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26 décembre 2020

Que le Diable l'emporte, Le Bourbon Kid tome 7 d'Anonyme

Titre original : The Greatest Trick

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Tout le monde pense que le Bourbon Kid et Beth sont morts sur l'île de Blue Corn or il n'en est rien, ils se cachent de Scratch le Diable et du FBI. C'est dans la petite dépendance d'un monastère qu'ils finissent par trouver refuge se pensant en sécurité mais le Diable a plus d'un atout dans son bar, notamment un suceur de sang bien connu... d'autant plus que le dit monastère recèle de sombres secrets, des moines fous et des nonnes psychopathes. Dans le même temps Scratch renvoient les Dead Hunters ainsi que Sanchez et Flake à Santa Mondega pour y enquêter car des crimes similaires à ceux perpétrés il y a 5 ans sont commis...

 
Mon avis :
Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que j'aime beaucoup la série du Bourbon Kid et que je lis chaque nouveau tome avec plaisir, même si je trouve qu'ils sont de moins en moins enthousiasmants. Et c'est donc avec beaucoup d'entrain que j'ai mis ce tome 7 dans liste du Challenge ABC et que je l'ai commencé en octobre. Pour déchanter rapidement et en faire mon flop de l'année !

Les premiers tomes avec leur côté Tarantinesque ou à la Robert Rodriguez étaient complètement barrés et jouissifs. Quand le tome sur l'Iroquois est sortie, ça a déjà été un peu moins passionnant à suivre et ça s'est dégradé petit à petit. Bon les derniers tomes étaient sympas à suivre mais m'avait moins convaincue. Et avec le Diable l'emporte, là c'est le pompon, on est davantage chez Max Pecas (référence de vieille) et les ploucs que chez Tarantino.

Car l'auteur a décidé que Sanchez était un personnage intéressant et qui valait le coup qu'on lui consacre des pages et des pages ainsi que sur ses étrons, leur consistance, là où il les faisait et j'en passe et son fameux breuvage, sa pisse, qu'il sert à ses clients du Tapioca. Au début de la série, c'était rigolo, dans le tome précédent, je trouvais déjà que c'était un peu trop mais, là, ça a été insupportable ! Si bien que j'ai vraiment failli abandonner tellement ça m'énervait. Ajoutez à cela que je n'en peux plus non plus de Jasmine qui se dessape sans arrêt et se fait prendre par tous les trous. Ok, ça donne lieu à des situations assez drôles mais là aussi, ça devient rengaine.

Mais heureusement, il y a eu les Dead Hunters, enfin surtout Rex et Elvis que j'aime beaucoup et puis surtout J.D et Beth. C'est leur histoire qui m'a fait tenir, c'est leur histoire qui fait que le livre n'est pas plus mal noté. Car outre leur cavale et tout ce qu'il leur arrive au monastère où ils se sont réfugiés, c'est le dernier tiers du roman qui sauve un peu le tout.

Car tout à coup, bim bam boum, voilà des révélations, des retournements de situations et des trucs qui vous font décrocher la mâchoire ! Non mais vraiment, c'est un festival ! Et si le roman avait été comme ça depuis le début, j'aurais adoré ! Ce tiers contient ce que j'ai toujours aimé dans cette série. Dommage que l'auteur se soit perdu en route, avant...

J'ai déjà dit que j'aimais J.D et Beth donc je ne reviens pas dessus, tout comme Rex, Elvis, Jasmine et Sanchez. Et une que j'aime bien c'est Flake qui a bien du courage pour supporter et aimer Sanchez ! Et puis il y a Scratch le diable, qui a tout d'un loser si vous voulez mon avis. On retrouve aussi Annabel la Dame Mystique... Jacko, joueur de blues de légende... et d'anciennes figures de certains tomes et qui ont leur importance. Mais toujours pas de Kaci et Dante, sniff... Ah et j'allais oublier de parler de Dracula... ouais ben, je n'en ai rien à dire !

Côté écriture, il faut parfois s'accrocher avec le style de l'auteur qui ne fait pas dans la dentelle, je l'ai déjà dit. Et je trouve que la traductrice, Cindy Colin Kapen, s'en sort admirablement bien car ça ne doit pas être très évident à traduire :)

En conclusion, voilà un tome 7 dont le dernier tiers et ses multiples révélations n'ont pas réussi à rattraper deux premiers trop scato, trop portés sur Sanchez, un personnage qui prend vraiment trop d'importance et dont il serait temps de se débarrasser. Il y a des côtés de ce roman que j'ai beaucoup aimés mais beaucoup trop qui m'ont emmerdée (et c'est le cas de le dire) et c'est bien dommage car quand l'auteur se focalise sur son personnage principal (Le Bourbon Kid, hein, pas Sanchez) ou sur les Dead Hunters (mais trop sur Jasmine) tout redevient jouissif à suivre. En tout cas, la fin du roman augure de bonnes choses pour la suite, car oui ce tome 7 n'est pas le dernier et on sait déjà que le Bourbon Kid reviendra en 2021 pour de nouvelles aventures. Et malgré mes critiques et ce flop de l'année, je serai au rendez-vous.

Note :




Le roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2020 de Nanet
10/13
 
et du Challenge Thrillers et Polars de Sharon
2/5 - 15
 
et du Baby Challenge Thriller de Livraddict
 9/20

13 décembre 2020

Le syndrome [E], Franck Sharko et Lucie Hennebelle tome 1 de Franck Thilliez

 

Résumé :
Lucie Hennebelle voit son congé perturbé et alors que l'une de ses jumelles est hospitalisée, lorsque l'un de ses ex se retrouve aveugle après avoir visionné un film contenant des images subliminales et malsaines. Franck Sharko, lui, est tiré de sa retraite forcée après ses problèmes psychologiques, lorsqu'on l'appelle comme consultant après la découverte de 5 corps mutilés. Deux affaires à priori sans lien mais qui vont amener les deux flics à se rencontrer et à faire cause commune qui va les mener des rives du Nil au Caire, aux orphelinats sordides du Québec, il y a des décennies...




Mon avis :
Cette année, il me tardait particulièrement de livre mon Thilliez annuel car, après avoir lu alternativement les tomes consacrés à Franck Sharko et Lucie Hennebelle, je savais que Le syndrome [E] voyait la rencontre des deux personnages fétiches de l'auteur. Et je n'ai pas été déçue, aussi bien sur l'histoire que sur la rencontre.

