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25 janvier 2021

Sacrées sorcières de Pénélope Bagieu d'après Roald Dahl

Résumé :
Un petit garçon, devenu orphelin, est recueilli par sa grand-mère qui lui raconte des histoires de sorcières pour lui remonter le moral et lui dit comment les reconnaître. Alors que la grand-mère est tombée malade, le médecin lui suggère d'aller passer sa convalescence dans un bel hôtel de Brighton, avec son petit-fils. Là, le petit garçon tombe sur une convention de sorcières, menée par la Grandissime (et terrible) Sorcière. Au petit garçon et une autre petite fille d'empêcher le plan machiavélique des sorcières qui est d'éradiquer tous les enfants du monde à l'aide d'un potion qui les transformera en souris et dont ils ont fait les frais...


 
Mon avis :
J'aime beaucoup Pénélope Bagieu que je suis sur Instagram et Twitter et j'avais adoré les deux tome de Culottées. Aussi quand il s'est agi de trouver une BD pour le thème de décembre d'Un genre par mois, je n'ai pas hésité longtemps et je me suis acheté Sacrées sorcières. J'ai lu très peu de Roald Dahl (seulement Matilda) mais les adaptations ciné tirées de Charlie et la chocolaterie ou encore (et surtout de Matilda m'ont toujours beaucoup plu. Et il me tardait donc de voir ce que donnait la rencontre entre) cet auteur jeunesse encensé de par le monde et Pénélope Bagieu. Et je dois dire que la rencontre a été tout à fait satisfaisante.

Je n'ai jamais lu Sacrées sorcières mais je connaissais grosso modo l'histoire. Je pense que mes enfants ont dû voir le film avec Angelica Huston dans les années 90. Et je dois dire que c'est une sacrée histoire que rend (et qui rend très bien chez) Pénélope Bagieu. C'est d'ailleurs une histoire plutôt terrifiante même si elle est racontée avec beaucoup d'humour car les sorcières ne sont pas des gentilles personnes, elles font peur physiquement (enfin quand on est un tout petit) et tout ne se termine pas comme un conte de fées. La fin m'a d'ailleurs surprise mais m'a bien convenue :)

J'ai beaucoup aimé le petit garçon, dont on ne connaît pas le nom il me semble, ni celui de la grand-mère ou encore la petite fille. Mais ce n'est pas très important. Ce petit garçon de 8 ans est intrépide et courageux et nul doute que les enfants de cet âge peuvent s'identifier à lui, comme iels peuvent s'identifier à la petite fille qui a aussi du répondant. Si j'ai bien compris dans la version de Dhal c'était un jeune garçon et la dessinatrice a choisi d'en faire une fille, ce qui est très bien.

La grand-mère est savoureuse, aimante et dynamique, une grand-mère comme on voudrait tous en avoir. Quant aux sorcières, elle sont terrifiantes, je l'ai dit et la Grandissime est une vraie méchante comme on aime.

On reconnaît bien le trait de crayon de Pénélope Bagieu dans ses dessins. D'ailleurs, clins d'oeil aux Culottés, au début on voit une sorcière poursuivre un quidam et elle a les traits de la méchante Sorcière de l'Ouest du magicien d'Oz et, dans Culottés, Pénélope Bagieu avait brossé les traits de son interprète, Margaret Hamilton. Son adaptation est un vrai travail de réécriture auquel elle donne beaucoup de rythme et on ne s'ennuie pas une seconde. En plus, elle y glisse quelques idées féministes qui ne sont pas pour me déplaire.

