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07 février 2021

Les films de septembre 2019 : Spider-Man : New Generation - Wonder - Astérix : Le Secret de la potion magique

Vous l'avez sans doute remarqué, cela fait très longtemps que je n'ai pas posté de chroniques ciné. Ayant du retard sur toutes mes chronique et sur mon blog, c'est le média qui est passé à la trappe, tant il m'a manqué du temps. Je pensais rattraper le tout il y a un an, puis il y a 6 mois et 2020 s'est terminée sans que j'arrive à tout faire. Du coup et parce que j'ai quand même envie de vous parler des films que j'ai vus, j'ai décidé de faire des chroniques express, mois par mois jusqu'à ce que je rattrape mon retard. On commence avec les films vus en septembre 2019... Et si certains ont l'impression d'avoir lu mes avis, c'est parce que je les avais postés (moins mis en forme) sur le groupe du Film de la semaine sur Facebook.

Titre original : Spider-Man into the Spiderverse
Un film de  de Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman
avec Shameik Moore, Jake Johnson, Hailee Stanfield, Liev Schreiber, Nicolas Cage, Kimiko Glen, Lily Tomlin, Mahershala Ali et Zoë Kravitz

Résumé :
Miles Morales, un jeune afro-américain de New-York, se fait piquer par une araignée radio-active et devient un Spider-man juste au moment où le vrai meurt et où Kingpin fait marcher un accélérateur de particules pour ouvrir une porte sur d'autres univers...Mile voit débarquer d'autres version de Spider-Man, dont une Spider-Gwen et un Spider-cochon...



Mon avis express :
Je n'avais absolument pas entendu parler de ce film lors de sa sortie en décembre 2018, alors que j'adore Spider-Man et j'adore les histoires de multiverse. C'est grâce aux Challenges Sériebox que j'ai eu envie de le regarder et j'ai adoré ce film.
 
J'ai beaucoup aimé la revisitation du mythe de l'homme araignée, sa déclinaison en plusieurs exemplaires, tous différents et attachants. C'est un film plein d'action, avec beaucoup d'humour et de l'émotion, bref, ça a été 2h bien remplies.
 
J'ai beaucoup aimé que le héros soit un jeune garçon afro-américain mais c'est surtout un garçon intrépide et amusant. Les autres Spider-Man ne sont pas en reste, tous bien différents et je pensais que le Spider-Cochon était un clin d'oeil aux Simpson (je garde un souvenir impérissable de la chanson dans le film des Simpson) mais apparemment, il y a eu un Spider-Ham dans les comics. Je ne suis que déception ! En tout cas, le casting (VO pour ma part) regroupe des acteurices plus ou moins renommés (dont Jake Jackson de New Girl, Liev Shreiber et surtout Mahershala Ali et Nicolas Cage) pour incarner tous ces différents personnages.

Côté réalisation, c'est superbe, les images sont splendides, il y a beaucoup de rythme et c'est une vraie réussite.

En conclusion, voilà un film d'animation qui ne démérite absolument pas dans le paysage de Spider-Man et qui, au contraire, apporte un vrai vent de fraîcheur avec son héros extrêmement sympathique et le multiverse qui amène d'autres personnalisations du super-héros. Bref, c'est vraiment un film que toutes les tranches d'âges peuvent apprécier et je ne peux que vous recommander de le voir si vous en avez l'occasion. Il paraît qu'il devrait y avoir une suite, j'ai hâte !

Note :




Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Mini Challenge Action de Seriebox
1/3
42/50


du Mini Challenge Animation
5/6
40/50
 
 **********************************
 
Un film de Stephen Chbosky
avec Julia Roberts, Owen Wilson, Jacob Tremblay

Résumé :
August Pullman est un petit garçon né avec de multiples malformations au visage et qui est resté défiguré malgré les opérations. Toujours protégé par ses parents, il a été scolarisé à la maison. Alors qu'il doit entrer en Cm2, il demande à aller à l'école. Cela ne va pas se passer sans difficultés car il va subir les moqueries de certains mais également se trouver des amis...


Mon avis :
Je n'avais pas eu envie de voir ce film lors de sa sortie mais pour un des Challenges Seriebox, je l'ai regardé et j'ai vraiment beaucoup aimé.

C'est le genre de film qui coche toutes les cases du mélo mais que j'ai trouvé vraiment super ! Le film est d'abord touchant et émouvant mais il y a beaucoup d'humour également, on ne tombe jamais dans le pathos et l'apitoiement.

Si ce film est aussi plaisant à voir, alors que le sujet est grave, c'est d'abord parce que les acteurs sont géniaux, à commencer par le jeune Jacob Tremblay, qui était déjà fabuleux dans Room, et Julia Roberts et Owen Wilson sont très justes. J'aime beaucoup Roberts car, contrairement à beaucoup de ses consoeurs de la même génération (oui je m'adresse à toi Nicole Kidman !), elle n'utilise pas de botox elle reste naturelle, on voit ses rides, son front se plisse, je lui suis reconnaissante de ne pas céder à la mode du jeunisme. Ou alors, c'est comme pour Jane Fonda, le lifting est très bien fait et il faut qu'elle me donne l'adresse de son médecin ! :)

Et j'ai aussi beaucoup aimé que l'on se consacre à la soeur, le fait que, dans ce genre de famille où l'un des enfants a des besoins spéciaux et demande beaucoup d'attention, les autres sont un peu en marge, s'élèvent un peu seul et aimeraient bien que les parents s'intéressent aussi à eux. C'est justement traité et avec beaucoup d'intelligence.

C'est Stephen Chbosky, auteur du roman et réalisateur du film Le monde de Charlie qui assure la réalisation et il a cette touche humaniste qui donne un plus à ce film.
 