On va parler d'abord de l'enquête ou plutôt des enquêtes. Encore une fois, Franck Thilliez arrive à nous offrir une histoire assez tordue, très efficace et qui tient en haleine de bout en bout. Et qui ici met très mal à l'aise car elle joue sur nos peurs, sur la manipulation des gens par l'image, l'hystérie de masse et c'est tout aussi bien un thriller psychologique qu'une enquête sur des crimes sordides. On y parle aussi neurobiologie et déclencheur éventuel de la violence. J'ai trouvé cela très intéressant à lire, pas autant que l'histoire de la mémoire dans le dernier Lucie Hennebelle, que j'avais énormément aimée mais peut-être parce qu'ici il y a des moments vraiment malsains et perturbants et qui finalement nous touchent davantage car avec le pouvoir toujours plus grandissant des images, la violence gratuite toujours plus présente, qui dit que cela nous arrivera pas ?

L'histoire a aussi tout un côté thriller politique avec des manœuvres pas jolies jolies de la part de certains gradés...

C'est aussi une enquête qui nous fait voyager. En Égypte et notamment les Chiffonniers du Caire à un moment et moi qui ai vécu 8 ans là-bas, pas dans les bidonvilles, j'ai retrouvé cet atmosphère poisseuse inhérente à cette capitale fourmillante de 20 millions d'habitants. On va également au Québec et là dans des orphelinats que ne renieraient pas certains films d'horreur. Brrr !

Mais Le syndrome [E] c'est aussi et bien évidemment la rencontre entre Franck Sharko et Lucie Hennebelle ! Lui, le commissaire fatigué, désabusé, toujours marqué par la mort de sa femme et sa fille et schizophrène qui est toujours accompagné d'Eugénie, son hallucination personnelle, elle, Lucie, pas Eugénie :) combattante, élevant ses deux filles seules et tout aussi perturbée et névrosée. Que les deux puissent se comprendre, rien d'étonnant, qu'ils puissent s'aimer ou du moins se rapprocher sentimentalement, sur le papier, je n'aurais pas misé un cent et pourtant... C'est intéressant d'ailleurs de voir leur relation démarrer, s'épanouir (même si je ne sais pas très bien si c'est le mot exact ;))

L'écriture de l'auteur est très efficace, il a vraiment perdu ses tics alambiqués du premier tome et c'est surtout un style nerveux. Et il écrit une histoire très documentée, aussi bien sur l'aspect scientifique que politique.

En conclusion, voilà un très bon Franck Thilliez qui est comme un coup de poing tout au long de sa lecture tant il y a des aspects qui nous touchent ou pourraient nous toucher, qui parle de pouvoir de l'image, qui décortique la violence et ses origines, jusqu'à nous rendre parfois mal à l'aise. Mais la rencontre entre Sharko et Hennebelle vient mettre du baume au coeur et nous dit que tout est possible... jusqu'aux toutes dernières lignes, en forme de cliffhanger, qui sont saisissantes. J'avoue que j'ai très envie de lire [Gattaca], la partie 2 du diptyque que forment les deux romans mais j'ai un peu peur de ce qu'il va se passer dedans... Réponse dans quelques mois quand j'aurais le courage de l'ouvrir...

Note :



Le roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2020 de Nanet
7/13

06 avril 2019

La mémoire fantôme, Lucie Hennebelle, tome 2 de Franck Thilliez

Résumé :
Lucie Hennebelle enquête sur la séquestration de Manon, une jeune femme qui a réussi à s'échapper, et qui porte un message énigmatique gravé au creux de sa main. Les soupçons se porte sur le Professeur, un tueur en série qui a sévi quelques années auparavant et qui avait déjà assassiné la soeur de Manon et que l'on n'a jamais attrapé. Le problème est qu'il y a quelques années, Manon a été agressée pendant qu'on la cambriolait, et elle est devenue amnésique à court terme. C'est à dire que ses souvenirs immédiats s'évaporent au bout de quelques minutes...


Mon avis :
Après le tome 2 de Franck Sharko, l'an dernier, c'est le 2e de Lucie Hennebelle que j'ai lu ce mois-ci. J'avais beaucoup aimé le tome 1, plus que les Sharko et j'avais hâte de retrouver la jeune femme. Et ce fut une réussite car j'ai encore beaucoup accroché à cette Mémoire fantôme, aussi bien pour son intrigue que pour ses révélations sur Lucie.

Le roman se déroule trois ans après les faits de La chambre des morts. Les jumelles de Lucie ont donc presque 4 ans et Lucie est devenue lieutenant à la brigade criminelle de Lille. Elle essaie de trouver un compromis entre son travail prenant et les moments avec ses filles. La découverte de Manon, cette jeune femme à la mémoire fugace, va venir tout bouleverser.

Tout d'abord, j'ai trouvé l'intrigue extrêmement bien ficelée et passionnante à suivre. Tout se qui touchait à cette histoire de mémoire était très intéressant et j'ai adoré suivre Manon dans les méandres de cette mémoire qui lui fait défaut. Je n'arrive pas à m'imaginer vivre comme cela, voir quelqu'un et ne plus m'en rappeler 4 minutes après, et bis repetita, devoir tout noter, ne pas savoir qui l'on connaît et en qui avoir confiance, franchement c'était fascinant ! :)

Ensuite, j'ai aussi été happée par l'affaire policière, la traque du Professeur, les tenants et aboutissants de toute cette affaire, les révélations et rebondissements que je n'avais absolument pas vus venir. J'avoue que ça a été rafraîchissant d'être surprise comme cela. Ça ne veut pas dire que je n'aurais pas pu deviner certaines choses et notamment la fin mais j'ai choisi, inconsciemment je pense, de ne pas tirer sur les fils que l'on me montrait et de me laisser porter par l'histoire. Et du coup, ça a vachement fonctionné avec moi :)

Et puis on en apprend plus sur Lucie. On savait dans le premier tome qu'elle avait une attirance pour l'occulte et le morbide et on apprend pourquoi. Et c'est là aussi très intéressant.

D'ailleurs Lucie est une jeune femme intéressante :) et attachante. Bon elle met plus en avant son côté flic que femme et mère et du coup, les jumelles passent un peu après mais d'après ce qu'on comprend, durant les 3 ans écoulés depuis La chambre des morts, elle a levé un peu le pied pour être plus souvent présente.

J'ai beaucoup aimé Manon aussi. Disons qu'elle est spéciale avec ce handicap à la Dory ;) C'est une jeune femme bien courageuse et qui a beaucoup souffert.

Comme bien souvent avec les thrillers de Thilliez (comme si j'en avais lu 50, alors que c'est mon 4e ! :D), les personnages principaux prennent tellement de place qu'on a du mal à se rappeler les secondaires. Et c'est le cas encore ici. Je me rappelle juste du frère de Manon, ambigu, et de Turin, un flic parisien odieux et pervers (et que j'ai soupçonné d'être le coupable tellement il me dégoûtait).