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié la rencontre entre Pénélope Bagieu et Roald Dahl dans cette histoire de sorcières, terrifiante mais également très amusante à suivre. J'ai aimé à la fois les dessins et les dialogues et la modernisation de l'ensemble, ainsi que les personnages. Je ne connais pas l'histoire d'origine mais celle-ci m'a beaucoup plu. Alors si, vous aussi, voulez voir ce que donne l'adaptation de ce conte d'un des plus grands auteurs jeunesse, par une de nos plus talentueuses dessinatrices, lisez-le. Quant à moi, il faut que je regarde la nouvelle adaptation ciné sortie il y a quelques mois et emmenée par Anne Hathaway dans le rôle de la Grandissime. Enfin je suppose, je ne pense pas qu'elle joue la grand-mère de 83 ans ;)

Note :




Le livre fait partie du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de décembre : Bulles : BD, Mangas, Comics
12/12

et du Challenge Jeunesse/Youg Adult 2020-2021 de Mutinelle

2/10

20 décembre 2020

Putain de chat, tome 6 de Lapuss'

Résumé :
Alors que Grisbi et ses chatons essaient de mener la vie dure à leur maître, Croquette devenu Goliath le maître des rues, entend bien faire régner sa loi et la terreur...








Mon avis :
Moi qui adore les chats, je n'avais jamais lu cette série et si vous cherchez des chroniques sur les 5 tomes précédents, vous n'en trouverez pas. C'est ma fille qui m'a offert ce petit livre pour mon anniversaire en août et je me suis empressée de le lire dès que j'ai eu terminé ma grosse lecture en cours (le Ken Follett dont j'ai récemment parlé). Et j'ai passé un très bon moment avec ces chats qui, évidemment, entendent mener le monde et mener la vie dure aux humains... ou pas ! ^^

Franchement cela ne m'a pas dérangée de ne pas avoir lu les tomes précédents. Je pense que j'ai manqué quelques trucs sur le passé de Grisbi chez son maître ou comment Croquette était avant de devenir Goliath mais le tome se suffit, en partie, à lui-même et est très amusant. Car on se retrouve dans des situations bien connus où le maître gagate (est gaga) devant son chat et lui fait des gouzi gouzi alors que le chat n'en a rien à foutre et veut juste qu'on le vénère ou lui donne à manger. Ça m'a bien sûr fait penser à moi et ma minette Lol (c'est son nom, hein) :D

On suit donc Grisbi et ses petits, qui font les 400 coups dans la maisonnée mais s'en sortent toujours (ils sont si mignons ! :D) et le maître complètement inconscient de la fourberie de ses petits compagnons à quatre pattes.
 
Quant à Goliath, après avoir fait régner une sorte de terreur à deux sous, son destin est plutôt savoureux.

Le trait de crayon de Lapuss' est sommaire mais explicite, on voit bien les expressions des uns et des autres et surtout les dialogues sont à mourir de rire.

En conclusion, je ne connaissais donc pas cette série mais je remercie chaudement ma fille de me l'avoir fait découvrir et j'ai très envie de lire les tomes précédents (wink wink en direction de ma chère et tendre enfant ;)) et la fin de ce tome 6 donne aussi envie de lire la suite car elle rebat les cartes pour la famille de Grisbi...

Note :


31 octobre 2020

Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Fontaine

Résumé :
De sa sélection au programme spatial en 2009, à son retour sur Terre après six mois dans la Station Spatiale Internationale, l'aventure extraordinaire vécue par Thomas Pesquet, racontée en BD par Marion Montaigne.








Mon avis :
En mai dernier, pour le Challenge Un genre par mois d'Iluze, il fallait lire une biographie ou une autobiographie. On était en fin de confinement, toujours un peu déboussolés et franchement, je n'avais pas envie de me lancer dans une longue autobiographie comme je l'avais prévu (Just Kids de Patti Smith). C'est alors que je me suis rappelé cette bande-dessinée dont j'avais lu l'excellent avis chez Caro Bleu & violette (non mais franchement, allez lire sa chronique, elle est géniale et très bien documentée), je l'ai vite achetée et lue dans la foulée et j'ai très bien fait car j'ai adoré !

