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Challenge Polars et Thrillers 2016 - 2017

Posté par Frankie le 21 juillet 2016 à 20:01 - Catégorie : ,

Le Challenge Polars et Thrillers organisé par Sharon revient pour une nouvelle session et j'en suis ravie ! Car, même si je ne lis plus autant de thrillers qu'avant, cela reste un de mes genre de prédilection et cela me permet de me "booster" un peu.

Le principe reste le même : il s'agit de lire le plus de polars, policiers, thrillers, que ce soit en roman, BD, Comics, en littérature jeunesse, en nouvelles ou même en Essais, entre le 7 juillet 2016 et le 7 juillet 2017.

L'an dernier, il n'y avait pas eu de catégorie, elles reviennent cette année :

– de cinq à quinze livres lus : Montalbano.

– de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.

– de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur.

– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Maigret.

– de soixante-quinze à cent livres lus : Sherlock Holmes.

– plus de cent livres lus : Walt Longmire.

Pour ma part, je vais m'inscrire dans la catégorie Montalbano car je vise car je pense que je ne dépasserai pas les 15 lectures. J'en avais lu 15 il y a deux ans et 14 à la session 2015-2016. Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le blog de Sharon ainsi que les deux logos préparés par Syl.

Rendez-vous dans un an pour savoir si j'ai réussi mon challenge !

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Opportunités, Walking Dead tome 24 de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Posté par Frankie le 13 juillet 2016 à 09:05 - Catégorie : , , ,
Titre original : Life and Death

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Les différentes communautés préparent la première foire tandis que Rick apprend que son fils est parti, sûrement pour rejoindre les Chuchoteurs...



Résumé :
Le tome 23 que j'avais lu fin janvier ressemblait assez à un passage de flambeau puisque Rick était pratiquement absent et que Carl était mis en avant. Ce tome 24 revient a un histoire plus conventionnelle dans laquelle Rick reprend sa place, où il ne se passe pas grand chose à part dans les toutes dernières pages, glaçantes...

Il n'y a pas à dire, Walking Dead n'est plus ce qu'il était. À chaque tome, j'espère retrouver l'enthousiasme des débuts, il y a parfois des étincelles mais force est de constater que l'élan n'est plus là. Ce n'est pas une lecture désagréable mais on a l'impression que Kirkman et Adlard nous resservent toujours un peu les mêmes plats.

Il ne se passe pas grand chose dans ce tome 24. Maggie essaie de réaffirmer son autorité et le fait de façon violente alors qu'au contraire Rick essaie toujours de rester humain pour ne pas devenir comme un Gouverneur ou un Negan. Michonne réapparaît et on apprend pourquoi elle avait disparu depuis ce saut dans le temps de 3 ans.

Ce tome porte surtout sur les différentes façons de s'adapter à la situation ambiante. Doit-on essayer de garder un semblant de vie d'avant, faire des enfants, avoir une vie de couple, comme les habitants d'Alexandria ou de la Colline ou doit-on s'adapter et se fondre dans le paysage des morts-vivants, comme le font les Chuchoteurs ? Et alors que le comics était plutôt tranquille voilà que les 4-5 dernières pages nous ramènent à la réalité, dans des planches d'une cruauté inouïe, qui serrent le coeur et nous rappelle que Walking Dead n'est pas un conte de fée. Et que toujours et encore, ce ne sont pas les morts vivants qui sont la plus grande menace pour l'homme...

Pas grand chose à dire sur les personnages, ils sont égaux à eux-mêmes. on fait connaissance avec la leader des Chuchoteurs, mère de Lydia (la jeune fille pour laquelle Carl partait de la Colline) et qui est bien partie pour ravir la première place de psychopathe au Gouverneur et à Negan.

