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18 avril 2020

Au revoir là-haut de Pierre Lemaître

Résumé :
Après la guerre de 14-18, deux rescapés, Albert Maillard, ancien comptable et Édouard Péricourt, un jeune dessinateur de génie et faisant partie de la bourgeoisie parisienne, ce dernier défiguré et tous deux fracassés par cette guerre et par leur lieutenant, un être fourbe et malfaisant, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. De son côté, le lieutenant Audrey-Pradelle a réussi à faire un beau mariage et, en bon arriviste, entend bien trouver sa place dans les arcanes du pouvoir et par tous les moyens.




Mon avis :
En 2018, j'avais vu le film éponyme d'Albert Dupontel que j'avais adoré mais n'avais encore pas lu le roman de Pierre Lemaître. Sans les Challenges Livraddict, je pense que je ne l'aurais pas lu mais, dans l'une des catégories, il y avait la suite, Couleurs de l'incendie, et je me suis dit qu'avant de découvrir cette suite, il fallait que je lise Au revoir-là-haut et que c'était enfin l'occasion de découvrir l'histoire qui avait valu le prix Goncourt à son auteur en 2013. J'ai beaucoup aimé ce roman mais j'ai quand même préféré son adaptation.

C'est toujours délicat de faire une chronique d'un livre dont on a vu l'adaptation avant ou vice versa, quand on a lu le livre avant et qu'on voit le film. J'essaie de ne pas faire de comparaison mais c'est pratiquement impossible. Et, comme avec The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie), là j'ai préféré l'adaptation au roman d'origine. Il faut dire que Dupontel y a instillé un je-ne-sais-quoi qui m'a plus attachée aux personnages et notamment à celui d'Édouard (qui était admirablement joué, il faut le dire).

Avec ce roman historique, Pierre Lemaître brosse une France fracassée par la guerre dont les petites gens peinent à se relever, tandis que ceux qui ont le pouvoir entendent le garder et surtout en tirer profit. À travers les histoires des différents protagonistes, on a une vision assez réaliste de ce que fut cet après-guerre.

En fait, ce qui m'a désarçonnée en lisant le roman, c'est que l'arnaque aux monuments aux morts intervient assez tard dans le récit.  Je n'avais plus le souvenir que/si c'était le cas dans le film et, du coup, j'ai un peu piaffé :) Mais bien sûr Au revoir là-haut ne repose pas que sur cette intrigue et l'on suit les destins des personnages avec grand intérêt, les escroqueries des uns (oui c'est à toi que je m'adresse Audrey-Pradelle), les manigances des autres, la reconstruction ou le chagrin étouffé de certains et j'en passe.

Albert Maillard est un personnage intéressant. Car, de prime abord, ce n'est pas quelqu'un sur lequel on se retournerait, il est effacé et timide, mais la tragédie qu'il vit juste avant et sa rencontre avec Édouard donnent un sens à sa vie. Et j'ai beaucoup aimé son évolution.

J'avais adoré Édouard Péricourt dans le film, il était tellement bien joué qu'il crevait l'écran et rendait l'histoire grandiose, ça a été un peu moins le cas dans le roman. Même si, évidemment, l'Édouard de papier a des côtés attachants et qu'on est bien sûr horrifié par ce qu'il vit, j'ai moins accroché. Mais c'est une vraie figure tragique, comme l'est sa vie, notamment vis à vis de son père et les masques qu'il met au gré de ses humeurs renforce ce côté tragique. Le destin de ce personnage m'a vraiment attristée.

Sur écran ou sur papier, le lieutenant Audrey-Pradelle est vraiment une ordure de première. Mais quel salaud ! Autant, parfois, certains méchants peuvent avoir des côtés ambigus, autant lui c'est clair et net, il n'y a rien de bon pour le rattraper. J'ai vraiment adoré que Madeleine ne soit rapidement plus dupe et le lui fasse savoir.

En parlant de Madeleine, la soeur d'Édouard et épouse d'Audrey-Pradelle, je me rappelais pas avoir autant accroché à elle dans le film. Je l'avais évoquée, surtout qu'elle était incarnée par Emilie Dequenne mais je dois dire que la version roman m'a beaucoup plus marquée et j'ai hâte de lire la suite d'Au revoir là-haut, Couleurs de l'incendie, qui porte sur elle, il me semble.

Autour de ces personnages, gravitent de nombreux autres, certains comme le père Péricourt ou Louise la petite fille qui s'attache à Édouard et sont au premier plan, d'autres figures sont plus floues...

J'ai beaucoup aimé la narration de Pierre Lemaître. Il adopte un ton un peu argotique, titi parisien qui va très bien avec l'époque. Et son écriture est très vivante, on se croirait un peu dans les romans-feuilletons de l'époque.

En conclusion, même si je n'ai pas adoré le roman autant que le film, cela reste une très bonne lecture et une histoire tragi-comique, tragédie avec l'histoire d'Édouard Péricourt, comédie avec celle à la pieds nickelés de l'arnaque aux monuments aux morts. Avec des personnages bien croqués, attachants pour certains, haïssables pour d'autres et surtout Audrey-Pradelle. Et un style qui convient très bien à l'histoire. Bref, si vous voulez savoir si nos deux compères réussiront leur coup et surtout si l'ignoble Audrey-Pradelle sera puni, lisez-le !

Note :




Le roman fait partie du Challenge Un genre par mois d'Iluze
au mois de février : Historique
2/12

26 décembre 2018

Tu ne tueras point de Mel Gibson - Spirit, l'étalon des plaines de Kelly Ashbury et Lorna Cook - The Fall de Tarsem Singh

Titre original : Hacksaw Ridge
avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer, Sam Worthington

Résumé :
Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, Desmond Doss s'engage dans l'armée pour servir dans l'équipe médicale mais refuse de porter une arme et à fortiori de s'en servir. Ses convictions religieuses et ses positions lui valent d'être brutalisé pendant sa période de formation mais lorsqu'il se comporte en héros lors de la bataille de Hacksaw Ridge, à Okinawa, il obtient le respect de ses camarades et supérieurs.

Mon avis :
Sans les challenges Seriebox, je n'aurais jamais vu ce film. D'une part parce que je n'en avais jamais entendu parler (et j'ai vu qu'il était réalisé par Mel Gibson au moment de voir le film) et d'autre part parce que je ne me tourne pas de moi-même vers les films de guerre. Au final, j'ai beaucoup aimé l'histoire de ce jeune homme qui reste fidèle à ses convictions.

Desmond Doss a vraiment existé et a été le seul objecteur de conscience à recevoir une médaille d'honneur pour sa bravoure. Le film le suit de son enfance à la fin de la bataille d'Hacksaw Ridge et on le voit devenir adulte, tomber amoureux avant que le film ne se consacre pleinement à son engagement dans l'armée, les brimades à la Full Metal Jacket et l'incompréhension de ses pairs avant de se focaliser sur la fameuse bataille où il a sauvé nombre de ses camarades.