Dans les livres sur Sharko, j'ai toujours eu un peu de mal avec le style imagé de l'auteur (enfin davantage dans le premier tome) et moins sur le premier Hennebelle. Et ici plus du tout. Alors ou je m'habitue, ou ça s'insère bien dans le récit. En tout cas, j'ai bien aimé la façon dont il menait son récit, c'était très haletant et si les passages expliquant certaines choses de façon scientifique ou mathématique peuvent rebuter, ça n'a pas été mon cas car ça m'a passionnée et ça m'a permis de comprendre certains trucs. Et j'ai trouvé que c'était bien moins gore et malsain que les 3 romans précédents.

En conclusion, voici une mémoire fantôme passionnante à découvrir, pas seulement pour l'intrigue, très intéressante mais aussi pour tout le côté mémoire fugace à la Dory et dont souffre la malheureuse Manon. Lucie Hennebelle est un personnage attachant doublée d'une flic hors pair qui se fourre dans des situations impossibles mais qui a un flair indiscutable. Alors si vous voulez savoir où va vous mener cette intrigue et découvrir les effets de cette amnésie à court terme, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
5/13

et du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
8

du Challenge de Licorne
T/P : 6/9
Total 12/18
Point bonus pour le livre : 1
Points pour avoir lu 3 auteurs de 3 continents différents : 10

et du Baby Challenge Thriller de Livraddict
8/20
médaille en chocolat

23 février 2019

Incassable - Split - Glass de M. Night Shyamalan

Titre original : Unbreakable
avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright

Résumé :
David Dunn, agent de sécurité au stade de Philadelphie, sort indemne d'un accident ferroviaire dont il est le seule survivant. Il rencontre alors Elijah Price qui tient une galerie d'art exposant des dessins inspirés de comics et de super héros et qui est atteint de la maladie des os de verre...




Mon avis :
J'avais vu Incassable à sa sortie il y a maintenant 18 ans (il est sorti fin 2000) et quand j'ai vu il y a quelques mois qu'il y allait avoir un crossover entre ce film et Split (sorti en 2015), s'appelant Glass, je me suis dit qu'il fallait que je regarde Split, avant de voir Glass. Et ensuite, qu'il fallait que je revoie Incassable dont je gardais un bon souvenir sans plus et pas beaucoup de détails. Donc en janvier, je me suis attelée à voir les films dans l'ordre en commençant par celui-ci et je dois dire que je l'ai beaucoup aimé, plus qu'à l'époque où je l'ai vu au ciné.

Il faut dire qu'Incassable a eu le défaut de suivre Le Sixième Sens et son lot de révélations et twists qui a élevé le film au rang de film culte. Du coup, l'attente était grande pour cet Incassable qui n'avait pas la force du précédent. Quand j'ai revu le film, je n'avais plus ces attentes par rapport à lui et je l'ai apprécié à sa juste mesure.

La première chose qui m'a frappée c'est la lenteur du film. C'est vraiment ce qui me marque quand je regarde certains films datant d'il y a 20-30-40 ans (ça me l'avait fait aussi avec l'exorciste). Le film est très lent et ne commence finalement que 20 minutes avant la fin. Comme si ça avait été une grosse introduction et qu'on s'arrêtait net. Ça ne m'a pas empêchée d'aimer mais c'est assez bizarre.

Quand Shyamalan a fait ce film parlant de comics et de super-héros, la hype autour du genre était loin d'être ce qu'elle est maintenant. Il y avait eu les Batman de Burton, et le premier X-Men est sorti la même année, mais on était loin de l'engouement des dix dernières années. Et donc avec le recul, on peut voir M. Night Shyamalan comme une sorte de visionnaire :)

J'ai aimé l'histoire pour son côté original, avec David Dunn, ce héros malgré lui, bonhomme à la vie pas très marrante qui a un job peu passionnant et une vie de famille banale et Elijah Price, l'antagoniste flamboyant, qu'un rien peut briser et qui cherche un sens à sa vie même si ça en fait un psychopathe.

Bruce Willis et Samuel L. Jackson sont évidemment excellents dans leur rôle, Willis est parfait dans le rôle désabusé de David, Jackson l'est aussi dans celui d'Elijah, futur Mr Glass. C'est marrant comme cet acteur dégage un capital sympathie indéniable mais fait frémir dès qu'il joue un méchant. Les autres rôles sont assez en retrait, en particulier Audrey la femme de David jouée par Robin Wright assez fade et bien loin de House of Cards.

À mon avis Shyamalan a été toujours un peu surcoté, à cause de 6e sens. Mais il a quand même le sens de la réalisation, du cadrage et Incassable est impeccable à ce niveau-là.

En conclusion, si vous n'avez jamais vu ce film, mais avez vu Split et comptez voir Glass, c'est un incontournable à découvrir. Pour son histoire et ses acteurs. Je suis ravie de l'avoir revu car je l'ai plus appréciée qu'à mon premier visionnage.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

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avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Sebastian Arcelus

Résumé :
Trois adolescentes, dont Casey à l'enfance troublée, sont kidnappées par un homme atteint du trouble dissociatif de l'identité. Mais ce n'est pas une ou deux personnalités que se partage Kevin mais 23 dont la très rigide Patricia, le tout jeune Hedwig ou encore Dennis ou Barry. Mais une 24e personnalité semble sur le point d'émerger, la plus terrifiante de toutes et Casey doit trouver le moyen de s'évader avec ses amies avait qu'elle n'apparaisse...



Mon avis :
Jusqu'à il y a quelques semaines (mois ?), je n'avais aucune intention de voir Split. La bande-annonce que j'avais vue avant sa sortie ne m'avait pas tentée car je suis une petite nature et j'avais peur que l'histoire de cet homme aux multiples personnalités ne soit trop terrifiant. Même si ma fille avait aimé le film ensuite et me l'avait recommandé. Et puis il y a quelque temps, donc, je vois que Shyamalan va sortir Glass, un crossover entre Incassable et Split. Comme j'avais aimé Incassable, je me suis dit que je verrais bien Glass et que pour cela il fallait que je regarde Split (bon je répète un peu ce que j'ai dit pour Incassable :D). ce que j'ai fait mi-janvier et j'ai finalement aimé ce film, surtout pour ses acteurs.

L'histoire en elle-même est assez bateau. C'est celle d'un psychopathe qui enlève des ados et, pour ces dernières, il va s'agir de chercher à s'évader sans se faire tuer. On est donc dans le slasher movie typique. Mais Split n'est pas que ça, c'est avant tout l'histoire de Kevin Wendell Crumb, cet homme qui abrite de multiples personnalités, un être qu'on ne peut que prendre en pitié. C'est aussi l'histoire de Casey, qui n'est pas l'ado typique qui hurle et ne sait pas se défendre. Elle a aussi une histoire assez violente et va presque comprendre le psychopathe ou plutôt plusieurs aspects de sa personnalité.

