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06 octobre 2016

La Confrérie de la Dague Noire, tome 4 : L'amant révélé de J.R. Ward

Titre original : Lover Revealed

Résumé :
Butch, le flic seul humain admis dans le cercle de la Confrérie de la Dague noire, ne sait cependant pas vraiment où se trouve sa place. Et ses relations avec la belle Marissa, aristocrate vampire dont il est amoureux, sont plus que tendues. Un soir, en voulant sauver un vampire des Eradiqueurs, il est enlevé par ces derniers. Laissé pour mort et sauvé par son ami, Viszs, seule la belle Marissa semble en mesure de le ramener à la vie...

Mon avis :
Il y a 6 ans, j'avais découvert la saga de La Confrérie de la Dague Noire grâce aux partenariats des 3 premiers tomes avec Livraddict. Saga qui ne m'avait pas plus convaincue que cela, surtout pour les deux premiers opus, le 3e m'ayant davantage plu. Je m'étais quand même acheté le 4e tome, en anglais cette fois-ci, mais l'avait laissé dormir dans ma Pal. Six ans après, comme la saga faisait partie du Baby Challenge Bit-lit, je me suis dis que c'était l'occasion de renouer avec ces vampires pas comme les autres et avec ce Butch que j'avais bien aimé dans les tomes précédents. C'est marrant parce que si six ans s'étaient écoulés, je me rappelais encore bien de beaucoup de choses. Et si ma lecture n'a pas été exceptionnelle, j'ai quand même passé un bon moment avec ce tome, surtout grâce à l'univers développé par l'auteur.

Je ne vous remets pas de résumé, le premier suffit amplement.

Dans le genre (un univers d'Urban Fantasy, un personnage différent mis en avant à chaque fois), je préfère de loin les Dark-Hunters. Mais il faut dire que j'ai lu 15 ou 16 tomes de cette dernière, alors que là je n'en suis qu'au 4e et j'ai eu donc plus de temps pour m'attacher aux personnages et à leur univers. Mais je dois reconnaître que l'univers de la Dague Noire est intéressant aussi.

Bref, dans ce tome, c'est donc Butch, le flic irascible qui est mis en avant. Butch, le seul humain admis dans le sacro-saint de la confrérie, qui vit en colocation avec Viszs et qui s'est découvert une nouvelle famille. Mais qui ne sait pas très bien où se trouve sa place parmi ces vampires ultra testostéronés et immortels. Et qui traine son spleen et le fait de ne pas pouvoir aimer Marissa au grand jour. C'est donc son parcours que l'on suit et son histoire avec la belle vampire. Histoire compliquée, houleuse et de prime abord vouée à l'échec.

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est justement tout ce qu'il arrive à Butch et les tour de passe-passe qu'emploie l'auteur pour que cet humain puisse trouver sa place chez les inhumains. En mélangeant la "mythologie" des Éradiqueurs et celle des Confrères et en faisant subir à notre héros 1000 tourments. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas trop en dévoiler mais j'ai trouvé cela assez judicieux même si un peu facile pour certains événements.

Pour ce qui est de la romance, ouais bof. L'amour entre Butch et Marissa n'est pas trop ce qui me fait vraiment palpiter.... mais comme les deux semblent faits l'un pour l'autre, pourquoi pas ? :D Quant aux scènes de sexe, elles sont bien évidemment présentes, très détaillées, clichées également (Butch est monté comme un taureau, Marissa est étroite - et vierge - depuis 300 ans), mais elles ne sont pas aussi présentes que dans les deux premiers tomes (le 3e en était également moins pourvu) et il faut même attendre un long moment, avant d'avoir une vraie scène (même s'il y a des ébauches bien plus tôt :))

Heureusement, ce tome n'est pas seulement consacré à Butch et Marissa car ça aurait été vraiment ennuyeux. L'auteur continue d'étoffer sa mythologie et son univers, distillant des informations sur les origines de la Confrérie et sur les Eradiqueurs et l'Oméga et j'aimerais en savoir encore plus sur ce fameux Oméga d'ailleurs. Ce qui me hérisse toujours c'est la société très misogyne des vampires, où les femmes (pardon, les femelles...) ne sont que des pauvres créatures justes bonnes obéir et à rester à leur place. Grrr.

J'aime bien Butch. C'est vraiment le stéréotype du flic irlandais grognon et fort en gueule mais il me plaît. Et puis comme j'ai dit plus haut, j'aime bien ce qu'il lui arrive.

En revanche, j'ai du mal avec Marissa que je trouve fadasse. Enfin surtout au début. La petite aristocrate timorée va malgré tout s'affirmer et il faut bien cela pour arriver à mater un Butch :)

Celui qui me plaît le plus, c'est Viszs. Tourmenté, plein de contradictions et sa relation avec Butch est assez intense. Elle me fait presque plus palpiter que l'histoire Butch/Marissa car outre l'amitié atypique qui unit les deux hommes, on sent une vraie tension sexuelle entre les deux à certains moments...

On retrouve aussi le jeune John Matthew qui file un mauvais coton et à du mal à se remettre des évènements du tome précédent. Heureusement que Zadiste est là pour l'aider et est comme une figure paternelle pour le jeune homme.

