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L'écho des coeurs lointains, Outlander tome 7 + A Leaf on the Wind of All Hallows, a novella, de Diana Gabaldon

Titre original : An Echo in the Bone

Attention Spoilers sur les tomes précédents !

Résumé :
Alors que Brianna, Roger et les enfants sont repartis dans leur présent, Jamie et Claire décident de se rendre en Écosse pour récupérer la presse de Jamie et se battre avec les mots plutôt qu'avec les armes. Mais la guerre d'indépendance va en décider autrement et mettre des bâtons dans les roues des Fraser...

Mon avis :
Je vous l'ai dit au fur et à mesure de mes chroniques des tomes précédents, les six premiers tomes étaient des relectures. Et j'avais acheté ce tome 7, le premier en VO, à sa sortie en 2010. Mais quand je me suis décidée à le lire il y a deux ans et demis et je me suis aperçue que j'avais oublié pas mal de choses et j'ai donc décidé de tout relire en VO. Et donc An Echo in the Bone est le premier inédit que je lis depuis longtemps. Une très bonne lecture car un Outlander est toujours très bien à lire mais moins passionnant que certains.

Précédemment dans Outlander, après la naissance de leur fille, Mandy, Brianna et Roger décidaient de rentrer avec les enfants à leur époque car Mandy était atteinte d'une maladie au coeur non soignable au XVIIIe siècle. On apprenait à la fin du roman qu'ils avaient réussi et qu'ils avaient découvert un paquet de lettres de Claire et Jamie leur donnant des nouvelles...

Pendant ce temps-là, on apprenait que le fameux incendie donnant Claire et Jamie morts à Fraser's Ridge avait eu une date erronée dans le journal. Le fameux incendie avait bien eu lieu, à cause d'une bande de malfrats venus voler les Fraser, mais  Claire et Jamie en avaient réchappé. Avec la guerre d'indépendance se faisant de plus en plus réelle, ils décidaient de se rendre en Écosse afin de récupérer la presse de Jamie à Édimbourg et se se battre non plus avec les armes mais avec les mots. 

Quand L'écho des coeurs lointains commence, Jamie et Claire sont loin de mettre le pied en Écosse. Un événement terrible à Fraser's Ridge (pas l'incendie), rend le départ de Ian avec eux impératif pour son équilibre mais tout semble se liguer contre eux pour retarder leur voyage, à commencer par cette satanée guerre d'indépendance qui se fait de plus en plus présente. Et si les Fraser se trouve pris dans les combats, Jamie pourrait bien se retrouver face à William, ce fils qui croit être fils de lord et fils adoptif de Lord John Grey...

En 1980, les Mckenzie ont sauvé la petite Mandy et se sont établis à Lallybroch qu'ils ont racheté. Leur lien avec le passé sont ces lettres qu'ils ont trouvés et qu'ils lisent au compte-gouttes et qui leur donnent régulièrement des nouvelles de leurs parents...

La lecture de ce 7e tome m'a fait penser au 5e, pas mal de longueurs et de lenteurs dans la première moitié du roman mais c'est toujours un plaisir de retrouver les personnages et leur parcours. Vous allez dire que je ne sais pas ce que je veux, mais dans le tome précédent, le 6e, je regrettais qu'on assiste de loin à la guerre d'indépendance. Ah ben, c'est tout le contraire avec L'écho des coeurs lointains ! On nage en plein conflit, on est au coeur de l'action et c'est tout juste si on ne se retrouve pas avec un fusil à la main à tirer sur les Britanniques :) Ce que j'ai trouvé un peu long, ce sont toutes les parties avec William au début. Franchement, ses voyages et activités ne m'intéressaient absolument pas et je dois dire que jusqu'à présent, je n'avais pas un fol intérêt pour le personnage.  Du coup, il y a eu des moments où j'ai lu certains passages un peu en diagonale. Tout comme certains avec Lord John, même si lui je l'apprécie mieux.