J'ai toujours un peu de mal à reconnaitre les personnages dans les dessins de Charlie Adlard, Rick est hyper barbu et je ne le reconnais bien souvent que parce qu'il lui manque une main :) Ah et la couverture du comics est trompeuse. On peut s'attendre à ce que Negan nous mijote un coup fourré et reprenne la main et soit au centre de ce tome 24, or il n'en est rien.

En conclusion, un tome pas spécialement enthousiasment, qui ne marque pas forcément un essoufflement de la saga mais n'a plus ce peps des débuts. Il n'y a que la fin qui est vraiment intense et donne évidemment bien envie de continuer ! Alors si vous voulez savoir si Rick récupèrera Carl, si la foire se passera bien et ce dont je parle sur la fin du tome, lisez-le.

Note :



  C'était l'un de mes milieux de terrain 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajou
7/11

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Les voies d'Anubis de Tim Powers

Titre original : The Anubis Gates

Résumé :
En 1983, le professeur Brendan Doyle, spécialiste en littérature romantique du XIXe siècle, est engagé par le milliardaire J. Cochran Darrow pour accompagner un groupe de millionnaires assister à une lecture de Coleridge dans le Londres de 1810. Car Darrow a découvert des portails temporels qui permettent de passer d'une époque à l'autre. Tout se passe bien jusqu'au moment où Doyle est enlevé alors qu'il s'apprêtait à revenir à son époque...

Mon avis :
Vous le savez, je l'ai déjà répété maintes fois, j'adore tout ce qui est voyage dans le temps, donc cela faisait un bout de temps que je voulais lire Les voies d'Anubis qui traite de ce sujet. J'ai d'abord acheté la réédition de Bragelonne, il y a un ou deux ans, et j'ai fini par lire ce livre ce mois-ci. J'avais peur de ne pas accrocher car j'avais lu des avis assez mitigés mais au final, j'ai beaucoup aimé l'histoire, pas au point d'avoir un coup de coeur mais j'ai passé un très bon moment.

En 1804, un sorcier égyptien effectue un rituel avec son acolyte le docteur Romany pour ramener les anciens Dieux à la vie et mettre à bas l'Empire Britannique. Le rituel échoue mais ouvre des portails temporels à différentes époques. 1983, un milliardaire anglais, J.C. Darrow, charge le professeur Brendan Doyle, spécialistes des auteurs romantiques du début du XIXe siècle d'accompagner des millionnaires à une lecture de l'un de ces auteurs, en 1810, via l'un de ces portails. Doyle finit par accepter et l'expédition se passe bien jusqu'au moment où le jeune homme est enlevé juste avant de revenir à son époque. Le voilà coincé en 1810, poursuivi par ceux qui veulent en savoir plus sur ces portails. Son seul but, survivre afin de rentrer chez lui et en profiter pour rencontrer William Ashbless, un poète méconnu et qu'il a largement étudié afin d'écrire un livre.

Alors, j'ai commencé ce livre avec ma version française de Bragelonne mais au bout de quelques pages, je n'accrochais pas du tout au style, pompeux et avec des phrases assez difficiles à comprendre et du coup, j'ai racheté le roman en VO et là ça a été tout de suite mieux.

Les voies d'Anubis est un livre foisonnant, mêlant la science-fiction, le fantastique et la magie, l'Histoire, la mythologie égyptienne, le policier, l'aventure et avec de multiples personnages. J'avoue que ça peut désarçonner. Personnellement, cela m'a beaucoup plu. D'ailleurs, toute la première partie m'a énormément fait penser à Neverwhere de Neil Gaiman. Comme Richard Mayhew, Brendan Doyle franchit une porte (temporelle en l'occurrence) et se retrouve vite dans un monde baroque et mystérieux. On est dans le Londres du début du XIXe, contrairement à Neverwhere qui restait à notre époque, mais on retrouve cet esprit "cour des miracles" du roman de Gaiman et là d'autant plus que Doyle va faire un séjour chez les mendiants. Cela donne lieu à de nombreuses scènes rocambolesques, où l'on croise un clown assez sinistre, des créatures bizarres et de nombreux autres personnages hauts en couleurs.

