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Suicide Squad de David Ayer

Posté par Frankie le 30 août 2016 à 11:22 - Catégorie : , , ,
avec Will Smith, Viola Davis, Margot Robbie, Jared Leto

Résumé :
Afin de contrer les menaces surnaturelles, Amanda Weller de l'agence ARGUS crée une unité spéciale composées de criminels aux talents hors normes...






Mon avis :
Vous le savez, je l'ai déjà dit souvent, je suis fan des films et séries Marvel et DC Comics. Davantage les Marvel au cinéma (même si j'ai vu tous les Batman) et c'est kif kif en séries puisque je suis aussi bien Arrow/The Flash/Gotham que Daredevil/Jessica Jones/etc en séries. Suicide Quad a fait le buzz longtemps avant sa sortie de par son sujet prometteur, des méchants en lieu et place des (super)-héros habituels et la bande-annonce promettait beaucoup. Et puis le film est sorti et le buzz est devenu négatif. Mais cela ne m'a pas empêchée d'aller le voir mi-août et s'il n'est pas aussi bon que les films tirés de comics que je vois habituellement, j'ai quand même passé un bon moment.

Des Méta-humains risquant de menacer l'humanité à tout moment et comprenant qu'il ne faudra pas compter sur les super-héros (enfin Batman qui a l'air tout seul) pour les contrer, l'agente gouvernementale Amanda Waller d'Argus décide de monter le projet Task Force X, une unité spéciale avec des criminels et des psychopathes. C'est ainsi qu'elle enrôle Floyd Lawton dit Deadshot, un tireur d'élite qui ne rate jamais sa cible, Harley Quinn, une psychopathe petite amie du Joker ou encore Killer Croc un humanoïde avec des écailles de crocodile. Tout cela sous la houlette du colonel Rick Flag dont la petite amie est possédée par une entité millénaire nommée l'Enchanteresse. Quand l'Enchanteresse échappe à tout contrôle et menace les humains, il est temps de sortir nos vilains pour une mission qui s'avère plus que suicidaire...

Bon j'aurais dû regarder Man of Steel ou du moins Batman vs Superman avant de voir Suicide Quad car je pense que je me suis fait méchamment spoiler sur le dernier film. Non pas que ce soit gênant pour voir Suicide Quad mais c'est quand même pénible.

Suicide Quand se veut donc un film irrévérencieux, avec des vilains en guise de héros, et c'est un peu un pétard mouillé. Je n'aurai pas la dent aussi dure que beaucoup car j'ai passé un bon moment à voir ce film mais force est de constater qu'en guise de psychopathes/tueurs sans états d'âme/criminels endurcis, le Suicide Quad est plutôt un repaire de gens mal compris, dont les ptits coeurs tout mous ne demandent qu'à battre. On croit avoir à faire à des gens sans états d'âme qui ne vont pas arriver à bosser ensemble ou avec les autorités mais il suffit qu'on sache leur parler et vlan ils vous suivent au bout du monde. Et c'est peut-être ça qui est décevant. Car en guise de psychopathes, j'ai déjà vu plus terrifiant et plus gore. Et finalement le film reste gentil et convenu, tous publics (d'ailleurs devant moi dans le ciné, il y avait une gamine de 11-12 ans avec ses parents).

Convenu, car l'histoire reste très classique. Vous remplacez le Suicide Quad par les Avengers (ou autres) et l'Enchanteresse et son frère par Loki et les Chitauris ou tout autre film du même genre et c'est peu ou prou la même histoire. Donc rien de bien nouveau sous le soleil. Pourtant malgré toutes ces réserves, je dois dire que j'ai apprécié ce film. Pas adoré, ni même beaucoup aimé mais c'est un divertissement honnête, très pop (et pop-corn) et franchement, l'été ça passe très bien. :)

Il faut le reconnaître, le film tient juste grâce à deux acteurs, Will Smith et Margot Robbie.

Will Smith, parce qu'il est Will Smith et qu'il a un charisme de fou et est super cool :D Je connaissais le personnage de Floyd Lawton grâce à la série Arrow et j'aimais beaucoup l'acteur qui l'incarnait. Est-ce que Will fait un bon Deadshot ? Il n'arrive peut-être pas à la cheville de l'autre mais bon il porte une grande partie du film sur ses épaules.

