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Nos faces cachées d'Amy Harmon

Posté par Frankie le 4 décembre 2016 à 10:29 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : Making Faces

Résumé :
Fern est une jeune fille rêveuse et romantique qui depuis toujours est amoureuse d'Ambrose, la star du lycée, lutteur adulé et toujours entouré de ses quatre meilleurs amis. Le meilleur ami de Fern est Bailey, son cousin, atteint de myopathie et condamné à moyen terme. Après le 11 septembre 2001, Ambrose et ses 4 potes s'engagent dans l'armée et lorsqu'une tragédie survient, Ambrose revient changé à jamais...

Mon avis :
Voilà un roman qui a créé un énorme buzz à sa sortie VO et que nombre de mes copinautes ont adoré. À l'époque, je n'avais pas eu envie de le lire forcément. Mais quand il est sorti en VF, je me suis dit que finalement, je le lirais bien. Mais en VO :) Et puis j'ai appris que c'était une copine qui avait assuré la traduction, copine qui écrit aussi sous deux pseudonymes et dont je vous ai déjà souvent parlé ici. Du coup, je me suis dit que ce serait bien de découvrir le roman par le biais de sa traduction. Je me le suis donc acheté lors de sa sortie en janvier 2015 mais ce n'est que pratiquement deux ans plus tard que je l'ai sorti de ma Pal. Et je dois dire que cette histoire m'a beaucoup plu. Ce n'est pas un coup de coeur comme beaucoup mais une excellente lecture.

C'est difficile de donner un avis sur un roman qui a déjà été beaucoup chroniqué et dont la vague du succès est passée et qui donc n'intéressera sans doute plus grand monde...

Nos faces cachées commence comme une romance young adult pour évoluer vers une histoire plus mature avec des thèmes assez durs. Au début, on se retrouve au lycée avec la jeune fille vilain petit canard qui soupire après le beau sportif du lycée et qui sait pertinemment qu'il ne sera jamais intéressé par elle. C'est gentil, ça se lit bien, et on se dit qu'au moins Amy Harmon a des lettres et a lu Cyrano de Bergerac, quand Fern écrit des lettres à Ambrose pour sa meilleur amie (très jolie) qui en pince pour le jeune homme. D'ailleurs, ce n'est pas une coïncidence puisque l'oeuvre sera évoquée à un moment dans le roman. On fait connaissance avec les personnages, on s'attache à Fern et Bailey, son cousin malade et handicapé et on se dit que la lecture va être plaisante sans être transcendante.

Puis arrive le départ d'Ambrose et ses amis en Irak et là tout change. L'histoire devient plus dramatique, très poignante par moment et si je n'ai pas versé ma larme comme beaucoup, j'ai eu la gorge serrée par certains moments.

Avec ce roman, l'auteur aborde de nombreux thèmes, celui, peut-être futile, de l'apparence et par conséquent sur l'acceptation de soi quand de beau on passe à défiguré et qu'on pense que les gens ne pourront pas vous aimer pour ce que vous êtes et non plus ce que vous représentez. Il y a bien sûr le thème de la maladie à travers Bailey, ceux des ravages de la guerre sur ces jeunes qui partent un peu la fleur au fusil et qui en reviennent traumatisés à jamais, s'ils ont la chance de revenir. On y parle de la mort, du deuil, de la violence conjugale, de religion, d'amitié, d'amour et de romances à l'eau de rose. Beaucoup de thèmes, peut-être un peu trop d'ailleurs qui donnent parfois une impression que l'auteur a voulu tout mettre dans son roman. Mais je vous rassure, cela n'est pas indigeste.

J'avais lu ici et là que la religion tenait une place assez importante dans ce roman et c'est vrai. Et pourtant cela ne m'a pas gênée alors que je suis anti-dogmes religieux et que parfois le rapport à la religion dans certains romans, séries ou films me fait lever les yeux au ciel. Mais là, je ne sais pas, j'ai trouvé que c'était plutôt bien intégré (peut-être parce que le père de Fern, pasteur, est quelqu'un de très tolérant) et que la croyance en Dieu faisait partie des personnages. On sait bien de toute façon que les américains sont très croyants et que c'est difficile de raconter ce genre d'histoire sans que la religion ne vienne mettre son grain de sel :) Du coup, tout cela ne m'a pas gênée du tout.