En conclusion, c'est un très joli film qui a su me toucher énormément, où les acteurs sont géniaux. Je n'ai pas parlé d'Owen Wilson mais il est très bien, ça fait du bien de le voir tout en retenue et il est excellent dans le rôle du père. Bref, je vous recommande de le voir si ce n'est déjà pas fait.

Note :




Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais


Le film fait partie du Mini Challenge Drame de Seriebox
3/6
40/50

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un film de Louis Clichy et Alexandre Astier
avec Christian Clavier, Bernard Alane, Guillaume Briat, Florence Foresti, François Morel

Résumé :
Blessé en voulant cueillir du gui, le druide Panoramix se rend compte qu'il est bientôt temps de passer la main. Avec Astériex et Obélix, il part se chercher un successeur à qui il pourra transmettre le secret de la potion magique. Mais des êtres malveillants voudraient bien s'en emparer également...
 
 
 
Mon avis express :
Voilà encore un film que j'ai regardé grâce aux Challenges Sériebox car, à sa sortie, il ne me tentait pas vraiment, malgré tout le bien que j'en avais entendu et le fait qu'Alexandre Astier soit en partie aux commandes. Ce qui ne signifie rien pour moi, cependant, puisque je n'ai jamais regardé Kaamelott (mais je compte y remédier un jour !). Et cela a été une très bonne surprise !

J'ai trouvé le film vraiment très sympa, on y retrouve l'esprit des albums d'Astérix, ça va à 100 à l'heure, il y a des romains, les pirates, César, un méchant qui ressemble au Devin (un des vieux albums de la série) et une petite fille, Pectine, bien maligne.
 
Côté personnages et acteurs, c'était sympa de prendre Clavier qui a fait certains Astérix live, pour doubler la version animée. Et Florence Foresti fait une Bonemine pleine de gouaille. Les personnages sont égaux à eux-mêmes, tels qu'on les connaît depuis 60 ans.

Pour ce qui est de l'animation, je l'ai trouvée pas mal, c'est très lumineux et beau, ce film d'animation français n'a rien à envier à ses congénères anglo-saxons.

En conclusion, Le secret de la potion magique est un film familial très divertissant, qui respecte très bien l'esprit des bds. Bien sûr on n'est pas au niveau d'un Astérix et Cléopâtre de Chabat mais ce film d'animation se défend bien. Donc n'hésitez pas à le voir, même si vous n'avez pas d'enfant pour vous donner une excuse :D

Note :




Vu en version originale française

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Sériebox
6/6
41/50

et du Mini Challenge Aventure
2/3
49/50
 
Les trois films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
39/52

23 janvier 2021

La vie rêvée de chaussettes orphelines de Marie Vareille

Résumé :
Alice, jeune franco-américaine, débarque à Paris avec l'intention d'y refaire sa vie, après une série de drames des années auparavant. C'est dans une jeune start-up, créée par le fantasque Chris et le ténébreux Jérémy, qui veulent créer une application pour réappairer les chaussettes orphelines qu'elle trouve un travail. Mais le passé ne s'efface pas d'un coup de baguette magique...






Mon avis :
J'avoue que jusqu'à présent, j'étais passée à côté de toutes ces jeunes femmes qui publient des romans dit "feel good" comme Virginie Grimaldi, Agnès Martin-Lugand et donc Marie Vareille. Il n'y a qu'Agnès Ledig que j'ai lu, avec bonheur il faut le dire. En novembre, j'avais envie de légèreté, pour plusieurs raisons dont l'ambiance mondiale et, par conséquent, pour avancer dans mon Baby Challenge Chick-lit et honorer le challenge Un genre par mois, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir Marie Vareille et notamment avec ce titre fort sympathique. Et là, première surprise, ce n'est pas un livre chick-lit du tout. 2e surprise, l'ayant su juste avant de le commencer, cela ne m'a pas empêchée de l'adorer ! :)

Oui, si vous cherchez un roman chick-lit à la Sophie Kinsella, vous risquez d'être déçu.e.s. Et beaucoup l'ont été à cause de cela. Car on n'est pas du tout dans ce cas de figure. C'est plutôt une comédie dramatique, même un drame tout court avec un soupçon de romance. Car on est surtout dans la reconstruction d'une jeune femme qui a vécu des drames, des deuils et qui tente de se reconstruire, avec ses tocs à foison, ses craintes et la peur de se faire mal une nouvelle fois.

On suit donc Alice dans son présent, une Alice peu sûre d'elle, qui a du mal à se faire des amis et se confier. Et parallèlement on suit la jeune femme dans son journal écrit en 2011, dans lequel elle s'adresse à Bruce Willis (oui oui :)) et où elle raconte ses difficultés à concevoir un enfant avec son mari mais également sa vie, de sa naissance à 2011, sa relation avec sa mère et surtout avec sa soeur de 10-11 mois plus jeune qu'elle, une soeur dont elle a été très très proche, très différente d'elle, une artiste, une âme à vif et disons-le écorchée.

Sans spoiler, j'avoue avoir très très vite deviné de quoi le roman retournait. À un moment, à peu près au quart de ma lecture, je me suis dit "mais... non mais non, ce n'est pas possible !" et puis plus je me persuadée que ce n'était pas possible, plus il y avait des détails qui me prouvaient le contraire et au final, j'ai eu entièrement raison ! :D Bon, franchement, ça ne m'a aucunement empêchée d'apprécier l'histoire et son cheminement. Il n'y a peut-être que la fin que j'ai trouvée un peu too much mais même ça, ça m'a convenue et j'ai trouvé que c'était évident.

Même si ce n'est pas un roman chick-lit, il y a quand même une romance à la clé, même si elle n'est pas au coeur de l'histoire. Mais elle permet à notre héroïne de finir de se reconstruire.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Alice, malgré ses névroses et ses tocs ou peut-être à cause d'eux, justement. J'ai également adoré sa soeur Scarlett (oui sa mère était fan d'Autant en emporte le vent), mal aimée de la famille. Elle m'a énormément touchée.