La révélation c'est quand même Margot Robbie. Je ne connaissais pas l'actrice ni le personnage de Harley Quinn. Je vois peut-être beaucoup d'adaptations de comics mais je n'en ai jamais lu et donc je ne savais pas qu'elle était la petite amie du Joker. En tout cas, son personnage est vraiment barrée et ça fait plaisir à voir :) Et elle crève l'écran et s'approprie toutes les scènes dans lesquelles elle apparaît. Sans le personnage d'Harley Quinn, le film perdrait encore plus de sa saveur.

Je suis une grande fan du Joker d'Heath Ledger (et de celui de Jack Nicholson), donc j'ai eu un peu de mal avec l'interprétation de Jared Leto au début. Mais finalement, son sur-jeu hystérique convient bien à l'ambiance pop psychédélique du film, comme le jeu de Ledger convenait bien à The Dark Knight. Ce qui m'a gênée, ce sont les dents en métal. Ça faisait bizarre. Enfin de toute façon, Le Joker n'est qu'un personnage secondaire dans Suicide Quad, on le voit finalement très peu. Il n'est là que pour servir l'histoire du personnage de Harley Quinn et éventuellement amener un Suicide Squad 2.

Viola Davis, elle, est impeccable en Amanda Waller, comme toujours.

Quant aux autres personnages, ils font un peu de la figuration et c'est dommage car j'ai bien aimé Mr Boomerang l'Australien. En revanche, l'acteur qui joue Rick Flag a un charisme d'huître (et ce n'est pas sympa pour les huîtres) et je n'ai pas du tout reconnu Cara Delavigne en June Moon (en même temps, je ne la connais pas trop).

David Ayer est celui qui a réalisé Fury dont je vous ai parlé il y a 2-3 mois, ce film sur le tank américain pendant la seconde guerre mondiale, avec Brad Pitt. On lui a donc confié les clés de ce Blockbuster et il en résulte un film un tantinet brouillon parfois, souvent cliché dans ses scènes et ses dialogues mais divertissant malgré tout. Il y a de la bonne musique, avec des chansons hyper connues comme Sympathy for the Devil des Stones, Seven Nation Army des White Stripes, Bohemian Rapsody de Queen et Without Me d'Eminem, mais je trouve qu'elles s'intègrent mal aux images, on dirait parfois qu'elles arrivent comme un cheveu sur la soupe et ça donne un truc un peu bancal.

En conclusion, Suicide Squad n'est pas, à mes yeux, le naufrage annoncé mais ce n'est pas non plus la claque qu'on aurait pu attendre. Il n'est reste pas moins que c'est un bon film de divertissement, pop-corn et fun et porté principalement la délicieusement jetée Margot Robbie en Harley Quinn et le toujours charmant et amusant Will Smith en papa gâteau en tueur impitoyable. Alors si vous voulez voir un film de super-héros, sans super-héros (enfin si, mais chut) mais avec des Bisounours des vilains psychopathes incompris et savoir si cette bande arrivera à 1) à travailler ensemble et 2) à sauver le monde qui les a pourtant foutu dans une prison isolée de tout, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée VF

Ce film fait partie du Film de la semaine 2016 de Benji
35/52

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Le Challenge Fantasy/Thrillers de la Licorne, 3ème édition

Posté par Frankie le 29 août 2016 à 08:05 - Catégorie : ,

Le challenge de la Licorne revient pour une troisième édition ! Le principe en est toujours le même, lire des Thrillers/Policiers et de la Fantasy mais avec quelques modifications. En effet, il n'y aura plus de sessions alternées de deux mois, où il fallait lire un genre puis l'autre, les lectures se feront sur l'année, à notre gré et dans l'ordre que l'on souhaite.

Le Challenge commence le 1er septembre 2016 pour se terminer le 31 août 2017. Pour ceux qui participent à l'édition en cours, les lectures Fantasy de septembre seront comptabilisées pour cette dernière. Si vous lisez un thriller, il comptera évidemment pour la nouvelle édition.

Comme l'édition précédente, il y a trois niveaux, le nombre de livres est à lire sur l'année :

* Niveau 1 - Elfes psychopathes
6 livres (3 fantasy - 3 Thrillers/policiers)

* Niveau 2 - Dragons sanguinaires
12 livres (6 fantasy - 6 Thrillers/policiers)

* 
Niveau 3 - Trolls tueurs fous
18 livres (9 fantasy - 9 Thrillers/policier)

Pour corser un peu le tout, Licorne a rajouté quelques petits défis lecture, à savoir :

Chaque livre lu peut rapporter 3 PT en plus :
• s'il fait + de 400 p, + 1 PT,
• si l'auteur est féminin, + 1 PT
• si l'auteur est français, + 1 PT

Vous pouvez vous inscrire sur le blog de Licorne ou sur Livraddict, jusqu'au 15 septembre.