Le film est brutal (évitez de trop manger avant), très bien réalisé par Gibson avec des scènes de bravoure à l'anglo-saxonne (i.e, un peu exagérée) et les acteurs sont très bien. Andrew Garfield est excellent dans le rôle de Desmond, ce jeune homme un peu renfermé mais qui campe sur ses positions, j'ai bien aimé voir Teresa Palmer car en même temps que j'ai vu le film, je regardais la série A Discovery of Witches où elle jouait dedans et Vince Vaughn est parfait dans le supérieur autoritaire.

À noter à la fin des images d'archives du vrai Desmond, qui est mort en 2006.

En conclusion, voilà un très bon et beau film dont le sujet n'était pas forcément ma tasse de thé mais dont l'histoire a su me plaire et le personnage de Desmond me toucher. Alors si vous aussi voulez découvrir cet homme qui a su rester fidèles à ses convictions, et participer à la guerre sans toucher une arme mais qui a réussi à sauver ses camarades, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Top 100 de Seriebox
5/5
100/100
Challenge terminé !

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Titre original : Spirit : Stallion of the Cimarron
avec les voix de Matt Damon, James Cromwell

Résumé :
Spirit est un mustang né dans l'Ouest américain où son troupeau vit libre dans les grandes plaines. Devenu adulte, il en devient le chef. Un jour, un colonel américain le capture au lasso et tente de l'apprivoiser mais Spirit se rebelle et refuse de se laisser dompter et réussit à s'enfuir...



Mon avis :
Ce film est depuis longtemps dans les Challenges Seriebox mais je n'avais jamais eu envie de le regarder. Cette année, il faisait partie des rares qu'il me restait à voir pour finir le Top 50 Aventure et je me suis dit que c'était l'occasion de le découvrir et je l'ai trouvé très mignon.

Voilà donc un joli film d'aventures qui ravira les enfants et ceux qui ont gardé une âme d'enfant. Visuellement, c'est magnifique. Et ce qui est bien c'est qu'ils n'ont pas fait parler les cheveux. Même si Spirit est le narrateur (doublé par Matt Damon) et a donc une voix off (ou intérieure). Il y a beaucoup de chansons, un peu mièvres mais ça passe. Mon regret est que les indiens parlent en anglais et non pas dans leur langue mais je pense que ça aurait été un peu compliqué pour les enfants qui regardent ce film de lire des sous-titres. Et c'est assez manichéen. Les indiens sont gentils et les blancs méchants et cruels. Bon, ça change des indiens cruels et blancs gentils qu'on peut voir habituellement.

En conclusion, voilà un film qui parle de nature, de son respect, de liberté, c'est mignon et ça ravira les enfants en leur apprenant la tolérance.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
6/9
39/50

du Mini Challenge Aventure de Seriebox
2/5
47/50

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avec Lee Pace, Catinca Untaru, Justine Wadell

Résumé :
Dans les années 20, à Los Angeles, une petite fille d'origine roumaine fait un séjour à l'hôpital pour un bras cassé. Esseulée, elle rencontre Roy, un cascadeur blessé qui commence à lui raconter des histoires fantastiques, mettant en scène des personnages qui les entourent et dans le but de la pousser à voler de la morphine pour lui.



Mon avis :
Voilà encore un film que je ne connaissais pas et que je n'aurais pas vu sans les challenges Seriebox. D'autant plus qu'il est sorti chez nous directement en DVD en 2006 et n'est donc pas connu. Et j'aurais eu bien tort de passer à côté tant j'ai aimé ce film poétique, touchant et magnifique.

C'est un film qui fait penser au Baron de Münchhausen de Terry Gilliam, pour ses histoires colorées et fantasques. Car coloré et fantasque, The Fall l'est assurément. En s'appuyant sur des personnages l'entourant, Roy nous livre des histoires de brigands et d'un gouverneur odieux, on s'embarque avec la petite Alexandria avec des yeux pleins d'étoiles et c'est ravissant.

Mais c'est aussi un film triste lorsqu'il se passe dans la réalité. La petite Alexandria passe ses journées seule avec son bras cassé, étant un peu la mascotte des autres patients. Roy, lui, souffre terriblement de son accident et a des peines de coeur et voudrait bien en finir avec la vie. C'est souvent touchant et émouvant.

Catica Untaru est une petite fille (qui a bien grandi puisqu'elle a 21 ans maintenant) roumaine qui est extraordinaire dans ce film. Elle apporte une énergie, une lumière qui rend ce film hyper positif. Sans elle, le film serait plus plombant. Elle est vraiment adorable. Ça a été son seul long métrage (elle a joué dans deux courts en 2011 et 2012) et c'est bien dommage car j'aurais aimé la revoir.

Lee Pace, lui, est adorable comme toujours. Il a une grâce et une candeur que j'aime et il est très touchant dans ce film.

De Tarsem Singh, j'avais vu The Cell en 2000, un très bon Thriller un peu SF avec JenLo mais il a surtout réalisé les 10 épisodes de Emerald City l'an dernier et du coup, il y a vraiment une patte qu'on retrouve dans la série et The Fall, au niveau des personnages et des décors.

En conclusion, voici un superbe film, positif et lumineux, loufoque parfois qui met en scène une petite fille maligne comme tout et adorable et un cascadeur fracassé par la vie et son métier. Je vous conseille vraiment de le regarder si vous pouvez car c'est un bijou.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Il fait partie du Mini Challenge Aventure de Seriebox
3/5
48/50

et les trois films du Film de la semaine 2018 de Benji
37/52

03 novembre 2018

Le Cercle littéraire de Guernesey de Mike Newell

Titre original : The Guernsey Literary And Potato Peel Pie Society
avec Lily James, Michael Huisman, Matthew Goode, Tom Courtenay, Katherine Parkinson

Résumé :
En 1946, une jeune écrivain anglaise en mal d'inspiration reçoit une lettre touchante d'un membre d'un club de lecture de Guernesey qui est entré en possession d'un roman lui ayant appartenu. Elle décide alors d'aller les voir avec éventuellement la possibilité d'écrire sur ce club pas comme les autres et sa rencontre avec ses membres, dont le troublant Dawsey Adams qui élève seule sa petite fille, change sa vie radicalement...





Mon avis :
En 2009, j'avais lu le roman dont tout le monde parlait à l'époque avec son drôle de nom, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, une belle et touchante histoire romanesque et romantique avec des échanges épistolaires et des destins douloureux. Il avait fait partie de mes coups de coeur lors de mon premier bilan lectures sur mon blog en 2010. En début d'année, j'ai appris que le livre avait été adapté au cinéma et que le film sortirait en juin. Je m'y suis donc précipitée dès que je suis rentrée en France. Au final, si j'ai trouvé le film sympathique à voir, il est nettement moins bien que le roman.

Le film est surtout une gentille bluette centrée sur Juliet, l'écrivain qui cherche un sens à sa vie et vient à Guernesey pour le trouver et Dawsey, le gentil local sexy. Avec en toile de fond, les traumatismes de la guerre et la disparition d'Elizabeth, une jeune femme, la maman de Kit, la petite fille élevée par Dawsey. Et bien sûr ce fameux club de lecture où il est question d'épluchures de patates.