Le côté voyage dans le temps et science-fiction est un peu accessoire pendant une grande partie du livre qui porte surtout sur les autres sujets dont j'ai parlé, le fantastique et la magie, surtout et ensuite tous les efforts de Doyle pour rester en vie ou encore cette histoire de Joe face-de-chien, dont je n'ai pas parlé dans mon résumé et dont je ne vous parlerai pas davantage sauf pour dire que cela réserve pas mal de surprises, de retournements et de révélations. Et pour en revenir à mon dada, le voyage dans le temps, j'ai beaucoup aimé comment, au fur et à mesure, certains événements ou personnages prenaient tout leur sens et certaines boucles temporelles étaient euh... bouclées :D

J'ai trouvé le personnage de Brendan Doyle assez attachant. Faut dire que le pauvre garçon (de 35 ans) en voit bien des vertes et des pas mûres et on se demande à chaque embûche comment il va se tirer d'affaire. C'est d'ailleurs un peu tiré par les cheveux parfois mais ça sert l'histoire alors il n'y a rien à redire.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Jacky, un jeune mendiant (mais pas que) super attachant et qui va devenir l'ami de Brendan. Heureusement qu'il est là, d'ailleurs, pour sauver plusieurs fois la mise à Doyle !

Il y a beaucoup de personnages comme je l'ai dit donc je ne vais pas vous parler de tous mais j'ai vraiment détesté Romany, le vrai méchant de l'histoire. Ah et c'est sympa aussi de croiser des personnages réels comme Coleridge ou encore Byron.

Même si la version anglaise est moins compliquée à lire que la version française, ne vous attendez pas à ce que ce soit une lecture hyper facile. Le style de l'auteur est à l'image de son histoire et de ses personnages, foisonnant ! Mais sans trop de difficultés majeures. C'est juste un rythme à prendre et la lecture est très agréable. Il n'y a juste que les chapitres qui sont un peu trop longs, je préfère quand ils sont plus courts mais cela ne nuit pas au rythme du roman qui n'est pas ennuyeux  du tout, même si finalement il y a des moments où il ne se passe pas grand chose.

En conclusion, voilà un très bon roman foisonnant et rocambolesque, mêlant science-fiction, fantastique et de nombreux autres thèmes. Il a des airs de Neverwhere (même s'il fut écrit largement avant) et même des Mystères de Paris (le roman pourrait s'appeler Les mystères de Londres ^^). Et si vous voulez découvrir toutes les aventures de ce pauvre Doyle, voyager dans le Londres de 1810 et même de 1684, aller de l'Angleterre en Egypte et en revenir et savoir si le jeune homme rencontrera le fameux (enfin pour lui) Ashbless et s'il reviendra dans son époque, lisez-le !

Note :




Ce roman fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
17/26

du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
26

du Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci : Science-fiction
7/12

et c'était l'un de mes milieux de terrain 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajou
6/11

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Les foulards rouges, saison 2, épisode 6 : Children of the Great Empire de Cécile Duquenne

Posté par Frankie le 11 juillet 2016 à 08:37 - Catégorie : , , , ,
Spoilers sur les épisodes prédécents

Résumé :
Emprisonnée dans les geôles thaumaturges, Lara ne cherche évidemment qu'à en sortir. De son côté Renaud veut en finir une bonne fois pour toute avec sa mentor, Keiko Matsumoto et retrouver Lara...




Mon avis :
Voilà déjà 5 mois que j'avais lu l'épisode 5 de cette série haletante et si j'ai mis autant de temps pour lire le 6e c'est en partie par manque de temps (même s'il est toujours facile à "loger" entre deux plus grosses lectures) et parce qu'une fois la saison 2 terminée, il faudra attendre de longs mois avant d'avoir la 3e. Mais là, fin juin, ça me titillait de savoir ce qu'il était arrivé à Lara et ses amis vu le cliffhanger avec lequel Cécile nous avait laissés. Et je ne fus pas déçue car cet épisode a été encore une fois très prenant et riche en révélations.

