédiate...








Mon avis :
En juin dernier, pour le Challenge Un genre par mois d'Iluze, il fallait lire une nouvelle (ou un recueil) et j'ai eu envie de lire une de celles d'Angéla Morelli que je n'avais pas encore lues (en fait il m'en restait juste 2 à lire, ainsi que le tome 3 des Parisiennes qui est un roman). Et j'ai donc jeté mon dévolu sur Tu m'as trouvée qui faisait, à l'origine, partie d'un recueil, Les opposés s'attirent, que j'avais acheté en papier au Salon du livre lors de sa sortie. J'ai racheté la nouvelle d'Angéla en ebook pour pouvoir la lire sur ma liseuse (faut faire vivre les copines autrices !) et je l'ai vite engloutie pour un moment de plaisir bien trop court.

Je ne suis pas hyper fan de nouvelles. J'ai déjà eu l'occasion de le dire, en lisant celles de Sherlock Holmes, Arsène Lupin et les précédentes d'Angéla Morelli, je trouve que c'est toujours trop succinct et rapidement lu sans qu'on ait eu le temps de s'imprégner de l'histoire. Mais dans le cas d'Angéla, je trouve ses histoires toujours bien construites et s'il y a un sentiment de frustration que ce ne soit pas plus long, ce n'est pas parce que l'histoire n'est pas complète.

Alors oui, dans le cas de Tu m'as trouvée, c'est hyper rapide. En quelques pages, les deux protagonistes ont le temps de se tourner (pas longtemps) autour, de s'aimer, de se quitter et de se jurer un amour éternel. Non je rigole, on n'est pas dans Blanche-Neige non plus :D Mais vous voyez le topo.

Côté histoire, on est dans de la romcom tout à fait classique dont je vous donne les grandes lignes dans le paragraphe juste au-dessus. Pas de surprise donc mais un moment de lecture sympathique et frais. Parmi toutes les nouvelles que j'ai lues de l'autrice, ma préférée reste La vallée des Amazones mais Tu m'as trouvée se situe parmi les bonnes lectures.

Pas grand chose à dire sur Alice et Raphaël, ce sont deux caractères et façon de vivre complètement opposés (le titre du recueil de nouvelles est tout à fait conforme ;)) et qui n'auraient jamais dû se rencontrer. C'est une peu la rencontre de la carpe et du lapin (on ne va pas encore parler de mariage). Alice est sympathique et mignonnette, Raphaël n'est pas vraiment mon genre mais je viens de me rappeler que mon mec, quand on était jeune, avait un blouson en cuir et jouait de la musique donc ça doit l'être un peu quand même ! Si je devais faire une comparaison entre Raphaël et une personnalité actuelle, je dirais que c'est une sorte de Matthew Bellamy, le leader de Muse. Je ne vois pas trop d'équivalent en France, enfin d'équivalent jeune :D par jeune, j'entends jusqu'à 35-40 ans quoi. On pourrait cependant penser à Johnny Halliday ou Nicholas Sirkis d'Indochine qui eux, déplacent ou ont déplacé les foules dans les stades.
 
Le style de l'autrice est, comme à son habitude, très agréable à lire, amusant, avec des références sympas.

En conclusion, Tu m'as trouvée est une petite romance très sympathique à lire et Angéla Morelli a tout à fait rempli la tâche qu'on lui demandait pour participer au recueil Les opposés s'attirent. Je préfère, de loin, ses romans, comme Juste quelqu'un de bien ou ça a commencé comme ça mais ne chipotons pas, Tu m'as trouvée est comme une friandise qu'on croque et savoure et qui fait tout de suite se sentir mieux.  Alors si vous aussi voulez croquer dans le bonbon qu'est Tu m'as trouvée et découvrir Alice et Raphaël, lisez cette nouvelle !

Note :




La nouvelle fait partie du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de juin : Nouvelles, Novellas
6/12

08 octobre 2020

Signed, Sealed, Delivered : To the Altar de Kevin Fair

avec Eric Mabius, Kristin Booth, Krystal Lowe, Geoff Gustafson

Résumé :
Ça y est, le grand jour arrive, Rita et Norman vont enfin se dire oui. Parallèlement, les 4 Postables découvrent un paquet contenant une robe de mariée ainsi qu'une lettre et ils essaient d'en découvrir la destinataire...






Mon avis :
Vous le savez si vous lisez régulièrement mon blog, Signed, Sealed, Delivered est une série de téléfilms que j'aime beaucoup regarder. D'abord série d'une saison, elle a été transformée en téléfilms à raison de 2 ou 3 par an. Ce 11e téléfilm avait été diffusé en juillet 2018 mais je l'avais gardé sous le coude pour ne pas avoir à trop attendre le suivant. C'est donc un an plus tard que je l'ai regardé, en septembre dernier et ce n'est donc que plus d'un an encore plus tard que j'en fais la chronique...

Pas de (très) grosses surprises avec ce 11e téléfilm, on est en terrain connu avec une histoire pleine de bons sentiments et touchante et l'avancée de la vie de nos 4 amis.

Concernant l'histoire du jour, je l'ai beaucoup aimée, même si un an après il m'a fallu un petit moment pour m'en rappeler les détails mais plus qu'une histoire de robe de mariée c'est surtout l'histoire d'une jeune femme et de sa mère, des sacrifices que l'on fait pour nos enfants afin qu'ils ne soient pas trop brisés par la vie. Et j'avoue avoir été très émue par le récit de la mère...

La robe de mariée fait, bien sûr, le lien avec le mariage de Rita et Norman, grand moment dans l'histoire des Postables. Car il en aura fallu des tours et des détours, beaucoup de maladresses et de regards pour que c'est deux-là admettent leurs sentiments (moins que Shane et Oliver cependant ;)) et se retrouvent devant l'autel :) Mais ouf, voilà, ça y est et c'est vraiment choupi à regarder, bien évidemment.

Et Shane et Oliver, me direz-vous ? Ben ça avance aussi et pas qu'un peu d'ailleurs ! Oh la la, non ne vous excitez pas, pas de scènes coquines, on est dans un Hallmark que diable ! :) Mais enfin, ils ont fini de faire 3 pas en arrière quand ils en faisaient deux en avant et si jamais le prochain téléfilm est un jour mis en chantier, je pense que nous aurons un autre mariage à célébrer (oui je spoile honteusement ! :p). Bon je me montre taquine mais c'est parce que je les aime beaucoup ces deux-là et je suis ravie que ça avance.