Pour ma part, je rempile pour le niveau 2, Dragons sanguinaires. Lire 6 romans Fantasy et 6 Thrillers/Policiers est un rythme qui me convient bien. Je pense que je lirai un genre un mois et l'autre le mois suivant afin de ne pas trop m'y perdre. En tout cas, merci à Licorne de refaire ce challenge cette année car je l'aime beaucoup et il me booste à lire les deux genres (surtout la Fantasy).

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Les refuges de Pierre, Les enfants de la Terre tome 5 de Jean M. Auel

Posté par Frankie le 26 août 2016 à 08:11 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : The Shelters of Stone

Résumé :
Jondalar et Ayla sont enfin arrivés à destination et ont retrouvé la tribu du jeune homme, les Zelandonii. Si la Neuvième Caverne est ravie du retour du fils prodigue, ils sont plus méfiants envers Ayla, son accent bizarre et son loup et ses chevaux apprivoisés. Mais le charme et les talents de guérisseuse de la jeune femme vont vite conquérir les coeurs.


Mon avis :
J'avais lu les quatre premiers tomes des Enfants de la Terre il y a bien vingt ans de cela et j'avais, à l'époque, été séduite par les aventures d'Ayla, la Cro-Magnon (Cro-Magnonne ? :)) au temps de la préhistoire, environ 30 000 ans avant notre ère. Quand j'eus fini le tome 4, ce 5e tome était loin d'être sorti (il n'est paru qu'en 2002) et du coup, pour moi, l'histoire d'Ayla et de Jondalar s'était arrêtée à l'arrivée de ces derniers dans la tribu de naissance du jeune homme. Puis en 2003, j'ai acheté ce tome 5 en livre de poche (et deux volumes) mais je n'ai jamais repris cette saga. Cette année, je me suis dit que c'était l'occasion de renouer avec cette histoire et du coup, je me le suis acheté en anglais pour pouvoir le lire en ebook (car la bête fait 891 pages). S'il ne se passe pas grand chose au cours de ce tome, il ne m'a pas déplu pour autant car j'ai été charmée par cette "vie quotidienne au temps de la préhistoire".

Ayla est donc une jeune femme recueillie enfant par les Néandertaliens alors qu'elle était Cro-Magnon, élevée par eux, qui vécut pas mal d'aventures et dû quitter le Clan quelques années après avoir mis au monde un garçon issu du viol de l'un des membres du Clan. Elle vécut seule dans une vallée, apprivoisa un bébé lion des cavernes, une pouliche et un bébé loup. Un jour, elle rencontra Jondalar, un beau Cro-Magnon blond, dont elle sauva la vie et tomba amoureuse. Après maintes péripéties, le couple décida de retourner dans la tribu d'origine du jeune homme et ils mirent un an pour y parvenir, un an où il se passa pas mal de choses. À la fin du tome 4, ils étaient enfin arrivés à destination avec Wolf (le loup), Whinney (la jument) et son fils Racer.
Quand les Zelandonii et plus particulièrement la Neuvième Caverne, voient arriver le couple, ils sont bien sûr heureux de retrouver Jondalar après cinq ans d'absence mais réservent un accueil plus mitigé envers la jeune femme et ses animaux apprivoisés. Mais la douceur, l'intelligence et les talents hors normes d'Ayla en matière de médecine ou de chasse vont vite surmonter tous les obstacles.

Petit aparté avant de commencer ma chronique. Alors que j'avais juste commencé le livre, je suis allée visiter une grotte préhistorique dans le Blayais (en Gironde), la grotte de Paire Non Paire, grotte habitée dans les années - 30 000 et avec des dessins rupestres dont un d'un mégacéros, un cerf gigantesque avec des ramures qui l'étaient tout autant. Du coup ma lecture a pris une saveur particulière et touchante, surtout quand il fut question dans plusieurs scène de ces fameux mégacéros :)