Si j'aurais une réserve à faire c'est que, un peu comme avec Incassable en fait, tout s'accélère sur la fin et se résout très rapidement, un peu trop rapidement. Et, à l’avènement de la 24e personnalité, ça part un peu dans tous les sens.

Et le rapport avec Incassable me direz-vous ? Ha ha ! Il faut attendre la toute fin du film (avant le générique, je vous rassure) pour le voir et franchement il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Ça fait un peu bizarre mais en même temps c'est jouissif. J'imagine les gens qui ont vu le film en 2015, sans savoir qu'il y aurait ce crossover et qui ont vu cette dernière scène, ils ont dû faire des bonds partout ! :D J'en aurais fait moi aussi ! ^^

Le film vaut surtout pour ses acteurs et ses personnages, à commencer par James McAvoy qui nous fait un festival. Il est excellent dans toutes ses incarnations et tour à tour touchant, terrifiant ou banal. Rien que pour lui, le film est très bien.

J'ai aussi beaucoup mais alors beaucoup aimé la jeune Anya Taylor-Joy. Cette actrice a une intensité et une gravité dans son jeu qui fait que l'on s'attache immédiatement au personnage de Casey. C'est vraiment la grande révélation du film et sa propre histoire n'est pas en reste avec celle de Kevin.
À noter que le père de Casey est joué par, Sebastian Arcelus, un acteur qui est dans Madam Secretary (et qui a joué dans House of Cards si ma mémoire ne me fait pas défaut) et que j'aime beaucoup.

Avant de revoir Incassable et puis Split, je n'avais plus vu de films de Shyamalan depuis... Signes en 2001. Du coup, j'ai échappé à toute sa période creuse où ses films étaient plus descendus qu'encensés et je suis resté sur une bonne impression. Du coup, j'ai aimé la façon dont il racontait son histoire et la filmait.

En conclusion, Split est un très bon film, qui se conclut un peu rapidement, ce qui fait qu'on a une impression d'inachevé mais comme il envisageait déjà de faire une suite, on lui pardonne. La dernière scènes est jouissive même si elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Mais ce qui est le gros plus du film ce sont ses acteurs, James McAvoy et ses 23, pardon 24 personnalités et Anya Taylor-Joy qui incarne une très attachante Casey. Et donc si vous voulez faire connaissance avec Barry, Dennis, Patricia, Hedwig,  ecetera ;) regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Top 250 de Seriebox
2/12
225/250

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avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Sarah Paulson, Spencer Treat Clark

Résumé :
18 ans après son affrontement avec Elijah Price, David Dunn joue toujours les justiciers sous couvert d'une société de sécurité. Depuis l'avènement de La Bête, l'une des personnalités de Kevin Wendell Crumb, David cherche à le capturer et ce avant qu'il ne soit trop tard car le psychopathe a kidnappé 3 jeunes filles. Mais lors de leur affrontement, ils sont tous deux arrêtés et envoyés dans un hôpital psychiatrique où se trouve déjà Elijah Price, abruti par les traitements, semble-t-il. La docteure Ellie Stapple, qui les a en charge, cherche à les convaincre que leurs capacités hors normes ne sont que des délires sortis de leur imagination...

Mon avis :
Si j'ai revu et vu les deux films précédents, c'était bien sûr pour aller découvrir Glass lors de sa sortie. J'ai eu la chance qu'il passe en VOST une fin d'après-midi dans mon cinéma tunisien et je n'ai pas loupé le rendez-vous :) Et j'avais entendu des critiques mitigées et, par conséquent, je n'avais pas beaucoup d'attente, à part la curiosité de voir ce que ça allait donner et, du coup, j'ai été très agréablement surprise et j'ai beaucoup aimé.

Dans mes deux chroniques au-dessus, j'avais reproché à Incassable de mettre du temps à démarrer et de n'être finalement qu'une grosse introduction à une résolution qui est très rapide et à Split de de conclure aussi très rapidement, comme une impression d'inachevé. Et en fait, c'est comme s'ils n'attendaient que Glass pour boucler le tout. Ce qui est un peu le cas pour Split, bien sûr, puisque la dernière scène annonçait cela :)

Glass est donc une synthèse et une conclusion aux deux films précédents, mâtinée de Vol au-dessus d'un nid de coucou. De toute façon, dès qu'un film se passe dans un hôpital psychiatrique un peu glauque, ça y fait forcément penser :D C'est un thriller psychologique un peu bavard mais où l'on ne s'ennuie pas une seconde. Enfin moi je ne me suis pas ennuyée, mais deux couples sont sortis pendant la séance. L'aspect thriller psy est bien sûr renforcé par la présence d'un tueur psychopathe et d'un meurtrier en masse, ce dernier semblant complètement apathique mais ne continue-t-il pas à tirer les ficelles pour parvenir à ses fins ? En tout cas, j'ai adoré quand les 3 personnages principaux se retrouvent face à la docteure.

Et bien sûr, il y a aussi tout le côté super héros et vilains. N'oubliez pas que le but premier de Elijah Price était de faire ressortir le côté super héros de David Dunn à son corps défendant et c'est toujours le cas, faire en sorte que les gens croient aux super héros. Et, si il y a 19 ans, ce phénomène n'était pas revenu à la mode, c'est le cas aujourd'hui et le film est donc tout à fait en phase avec notre époque. Et étant abreuvés à ces histoires de super héros ne sommes-nous pas prêts à croire qu'ils existent vraiment ? Moi, ça me n'étonnerait guère :D C'est, en tout cas, l'aspect du film que j'ai préféré d'autant plus que ce côté-là réserve quelques surprises et une fin qui donnerait envie d'avoir une série spin-off sur le sujet.

Avec Shyamalan, on s'attend toujours à avoir des twists de ouf qui vont nous laisser bouchée bée. Bon ici on a droit à quelques révélations, surprenantes d'ailleurs et retournement de situations mais ce n'est pas non plus à se décrocher la mâchoire. Mais cela donne une tournure intéressante aux trois films.

Les trois personnages principaux sont vraiment géniaux. J'ai eu l'impression que le personnage de David Dunn, incarné par Bruce Willis était un peu en retrait mais il faut dire que les vilains sont tellement présents et excellents qu'évidemment le gentil est un peu effacé. Mais Willis a de la gueule et son côté réservé sert bien son personnage.