Attention spoilers sur l'épisode précédent !

Précédemment dans les Foulards rouges, Lara était entrée dans Tennant Creek avec la ferme intention de découvrir où se trouvaient prisonniers les Thaumaturges tandis que les rebelles et les amis de Lara et Renaud, à bord du Capitan, subissait l'attaque du Parti pour la paix et que Renaud volait à leur secours. Lara retrouvait Fraan et se rendait compte que leur relation ne serait plus jamais la même, et après une attaque du Parti pour la Paix, elle se retrouvait face à sa mère qui lui tirait dessus...
Quand Children of the Great Empire commence, Lara apprend comment elle est encore vivante alors que sa mère lui a tiré en plein coeur et Renaud essaie de retrouver la jeune femme mais doit pour cela affronter son ancienne mentor et trouver une façon de couper le coupe-magie (ou rétablir la magie) pour délivrer Lara...

Après le cliffhanger insoutenable avec lequel Cécile Duquenne nous avait laissés (et que je vous spoile allégrement dans mon previously on :D ), je me demandais bien comment elle allait se dépatouiller de tout cela. Et elle le fait avec brio et beaucoup de magie :) L'auteur nous offre une première partie haletante et passionnante à suivre, où l'on en apprend toujours plus la magie des Thaumaturges, sur les Evoriens, sur la création du Parti de la Paix, sur cette période ou la Terre est devenu une Uchronie (j'aime d'ailleurs quand Lara se demande ce que serait son monde maintenant - ben le nôtre :)) et où il est question de docteurs-robots (ou de robots-docteurs) vraiment méchants. J'ai beaucoup aimé ce qui avait trait à Lara et à ce qui lui arrivait et ce qu'on apprenait.

Tout ce qui concerne Renaud n'est pas en reste non plus. Lui doit affronter son passé pour pouvoir avancer et éventuellement gagner une bataille contre ses adversaires.

La fin ne se termine pas sur un cliffhanger tonitruant :) mais ça fait du bien une petite respiration dans tout ce que viennent de vivre les personnages depuis de nombreux épisodes.

Au bout de 13 épisodes, je n'ai rien de bien nouveau à dire sur Lara et Renaud qui sont fidèles à eux-mêmes, courageux. J'aime quand Lara devient Lady Bang. Il y a un personnage que j'ai beaucoup apprécié, Tsutsui mais je n'en dis pas plus pour ne pas (tout) spoiler. En revanche, je n'aime pas Fraan, du tout ! Je la trouve aigrie et jalouse. Et le personnage de Marine Carax, la mère de Lara est très intéressant.

Le style de Cécile est toujours très agréable à lire, très visuel, j'aime toujours autant la lire.

En conclusion, encore un très bon épisode, haletant et qui apporte pas mal de réponses et de révélations sur notre monde et qui voit Lara et Renaud subirent encore des épreuves. Et si vous voulez savoir ce que sont les Enfants du Grand Empire, lisez-le. Quant à moi, il me tarde de lire le dernier épisode de cette saison 2 mais je vais attendre un peu pour ne pas trop avoir à attendre la saison 3.

Note :



C'est un de mes attaquants 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajou
5/11

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La fête à Boro, Les aventures de Boro, reporter photographe, tome 7 de Dan Franck et Jean Vautrin

Posté par Frankie le 9 juillet 2016 à 20:13 - Catégorie : , , , ,
Résumé :
Fin 1943, Blémia Borowicz se cache dans Paris occupée, chez les voyous à la petite semaine ou dans des maisons de passe accueillantes. Car la Gestapo, les miliciens et les collabos n'ont tous qu'une idée en tête, faire sa fête à Boro...