Ce qui m'a le plus plu dans cette adaptation, c'est évidemment tout ce qui tourne autour de ce club de lecture, à commencer par sa création à l'issue d'un événement qui aurait pu être dramatique et tous ceux qui composent ce club sont vraiment savoureux.

Historiquement, le film rappelle que les Allemands ont aussi occupé l'Angleterre dans ces îles qui ont connu le joug de l'ennemi. Que leurs habitants ont souffert et ont dû faire preuve de débrouillardise pour s'en sortir.

La romance est mignonne, pas très originale mais elle m'a plu.

Je dois avouer que j'ai eu du mal avec Lily James. Je n'avais jamais vu jouer l'actrice, n'ayant toujours pas vu Downton Abbey (mais c'est prévu pour l'an prochain) et elle m'a un peu crispée. J'ai trouvé que dans le film elle rigolait souvent bêtement et que ça desservait son personnage, le rendant plus superficiel qu'il ne l'était. J'ai trouvé qu'elle avait des faux airs de Keira Knightley et vous savez (si me lisez régulièrement, bien sûr) combien la façon de sourire de Keira m'insupporte et là c'était pareil avec le rire de Lily. Mais bon elle était charmante malgré tout :)

Michael Huisman est charmant lui aussi et son personnage de Dawsey l'est tout autant. Il me semble que dans le livre il était un peu plus brut de décoffrage, même si son amour de la lecture faisait ressortir une certaine sensibilité.

Matthew Goode, qui est très charmant aussi (décidément), joue le rôle de l'éditeur et ami homosexuel de Juliet. C'est un brin cliché comme personnage mais il apporte un peu d'humour.

Le personnage du fiancé de Juliet est aussi un peu caricatural, arriviste, qui pense que tout lui est dû. On se demande comment la jeune femme a pu tomber amoureuse d'un tel homme et bien évidemment on n'a qu'un envie, qu'elle le quitte pour Dawsey.

Et puis il y a la petite troupe du cercle littéraire, qui sont sympas comme tout. J'ai surtout aimé le personnage joué par Katherine Parkinson, déjà parce que j'aime l'actrice et c'était sympa de la voir dans un rôle différent de ses autres prestations (The IT Crowd ou Humans, pas exemple) mais son personnage est vraiment attachant.

Mike Newell n'est plus à présenter, réalisateur de nombreux films comme 4 mariages et un enterrement, Donnie Brasco, Harry Potter 4 et de façon plus surprenante la daube Prince of Persia. Sa réalisation du Cercle littéraire est correcte, pas exceptionnelle mais efficace. Il sait comment nous émouvoir et nous faire palpiter pour ses personnages.

En conclusion, cette adaptation du roman est très sympathique à voir à défaut d'être vraiment enthousiasmante et mémorable. Il y a un truc qui m'a vraiment empêchée d'adorer, je ne sais pas si c'est l'actrice principale qui m'a un peu énervée ou autre chose. Mais c'est gentil à regarder. Alors si vous voulez savoir comment Juliet va s'intégrer à Guernesey, si elle va réussir à se mettre les membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dans la poche et si on va savoir ce qu'il est advenu d'Elizabeth, membre disparu mais tellement présent encore, regardez ce film. Et lisez le livre si ce n'est pas encore fait ! :)

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
25/52

31 décembre 2017

Le Pianiste de Roman Polanski

Titre original : The Pianist
avec Adrien Brody, Thomas Kretschmann, Emilia Fox

Résumé :
Wladyslaw Spilzman est un jeune pianiste prometteur qui officie à la radio polonaise quand éclate la seconde guerre mondiale. Assigné à résidence dans le ghetto juif avec sa famille, il ne doit ensuite  sa survie qu'à d'heureux concours de circonstances et l'aide de résistants qui le cachent, ainsi que celle d'un officier allemand mélomane.


Mon avis :
Comme Braveheart, Le pianiste fait partie de ces films cultes que je n'ai jamais pris le temps de regarder et que j'avais loupé à leur sortie au ciné. Pourtant, j'ai acheté le DVD il y a déjà des années et tous les ans, je me disais que j'allais le regarder. Et je ne le faisais pas. Cette année, pour atteindre le Top 100 de Seriebox (il n'était exceptionnellement pas dans la liste l'an dernier quand j'avais déjà réussi), il a bien fallu que je le voie et bêtasse que je suis j'aurais vraiment dû le regarder il y a longtemps car c'est effectivement un film magnifique.

Le pianiste fait partie de ces films de guerre bouleversants, comme La liste de Schindler ou encore La vie est belle et il l'est d'autant plus que le sujet est cher et douloureux à son réalisateur Roman Polanski puisque ce dernier a vécu enfant dans le ghetto de Cracovie. J'avais d'ailleurs lu sa biographie (Roman par Polanski), il a 25-30 ans et avait été très touchée par ce pan-là de sa vie.

Quand on voit le film, les souffrances endurées par Wlad, son combat pour survivre, on a peine à croire que c'est tiré d'une histoire vraie. Et pourtant (et shame on me, je ne le savais pas avant), le pianiste a vraiment existé et est mort en 2000, en pleine écriture du scénario tiré de son autobiographie, avant d'avoir vu le film.

On sait combien la seconde guerre mondiale (comme toutes les guerres mais celle-ci en particulier) a été cruelle pour bien des gens mais je suis à chaque fois abasourdie (et c'est un mot bien faible pour dire ce que je ressens) de voir ce que les hommes peuvent faire endurer aux autres et ce que les nazis ont fait subir à des millions de gens, juste parce qu'ils ne correspondaient pas à l'idéal qu'ils se faisaient du genre humain. Et quand on pense que de nos jours, il y a encore des gens qui réagissent comme cela, je sais que je suis naïve mais ça dépasse vraiment mon entendement (comme ça le dépassait quand j'ai lu les exactions des Japonais dans Plume fantôme). Bref, quand on voit ce que subissent Wlad, sa famille et le peuple juif dans ce ghetto, on se dit que ce n'est pas possible, qu'il y a bien un soldat allemand qui va faire preuve d'humanité ! Mais non. Il faut attendre pratiquement la fin du film pour voir cet officier, Wilm Hosefeld, être humain et sauver la vie de ce jeune pianiste. Et malheureusement, Wladyslaw ne pourra pas le remercier et lui rendre la pareille :(

Adrian Brody est vraiment excellent dans le rôle du pianiste. Tout en humilité, en retenue, il joue parfaitement son rôle et il nous touche de bout en bout. C'est un acteur que j'aime beaucoup et je suis ravie de le voir dans un aussi beau rôle.

Wilm Hosenfeld est un personnage qu'on voit très peu, juste quelques minutes à la fin, mais il marque par sa présence et ses gestes de compassion. Thomas Kretschmann qui l'interprète a beaucoup joué avant ce film et depuis, donc je l'avais vu dans quelques films et séries mais je ne l'ai pas reconnu.

Les autres acteurs et personnages sont plus en retrait. Il y a bien sûr la famille Spilzman, victime de la purge des nazis et dont tous les membres (sauf Wlad) finiront à Treblinka, les résistants qui ont aidé Wlad en particulier Dorotea, une chanteuse, et son mari et d'autres qui ne font que passer mais sont primordiaux dans la survie du jeune pianiste.