Les autres personnages sont sympas à suivre, notamment Jeremy, le fameux ténébreux :) Chris, son co-fondateur et pas mal à l'ouest et les employés de la start-up ayant tous des caractéristiques assez décalées. Il y a aussi son amie new-yorkaise (dont j'ai oublié le nom sorry) et Soraya, une amie qu'elle se fait à Paris et qui nous fait entrer dans la culture indienne (d'Inde). J'ai beaucoup aimé d'ailleurs la diversité des gens et et des cultures qu'on rencontre au cours du roman.

C'est donc le premier livre de Marie Vareille que je lisais et je peux vous dire que ce ne sera pas le dernier. Car j'ai beaucoup aimé la façon dont elle écrivait. Sa façon de parler, enfin d'écrire, ses mots, ont vraiment su me toucher et je dois dire que cela a été un vrai page-turner, ce qui ne m'est pas arrivé souvent ces derniers mois. 

En conclusion, voilà un livre que je pensais être léger et chick-lit et qui m'a finalement prise par surprise par ses côtés plus sérieux et dramatiques et je pense que c'est ce qui fait que j'ai adoré suivre Alice dans son parcours de reconstruction et que j'ai eu un coup de coeur pour l'ensemble. Même le fait d'avoir deviné les tenants et aboutissants de l'histoire n'a pas entaché mon enthousiasme et j'ai vraiment vécu (mais au point d'être stressée parfois ! :) cette histoire comme si j'étais aux côtés de la jeune femme. Alors si vous voulez une histoire bien construite, bien écrite et ne vous attendez pas à un roman de chick-lit ou trop feel good, La vie rêvée des chaussettes orphelines est fait pour vous. Franchement, lisez-le, en ayant ces cartes en main ! Quant à moi, j'espère bien lire un autre Marie Vareille dans les prochains mois.
 
Note :




Le roman fait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict
8/20
médaille en chocolat
 
et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de novembre : Contemporain
11/12

18 avril 2020

Au revoir là-haut de Pierre Lemaître

Résumé :
Après la guerre de 14-18, deux rescapés, Albert Maillard, ancien comptable et Édouard Péricourt, un jeune dessinateur de génie et faisant partie de la bourgeoisie parisienne, ce dernier défiguré et tous deux fracassés par cette guerre et par leur lieutenant, un être fourbe et malfaisant, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. De son côté, le lieutenant Audrey-Pradelle a réussi à faire un beau mariage et, en bon arriviste, entend bien trouver sa place dans les arcanes du pouvoir et par tous les moyens.




Mon avis :
En 2018, j'avais vu le film éponyme d'Albert Dupontel que j'avais adoré mais n'avais encore pas lu le roman de Pierre Lemaître. Sans les Challenges Livraddict, je pense que je ne l'aurais pas lu mais, dans l'une des catégories, il y avait la suite, Couleurs de l'incendie, et je me suis dit qu'avant de découvrir cette suite, il fallait que je lise Au revoir-là-haut et que c'était enfin l'occasion de découvrir l'histoire qui avait valu le prix Goncourt à son auteur en 2013. J'ai beaucoup aimé ce roman mais j'ai quand même préféré son adaptation.

C'est toujours délicat de faire une chronique d'un livre dont on a vu l'adaptation avant ou vice versa, quand on a lu le livre avant et qu'on voit le film. J'essaie de ne pas faire de comparaison mais c'est pratiquement impossible. Et, comme avec The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie), là j'ai préféré l'adaptation au roman d'origine. Il faut dire que Dupontel y a instillé un je-ne-sais-quoi qui m'a plus attachée aux personnages et notamment à celui d'Édouard (qui était admirablement joué, il faut le dire).

Avec ce roman historique, Pierre Lemaître brosse une France fracassée par la guerre dont les petites gens peinent à se relever, tandis que ceux qui ont le pouvoir entendent le garder et surtout en tirer profit. À travers les histoires des différents protagonistes, on a une vision assez réaliste de ce que fut cet après-guerre.

En fait, ce qui m'a désarçonnée en lisant le roman, c'est que l'arnaque aux monuments aux morts intervient assez tard dans le récit.  Je n'avais plus le souvenir que/si c'était le cas dans le film et, du coup, j'ai un peu piaffé :) Mais bien sûr Au revoir là-haut ne repose pas que sur cette intrigue et l'on suit les destins des personnages avec grand intérêt, les escroqueries des uns (oui c'est à toi que je m'adresse Audrey-Pradelle), les manigances des autres, la reconstruction ou le chagrin étouffé de certains et j'en passe.

Albert Maillard est un personnage intéressant. Car, de prime abord, ce n'est pas quelqu'un sur lequel on se retournerait, il est effacé et timide, mais la tragédie qu'il vit juste avant et sa rencontre avec Édouard donnent un sens à sa vie. Et j'ai beaucoup aimé son évolution.

J'avais adoré Édouard Péricourt dans le film, il était tellement bien joué qu'il crevait l'écran et rendait l'histoire grandiose, ça a été un peu moins le cas dans le roman. Même si, évidemment, l'Édouard de papier a des côtés attachants et qu'on est bien sûr horrifié par ce qu'il vit, j'ai moins accroché. Mais c'est une vraie figure tragique, comme l'est sa vie, notamment vis à vis de son père et les masques qu'il met au gré de ses humeurs renforce ce côté tragique. Le destin de ce personnage m'a vraiment attristée.

Sur écran ou sur papier, le lieutenant Audrey-Pradelle est vraiment une ordure de première. Mais quel salaud ! Autant, parfois, certains méchants peuvent avoir des côtés ambigus, autant lui c'est clair et net, il n'y a rien de bon pour le rattraper. J'ai vraiment adoré que Madeleine ne soit rapidement plus dupe et le lui fasse savoir.