Mon personnage préféré a été Bailey, ce jeune homme atteint de myopathie, handicapé et qui, loin de s'apitoyer sur son sort, est un personnage très positif et plein d'humour. Grâce à lui et à sa relation très belle avec sa cousine Fern, le roman n'est pas pesant et garde une certaine légèreté.

Fern est également un personnage attachant, une belle jeune fille avec un énorme coeur, une personnage positive également qui voit le meilleur en chacun.

Ambrose est le personnage qui évolue le plus au cours du roman. De sportif adulé et beau gosse il passe à pratiquement Quasimodo, et son parcours est intéressant. Il est touchant tout comme son histoire avec Fern et ses questionnements.

J'ai aussi beaucoup aimé le coach, père de Bailey.

Le style de l'auteur est très agréable à lire. Ou plutôt la traduction qu'en a faite Fabienne Vidallet. J'ai trouvé que c'était très bien traduit, de façon très fluide et que ça ajoutait au charme du roman. L'auteur déroule son histoire sur plusieurs années, 4 ou 5, tout en incluant des flashbacks sur quand Fern, Bailey et Ambrose étaient petits, sur la période du début de l'histoire quand on arrive quelques années après ou encore sur le temps passé en Irak par Ambrose et ses amis, ce qui est parfois crève-coeur.

En conclusion, voilà un très joli roman qui n'a pas été un coup de coeur mais que je ne m'attendais pas à aimer autant et qui m'a vraiment émue de par ses sujets et ses personnages. Alors si vous aussi vous voulez faire connaissance avec Bailey, Fern et Ambrose et faire un bout de chemin avec eux, lisez-le.

Note :



Retrouvez de très nombreux avis sur Logo Livraddict


Ce livre fait partie du Big Challenge 2016 de Livraddict
9/10

2

Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg

Posté par Frankie le 1 décembre 2016 à 11:01 - Catégorie : , , , ,
Titre original : Saving Private Ryan
avec Tom Hanks, Matt Damon, Giovanii Ribisi, Tom Sizemore, Edward Burns, Jeremy Davies

Résumé :
Ben, il faut sauver le soldat Ryan !






Mon avis :
Je ne suis pas très film de guerre et pourtant j'en aurai vu 2 en l'espace de 5 mois dans le cadre du Top 100 de Seriebox. Je n'avais jamais vu Le soldat Ryan alors que j'adore Spielberg mais à l'époque de sa sortie et ensuite, il ne m'attirait pas plus que ça. Là c'était mon dernier film à voir pour réussir le top 100 et donc je me suis "fait violence" (sans trop me forcer non plus, faut pas exagérer). Au final, voilà un film très réussi, très réaliste mais un peu long.

6 juin 44, les forces américaines débarquent sur les plages normandes. Ce jour-là, à Omaha Beach, le capitaine John Miller voit mourir beaucoup de ses compatriotes. Parmi eux, un certain S. Ryan. Bientôt, le gouvernement américain apprend qu'un autre frère Ryan est mort aussi lors du débarquement, sur Utah Beach et qu'un 3e à été tué la veille en Nouvelle-Guinée. Le 4e frère, James Ryan, a été  parachuté derrière les lignes allemandes et on est sans nouvelle de lui ou de son régiment. Pour ne pas avoir à annoncer la mort de ses quatre fils à madame Ryan, le haut commandement charge Miller et son escadron, dont un jeune bleu, d'aller récupérer et sauver le soldat Ryan afin de le ramener vivant aux États-Unis...