Je sais qu'il est mal vu de dire du bien de Roman Polanski de nos jours, et qu'il est difficile de dissocier l'homme du réalisateur mais on ne peut pas jeter à la poubelle tout ce qu'il a créé et apporté au cinéma et il faut reconnaître qu'ici il réalise un grand film, sobre et émouvant, et l'on sent qu'il y a mis son coeur dans cette histoire. Le film a récolté une pluie de récompenses à sa sortie, la palme d'or à Cannes, 7 César dont meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur, le Goya du meilleur film européen, les Oscars du meilleur réalisateur (c'est la comédie musicale Chicago de Rob Marshall qui gagna celui du meilleur film cette année-là) et meilleur acteur et les Bafta (récompenses anglaises) du meilleur réalisateur et film.

En conclusion, Le pianiste mérite bien tous les éloges qu'il a reçu depuis sa sortie car c'est un film magnifique, émouvant et ce d'autant plus qu'il est tiré d'une histoire vraie. Ce genre de film est nécessaire pour ne pas oublier les horreurs engendrées par la guerre mais aussi comment certains ont réussi à survivre grâce à la bonté et le courage de certains. Alors si vous aussi voulez connaître le pianiste et savoir comme il a réussi à sortir du ghetto de Varsovie et à survivre jusqu'à la libération, regardez-le.

Note :



Ce film fait partie du Top 100 de Seriebox
5/5
100/100
Challenge réussi !

du Mini Challenge Drame
3/5
40/50

et du Film de la semaine 2017 de Benji
39/52

28 octobre 2017

Braveheart de Mel Gibson

avec Mel Gibson, Sophie Marceau, Catherine McCormack, Patrick McGoohan, Brian Cox, Brendan Gleeson

Résumé :
Le combat de William Wallace qui, à la fin du XIIIe siècle, souleva les Écossais contre l'envahisseur anglais...






Mon avis :
Avant le mois d'août, je n'avais jamais vu Braveheart. Étonnant, non ? À sa sortie en octobre 1995, je n'avais pas eu envie d'aller le voir, je ne sais pas pourquoi car j'aimais beaucoup Mel Gibson à l'époque. Et ensuite, malgré ses multiples présences dans le Ciné Top 100 de Sériebox, je n'ai toujours pas eu envie de le regarder et il n'en faisait pas partie l'an dernier quand j'ai réussi le top. Cette année, il est revenu dans la liste et fait partie des rares films qu'il me restait à voir et donc, je me suis jetée à l'eau et j'ai énormément aimé ce film épique malgré quelques réserves qui n'en font pas un coup de coeur.

Petit, William Wallace a vu les troupes du roi anglais Edward envahir l'Écosse lorsque le souverain en place est mort sans héritier. Son frère et son père sont morts pour s'être soulevés contre l'occupant et c'est son oncle paternel qui l'a élevé à l'étranger. Devenu adulte, William revient dans son village natal pour y mener une vie tranquille. Il tombe amoureux de son amie d'enfance, Murron. Mais les exactions des anglais tuent Murron et Wallace se soulève contre la garnison en place. Bientôt la révolte gronde et de nombreux Écossais se rallient à William Wallace tandis que la noblesse en place temporise voire collabore. Wallace devient bientôt le symbole de l'indépendance et l'homme à abattre pour les Anglais...

En France, avec Outlander ces derniers temps, on connait une fraction de l'histoire mouvementée de l'Écosse, celle avec Bonne Prince Charlie et la bataille de Culloden. Et puis il y a Marie Stuart aussi, reine maudite de l'époque d'Elizabeth I. Braveheart a le mérite de nous montrer que l'antagonisme entre Écossais et Anglais remonte à beaucoup plus que ça et ce depuis des siècles.

Braveheart est un formidable film d'aventures épique, avec de magnifiques paysages, des combats féroces, de coups bas, des traitres, des héros au grand coeur, de la romance et j'en passe. Franchement, j'ai passé un excellent moment à voir ce film, je ne me suis pas ennuyée un seul instant malgré sa longueur, pratiquement 3h, ce qui me faisait un peu peur au début et mon petit coeur tout mou a palpité aux épreuves vécues par William Wallace.

En revanche, il ne faut pas trop se focaliser sur la véracité historique car apparemment beaucoup de choses ont été romancées voire inventées. Mais bon, je vais presque dire que ce n'est pas important car c'est presque comme la légende d'Arthur et les chevaliers de la table ronde. Ce n'est pas parce que c'est inventé que ce n'est pas intéressant à suivre !

En revanche, ce qui m'a énormément gênée, c'est que Mel Gibson est franchement trop vieux pour le rôle ! Véracité historique ou pas, le fait est que le personnage est un jeune homme au début (une fois devenu adulte) qui n'a pas plus de 20-25 ans et Mel Gibson en avait 40 a l'époque et ça se voit ! Du coup, s'il est très bien sur la fin quand les années ont passé et que William Wallace est devenu un meneur d'hommes et a cette folie dans le regard qui va bien au personnage, il est peu crédible en jouvenceau amoureux ou en combattant peu aguerri du début... Je suppose que le film n'a pu se faire et qu'il n'a pu le réaliser que parce qu'il jouait le rôle principal mais c'est dommage de ne pas avoir pris quelqu'un de l'âge du perso.

J'ai beaucoup aimé Sophie Marceau dans le rôle de la reine française. Elle n'a pas un rôle très important et elle tient plus le rôle de faire-valoir mais elle le fait très bien.

Comme ça fait déjà plus de deux mois que j'ai vu le film, je me rappelle plus trop les autres personnages, mais j'ai beaucoup aimé le personnage de Robert the Bruce joué par Angus McFayden (et je découvre en lisant sa filmographie qu'il a joué Robert Roberts dans Turn, je ne l'aurais jamais reconnu !), ou encore Hamish, l'un des potes de Wallace et joué par Brendan Gleeson, qui a joué dans de nombreux films et notamment les Harry Potter :)

C'était la deuxième réalisation de Mel Gibson (il avait réalisé The Man without a Face deux ans auparavant) et franchement il se débrouille très bien. Car c'est quand même un film lourd à porter et à réaliser, et il en fait une histoire passionnante à suivre et épique. Le film a d'ailleurs gagné des prix dont l'Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur film.

En conclusion, en commençant ce film, je ne m'attendais pas à l'aimer autant et j'ai été surprise de me passionner autant pour la vie de William Wallace, ce nationaliste qui s'est battu jusqu'à la mort contre l'oppresseur anglais. Alors oui le film est romancé et certains faits ont été enjolivés et oui Mel Gibson est franchement trop vieux pour jouer le rôle de William Wallace mais on passe pratiquement 3 heures dans les paysages écossais et ça, ça vaut vraiment le coup ! :) Alors si vous aussi êtes passés à côté de ce film lors de sa sortie et les 22 années qui viennent de s'écouler :) n'hésitez pas à le regarder !