Franchement, cette BD est géniale ! À la fois sur le fond et sur la forme. Le fond, c'est donc le parcours de Thomas Pesquet, dont, comme beaucoup, j'ai entendu parler quand il est allée à bord de l'ISS et qui a partagé son expérience via les réseaux sociaux. Vous pensez, un Français, sympa, beau gosse et astronaute (spationaute, cosmonaute, taïkonaute ? :)), ça rejaillissait forcément sur nous et notre fierté nationale :D

On suit donc le jeune homme, depuis son enfance quand il a décidé de devenir astronaute puis surtout à partir de sa sélection en 2009. Tout est expliqué en détails, les épreuves pour cette sélection à partir de 2008, les embûches et les difficultés à surmonter lors des 7 années où il va s'entraîner pour partir dans l'espace. Les revers quand ce sont les copains/copines qui partent avant et enfin la joie d'apprendre que ce sera son tour en 2016. Et, au milieu de tout cela, un peu d'histoire sur la conquête spatiale, surtout soviétique et russe car c'est à bord d'une fusée russe que Thomas Pesquet atteindra l'ISS.

Vient alors ce qui est bien sûr l'apothéose de l'histoire et de la vie de Pesquet, son séjour à bord de la station spatiale, tout ce qu'il y vit, les bons comme les mauvais moments. Et c'est marrant, car j'ai vu la série Away il y a peu et ça m'a fait énormément pensé à la bd sauf que dans Away ils partent pour Mars :) Bref, c'est passionnant à suivre, avec plein d'infos, pratiques et techniques sur l'environnement de l'astronaute.

Et puis bien sûr, il y a l'homme, Thomas Pesquet himself, un gars de chez nous, parti dans les étoiles. S'il ne s'agit que d'une biographie, on voit que l'autrice a suivi Pesquet de près et qu'il a participé activement à créer son personnage. Du coup, il y a beaucoup d'auto-dérision en ce qui le concerne, on voit un bon gars avec un peu la grosse tête, qui se voit beau (il l'est :)), le meilleur (il en fait partie), avec des traits de caractères pas toujours reluisants (mais quand même sympathiques) comme s'il fallait gommer cette image de gendre idéal qu'il a renvoyé depuis l'ISS et qu'il renvoie toujours.

Ce que j'ai surtout adoré avec cette bd, c'est les dessins et l'humour de l'autrice. Je ne la connaissais pas du tout et l'ai découverte avec ce livre, mais qu'est-ce que j'ai ri et franchement, en mai, ça m'a fait énormément de bien. Et derrière l'humour et l'apparente désinvolture, elle retranscrit parfaitement le travail acharné que doivent fournir les astronautes, les longues années d’apprentissage, les doutes, la peur, le danger, que tout n'est pas toujours rose et facile. Tout comme l'est la vie quotidienne d'un astronaute avec ses petits tracas... ;)

En conclusion, je ne m'attendais pas du tout à avoir un aussi gros coup de coeur pour cette BD, pour le personnage qu'elle croque, bien sûr, un héros des temps modernes qui nous fait rêver, mais pour son humour ravageur et ses dessins très sympathiques. Je me suis régalée à suivre les aventures de Thomas Pesquet et j'ai trouvé le tout passionnant à suivre. Alors si vous aussi avez suivi avec intérêt le jeune homme dans l'espace, à travers les réseaux sociaux, si vous continuez à le suivre, n'hésitez pas à lire cette chouette BD. Quand Pesquet est revenu sur Terre en juin 2017, il rêvait de repartir mais lors de la sortie de la BD, ce n'était pas à l'ordre du jour mais, mais mais... Depuis quelques mois, Pesquet s'entraîne à nouveau pour repartir en 2021 et cette fois-ci ce sera à bord d'un véhicule américain, le Crew Dragon Space X créé par Elon Musk. Il sera le premier Européen à y faire le voyage dedans. Par conséquent, il s'entraîne à Houston et vous le suivre sur Facebook et Twitter (et sûrement Instagram). Quant à moi, si je me réjouis de retrouver ses impressions, j'espère aussi qu'il aura droit à un tome 2 de Marion Fontaine :)

Note :




la BD fait partie du Big Challenge 2020 de Livraddict
2/4
 
et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de mai : Non Fiction
5/12

23 décembre 2018

Culottées, tome 2 de Pénélope Bagieu

Résumé :
En quelques planches et coups de crayon, Pénélope Bagieu revient nous conter le destin de 15 femmes hors normes, qui ne font que ce qu'elles veulent, comme le dit le titre.