Quand on voit Fury et Le soldat Ryan a quelques mois d'intervalle, on ne peut s'empêcher de remarquer les similitudes entre les deux films. Même réalisme, même capitaine charismatique dirigeant une équipe de forts en gueule et bien couillus, un soldat qui cite les Écritures quand il combat (Shia Labeouf dans Fury et Barry Pepper dans Ryan) et un petit nouveau (Logan Lerman dans Fury et Jeremy Davies dans le film de Spielberg) qui ne s'est jamais frotté à la guerre et va la découvrir sans filet. Alors bien sûr ce n'est pas le même film, mais on voit où David Ayers a été cherché en partie son inspiration :)

Il faut sauver le soldat Ryan débute (après un prologue) par une scène anthologique et suffocante de pratiquement une demi-heure durant laquelle on assiste au débarquement sur Omaha Beach comme si on y était. Rien ne nous est épargné, ni le sifflement des balles, ni le bruit des canons, ni surtout les hommes fauchés et déchiquetés, les tripes à l'air et souffrants ou mourants. Ce sont des scènes très réalistes et terribles et si on avait encore besoin de nous rappeler que la guerre c'est moche, Spielberg le fait très bien. D'ailleurs, il y a encore une scène aussi âpre vers la fin lors de l'affrontement entre Allemands et Américains pour un pont.

Entre les deux, hé bien il faut sauver le soldat Ryan. Ce que Miller et ses hommes s'emploient à faire, avec plus de réticence que d'entrain car ils ne comprennent pas bien pourquoi sauver un seul homme quand les autres s'emploient à libérer la France. D'ailleurs c'est là qu'on voit que le film de Spielberg est très patriote américain, on a l'impression que les Américains sont seuls pour faire le boulot... C'est d'ailleurs toujours un peu le cas dans ce genre de film.

Ce film étant sorti en 1998, c'est amusant de voir ces acteurs connus tout jeunes :) Tom Hanks, bien sûr, toujours impeccable, mais aussi Giovanni Ribisi qu'on voyait pas mal à cette époque, Jeremy Davies, le ptit bleu, qu'on a vu ensuite surtout dans des séries comme Lost, Edward Burns, monsieur je ressemble tellement à Ben Affleck que ça en est troublant :) et dont on n'entend pratiquement plus parler aujourd'hui et plein d'autres que je n'ai pas reconnus comme Adam Goldberg ou Vin Diesel dont c'était l'un des premiers films (il en avait tourné deux avant). Et puis il y a des pointures comme Ted Danson (que j'ai bien reconnu :)), Bryan Cranston (alors là pas du tout !), Paul Giamatti et même Nathan Fillion, tout jeune, dans un tout petit rôle. Et évidemment, le jeune Matt Damon, toujours aussi gentil et propre sur lui (malgré la guerre), dans le rôle du fameux soldat Ryan. Tous ces acteurs jouent très bien et sont très justes.

Bien évidemment, la réalisation de Stephen Spielberg est excellente. Je préfère ses films où il me fait rêver et qui m'émeuvent mais on ne peut nier qu'il a le savoir-faire qu'il faut pour réaliser ce film à grand spectacle. Bien sûr il y a toujours une petite touche larmoyante parfois mais ça passe.

En conclusion, Il faut sauver le soldat Ryan est un très bon film de guerre, une référence en la matière avec le maître Spielberg aux manettes. Ce n'est pas un excellent film, il est un peu trop long (2h43) mais on ne s'ennuie pas trop et surtout on en prend plein les yeux et les oreilles notamment lors du débarquement. Alors si vous aussi vous voulez savoir si le valeureux capitaine Miller et ses hommes tout aussi valeureux vont sauver le soldat Ryan et le ramener fissa auprès de sa maman, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titré anglais

Ce film fait partie du Top 100 du Ciné Challenge de Seriebox
9/9
100/100
Top 100 réussi !

et du Film de la semaine 2016 de Benji
46/52

4

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (252)

Posté par Frankie le 28 novembre 2016 à 07:55 - Catégorie : ,

Bonjour ! Après un lundi d'absence, je vous retrouve pour ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane dans lequel on parle de nos lectures passées et à venir.