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Ce film fait partie du Top 100 de Seriebox
3/5
98/100

et du Film de la semaine 2017 de Benji
28/52

03 août 2017

La grande vadrouille de Gérard Oury

or
avec Louis de Funès, Bourvil, Mike Marshall, Marie Dubois

Résumé :
En 1942, un chef d'orchestre irascible et un gentil peintre en bâtiment un peu lunaire doivent faire équipe malgré eux pour accompagner 3 parachutistes anglais en zone libre. Commence alors un périple dangereux pour nos compères...




Mon avis :
Vous devez vous demander ce que fait ce film ici :) En fait, et je vous raconte ma vie, normalement le dimanche, on (le mari et moi) regarde la 6, Zone interdite ou Capital mais en avril, pendant les vacances scolaires, il y avait un dessin animé à la place donc on s'est décidé pour La grande vadrouille, film qu'on connaît par coeur et qu'on a vu sûrement une dizaine de fois depuis 40 ans :) Et je dois dire que j'ai encore passé un moment très amusant en compagnie de Bourvil et Louis de Funès.

La grande vadrouille est un classique de la comédie française, celle emblématique des années 60 et 70, qui réunissait petits et grands au cinéma et devant leur télé ensuite. Je vais faire mon ancienne combattante :D mais les jeunes des 30 dernières années, abreuvés aux choix qui s'offrent à eux et dans l'immédiateté ne s'imaginent vraiment pas que certains d'entre nous ont grandi dans un monde où l'on avait 1, deux, puis 3 chaînes de télé avec pas grand chose à voir en journée, à part les week-ends où l'on s'abreuvait de séries américaines (ça n'a pas changé :D) et françaises et qu'au cinéma, on n'avait pas grand chose à se mettre sous la dent quand on était petits et que nos parents nous emmenaient voir LE Disney de Noël, les films de De Funès et ceux des Charlots et point (notre culture ciné on la doit surtout au Cinéma de Minuit et le Ciné-Club...). Le premier film un peu "adulte" que j'ai vu au ciné, c'est King Kong avec Jessica Lange en 1976, j'avais 13 ans, puis, vous le savez, Star Wars l'année d'après...

Breeef :) pour en revenir à La grande vadrouille, c'est vraiment une comédie hilarante avec des scènes cultes et des répliques qui le sont tout autant. Le Tea for Two et le "You are" "are "you dans le Hammam, les scène de ronflements à l'hôtel en compagnie des gradés allemands, le "dites 33" de la mère supérieure qui se transforme en "thirty three" quand l'anglais lui répond, le soldat allemand bigleux (joué par Modo) qui tire à côté et plein d'autres scènes emblématiques et qui nous font toujours rire aux éclats 50 ans après.

Quand Gérard Oury a tourné son film en 1965-66, je trouve que c'était culotté de le faire sur le thème de la seconde guerre mondiale à peine 20 ans après ces événements traumatisants pour bon nombre de français. Et il a eu pourtant raison puisque le succès a été immédiat.

Le film ne serait pas ce qu'il est sans ses deux monstres sacrés du cinéma de l'époque, Louis de Funès et Bourvil, aussi différents en personne que leurs personnages le sont. C'est vraiment la réunion des deux personnalités qui donne ce ton à cette comédie. On a envie de taper sur l'irascible Stanislas Lefort, personnage égoïste au possible et vraiment pénible et envie de câliner le tout gentil Augustin qui se met en quatre pour les autres et se retrouve bien malgré lui entraîné dans cette aventure. Et on retrouve aussi des acteurs connus de l'époque comme Mick Marshall, fils de Michèle Morgan et beau-fils de Gérard Oury, Mary Marquet qui joue la mère supérieure, Marie Dubois qui joue l'amoureuse de Bourvil, Henri Génès, Paul Préboist et bon nombre d'autres acteurs de personnages secondaires voire tertiaires.

La grande vadrouille était la 2e comédie de Gérard Oury après le Corniaud déjà avec Bourvil et De Funès. Auparavant il avait fait des films noirs. Après, il va faire rire la France aux éclats pendant plus de 15 ans avec des comédies comme La folie des grandeurs, Le cerveau, Les aventures de Rabbi Jacob, La carapate et j'en passe avant de faire des comédies mineures et moins intéressantes. Mais il a vraiment su parler aux Français à une époque et leur changer les idées.

En conclusion, je ne sais pas si La grande vadrouille fait rire les jeunes générations mais c'est un film que je peux revoir inlassablement et qui me fait toujours beaucoup rire avec ses situations burlesques et pourtant dans un contexte, la seconde guerre mondiale, pas toujours très rigolo. Alors si vous aussi vous voulez assister aux pérégrinations de Stanislas et Augustin et de leurs amis anglais, regardez-le !

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
17/52

01 décembre 2016

Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg

Titre original : Saving Private Ryan
avec Tom Hanks, Matt Damon, Giovanii Ribisi, Tom Sizemore, Edward Burns, Jeremy Davies

Résumé :
Ben, il faut sauver le soldat Ryan !






Mon avis :
Je ne suis pas très film de guerre et pourtant j'en aurai vu 2 en l'espace de 5 mois dans le cadre du Top 100 de Seriebox. Je n'avais jamais vu Le soldat Ryan alors que j'adore Spielberg mais à l'époque de sa sortie et ensuite, il ne m'attirait pas plus que ça. Là c'était mon dernier film à voir pour réussir le top 100 et donc je me suis "fait violence" (sans trop me forcer non plus, faut pas exagérer). Au final, voilà un film très réussi, très réaliste mais un peu long.

6 juin 44, les forces américaines débarquent sur les plages normandes. Ce jour-là, à Omaha Beach, le capitaine John Miller voit mourir beaucoup de ses compatriotes. Parmi eux, un certain S. Ryan. Bientôt, le gouvernement américain apprend qu'un autre frère Ryan est mort aussi lors du débarquement, sur Utah Beach et qu'un 3e à été tué la veille en Nouvelle-Guinée. Le 4e frère, James Ryan, a été  parachuté derrière les lignes allemandes et on est sans nouvelle de lui ou de son régiment. Pour ne pas avoir à annoncer la mort de ses quatre fils à madame Ryan, le haut commandement charge Miller et son escadron, dont un jeune bleu, d'aller récupérer et sauver le soldat Ryan afin de le ramener vivant aux États-Unis...

Quand on voit Fury et Le soldat Ryan a quelques mois d'intervalle, on ne peut s'empêcher de remarquer les similitudes entre les deux films. Même réalisme, même capitaine charismatique dirigeant une équipe de forts en gueule et bien couillus, un soldat qui cite les Écritures quand il combat (Shia Labeouf dans Fury et Barry Pepper dans Ryan) et un petit nouveau (Logan Lerman dans Fury et Jeremy Davies dans le film de Spielberg) qui ne s'est jamais frotté à la guerre et va la découvrir sans filet. Alors bien sûr ce n'est pas le même film, mais on voit où David Ayers a été cherché en partie son inspiration :)

Il faut sauver le soldat Ryan débute (après un prologue) par une scène anthologique et suffocante de pratiquement une demi-heure durant laquelle on assiste au débarquement sur Omaha Beach comme si on y était. Rien ne nous est épargné, ni le sifflement des balles, ni le bruit des canons, ni surtout les hommes fauchés et déchiquetés, les tripes à l'air et souffrants ou mourants. Ce sont des scènes très réalistes et terribles et si on avait encore besoin de nous rappeler que la guerre c'est moche, Spielberg le fait très bien. D'ailleurs, il y a encore une scène aussi âpre vers la fin lors de l'affrontement entre Allemands et Américains pour un pont.