On retrouve aussi les protagonistes des précédents tomes, les couples formés alors, les méchants (comme Mr X).

Lors des précédents tomes, je m'étais plainte du style très familier et faibles des romans, Je ne sais pas si l'auteur s'est améliorée ou si ça passe mieux en anglais, certains jurons et tournures de phrases y passent mieux, c'est certain, mais ça m'a moins choquée dans ce tome.

En conclusion, ce n'est pas avec ce tome que je vais adorer cette saga et qu'elle va remplacer mes Dark-Hunters chéris dans mon coeur mais j'ai passé un agréable moment de lecture et finalement je me rends compte que j'étais contente de retrouver les personnages et l'univers. Alors si vous voulez savoir si Butch et Marissa arriveront à se retrouver et à s'aimer et ce qu'il va arriver à ce pauvre Butch, lisez-le. Quant à moi, je lirai le tome 5 (sans attendre 6 ans !) c'est certain car c'est celui consacré à mon chouchou, Viszs :)

Note :



Le livre fait partie du Baby Challenge Bit-lit
6/20
(4+2 jokers)

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
33

19 septembre 2016

Le Pistolero, La tour sombre tome 1 de Stephen King

Titre original : The Gunslinger, The Dark Tower 1

Résumé :
Roland, un pistolero, pourchasse un mystérieux homme en noir dans le désert, semant mort et désolation sur son passage afin de parvenir à son but...





Mon avis :
J'ai lu les trois premiers tomes de la Tour Sombre il y a bien longtemps, plus de vingt ans. À l'époque, il n'y avait pas de suite et j'avais donc arrêté là. J'avais bien aimé ces romans qui se démarquaient des autres Stephen King mais je n'ai jamais pris le temps d'en lire les suites lorsqu'elles parurent. Et à vrai dire, au fil du temps, j'ai oublié cette saga. Cette année, elle faisait partie du Baby Challenge Fantasy et je me suis dit que c'était là l'occasion de renouer avec elle. D'autant plus qu'un film va voir le jour avec Idris Elba et Matthew McConaughey (la sortie est prévue aux États-Unis en février 2017) et que j'ai envie de le voir. Mais ayant tout oublié de ces trois premiers tomes, j'ai décidé de tout reprendre à zéro et en anglais cette fois. Le Pistolero est donc le premier opus de cette saga, une introduction surtout, que j'ai beaucoup aimé, même toute l'histoire reste assez obscure pour le moment.

The man in black fled across the desert and the gunslinger followed (L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait). Voilà l'incipit de ce roman qui donne le ton au reste. Car l'histoire est la chasse que mène ce mystérieux pistolero pour attraper un tout aussi mystérieux homme en noir et tout cela dans un monde en désolation ou désertique et sur un peu moins de 300 pages. Rien de bien glamour et passionnant à priori et pourtant ça marche. :)

Ça marche parce que ce tome 1 n'est pas que ça quand même et est un mélange de western, de fantasy et de science-fiction avec même une pointe d'horreur car c'est du Stephen King, ne l'oublions pas :) Il y a un air très sergioleonien (de Sergio Leone ;)), que Stephen King revendique puisqu'il raconte dans son prologue s'être inspiré du Bon, la brute et le truand et avoir basé son pistolero sur le personnage joué par Clint Eastwood (d'ailleurs j'ai aussi beaucoup pensé aussi à Pour une poignée de dollars). Mais j'ai aussi beaucoup pensé à du Tarantino avant l'heure, notamment ce qui se déroule à Tull, un des derniers villages avant le désert.

Tous ces genres donnent un premier tome très énigmatique où l'on ne sait pas si l'on est dans un futur apocalyptique de notre monde ou dans un monde parallèle (on y chante Hey Jude des Beatles alors que l'ambiance est très western). Mondes parallèles, c'est sûr qu'il y en a puisque le pistolero rencontre au cours de sa quête, un jeune garçon, Jake, qui semble venir de notre monde actuel, à moins que le jeune Jake n'ait traversé une faille temporelle pour se retrouve dans le futur...

Comme vous pouvez le constater tout cela est bien mystérieux et ce n'est pas avec ce premier tome que vous aurez beaucoup de réponses. Tout au plus le dernier chapitre apporte-t-il quelques pistes, notamment sur cette fameuse Tour Sombre qui est le but ultime de notre pistolero, et les souvenirs d'enfance de ce dernier, égrenés au fil des chapitres, nous permettent légèrement d'appréhender ce que fut son monde dans son enfance, un univers un peu moyenâgeux dans lequel sa famille faisait partie d'une élite, monde qui disparut laissant place à cette terre de désolation.

Du pistolero, tout au plus sait-on qu'il s'appelle Roland et qu'il est le dernier de sa caste. Comme j'ai dit, on apprend un peu son passé et l'on sait qu'il pourchasse cet homme en noir depuis un bail. Mais c'est à peu tout. Et certaines autres facettes du personnage ne sont pas forcément reluisantes...

