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C'est lundi ! Que lisez-vous ? (265)

Posté par Frankie le 24 avril 2017 à 08:28 - Catégorie : ,

Hello tout le monde ! C'est à nouveau lundi et je vous retrouve pour faire le point sur nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, je n'ai lu que The Handmaid's Tale (La servante écarlate) de Margaret Atwood et je suis loin d'avoir fini puisque j'en suis juste à la moitié. Le roman me plaît beaucoup mais en ce moment j'ai du mal à lire beaucoup et longtemps. Mon rendement du mois d'avril va être catastrophique. Déjà que ce n'était pas brillant ces derniers mois...

- Aujourd'hui, je suis donc toujours dans La servante écarlate. Cette dystopie écrite en 1984 prend une drôle de résonance quand on la lit maintenant, à l'heure où beaucoup de pays, dont les États-Unis, remettent en cause de nombreux droits, dont ceux des femmes, au nom d'idéologies religieuses... 

- Cette semaine, je finis d'abord La servante écarlate et je finirai le mois avec Ça déménage, le tome 6 d'Aurélie Laflamme d'India Desjardins que j'avais prévu déjà de lire avant.

Et il n'y aura pas de C'est lundi la semaine prochaine, car je pars quelques jours pour le 1er mai donc on se retrouve dans deux semaines et je ne sais pas encore quelles seront mes lectures début mai.

À dans deux semaines !

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Moonlight de Barry Jenkins

Posté par Frankie le 23 avril 2017 à 11:51 - Catégorie : , ,
avec Alex R. Hibbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes, Mahershala Ali

Résumé :
À travers trois étapes clés de sa vie, le parcours de Chiron, jeune homme noir et homosexuel, ayant grandi dans un quartier difficile de Miami marqué par le trafic de drogue.





Mon avis :
En début d'année, j'ai fait la liste des films nommés aux Oscars (pour le film lui-même ou leurs acteurs) et que j'avais envie de voir et Moonlight en faisait partie. Moonlight qui a gagné l'Oscar du meilleur film après un mic-mac avec La La Land et que j'ai pu regarder début mars. Si j'ai trouvé le film très bien et très beau, je n'ai pourtant pas été aussi passionnée par la vie de Chiron que je le pensais.

Dans Liberty City, un quartier difficile de Miami, Chiron, dit Little, un jeune garçon introverti est victime de harcèlement et est recueilli par Juan un trafiquant de drogue local qui, avec sa compagne, va devenir une famille de substitution alors que sa propre mère est une droguée qui ne s'occupe pas vraiment de lui. Quelques années plus tard, Chiron a 16 ans, Juan est mort et il passe beaucoup de temps avec Teresa, la compagne de son mentor, qui est plus présente que sa mère pour lui. Harcelé à l'école à cause de son homosexualité, sa vie va prendre un tournant tragique quand Kevin, son ami depuis l'enfance, va le trahir. Devenu adulte, Chiron est sorti de prison et est devenu trafiquant à Atlanta. Un soir, il reçoit un appel de Kevin...

Je comprends que ce film ait su séduire les Oscars et les spectateurs. L'histoire est émouvante, les personnages sont attachants et le parti-pris de parler de Chiron à travers les trois âges charnières de sa vie, son enfance, son adolescence, puis son âge adulte, est plutôt original. Tous les ingrédients sont donc réunis pour en faire "un film à Oscars".  Mais, en ce qui me concerne, l'originalité de ces trois étapes-clés est aussi ce qui fait la faiblesse du film. Ne vous méprenez pas, c'est très bien raconté mais j'ai trouvé que ne s'arrêter que sur 3 moments de la vie de Chiron engendrait de la frustration.

Car finalement, sa vie n'est qu'évoquée et on n'a l'impression de ne faire qu'effleurer la vie de ce beau personnage. La relation pratiquement filiale avec Juan dans son enfance est intéressante et belle mais reste racontée trop superficiellement. De même que Chrion à l'âge adulte, on retrouve un homme fait, dealer, ayant passé du temps en prison, dont l'homosexualité est latente mais pas affirmée et on a l'impression d'avoir manqué quelque chose. De grands pans de la vie du jeune homme, ceux qui ont eu lieu entre le moment de son adolescence et le moment où on le retrouve adulte. Il n'y a que la partie adolescence que j'ai trouvée plus aboutie, notamment son éveil à la sexualité et les conséquences que son homosexualité, et en général le caractère réservé du jeune homme, ont sur certains événements...