Entre les deux, hé bien il faut sauver le soldat Ryan. Ce que Miller et ses hommes s'emploient à faire, avec plus de réticence que d'entrain car ils ne comprennent pas bien pourquoi sauver un seul homme quand les autres s'emploient à libérer la France. D'ailleurs c'est là qu'on voit que le film de Spielberg est très patriote américain, on a l'impression que les Américains sont seuls pour faire le boulot... C'est d'ailleurs toujours un peu le cas dans ce genre de film.

Ce film étant sorti en 1998, c'est amusant de voir ces acteurs connus tout jeunes :) Tom Hanks, bien sûr, toujours impeccable, mais aussi Giovanni Ribisi qu'on voyait pas mal à cette époque, Jeremy Davies, le ptit bleu, qu'on a vu ensuite surtout dans des séries comme Lost, Edward Burns, monsieur je ressemble tellement à Ben Affleck que ça en est troublant :) et dont on n'entend pratiquement plus parler aujourd'hui et plein d'autres que je n'ai pas reconnus comme Adam Goldberg ou Vin Diesel dont c'était l'un des premiers films (il en avait tourné deux avant). Et puis il y a des pointures comme Ted Danson (que j'ai bien reconnu :)), Bryan Cranston (alors là pas du tout !), Paul Giamatti et même Nathan Fillion, tout jeune, dans un tout petit rôle. Et évidemment, le jeune Matt Damon, toujours aussi gentil et propre sur lui (malgré la guerre), dans le rôle du fameux soldat Ryan. Tous ces acteurs jouent très bien et sont très justes.

Bien évidemment, la réalisation de Stephen Spielberg est excellente. Je préfère ses films où il me fait rêver et qui m'émeuvent mais on ne peut nier qu'il a le savoir-faire qu'il faut pour réaliser ce film à grand spectacle. Bien sûr il y a toujours une petite touche larmoyante parfois mais ça passe.

En conclusion, Il faut sauver le soldat Ryan est un très bon film de guerre, une référence en la matière avec le maître Spielberg aux manettes. Ce n'est pas un excellent film, il est un peu trop long (2h43) mais on ne s'ennuie pas trop et surtout on en prend plein les yeux et les oreilles notamment lors du débarquement. Alors si vous aussi vous voulez savoir si le valeureux capitaine Miller et ses hommes tout aussi valeureux vont sauver le soldat Ryan et le ramener fissa auprès de sa maman, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titré anglais

Ce film fait partie du Top 100 du Ciné Challenge de Seriebox
9/9
100/100
Top 100 réussi !

et du Film de la semaine 2016 de Benji
46/52

23 juin 2016

Fury de David Ayer

avec Brad Pitt, Logan Lerman, Shia Labeouf, Michael Peña, Jon Bernthal, Jason Isaacs

Résumé :
Avril 1945 en Allemagne, une poignée de soldats à bord d'un tank Sherman est envoyée derrière les lignes ennemis afin d'ouvrir la route aux forces alliées. Parmi ces vétérans, une jeune recrue dont c'est le baptême du feu...



Mon avis :
Je n'avais pas du tout entendu parler de ce film et sans le Top 100 de Seriebox où il ne me restait que quelques films à voir, je ne l'aurais sans doute jamais regardé. Les films de guerre ne sont pas trop ma tasse de thé à priori (je dis bien à priori) mais j'ai profité d'une diffusion sur le satellite pour l'enregistrer et le voir. Et je l'ai trouvé très bien. Assez convenu et parfois cliché mais très bien.

En avril 1945, l'armée américaine est en Allemagne et bien décidée à en terminer avec les nazis. Norman, un jeune homme qui n'a jamais été au front, est intégré à une équipe de soldats sur un tank Sherman, équipe dirigée par le sergent "Wardaddy" Collier. Les 5 hommes sont envoyés en mission afin d'ouvrir le passage au reste des forces alliées. Norman va alors découvrir la guerre dans toute son horreur...

Avec ce film, le réalisateur aborde une période méconnue de la seconde guerre mondiale. Enfin méconnue pour moi. Le derniers jours de la guerre en Allemagne avant que celle-ci ne capitule. C'est donc à travers ces 5 hommes dans leur tank, (le Fury - c'est marqué sur le canon -) que David Ayer a choisi d'en parler, donnant une histoire âpre, boueuse, plutôt réaliste si l'on excepte quelques moments. Il y a de nombreuse scènes de bravoure, parfois clichées, notamment le dernier baroud d'honneur du Fury où les 5 hommes se retrouvent face à 300 soldats allemands avec quelques pauvres roquettes et grenades et leur courage. Il ne faut pas oublier qu'on est dans un film américain :) Et américain il l'est assurément. Que ce soit dans le traitement ou dans ses personnages, de bons soldats qui accomplissent leur devoir sans trop se poser de questions et qui ont oublié quelque part leur part d'humanité. Mais en cela, le film traite bien de cet aspect psychologique des ravages de la guerre qui blinde les hommes ou les traumatise (et pas sûre qu'il y ait un suivi du PTSD). On peut peut-être reprocher la morale un peu simpliste : la guerre c'est moche et c'est mal :)

Les acteurs sont très bien, à commencer par Logan Lerman, le Charlie du Monde de Charlie, qui joue ici le candide de l'histoire qui découvre les horreurs de la guerre. Brad Pitt joue le vieux (enfin pas trop vieux ;)) briscard, leader d'une poignée d'hommes à qui il ne faut pas la raconter. Pas une grande performance pour l'acteur mais un jeu solide. Shia Labeouf est très bien aussi, et Jon Bernthal joue encore le connard de service. À noter Jason Isaacs en capitaine, acteur britannique mais qui parle avec un accent américain hyper prononcé (ça fait bizarre) et Jim Parrack qui jouait Hoyt dans True Blood.

Je ne connaissais pas David Ayer mais il réalise un film réaliste (si l'on excepte les espèces de lasers rouges ou verts qui partent des canons des tanks et qui font très Star Wars), dur, prenant et ses scènes à l'intérieur du Fury sont très bien faites. On retrouvera le réalisateur aux commandes de Suicide Quand qui sort cet été.

En conclusion, pas grand chose de plus à raconter sur ce film qui n'avait rien pour m'attirer et qui m'a finalement beaucoup plu malgré son côté très américain avec héros qui se sacrifient pour leur pays. Et si vous voulez savoir si le Fury réchappera de sa confrontation avec les centaines de soldats nazis et qui survivra, regardez-le. Pour ma part, le prochain film de guerre que je verrai sera Il faut sauver le soldat Ryan que je n'ai jamais vu (shame on me).