C'est marrant parce que de ma lecture des trois premiers tomes il y a plus de 20 ans, je me rappelais davantage de Jake le petit garçon que du pistolero. Et pourtant il n'a pas un grand rôle dans ce tome (peut-être dans les prochains alors ?). Ce qui est intéressant avec ce personnage c'est sa façon d'être arrivé dans le monde de Roland et le fait qu'il perce un peu la carapace du pistolero taciturne.

L'homme en noir est encore plus énigmatique que Roland et c'est peu dire :) est-il un magicien ou autre chose, vraiment un ennemi du pistolero ? Détient-il vraiment les clés/réponses pour accéder à la Tour sombre ? Je dois dire que tout cela m'intrigue beaucoup.

Stephen King a écrit les bases de ce roman quand il avait 19 ans (d'ailleurs le chiffre 19 semble important dans ce tome), en 1970, d'où l'intérêt pour Hey Jude :) d'abord publié sous forme de nouvelles (une par chapitre) puis réuni en un seul roman sorti en 1982. C'est cette version que j'ai lue il y a plus de 20 ans. Puis en 2003, il a entamé une révision de ce premier tome afin qu'il soit plus homogène avec les suivants et surtout ceux qu'il avait écrits après un grave accident en 1999. C'est cette version que je viens de lire. Le style est assez concis, pas toujours très simple à comprendre en anglais mais pas insurmontable non plus. Et s'il s'est inspiré de Sergio Leone, c'est aussi vers le Seigneurs des anneaux qu'il lorgne, d'ailleurs les scènes dans une espèce de mine m'ont fait penser aux mines de la Moria. Cette version révisée comporte une introduction où il parle de ce qui l'a amené à écrire cette saga et surtout ce premier tome et un avant-propos sur la révision.

En conclusion, Le pistolero est surtout une introduction à la saga de la Tour sombre, qui permet de faire connaissance avec un monde et des personnages très énigmatiques et où il ne se passe pas grand chose sans que ce soit jamais ennuyeux. Au contraire, notre intérêt est attisé par tous ces mystères et ces pistes lancées, notamment en fin de roman. Alors si vous aussi voulez découvrir ce pistolero mystérieux, savoir pourquoi il pourchasse inlassablement l'homme en noir et s'il finira par le rattraper et si oui à quel prix, lisez-le. Quant à moi, je lirai le tome 2 avec grand intérêt.

Note :



Le roman fait partie du Baby Challenge Fantasy
12/20
médaille de bronze

du Challenge Fantasy/Thrillers de Licorne
Session 6 : Fantasy
2/2
12/12
challenge terminé

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
32

09 septembre 2016

Le héros perdu, Les héros de l'Olympe tome 1 de Rick Riordan

Titre original : The Lost Hero

Résumé :
Après leur victoire sur Cronos et les Titans, les Demi-dieux pensaient pouvoir souffler un peu. Mais voici qu'Hera a disparu et qu'une nouvelle menace se profile. Avec Percy Jackson qui semble avoir disparu, ce sont trois autres héros qui vont devoir se lancer dans une course contre la montre pour contrer la menace et délivrer la déesse...


Mon avis :
Après avoir lu le dernier tome de la saga Percy Jackson, il y a 6 mois, je ne pensais pas me lancer si vite dans la nouvelle série de l'auteur et suite de la précédente. Mais comme elle faisait partie des Challenges Livraddict et que je devais lire un livre fantasy pour le challenge de Licorne, j'ai décidé de la commencer et j'ai beaucoup aimé ce premier tome, avec des héros tout aussi sympathiques que Percy et ses amis et une mythologie élargie.

Jason se réveille amnésique auprès de Piper et Leo dans une sorte de camp de redressement, sans aucun souvenir de qui il était avant alors que ses amis semblent le connaître depuis plusieurs mois. Mais bientôt les 3 ados découvrent qu'ils sont des demi-dieux, et que l'un de leurs parents était un dieu grec. Emmenés au camp des Sang-Mêlé, ils découvrent un monde insoupçonné. Mais à peine ont-ils le temps de s'accoutumer à leur nouvelle condition qu'ils doivent faire face à une menace terrible. Héra, la reine des dieux, a été enlevée et elle doit être libérée avant le solstice d'hiver sinon une entité encore plus terrible que Cronos sera réveillée. Et avec Percy Jackson qui a disparu, c'est aux trois jeunes gens qu'il incombe de mener à bien cette quête. Aidés d'un formidable dragon mécanique, Jason, Piper et Leo s'élancent pour une course contre la montre à travers les États-Unis et doivent affronter des ennemis déterminés...

Avec ce héros perdu, on est en terrain connu puisqu'il se passe donc dans le même univers et les mêmes lieux que les Percy Jackson et en est même une suite directe même si le héros précédent (Percy) n'est pas présent. L'histoire commence environ 3 mois après la victoire contre Cronos et les Titans et si le début peut un peu désarçonner car on fait connaissance avec trois nouveaux personnages, tout cela est effacé dès lors qu'on se retrouve au camp des Sang-Mêlé et qu'on revoit des visages familiers tels que Chiron, Rachel ou Annabeth. Mais si l'on peut avoir une impression de déjà-vu, le roman n'est pas un copier/coller des précédents, enfin pas tout à fait. D'abord parce que l'auteur a élargi sa mythologie et ne se cantonne plus à la grecque et cela ouvre des perspectives très intéressantes.