C'est toujours Kevin Fair qui est à la réalisation donc pas de grande surprise c'est du SSD classique :)

En conclusion, voici encore un très joli téléfilm des Postables et voir Norman et Rita enfin se marier et Shane et Oliver s'avouer enfin franchement leurs sentiments et envisager l'avenir à deux, réjouit mon petit coeur de midinette. Alors si vous aussi vous avez beaucoup de tendresse pour Signed, Sealed, Delivered et ses Postables, regardez-le. Un autre téléfilm était donc prévu, le tournage devait être il y a quelques mois mais avec la crise de la Covid-19, ça a évidemment été mis en pause. J'espère qu'on pourra les retrouver tous les 4 très bientôt !

Note :



 
Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le téléfilm fait partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
36/52

06 janvier 2019

Christmas Joy de Monika Mitchell

avec Danielle Panabaker et Matt Long

Résumé :
Joy Holbrook travaille dans une société marketing et n'a pas pris de vacances depuis des années et ce d'autant plus qu'elle va sûrement avoir une promotion après avoir attiré l'attention d'une de leurs gros clients. Mais sa tante a un accident et Joy se précipite à son chevet dans la ville de son enfance. Bientôt, elle se retrouve à accepter de s'occuper d'un concours de pâtisserie en compagnie de Ben, un ancien copain de lycée...



Mon avis :
J'ai beaucoup de copines (IRL ou copinautes) qui adorent les téléfilms de Noël et qui en regardent beaucoup chaque année. Jusqu'à présent, ce n'était pas ma tasse de thé et je pense en avoir vu très très peu au cours de ma longue vie. Mais cette année, pour un point du Bingo Séries, il fallait regarder un de ces téléfilms avec un acteur ayant joué ou jouant dans une série dedans. J'ai donc jeté mon dévolu sur ce Christmas Joy car Danielle Panabaker est une des actrices principales de The Flash et je dois dire que, si le film est ultra convenu sur tous les points, j'ai passé un moment très agréable.

Si je dis qu'il est ultra convenu c'est qu'il a tous les ingrédients de la comédie romantique, avec tous les clichés que je me fais sur les films de Noël. Le personnage féminin principal bosse comme une dingue dans une grande ville, ici Washington. Elle se retrouve dans un trou perdu de son enfance, retrouve son amour de jeunesse (même si là ce n'est pas vraiment le cas), elle tombe sous le charme de cette vie plus simple et de l'homme mais ils ont des différents, elle repart à sa vie trépidante pour s'apercevoir qu'en fait sa vie c'est avec l'homme qu'elle aime, qui lui essaie de la retrouver mais la rate de peu car elle a décidé de jeter sa carrière par-dessus les moulins et de repartir dans sa petite ville. La jeune femme et son amoureux finissent par se retrouver, gentil baiser sur la bouche and Happy End. Ajoutez ici de la neige, des jolis paysages, des bons sentiments de Noël, des chansons de Noël omniprésentes et hop voilà !

Je me moque mais bon j'ai bien aimé ce téléfilm car c'est ce qu'il me fallait quand je l'ai regardé. En plus, Danielle Panabaker est choupie comme tout, elle colle bien au film. Quant à Matt Long que je ne connaissais pas, il est un peu fade comme son rôle mais il est bien mignon.

En conclusion, Christmas Joy n'est pas le téléfilm de Noël qui va révolutionner le genre ni même la comédie romantique mais son histoire pleine de douceur et de bons sentiments est parfaite pour l'époque de Noël et Danielle Panabaker fait une mignonne héroïne de ce genre de film. J'aurais juste aimé que ce soit plus amusant. En fait, je rêve d'un téléfilm de Noël qui allierait ce côté comédie romantique et saisonnier mais avec plus d'humour. J'ai envie de rire aussi en cette période. Je sais que ce n'est pas dans le prochain téléfilm que je le trouverai (oui car j'en ai vu un autre ! :D ) mais quant à vous, si vous aimez ce genre de téléfilms, regardez celui-là, il est bien sympa et agréable à regarder malgré son manque d'originalité.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Le téléfilm fait partie du Film de la semaine 2018 de Benji
51/52

31 décembre 2018

Signed, Sealed, Delivered : The Road Less Traveled de Kevin Fair

avec avec Eric Mabius, Kristin Booth, Krystal Lowe, Geoff Gustafson

Résumé :
Les Postables découvrent des photos prises avec un appareil photo jetable des années 80 et se lancent à la recherche d'un petit garçon et de sa mère dans le camping car donné par les parents de Rita...






Mon avis :
Régulièrement, j'aime regarder un téléfilm de Signed, Sealed, Delivered. Comme il n'y en a pas beaucoup par an, je prends mon temps pour les voir et ce n'est qu'en novembre que j'ai regardé celui-ci, diffusé sur Hallmark Movies and Mysteries en février dernier et je l'ai beaucoup aimé.

Au bout de 10 téléfilms, on pourrait penser que la recette est éculée et en fait, même si elle l'est un peu, je dois dire que ça marche toujours sur moi. Car pendant 1h20, à suivre les enquêtes des Postables et leurs histoires de coeur, j'en oublie que le monde ne tourne pas très rond.

En plus, ici, ils font preuve d'un peu d'originalité. Il ne s'agit plus de retrouver l'auteur d'une lettre mais de suivre les indices données par le développement des photos trouvées dans un appareil jetable. Cela change et donne l'occasion à nos Postables d'embarquer dans un road trip où les nerfs de chacun vont être mis à rude épreuve.

Car bien sûr il y a deux histoires dans ce téléfilm, l'histoire du petit garçon et sa mère, qui est touchante et l'histoire de nos 4 amis qui poursuivent leur petit bonhomme de chemin. Certes Rita et Norman sont amoureux mais il y a encore des choses qu'ils ne savent pas l'un de l'autre et qui pourraient mettre leur relation en péril Mais je vous rassure, pour ceux qui suivent depuis le début, leur amour est plus fort que tout et va triompher des embûches. Bref, ils sont toujours aussi choupis ces deux-là.

Pour Oliver et Shane, on en est encore aux (loooooongs) balbutiements. Certes ils s'aiment, ça c'est acquis mais il y a toujours quelque chose qui semble vouloir se mettre en travers de leur route. Là, ce sont des sms qui nous donnent à penser (et à Oliver aussi) qu'il y a un ex qui veut la revoir, et puis pas du tout ! :D Ces deux-là, on encore un peu de chemin à parcourir...

C'est encore une fois Kevin Fair qui réalise, donc il sait y faire ;)

En conclusion, j'ai encore beaucoup aimé ce nouveau téléfilm de Signed, Sealed, Delivered, car j'adore retrouver nos 4 compères qui embarquent ici dans un road trip rocambolesque mais qui va permettre à tous d'évoluer et surtout de rendre heureux un petit garçon et sa mère. Alors si vous aimez la série et les téléfilms, regardez-le. Quant à moi, il ne m'en reste plus qu'un à voir car, pour le moment, il n'y en a pas d'autres de prévus...