Celui qui occupe beaucoup de place c'est évidemment James McAvoy (qui est excellent). Bon c'est un peu normal avec ses 24 personnalités qui veulent toutes entrer dans la lumière :) Même si j'avais vu Split il y a peu finalement, j'ai été super contente de retrouver le, enfin les personnages, Le petit Hedwig, Madame Patricia, Dennis, Kevin et bien sûr la bête auquel McAvoy donne enfin consistance et nous fait avoir de l'empathie pour cette créature, à l'image de la jeune Casey.

Car on retrouve également Casey de Split, jouée par Anya Taylor-Joy, personnage que j'avais adoré dans l'autre film et que j'ai adoré retrouver ici. Et c'est sympa de retrouver Spencer Treat Clark qui jouait Joe (le fils de David) enfant et qui est toujours acteur (on l'a vu notamment dans Agents of Shield) et donc qui le joue adulte. J'ai beaucoup aimé le rôle qu'il a dans l'histoire, tout comme la mère de Elijah/Mr Glass, jouée là aussi par la même actrice qu'il y a 19 ans.

Et puis bien sûr il y a le machiavélique Mr Glass toujours, évidemment, interprété par l'excellent Samuel L. Jackson. Glass qui semble out une grande partie du film mais ne vous fiez pas à ces airs ahuris...

J'ai aimé une fois de plus comment Shyamalan racontait et filmait son histoire et j'ai particulièrement aimé le générique de fin que je trouve beau. En revanche et rien à voir avec la réalisation ou le film, j'ai trouvé les sous-titres VF pas très bons. Les versions que l'on a en Tunisie sont les mêmes qu'en France mais j'ai eu l'impression que c'était fouillis et heureusement que je comprends l'anglais car sinon j'aurais été perdue.

En conclusion, Glass est vraiment le film dont les deux autres avaient besoin pour finir en beauté cette histoire commencée il y a plus de 18 ans. La boucle est bouclée, héros et vilains se retrouvent et s'affrontent sans oublier les petits twists chers au réalisateur. James MacAvoy et ses 24 personnalités occupent beaucoup d'écran mais il est tellement bon qu'on lui pardonne et c'est génial de retrouver David Dunn et un Bruce Willis vieilli mais toujours impeccable tout comme Samuel L. Jackson/Mr Glass dans un autre style. Bref, j'ai beaucoup aimé ce film, et si vous aussi avez aimé les deux précédents, ne manquez pas d'aller voir ce dernier film qui clôt la trilogie en beauté.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Les trois films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
10/52

29 décembre 2018

Le garçon et la bête de Mamoru Hosoda - L'illusionniste de Neil Burger - Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve

Titre original : Bakemono No Ko
avec Koji Yakusho, Aoi Myiazaki, Shôta Sometani

Résumé :
Ren, un petit garçon de 9 ans, orphelin de mère et dont le père est parti, se retrouve dans un monde caché des hommes, où les bêtes vivent comme des humains. Il devient le disciple de Kumatetsu, une bête irascible. Une relation presque père/fils se noue entre eux au fil des ans, jusqu'au jour où Ren, devenu Kyuta chez les bêtes, retraverse le passage entre les deux mondes... 



Mon avis :
Voilà encore un film que je n'aurais pas vu sans les Challenges Seriebox car vous le savez, je ne regarde pas spontanément des films d'animation japonais à part les Myiazaki. Je l'ai donc regardé en novembre et je l'ai beaucoup aimé.

Ce film est un récit d'initiation avec en filigrane la recherche du père, père de substitution en la personne de Kumatetsu qui le devient pour Ren/Kyuta, père véritable que recherche le jeune homme ensuite. C'est un film qui traite de paradoxes car les bêtes se sont soustraites au monde des hommes, trop cruels pour eux mais en recopient les travers mais il est plein d'humanisme. Certaines scènes sont très drôles et les personnages sont attachants et amusants. Kumatetsu a des airs de La Bête de Disney, le garçon est sympa comme tout. J'ai juste été déçue par la fin et par les choix de Ren. Mais en même temps, ces/ses choix sont assez logiques.

En conclusion, Le garçon et la bête est un très joli film par le réalisateur du très beau Les enfants loup. Même si la fin m'a un peu déçue, je vous le recommande.

Note :



Vu en version originale japonaise, sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
8/9
41/50

du Mini Challenge Fantastique
5/8
45/50

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Titre original : The Illusionist
avec Edward Norton, Paul Giamatti, Jessica Biel, Rufus Sewell, Eleanor Tomlison

Résumé :
Adolescent, le jeune Edward était amoureux de la belle Sophie von Teschen, mais il dut s'enfuir quand on découvrit leurs rencontres car il n'était pas de sa classe. Bien des années plus tard, il revient dans sa ville sous le nom d'Eisenheim et est devenu un illusionniste reconnu.  Il se heurte au Prince Leopold qui jalouse sa notoriété. Eisenheim va chercher à détruire ce prince cruel qui plus est fiancé à son amour de jeunesse...



Mon avis :
Je n'avais jamais vu ce film et je ne sais pas pourquoi car il a tous les ingrédients que j'aime dans un film de ce genre. À sa sortie, on l'avait opposé au Prestige de Christopher Nolan, que j'avais vu dans un avion et dont je ne me rappelle plus. Est-ce pour cela que j'ai tardé à le voir ? En tout cas, je me suis décidée à le regarder en novembre et j'ai beaucoup aimé cette jolie histoire, pas extraordinaire mais sympathique à regarder.

Je n'ai pas grand chose à en dire sinon qu'il y a une belle histoire d'amour qui fait palpiter les petits coeurs tout mous, les décors sont somptueux, la mise en scène prenante et j'adore Edward Norton. Que demande le peuple de plus ? :D Et en plus, j'adore aussi Rufus Sewell qui joue toujours les méchants à merveille, ici un prince cruel. Il n'y pas pas vraiment de critique de la société ceci-dit, Leopold pourrait être tout à fait autre chose qu'un prince et être tout aussi cruel. Paul Giamatti est très bien dans le rôle du flic consciencieux et Jessica Biel joue très bien la jeune femme pas si en détresse que ça. Et c'est sympa de voir Eleanor Tomlison (la merveilleuse Demelza de Poldark) jouer sa version ado.

Il y a des rebondissements, des retournements de situation, que l'on voit venir à 10 kms mais qui font plaisir bien évidemment. C'est réalisé par Neil Burger qui a depuis fait Limitless et Divergent.

En conclusion, même si le film reste un aimable divertissement emballé dans un bel écrin, il est très bien joué par Edward Norton et Rufus Sewell et j'ai beaucoup aimé cet Illusionniste. Si vous voulez vous détendre en voyant une belle histoire d'amour, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Fantastique
6/8
46/50

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Avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Jared Leto, Ana de Armas

Résumé :
En 2049, les modèles récents de réplicants sont conçus pour obéir et servir les humains. Certains sont chargés de détruire les anciens modèles devenus instables (entendez indépendants) et hors la loi. Lors d'une opération de routine, K un réplicant Blade Runner, découvre un secret qui pourrait remettre en cause l'équilibre entre humains et androïdes...