Le roman est plein d'action, de rebondissements, avec un peu moins d'humour que les Percy Jackson, mais on ne s'ennuie pas une seconde. Le héros perdu est lui aussi très ressemblant à un jeu vidéo avec des niveaux à passer, des méchants à chaque niveau et un big bad à défaire en fin de jeu. Mais cela n'a pas nui au plaisir que j'ai eu à tourner les pages et les méchants sont plutôt intéressants, il faut le reconnaître.

Point de Percy donc, mais les nouveaux héros sont bien attachants. À commencer par Jason, qui est bien mystérieux pendant une bonne partie de l'histoire du fait de son amnésie et parce qu'il est un élément clé de cette histoire. Plus mature que Percy qui, lui, était un feu follet.

J'ai beaucoup aimé Piper, la nouvelle jeune fille emblématique de cette saga. C'est, à mon avis, le personnage le plus approfondi du fait de son parcours, de ses dons et de ce qu'elle vit au cours de l'histoire.

Quant à Leo, le 3e élément de cette quête, c'est le trublion du groupe, qui apporte le brin d'humour qu'il faut. Il a un peu de mal à trouver sa place dans le trio mais je le trouve très intéressant également.

J'avais lu les 5 Percy en français et je me suis lancée dans cette nouvelle saga en anglais et franchement, comme c'est du jeunesse, c'est assez facile à lire, grâce à une écriture fluide sans être simpliste. C'est même peut-être un peu moins jeunesse que la saga précédente mais ça reste du très bon roman pour adolescents. Le roman est narré à travers 3 points de vue, ceux de Jason, Piper et Leo,  et j'ai apprécié que ce tout ne se concentre pas sur un seul protagoniste.

En conclusion, ce premier tome des Héros de l'Olympe est très sympathique à lire, on y retrouve les mêmes ingrédients que pour les Percy Jackson mais l'auteur a su élargir et étoffer sa mythologie ce qui fait qu'on n'a pas l'impression d'un copier-coller, notamment parce que de nouveaux personnages sont à l'honneur. Et si vous voulez découvrir à votre tour, Jason, Piper et Leo, retrouver avec plaisir le camp des Samg-Mêlé, savoir si nos héros arriveront à délivrer Héra à temps, quelle est cette nouvelle menace terrifiante et où diable est passé Percy Jackson, lisez-le ! Quant à moi, je lirai la suite avec plaisir.

Note :



Le roman fait partie du Baby Challenge Fantasy
11/20

du Baby Challenge Fantastique
7/20
(4+3 jokers)
 

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
10/10
challenge réussi !

ainsi que du Challenge Fantasy/Thrillers de Licorne
Session 6 : Fantasy
1/2
11/12

et enfin du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
31

26 août 2016

Les refuges de Pierre, Les enfants de la Terre tome 5 de Jean M. Auel

Titre original : The Shelters of Stone

Résumé :
Jondalar et Ayla sont enfin arrivés à destination et ont retrouvé la tribu du jeune homme, les Zelandonii. Si la Neuvième Caverne est ravie du retour du fils prodigue, ils sont plus méfiants envers Ayla, son accent bizarre et son loup et ses chevaux apprivoisés. Mais le charme et les talents de guérisseuse de la jeune femme vont vite conquérir les coeurs.


Mon avis :
J'avais lu les quatre premiers tomes des Enfants de la Terre il y a bien vingt ans de cela et j'avais, à l'époque, été séduite par les aventures d'Ayla, la Cro-Magnon (Cro-Magnonne ? :)) au temps de la préhistoire, environ 30 000 ans avant notre ère. Quand j'eus fini le tome 4, ce 5e tome était loin d'être sorti (il n'est paru qu'en 2002) et du coup, pour moi, l'histoire d'Ayla et de Jondalar s'était arrêtée à l'arrivée de ces derniers dans la tribu de naissance du jeune homme. Puis en 2003, j'ai acheté ce tome 5 en livre de poche (et deux volumes) mais je n'ai jamais repris cette saga. Cette année, je me suis dit que c'était l'occasion de renouer avec cette histoire et du coup, je me le suis acheté en anglais pour pouvoir le lire en ebook (car la bête fait 891 pages). S'il ne se passe pas grand chose au cours de ce tome, il ne m'a pas déplu pour autant car j'ai été charmée par cette "vie quotidienne au temps de la préhistoire".