Note :



Vu en version anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2018 de Benji
46/52

28 décembre 2018

Porco Rosso de Hayao Miyazaki - Les âmes vagabondes de Andrew Niccol - Extrêmement fort et incroyablement près de Stephen Daldry

Titre original : Karenai No Buta
avec les voix de Shūichirō Moriyama, Akemi Okamura, Akio Ōtsuka

Résumé :
Marco Pagot, ancien pilote de chasse, transformé en cochon humanoïde, est devenu un chasseur de primes émérite au volant de son hydravion et a pris le surnom de Porco Rosso. Son plaisir est de se poser à l'hôtel Adriano où la jolie patronne, Gina, fait tourner les têtes. Un jour, une coalition de pirates de l'air engage un américain pour capturer Porco Rosso. Ce dernier s'allie avec une jeune garagiste aéronautique, Fiona, pour se débarrasser des pirates et de Curtis l'américain.


Mon avis :
Porco Rosso, sorti en 1992 au Japon et en 1995 chez nous, était l'un des derniers classiques de Myiazaki, sinon le dernier, qu'il me restait à voir. Ce que j'ai fait en octobre et s'il n'est pas au niveau de certains, je l'ai beaucoup aimé.

Il est certes moins profond et magnifique que les grands classiques de maître mais j'ai passé un très bon moment en compagnie de ce pilote transformé en cochon, qui virevolte dans les airs dans son hydravion et pourchasse les pirates de l'air. Le film se déroule en Italie, à l'entre deux guerres, ce qui donne une autre tonalité à ce film par rapport à ceux qui se déroulent au Japon.

Ce film c'est comme une friandise, c'est léger, amusant (les pirates sont de vrais crétins), il y a des combats, des bons sentiments et de l'émotion. Mais il y a aussi la réalité avec la montée du fascisme qui est montrée également dans ce film.

J'ai beaucoup aimé Porco Rosso, la belle Gina, qui m'a émue, et la jeune Fiona pleine enthousiasme et très amusante. Curtis l'antagoniste est de prime abord assez cliché mais son évolution est intéressante.

La réalisation est plaisante, il y a de belles images et du rythme.

En conclusion, ce n'est sans doute pas le meilleur des classiques de Myiazaki mais il est plein de charme et de drôlerie burlesque et les personnages sont attachants. Alors, n'hésitez pas à le regarder si vous pouvez.

Note :



Vu en version originale japonaise, sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
7/9
40/50

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Titre original : The Host
 avec Saoirse Ronan, Jake Abel, Max Irons, Diane Kruger, William Hurt, Frances Fisher

Résumé :
Des Extraterrestres ont envahi la Terre et peu à peu ont pris possession des humains. Lorsque Wanderer prend possession de Melanie Stryder, celle-ci ne se laisse pas faire et une drôle de cohabitation commence alors, compliquant les choses lorsque la jeune femme rejoint les rebelles et retrouve Jared, l'homme que Mel aimait, alors que Wanda se sent plus attirée par Ian...




Mon avis :
En 2009, j'avais lu The Host, juste après les Twilight et j'avais beaucoup aimé ce roman, histoire d'une E.T qui épouse la cause humaine car son hôte ne veut pas lâcher prise et lui apprend ce que c'est que d'aimer et d'avoir des sensations. J'avais trouvé le roman joliment écrit et attachant. Le film m'attirait un peu moins et c'est pour cela que je ne l'ai jamais regardé, même si je comptais le faire mais cette année, pour les Challenges Seriebox, je l'ai vu et je l'ai bien aimé.

J'ai trouvé que c'était une adaptation fidèle au roman mais un peu plus superficielle et très très axée sur la romance. J'ai lu le roman il y a plus de 9 ans, à l'époque je n'avais pas de blog donc je n'ai qu'une idée générale de ce que j'avais pensé du livre. Mais l'histoire me semblait un peu plus approfondie. Le film reprend les thèmes de ce qui fait un humain, sur l'âme, sur les gens qui refusent de se soumettre. On passe un moment agréable et Saoirse Ronan fait une jolie Mélanie/Wanda. Pour ceux qui se demandent pourquoi je l'appelle Wanda et pas Gaby c'est parce que dans la VO, elle s'appelle comme ça pour Wanderer et Gaby en VF pour vagabonde.

Il me semble que dans le roman, je préférais Ian à Jared (je ne sais plus pourquoi), ici j'ai nettement préféré Jared qui me semble plus mis en avant et plus sympathique que Ian. Bon les deux acteurs sont mignons comme tout et je cherche encore où j'ai pu voir Jake Abel (dans des séries sans doute). Quant à Max Irons, le fils de Jeremy, j'ai hâte de le voir dans Condor l'an prochain. William Hurt joue l'oncle bougon et bienveillant et j'aime beaucoup France Fisher mais j'ai regretté que son rôle soit un peu en retrait. Quant à Diane Kruger, rien de rien exceptionnel, elle joue bien la méchante froide.

C'est Andrew Niccol qui a dirigé le film et c'est quand même le réalisateur de Bienvenue à Gattaca, Simone, Time Out, pour les trois films que j'ai vus de lui et bon il connaît son affaire et sait être efficace.

En conclusion, Les âmes vagabondes est une jolie adaptation du roman éponyme de Stephenie Meyer, surtout porté sur la romance mais qui se laisse bien regarder. Alors si vous avez envie de le découvrir, n'hésitez pas.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge SF Extended de Seriebox
9/10
extended
99/100

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Titre original : Extremely Loud and Incredibly Close
avec Thomas Horn, Tom Hanks, Sandra Bullock, Max von Sydow, Viola Davis

Résumé :
Un an après la mort de son père dans les tours du World Trade Center, Oskar, un garçon de 11 ans, trouve une clé dans ses affaires et pense que son père l'envoie dans une mission comme il avait l'habitude de le faire de son vivant. C'est l'occasion pour Oskar de partir à l'aventure dans New York et de surmonter ses angoisses et peut-être son deuil...


Mon avis :
J'avais entendu parler de ce film lors de sa sortie car il était tiré d'un roman qui avait ému pas mal de monde, si je me souviens bien. Mais je n'avais fini par ni lire le roman ni voir le film. Et encore une fois pour le Challenge Seriebox je l'ai regardé en novembre et je ne le regrette pas car c'est un très joli film plein d'émotions.