- Ces deux dernières semaines, j'ai fini Nos faces cachées d'Amy Harmon, qui fut une excellente lecture sans être un coup de coeur, j'ai lu Feverborn, le tome 8 de la série Fever de Karen Marie Moning que j'ai aimé même si je trouve que l'auteur étire trop son histoire. Y avait-il encore besoin de faire 4 tomes (avec celui à sortir en janvier) après sa pentalogie ? Ce n'est pas ennuyeux du tout mais je trouve que là, en trois tomes, il y a eu pas mal de remplissage, même si l'évolution de certains personnages est intéressante. Et j'ai commencé The Bands of Mourning, le tome 6 de Mistborn (Fils-des-brumes) de Brandon Sanderson.

- Aujourd'hui, je lis donc The Bands of Mourning. J'en suis à la moitié et j'aime beaucoup. Je suis ravie de retrouver Wax, Wayne, Marasi et Steris qui me fait beaucoup rire.

- Cette semaine, je vais d'abord finir The Bands of Mourning. Vu que je lis comme un escargot, je pense finir le mois avec ce roman. Ensuite je lirai Mêlée à deux, une nouvelle d'Angéla Morelli et après je vais commencer A Breath of Snow and Ashes, le tome 6 d'Outlander de Diana Gabaldon. Comme les précédents tomes, c'est une relecture, mais en anglais cette fois. Ce sera d'ailleurs le dernier à être relu car le tome 7, que je lirai en 2017, sera une découverte. Le roman faisant environ 1000 pages, je vais être dessus un petit moment, du coup, je ne sais pas si je ferai de C'est lundi tant que je le lirai, étant donné que je n'aurai pas grand chose de nouveau à vous présenter.

Bonne semaine !

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Les anges ont la dent dure, Felicity Atcock tome 2 de Sophie Jomain

Posté par Frankie le 25 novembre 2016 à 08:32 - Catégorie : , , , ,
Résumé :
Felicity Atcock s'est à peine remise de sa découverte qu'il existait des anges, des démons, des vampires et des entre-deux, qu'elle doit faire face à une nouvelle menace quand elle retrouve un poulet cloué sur sa porte. Et son ami Greg a l'air de s'être mis dans une situation délicate...





Mon avis :
Il y a bientôt trois ans (en février prochain), j'avais découvert Felicity Atcock, une héroïne à la Queen Betsy mais qui avait le mérite d'être écrite par une auteure française. Le premier tome ne m'avait pas vraiment convaincue et je l'avais même trouvé assez moyen. Du coup, je n'ai pas poursuivi. Mais cette année, la saga fait partie d'un des Baby challenges Livraddict et je me suis donc dis que ce serait bien de redonner sa chance à cette héroïne amusante. Bon ce 2e tome n'aura pas été une grande lecture mais au moins ses côtés léger et superficiel m'auront fait du bien après des lectures assez sombres et tristes...

Bon je ne remets de résumé, j'ai déjà eu du mal pour faire le premier :/

Il faut que je vous avoue quelque chose, je ne sais pas trop quoi mettre dans ma chronique... Du coup, je pense qu'elle ne va pas être très longue... Bref, ce tome 2 est dans la lignée du premier, avec pas mal d'humour, une Felicity assez portée sur les choses du sexe (mais qui attend la moitié du tome pour passer à l'acte, ça change :)) et un univers assez intéressant. Pendant tout le début, je me suis dit que j'allais être aussi mitigée que pour le premier car il ne s'y passe pas grand chose mais finalement, je me suis laissé prendre à l'intrigue et à l'atmosphère et j'ai passé un bon moment, surtout que c'est entraînant et qu'on ne s'ennuie finalement pas du tout.

Après toutes les créatures surnaturelles que j'ai énumérées dans mon résumé, on en découvre de nouvelles, des vilaines qui en veulent à notre chère Felicity et qui va avoir fort à faire (et besoin de l'aide des autres) pour s'en débarrasser. J'ai trouvé intéressant tout ce que cela impliquait et l'élargissement de la mythologie, les révélations sur certaines choses et personnages, notamment sur Felicity.