Note :



Ce film fait partie du Top 100 du Ciné Challenge de Seriebox
4/9
95/100

et du Film de la semaine 2016 de Benji
30/52

06 septembre 2015

All Clear, Blitz tome 2 de Connie Willis

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Polly, Eileen et Mike sont toujours coincés en 1940 à Londres pendant le Blitz, incapables de rentrer en 2060, d'autant plus que les éléments semblent se liguer contre eux. Bravant les dangers tout en essayant de ne pas modifier le cours de l'histoire, parviendront-ils à trouver un autre Historien pouvant les aider ou à faire parvenir un message jusqu'en 2060 afin qu'on leur ouvre une fenêtre pour les faire revenir à leur époque ?

Mon avis :
J'avais lu le premier tome, il y a déjà pratiquement deux ans, et je l'avais beaucoup aimé malgré quelques petites réserves. Cette année, j'ai décidé de sortir le tome 2, grâce encore, comme le premier en 2013, au challenge ABC, et je suis ravie d'avoir retrouvé l'univers historiquement si riche de Connie Willis. Car si j'ai eu un petit peu de mal à me replonger dedans au début, ce fut ensuite une lecture passionnante, un vrai coup de coeur pour moi.

Polly, Eileen et Mike, les trois Historiens temporels dont nous avions fait la connaissance dans Black-out, sont toujours coincés en 1940, en plein Blitz à Londres. Ils cherchent par tous les moyens à trouver une fenêtre temporelle qui leur permettra de revenir en 2060 mais toutes semblent fermées. Ils se demandent si le fait d'avoir interagi avec certains londoniens au cours de leur mission n'a pas bouleversé le continuum, les coinçant ici à jamais et empêchant qu'une équipe de récupération viennent les chercher. Vont-ils rester vivre dans ce Londres en proie aux raids aériens allemands ou Mr Dunsworthy ou même le jeune Colin Templer vont-ils trouver un moyen de faire revenir nos naufragés du temps ?

Un petit conseil à ceux qui ont lu le premier tome, n'attendez pas trop avant d'entamer ce second opus. Je vous conseillerais même de les lire à la suite (même si ça fait plus de 1300 pages en 2 tomes). En effet, le tome 2 commence vraiment à la suite de Black-Out, comme si ce n'était qu'un seul livre en fait. Du coup, si vous attendez (comme moi qui ai mis presque deux ans pour sortir All Clear de ma Pal), vous risquez d'avoir du mal à vous y remettre car il y a peu de rappels.

Du coup, comme je l'ai dit en préambule, j'ai eu un peu de mal à me remettre dedans, d'autant plus qu'il faut bien l'avouer les 100-150 premières pages ne sont pas franchement folichonnes. Intéressantes (sinon j'aurais abandonné) mais pas folichonnes.  Il y a beaucoup de redondance, les 3 Historiens veulent toujours rentrer chez eux, n'y arrivent pas, Polly essaie d'empêcher Mike et Eileen de découvrir des événements et des morts qui pourraient les convaincre que le continuum a été modifié (vous savez, l’effet papillon), que tout va de travers et du coup, on tourne beaucoup en rond. Et puis tout à coup, le miracle a eu lieu et c'est devenu passionnant ! Je ne sais pas à quel moment, sans doute lors des événements du 29 décembre 1940, peut-être avant, mais à partir de là, je me suis mise à dévorer le livre, pestant quand l'auteur nous laissait sur une fin de chapitre haletante et un mini cliffhanger.

Dans le tome précédent, j'avais un peu regretté que le côté voyage dans le temps ne soit pas plus présent, et délaissé au profit du contexte historique. Ce dernier est toujours là (j'y reviendrai) mais cette fois-ci les voyages temporels, tout ce qui touche au continuum, font partie intégrante de l'histoire. J'ai adoré la façon dont l'auteur arrivait à raccrocher les wagons avec ses différentes histoires et époques dont elle parlait depuis le début de Black-out. Certains événements ou personnages qu'on suivaient en se demandant ce qu'ils faisaient là prennent alors tout leur sens, tout est entremêlé, important, prenant. J'ai adoré les explications sur pourquoi le continuum agissait comme cela, sur qui provoquait (inconsciemment) tous ces obstacles sur la route de nos héros et quelle était la mission de tous. Et sans spoiler, j'ai aussi adoré la quête dans le futur (futur de 1940) d'un personnage pour retrouver nos 3 historiens.

Mais All Clear, c'est aussi un formidable roman historique sur une période cruciale de l'Histoire des anglais, à savoir ce fameux Blitz qui a régi leurs vies pendant de longs mois. Connie Willis fait une magnifique reconstitution de cette époque, avec beaucoup de détails et c'est comme si on y était. Avec All Clear, et Black-out auparavant, elle met en avant tous ces héros de l'ombre, les ambulancières, les pompiers, les troupes de théâtres qui remontent le moral des Londoniens pendant le couvre-feu ou encore les petites gens qui ont participé de près ou de loin à sauver la vie des leurs. J'ai vraiment été passionnée par tous ces épisodes, notamment lors du bombardement de Saint- Paul en décembre 40. En plus, ayant été à Londres en juillet dernier, je me suis régalée à retrouver dans le livre tous les endroits où j'avais marché durant mon séjour. C'était vraiment sympa de visualiser Picadilly Circus, Marble Arch, Oxford Street, les marches de la National Gallery et Trafalgar Square et de nombreux autres endroits.  Ça m'a fait penser à Eileen (je crois que c'est elle) qui dit qu'elle n'aurait pas pu autant apprécier le V-Day (le jour de la victoire) en tant qu'Historienne si elle avait été juste parachutée là ce jour-là, sans avoir vécu le blitz et les privations en compagnie des Londoniens auparavant.

J'ai adoré retrouver les personnages du premier tome, en premier lieu Polly, Michael et Eileen (avec une petite préférence pour cette dernière), courageux de bout en bout, Si Godfrey, l'acteur shakespearien aux airs de Laurence Olivier et surtout les enfants, Binnie et Alf, malins, savoureux, attachants et apportant un peu d'humour dans ce roman parfois sombre, même si dans la vie réelle, je les trouverais insupportables.

Outre les anonymes, on croise aussi des figures connues, notamment Alan Turing, dont le nom et son rôle au sein du projet Ultra à Bletchey Park (vous savez pour casser les codes de la machine Enigma) n'auraient pas eu la même résonance si je n'avais pas vu The Imitation Game il y a quelques mois.

Il y a quelque chose de très prenant dans le style de l'auteur. J'avais lu Black-out en français mais j'ai décidé de lire All Clear en anglais et je ne le regrette pas du tout ! J'ai adoré sa façon d'écrire, très prenante, très fluide et compréhensible, et qui m'a séduite d'emblée même quand l'histoire ne me passionnait pas plus que ça.

En conclusion, voici un roman qui est un vrai coup de coeur (inattendu) et dont l'histoire, les personnages, le travail de recherches effectué par l'auteur,  le contexte Historique et l'aspect SF m'ont passionnée et certains passages beaucoup émue. Le livre fait 658 pages en VO, franchement, j'aurais aimé qu'il dure encore et encore et j'ai quitté Polly, Michael, Eileen, Alf, Binnie et les autres avec regret. J'ose espérer que l'auteur réécrira un roman dans cet univers-là (celui des voyageurs dans le temps) mais en attendant, il me reste Doomsday (Le grand livre), son premier roman sur les Historiens temporels. Et si vous voulez savoir pourquoi le continuum s'acharne sur nos pauvres héros et s'ils arriveront à retourner à leur époque, lisez-le !