C'est donc un film sur un jeune garçon plein d'angoisses et à tendance autistique. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas mais le fait est qu'il en présente certains symptômes (l'anxiété face au bruit, à la foule, aux situations inhabituelles) et qu'il lui faut des repères et une certaine routine voire un objet pour le calmer. Mais d'un autre côté il sait interagir face aux gens. Ce petit garçon avait un père extraordinaire qui le comprenait et lui lançait des défis pour satisfaire sa curiosité et son envie d'apprendre. Quand le père est mort, le monde d'Oskar s'est écroulé et la mère n'a pas pu prendre le relais, murée elle aussi dans son chagrin. La clé que découvre donc Oskar va jouer comme une thérapie pour le garçon mais aussi pour la mère.

C'est un film d'aventures dans les rues de New York, que l'on découvre avec les yeux d'Oskar, c'est un film sur le deuil, la paternité et l'apprentissage. Je parle de paternité car il y a aussi une histoire avec le père du père d'Oskar :) Le film est charmant et très émouvant, les acteurs sont excellent. Tom Hanks qui joue le père dans les flashbacks est bien sûr impeccable, Sandra Bullock est plus en retrait mais elle est très bien aussi et Thomas Horn est vraiment très bon dans le rôle pas facile d'Oskar. Très naturel et sympathique. J'ai particulièrement aimé Max von Sydow dans le rôle du locataire muet et son interaction avec Oskar.

Stephen Daldry c'est, entre autres, le réalisateur de Billy Elliot (et de The Hours, The Reader and de la série The Crown), c'est dire s'il sait parler avec talent de ces histoires de jeunes garçons qui poursuivent des rêves.

En conclusion, j'aimerais vous parler plus longuement de ce très joli film porté par une brochette d'acteurs talentueux, en particulier le jeune Thomas Horn, très juste dans son interprétation mais le mieux est que vous le regardiez dès que vous en aurez l'occasion.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Il fait partie du Mini Challenge Aventure de Seriebox
4/5
49/50

et les trois films du Film de la semaine 2018 de Benji
41/52

03 novembre 2018

Le Cercle littéraire de Guernesey de Mike Newell

Titre original : The Guernsey Literary And Potato Peel Pie Society
avec Lily James, Michael Huisman, Matthew Goode, Tom Courtenay, Katherine Parkinson

Résumé :
En 1946, une jeune écrivain anglaise en mal d'inspiration reçoit une lettre touchante d'un membre d'un club de lecture de Guernesey qui est entré en possession d'un roman lui ayant appartenu. Elle décide alors d'aller les voir avec éventuellement la possibilité d'écrire sur ce club pas comme les autres et sa rencontre avec ses membres, dont le troublant Dawsey Adams qui élève seule sa petite fille, change sa vie radicalement...





Mon avis :
En 2009, j'avais lu le roman dont tout le monde parlait à l'époque avec son drôle de nom, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, une belle et touchante histoire romanesque et romantique avec des échanges épistolaires et des destins douloureux. Il avait fait partie de mes coups de coeur lors de mon premier bilan lectures sur mon blog en 2010. En début d'année, j'ai appris que le livre avait été adapté au cinéma et que le film sortirait en juin. Je m'y suis donc précipitée dès que je suis rentrée en France. Au final, si j'ai trouvé le film sympathique à voir, il est nettement moins bien que le roman.

Le film est surtout une gentille bluette centrée sur Juliet, l'écrivain qui cherche un sens à sa vie et vient à Guernesey pour le trouver et Dawsey, le gentil local sexy. Avec en toile de fond, les traumatismes de la guerre et la disparition d'Elizabeth, une jeune femme, la maman de Kit, la petite fille élevée par Dawsey. Et bien sûr ce fameux club de lecture où il est question d'épluchures de patates.

Ce qui m'a le plus plu dans cette adaptation, c'est évidemment tout ce qui tourne autour de ce club de lecture, à commencer par sa création à l'issue d'un événement qui aurait pu être dramatique et tous ceux qui composent ce club sont vraiment savoureux.

Historiquement, le film rappelle que les Allemands ont aussi occupé l'Angleterre dans ces îles qui ont connu le joug de l'ennemi. Que leurs habitants ont souffert et ont dû faire preuve de débrouillardise pour s'en sortir.

La romance est mignonne, pas très originale mais elle m'a plu.

Je dois avouer que j'ai eu du mal avec Lily James. Je n'avais jamais vu jouer l'actrice, n'ayant toujours pas vu Downton Abbey (mais c'est prévu pour l'an prochain) et elle m'a un peu crispée. J'ai trouvé que dans le film elle rigolait souvent bêtement et que ça desservait son personnage, le rendant plus superficiel qu'il ne l'était. J'ai trouvé qu'elle avait des faux airs de Keira Knightley et vous savez (si me lisez régulièrement, bien sûr) combien la façon de sourire de Keira m'insupporte et là c'était pareil avec le rire de Lily. Mais bon elle était charmante malgré tout :)

Michael Huisman est charmant lui aussi et son personnage de Dawsey l'est tout autant. Il me semble que dans le livre il était un peu plus brut de décoffrage, même si son amour de la lecture faisait ressortir une certaine sensibilité.

Matthew Goode, qui est très charmant aussi (décidément), joue le rôle de l'éditeur et ami homosexuel de Juliet. C'est un brin cliché comme personnage mais il apporte un peu d'humour.

Le personnage du fiancé de Juliet est aussi un peu caricatural, arriviste, qui pense que tout lui est dû. On se demande comment la jeune femme a pu tomber amoureuse d'un tel homme et bien évidemment on n'a qu'un envie, qu'elle le quitte pour Dawsey.

Et puis il y a la petite troupe du cercle littéraire, qui sont sympas comme tout. J'ai surtout aimé le personnage joué par Katherine Parkinson, déjà parce que j'aime l'actrice et c'était sympa de la voir dans un rôle différent de ses autres prestations (The IT Crowd ou Humans, pas exemple) mais son personnage est vraiment attachant.

Mike Newell n'est plus à présenter, réalisateur de nombreux films comme 4 mariages et un enterrement, Donnie Brasco, Harry Potter 4 et de façon plus surprenante la daube Prince of Persia. Sa réalisation du Cercle littéraire est correcte, pas exceptionnelle mais efficace. Il sait comment nous émouvoir et nous faire palpiter pour ses personnages.

En conclusion, cette adaptation du roman est très sympathique à voir à défaut d'être vraiment enthousiasmante et mémorable. Il y a un truc qui m'a vraiment empêchée d'adorer, je ne sais pas si c'est l'actrice principale qui m'a un peu énervée ou autre chose. Mais c'est gentil à regarder. Alors si vous voulez savoir comment Juliet va s'intégrer à Guernesey, si elle va réussir à se mettre les membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dans la poche et si on va savoir ce qu'il est advenu d'Elizabeth, membre disparu mais tellement présent encore, regardez ce film. Et lisez le livre si ce n'est pas encore fait ! :)

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
25/52

07 octobre 2018

Passengers de Morten Tyldum

avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen, Laurence Fishburne

Résumé :
À bord de l'Avalon, un vaisseau spatial parti pour un voyage de 120 ans vers une nouvelle planète, 5000 personnes dorment, cryogénisées. Mais au bout de 30 ans, après un passage dans un champ de météorites, un dysfonctionnement réveille Jim Preston. Avec un serveur androïde pour seul compagnie, le jeune homme se sent vite solitaire et il décide de réveiller Aurora, une jeune journaliste qui lui a tapé dans l'oeil...