Mon avis :
Vous allez crier au scandale mais je n'ai vu  le premier Blade Runner qu'une seule fois, à sa sortie en septembre 1982 et je l'avais adoré à l'époque. Le casting (Rutger Hauer, Darryl Hannah, Harrison Ford), l'ambiance Cyberpunk, l'histoire, bref, pour la gamine de 19 ans que j'étais alors, ça avait une claque. Mais je ne l'ai jamais revu. Je l'ai pourtant en DVD en je ne sais plus quelle version, Director's Cut, je crois car il y a eu plusieurs versions du film, toutes plus controversées les unes que les autres. Et voilà donc que 35 ans après, la suite est sortie, que j'ai eu envie de voir de suite mais, de contretemps en pas le temps, ce n'est qu'en novembre que j'ai pu le regarder en BluRay chez moi. Et j'ai beaucoup aimé ce film.

Blade Runner 2049 n'est pas qu'un blockbuster qui surferait sur le succès du premier. Il reprend les thèmes chers à son aîné, ce qui fait un humain et un réplicant, pourquoi avons-nous peur de ces androïdes qui nous ressemblent tant mais c'est surtout une quête de soi, menée par K, qui pense détenir une certitude pendant tout le film. Il y a beaucoup de mélancolie et de poésie dedans. De la tension aussi mais le rythme n'est pas effréné et le film prend son temps. J'avais un peu peur des 2h45 qu'il dure mais finalement ça a passé super vite et bien. Et j'ai aimé les références et les clins d'oeil au premier.

Les acteurs sont très bien, Ryan Gosling fait très bien l'androïde torturé et qui doute :) Je n'étais pas super convaincue qu'il était nécessaire de faire revenir Harrison Ford et son personnage et je ne le toujours pas, mais bon, un Blade Runner sans lui, tout le monde aurait fait la tronche et c'est sympa quand même de le retrouver. Mon personnage préféré a été en fait Joi, un IA qui prend forme humaine et qui est un peu la "Her" de K et qui a une forte relation avec lui. J'ai beaucoup aimé ce personnage car si on se pose la question de l'humanité des Réplicants, on peut aussi se demander si les intelligences artificielles rêvent de moutons électriques et la réponse n'est pas loin d'être positive. Bref, c'est une personnage très touchant.

C'est Denis Villeneuve qui réalise, celui qui a fait Prisoners et Premier contact et il se débrouille très bien car il met beaucoup de sensibilité dans son film, comme il le faisait dans Premier contact.

En conclusion, Blade Runner 2049 est un digne successeur du premier, qui ne démérite pas. Je l'ai énormément apprécié car il touche à des thèmes que j'aime retrouver dans le cinéma et il le fait très bien. Alors si vous voulez savoir quelle est la quête de K et en quoi elle le touche de près, comment Deckard va revenir et découvrir la merveilleuse Joi, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en français

Le film fait partie du Mini Challenge SF de Seriebox
3/3
(10/10
extended)
100/100
Challenge réussi !

et les trois films du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
44/52

16 décembre 2018

Du feu de l'enfer de Sire Cédric

Résumé :
Manon est thanatopractrice et mène une vie calme et rangée. Tout le contraire de son frère Ariel qui est un voyou à la petite semaine. Un soir, ce dernier vient squatter chez elle. Le lendemain, son voisin du dessus est retrouvé mort, un suicide semble-t-il. Mais bientôt, Ariel puis Manon sont pourchassés par des êtres sans scrupules à la recherche d'un bien qu'Ariel a volé. Le frère et la soeur mettent le doigt dans un engrenage sanglant et mortel avec pour seul allié, un flic, Raynal, aux méthodes peu orthodoxes...



Mon avis :
J'adore les romans de Sire Cédric, particulier ceux qui mettaient en scène Svarta et Vauvert et le précédent, avec tes yeux avaient été pratiquement un coup de coeur. Cette année, c'est donc son petit dernier, qui date quand même de mars 2017, que j'ai lu pour finir l'année thriller en beauté. Mais si je l'ai trouvé très efficace, il m'a moins un peu enthousiasmée que les autres.

Et je veux être très claire de suite, s'il m'a moins enthousiasmée, ce n'est pas la faute de l'auteur mais c'est parce que j'y ai moins trouvé mon compte. L'histoire est prenante, très bien ficelée, avec des rebondissements, de la tension et des personnages dont on se demande bien comment ils vont s'en sortir.

Mais, comme j'ai lu beaucoup de thrillers au cours de ma longue vie, j'ai trouvé que le sujet était moins original que d'autres. Les sociétés secrètes, satanistes ou autres, c'est un sujet un peu rebattu. Du coup, je n'ai pas eu l'impression de lire quelque chose de nouveau. La fille qui court nue au début et qui se fait mettre à mort, les méchants, les situations, l'ambiance, tout ça j'en ai déjà lu. Et en plus, j'ai trouvé que c'était un peu trop ancré dans le réel et, du coup, c'est extrêmement noir.

Et vous vous souvenez lorsque dans ma chronique de L'appel du néant de Chattam, j'ai dit que j'avais l'esprit vraiment tordu à penser que le coupable pouvait être tel personnage ? Ben finalement je ne suis pas si tordue que ça... :p

J'ai aimé le personnage de Manon, cette jeune femme qui n'a rien demandé et qui se retrouve prise dans un engrenage mortel et qui va trouver les ressources pour s'en sortir. Bon j'avoue, j'ai eu un peu peur que ce soit les méchants qui gagnent car c'était franchement mal barré à un moment.

Ariel, lui, c'est le personnage qu'on a envie de baffer sans arrêt. Sans empathie, même pas envers sa soeur, filou, retors, voleur, menteur, il n'a vraiment rien pour lui. C'est vraiment tout le contraire de sa soeur !

Je ne vous parle pas des autres personnages car je ne voudrais pas donner trop d'indices sur les coupables mais je dois dire qu'il y a des persos que j'ai soupçonnés et j'ai eu tort, d'autres que j'ai soupçonnés et j'ai eu raison mais je n'ai pas de mérite car, dans ce genre de roman, j'ai tendance à voir le mal partout ! :D  En tout cas les méchants font vraiment très très froid dans le dos, ce sont vraiment des tordus et des tarés, sans morale et états d'âme. En revanche, j'en ai trouvé certains assez clichés.

L'écriture de Sire Cédric est toujours très efficace, c'est fluide, ça se lit tout seul et on a une envie furieuse de tourner les pages. Bon c'est assez gore, ça on est habitué mais c'est aussi vraiment très glauque et les situations m'ont mise un peu mal à l'aise parfois.