Felicity, c'est vraiment la fille sympa, amusante et attentive aux autres. Une vraie bonne copine. Sous ses dehors un peu superficiels, elle ne l'est finalement pas tant que ça et c'est un personnage que j'aime bien. Et comme je l'ai dit, on a des révélations sur elle (enfin sur son père) et ça c'est bien :)

En revanche, je suis moins fascinée par les hommes de sa vie et le triangle amoureux. Déjà Terrence et Stan ne me font ni chaud ni froid, trop stéréotypés "mâles séduisants et sûrs d'eux". Mais j'avoue que Stan est quand même plus intéressant que Terrence, ne serait-ce que par ce qu'il est et ce qu'il a vécu.

La copine-de-Felicity-dont-j'ai-oublié-le-nom est sympa, et j'aime bien Stephenie, la collègue flic-ange de Terrence.

Quant aux méchants, je n'en dis pas un mot car il y en a qu'on connaît :D

Le style de Sophie Jomain est toujours aussi familier et parlé. Bon dans ce genre d'histoire, c'est sympa à lire. J'ai trouvé que c'était moins porté sur le sexe que le premier, même si Feli en parle ou y pense pas mal. Et l'auteure nous laisse sur un super cliffhanger qui donne évidemment envie de lire la suite, damned !

En conclusion, ce 2e tome a rempli tout à fait son office, à savoir me détendre et m'amuser par ses côtés légers. Mais avec une mythologie qui s'étoffe et un cliffhanger qui laisse pantois, nul doute que Sophie Jomain sait y faire pour nous donner envie de revenir :) Alors si vous aussi vous voulez découvrir qui est après Felicity et tout ce que cela implique, lisez ce tome 2.

Note :



le livre fait partie du Baby Challenge Fantastique de Livraddict

8/20
(5+3 jokers)
Médaille en chocolat !

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Alabama Monroe de Felix Van Groeningen

Posté par Frankie le 23 novembre 2016 à 11:33 - Catégorie : , , ,
Titre original : The Broken Circle Breakdown
avec Johan Heldenbergh, Veerle Baetens

Résumé :
Didier et Élise vivent une histoire d'amour passionnée couronnée par la naissance de leur fille Maybelle. Mais quand la petite fille tombe gravement malade, leur couple commence à se déliter...




Mon avis :
Voilà encore un film que je n'aurais pas vu sans les Challenges Seriebox. Ce n'est pas le genre de film que je vais voir au cinéma mais je l'avais noté dans ma liste de films à voir pour le challenge. Et puis on m'en a parlé dernièrement (je ne sais plus qui) et j'ai acheté le DVD. J'ai réussi à le regarder en octobre et j'en suis ravie car j'ai adoré ce film, l'histoire de Didier et Élise qui alterne entre lumière et drame.

À la fin des années 90, Didier vit en bohème dans sa caravane et joue du banjo dans un groupe de Bluegrass (de la Country) lorsqu'il rencontre Élise, tatoueuse et tatouée. Entre eux et malgré les différences, c'est le coup de foudre et une petite fille, Maybelle, vient au monde. Pendant 7 ans, c'est le bonheur, Élise ayant intégré la troupe de Didier et la petite Maybelle faisant leur joie. Mais à 7 ans, la petite fille est atteinte d'un cancer qui lui est fatal malgré les traitements. Élise et Didier réagissent alors différemment à la disparition de leur enfant et leur couple commence à battre de l'aile...

En lisant mon résumé, vous devez vous dire que ce film est triste comme la pluie. Oui, il est très triste, c'est un drame et même un mélodrame et on pleure, surtout sur la fin. Mais il est en même temps joyeux et lumineux. Car l'histoire n'est pas linéaire et alterne le présent avec des flashbacks sur la rencontre entre Élise et Didier, sur leur vie avec leur fille, les concerts et cette musique country très présente. D'ailleurs j'ai beaucoup aimé cette incursion musicale et je dois dire que quand on voit chanter Élise lors des concerts, ça m'a donné envie de (re-re-re-)revoir Walk the Line, le film sur Johnny Cash et June Carter, un film que j'avais adoré aussi. Et donc ces flashbacks sont joyeux, nous font passer du rire aux larmes, même si pas exempts de conflits dans le couple.