Mais on ne peut nier qu'historiquement, tout ce qui concerne la guerre d'indépendance entre 1776 et 1778 (dates de ce tome 7) est intéressant, avec le siège de Ticonderoga et les batailles de Saratoga. Et je remercie les séries télé américaines, en particulier Turn : Washington Spies et plus récemment celles des voyages dans le temps, Legends of Tomorrow et Timeless pour m'avoir fait connaître auparavant certains événements de cette guerre et surtout les personnages de Benedict Arnold et le major britannique John André. Cela m'a permis de ne pas être trop perdue :)

Mais bien sûr ce qui fait le coeur de l'histoire ce sont Claire et Jamie et Brianna et Roger. Qui chacun de leur côté vivent encore bien des péripéties qui les mènent le long de la côte américaine et un retour aux sources pour les Fraser et l'établissement et le retour  au présent pour les Mackenzie. Je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié qu'on quitte un peu Fraser's Ridge et ses alentours. Cela faisait plusieurs tomes que l'on passait dans l'arrière-pays et les villes côtières proches et là c'est sympa de changer un peu et surtout de retourner en Écosse que ce soit au XVIIIe siècle ou au XXe.

Et j'ai beaucoup aimé suivre Brianna et Roger. Ce qui m'avait beaucoup plu dans le tome 3 était cette alternance entre passé et présent et là ça a été pareil. C'est presque la storyline qui m'a le plus intéressée d'ailleurs. Pourtant, il ne s'y passe pas énormément de choses, on suit plutôt le quotidien des MacKenzie avant que les événements se précipitent à la fin, mais j'ai aimé tout cela.

Pour ce qui est des événements qui se précipitent, j'ai trouvé que l'auteur augmentait le rythme de son récit et concentrait un peu trop ses rebondissements et révélations sur les 200-300 dernières pages, ce qui donne une impression qu'il ne se passe pas grand chose pendant 700 pages quand même, alors que ce n'est pas entièrement vrai, il se passe énormément de choses... et un accélération soudaine en fin de livre pour nous tenir en haleine et nous donner envie de revenir la prochaine fois ! :)

Avec Diana Gabaldon, l'expression "Le monde est un village" n'est pas vaine. C'est fou ce que les gens se croisent par hasard ou coïncidence dans ce roman ! À croire parfois que l'action et les gens ne se trouvent que dans un périmètre de 10 kms alors que l'Amérique et l'Écosse sont d'immenses contrées quand même. Il me semble que j'avais déjà fait la remarque dans le tome précédent mais là ces rencontres fortuites sont presque systématiques.

Notre couple fétiche, Claire et Jamie, est encore bien malmené dans ce tome. Heureusement que le couple est solide et toujours aussi attachant. Qu'est-ce que je les aime ceux-là ! Il y a juste un gros retournement de situation, dont je ne veux pas parler mais ceux qui ont lu le livre sauront, que j'ai trouvé un peu factice, car nous on sait de quoi il retourne, et du coup on est moins pris émotionnellement par les épreuves que traverse Claire à ce moment-là... Et surtout c'est assez rapidement résolu.

J'aime aussi Brianna et Roger, je l'ai déjà dit et particulièrement dans ce tome où ils doivent faire face à leur vie seuls. Jusqu'à présent, ils n'avaient vécu en couple ou en famille qu'au sein de la communauté où ils vivaient à Fraser's Ridge et là ils se retrouvent face à eux-même et je trouve qu'ils s'en sortent très bien.

Un personnage que j'ai adoré dans ce tome c'est Ian. Le jeune homme m'a toujours beaucoup touchée mais là encore plus. À chaque fois qu'il dit, vit ou fait quelque chose, j'ai envie de pleurer d'émotion. Dans sa courte vie (il a environ 25 ans maintenant), il en aura vécu des épreuves, notamment chez les indiens, et j'aime comment il a évolué. D'ailleurs je suis très contente que, dans ce tome, il ait pu clore son histoire avec Emily, sa femme squaw, de jolie façon d'ailleurs, ce qui lui permet d'aller de l'avant et de ne plus se retourner sur cette vie-là.

De  nouveaux personnages font leur apparition comme Denzell et Rachel Turner, des Quakers frère et soeur sympathiques, au langage amusant (enfin quakerien) et qui prennent de l'importance au fil des pages. On passe un peu plus de temps avec John Grey, que j'aime beaucoup et sa famille, ce qui ne m'a pas forcément passionnée, avec William dont je vous ai parlé plus haut, qui est un garçon collet monté et très british, pas forcément attachant mais bon il est le fils de Jamie donc évidemment on finit par bien l'aimer :)

J'ai été très contente de revoir Jenny, même si elle m'agace souvent, son caractère n'ayant pas beaucoup changé en 10 ans, le vieux Ian son mari, très émouvant, et tous les personnages d’Écosse qu'on a croisés dans les trois premiers tomes. La nostalgie joue à fond avec ce tome ! ^^