En conclusion, ce n'est pas le roman de Sire Cédric que j'ai préféré car je l'ai trouvé moins original que les précédents mais il est vraiment très efficace si vous aimez les thrillers glauques et gores. On ne s'ennuie pas une seconde et on tremble pour cette pauvre Manon en espérant qu'elle arrivera à se tirer d'affaire face à des ennemis déterminés et on craint qu'elle n'y arrive pas dans certaines situations désespérées. Alors si vous aussi voulez découvrir ce feu de l'enfer, lisez-le.

Note :



Il fait partie du Challenge de Licorne
T/P : 3/9
Total 6/18
Point bonus pour le livre : 1
Auteur Français : 1

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
5

et du Baby Challenge Thriller de Livraddict
5/5
10/20

02 décembre 2018

L'appel du néant de Maxime Chattam

Résumé :
La Section de Recherches de la gendarmerie de Paris, Ludivine Vancker en tête, est appelée sur le meurtre d'un homme qui semble être un règlement de compte entre dealers. Mais l'enquête les mène sur la piste d'un serial killer, peut-être même d'une cellule terroriste...






Mon avis :
Après La conjuration primitive qui m'avait beaucoup plu et La patience du diable qui m'avait un tantinet moins convaincue il y a un peu plus de deux ans, c'est donc le 3e opus que j'ai lu en novembre, un Appel du Néant qui m'a tenue en haleine mais qui est peut-être, comme le 2e tome, trop ancré dans la réalité.

Au début du roman, j'ai cru que l'auteur allait nous refaire le coup du retournement de situation extrême qu'il avait déjà employé au milieu du tome 1. Je ne vous dirai pas ce que c'est pour ceux qui n'auraient lu aucun des trois livres et qui regarderaient ma chronique. En tout cas, Maxime Chattam emploie une méthode qu'on voit surtout dans les séries, quand un épisode commence par une scène dans laquelle un des personnages principaux se retrouve dans une situation dangereuse, voire périlleuse, et qu'on revient en arrière (avec un truc comme "3 jours avant", ou "2 heures auparavant") pour raconter comment il en est arrivé là. Cela surprend, inquiète et intrigue, bien sûr.

Avant d'en arriver là, il y a bien sûr les évènements qui amènent à ces instants. Et c'est comme un mille-feuilles ou une matrioshka (vous savez les poupées russes). Ce roman a plusieurs intrigues qui se dévoilent couche par couche. On commence par penser qu'il s'agit d'un meurtre sur fond d'histoire de trafic de drogue pour partir sur la piste d'un serial killer grâce au flair de notre chère Ludivine, et pour finir sur un projet d'attentat terroriste plus vrai que nature.

En lisant cela, vous vous dites peut-être que ça ne doit pas être aussi passionnant à lire que les romans de Chattam qui se focalisent sur les turpitudes de notre monde. Mais L'appel du néant n'est pas si différent. Il explore d'autres facettes de notre monde gangréné par le Mal et qu'il avait commencé à aborder dans La patience du diable. Ce dernier parlait des tout-un-chacun qui commettent des actes meurtriers au nom d'une idéologie, il élargit ici son propos avec un projet d'attentat plus ancré dans la réalité et tout aussi terrifiant puisque c'est ce que l'on a vécu à plusieurs reprises ces dernières années.

L'auteur, dans une postface, dit d'ailleurs qu'il a dû réécrire deux fois sa trame, une fois après l'attentat de Charlie Hebdo et l'autre fois après le 13 novembre 2015...

Sans être exaltant, ce roman est très intéressant à lire. C'est presque un livre scientifique car on entre au coeur des méthodes de la DGSI, de la Section de Recherches qu'on connaît déjà et d'autres organismes qui luttent contre les tarés et les fous de dieu. J'ai beaucoup aimé suivre cela et ne me suis jamais ennuyée.

En revanche, je suis vraiment tordue car j'ai été longtemps persuadée qu'un nouveau personnage était le coupable, qu'il soit  le serial killer ou le mastermind derrière toute l'affaire. Même quand tout criait le contraire, qu'il était clair que ce n'était pas lui, que ça ne se pouvait pas, je me disais que c'était trop gros et que c'était forcément lui ! J'y ai cru mordicus pendant presque tout le livre. Bon après j'ai été soulagée que ce ne soit pas le cas car je le trouvais sympa :) Mais dans un roman ou film américain, ça aurait été forcément lui (ouais, je suis toujours traumatisée par la révélation de Yeux de Laura Mars, 40 ans après ;)).

J'aime beaucoup Ludivine Vancker, j'aime son évolution, sa façon de s'humaniser, ce qui n'est pas chose facile après tout ce qu'elle a vécu dans les deux tomes précédents. Et ce qu'elle vit ici. Mais elle fait preuve de beaucoup de résilience.

J'aime aussi ses partenaires, Segnon et Wilhem, qui reste profondément humains et plein d'humour malgré les horreurs qu'il voie.

Maintenant que je vous ai parlé de mes doutes concernant le nouveau personnage, je ne vais pas vous en dire plus, hein :) Mais bon il est un peu stéréotypé beau gosse baroudeur.

L'auteur écrit toujours de façon très efficace, avec méthode et sait vraiment nous happer dans son histoire. J'ai aimé sa façon de construire son intrigue. Et j'ai aussi beaucoup aimé la façon dont il parle de ce livre dans la postface dont je vous ai parlé plus haut.

En conclusion, voici un très bon Maxime Chattam, peut-être moins passionnant à lire que certains autres mais qui fait froid dans le dos en abordant un sujet qui prend de plus en place dans nos vies et dans nos peurs. Et si vous voulez savoir quel est cet appel du néant dont parle le titre et quelle est la scène du début, lisez-le.

Note



Il fait partie du Challenge de Licorne
T/P : 2/9
Total 4/18
Point bonus pour le livre : 1
Auteur Français : 1

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
4

et du Baby Challenge Thriller de Livraddict
4/5
9/20

06 août 2018

Amazonia de James Rollins

Résumé :
Voilà 4 ans qu'une mission partie au fin fond la forêt amazonienne et menée par le docteur Carl Rand a disparu sans laisser de traces. Mais voilà qu'un des membres, Clark, ressurgit mais meurt peu après. On s'aperçoit bientôt que l'un de ses membres coupés a repoussé pendant ces 4 années. Une expédition est organisée avec Nathan, le fils de Carl, afin de retrouver d'éventuels survivants. Tandis qu'ils s'enfoncent dans la jungle, la nature semble se liguer contre le groupe. Et ils ne savent pas qu'ils sont suivis par un homme voulant se venger de Carl Rand. Pendant ce temps-là, une épidémie se déclare, provoquée par un virus que portait Clark. Le temps est compté pour sauver l'humanité...