Mon avis :
Il y a tout juste un an, j'avais découvert le premier tome de ces Culottées qui m'avait enchantée et je m'étais précipitée pour acheter la suite. Ce n'est que maintenant que je l'ai lu mais je me suis une nouvelle fois régalée.

On suit donc, une fois de plus, 15 destins de femmes, historiques ou contemporaines, peu connues pour la plupart et qui étaient bien souvent vouées à une vie maritale et se sont affranchies du carcan social ou racial auquel on les destinait. Qu'elles soient américaines, Australiennes, afghanes, françaises, indiennes, ou syriennes. Elles, ce sont Temple Grandin, autiste et qui a milité en faveur du bien-être animal, Sonita Alizadeh, rappeuse afghane, Cheryl Bridges, athlète américaine, Thérèse Clerc, une française qui a crée des maisons féminines, Betty Davis, une artiste afro-américaine, Phulan Devi, une indienne a bousculé les préjugés de caste et est devenue bandit, The Shaggs, des chanteuses américaines peu communes, Katia Krafft, une volcanologue qui a fait de l'ombre à Haroun Tazieff, Jesselyn Radack, une avocate américaine, Hedy Lamarr, actrice connue et inventrice de ce qui deviendra le wifi, Nazif al-Abid, activiste syrienne, Frances Glessner, qui a grandement contribué à faire avancer les enquêtes sur les scènes de crime grâce à des reconstitutions miniatures, Mae Jemison, astronaute afro-américaine et Peggy Guggenheim qui a contribué à préserver l'art moderne.

Le point commun de toutes ces femmes, c'est leur extraordinaire volonté, et leur façon de bousculer les préjugés. Toutes devaient mener des vies rangées et soumises, se marier et avoir des enfants et, dès leur enfance, elles ont fait preuves d'une indépendance d'esprit hors normes. Bien sûr certaines se sont mariées et ont eu des enfants mais cela ne les a pas empêchées d'avoir une vie exceptionnelle, malgré les barrières.

J'ai adoré les 15 histoires mais j'ai eu une petite préférence pour Temple Grandin, Sonita Alizadeh, Phulan Devi, Heidi Lamarr et Nazif al-Abid. Temple Grandin car je connaissais déjà son histoire pour avoir lu son autobiographie (chroniquée sur le blog), Heidi Lamarr car je connaissais l'actrice mais l'inventrice a été réhabilitée grâce à des séries comme Legends of Tomorrow et Timeless qui l'ont incorporée chacune dans un épisode et les 3 autres car elles sont issues de pays où l'on exploite et soumet les femmes et ont su avec beaucoup d'intelligence passer outre.

Le coup de crayon de Pénélope Bagieu est vraiment super. Elle donne vie à ses personnages et on se croirait presque devant un film d'animation en parcourant les pages. Il y a beaucoup d'humour, bien que les vies de toutes ces femmes n'aient pas été un chemin pavé de roses. Je pense notamment à Nazif al-Abid qui se fait expulser régulièrement de son pays pour trouble à l'ordre public et Pénélope en fait une blague récurrente.

En conclusion, j'ai encore adoré ces femmes culottées qui ne font que ce qu'elles veulent, leurs parcours si différents de par leurs origines, leur situation raciale, familiale, sociale et pourtant si similaires dans leur façon de se battre pour ce qu'elles veulent être. C'est vraiment frappant dans ce tome de voir que dès l'enfance, elles savaient ce qu'elles voulaient être. Mon seul regret est que chaque histoire est trop courte. Alors si vous aussi voulez découvrir Temple Grandin et ses 14 copines, lisez-le vite !