Tous les acteurs sont très justes et très bons, à commencer par les 3 acteurs choisis pour interpréter Chiron à ses trois âges différents. Tous les trois l'interprètent de façon touchante et attachante et avec beaucoup de conviction.

J'adore Mahershala Ali depuis Les 4400 et qui est surtout connu pour son rôle de Remi Denton dans House of Cards. C'est un acteur que je trouve très charismatique, qui est toujours en retenue et juste. Il a eu l'Oscar du meilleur second rôle masculin et j'en suis très contente mais en revanche, son rôle de Juan est assez court et cela m'a frustrée de ne pas le voir davantage dans ce film.

Je ne connais pas les autres acteurs mais comme je l'ai dit ils sont très bons.

Je ne connaissais pas le réalisateur Barry Jenkins dont Moonlight est le troisième film. Il a pris le parti de filmer son histoire tout en délicatesse, sans esbroufe, comme s'il marchait sur la pointe des pieds pour parler de la vie de Chiron. Il y a bien sûr des moments forts ou durs, de la violence et aussi de jolis moments mais l'atmosphère qui s'en dégage c'est cette impression que le réalisateur reste un peu en marge et c'est un peu dommage.

En conclusion, voilà un très beau film sur un personnage touchant et les trois phases importantes de sa vie, l'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte. Mais en filmant avec délicatesse et en ne faisant qu'effleurer certains sujets, on en ressort avec une certaine frustration et une envie d'en savoir davantage sur Chiron et de rester un peu plus longtemps avec lui. On a l'impression à la fin du film de n'être qu'au début de son histoire, en fait. Mais si vous voulez, à votre tour, découvrir les trois acteurs qui jouent le personnage, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
10/52

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Elantris + The Hope of Elantris de Brandon Sanderson

Posté par Frankie le 19 avril 2017 à 20:03 - Catégorie : , , , , ,
Résumé :
Il y a 10 ans, un terrible fléau a anéanti la fabuleuse ville d'Elantris et ses habitants considérés comme des dieux. Depuis, ces derniers sont des morts-vivants errants dans les ruines de la ville qui domine la nouvelle capitale, Kae et ceux qui sont soudainement atteints par la maladie, le Shaod, y sont exilés sans ménagement. Sarene, princesse d'un royaume voisin, arrive à Kae pour épouser Raoden, le prince héritier. On lui annonce la mort soudaine de ce dernier et son mariage avec lui ipso-facto. Elle ignore qu'il vient de succomber au Shaod et d'être emmené à Elantris...

Mon avis :
Alors que j'adore Brandon Sanderson, je n'avais jamais pris le temps de lire Elantris, son premier roman, publié en 2005. Après avoir fini de lire les Fils-des-Brumes il y a peu, et en attendant le prochain tome, j'ai décidé de me mettre à jour dans les autres romans du Cosmere, cet univers qui englobe les mondes de Fils-des-Brumes, Warbreaker, Les archives de Roshar (et d'autres) et donc Elantris. C'est donc tout naturellement vers ce tout premier que je me suis tourné. Et j'ai adoré ! :)

Autrefois, Elantris était une ville qui rayonnait sur le royaume d'Arelon et dont les habitants, dotés de pouvoirs, étaient considérés comme des dieux. Mais voilà 10 ans, une maladie, appelé le Shaod, a détruit les Elantriens, laissant la ville en ruines et ceux atteints par le fléau comme des morts-vivants. Depuis, c'est la classe marchande qui a pris le pouvoir avec Kae pour capitale qui vit à l'ombre d'Elantris, pouvoir instable et menacé par l'empire Fjorden qui veut l'envahir pour y établir sa religion, Shu-Dereth. C'est dans ce contexte qu'arrive la jeune princesse Sarene, dont le royaume, Teod, est aussi dans le viseur des Derethi. Elle doit épouser le jeune prince Raoden afin d'établir une alliance entre leurs deux pays et les renforcer. Mais alors qu'elle arrive à Kae, elle apprend que Raoden est mort mais que le contrat qui les liait les as mariés automatiquement et elle est donc devenue sa veuve sans possibilité de refaire sa vie. Ce qu'elle ne sait pas c'est que Raoden a été atteint par le Shaod et exilé à Elantris comme tous ceux qui y succombent. Dans le même temps, le Gyorn Hrathen, prêtre Derathi, arrive à Kae afin de convertir le royaume à la religion Shu-Dereth...