En parlant de Madeleine, la soeur d'Édouard et épouse d'Audrey-Pradelle, je me rappelais pas avoir autant accroché à elle dans le film. Je l'avais évoquée, surtout qu'elle était incarnée par Emilie Dequenne mais je dois dire que la version roman m'a beaucoup plus marquée et j'ai hâte de lire la suite d'Au revoir là-haut, Couleurs de l'incendie, qui porte sur elle, il me semble.

Autour de ces personnages, gravitent de nombreux autres, certains comme le père Péricourt ou Louise la petite fille qui s'attache à Édouard et sont au premier plan, d'autres figures sont plus floues...

J'ai beaucoup aimé la narration de Pierre Lemaître. Il adopte un ton un peu argotique, titi parisien qui va très bien avec l'époque. Et son écriture est très vivante, on se croirait un peu dans les romans-feuilletons de l'époque.

En conclusion, même si je n'ai pas adoré le roman autant que le film, cela reste une très bonne lecture et une histoire tragi-comique, tragédie avec l'histoire d'Édouard Péricourt, comédie avec celle à la pieds nickelés de l'arnaque aux monuments aux morts. Avec des personnages bien croqués, attachants pour certains, haïssables pour d'autres et surtout Audrey-Pradelle. Et un style qui convient très bien à l'histoire. Bref, si vous voulez savoir si nos deux compères réussiront leur coup et surtout si l'ignoble Audrey-Pradelle sera puni, lisez-le !

Note :




Le roman fait partie du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de février : Historique
2/12

28 janvier 2020

Les Suprêmes chantent le blues d'Edwark Kelsey Moore

Titre original : The Supremes Sing the Heartache Blues

Résumé :
Cinq ans ont passé à Plainview, Odette est en rémission de son cancer, Clarice a trouvé un équilibre entre son mari avec lequel elle vit séparée mais continue à "voir" régulièrement et ses concerts, dont un important qui va se jouer à Chicago et Barbara Jean qui a enfin épousé son amour d'adolescence. C'est alors qu'un vieux chanteur de blues, El Walker débarque dans leurs vies...


 Mon avis :
Si vous vous rappelez, Les suprêmes avaient été un coup de coeur en 2014 et numéro 1 ex-aequo avec la Ligne Verte dans mon bilan de cette année-là. À l'époque, il me tardait de voir ce que l'auteur allait nous proposer pour la suite. Et la suite ce fut cette suite des Suprêmes sortie en 2018 et que ma fille m'a offert pour mon anniversaire deux mois après. Et moi, au lieu de me jeter dessus, je l'ai, comme pour beaucoup de romans de ma Pal, laissé dormir. Mais fin 2019, j'ai décidé de finir l'année avec lui, sachant qu'il serait "feel good" et me permettrai de la terminer de belle façon. Et ce fut le cas car si ça n'a pas été un coup de coeur, je l'ai énormément apprécié.

Dans les Suprêmes chantent le blues, on retrouve Plainview et ses habitants cinq ans après les Suprêmes. On retrouve les 3 femmes, qui nous avaient tant touchés, à des moments heureux de leurs vies, où tout va bien. Comme je l'ai dit, Odette est en rémission, Clarice a trouvé un équilibre et Barbara Jean file le parfait amour. Du coup, comme il n'y a plus grand chose à dire sur elles, même si c'est rigolo de les voir vivre au quotidien, c'est davantage sur les hommes que l'histoire se concentre et plus particulièrement sur les relations père-fils et cela élargit le récit.

Alors, au début, on est un peu désarçonnés car on se retrouve avec toute une galerie de personnages, certains qu'on ne connaît pas ou peu et on a l'impression de se perdre un peu. Mais très vite, on est pris dans l'ambiance, dans les histoires et le charme que dégage l'ensemble et si je n'ai pas eu un coup de coeur, je m'en suis approchée.

À travers ces histoires de pères et fils, ce sont des relations compliquées et difficiles qui sont racontées, parfois vraiment dures, notamment l'histoire de Terry/Audrey, homosexuel, incompris de son père borné ou encore l'histoire de James et El, où les thèmes de la violence dues aux drogues et de l'abandon sont traités. Mais ce n'est jamais raconté de façon mélodramatique et il y a toujours une pointe d'optimisme notamment grâce à nos trois suprêmes et surtout Odette.

Et la musique est bien présente tout comme la petite touche fantastique savoureuse qui existait dans le premier tome.

Les Suprêmes sont de sacrées nanas ! :) Franchement elles sont super. Ma préférence va à Odette, sans doute parce que son point de vue est raconté à la première personne du singulier et semble donc plus proche de nous mais c'est la plus empathique, amusante et positive.

J'aime beaucoup Clarice aussi qui a réussi à évoluer, à voler de ses propres ailes et même une vie assez peu conventionnelle pour une femme de plus de 60 ans. Et ça, franchement, cela m'a beaucoup plu.

Je suis moins attachée à Barbara Jean qui est pourtant intéressante de par son passé, son physique mais au moment d'écrire cette chronique plusieurs semaines après ma lecture, je m'aperçois qu'elle a peu laissé de traces en moi.

Cette fois-ci, les personnages masculins sont bien mis en avant, notamment James le mari d'Odette et surtout El, son père, dont on suit la vie au fil de certains chapitres. J'ai trouvé son histoire touchante.

Et puis il y a des personnages hauts en couleurs comme la mère de Clarice, confite en religion qui épouse le propriétaire le club de strip tease local, les cousines des unes, les oncles et les tantes des autres, tout cela met pas mal d'animation et parfois le tournis.