Mon avis :
J'avais envie de voir ce film lors de sa sortie en décembre 2016 mais je n'étais plus en France et donc je l'ai loupé. Cette année, puisqu'il faisait partie du Mini Challenge SF de Seriebox, je me suis dit que c'était l'occasion de le regarder. J'ai beaucoup aimé certains pans de l'histoire, d'autres moins et je vous dis tout cela en suivant :)

J'ai beaucoup aimé tout le début du film, lorsque Jim se réveille et doit vivre seul. Les conséquences de cette solitude et ses interactions avec Arthur le robot. Quand il réveille Aurora, on change pratiquement de film qui devient alors une romance, une romance qui met un peu mal à l'aise par certains moments, étant donné que Jim contraint inévitablement la jeune femme, de par son réveil, à l'aimer. Je dis inévitablement car si tu mets deux jeunes gens en présence dans un espace clôt, on se doute bien qu'ils ne vont pas faire que se regarder. Bon si on ne s'arrête pas à ça, l'histoire est plaisante à suivre et le personnage de Jennifer Lawrence sait très bien avoir les idées claires une fois confrontée à la réalité mais à l'heure de #MeToo l'idée même que Jim réveille une femme pour davantage satisfaire un besoin (quel qu'il soit), du moins au début, que pour véritablement avoir une compagnie (il aurait pu réveiller tout autre personne qu'une jeune femme à la tête et au corps bien faits) laisse un goût un peu amer.

La 3e partie du film se recentre davantage sur la partie science-fiction et même film catastrophe, avec des scènes un peu rocambolesques mais prenantes. Et la fin est douce-amère.

J'aime beaucoup Chris Pratt et il est très dans le rôle de Jim tout comme Jennifer Lawrence, impeccable comme toujours.

En fait, mon personnage préféré a été Arthur le robot, très bien interprété par Michael Sheen. C'est surtout que ses scènes de bar avec Jim/Pratt m'ont énormément fait penser à celles de Shining. Je ne sais pas si c'était volontaire...

Le film est surtout un huis-clos, il y a donc peu de personnages mais Laurence Fishburne est de la partie et Andy Garcia aussi, mais furtivement.

Morten Tyldum est le réalisateur de l'excellent Imitation Game et il a aussi réalisé les deux premiers épisodes de la saison 1 de Counterpart et le premier de la nouvelle série Jack Ryan. Je n'ai pas grand chose à dire sur la réalisation, elle est efficace, il arrive à ne pas nous ennuyer alors que le film n'est pas riche en action et est presque un drame intimiste même s'il y a des scènes explosives.

En conclusion voilà un film sur lequel je n'ai pas vraiment grand chose de plus à ajouter mais que j'ai beaucoup aimé malgré la romance qui met un peu mal à l'aise par certains côtés mais c'est terrible car on se prend à aimer cette histoire d'amour. Il ne faut pas oublier non plus l'environnement et le contexte dans lesquels se déroule cette histoire et Arthur le 3e personnage important du film. Alors si vous voulez aussi faire connaissance avec les passagers de l'Avalon et savoir comment Aurora va réagir quand elle saura la vérité sur Jim, regardez-le.

Note :



Le film fait partie du Mini Challenge SF Extended de Seriebox
4/10
extended
94/100

et du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
21/52

26 septembre 2018

Juste quelqu'un de bien d'Angéla Morelli

Résumé :
Bérénice a 34 ans et ne sait plus quoi faire de sa vie. Écrivain, elle souffre du syndrome de la page blanche. Et côté vie privée, elle refuse de s'attacher et s'étourdit chaque week-end  avec des coups d'un soir. Le hasard la met en présence d'Aurélien, Aurélien qui fut son crush quand elle avait 17 ans, qu'elle a revu deux fois depuis, dont une fois de façon très intime et qui ne l'a jamais reconnue. Heureusement elle peut compter sur sa mère, la fantasque Cassandre et sa grand-mère, l'énergique Moune, ainsi que sur sa meilleure amie, Juliette, devenue maman débordée, et sur les bons conseils d'une perroquet à la langue bien pendue. Bérénice va-t-elle réussi à lâcher prise et à s'ouvrir enfin à l'amour ?

Mon avis :
Vous le savez, j'adore les romans et les nouvelles d'Angéla Morelli. Pas parce que c'est une copine que j'aime beaucoup, même si on s'est peu vues, et qui me fait glousser de bonheur avec ses stories Instagram, mais parce que ce qu'elle écrit me parle, m'amuse, m'émeut, même lorsque les héroïnes sont à 1000 lieues de ce que je suis et ça a été encore le cas avec ce roman qui m'a fait un bien fou.

Au début de ma lecture, je me suis demandé si j'allais autant aimer que les précédents romans et surtout celui d'avant, Ça a commencé comme ça, que j'avais adoré. Ce n'est pas parce qu'on aime une auteure et ses écrits qu'elle peut faire mouche à chaque fois, hein ? Et pourtant, la magie a opéré une nouvelle fois et je me suis surprise à avaler les pages, moi qui lis comme un escargot depuis des mois. D'ailleurs en 3 jours (exceptionnel pour moi), j'avais lu le livre. À ma grande tristesse car du coup je l'ai trouvé trop court !

Comme dans les autres écrits d'Angéla, l'histoire n'est pas qu'une romance, c'est aussi l'histoire d'une jeune femme un peu paumée, qui ne sait pas trop ce qu'elle veut faire de sa vie, ne veut pas s'engager et trouve plus confortable de vivre dans un immeuble entourée de sa famille. Car Juste quelqu'un de bien c'est aussi une histoire de famille, de trois femmes passionnantes, une histoire d'amitié, de fidélité.

Mais je reviens un instant sur la romance que j'ai trouvé très bien. J'aime beaucoup les romans de chick-lit mais je suis souvent circonspecte sur la façon dont s'y déroulent les histoires d'amour. Mais jamais avec Angéla et encore plus (moins ?) ici. J'ai beaucoup aimé la façon dont ça se passait entre Bérénice et Aurélien, le fait que ce ne soit évident ni pour l'un ni pour l'autre, qu'il y a des bagages de part et d'autre mais qu'ils arrivent à se trouver et s'aimer. Ce n'est jamais gnan gnan, c'est au contraire réaliste mais juste avec assez de rêve pour qu'on ait des papillons dans le ventre.