Pour ce qui est des Refuges de Pierre, j'avoue que je suis bien contente d'avoir attendu 20 ans entre le tome 4 et ce 5e. Je ne me rappelais plus de grand chose, à part la trame principale et quelques scènes (la vie d'Ayla chez les "têtes plates" et la toute dernière scène quand Ayla et Jondalar arrive dans la tribu du jeune homme) et heureusement car il faut se rendre à l'évidence, l'auteur aime se répéter. Beaucoup se répéter d'ailleurs... Ayla raconte un nombre incalculables de fois, à chaque fois qu'on lui demande d'ailleurs, comment elle a recueilli et apprivoisé son loup et ses chevaux, quelle fut sa vie dans le Clan, ou dans d'autres tribus durant leur voyage de retour et si on a lu les livres précédents récemment, on a une impression de redite. Même avec mes oublis, j'ai trouvé que c'était souvent redondant. J'avais envie de dire "ouais, c'est bon, on le sait maintenant !". De même quand les gens se rencontrent, ils se présentent avec leurs titres complets. Par exemple Ayla est "Ayla of the Ninth Cave of the Zelandonii, mated to Jondalar of the Ninth Cave of the Zelandonii, Son of Marthona, former Leader of the Ninth Cave, formerly Ayla of the Mamutoi, Member of the Lion Camp, Daughter of the Mammoth Hearth, Chosen by the Spirit of the Cave Lion, and Protected by the Cave Bear" (à côté de cela, les titres de Daenerys dans Game of Thrones - Daenerys Stormborn of the House Targaryen, First of Her Name, the Unburt, Queen of the Andals and the First Men, Khaleesi of the Great Grass Sea, Breaker of Chains, and Mother of Dragons -, c'est de la roupie de sansonnet ! :D) et du coup, à chaque fois qu'elle fait une nouvelle connaissance, on la présente comme cela et son interlocuteur a aussi des titres à rallonge. Au bout de 10 fois, c'est crispant.

Les refuges de Pierre n'est pas un tome riche en action, il faut le savoir. C'est surtout la vie quotidienne chez les Homo Sapiens au temps de la préhistoire. À la fin du roman, vous serez incollables sur leur façon de vivre. Que j'ai d'ailleurs trouvée un peu trop moderne et facile. Jean M. Auel est toutefois reconnue pour sa véracité (pré-)historique, même si elle joue parfois avec les faits (comme l'invention du chas de l'aiguille ou la domestication des chevaux, plus tardives) ou spécule sur des faits qui sont encore inconnus de nos jours. Mais quoi qu'il en soit, on est complètement immergés dans cette civilisation pendant tout le roman et l'allumage du feu, le tannage des peaux, la chasse au bison et autres n'aura plus de secret pour vous.

Il faut l'avouer, si c'est intéressant et, il faut bien le reconnaître, plein de charme, c'est parfois un peu long. Surtout quand on est habituée à lire des romans où il y a des rebondissements et qu'on s'attend donc à ce qu'il se passe un gros truc tout à coup, genre le loup ou les cheveux qui se feraient tuer par des méchants Zelandonii (ça m'aurait peinée) ou Ayla qui se ferait attaquer par ces mêmes psychopathes de la préhistoire (oui j'ai une imagination fertile ! ^^). Oh mais rien de tout cela ! Il y a certes des tensions, des habitants de la Neuvième Caverne qui ne sont pas contents, qui en veulent à Ayla et on s'attend à ce qu'ils entreprennent quelque chose mais ça s'arrête là. La seule action entreprise est une plaisanterie vestimentaire que va faire l'une des habitantes à Ayla et que celle-ci va retourner à son avantage. C'est qu'on est dans une société pacifique et tolérante, presque utopique d'ailleurs où tout le monde il est est beau il est gentil et où l'on règle les problèmes sans faire de vagues. Tant mieux d'ailleurs et c'est très bien pour eux mais ça manque un peu d'intensité dramatique.

Si la société des Homo Sapiens est telle, c'est peut-être parce qu'elle repose sur un régime matriarcal où la notion de paternité n'existe pas, ce sont les femmes qui enfantent et acceptent un homme dans leur foyer (il n'y a que Ayla pour avoir compris le miracle de la conception) et ce sont elles qui décident avec qui elles couchent (contrairement aux Néandertaliens où ce sont les hommes qui décident et les femmes se soumettent). Et les femmes jouent un rôle prépondérant ou du moins égal à celui des hommes Bon je schématise, on n'est pas non plus chez les Amazones :)

Ayla est vraiment la jeune femme parfaite. Belle, douce, gentille, douée en tout, intelligente. Je n'ai pas réussi à lui trouver de défauts. Elle pourrait être agaçante à être aussi parfaite mais elle est très attachante donc ça passe bien :) Si tout semble lui réussir, elle a quand même des décisions difficiles à prendre, notamment à la fin.