J'ai commencé le livre en français mais je ne retrouvais pas forcément ce ton qui m'avait tant charmé dans Les Suprêmes et, du coup, au bout d'un chapitre, je me le suis procuré en anglais et là j'ai trouvé que la langue était bien plus en phase avec ce que le roman racontait et avec l'univers de blues et afro-américain. Et là je suis retombée sous le charme. Mais je tiens à préciser que la traduction d'Emmanuelle et Philippe Aaronson est très bonne.

En conclusion si Les Suprêmes chantent le blues n'a pas été un coup de coeur comme le premier livre, il a été une excellente lecture, pleine de charme et avec des histoires touchantes et des personnages attachants. Je suis ravie d'avoir terminé mon année 2019 avec ce roman et je remercie ma fille de me l'avoir offert. Alors si vous aussi voulez retrouver les Suprêmes et leur entourage, chanter du blues avec elles et El, n'hésitez pas. Et je me prends à espérer que l'auteur nous les fera retrouver une 3e fois car j'aimerais encore passer un peu de temps avec Odette, Clarice et Barbara Jean...

Note :



Le livre fait partie du Challenge Read in English 2019-2020
que j'organise
4

24 décembre 2019

Le vent se lève de Ken Loach

Titre original : The Wind that Shakes the Barley
avec Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham

Résumé :
1920 en Irlande, Damien, un jeune médecin promis à un bel avenir, rejoint son frère et les paysans qui se soulèvent un peu partout dans la lutte pour l'indépendance de leur pays, alors que Londres envoient des troupes mater les rebelles...



Mon avis :
En mai dernier, pour une nouvelle consigne de la semaine, il fallait regarder un film ayant obtenu la Palme d'or à Cannes et mon choix s'est porté sur ce film qui faisait partie d'un mini challenge Seriebox et dont le sujet m'intéressait. Et je l'ai beaucoup aimé.

À vrai dire, je ne connais pas grand chose à l'Histoire de l'Irlande et son indépendance et ce film a été un bon moyen de s'instruire à ce sujet. J'avais un peu peur de m'ennuyer et, en fait, il n'en a rien été, au contraire j'ai trouvé que les plus de 2h passaient très bien.
C'est un film âpre et dur, très réaliste et on s'immerge totalement dans cette lutte contre l'Anglais envahisseur.

Je n'ai pas attendu Peaky Blinders pour être fan de Cillian Murphy, je le trouve passionnant à voir jouer depuis 28 jours plus tard de Danny Boyle et bien sûr Batman Begins de Christopher Nolan. Le vent se lève date de 2006 et il crève l'écran dans le rôle de ce jeune médecin qui décide de joindre les paysans révoltés. Il y est impeccable.

Je ne connais pas les autres acteurs qui sont également tous très justes et réalistes. Il n'y a que Liam Cunningham qui est devenu célèbre ensuite grâce à son rôle de Ser Davos dans GoT.

Je suis super fan de Ken Loach ! Et pourtant ce n'est que le 2e film que je vois de lui (je dois voir Moi, Daniel Blake depuis un bail et j'ai d'ailleurs hésité à le voir pour cette consigne puisqu'il avait eu aussi la palme d'or) mais j'avais adoré La part des anges et j'aime son cinéma réaliste et engagé. J'espère d'ailleurs voir encore plus de ses films.

En conclusion, Le vent se lève est un excellent film réaliste et dur et qui raconte des faits qu'on connaît très mal en France puisqu'il ne s'agit pas de notre Histoire mais qu'il est intéressant de connaître. Et Cillian Murphy est impeccable dans le rôle du jeune médecin qui quitte une carrière prometteuse pour se battre aux côtés de ceux qui veulent leur indépendance. Donc je ne peux que vous inciter à le regarder si vous avez l'occasion.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Drame de Seriebox
1/6
38/50

et du Film de la Semaine 2019 de Benji
28/52
et il me valide la Consigne de la semaine 20
puisqu'il fallait voir un film ayant obtenu la Palme d'or à Cannes
18/52

15 décembre 2019

L'amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebbot + Le conte de la princesse Kaguya de Isao Takahata

Avec Romane Bohringer et Philippe Rebbot

Résumé :
Après 10 ans d'amour et deux enfants, Philippe et Romane décident de se séparer. Mais ne pouvant se résoudre à vraiment se quitter, ils s'achètent deux appartements mitoyens, reliés par l'espace des enfants. Cette solution est-elle viable sur le long terme ?




Mon avis :
J'avais vu la bande-annonce et les deux acteurs lors de la sortie de ce film lors d'une émission de télé et cela m'avait donné envie de le voir. N'ayant pu le faire lors de sa sortie en salle en octore 2018, c'est en mai dernier que nous l'avons vu avec mon mari et nous l'avons trouvé bien sympa.

C'est un film assez bizarre à regarder, où nous avons l'impression d'être un peu voyeurs car Romane Bohringer et Philippe Rebbot racontent l'histoire du couple Romane et Philippe, mettent en scène leurs propres enfants, les parents (dont Richard Bohringer) jouent les parents et finalement on ne sait plus trop si l'on est dans une fiction ou un documentaire. Sans doute un mélange des deux, une docufiction :)

Les deux acteurs ont pris le parti de la comédie pour nous raconter leur séparation, cela donne des situations souvent marrantes, d'autres parfois gênantes.

J'aime beaucoup Romane Bohringer depuis Les nuits fauves. Je ne l'ai pas souvent vue jouer depuis mais elle donne l'air d'être une femme bien dans sa tête et sa peau et ça se ressent dans ce film où elle est lumineuse.