Et pour en revenir à la famille, il y a aussi la recherche du père et j'ai beaucoup aimé la façon dont ce côté-là était traité, sans mièvrerie ni pathos. Pour Bérénice, trouver le père n'est finalement qu'une étape pour avancer

Je suis épatée par le talent d'Angéla Morelli à créer des héroïnes différentes. Vous me direz c'est le propre de tout auteur de ne pas faire toujours la même chose (même si, si je reste dans la romance chick-lit, on peut reprocher à Sophie Kinsella une certaine uniformité dans ses personnages) mais je ne sais pas pourquoi, là ça m'a marqué. Bérénice est on ne peut plus différente de Flore, Eugénie, Ana ou Agathe et n'est ni Emilie ou Louise, pour citer quelques personnages des livres d'Angéla. Bérénice, c'est Bérénice, point. :) Une jeune femme terriblement de son époque. Je ne dis pas cela en l'air, j'ai eu parfois l'impression de voir ma fille, qui a quelques années de moins. Comme Bérénice, elle ne sait pas tellement ce qu'elle veut faire, mais elle ne veut surtout pas d'un boulot sédentaire et ennuyeux, aimerait trouver l'amour et un amoureux avec qui cela durerait longtemps mais se lasse vite... Bref, comme ma fille, Bérénice est pétrie de contradictions et cela la rend très réelle et très attachante.

J'ai aussi beaucoup aimé Aurélien. J'avais trouvé Corto un peu too much dans le côté fantasme sur pattes et si Aurélien semble très séduisant, il semble aussi plus accessible et réel. Avec ses propres fêlures et contradictions. Et cela le rend vraiment attachant.

Les autres personnages qui rayonnent autour de Bérénice sont extras, à commencer par la copine qui elle est plus conventionnelle dans ce type de roman mais est tout à fait sympathique. Et puis il y a la grand-mère Moune qui est géniale et la mère Cassandra qui est amusante. Et n'oublions pas le Capitaine Haddock, perroquet à la langue bien pendue et pleine de bon sens :) Et du côté d'Aurélien, j'ai beaucoup aimé Arthur, son fils, très touchant.

J'ai déjà eu l'occasion de le dire maintes fois mais j'adore la façon dont Angéla Morelli écrit. Il y a quelque chose de diablement séduisant, j'adore les références qu'elle emploie et qui me parlent bien souvent et là, si ça se passe à Paris, je n'ai pas trop sentie le parisianisme. Parce que la maison des femmes Spyros donne envie d'y vivre, qu'il y a des descriptions sympas et que je devais être bien lunée :D Et j'adore l'humour subtil qui émaille le récit. Et ici, j'ai aussi beaucoup aimé qu'il y ait des points de vue d'Aurélien. Et j'aime énormément la couverture qui est très sympa.

En conclusion, voici encore un super roman d'Angéla Morelli qui décidément sait me sortir de mes lenteurs livresques. J'ai tourné les pages à toute vitesse, à mon grand regret d'ailleurs et me suis plongée avec délice dans les vies de Bérénice et Aurélien et tous ceux gravitant autour d'eux. J'ai aimé la romance et l'évolution des personnages. Bref, c'est une très chouette lecture. Quant à la question que se posent Bérénice et la fille d'Angéla sur les pruneaux, qui les achètent, qui en mangent, je répondrai j'en achète et mon mari les mange :D Et pour savoir de quoi je parle, ben il faut lire le livre ! ;)

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2018 de Nanet
  19/26

16 septembre 2018

Signed, Sealed, Delivered : Home Again de Kevin Fair

avec Eric Mabius, Kristin Booth, Krystal Lowe, Geoff Gustafson

Résumé :
Il y a 18 ans, trois petites filles ont envoyé un vase à un antiquaire afin de sauver la ferme familiale mais le vase s'est perdu. Les Postables le retrouvent avec une lettre et recherchent les propriétaires qui ne sont peut-être pas ceux que l'on pense. Dans le même temps, après avoir demandé Rita en mariage, Norman rencontre les parents de la jeune femme...


Mon avis :
J'ai un peu tardé à regarder ce nouveau téléfilm de Signed, Sealed, Delivered, diffusé il y a un an car il n'y avait pas de sous-titres et j'ai attendu d'en trouver car, même si je suis (de suivre) sans problème sans sous-titres, c'est un peu plus fatigant pour mes neurones. Mais apparemment il n'y en pas eu pour ce film et en mai j'ai fini par me décider à le regarder comme cela. C'est un opus assez classique de la série entre "affaire du jour" et affaires de coeur de nos Postables.

J'aime toujours regarder un téléfilm de Signed Sealed Delivered car c'est comme retrouver des amis et une maison familière. En plus, ça nous fait oublier pendant 1h20 que le monde ne tourne pas rond et franchement, de temps en temps, ça fait du bien. Home Again s'inscrit donc dans la lignée de ses prédécesseurs avec un soupçon de mystère et beaucoup de bons sentiments.

L'histoire du jour est bien sympa à suivre et si elle ne change pas dans la forme, le fond en est légèrement différent puisqu'il s'agit d'un objet à rendre à ses propriétaires et non plus seulement une lettre. Et un objet dont la restitution va prendre une tournure inattendue mais je ne vous en dis pas plus. Je dirai seulement que je suis contente que ce sujet soit abordé et bien traité.

Et bien sûr il y a la vie de nos Postables, Shane et Oliver qui sont enfin officiellement ensemble même si c'est encore bien timide. Mais ils sont choux comme tout.

Mais le téléfilm se concentre surtout sur Rita et Norman puisque ce cher Norma avait demandé sa dulcinée en mariage et que nos tourtereaux commence à préparer le dit mariage. Et qui dit mariage dit présentation aux parents. Évidemment tout ne va pas se passer comme sur des roulettes d'autant plus que le papa de la future mariée a un sacré caractère et est protecteur envers sa fille. Il n'en faut pas plus pour déstabiliser notre Norman. Mais je vous rassure, il va réussir à gagner le coeur des ses futurs beaux-parents.

Kevin Fair, le réalisateur habituel des téléfilms est une fois de plus aux commandes et il connaît donc son affaire.

En conclusion, voici encore une très bonne histoire de Signed, Sealed, Delivered qui fait passer un bon moment en compagnie de nos Postables préférés. Alors si vous voulez savoir s'ils retrouveront les propriétaires du vase et voulez découvrir la rencontre entre Norman et les parents de Rita, regardez-le. Quant à moi, j'ai encore 2 téléfilms à regarder.