Ayla est donc une jeune femme recueillie enfant par les Néandertaliens alors qu'elle était Cro-Magnon, élevée par eux, qui vécut pas mal d'aventures et dû quitter le Clan quelques années après avoir mis au monde un garçon issu du viol de l'un des membres du Clan. Elle vécut seule dans une vallée, apprivoisa un bébé lion des cavernes, une pouliche et un bébé loup. Un jour, elle rencontra Jondalar, un beau Cro-Magnon blond, dont elle sauva la vie et tomba amoureuse. Après maintes péripéties, le couple décida de retourner dans la tribu d'origine du jeune homme et ils mirent un an pour y parvenir, un an où il se passa pas mal de choses. À la fin du tome 4, ils étaient enfin arrivés à destination avec Wolf (le loup), Whinney (la jument) et son fils Racer.
Quand les Zelandonii et plus particulièrement la Neuvième Caverne, voient arriver le couple, ils sont bien sûr heureux de retrouver Jondalar après cinq ans d'absence mais réservent un accueil plus mitigé envers la jeune femme et ses animaux apprivoisés. Mais la douceur, l'intelligence et les talents hors normes d'Ayla en matière de médecine ou de chasse vont vite surmonter tous les obstacles.

Petit aparté avant de commencer ma chronique. Alors que j'avais juste commencé le livre, je suis allée visiter une grotte préhistorique dans le Blayais (en Gironde), la grotte de Paire Non Paire, grotte habitée dans les années - 30 000 et avec des dessins rupestres dont un d'un mégacéros, un cerf gigantesque avec des ramures qui l'étaient tout autant. Du coup ma lecture a pris une saveur particulière et touchante, surtout quand il fut question dans plusieurs scène de ces fameux mégacéros :)

Pour ce qui est des Refuges de Pierre, j'avoue que je suis bien contente d'avoir attendu 20 ans entre le tome 4 et ce 5e. Je ne me rappelais plus de grand chose, à part la trame principale et quelques scènes (la vie d'Ayla chez les "têtes plates" et la toute dernière scène quand Ayla et Jondalar arrive dans la tribu du jeune homme) et heureusement car il faut se rendre à l'évidence, l'auteur aime se répéter. Beaucoup se répéter d'ailleurs... Ayla raconte un nombre incalculables de fois, à chaque fois qu'on lui demande d'ailleurs, comment elle a recueilli et apprivoisé son loup et ses chevaux, quelle fut sa vie dans le Clan, ou dans d'autres tribus durant leur voyage de retour et si on a lu les livres précédents récemment, on a une impression de redite. Même avec mes oublis, j'ai trouvé que c'était souvent redondant. J'avais envie de dire "ouais, c'est bon, on le sait maintenant !". De même quand les gens se rencontrent, ils se présentent avec leurs titres complets. Par exemple Ayla est "Ayla of the Ninth Cave of the Zelandonii, mated to Jondalar of the Ninth Cave of the Zelandonii, Son of Marthona, former Leader of the Ninth Cave, formerly Ayla of the Mamutoi, Member of the Lion Camp, Daughter of the Mammoth Hearth, Chosen by the Spirit of the Cave Lion, and Protected by the Cave Bear" (à côté de cela, les titres de Daenerys dans Game of Thrones - Daenerys Stormborn of the House Targaryen, First of Her Name, the Unburt, Queen of the Andals and the First Men, Khaleesi of the Great Grass Sea, Breaker of Chains, and Mother of Dragons -, c'est de la roupie de sansonnet ! :D) et du coup, à chaque fois qu'elle fait une nouvelle connaissance, on la présente comme cela et son interlocuteur a aussi des titres à rallonge. Au bout de 10 fois, c'est crispant.

Les refuges de Pierre n'est pas un tome riche en action, il faut le savoir. C'est surtout la vie quotidienne chez les Homo Sapiens au temps de la préhistoire. À la fin du roman, vous serez incollables sur leur façon de vivre. Que j'ai d'ailleurs trouvée un peu trop moderne et facile. Jean M. Auel est toutefois reconnue pour sa véracité (pré-)historique, même si elle joue parfois avec les faits (comme l'invention du chas de l'aiguille ou la domestication des chevaux, plus tardives) ou spécule sur des faits qui sont encore inconnus de nos jours. Mais quoi qu'il en soit, on est complètement immergés dans cette civilisation pendant tout le roman et l'allumage du feu, le tannage des peaux, la chasse au bison et autres n'aura plus de secret pour vous.

Il faut l'avouer, si c'est intéressant et, il faut bien le reconnaître, plein de charme, c'est parfois un peu long. Surtout quand on est habituée à lire des romans où il y a des rebondissements et qu'on s'attend donc à ce qu'il se passe un gros truc tout à coup, genre le loup ou les cheveux qui se feraient tuer par des méchants Zelandonii (ça m'aurait peinée) ou Ayla qui se ferait attaquer par ces mêmes psychopathes de la préhistoire (oui j'ai une imagination fertile ! ^^). Oh mais rien de tout cela ! Il y a certes des tensions, des habitants de la Neuvième Caverne qui ne sont pas contents, qui en veulent à Ayla et on s'attend à ce qu'ils entreprennent quelque chose mais ça s'arrête là. La seule action entreprise est une plaisanterie vestimentaire que va faire l'une des habitantes à Ayla et que celle-ci va retourner à son avantage. C'est qu'on est dans une société pacifique et tolérante, presque utopique d'ailleurs où tout le monde il est est beau il est gentil et où l'on règle les problèmes sans faire de vagues. Tant mieux d'ailleurs et c'est très bien pour eux mais ça manque un peu d'intensité dramatique.