Philippe Rebbot, lui, je l'ai découvert dans Vernon Subutex où il était excellent en scénariste un peu décalé. Et finalement c'est lui-même qui est décalé car il a la même dégaine dans L'amour flou et je l'ai vu dans un autre téléfilm il y a quelques semaines (dont je ne parlerai pas car je l'ai regardé d'un oeil) et il était pareil ! On dirait un Pierrot lunaire, quelqu'un qui se demande ce qu'il fait ici et qui a l'air un peu détaché des contingences matériels. Alors dans le film, ça donne des scènes amusantes, dans la réalité, ça doit être fatigant parfois.

Côté réalisation, pas grand chose à dire, ce n'est pas mal filmé,  ce n'est pas non plus exceptionnel, disons que c'est honnête.

En conclusion, L'amour flou est une comédie française bien sympa avec des acteurs qui jouent leur propre rôle et sont aussi très sympas mais nous font sentir voyeurs par moments. Mais ça se laisse très bien regarder un soir où l'on ne veut pas trop s'investir dans un film. Alors si c'est votre cas, n'hésitez pas à le regarder.

Note :



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Titre original : Kaguya-hime no monogatari
avec  Aki Asakura, Kengo Kora, Takeo Chii, Nobuko Miyamoto, Atsuko Takahata

Résumé :
Un coupeur de bambou trouve une toute petite fille dans une pousse et décide de l'élever avec sa femme. Les années passent et la petite Takenoko (Petit bambou) grandit. Un jour, le coupeur de bambou trouve de l'or et du tissu dans la mangrove de bambous et il décide de déménager avec sa famille afin que Takenoko reçoive une éducation digne d'une princesse. Cette dernière est triste de quitter ses amis. Les années passent et elle devient une belle jeune fille et est renommée Princesse Kaguya. Les prétendants se bousculent mais elle les repousse ou leur donne des tâches à accomplir. Mais un jour, elle apprend d'où elle vient...

Mon avis :
En mai dernier, pour la consigne de la semaine, il fallait regarder un film des studios Ghibli et j'étais bien ennuyée car j'en ai vu pas mal et je ne savais pas lequel voir. Mais dans la liste du Mini Top Animation de Seriebox, il y avait ce Conte de la princesse Kaguya et je me suis dit que c'était l'occasion de le voir et d'avancer dans le challenge :)

7 mois après, je dois dire que j'ai un peu de mal à me rappeler du film mais j'en ai revu des passages pour me remettre dans le bain. C'est vraiment un très joli conte, poétique et délicat comme savent souvent le faire les Japonais et particulièrement les Studio Ghibli. C'est aussi une histoire très triste, franchement ! J'ai vraiment eu les larmes aux yeux à la fin.

Les personnages sont attachants, surtout Kaguya qui est un beau personnage féminin. Elle a l'air délicate comme ça, de prime abord, mais elle fait preuve de beaucoup de volonté quand elle est face aux prétendants.

Ce qui est beau dans ce film d'animation ce sont les dessins. On est loin des dessins animés classiques en 2 ou 3D, là on est vraiment dans le dessin, animé certes, mais on dirait des aquarelles vivantes. C'est vraiment beau et ça va bien avec l'histoire. Isao Takahata, le réalisateur, a aussi réalisé le magnifique tombeau des lucioles et Pompoko et, en regardant sa bio, j'ai appris qu'il était décédé en 2018 à l'âge de 82 ans. La princesse Kaguya, sorti en 2013 a été son dernier film.

En conclusion, je n'ai pas grand chose à en dire de plus si ce n'est que si vous aimez les dessins animés des Studio Ghibli, n'hésitez pas à le regarder car il vaut vraiment le coup et vous verrez un très joli conte avec un beau personnage.

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation
4/6
39/50

et les deux films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
27/52
L'amour flou me valide la Consigne de la semaine 18
puisque c'était nous qui choisissions
et la princesse Kaguya la semaine 19
puisqu'il fallait voir un film des studio Ghibli
17/52

06 décembre 2019

Avengers : Endgame de Joe et Anthony Russo

avec Robert Downey jr, Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Elizabeth Olsen, Chris Evans, Don Cheadle, Benedict Cumberbatch, Tom Holland, Chadwick Boseman, Zoe Saldana, Karen Gillian, Tom Hiddleston, Paul Bettany, Anthony Mackie, Sebastian Stan, Idris Elba, Danai Gurira, Benedict Wong, Chris Pratt, Dave Bautista, Josh Brolin, Gwyneth Paltrow, Letitia Wright, Rocket (Bradley Cooper) et Groot (Vin Diesel) et Brie Larson

Attention ! Spoilers sur les films précédents et petits spoilers sur ce film-là

Résumé :
Alors que la moitié de l'univers a été anéantie par Thanos grâce aux 6 pierres d'infinité réunies sur le gantelet doré, les super-héros survivants, Tony Stark, Steve Rogers, Rocket, Thor, Bruce Banner, Natasha Romanoff et James Rhodes tentent d'oublier la tragédie. Mais, quand, 5 ans plus tard, Scott Lang qui était coincé dans la dimension quantique, ressurgit, ils se disent qu'il ont peut-être un moyen de renverser le cours des choses et de se défaire de Thanos une bonne fois pour toutes...


Mon avis :
L'an dernier, Avengers : Infinity War nous laissait désespérés et dans l'expectative après le claquement de doigts de Thanos et la disparition de la plupart de nos super-héros préférés. Il nous tardait donc de voir cet Endgame pour voir comment les survivants allaient pouvoir remettre les pendules à l'heure car on se doutait bien que certaines morts ne tiendraient pas, ne serait-ce parce que des films dans lesquels les personnages devaient apparaître avaient déjà été annoncés. Pour ma part, cette fois-ci, j'ai pu aller le voir dès sa première semaine de sortie, dans le super cinéma Pathé de Tunis et ce fut encore un coup de coeur et (presque) l'aboutissement de 10 ans et 21 films du MCU.