Car il ne peut pas y avoir couple plus disparate que celui de Didier et Élise, lui athée et réaliste, elle adepte de spiritualité et croyant en Dieu. Les deux acteurs qui les incarnent sont vraiment excellents. J'ai beaucoup aimé celui qui joue Didier, qui a une vraie "gueule" et une présence, qui incarne un grand gaillard qui pourrait très bien vivre en ermite mais va mettre certaines de ses convictions de côté pour sa belle et leur petite. J'ai trouvé son personnage très émouvant même s'il peut agacer parfois.

Mais celle qui crève l'écran, c'est bien sûr Veerle Baetens qui est excellente dans le rôle d'Élise. Elle est belle, talentueuse et a de superbes tatouages :) Et son parcours m'a beaucoup touchée également.

C'est le premier film de Felix Van Groeningen que je voyais et j'ai beaucoup aimé sa façon de réaliser le film, même si on peut lui reprocher de verser un peu dans le pathos sur la fin. J'ai aussi aimé la bande son, très entraînante. Et j'ai vu le film en flamand sous-titré en français, ce n'est pas une langue que je connais mais j'ai beaucoup apprécié voir les acteurs jouer dans leur langue d'origine. De toute façon, que ce soit dans n'importe quelle langue, je privilégie toujours la VO, même quand je ne connais pas la langue, je trouve qu'on garde beaucoup d'authenticité et d'émotion. Ah et je trouve l'affiche du film superbe.

En conclusion, je n'arrive pas très bien à parler de ce film qui pourtant à été un coup de coeur pour moi, peut-être même le film que j'aurai préféré cette année (en tout cas pour le moment) et qui malgré son côté mélo, arrive à nous faire sourire et chanter, tout en nous émouvant. Et si vous aussi vous voulez découvrir Didier et Élise et connaître la signification du titre, Alabama Monroe, je ne peux que vous conseiller de le regarder.

Note :
++


Vu en version originale sous-titrée en français

Ce film fait partie du Mini Challenge Drame
5/7
35/50

ainsi que du Film de la semaine 2016 de Benji
45/52

2

The Lost Child of Philomena Lee de Martin Sixsmith

Posté par Frankie le 20 novembre 2016 à 10:54 - Catégorie : , , , , , ,
Résumé :
En 1952, en Irlande, la jeune Philomena Lee accouche d'un petit garçon illégitime et elle est forcée d'abandonner tout droit sur lui par les soeurs qui s'occupent des filles-mères au couvent de Roscrea mais doit rester trois ans au service des soeurs avec la possibilité d'élever son fils pendant ce temps. En 1955, le jeune Anthony est adopté par une famille américaine et toute sa vie sera marquée par l'idée que sa mère l'a abandonné à sa naissance et qu'il lui manque quelque chose. En 2004, la fille de Philomena aborde le journaliste Martin Sixsmith pour qu'il l'aide à retrouver le fils perdu de sa mère...

Mon avis :
Il y a bientôt 3 ans, j'avais vu le film de Stephen Frears tiré de ce livre, Philomena, et ça avait été un vrai coup de coeur. Je m'étais donc empressée d'acheter la biographie de Martin Sixsmith mais j'ai laissé passer du temps pour que les deux ne se télescopent pas. C'est donc en cette fin d'année que je me suis décidée à le sortir de ma pal. Et j'ai été très surprise de voir une histoire assez différente du film. Disons que l'histoire est abordée d'une façon différente, moins coup de coeur mais très intéressante.

Ce que j'avais adoré dans le film, c'était toute la quête de Philomena et Martin pour retrouver Anthony, l'histoire de cette femme forcée d'abandonner son fils et le traumatisme que cela avait engendré, même si elle avait refait sa vie. Et surtout il y avait ce duo entre Judy Dench et Steve Coogan, excellents dans leur rôles respectifs, apportant pas mal d'humour, malgré les drames. On ne connaissait le sort de ce fils perdu que dans les dernières minutes du film.

Dans ce livre, c'est en fait tout le contraire. la quête de Philomena et Sixsmith est réduite à la portion congrue (une vingtaine de pages en épilogue) et c'est sur la vie d'Anthony, rebaptisé Michael, que l'histoire se concentre. Et finalement je suis ravie d'avoir lu cette biographie et vu le film car les deux forment finalement un tout très complet.