Jondalar, lui aussi est pratiquement parfait ! :) Il est droit, fidèle, gentil, charmant, c'est le parfait complément d'Ayla et d'ailleurs il forme un joli couple et leur histoire d'amour est mignonne.

Il y a de nombreux personnages dans ce roman, j'ai d'ailleurs été souvent perdue et eu du mal à retenir leurs prénoms mais j'ai bien aimé la famille de Jondalar (parfaite également) et la guérisseuse, la Zelandonii, qui joue un rôle prépondérant dans la vie de la tribu et a beaucoup d'influence sur tous.

J'avais lu les 4 premiers tomes en français et, comme je vous l'ai dit en préambule, j'ai lu ce tome 5 en anglais, et je n'ai eu aucune difficulté à le lire et à le comprendre. C'est fluide, agréable à lire malgré les redondances et les multiples détails. Et j'ai été assez étonnée de trouver des scènes de sexe assez moderne, il faut bien le dire :)

En conclusion, ce cinquième tome des Enfants de la Terre fut une lecture pleine de charme, même s'il fut un peu long à lire et avec beaucoup de répétitions, par rapport aux tomes précédents et à l'intérieur du tome-même. C'est là où je me dis que j'ai bien fait de laisser passer vingt ans depuis le tome 4 :) Mais il permet de s'immerger complètement dans la vie à l'âge de Pierre et, si vous le lisez, vous serez incollables sur cette vie quotidienne au temps de Cro-Magnon (on ne sait jamais, si jamais vous vous y retrouviez avec votre machine à remonter le temps un jour :D). Alors, si vous voulez savoir comment Ayla va conquérir le coeur des Zelandonii et s'adapter à leurs coutumes, lisez-le. Quant à moi, j'espère ne pas attendre encore vingt ans pour lire le dernier tome que j'ai dans ma Pal.

Note :




Il fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
19/26

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
30

0

Les Loriens : The Lost Files : Nine's Legacy et The Fallen Legacies de Pittacus Lore

Nine's Legacy

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Avant d'être sauvé par Four dans le repaire des Mongadoriens, Nine vivait avec son Cêpan et essayait de mener la vie de tout jeune ado de son âge sans se faire repérer...


Mon avis :
Fin juillet, j'ai eu envie de terminer le mois en retrouvant la série des Loriens, série jeunesse que je trouve très sympa et que j'aimerais avancer un peu plus vite. D'après Goodreads, avant de me lancer dans le tome 3, je devais lire deux nouvelles, Nine's Legacy et The Fallen Legacies, ce que j'ai fait. Et j'ai beaucoup aimé mieux connaître Nine ainsi que les 3 premiers Loriens tués par les Mongadoriens.

Quand on avait fait connaissance de Nine dans The Power of six, c'était un jeune homme dur qui semblait avoir vécu de nombreuses épreuves. Nine's Legacy permet de mieux faire connaissance avec ce jeune homme qui n'étais somme toute pas tellement différent de John/Numéro Quatre. Un jeune garçon qui aspirait à mener une vie tranquille, à s'amuser et rencontrer des filles. C'est d'ailleurs une jeune fille qui va précipiter sa chute. Mais je n'en dis pas plus. C'est une nouvelle de 100 pages, très agréable à lire, assez sombre sur la dernière partie et dont les dernières pages rejoignent la fin du Pouvoir des Six.

The Fallen Legacies

Résumé :
Cette nouvelle de 100 pages raconte comment les trois premiers Gardanes (les Gardanes étant ces 9 jeunes Loriens dépositaires de la mémoire de leur peuple) furent tués par les Mongadoriens et ce à travers le témoignage d'un jeune Mongadoriens Adamus Sutekh.



Mon avis :
L'originalité de cette nouvelle est, cette fois-ci, non pas de suivre les 3 Gardanes en question mais un jeune ado mongadorien, élevé avec l'idée qu'il faut détruire tous les Loriens. Tout au long de ces 100 pages, on voit donc son évolution, à partir du moment où Numéro Un est tuée et qu'un événement va le relier à elle et qu'il va s'apercevoir que tout ce qu'on lui a enseigné n'est peut-être pas forcément la bonne solution.