On peut penser ce qu'on veut des films du MCU, les traiter avec mépris comme l'ont fait Scorsese, Coppola ou encore Ken Loach (3 réalisateurs que j'admire) et dire que ce sont des films abjects (sic) ou des marchandises (sûrement), le fait est que, pour moi, les deux derniers Avengers sont comme des tragédies grecques avec des personnages forts, héroïques, touchants et émouvants et des histoires pour lesquelles on se passionne.

Car n'en déplaise à ces messieurs, comme j'avais adoré Infinity War, j'ai adoré Endgame, j'ai vibré, chouiné, pleuré, ri et me suis passionnée pour tout ce qu'on me montrait. Alors oui, c'est un film blockbuster, un pur divertissement, mais un divertissement fichtrement bien foutu et qui tient aussi bien du drame intimiste que du grand spectacle

J'ai lu çà et là des grincheux qui disaient qu'il y avait beaucoup de fan service. Mais merde, oui, j'espère bien qu'il avait du fan service ! On ne s'est pas farcis plus de 20 films sur 10 ans pour ne pas avoir ce qu'on voulait voir dans cette conclusion ! Alors que ce soit un film pour les fans, oui j'en suis très heureuse ! :)

C'est surtout un film qui rend hommage aux super-héros de la première heure. Je ne sais pas si vous aviez remarqué mais, mis à part Scott Lang et Rocket, les survivant sonts ceux qui ont été présents dans les premiers films, Tony Stark/Iron Man, BruceBanner/Hulk, Steve Rogers/Captain America, Natasha Romanoff/Black Widow, Thor ou Pepper Potts.

Il y a juste deux choses qui m'ont un peu chagrinée. Un, c'est le peu de présence de Carol Danvers/Captain Marvel. Ce n'était pas la peine de faire tout un plat sur sa présence si c'était pour la voir aussi peu. C'est vraiment le deus ex machina qui surgit pour tout arranger ou presque, j'aurais aimé qu'elle soit plus impliquée dans l'histoire. Mais d'un autre côté, comme j'ai dit, ce sont surtout les premiers Avengers qui sont mis en avant.

Et deux, leur réécriture des voyages dans le temps qui m'a paru un peu trop facile (et puis on ne balaie pas Retour vers le futur comme ça, d'une parole, nom de Zeus !) mais finalement nécessaire à la réussite du film. Ça aurait été sûrement trop compliqué autrement. et ça arrange bien certaines situations ou la présence de certains personnages morts avant le grand snap.

À partir de là, le film revisite certains des précédents films, certaines scènes, même et remet en avant certains personnages, et c'est l'occasion de jouer la nostalgie à fond. Pour, ensuite, finir sur des moments épiques, des combats dantesques où chaque super-héros aura son rôle à jouer. Et je suis ravie que les super-héroïnes n'aient pas été reléguées en arrière-plan mais aient eu un rôle majeur à jouer.

Alors bien sûr, qui dit combats, batailles, dit pertes et il y a a des moments bien tristes et émouvants. Et la fin l'est tout autant car c'est la fin d'une ère et l'adieu à certaines personnages qu'on a aimés et suivis pendant de longues années.

Tous ces personnages sont donc bien présents, que ce soit Tony Stark qui est bien remonté dans mon estime lors des derniers films et notamment dans celui-ci où il quitte enfin son air arrogant et monsieur je-sais-tout. Certains événements d'Infinity War ont laissé des traces et les 5 années qui s'écoulent au début du film en font un autre homme... Ou encore Steve Rogers dont l'évolution va être intéressante, Bruce Banner et son double Hulk qui cohabitent tant bien que mal et Thor. Thor, loin du preux guerrier viking, devenu une sorte de Dude de The Big Lebowski. Alors au début c'était rigolo, après un peu lourd et j'aurais bien aimé qu'il redevienne le Thor qu'on connaissait. Mais apparemment c'est Chris Hemsworth qui aurait voulu rester ainsi. Bon... En revanche, j'ai beaucoup aimé sa relation avec Valkyrie jouée par Tessa Thompson et également celle avec les gardiens de la galaxie et franchement j'aurais bien aimé voir un film "Les Asgardiens de la galaxie" comme c'est suggéré à la fin mais je pense qu'on peut toujours rêver (même s'il a eu des comics dessus). Je ne vais pas énumérer tous les autres personnages, ils ont tous leur rôle à jouer, de près ou de loin et sont tous importants à l'histoire. "Avengers, assemble" n'est pas un vain mot.

À noter que c'est le dernier caméo de Stan Lee...  et qu'un des acteurs de la série Agent Carter, n'ayant joué que dans la série (donc qui n'est ni Peggy, ni Howard Stark puisqu'ils ont joué dans les films) reprend son rôle dans le film et c'est une vraie bonne et savoureuse surprise.

Les frères Russo sont maintenant rodés avec plusieurs réalisations dans cet univers dont le précédent Avengers et ils s'en tirent super bien en faisant un film épique, plein d'action mais aussi d'émotions. Et si le film est long (il fait 3h), on ne voit jamais passer le temps et il n'est jamais ennuyeux. Il est visuellement superbe. Et pour la première fois, il n'y a pas de scènes mid- et post credits, juste le bruit d'un marteau sur un truc métallique rappelant la création de l'armure d'Iron man dans le premier film...

En conclusion, cet Avengers : Endgame est l'un de mes coups de coeur de l'année. Je sais que je suis bon public mais que voulez-vous, j'ai trouvé dans ce film tout ce que je recherchais, de l'action, de l'émotion, du rire, des larmes, du fan service, des persos attachants et une excellente conclusion à 10 ans de films du MCU. Je sais que la saga n'est pas terminée, qu'il y aura encore bien des phases et des films avec les uns et les autres, ne serait-ce qu'avec le Spider-Man sorti en juillet dernier (et qui est la vrai conclusion de ces 10 ans) et même des séries puisque Disney va en lancer sur Scarlett Witch et Vision et sur Loki, mais voilà, on dit adieu à une décennie particulièrement riche avec des super-héros emblématiques et des films, pas toujours passionnants à voir, mais toujours intéressants. Alors si vous avez aimé les 21 films précédents, franchement n'hésitez pas à voir cet Endgame qui siffle magnifiquement la fin du jeu...