Note :



Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
20/52

30 mai 2018

La forme de L'eau de Guillermo Del Toro

Titre original : The Shape of Water
avec Sally Hawkins, Doug Jones, Octavia Spencer, Richard Jenkins

Résumé :
Elle est humaine et muette, il est un humanoïde aquatique, leur histoire d'amour semble impossible et pourtant...





Mon avis :
Quand j'ai vu la bande-annonce de ce film à l'automne dernier (au moment de la Mostra de Venise il me semble), j'ai eu très très envie de le voir car il contenait tous les ingrédients que j'adore dans ce genre de films. Du coup, en février, dès que j'ai pu, je l'ai regardé et finalement j'en sors moins enthousiaste que prévue. J'ai beaucoup aimé ce beau film mais il m'a manqué quelque chose pour que ce soit un coup de coeur ou même s'en approchant.

Dans les années 60, alors que la guerre froide bat son plein, Eliza une jeune femme muette et réservée qui travaille comme femme de ménage dans un laboratoire secret voit sa vie basculer quand elle découvre une créature aquatique humanoïde retenue en captivité. Lui apprenant le langages des signes, Eliza n'a bientôt de cesse de libérer la créature à l'aide de Zelda, son amie et collègue, et Giles, son voisin, artiste et homosexuel non déclaré...

Voilà donc un très beau film, humaniste et poétique qui prêche la tolérance et la différence. Dans notre monde actuel, violent, de plus en plus replié sur soi et qui rejette l'étranger, il est bon de voir ce genre de films. Pour cela, La forme de l'eau est réussi car il met en scène une jeune femme handicapée, son amie afro-américaine, son voisin homosexuel et un homme poisson bien différent de nous. Tout cela dans les années 60 qui ne sont pas un modèle d'ouverture on le sait mais qui pourrait très bien se passer de nos jours dans certains états des États-Unis.

Le film est à la fois une romance jolie comme tout et un film d'espionnage. N'oublions pas que dans les années 60, la guerre froide battait son plein et que tous les moyens étaient bons pour que les Russes et les Américains soient les premiers partout et surtout dans l'espace. L'histoire porte donc aussi sur cela, sur les agents dormants (un peu à la The Americans), sur les méchants prêts à tout pour arriver à leurs fins et j'en passe. Ce côté-là est peut-être le moins réussi du film car c'est assez manichéen et vu et revu je dois dire.

En fait, le film est surtout réussi grâce à Sally Hawkins qui est bouleversante dans ce rôle de jeune femme différente, secrète, mais toujours lumineuse et qui est d'une grâce folle. J'adore l'actrice depuis Be Happy où elle irradiait aussi ce film et il faudrait que je voie d'autres de ses films.

J'aime beaucoup Octavia Spencer qui apporte toujours de la bonhommie à ses rôles, comme dans Les figures de l'ombre, La couleur des sentiments ou la série Mom et là elle est une amie fidèle et solidaire. Franchement, je l'ai beaucoup aimée.

J'ai aussi été très touchée par Giles, le voisin qui tait son homosexualité. C'est un personnage sans doute pas forcément très original, ni par son vécu, ni par ses actions mais il est très sympathique et parfois touchant.

Doug Jones est à la créature humanoïde (extraterrestre, amphibie et j'en passe) longiligne c'est qu'est Andy Serkis au motion capture. Quand il faut un personnage de ce genre, c'est à lui qu'on fait appel. Il y a eu Falling Skies, Star Trek Discovery récemment et du coup, on ne le voit plus que rarement dans un rôle où on le voit non grimé. Mais il est toujours super et c'est le cas ici aussi, il a un rôle muet mais il arrive à faire passer beaucoup de choses avec des gestes ou des regards.

Guillermo Del Toro, qu'on ne présente plus, a été accusé de plagiat par plusieurs personnes et notamment Jean-Pierre Jeunet qui l'a accusé d'avoir copié Delicatessen. Je ne me souviens plus bien de Delicatessen mais il ne faut pas exagérer. Alors certes il y a des similitudes dans l'image, les tons chauds et si je devais penser à un film de Caro et Jeunet ce serait davantage La cité des enfants perdus qui a une patte très caractéristique et qu'on retrouve un tout petit peu dans le film de Del Toro. Mais Guillermo a ajouté sa propre touche, celle du Labyrinthe de Pan avec ce ton poétique et onirique. Il y a de très belles scènes d'ailleurs entre Eliza et l'amphibien, très touchantes.

En conclusion, La forme de l'eau n'est à mes yeux pas le film exceptionnel auquel je m'attendais mais cela reste un très beau film, où l'on ne s'ennuie pas une seconde et qui prône la différence et la tolérance. Les américains l'ont encensé puisqu'il a eu plusieurs Oscars dont meilleur réalisateur, meilleur film, meilleure musique (cocorico car c'est Alexandre Desplat qui l'a eu) et si j'ai préféré 3 Billboards, il faut reconnaître que La forme de l'eau est plus original et mérite ces récompenses. Alors si vous voulez découvrir la gentille Eliza et l'amphibien qui va la comprendre plus que tout autre humain, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
10/52

22 février 2018

Princess Bride de Rob Reiner

Titre original : The Princess Bride
avec Carey Elwes, Robin Wright, Mandy Patinkin, Peter Falk, Christopher Guest, Chris Sarandon, Billy Crystal, Carol Kane et André le Géant

Résumé :
L'histoire de Bouton d'or, la plus belle femme de Florin qui, croyant son bien-aimé mort, accepte d'épouser le prince du royaume cinq ans après. Mais voilà qu'elle est enlevée par trois brigands et bientôt sauvée par un homme mystérieux qu'on appelle le pirate Roberts...


Mon avis :
Princess Bride fait partie des ces films qu'il faut avoir vus et que j'ai toujours loupés. Sorti au début de l'année 1988, je n'étais pas en France à l'époque et même si j'aimais le genre (il y avait eu Legend 3 ans avant avec Tom Cruise et Willow 6 mois après), il ne m'avait jamais vraiment attiré. Plus tard, quand je suis arrivée sur Livraddict, j'ai acheté le roman en version française mais je ne l'ai jamais lu. Comme le film était régulièrement dans les Challenges Seriebox, je me suis dit cette année que c'était la bonne pour le découvrir et c'est ce que j'ai fait mi-janvier dans un vol qui m'emmenait en vacances :) Le film est très sympa à regarder, amusant mais je dois dire que je m'attendais à être nettement plus emballée.