Si la société des Homo Sapiens est telle, c'est peut-être parce qu'elle repose sur un régime matriarcal où la notion de paternité n'existe pas, ce sont les femmes qui enfantent et acceptent un homme dans leur foyer (il n'y a que Ayla pour avoir compris le miracle de la conception) et ce sont elles qui décident avec qui elles couchent (contrairement aux Néandertaliens où ce sont les hommes qui décident et les femmes se soumettent). Et les femmes jouent un rôle prépondérant ou du moins égal à celui des hommes Bon je schématise, on n'est pas non plus chez les Amazones :)

Ayla est vraiment la jeune femme parfaite. Belle, douce, gentille, douée en tout, intelligente. Je n'ai pas réussi à lui trouver de défauts. Elle pourrait être agaçante à être aussi parfaite mais elle est très attachante donc ça passe bien :) Si tout semble lui réussir, elle a quand même des décisions difficiles à prendre, notamment à la fin.

Jondalar, lui aussi est pratiquement parfait ! :) Il est droit, fidèle, gentil, charmant, c'est le parfait complément d'Ayla et d'ailleurs il forme un joli couple et leur histoire d'amour est mignonne.

Il y a de nombreux personnages dans ce roman, j'ai d'ailleurs été souvent perdue et eu du mal à retenir leurs prénoms mais j'ai bien aimé la famille de Jondalar (parfaite également) et la guérisseuse, la Zelandonii, qui joue un rôle prépondérant dans la vie de la tribu et a beaucoup d'influence sur tous.

J'avais lu les 4 premiers tomes en français et, comme je vous l'ai dit en préambule, j'ai lu ce tome 5 en anglais, et je n'ai eu aucune difficulté à le lire et à le comprendre. C'est fluide, agréable à lire malgré les redondances et les multiples détails. Et j'ai été assez étonnée de trouver des scènes de sexe assez moderne, il faut bien le dire :)

En conclusion, ce cinquième tome des Enfants de la Terre fut une lecture pleine de charme, même s'il fut un peu long à lire et avec beaucoup de répétitions, par rapport aux tomes précédents et à l'intérieur du tome-même. C'est là où je me dis que j'ai bien fait de laisser passer vingt ans depuis le tome 4 :) Mais il permet de s'immerger complètement dans la vie à l'âge de Pierre et, si vous le lisez, vous serez incollables sur cette vie quotidienne au temps de Cro-Magnon (on ne sait jamais, si jamais vous vous y retrouviez avec votre machine à remonter le temps un jour :D). Alors, si vous voulez savoir comment Ayla va conquérir le coeur des Zelandonii et s'adapter à leurs coutumes, lisez-le. Quant à moi, j'espère ne pas attendre encore vingt ans pour lire le dernier tome que j'ai dans ma Pal.

Note :




Il fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
19/26

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
30

25 août 2016

Les Loriens : The Lost Files : Nine's Legacy et The Fallen Legacies de Pittacus Lore

Nine's Legacy

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Avant d'être sauvé par Four dans le repaire des Mongadoriens, Nine vivait avec son Cêpan et essayait de mener la vie de tout jeune ado de son âge sans se faire repérer...


Mon avis :
Fin juillet, j'ai eu envie de terminer le mois en retrouvant la série des Loriens, série jeunesse que je trouve très sympa et que j'aimerais avancer un peu plus vite. D'après Goodreads, avant de me lancer dans le tome 3, je devais lire deux nouvelles, Nine's Legacy et The Fallen Legacies, ce que j'ai fait. Et j'ai beaucoup aimé mieux connaître Nine ainsi que les 3 premiers Loriens tués par les Mongadoriens.

Quand on avait fait connaissance de Nine dans The Power of six, c'était un jeune homme dur qui semblait avoir vécu de nombreuses épreuves. Nine's Legacy permet de mieux faire connaissance avec ce jeune homme qui n'étais somme toute pas tellement différent de John/Numéro Quatre. Un jeune garçon qui aspirait à mener une vie tranquille, à s'amuser et rencontrer des filles. C'est d'ailleurs une jeune fille qui va précipiter sa chute. Mais je n'en dis pas plus. C'est une nouvelle de 100 pages, très agréable à lire, assez sombre sur la dernière partie et dont les dernières pages rejoignent la fin du Pouvoir des Six.

The Fallen Legacies

Résumé :
Cette nouvelle de 100 pages raconte comment les trois premiers Gardanes (les Gardanes étant ces 9 jeunes Loriens dépositaires de la mémoire de leur peuple) furent tués par les Mongadoriens et ce à travers le témoignage d'un jeune Mongadoriens Adamus Sutekh.



Mon avis :
L'originalité de cette nouvelle est, cette fois-ci, non pas de suivre les 3 Gardanes en question mais un jeune ado mongadorien, élevé avec l'idée qu'il faut détruire tous les Loriens. Tout au long de ces 100 pages, on voit donc son évolution, à partir du moment où Numéro Un est tuée et qu'un événement va le relier à elle et qu'il va s'apercevoir que tout ce qu'on lui a enseigné n'est peut-être pas forcément la bonne solution.