Note :



Le roman fait parti du Big Challenge 2018 de Livraddict
6/11

26 décembre 2017

Culottées, tome 1 de Pénélope Bagieu

Résumé :
En quelques coups de crayon, et avec beaucoup d'humour, Pénélope Bagieu nous croque le portrait de 15 femmes d'exception, inconnues pour la plupart, mais qui ont su se débarrasser du carcan dans lequel on voulait les enfermer, qu'il soit matrimonial, social ou racial.





Mon avis :
J'aime beaucoup Pénélope Bagieu que je suis sur Twitter et qui porte toujours un regard plein d'humour sur ce qui l'entoure ou ce qu'elle vit. Pourtant, je n'avais pas particulièrement envie de lire ce Culottées, je ne sais pas pourquoi. Mais quand j'ai vu qu'il faisait partie du Big Challenge Livraddict, je me le suis acheté et je l'ai lu début décembre. Et je regrette de ne pas l'avoir fait avant car j'ai trouvé ce recueil vraiment passionnant à découvrir.

Dans ce premier album, Pénélope nous propose donc 15 portraits de femmes ayant vécu à diverses époques, toutes ayant bravé les conventions pour vivre comme elles l'entendaient et le payant parfois de leurs vies (commes les Mariposas). 15 vies qu'il lui faut croquer en quelques planches et peu de pages (six il me semble). Ce qui rend l'exercice difficile car il faut raconter toute une vie en peu de dessins et on regrette parfois que ce ne soit pas plus long. Mais d'un autre côté, j'ai beaucoup aimé ce condensé de vie, l'humour que l'auteure instille dans ses commentaires et ses dessins.

On croise donc Clémentine Delait, femme à barbe -  Nzinga, reine du Ndongo et du Matamba - Margaret Hamilton, actrice terrifiante et formidable méchante sorcière de l'Ouest dans le Magicien d'Oz de Victor Fleming - les soeurs rebelles Las Mariposas qui ont failli mettre un dictateur de la république dominicaine à terre -  Josephina van Gorkum, amoureuse têtue et celle qui m'a le plus émue -  Lozen, indienne chamane -  Annette Kellerman, créatrice du bikini et précurseuse des actrices aquatiques -  Delia Akerley, exploratrice -  Joséphine Baker, danseuse bien sûr mais aussi résistante et très versée dans les oeuvres de charité -  Tove Jansson, peintre, créatrice des Trolls -  Agnodice, gynécologue grecque -  Leymah Gbowee, travailleuse sociale -  Giorgina Reid, Gardienne de phare, Christine Jorgensen, première femme reconnue transgenre - Wu Zetian, impératrice chinoise.

Tous ces portraits sont passionnants et racontent des destins tout aussi passionnants et différents. Vous ne reconnaîtrez sans doute pas beaucoup de nom, la plus connue étant Joséphine Baker dont on voit que la vie a été autre chose qu'une chanteuse de cabaret affublée d'une ceinture de banane. Si j'ai tout aimé, j'ai surtout été touchée par l'histoire de Josephina va Gorkum, née au Pays-bas en 1820, à l'époque où catholiques et protestants sont séparés. Elle va donc braver les conventions et épouser un protestant (elle est donc catholique). Mais quand ils meurent, ils doivent être enterrés dans des parties différentes du cimetière. Josephina, qui va mourir 8 ans après Jacob, va faire en sorte d'être réunie avec son mari, comme cela :
J'ai trouvé que c'était vraiment émouvant et j'ai eu les larmes aux yeux.