Mon avis :
Il y a deux ans, j'avais renoué avec ce cher Boro après 8-9 ans de séparation. Retrouvailles qui avaient été un peu en dents de scie mais plutôt sympathiques dans l'ensemble. Ce ne fut pas le cas avec ce tome 7 qui d'emblée m'a ennuyée et est mon premier vrai flop de l'année...

On avait quitté Boro embarquant pour l'Angleterre en compagnie de ses deux compères hongrois et de la jolie Bleue Marine, on le retrouve quelques mois plus tard, dans Paris alors que l'année 1943 touche à sa fin. La police française et les Allemands sont sur les dents et mettent tout en oeuvre pour le retrouver et l'arrêter. Mais Boro peut compter sur ses amis et des alliés dans toutes les couches de la société pour échapper à ceux qui le poursuivent.

Malgré des lectures parfois en dents de scie, j'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour les aventures de Boro mêlant la petite histoire avec la grande avec beaucoup de brio, de légèreté et d'humour malgré des périodes peu propices à la rigolade. Et je n'ai pas retrouvé cela dans La fête à Boro. D'emblée, d'ailleurs, j'ai été désarçonnée, car comme je le dis plus haut, on avait quitté Boro alors qu'il s'embarquait pour l'Angleterre et on le retrouve à Paris comme si de rien n'était. Du coup, on se pose des questions ! Mais qu'est-ce qu'il fait là, dans les rues de Paris, comme si de rien n'était ? Bon on comprend vite qu'il fait des allers retours entre la France et l'Angleterre mais j'avoue que ça m'a un peu perturbée :)

Le problème est que, dans ce tome, Boro fait plus de la figuration que n'est un vrai personnage principal. L'histoire se focalise beaucoup sur la grande (Histoire) et une multitude d'autres personnages. On passe beaucoup de temps en compagnie de la Gestapo française et de ses sbires, dans les profondeurs du 93 de la rue Lauriston et on fait plus que croiser un certain docteur Petiot, ignoble serial-killer de cette époque. Alors c'est intéressant mais cela donne une tonalité très sombre et glauque à ce tome, sans la touche d'humour qui permet de désamorcer la tension dans la série, habituellement. Alors, si, on sourit parfois, grâce au duo de miliciens italiens, véritables bras cassés ou les tribulations des gangs du milieu, mais cela ne suffit pas à donner un tome exaltant qui reste bien souvent ennuyeux à suivre.

L'épilogue redonne un peu de couleurs à l'ensemble mais survole tellement d'événements en si peu de pages qu'on se dit qu'il aurait mérité un tome à lui tout seul. J'ai presque trouvé que c'était se moquer des fidèles lecteurs que de résumer ainsi ce qu'il arrive à Boro au moment de la Libération. Et quand on voit qu'il y a encore un tome après celui-là, on se demande si c'était bien la peine de continuer et si la série n'aurait pas dû se terminer sur cet épilogue...

Comme je l'ai dit, j'ai trouvé le personnage de Boro très en retrait dans ce tome. Il n'est là pratiquement que pour passer les plats. Alors oui, c'est toujours le même personnage altruiste, charmant et serviable, que les femmes adorent et que les jeunes filles en fleurs veulent avoir comme premier amant. C'est aussi l'homme sur lequel les Résistants peuvent compter et que les Allemands veulent abattre et qui arrive à se déjouer de leurs coups de filet sans trop de problèmes car il compte de fidèle alliés. Mais j'ai quand même regretté qu'il ne soit pas plus mis en avant.

Et parmi les fidèles alliés on trouve l'inénarrable Germaine Fiffre, la girafe, personnage toujours amusant et toute la cohorte de malfrats et des prostituées qui se mettraient en quatre pour notre cher reporter.

On trouve aussi des personnages ayant vraiment existé comme les gestapistes Henri Lafont et Abel Danos ou encore ce docteur Petiot de sinistre mémoire.