L'écriture de Diana Gabaldon est toujours plaisante à lire, malgré les longueurs, les lenteurs, les manoeuvres militaires décrites en détail. Je l'ai déjà dit, ses derniers tomes pourraient être plus courts et celui-là ne fait pas exception. Mais cela reste toujours très bien à lire. Et on ne peut nier l'énorme travail de recherche sur les parties historiques. Les points de vue ne sont plus seulement ceux de Claire, Jamie, Brianna et Roger mais il y a aussi ceux de Lord Grey et William, ainsi que Ian. On va bientôt se retrouver comme dans Game of Thrones avec une multitude de points de vue ! ^^

En conclusion, ce n'est pas le tome qui m'a le plus passionnée à cause de la guerre d'indépendance et les batailles et stratégies militaires qui prennent pas mal de place ainsi que William et Lord Grey mais l'ensemble est très plaisant à lire, il y a des choses très intéressantes, voire passionnantes malgré tout. Alors si vous voulez connaître la suite des aventures de Jamie et Claire, savoir comment Brianna et Roger s'adaptent à leur nouvelle vie en Écosse et ce qu'il va leur arriver et savoir si William va finir par connaître la vérité sur son père, lisez-le. Quant à moi, je vous donne rendez-vous d'ici la fin de l'année, sans doute en décembre, pour le tome 8.

Note :



Résumé :
La vérité sur ce qu'il est arrivé au père de Roger pendant la seconde guerre mondiale.








Mon avis :
On a toujours cru que le père de Roger était mort dans son spitfire lors d'un raid aérien. Dans An Echo in the Bone, il est suggéré qu'il n'en est rien et qu'il aurait disparu dans un endroit où il y aurait des pierres comme à Craigh na Dun. Cette courte nouvelle nous apprend effectivement ce qu'il en est. On fait d'abord connaissance avec les jeunes MacKenzie et leur petit garçon Roger. Cette nouvelle est à lire absolument après ce tome 7 car outre les révélations sur le père, cela vous spoilerait également un événement qui se passe dans An Echo in the bone.

La nouvelle en soi est intéressante, n'apportant finalement pas grand chose, si ce n'est de s'attacher malheureusement aux parents de Roger. Je dis "malheureusement" puisque quelles que soient les circonstances de la mort du père ou de la mère, l'issue ne change pas, Roger étant toujours orphelin à l'issue de la nouvelle. Le seul truc c'est que l'histoire est encore plus triste que si le père s'était tué en mission... En conclusion... C'est quand même à lire :)

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
9/26

du Big Challenge 2017 de Livraddict
2/8
7/100

du Challenge Un genre par mois d'Iluze
En mars : Historique
3/12
  
du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
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et comme il fait plus de 1000 pages,
  du Défi des 1000 de Fattorius
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2 Comments


C'est marrant c'était l'inverse chez moi, en regardant Timeless, je me disait, ah chouette je connais déjà par Outlander (et le jeu vidéo Assassin's Creed III) ;) Bon après c'est vrai que même si j'adore cette période de l'histoire américaine et Fraser's Ridge, j'étais contente de voyager à nouveau un peu.

Sinon, effectivement on partage le même avis sur beaucoup de point de ce septième tome, les bons comme les moins bons. Je n'avais pas abordé ces éléments dans ma chronique, mais je suis tout à fait d'accord avec toi pour le gros retournement de situation qui finalement de chamboule pas autant le cœur que ça. En revanche les tout derniers, eux, en forme de cliffhanger m'ont assez remuée. Du coup je suis partagée, j'ai bien envie de lire la suite rapidement, mais en même temps j'ai aussi envie de faire durer le plaisir car une fois fini il n'y a plus rien avant la sortie du prochain !!! Bon remarque, j'ai toujours les novellas à lire (je suis d'ailleurs très curieuse de celle-là sur la famille de Roger).

J'ai aussi repéré une autre saga dans la même veine, Wilderness de Sara Donati. Pas d'Ecosse ce coup-ci, mais le côté Pionnier est là (cela se passe fin du 18e aux USA) et apparemment y'a même un clin d'oeil aux Fraser dedans. Je me suis pris le T1, on verra bien ce que ça donne.


@Gilwen, moi c'est surtout grâce à Turn : Washington Spies que je commence à connaître cette période de l'histoire américaine. Et je m'aperçois que certains personnages historiques dont on n'a jamais entendu parler ou très peu, en France, sont emblématiques de cette périonde (Benedict Arnold, notamment). Pour la suite, je me la garde pour décembre mais c'est sûr qu'après faudra attendre la suite, l'an prochain si tout va bien. Merci pour ton commentaire !

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