J'ai beaucoup aimé cette nouvelle car évidemment, après plusieurs tomes et nouvelles, on a un gros à priori négatif contre ces gens cruels et destructeurs que sont les Mongadoriens et l'auteur arrive à nous en faire aimer un ! Car Adamus, Adam pour les intimes, est un personnage attachant et intéressant et j'espère qu'on aura l'occasion de le revoir car son intégration à la série est un point positif.

Du coup, dans cette nouvelle, les Gardanes ne sont que des personnages accessoires. J'ai cependant beaucoup aimé Numéro Un que l'on voit un peu plus que les deux autres qui disparaissent vite du paysage.

Quant aux autre Mongadoriens, ils sont fidèles à leur réputation !

En conclusion, voilà deux très bonnes nouvelles qui nous font découvrir d'autres aspects de la mythologie et de la saga. J'ai préféré The Fallen Legacies mais Nine's Legacy est intéressante car elle nous permet de mieux nous faire connaître le personnage. Il me tarde maintenant de lire le tome 3 de la saga.

Note globale :



J'ai également lu deux autres petites nouvelles, Le journal de Sarah et Les Origines de Huit, qui doivent faire toutes deux 7-8 pages. Le journal de Sarah n'apporte pas grand chose car ce sont juste des notes que Sarah écrit sur sa rencontre avec John et quelques événements, et les Origines de Huit n'est pas mal mais la nouvelle est trop courte pour qu'on fasse vraiment connaissance avec le personnage.

Nine's Legacy et The Fallen Legacies font partie
du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
29
2x 0.5 point = 1 (plus 28)

ainsi que du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
9/10

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Insaisissables 2 de John M. Chu

Posté par Frankie le 23 août 2016 à 10:28 - Catégorie : , , ,
Titre original : Now You See Me 2
avec Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Dave Franco, Morgan Freeman, Daniel Radcliffe, Lizzy Caplan

Résumé :
Un an après leurs exploits, les Cavaliers, génies de la magie et de l'illusion reviennent pour un show devant exposer un magnat de l'informatique. Mais ils sont piégés à leur tour et vont devoir sortir le grand jeu pour s'en sortir...


Mon avis :
Insaisissables avait été la très bonne surprise de l'été 2013 avec son côté fun et pop corn assumé, en faisant un super divertissement. Il me tardait donc d'en voir la suite et c'est la première semaine de sa sortie que j'ai couru le voir. Et s'il est peut-être en-dessous du premier, peut-être too much, le film n'en reste pas moins un très bon film de détente et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé nos magiciens voleurs.

Voilà un an que les 4 Cavaliers, ces magiciens Robin des bois qui ont réussi des tours suscitant l'admiration des gens et mis le FBI à leurs trousses, font profil bas. Mais The Eye, l'organisation secrète des magiciens, leur donne comme mission d'exposer un génie de l'informatique devant dévoiler un nouveau logiciel. Les Cavaliers se reforment avec la pétulante Lula en lieu et place de Henley. Le show des 4 Cavaliers tourne court quand ils se retrouvent exposés et doivent s'enfuir. Piégés par un autre as de l'informatique, ils vont devoir trouver des ressources et produire le plus grand show jamais vu pour espérer s'en sortir...

On ne change pas une équipe qui gagne et un sujet qui a fait mouche et Insaisissables 2 reprend à peu près la même recette qui a fait le succès du premier. Et comme la recette était bonne, ça marche ! :) Le film est sans temps mort, en met plein la vue et est bourré de chausse-trapes et de faux-semblants et ce jusqu'à la fin. Comme dans tout bon tour de magie qui se respecte.

Ce qu'on peut peut-être reprocher au film, c'est de faire sans doute dans la surenchère. C'est souvent ébouriffant mais assez peu crédible. Mais bon, la crédibilité ce n'est pas ce qu'on recherche quand on va voir un film sur des tours de passe-passe, hein ? Et puis moi ce que j'aime dans ces 2 films, ce sont leurs shows spectaculaires et improbables et on ne peut nier que leur dernier spectacle l'est, puissance 10. On a l'impression d'être aussi bernés que les spectateurs ou ceux qui les pourchassent mais bernés dans le bon sens.