J'ai beaucoup aimé cette nouvelle car évidemment, après plusieurs tomes et nouvelles, on a un gros à priori négatif contre ces gens cruels et destructeurs que sont les Mongadoriens et l'auteur arrive à nous en faire aimer un ! Car Adamus, Adam pour les intimes, est un personnage attachant et intéressant et j'espère qu'on aura l'occasion de le revoir car son intégration à la série est un point positif.

Du coup, dans cette nouvelle, les Gardanes ne sont que des personnages accessoires. J'ai cependant beaucoup aimé Numéro Un que l'on voit un peu plus que les deux autres qui disparaissent vite du paysage.

Quant aux autre Mongadoriens, ils sont fidèles à leur réputation !

En conclusion, voilà deux très bonnes nouvelles qui nous font découvrir d'autres aspects de la mythologie et de la saga. J'ai préféré The Fallen Legacies mais Nine's Legacy est intéressante car elle nous permet de mieux nous faire connaître le personnage. Il me tarde maintenant de lire le tome 3 de la saga.

Note globale :



J'ai également lu deux autres petites nouvelles, Le journal de Sarah et Les Origines de Huit, qui doivent faire toutes deux 7-8 pages. Le journal de Sarah n'apporte pas grand chose car ce sont juste des notes que Sarah écrit sur sa rencontre avec John et quelques événements, et les Origines de Huit n'est pas mal mais la nouvelle est trop courte pour qu'on fasse vraiment connaissance avec le personnage.

Nine's Legacy et The Fallen Legacies font partie
du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
29
2x 0.5 point = 1 (plus 28)

ainsi que du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
9/10

22 août 2016

Une symphonie américaine d'Alex George

Titre original : A Good American

Résumé :
En 1904, Jette et Frederick Meisenheimer quittent Hanovre pour s'installer aux États-Unis dans la petite bourgade de Beatrice dans le Missouri. Pendant un siècle, trois générations de Meisenheimer vont y vivre et connaître des joies et des drames et faire de l'Amérique leur patrie.



Mon avis :
J'avais vu ce roman chez Cajou il y a déjà un peu plus d'un an et le résumé ainsi que ce qu'elle en disait m'avaient beaucoup plu. Je l'ai donc inscrit à mon Challenge ABC et je l'ai lu en juillet. Cette chronique familiale m'a beaucoup plu, portée par des personnages attachants, une écriture fluide et la musique et l'Histoire américaine en toile de fond.

L'imposant Frederick Meisenheimer séduit la tout aussi imposante Jette en lui chantant la sérénade de sa belle voix de baryton. Mais la famille de la jeune femme est contre l'union de deux jeunes amoureux qui décident alors de fuir le Hanovre de 1904 pour émigrer en Amérique. Ils finissent par s'installer à Beatrice dans le Missouri où Jette accouche d'un garçon. Les Meisenheimer vont tout faire pour s'intégrer et devenir de bons américains dans ce pays plein de contradictions, où tout est possible et leurs trois générations vont connaître des épreuves et des drames mais aussi des joies avec toujours la musique en toile de fond, au cours d'un siècle marqué par la prohibition, deux guerres mondiales, le racisme de cette partie des États-Unis envers les noirs, la grande dépression des années 30, l'assassinat de Kennedy et la tragédie du 11 septembre.

Ce roman est donc l'histoire de cette famille allemande émigrée aux États-Unis. On y suit d'abord les grands-parents, puis leurs deux enfants, Joseph et Rosa ainsi que les 4 garçons de Joseph, la petite histoire se mêlant à la grande tout au long de ces cent ans. C'est une saga comme je les aime, joliment racontée où chacun va connaître des destins divers, parfois tragiques. J'ai beaucoup aimé suivre ces Meisenheimer et leur entourage, les habitants de cette petite bourgade, sudiste et encore marquée par le racisme envers les noirs... Ce qui donne lieu à quelques scènes assez sombres. La vie s'articule autour de la taverne des Meisenheimer, tenue par Frederick d'abord puis par Joseph, et qui va évoluer au fil du temps et s'adapter aux impondérables économiques pour peu à peu perdre son identité pour devenir elle aussi une "bonne américaine".

Car la toile de fond de l'histoire est l'intégration dans une Amérique où tout est possible. Une histoire d'émigration qui reste finalement d'actualité, puisque les Meisenheimer ont quitté leur pays (même s'il n'y avait pas la guerre à ce moment-là) pour s'établir ailleurs avec des rêves d'une vie meilleure, ce qu'on leur a accordé. Et c'est difficile de ne pas faire le parallèle avec tous ces milliers de migrants jetés sur les routes, espérant trouver un ailleurs où ils pourront aussi s'intégrer et avoir la chance que des millions d'autres ont eu les siècles précédents... Et quand on voit que certains oublient aux États-Unis qu'ils descendent aussi d'émigrants, ce serait bien de le leur rappeler parfois...