Ce qui m'a aussi bloquée à la lecture de ce tome, c'est le style très argotique au début du roman. Ok on nage dans le Milieu et des gens qui utilisent un langage fleuri en guise de français mais je ne sais pas, ça m'a gênée. Je ne me rappelais pas que c'était autant argotique dans les tomes précédents. Bon après ça va mieux mais j'avais noté dans le tome précédent que c'était très bien écrit et là ça ne m'a pas sauté aux yeux :) En revanche, on ne peut nier tout le travail historique effectué et qui inscrit ce roman de fiction dans une réalité bien glaçante. Et le livre se lit assez rapidement (heureusement !) grâce aux chapitres courts. Et c'est toujours le merveilleux Enki Bilal qui a fait la couverture de ce tome.

En conclusion, La fête à Boro est mon premier flop de l'année avec ce tome que j'ai trouvé assez ennuyeux et moyen. Je ne l'ai pas détesté, il y a même certains moments qui m'ont plu mais je n'y ai pas retrouvé ce qui faisait le charme des précédents tomes, notamment parce que Boro est plus personnage secondaire que principal et en partie parce que l'histoire se focalise sur des événements historiques assez glauques et qu'on n'y retrouve pas cette légèreté et cet humour qui caractérisait les autres livres même quand le contexte ne s'y prêtait pas vraiment. Mais si vous avez aimé la série auparavant et si vous savoir qui sont ces gens qui veulent faire sa fête à Boro, lisez-le. Quant à moi, je lirai bien sûr le dernier tome mais avec des attentes bien moindres qu'auparavant.

Note :



Il fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
16/26

et c'est un de mes attaquants 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajo
4/11

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Le silence des ténèbres, The Dark-Hunters tome 16 de Sherrilyn Kenyon

Posté par Frankie le 5 juillet 2016 à 10:36 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : One Silent Night

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Stryker, le leader des Daimons, a décidé d'en finir une bonne fois pour toute avec ses ennemis jurés, Acheron et Nick Gautier. Pour cela, il réveille Guerre, une créature quasi indestructible. Mais Artemis n'entend pas que son protégé soit tué et oppose à Stryker son ennemie jurée, sa femme, Zephyra, qu'il a abandonnée voilà 11 000 ans...

Mon avis :
Il y a tout juste un an, j'avais lu le tome consacré à Acheron, un tome passionnant à lire. Avec One Silent Night, on revient à une histoire plus traditionnelle de l'univers des Dark-Hunters, une romance paranormale mâtinée d'un peu de mythologie pour faire avancer le fil rouge. Et cette fois-ci c'est à Stryker que Sherrilyn Kenyon s'attaque, le vilain méchant Daimon qui fait bien des misères à tous nos personnages favoris depuis de nombreux tomes. Pas le tome le plus enthousiasmant à lire mais intéressant malgré tout.

Voilà 11 000 ans, alors qu'il n'était qu'un tout jeune homme, Stryker a cédé aux menaces de son père Apollon et abandonné la femme qu'il aimait, Zephyra. Depuis, il est devenu le leader des Daimons et n'a de cesse de se venger d'Acheron, son ennemi juré et de Nick Gautier, responsable de la mort de sa soeur, Satara. Cette fois-ci, il pense avoir la solution en la personne de War (Guerre), une créature retenue prisonnière du Tartare. Créature qu'il va aller délivrer. Mais Artémis n'a vraiment pas envie qu'Acheron meure, même si ce dernier la hait et coule maintenant des jours heureux avec Tory, et elle envoie son arme secrète s'occuper de Stryker, Zephyra, la propre femme du Daimon et qu'il croit morte depuis longtemps, Zephyra qui n'est que haine envers son ancien époux et entend bien lui faire payer ses millénaires de solitude...