Note :
++


Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
25/52
et il me valide la Consigne de la semaine 17
puisqu'il fallait voir un film Marvel à l'occasion,
justement, de la sortie d'Avengers : Endgame ;)
15/52

29 août 2019

La favorite de Yórgos Lánthimos

Titre original : The Favourite
avec Olivia Colman, Rachel Weisz, Emma Stone, Mark Gatiss, Nicholas Hoult

Résumé :
En 1708, alors que la guerre contre la France bat son plein, la reine Anne, excentrique monarque et de santé fragile, préfère laisser la gestion du royaume d'Angleterre à sa favorite et amante, Sarah Churchill et à ses conseillers qui, eux, essaient de saper son autorité. Mais la cousine de Lady Sarah, Abigaïl Hill, jeune et mutine, embauchée d'abord comme souillon, puis comme femme de chambre, parvient bientôt à s'attirer les faveurs de la reine...




Mon avis :
Dès que j'ai vu la bande-annonce de ce film, j'ai eu envie d'aller le voir au cinéma et c'est donc peu après sa sortie, le 3 mars dernier, que je suis allée le voir avec ma fille. J'ai mis un peu de temps à entrer dans le film pour des raisons dont je parle plus bas mais au bout d'une vingtaine de minutes, j'ai commencé à franchement aimer ce film burlesque et légèrement anachronique et porté par un trio d'actrices magnifiques.

Comme je l'ai dit en préambule, au début, je me suis vraiment demandé dans quoi je m'embarquais tant la réalisation était spéciale, un peu trop moderne à mon goût et puis je me suis dit que si ça avait marché pour le Marie-Antoinette de Sofia Coppola, pourquoi ne pas donner sa chance à celui-ci. Et ça a marché et j'ai trouvé le film excellent.

J'aime l'Histoire et l'Histoire d'Angleterre mais j'avoue que je ne connaissais absolument pas cette reine Anne ni vraiment l'époque à laquelle elle a vécu. En France, Louis XIV règne toujours et pour encore 7 ans, mais je ne savais pas que les Français et les Anglais étaient (pour la nième fois et pas la dernière) en guerre.

La Favorite porte surtout sur la cour d'Angleterre, les soubresauts de l'Histoire n'étant que des prétextes à faire agir les courtisans ou les favorites. Le film se déroule en vase clos, au palais de la Reine et ses jardins et quelques alentours. Tout est prétexte à jeux ou manipulations, complots et tromperies de la part de tous.

Au milieu, cette pauvre reine Anne, qui est comme une enfant, aussi capricieuse qu'attachante. Obèse, malade, avide d'attention. Et formidablement interprétée par Olivia Colman. J'adore cette actrice depuis Broadchurch et elle est impeccable dans tous les rôles qu'elle interprète et là elle a franchement mérité tous les prix qu'on lui a donnés, notamment l'Oscar de la meilleure actrice, le Golden Globe ou encore le Batfta. À priori tout ce qui la concerne est fidèle, sauf que son mari était encore vivant à l'époque où se déroule le film alors qu'il n'est pas évoqué.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Sarah Churchill, Duchesse de Marlborough et là aussi excellemment joué par Rachel Weisz. De prime abord, son personnage n'est pas hyper sympathique. Elle est froide, dirigiste et jalouse. Mais c'est aussi quelqu'un qui aime profondément la reine et son pays et ne veut que leur bien. Et cette fidélité lui coûtera cher.

En revanche, Abigaïl Hill est une véritable peste. Au début, je l'ai trouvée charmante et mutine mais on voit vite que ce n'est qu'une sale arriviste qui va réussir à faire son chemin à force de complots et de mensonges. Son intérêt n'est pas la reine mais le pouvoir que l'intérêt que la reine lui procure. J'avais franchement envie de lui mettre des baffes. Mais Emma Stone est très bien dans le rôle.

Les courtisans masculins sont en retrait et parfois tournés en ridicule. J'ai vu un commentaire, sur Seriebox, se plaignant de cela et ça m'a fait rigoler car il y a tellement de films où les femmes sont des potiches... Mais dès qu'un film met en avant des femmes fortes, ça se plaint ! Bon, il y a quand même Nicholas Hoult et Mark Gatiss et ils ont des rôles savoureux (même si Gatiss est moins présent).

C'est la première fois que je vois un film de Yórgos Lánthimos que je ne connaissais absolument pas. Sa réalisation est donc baroque, burlesque et pleine d'humour. Comme j'ai dit, elle désarçonne au début mais ensuite on ne peut que l'apprécier. Il y a par ailleurs des plans sublimes.  Ma fille qui fait des études de cinéma a vraiment apprécié cette réalisation.

En conclusion, si on arrive à dépasser certains préjugés au début du film sur la façon dont c'est filmé, La favorite est un excellent long métrage et un magnifique portrait de trois femmes très différentes et superbement bien interprétées par Olivia Colman, Rachel Weisz (que je n'avais pas vu depuis longtemps) et Emma Stone, à l'aise dans tous ses rôles si différents soient-ils. Alors si vous l'avez manqué au cinéma, n'hésitez pas à le voir en DVD ou à le regarder sur le petit écran quand il y sera diffusé.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en français

Le film fait partie
du Film de la Semaine 2019 de Benji
16/52
et il me valide la Consigne de la semaine 9
puisque c'est nous qui décidions ce que nous allions voir
7/52