La première partie est assez similaire aux deux supports dans le sens où l'on passe trois ans à l’abbaye de Roscrea en compagnie de Philomena et son fils. Une partie dure, terrifiante, dans laquelle l'Église catholique n'a pas le beau rôle, surtout ces soeurs qui ne font preuve d'aucune charité chrétienne et considèrent qu'un enfant hors mariage est péché et qu'une femme qui a fauté n'est pas digne de s'occuper d'un enfant, qui sera mieux élevé par des parents américains qui auront, évidemment, grassement rémunéré l'abbaye... On est souvent révolté à la lecture des exactions des soeurs qui, même des dizaines d'années après, refuseront que le fils et la mère se retrouvent, tellement elles sont confites dans leur rigorisme.

Le reste du livre raconte la vie d'Anthony Lee, devenu Michael Hess et se lit comme un roman. Martin Sixsmith s'est inspiré des documents qu'il a trouvés, des gens qu'il a rencontrés pour livrer l'histoire très détaillée de ce petit garçon déraciné, en conflit avec son père adoptif assez rigide, jeune homme intelligent, homosexuel qui devra le cacher car travaillant pour les Républicains, hésitant constamment entre la stabilité d'un seul amour et une tendance auto-destructrice et finissant par mourir du Sida dans les années 90.

Avec lui, c'est aussi 40 ans d'Histoire que l'on parcourt et surtout les administrations Reagan et Bush puisque Michael va être très proche du pouvoir. Et quand on lit les pages sur l'arrivée du Sida, peu prise en compte au début par Reagan puis ensuite longtemps stigmatisée aux seuls homosexuels sous les Républicains, empêchant de développer rapidement des traitement efficaces, on ne peut s'empêcher de penser à ce que vivent les États-Unis aujourd'hui avec l'arrivée de Trump et des Républicains dans tous les organes du pouvoir et qui veulent réduire les fonds destinés à la lutte contre le Sida... Bon j'avoue que j'ai trouvé certains passages un peu longuets car c'est très détaillé mais c'est quand même intéressant.

Michael/Anthony est un homme qui nous procure des sentiments assez ambigus. Il est touchant et attachant par de nombreux côtés et mais aussi agaçant avec son "oh mon dieu, je suis adopté, il me manque quelque chose, je ne pourrai jamais être heureux". Bien sûr je schématise mais j'avoue que ça m'a un peu énervée. J'avais envie de le secouer parfois et de lui dire de regarder ce qu'il avait autour de lui et d'en profiter.

J'ai beaucoup aimé Mary, sa soeur adoptive, celle qui est née pratiquement en même temps que lui au couvent et qui a été adoptée avec lui. En fait, c'est plutôt lui qui a été adopté avec elle :) C'est dommage que quand Michael devient adulte et part travailler et vivre à Washington elle soit moins présente.

Et j'ai également beaucoup aimé Peter, le compagnon de Michael pendant 15 ans, un garçon attachant, équilibré et qui fera tout pour rendre Michael heureux, jusque dans ses dernières volontés.

Même si c'est une biographie, on a vraiment l'impression de lire un roman car Martin Sixsmith ne fait pas que rédiger des faits, il crée une véritable histoire et son écriture est agréable à lire en anglais.

En conclusion, je ne m'attendais pas du tout à suivre la vie d'Anthony/Michael, le fils perdu de Philomena Lee, en commençant ce livre, étant donné que le film de Stephen Frears portait surtout sur Philomena et Martin Sixsmith et leur quête pour retrouver ce fils mais je suis ravie d'avoir eu ce côté de l'histoire et je trouve que livre et film forme un tout très cohérent. Le livre ne m'a pas autant emportée que le film mais je l'ai trouvé très intéressant et touchant. Alors si vous aussi vous voulez découvrir la vie du fils perdu de Philomena Lee et traverser 40 ans d'histoire, lisez-le. Et regardez le film aussi pour avoir la version "Philomena" :)

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
26/26
Challenge réussi !

du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
7

et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci : non fiction
11/12

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