Mon avis :
Sans le Baby Challenge Thriller de Livraddict, je pense que je n'aurais jamais lu ce livre. Je l'avais déjà mis à mon programme l'an dernier car je cherchais un thriller à ajouter à ma liste et il m'avait paru sympa et n'avais pas eu le temps de le lire. C'est donc cette année que je l'ai découvert et ma lecture fut plutôt bonne mais très longue, bourrée de clichés et sans grande surprise.

Si j'avais lu ce roman à sa sortie en 2002, je pense que je l'aurais super aimé car c'était tout à fait le genre de romans que j'adorais lire il y a 10-20 ans, un mélange de thrillers et d'aventures, avec un soupçon de fantastique si possible. Un peu comme un Indiana Jones. Et je me suis d'ailleurs demandé pourquoi j'étais passée à côté à l'époque. Et j'ai vu qu'il n'était sorti qu'en 2011 en France, ceci explique cela, puisqu'il y a 7 ans, ce n'était plus ce que je lisais vraiment.

Amazonia n'est pas un mauvais roman en soi, il se lit très bien, n'a pas de temps mort et se déroule dans des endroits exotiques, a un héros charismatique, des personnages attachants, un vilain qu'on a envie d'étrangler dès le début et un mystère mystérieux :) Le problème est de lire ce roman maintenant. Car il est super daté en fait. Tout est cousu de fil blanc, cliché même et rien n'est surprenant dans cette histoire. On sait dès le début comment ça va se dérouler et se terminer. Pour peu qu'on en ait déjà lu ou vu des films se passant dans la jungle ou un truc à la Indiana Jones ou des séries B du genre, Allan Quatermain et j'en passe. Ah si, là où j'ai été un peu surprise c'est qu'à un moment, je me suis dit que James Rollins était comme George R.R. Martin et qu'il ne fallait pas s'attacher à certains personnages...

Bref, Amazonia est donc un roman qui tient à la fois du thriller, de l'aventure et de même de l'horreur car il y a des scènes qui sont assez terribles. Mais c'est parfois un peu too much à ce niveau-là, pas dans l'horreur mais la surenchère et du coup, on en rit presque. Les hybrides piranhas/grenouilles qui sautent dans les arbres et vous tombent dessus sont quelque chose quand même ! :D

La partie thriller porte sur les mystères qui entourent l'expédition et sur ces méchants qui poursuivent Nate et son équipe, missionnés par un vilain labo pharmaceutique (shocking) et menés par un vilain caricatural (j'y reviendrai).

Le roman a aussi une romance cousu de fil blanc. Sirupeuse et pas du tout inattendue dès que le personnage féminin apparaît.

Nate est donc le héros de l'histoire, le mec super cool et sympa, celui qui de prime abord n'a rien d'un aventurier (enfin il vit quand même dans la jungle au contact de tribus qui peuvent te tuer pour pas grand chose...) mais qui s'en sort dans toutes les situations. Donc le perso n'a rien de transcendant mais il est agréable à suivre :)

Kelly est vraiment la potiche qui ne sert à rien. Après ma lecture, j'ai vraiment essayé de savoir qu'elle était son rôle à part love interest de Nate et je n'ai rien trouvé. C'est pourtant une docteure mais qui ne connaît rien à rien aux maladies de la jungle, et elle ne joue aucun rôle majeur à part être là pour Nate ou rassurante pour son frère. C'est vraiment pas elle qui va passer le test de Bechdel !

Côté personnage, j'ai beaucoup aimé Manny, un Brésilien qui élève une panthère noire nommée Tor-Tor. Tout comme le professeur Kouwe, un personnage vraiment philanthrope et philosophe et très attachant. C'est marrant j'ai imaginé Morgan Freeman dans la peau du professeur alors que Freeman n'a rien d'un indien :) Voilà, ça se sont mes trois personnages préférés.

J'ai aussi aimé l'une des G.I mais je ne me rappelle plus son nom. Les autres sont vraiment des caricatures du bon soldat américain. Pas méchants mais pas fut' fut'.

Pour ce qui est des méchants, vous vous rappelez la caricature de Français dans Les aventuriers de l'Arche Perdue ? Favre, le méchant Français d'Amazonia, c'est un peu ça en plus tordu et plus con. Alors lui, c'est vraiment le méchant de base, un Gargamel qui ourdirait des plans foireux dans son coin, gniark gniark, gniark. Il est accompagné d'une shamane, sculpturale indienne qui se promène nue et réduit les têtes de ceux qu'elle tue. Elle aurait pu être intéressante si elle avait été représentée de façon moins manichéenne et fantasmée.

Je ne connaissais pas du tout James Rollins et boum, je me rends compte (grâce à Lexou) que c'est un pseudo (il s'appelle Jim Czajkowski) et qu'il écrit aussi sous un autre pseudo, James Clemens, celui qui a écrit la gaga Les Bannis et les proscrits que j'ai tant aimée il y a quelques années. Là je suis tombée par terre car on ne peut pas faire plus différent ! Les bannis et les proscrits avait une figure féminine pour héroïne, qui si elle n'était pas toujours badass était quand même un personnage fort et là, dans Amazonia, la testostérone est à son comble et les femmes sont représentées (à part la mère de Kelly...) soit comme juste bonne à servir de love interest (Kelly), soit comme une sorte de mante religieuse qui tue ses proies sans pitié et qui est évidemment d'une beauté indicible. Pfff... Côté écriture, ça se lit bien, pas grand chose à dire. Je n'ai eu aucun mal en anglais.

En conclusion, voici donc un roman qui aurait fait ma joie il y a 15-20 ans quand j'adorais ce genre de thriller d'aventures à la Indiana Jones. Je pense que j'aimerais encore si l'histoire était un peu plus passionnante. Non pas qu'elle n'ait pas été inintéressante, j'ai même pris plaisir à la lire mais il y a plein choses qui ne passent plus trop aujourd'hui. En tout cas si vous voulez découvrir les terribles dangers de la jungle amazonienne, chouiner devant l'amitié de Manny et Tor-Tor et savoir, quand même, si l'équipe de Nate arrivera à découvrir ce qu'il est arrivé à la mission du père et surtout où et ce qu'il s'y passe, le tout sans se faire tuer par les vilains méchants, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
1

 Thrillers/ Policer : 8/9
Total :15/18
Point Bonus pour le livre : 3
et 1 point pour l'alternance des genres

et du Baby Challenge Thriller de Livraddict
3/5
8/20
Médaille en chocolat

et du Challenge Read in English 2017 - 2018 que j'organise 
16