Note :
++


Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  21/26

du Challenge Un genre par mois 2015 organisé par Nathalie
Ce mois-ci (enfin le mois d'août), Science-fiction
8/12

et du Challenge Read in English d'Avalon
  29,5

02 juillet 2015

American Sniper de Clint Eastwood

Avec Bradley Cooper, Sienna Miller

Résumé :
Chris Kyle, tireur d'élite au sein des Navy Seals, acquiert une réputation redoutable au cours des quatre tours qu'il a effectué en Irak. Surnommé La légende par ses pairs, sa tête est mise à prix par les rebelles irakiens. Démobilisé en 2009, le retour à une vie normale auprès de sa famille ne se fait pas sans heurts...



Mon avis :
Je n'avais pas eu le temps d'aller voir ce film lors de mon séjour en France en mars mais en ce début juin, je me suis rattrapée. Et je dois dire que j'attendais mieux. Non pas que le film m'ait vraiment déplu, il est plutôt bien fait et percutant mais son manichéisme très pro-américain ne m'a pas emballée.

Chris Kyle, cowboy texan, décide de s'engager dans les Navy Seals après les attentats anti-américains à Nairobi afin de défendre sa patrie. L'occasion lui en est donné après les attentats du 11 septembre 2001 et le début de la guerre en Irak. Délaissant sa jeune épouse enceinte, il devient un tireur d'élite redoutable au cours des 4 rotations qu'il y a effectuées sur le sol irakien. Ses collègues le surnomment la Légende, ses ennemis mettent sa tête à prix. Mais entre chaque rotation, le retour au pays se fait toujours plus difficile et ses relations avec sa femme se dégradent. Démobilisé en 2009, après une opération qui a failli mal tourner, Chris Kyle peine à se réintégrer dans la vie de tous les jours. Alors qu'il semble remonter la pente, il est tué par un jeune marine souffrant de stress post-traumatique, le 2 février 2013...

Pour son 39e film en temps que réalisateur, Clint Eastwood a donc choisi d'adapter l'histoire vraie d'un personnage comme les américains les aiment, le héros pur et dur face aux méchants sauvages (ici les rebelles irakiens). Et j'emploie le mot sauvages à dessein puisque c'est comme ça que les Navy Seals les appellent...

Certains thèmes du film sont plutôt intéressants, les effets psychologiques de la guerre sur ces soldats, la difficulté de se réinsérer à chaque retour. J'aurais d'ailleurs préféré que ce soit un peu plus creusé car c'est ce qui m'a le plus plu. Au lieu de cela, Clint Eastwood se focalise énormément sur les scènes de guerre, le côté héroïque de Kyle sur ses missions et donne l'impression de cautionner l'hyper patriotisme américain bas du front du sniper sans prendre de distance. Alors est-ce pour respecter la mémoire du soldat dont il adapte l'histoire, pour nous faire réfléchir ou parce qu'étant lui-même Conservateur et Américain, il n'a pas cherché à faire preuve de plus d'objectivité mais le fait est que l'aspect "nous les gentils Américains, qui sommes toujours dans notre bon droit, éradiquons la planète des vilains sauvages" m'a assez dérangée. D'ailleurs le film a fait polémique. En tout cas, quand on voit ce genre de films, on sent que l'époque Far-West n'est pas très loin...

Pour en revenir aux conséquences psychologiques du retour, j'ai été très choquée de constater que ces soldats étaient renvoyés chez eux comme ça, sans évaluation de leur état et sans suivi de leur PTSD (Post Traumatic Stress Disorder, trouble de stress post-traumatique). Je ne sais pas si c'est comme cela en vérité mais là on a vraiment l'impression que Kyle est renvoyé chez lui avec une tape dans le dos et "merci d'avoir servi ton pays, mec, à la revoyure" alors qu'il vient de vivre des événements traumatisants. Il faut que ce soit sa femme qui le pousse à consulter parce qu'il ne va pas bien...

Pour ajouter un peu de tension à son film (comme si être sniper et devoir décider sur qui on va tirer, homme, femme, enfant, n'était pas assez tendu), Eastwood a rajouté un jeu du chat et de la souris entre Chris Kyle et un sniper d'origine syrienne qui n'a pas existé dans la vie du tireur d'élite. J'avoue que si ça n'apporte pas grand chose à la légende de Kyle, cela ne m'a pas déplu.

Ah oui et j'ai trouvé débile que Kyle téléphone à sa femme, plusieurs fois en plus, en plein combat ou en pleine mission, de son téléphone satellite. Ça c'est n'importe quoi, d'ailleurs cela ne se fait apparemment pas lors des missions et c'est juste pour rajouter de l'intensité dramatique ou de l'émotion à l'histoire.

Vous le savez (ou pas), j'adore Bradley Cooper et pas seulement parce qu'il est classe et séduisant :) Ici il est pratiquement méconnaissable, s'étant fait un vrai physique de soldat, il apparaît presque trapu et mastoc alors qu'il ne l'est pas. Il est très bon dans le rôle de Kyle et on oublie l'acteur derrière le personnage.

Sienna Miller joue la femme de Chris Kyle et franchement c'est un peu un rôle de potiche. Je l'ai trouvée pas mal mais son rôle d'épouse délaissée pendant des mois n'est pas très creusé.

C'est James McDorman (Greek, American Love Story) qui joue le copain navy seal de Chris Kyle. J'aime bien cet acteur même si pour le moment il n'a jamais eu de rôles vraiment transcendants et je comprends mieux maintenant pourquoi il sera le rôle principal de la série Limitless dont Bradley Cooper était le personnage principal dans le film. ;)

J'aime beaucoup les films de Clint Eastwood. Je ne les ai pas tous vus mais j'ai adoré Sur la route de Madison, Million Dollar Baby, Gran Torino, Mystic River ou encore L'échange avec Angelina Jolie. Même si sa réalisation est toujours assez classique il y a toujours beaucoup de sensibilité dans tous les films que j'ai cités. De la sensibilité, il y en a peu dans American Sniper mais sa réalisation est carrée, coup de poing et réaliste (si l'on excepte quelques scènes). Je n'ai pas forcément adhéré à tout son film mais on ne peut nier qu'il soit bien fait et qu'à 85 ans, l'acteur/réalisateur garde toute son acuité lorsqu'il s'agit de raconter une histoire.

En conclusion, je donne l'impression de ne pas avoir aimé le film car j'ai insisté sur les points qui m'avaient déplu et notamment son côté très patriotique américain mais ce n'est pas le cas et ce film fort et assez déprimant a le mérite de faire réfléchir sur pas mal de choses, notamment ces hommes qu'on envoie faire la guerre, qu'on glorifie parce qu'ils tuent "l'ennemi" et qui reviennent brisés. En tout cas, je vous conseille de le regarder pour vous rendre compte par vous-mêmes de ce qu'était la vie de Chris Kyle.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VF

Il fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
22/53