En tout cas,  c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé tous les protagonistes de l'histoire. À commencer par Jesse Eisenberg  qui en agace beaucoup mais que moi j'adore et que je trouve super dans le rôle de J.D Atlas.

Woddy Harrelson lui est impeccable sans faire d'effort et hérite même d'un double rôle.

Dave Franco est charmant, Morgan Freeman est lui aussi impeccable dans le rôle du magicien un peu trouble et Mark Ruffalo a repris son rôle d'agent du FBI qui nageait dans des eaux un peu troubles sauf que maintenant (depuis le film précédent) on sait vraiment qui il est.

J'ai dit qu'on retrouve tous les personnages de l'histoire mais ce n'est pas vrai, exit Mélanie Laurent et surtout Isla Fischer qui n'a pas pu rempiler pour cause de grossesse. Mais on y gagne au change avec la pétillante Lizzy Caplan qui apporte la touche féminine et beaucoup d'humour. J'adore cette actrice.

En revanche, je n'ai pas du tout été convaincue par le personnage de Daniel Radcliffe qui joue l'as de l'informatique mégalo qui piège nos magiciens. Son personnage est à la limite du ridicule.

Louis Leterrier, le réalisateur du premier film a laissé sa place à John M. Chu qui n'avait réalisé que des films mineurs jusqu'à présent (Sexy Dance 2 et 3 et des films sur Justin Bieber). Il se tire plutôt bien de sa tâche même si sa caméra est un peu trop virevoltante à mon goût.

En conclusion, avec l'effet de surprise passé, Insaisissables 2 n'est pas aussi enthousiasmant que le premier opus mais il remplit tout à fait son objectif et est un film très divertissant, pas prise de tête, avec de l'humour et c'est très agréable de retrouver ces magiciens voleurs de haut-vol. Et si vous voulez savoir si, et surtout comment, les 4 Cavaliers réussiront à échapper au FBI qui leur court toujours après, s'ils vont se sortir des griffes du jeune magnat de l'informatique qui semble toujours avoir une longueur d'avance sur eux, et s'ils vont découvrir ce qui se cache derrière la mystérieuse organisation The Eye, allez le voir. Quant à moi, j'attends le 3e opus (qui a été annoncé un an avant la sortie du 2 et semble prévu pour 2017) avec impatience.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VF

Ce film fait partie du Film de la semaine 2016 de Benji
34/52

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Une symphonie américaine d'Alex George

Posté par Frankie le 22 août 2016 à 08:57 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : A Good American

Résumé :
En 1904, Jette et Frederick Meisenheimer quittent Hanovre pour s'installer aux États-Unis dans la petite bourgade de Beatrice dans le Missouri. Pendant un siècle, trois générations de Meisenheimer vont y vivre et connaître des joies et des drames et faire de l'Amérique leur patrie.



Mon avis :
J'avais vu ce roman chez Cajou il y a déjà un peu plus d'un an et le résumé ainsi que ce qu'elle en disait m'avaient beaucoup plu. Je l'ai donc inscrit à mon Challenge ABC et je l'ai lu en juillet. Cette chronique familiale m'a beaucoup plu, portée par des personnages attachants, une écriture fluide et la musique et l'Histoire américaine en toile de fond.

L'imposant Frederick Meisenheimer séduit la tout aussi imposante Jette en lui chantant la sérénade de sa belle voix de baryton. Mais la famille de la jeune femme est contre l'union de deux jeunes amoureux qui décident alors de fuir le Hanovre de 1904 pour émigrer en Amérique. Ils finissent par s'installer à Beatrice dans le Missouri où Jette accouche d'un garçon. Les Meisenheimer vont tout faire pour s'intégrer et devenir de bons américains dans ce pays plein de contradictions, où tout est possible et leurs trois générations vont connaître des épreuves et des drames mais aussi des joies avec toujours la musique en toile de fond, au cours d'un siècle marqué par la prohibition, deux guerres mondiales, le racisme de cette partie des États-Unis envers les noirs, la grande dépression des années 30, l'assassinat de Kennedy et la tragédie du 11 septembre.