C'est dommage, je ne peux pas vous parler de toutes car cela prendrait des pages et des pages mais j'ai aussi adoré l'histoire de l'actrice qui a joué The Wicked Witch of the West, tout simplement parce que j'adore le Magicien d'Oz et le personnage et c'est touchant de voir que derrière ce personnage détesté par beaucoup, il y avait une femme pas jolie qui a su en tirer partie plutôt que de se morfondre. La vie de Christine Jorgenssen m'a aussi beaucoup touchée, c'est la première transgenre reconnue officiellement (il y a eu "the danish girl" mais non reconnue à l'époque) et c'est révoltant de voir, bien évidemment, tout ce qu'elle a dû endurer une fois devenue femme. Le destin des Mariposas est émouvant également comme le sont finalement ceux de toutes ces femmes qui se sont battues pour leurs droits, qu'elles soient africaines, chinoise, grecque et j'en passe. La vie de Joséphine Baker est très intéressante aussi.

J'ai beaucoup aimé les dessins de Pénélope Bagieu, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup dans sa façon de dessiner, c'est léger, mutin et surtout très expressif. En quelques coups de crayon, elle réussit parfaitement à faire passer une expression ou un message. 

En conclusion, voici un album que j'ai trouvé passionnant à lire et 15 destins de femmes pour lesquelles j'ai eu un vrai coup de coeur. Il y en a que j'ai bien sûr préféré à d'autres mais je les ai toutes aimées et je vous invite vraiment à les découvrir. Quant à moi, il me tarde de rentrer en France en mars pour m'acheter le tome 2 et je regrette de ne pas l'avoir fait en même temps que le premier !

Note :



L'album fait partie du Big Challenge 2017 de Livraddict
7/8
12/100

10 janvier 2014

Astérix chez les Pictes de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad

Résumé :
C'est l'hiver dans le petit village gaulois d'Astérix et Obélix. Un jour ils découvrent un homme bizarre, congelé dans un glaçon, qui une fois décongelé s'avère être un Picte, un homme du Nord de l'Écosse. Astérix et Obélix décident de le ramener chez lui...





Mon avis :
 Quand j'étais petite, les Astérix et les Tintin trônaient en bonne place dans la bibliothèque de mes parents. C'était une époque où côté BD, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent quand on était enfant (on avait aussi Quick et Flupke d'Hergé, les Pieds Nickelés - mais ça c'était plus dans la bibli de mes grands-parents !) et donc il va sans dire que j'ai usé les albums d'Astérix et Tintin à les lire et relire ! Pour Astérix, je ne sais plus trop où je me suis arrêtée. Je pense avoir vaguement lu La grande Traversée et L’odyssée d'Astérix mais pas Le fils d'Astérix donc voilà où j'en étais quand est sorti Astérix chez les Pictes. En temps normal, je n'aurais jamais acheté de nouvel Astérix mais j'ai entendu le plus grand bien sur cet nouvel album, comment il signait le renouveau de la franchise tout en gardant l'esprit de Goscinny et Uderzo. Alors je me suis dit que ce serait une bonne occasion de retrouver les habitants de ce petit village qui résiste toujours encore et toujours depuis des décennies ! :) Et j'avoue avoir passé un bon moment de lecture même si je n'ai pas été forcément emballée.

C'est l'hiver en Armorique et dans le village d'Astérix et Obélix, la vie suit son cours... En se promenant sur la plage, nos deux gaulois trouvent un homme dans un glaçon, un homme accoutré bizarrement. Cet homme se révèle être un Picte d'Écosse, Mac Oloch de son petit nom, tombé dans un traquenard fomenté par un rival qui voulait s'emparer de la fiancée du jeune homme et du pouvoir. Astérix et Obélix décident de ramener Mac Oloch chez lui...

Dans ce tome, on retrouve donc les ingrédients qui ont fait le succès de la bande-dessinée autrefois. Que ce soit au niveau des personnages ou des situations, on n'est pas dépaysés. Et c'est là où le bat blesse. À trop vouloir coller à la BD originelle, les nouveaux auteurs n'ont pas pris de risques et décrivent des situations vues et revues maintes fois. On ne passe pas un mauvais moment, non pas du tout, mais on n'est pas surpris. On peut remplacer les Pictes par les Goths, les Bretons ou les Normands et on se retrouve dans des aventures déjà narrées. Que ce soit au niveau du village ou au niveau du voyage. Les villageois sont égaux à eux-mêmes, colériques et prêts à se taper dessus à la moindre contrariété, on retrouve les fidèles, Agecanonix le vieux débris, Panoramix le druide, Assurancetourix le barde mal-aimé, Ordrealfabetix le poissonnier etc... Et les Romains et les pirates !