Pfiou, c'est difficile de faire un résumé qui donne une vue d'ensemble de l'histoire, qui est foisonnante, mais qui n'en dise pas trop non plus :)

En tout cas, quand on lit Elantris après les Mistborn et Warbreaker, on se dit que dès son premier roman, Brandon Sanderson avait déjà défini les grandes trames de ses futurs romans. Car on retrouve dans ce premier roman, très maitrisé, les ingrédients qui ont fait le succès des ses futurs parutions. Une magie originale, de la politique, la religion très présente, de la romance et des personnages super attachants et ce dans des mondes (planètes) différents. Si on voulait pinailler, on pourrait se dire que par la suite, finalement, l'auteur ne s'est pas trop foulé, reprenant la même recette au fil de ses sagas. Mais c'est justement là où réside le talent de l'auteur, chaque saga, si elle reprend le même schéma, est passionnante à lire. Et Elantris ne fait pas exception.

Donc à l'instar de ses autres sagas, et comme beaucoup de romans Fantasy, Elantris est une histoire très politico-religieuse. Dis comme cela, ça pourrait paraître rébarbatif et pourtant ça ne l'est jamais. car l'auteur y allie toujours une bonne dose d'aventures, de complots et de rebondissements. Une politique basée sur la noblesse marchande et les revenus que peuvent rapporter ces nouveaux aristocrates, une noblesse gangrenée de l'intérieur et qui est finalement à la merci du premier faux pas.   Je suis plus réservée sur la partie religieuse, notamment tout ce qui touche à la religion Shu-Dereth, que j'ai trouvée un peu longuette quand les chapitres portaient sur son émissaire (j'y reviendrai plus bas). Et puis ces histoires de religions, c'est une peu compliqué il faut l'avouer. Heureusement, il y a un site super bien fait, Coppermind, qui explique tout en détail, ça aide bien. Et comme pour beaucoup d'éléments du roman, la religion Shu-Dereth fait penser à celle qui existait avant que Vin, Kelsier et les autres ne s'en mêlent dans Fils-des-Brumes avec un Empire et un Empereur...

Mais ce qui est passionnant dans ce livre, c'est tout ce qui a trait à Elantris, cette ville qui fut fabuleuse et dont les habitants étaient tout-puissants et dont la chute fut aussi brutale que surprenante. Les Elantrians m'ont fait penser par bien des côtés aux Dieux-Revenants d'Hallendren dans Warbreaker. Quand on sait que ces deux mondes font partie du Cosmere, ce n'est finalement pas très étonnant.

Et bien sûr, il y a la magie. Les Aons. Encore une magie qui m'a éblouie, peut-être moins ébouriffante que la magie des métaux et l'hémalurgie des Mistborn ou encore celle du souffle et des couleurs de Warbreaker mais j'ai adoré l'idée de ces signes qu'on dessine dans l'air et qui une action suivant leur signification. J'adore une fois de plus l'imagination de Brandon Sanderson à ce niveau-là.

Et les personnages n'ont rien à envie à leurs pareils de Hallendren ou Elendel. Sarene pourrait être la grande soeur, ou un mélange, de Siri l'héroïne de Warbreaker et Steris des derniers Mistborn. Comme elles deux, elle est issue de l'aristocratie, comme elles deux, ce n'est pas une poupée fragile mais une jeune femme avec du caractère, de l'entrain, de l'humour, et surtout du coeur. Je l'ai adorée !

Quand à Raoden, c'est aussi un personnage hyper attachant, dont le destin va basculer et faire de lui un héros de contes finalement. J'ai adoré son parcours tout au long du roman, ce qu'il lui arrive, ce qu'il fait, les alliés qu'il se fait et comme je suis fleur bleue, je n'ai eu qu'une envie c'est qu'il arrive à dépasser la malédiction dont il était victime pour vivre enfin en paix avec la jolie Sarene :)

Le troisième personnage emblématique, c'est Hrathen, le fameux gyorn Derethi, sorte de haut dignitaire de sa religion. De prime abord, c'est l'antagoniste, celui qu'il faut détester mais on s'aperçoit vite que tout n'est pas blanc et noir et que ce personnage est peut-être moins prévisible qu'on ne le pensait et que le véritable méchant n'est pas celui qu'on croyait.

Autour d'eux gravitent des personnages que j'ai énormément aimés comme Galladon, Karata et Taan, compagnons de route de Raoden dans Elantris, ou encore l'oncle de Sarene, Kiin. Mais il y a de nombreux autres personnages sympathiques ou non dans ce romans. Et j'ai aussi beaucoup aimé Ashe, un Seon, une sorte de globe magique qui vole et doué d'une conscience, qui sont des serviteurs mais celui-ci est davantage un fidèle compagnon à Sarene qu'un valet.

Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire. Son roman est divisé en trois parties et ces parties sont divisées en chapitres racontés alternativement par Raodon, Sarene et Hrathen. Trois points de vue ayant le même nombre de chapitres tout au long du roman. Je dois avouer que j'ai nettement préféré les chapitres de Raoden et Sarene et que je me suis parfois languie, voire ai trouvé le temps un peu long, comme je l'ai dit plus haut, pour les chapitres avec Hrathen en PoV, même si c'était intéressant.

En conclusion, je pourrais vous en écrire des pages et des pages sur ce roman, tellement le monde qu'il décrit est foisonnant et passionnant à découvrir. Ce fut le premier roman (publié) de Brandon Sanderson, mais il était déjà très maitrisé et on y trouvait déjà tout ce qui rend l'univers du Cosmere si riche. J'ai adoré l'histoire, malgré quelques longueurs, les personnages, la magie et je ne peux que vous recommander de le lire si vous avez aimé les Mistborn et Warbreaker et si vous voulez découvrir Elantris et savoir quel sera le destin de Raoden au sein de la cité maudite et s'il sera réuni un jour avec Sarene ou si Hrathen parviendra à ses fins et à convertir le royaume à sa religion. Et cerise sur le gâteau, alors que ce roman était un one-shot, il est question que l'auteur écrive une suite qui sortirait dans quelques années (quand il aura avancé dans toutes ses sagas en cours).

Note :



Mon avis :
Après Elantris, j'avais du mal à quitter cet univers et j'ai donc lu cette courte nouvelle de 25 pages environ.

L'histoire prend place à la fois après Elantris et pendant les événements de la fin d'Elantris.

C'est une nouvelle sympathique à lire car elle permet d'avoir des nouvelles des personnages principaux après la fin du roman et l'histoire dans l'histoire s'attarde, elle, sur une jeune fille d'Elantris et ses actes héroïques aux moments d'heures sombres. Je ne veux pas en dire plus car je ne peux pas spoiler. Et c'est vraiment une nouvelle à lire après le roman. Ça se lit très vite, c'est intéressant à lire, même si n'apporte pas grand chose mais tout écrit de Sanderson est bon à prendre :)

Note :



Le roman et la novella font partie
du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
17,5

et le roman fait partie du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Fantasy : 5/6
Total : 9/12
3 points pour le roman + 1 point bonus car le roman fait 638 pages en VO

12

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (264)

Posté par Frankie le 17 avril 2017 à 07:45 - Catégorie : ,

Hello tout le monde ! En ce beau lundi de Pâques, férié pour pas mal de monde, sauf pour moi vu que je suis en Tunisie, je vous retrouve pour faire le point sur nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, je n'ai lu que Fire Touched (L'étreinte des flammes), le tome 9 de Mercy Thompson de Patricia Briggs. Et je lis vraiment comme un escargot car je ne l'ai toujours pas fini.

- Aujourd'hui, je finis Fire Touched. Il me reste une quarantaine de pages. Il est très sympa à lire, j'aime toujours autant l'univers de Mercy Thompson.

- Cette semaine, je vais lire The Handmaid's Tale (La servante écarlate) de Margaret Atwood. Je compte voir la série qui va débuter le 26 avril et Arcaalea m'a donné envie de lire le livre avant :) Du coup, je ne prévois rien d'autre de la semaine car je pense que, ne lisant pas vite, je ne l'aurai pas fini d'ici lundi prochain. Du coup, le Aurélie Laflamme que j'avais prévu de lire après Mercy Thompson sera pour plus tard.

Bonne semaine !

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Divines de Houda Benyamina

Posté par Frankie le 15 avril 2017 à 12:56 - Catégorie : , ,
avec Oulaya Amamra, Deborah Lukumuena, Kevin Mischel, Jisca Kalvanda

Résumé :
Le parcours de deux jeunes filles, Dounia et Maimouna, dans une banlieue parisienne, entre trafic de drogue et religion. Deux personnages vont bouleverser la vie de Dounia, Rebecca la dealeuse et Djigui, le danseur troublant...



Mon avis :
Voilà un film que je comptais voir avant les César en février dernier mais je n'ai pas eu le temps. C'est donc le lendemain de la cérémonie que j'ai pu le découvrir. Divines est un film percutant, pas forcément original dans le fond mais porté par un duo d'actrices extraordinaires.