Un petit garçon malade voit débarquer son grand-père qui se met en tête de lui lire un livre. Alors que le petit s'attend à entendre l'histoire de chevaliers et de batailles, voilà que le papy lui raconte l'histoire de Bouton d'or. D'abord réticent, le petit garçon se laisse bientôt envouter par le conte. Bouton d'or était la plus belle femme du pays imaginaire de Florin. Amoureuse du palefrenier de son père, Westley, elle le laisse partir à l'aventure et chercher fortune pour qu'il puisse l'épouser. Mais elle apprend bientôt qu'il a été tué par le terrible pirate Roberts. Cinq ans après, elle s'apprête à épouser le prince Humperdinck, même si elle ne l'aime pas. Mais elle est enlevée par trois hommes qui en veulent au Prince et veulent déclencher une guerre avec le royaume voisin en faisant croire que ce dernier a orchestré l'enlèvement et l'assassinat de la jeune fille. Mais celle-ci est sauvée par un homme qui dit être le pirate Roberts mais qui cache une autre identité...

Ne connaissant pas du tout l'histoire, j'ai été très étonnée de voir que le film commençait par se dérouler dans notre monde réel. Avec l'histoire du petit garçon malade et du papy qui raconte l'histoire. Du coup, j'ai trouvé ça savoureux car à plusieurs reprises, l'histoire de Bouton d'or s'interrompt pour laisser le petit garçon interagir avec son grand-père et faire des réflexions.

L'histoire de Bouton d'or est, elle, très classique du conte de fées avec sa demoiselle (très) en détresse, les bandits, les combats, les fourbes et le héros, bellâtre blondinet au grand coeur. Car ce n'est pas spoiler que de dire que le valeureux Westley n'est pas mort et va tout faire pour récupérer sa belle et la sortir des griffes 1) des brigands et 2) du vilain prince et son âme damnée le comte Rugen.

Cela donne donc un film de cape et d'épée comme il s'en faisait à foison à l'âge d'or d'Hollywood, à l'ère d'Errol Flynn et autres acteurs qui faisaient les délices des amateurs du genre. Le film est d'ailleurs pratiquement une parodie de ce genre avec beaucoup d'humour, des situations décalées et farfelues et j'en passe. Et une romance mièvre comme dans tout bon conte qui se respecte. Rob Reiner s'amuse à en prendre tous les codes et les poncifs pour mieux les tordre.

Quand on regarde le film en 2018, le rôle de princesse en détresse et sans défense joué par Robin Wright a un peu de mal à passer. De nos jours, les princesses peuvent être en détresse mais trouvent souvent un moyen d'être un chouya badass.  Là, c'est vraiment le rôle de la princesse potiche qui sert de faire-valoir aux rôles masculins. À un moment, il y a une bagarre dans un bois et la Bouton d'or, elle reste là les bras ballants à crier ou chouiner. J'avais envie de dire "mais tu vas prendre un truc pour taper sur le méchant oui ou merde !" Bon à sa décharge, elle finit par le faire mais de façon hyper maladroite. C'est Robin Wright qui incarne la godiche de service, bien loin de son rôle de femme froide et épouse de Frank Underwood dans House of Cards. À l'époque, c'est son premier grand rôle, elle est toute jeune et n'est connue que pour le soap Santa Barbara. Et curieusement, de tous les acteurs connus du film, c'est celle qu'on reconnaît le mieux.

Par exemple, c'est super difficile de reconnaître Carey Elwes dans le rôle de Westley. Je l'ai vu dans différentes séries et films, et je me rappelle plutôt de lui dans le rôle d'un méchant emblématique dans Psych et évidemment à 25-30 ans de différence, il y a du changement. Son rôle est super cliché de prime abord, c'est le héros blond un peu fade et un peu benêt au début mais qui évolue bien et justement détourne ce cliché.

Alors un que je n'ai absolument pas reconnu et ça a été pourtant le personnage que j'ai préféré c'est Mandy Patinkin qui jour Inigo Montoya, le fier et brave Espagnol qui veut se venger de la mort de son père. Je me disais bien que je le connaissais mais c'est en voyant son nom dans le générique de fin que j'ai tilté. Car évidemment entre le jeune et mince Espagnol et le Saul Goodman qui a pris de la bouteille dans Homeland il y a entre 25 et 30 ans qui se sont écoulés. Son rôle est super, il est amusant, virevoltant, c'est lui le vrai héros à mon avis.

Un qu'on reconnaît super bien c'est Wallace Shawn qui joue Vizzini le brigand en chef. Il n'a pas changé et a toujours cette tête de grenouille ! :D C'est un acteur qu'on a vu dans de nombreux films et séries. Pour vous situer, il a joué Cyrus Rose dans Gossip Girl et Charles Lester dans The Good Wife.

Les autres personnages sont assez caricaturaux, notamment celui du prince et du comte tous deux très fourbes. Ah et Billy Crystal joue un petit rôle, lui aussi je ne l'ai reconnu que dans le générique de fin ! Ah et j'ai bien aimé André The Giant qui joue Vizzik dont le vrai nom était André Roussimoff et qui était français. Pour ce rôle, il a vachement bossé son accent pour le perdre un peu et franchement c'est l'un de mes personnages préférés. En lisant sa fiche Wikipedia, j'ai vu qu'il était mort en 1993 soit 5 ans après le film et ça m'a attristée.

Rob Reiner c'est le fils de Carl qui a fait plein de films et remis le film noir au goût du jour avec Les cadavres ne portent pas de costard (qui faisait intervenir des acteurs emblématiques de l'âge d'or d'Hollywood comme Humphrey Bogart). Mais Rob Reiner c'est surtout le réalisateur de la comédie romantique culte Quand Harry Rencontre Sally, d'un autre film non moins culte, Stand by Me, de Spinal Tap, son premier long, Des hommes d'honneur, Misery etc etc... En regardant sa filmo, je me suis aperçue que je n'avais vu aucun de ses films après Le président et Miss Wade en 1995... Mais j'ai pu le voir en papa de Jessica Day dans New Girl. Sa réalisation est sympa, faut pas oublier que le film a 30 ans donc du coup le film ne se repose pas sur des quelconque effets spéciaux flamboyants ou numériques mais sur sa réalisation, ses décors, ses personnages. Comme j'ai le livre à la maison, j'ai lu le prologue et l'auteur, William Goldam, raconte toute la genèse du film et c'est très intéressant.

En conclusion, voilà un film culte pour beaucoup que j'ai enfin découvert et qui m'a bien plu sans non plus m'emballer outre mesure. J'ai beaucoup apprécié le ton décalé et parodique, le personnage d'Inigo Montoya, le fait qu'il se regarde très bien. Mais bon ça reste une histoire de conte de fées assez classique, avec deux héros blonds et bien gentils et surtout une héroïne bien fadasse. Mais si vous voulez le découvrir à votre tour, n'hésitez pas.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Aventure de Seriebox
1/5
46/50
du Mini Challenge Fantastique
1/8
41/50

et du Film de la semaine 2018 de Benji
4/52