Quand j'ai su que ce tome porterait sur Stryker, j'avoue avoir fait la moue. Car ce personnage n'est pas le plus attachant du Dark-Hunterverse et c'est un euphémisme. C'est quelqu'un qui n'a aucune morale et ne sert que ses intérêts. Du coup, je me demandais comment Kenyon allait pouvoir nous intéresser à ce personnage sans le dénaturer. Car les Dark-Hunters parlent surtout de rédemption, où certains méchants deviennent bons grâce à l'amour ou à leurs actions. Difficile de voir Stryker devenir un gentil toutou tout à coup. Je vous rassure, il n'en sera rien :) Cette romance paranormale a ceci d'originale que les deux protagonistes se connaissent depuis longtemps et que l'élément féminin n'est pas une douce jeune femme en détresse mais une femme forte qui n'a pas attendu Stryker pour s'accomplir. C'est dire si leur histoire au cours du roman n'est pas de tout repos et qu'il faudra bien des "je t'aime moi non plus" pour faire taire les rancoeurs.

Bon, pour tout vous dire, ce n'est pas l'élément du tome qui m'a le plus passionnée. Certes cela permet de découvrir mieux le passé de Stryker, ses problèmes avec son papounet de dieu et de voir qu'il peut également être un homme (enfin un daimon ^^) dont le petit coeur palpite. En revanche, je ne me rappelais plus du tout l'histoire avec son fils Urian. Mais bon, à ma décharge, ça s'est passé dans le tome 4 ou 5 (celui sur Wulf et Cassandra), c'est à dire il y a 12 tomes et pas loin de 8 ans pour moi.

Ce qui m'a surtout plu dans One Silent Night, c'est tout ce qui touche à la mythologie. Notamment des révélations sur Nick très intéressantes ou encore sur les Daimons et la fin ouvre des perspectives intrigantes, à ce niveau-là (les Daimons), ou encore sur les relations, très malmenées depuis longtemps, entre Ash et Nick. Ça fait longtemps que j'espère voir ces deux-là se réconcilier un jour, même s'il y a eu trop d'épreuves entre eux. On est loin d'en arriver là mais au moins ils se parlent...

Je ne vais pas revenir sur le personnage de Stryker, j'en ai déjà longuement parlé plus haut, ni sur Zephyra. Dans ce tome, on retrouve donc Acheron en couple avec Tory, et c'est toujours agréable de lire un tome dans lequel il est présent. Et j'ai été aussi ravie de voir que Nick y avait une place importante. J'ai toujours aimé le personnage, même quand il était agaçant, même quand il ne prenait pas les bonnes décisions et j'aime beaucoup son évolution. Et on retrouve aussi des personnages récurrents des tomes précédents, comme Savitar et ses chemises hawaïennes, Apollymi la mère d'Ash et un petit nouveau, Jared (à ne pas confondre avec Jaden donc j'avais bien aimé l'apparition il y a deux tomes), un être intéressant et lié à la mythologie qui concerne Nick.

Le style de l'auteur est assez facile à lire en anglais, le roman est court (un peu trop d'ailleurs) et se lit très vite.

En conclusion, un tome sympa à découvrir sur un personnage qui n'est pas des plus attachants mais dont il est plaisant de découvrir des côtés moins manichéens que le vilain méchant du monde des Dark-Hunters. Et si vous voulez savoir s'il arrivera à reconquérir son ex-épouse, voir les personnages ennemis jurés de toujours s'unir le temps de combattre un autre méchant, connaître les origines de Nick et apprendre pas mal d'autres choses, lisez-le. Quant à moi, finalement, il me tarde de continuer la saga, donc j'espère ne pas mettre un an pour lire le tome suivant, qui concernera un Dream-Hunter.

Note :



Le livre fait partie du Baby Challenge Bit-lit
5/20
(5+2 jokers)

du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
25

et c'est un de mes attaquants 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajou :)
3/11

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