Dans une banlieue parisienne où se mêlent les trafics et la religion, Dounia et Maimouna rêvent d'une meilleure vie. Dounia, surtout, qui veut marcher sur les traces de Rebecca, une dealeuse qui fait la loi dans le quartier. Mais sa rencontre avec Djigui, un jeune qui danse dans une troupe, la trouble et lui donne envie d'autre chose...

Des films sur la banlieue, il y en a eu pléthore depuis une vingtaine d'années, traitant de tous les sujets, du percutant La haine au très réjouissant L'Esquive et bien d'autres. Ce n'est donc pas du côté de l'originalité que se situe la réussite de Divines. L'histoire de ces deux jeunes filles est certes intéressante, prenante, émouvante et surtout très cruelle et choquante sur la fin qui nous laisse anéantis, comme si l'histoire était réelle, mais c'est la justesse, la volonté et l'enthousiasme qui se dégage du tout, qui en fait un très bon film.

Car sans ses deux actrices, Divines ne serait pas aussi bien. Oulaya Amamra et Deborah Lukumuena ont vraiment mérité leurs César, celui de la meilleure révélation féminine pour la première et du meilleur second rôle féminin pour la seconde. Elles sont excellentes, l'une et l'autre différente mais tellement complémentaires et justes. J'ai beaucoup aimé le personnage de Maimouna, tellement positif, optimiste, apportant de l'humour à un film qui n'est pas très marrant. Dounia, elle, est un personnage plus complexe, plus renfermé, mais très touchant.

Les autres personnages ne sont pas en reste et sont très naturels et convaincants.

Le film de Houda Benyamina a obtenu la caméra d'or au festival de Cannes et on se rappelle de son discours atypique et enflammé lors de la remise des prix. Son film est à cette image, percutant, sans concession, dur et pourtant touché par la grâce, grâce à la musique et la danse. J'ai particulièrement aimé ces scènes de danses, troublantes, belles à tomber et surtout quand Dounia observe Djigui le danseur, cachée en haut de l'endroit où il répète. Le film a obtenu de nombreux prix (donc le César du meilleur premier film) et c'est bien mérité.

En conclusion, Divines est un film rugueux et dur, pas forcément original, sur la vie de deux jeunes filles en banlieue, mais bouleversant et avec des moments de toute beauté et même d'humour et surtout porté par deux jeune actrices franchement formidables. Alors si vous aussi vous voulez découvrir les divines Dounia et Maimouna, regardez le film !

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
9/52

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C'est lundi ! Que lisez-vous ? (263)

Posté par Frankie le 10 avril 2017 à 07:28 - Catégorie : ,

Bonjour à tous ! Voilà plus d'un mois que je n'avais pas fait de C'est lundi, un mois durant lequel j'étais en France, comme je vous l'avais dit la dernière fois, mois où j'ai lu lentement et durant lequel mon blog a tourné au ralenti, par manque de temps et d'envie. Mais bon il est plus que temps que je m'y remette vu le nombre de chroniques que j'ai en retard ! Bref, nous sommes lundi et je vous retrouve donc pour ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces 5 dernières semaines, j'ai terminé Elantris de Brandon Sanderson qui a été un coup de coeur. On y retrouve les mêmes ingrédients que dans ses autres sagas et c'est ce qui en fait son charme. J'ai lu ensuite une novella, The Hope of Elantris, qui est une petite suite et qui était bien sympa à lire et ensuite, j'ai lu An Echo in the Bone, le tome 7 d'Outlander de Diana Gabaldon que j'ai trouvé un peu longuet dans sa première moitié (il faisait plus de 1000 pages en VO) mais toujours très bien à lire. J'ai lu ensuite A Leaf on the Wind of All Hallows, une nouvelle sur les parents de Roger McKenzie d'Outlander. Et pour finir, j'ai lu La chambre des morts de Franck Thilliez qui était glaçant mais très bien et que j'ai fini hier soir.

- Aujourd'hui, je commence Fire Touched (L'étreinte des flammes), le tome 9 de Mercy Thompson de Patricia Briggs.

- Cette semaine, je vais donc lire le Mercy Thompson. Après, je ne sais pas du tout, cela dépendra de mon envie à ce moment-là. Peut-être le tome 6 d'Aurélie Laflamme, Ça déménage, d'India Desjardins.

Bonne semaine à tous !

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