L'aventure, elle, est l'occasion de découvrir les Highlanders sous un jour humoristique et d'avoir une version assez sympathique du monstre du Loch Ness.

Astérix et Obélix sont toujours les mêmes, prompts à se lancer dans la bagarre, surtout si c'est avec des romains et à s'engueuler pour un oui ou pour un non.

Mac Oloch, lui est la version Calédonienne (la Calédonie étant l'Écosse de l'Antiquité) de Tragicomix, le beau légionnaire d'Astérix le légionnaire, qui se voyait aussi séparé de sa fiancée.

Au niveau des dessins et des textes, comme je l'ai dit, rien de bien original. On a VRAIMENT l'impression de se trouver dans les anciennes BDs. Comme je n'ai pas lu les derniers Astérix, je ne sais pas comment étaient les histoires ou les dessins donc là, je n'ai pas eu l'impression d'une discontinuité. C'est peut-être pour cela que je trouve que rien n'a changé. Enfin bon, c'est aussi très sympa dans l'ensemble car on croirait retomber en enfance et comme il y a beaucoup d'humour et de jeux de mots, on ne s'ennuie pas une seconde.

En conclusion, une nouvelle aventure d'Astérix et Obélix dans la continuité des albums de mon enfance qui a su m'amuser, me faire passer un bon moment de détente et de rigolade mais sans me convaincre totalement. Et si vous voulez savoir si nos deux Gaulois irascibles arriveront à réunir Mac Oloch et sa fiancée et si l'aventure se terminera comme il se doit par un banquet (avec ou sans Assurancetourix :)), lisez ce tome ! S'il en sort un nouveau, je pense que je le lirai pour voir si les nouveaux auteurs réussissent à s'affranchir de l'ombre certainement pesante d'Uderzo et de Goscinny.

Note :

19 juillet 2010

Joséphine de Pénélope Bagieu

Résumé :
La vie de Joséphine, trentenaire à la Bridget Jones, qui rêve du grand amour, se trouve parfois trop grosse et refait le monde avec ses amis.







Mon avis :
Je suis une grande fan de Pénélope Bagieu, dont la première BD, Ma vie est tout à fait fascinante, m'avait beaucoup plu. De même que j'adore ses petites réparties sur son Twitter.

Avec Joséphine, on retrouve tout ce qui fait le sel de ses BDs. De l'humour un peu décalé, une héroïne trentenaire, qui vit avec son chat, qui a des questions existentielles sur la façon de s'habiller, sur ce qu'elle va faire ce soir ou demain, qui a deux amis pour l'épauler quand elle déprime, une soeur gonflante à force d'être trop parfaite, et qui rêve de rencontrer l'homme de sa vie.

Je n'ai plus l'âge d'être le coeur de cible du roman mais certaines situations nous parleront toujours et, à tout âge, on peut se retrouver dans certaines situations de la BD. J'ai trouvé ce livre sympa, très bien pour lire au bord de la piscine en se faisant bronzer au soleil ! ^^

Le style est humoristique, parfois ironique, pas prise de tête et agréable à lire. On s'amuse beaucoup ! Les dessins sont agréables à regarder. On se prend vraiment de tendresse pour cette Joséphine qui voudrait, elle aussi, un chéri avec lequel passer ses soirées...

En conclusion, un livre à glisser dans son sac et à lire pour mettre de bonne humeur. Et si vous voulez savoir quelles aventures attendent notre Joséphine, lisez ce livre ! Je lirai avec plaisir le tome 2 de ses aventures quand il sortira en poche.

Note :