Ce roman est donc l'histoire de cette famille allemande émigrée aux États-Unis. On y suit d'abord les grands-parents, puis leurs deux enfants, Joseph et Rosa ainsi que les 4 garçons de Joseph, la petite histoire se mêlant à la grande tout au long de ces cent ans. C'est une saga comme je les aime, joliment racontée où chacun va connaître des destins divers, parfois tragiques. J'ai beaucoup aimé suivre ces Meisenheimer et leur entourage, les habitants de cette petite bourgade, sudiste et encore marquée par le racisme envers les noirs... Ce qui donne lieu à quelques scènes assez sombres. La vie s'articule autour de la taverne des Meisenheimer, tenue par Frederick d'abord puis par Joseph, et qui va évoluer au fil du temps et s'adapter aux impondérables économiques pour peu à peu perdre son identité pour devenir elle aussi une "bonne américaine".

Car la toile de fond de l'histoire est l'intégration dans une Amérique où tout est possible. Une histoire d'émigration qui reste finalement d'actualité, puisque les Meisenheimer ont quitté leur pays (même s'il n'y avait pas la guerre à ce moment-là) pour s'établir ailleurs avec des rêves d'une vie meilleure, ce qu'on leur a accordé. Et c'est difficile de ne pas faire le parallèle avec tous ces milliers de migrants jetés sur les routes, espérant trouver un ailleurs où ils pourront aussi s'intégrer et avoir la chance que des millions d'autres ont eu les siècles précédents... Et quand on voit que certains oublient aux États-Unis qu'ils descendent aussi d'émigrants, ce serait bien de le leur rappeler parfois...

La musique tient également une grande place dans cette histoire (d'où le titre français), que ce soit la façon dont les Meisenheimer se sont rencontrés et le chant qui tiendra une grande place dans la famille au fil des générations, ou encore le jazz qu'ils découvrent à leur arrivée en Amérique et qui tiendra une grande place à travers l'un des personnages du roman.

Il y a juste un truc qui m'a laissée un peu de marbre, c'est une révélation qu'on a vers la fin du livre et qui, à mon avis, n'apporte rien du tout. L'histoire était très bien comme cela sans cette révélation qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe...

J'ai beaucoup aimé Jette et Frederick, davantage Frederick d'ailleurs, les pionniers si l'on peut dire de cette dynastie. Deux personnages fortement charpentés, au grand coeur et qui vont savoir allier leurs origines germaniques avec leur nouvelle patrie. Et j'ai apprécié qu'ils n'aient pas de préjugés racistes, que leur seule mode de vie soit de vivre correctement sans faire d'esbroufe ou de l'ombre à quiconque.

D'ailleurs, l'un de mes personnages préférés a été Lomax, un noir en butte au racisme mais qui va s'intégrer dans la famille des Meisenheimer, leur faire découvrir le jazz et devenir une sorte de mentor pour tous. Un beau personnage très attachant.

L'autre personnage que j'ai beaucoup aimé c'est Rosa, le 2e enfants de Jette et Frederick, un peu cliché dans le rôle de la tante célibataire revêche mais au coeur d'or mais qui a su me toucher énormément quand elle était petite et n'arrivait pas très bien à trouver sa place au sein de la famille.

Le narrateur du livre, c'est James, le 2e fils de Joseph, un garçon qui lui aussi a du mal à se situer et exister dans la famille et sa fratrie, il a un frère aîné et deux frères jumeaux plus jeunes et qui porte un regard aimant mais parfois teinté d'amertume sur sa famille, sa vie, ses envies et ses perspectives d'avenir. Ce n'a pas été mon personnage préféré mais je l'ai trouvé intéressant.

Joseph le père de James et premier né de Jette et Frederick, est intéressant aussi mais à la suite d'un drame on le sent plus en retrait de l'histoire.

Les autres membres Meisenheimer m'ont été davantage indifférents, le frère aîné de James est le garçon évidemment sérieux en tout, travail, mariage etc... et les jumeaux sont évidemment turbulents, un peu comme les jumeaux Scavo de Desperate Housewives :)

Le style de l'auteur est très agréable à lire en VO, il s'en dégage beaucoup de charme et sans faire de chichis Alex George nous immerge dans son histoire et celle des Meisenheimer au fil des décennies.

En conclusion, voilà un très beau roman sur une famille assez haute en couleurs, attachante, qui va s'efforcer de s'intégrer et devenir une bonne famille américaine mais tout en tirant une certaine fierté de ses origines. Et si vous voulez à votre tour découvrir Jette, Frederick, Lomax, Rose, Joseph, et tous les autres Meisenheimer, vivre en leur compagnie au rythme du jazz ou de l'opéra, et les suivre sur un siècle de grande Histoire, lisez-le.

Note :



Il fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
18/26

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
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