La musique tient également une grande place dans cette histoire (d'où le titre français), que ce soit la façon dont les Meisenheimer se sont rencontrés et le chant qui tiendra une grande place dans la famille au fil des générations, ou encore le jazz qu'ils découvrent à leur arrivée en Amérique et qui tiendra une grande place à travers l'un des personnages du roman.

Il y a juste un truc qui m'a laissée un peu de marbre, c'est une révélation qu'on a vers la fin du livre et qui, à mon avis, n'apporte rien du tout. L'histoire était très bien comme cela sans cette révélation qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe...

J'ai beaucoup aimé Jette et Frederick, davantage Frederick d'ailleurs, les pionniers si l'on peut dire de cette dynastie. Deux personnages fortement charpentés, au grand coeur et qui vont savoir allier leurs origines germaniques avec leur nouvelle patrie. Et j'ai apprécié qu'ils n'aient pas de préjugés racistes, que leur seule mode de vie soit de vivre correctement sans faire d'esbroufe ou de l'ombre à quiconque.

D'ailleurs, l'un de mes personnages préférés a été Lomax, un noir en butte au racisme mais qui va s'intégrer dans la famille des Meisenheimer, leur faire découvrir le jazz et devenir une sorte de mentor pour tous. Un beau personnage très attachant.

L'autre personnage que j'ai beaucoup aimé c'est Rosa, le 2e enfants de Jette et Frederick, un peu cliché dans le rôle de la tante célibataire revêche mais au coeur d'or mais qui a su me toucher énormément quand elle était petite et n'arrivait pas très bien à trouver sa place au sein de la famille.

Le narrateur du livre, c'est James, le 2e fils de Joseph, un garçon qui lui aussi a du mal à se situer et exister dans la famille et sa fratrie, il a un frère aîné et deux frères jumeaux plus jeunes et qui porte un regard aimant mais parfois teinté d'amertume sur sa famille, sa vie, ses envies et ses perspectives d'avenir. Ce n'a pas été mon personnage préféré mais je l'ai trouvé intéressant.

Joseph le père de James et premier né de Jette et Frederick, est intéressant aussi mais à la suite d'un drame on le sent plus en retrait de l'histoire.

Les autres membres Meisenheimer m'ont été davantage indifférents, le frère aîné de James est le garçon évidemment sérieux en tout, travail, mariage etc... et les jumeaux sont évidemment turbulents, un peu comme les jumeaux Scavo de Desperate Housewives :)

Le style de l'auteur est très agréable à lire en VO, il s'en dégage beaucoup de charme et sans faire de chichis Alex George nous immerge dans son histoire et celle des Meisenheimer au fil des décennies.

En conclusion, voilà un très beau roman sur une famille assez haute en couleurs, attachante, qui va s'efforcer de s'intégrer et devenir une bonne famille américaine mais tout en tirant une certaine fierté de ses origines. Et si vous voulez à votre tour découvrir Jette, Frederick, Lomax, Rose, Joseph, et tous les autres Meisenheimer, vivre en leur compagnie au rythme du jazz ou de l'opéra, et les suivre sur un siècle de grande Histoire, lisez-le.

Note :



Il fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
18/26

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
28

05 août 2016

Queen Betsy tome 5 : Vampire et casée de MaryJanice Davidson

Titre original : Undead and Unpopular

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Alors que le premier anniversaire de sa mort approche, Betsy souhaite ou pas (elle dit tout et son contraire) fêter ses 31 ans. Sa belle-mère la prend pour la baby-sitter de son petit frère, une délégation européenne de vampires débarque, ce qui crée un incident avec une vampire locale, Betsy décide d'arrêter de boire du sang, sa meilleure amie, Jessica, est porteuse de nouvelles pas réjouissantes et pour couronner le tout, il paraît qu'il y a un zombie dans le grenier...



Mon avis :
Ce mois-ci, j'avais envie de lire une petite lecture pas prise de tête, après ma lecture du pavé de Dicker et j'ai jeté mon dévolu sur ce 5e tome de Queen Betsy. Lecture qui a répondu à mes attentes, sans aller au-delà :)

Je ne vous remets de résumé, le premier étant amplement suffisant. :)

Bon je suis embêtée car je pourrais redire exactement la même chose que j'avais écrite dans ma chronique du tome 4. :) Il ne faut pas se leurrer, le côté urban fantasy de la saga est presque anecdotique et est surtout une série chick-lit, fort sympathique au demeurant. Betsy pourrait être une jeune femme humaine tout ce qu'il y a de plus banal qu'il lui arriverait pratiquement la même chose que ce qu'elle vit depuis plusieurs tomes. Le fait qu'elle soit vampire ajoute un peu de mordant (ouais, je sais, elle est trèèès facile celle-là ! :D ) mais il faut aussi souligner que Betsy tient justement à garder son humanité.

Lorsque j'avais fait la chronique du tome précédent, j'avais souligné combien l'intrigue était en arrière-plan. Et c'est encore plus flagrant ici car il n'y a vraiment aucune intrigue. Ou alors des intriguettes. Plutôt des scènes de la vie quotidiennes condensées dans 280 pages en VO. Autant dire que ça se lit super vite et sans mal de tête ! Mais j'ai beau savoir que Queen Betsy c'est superficiel, j'y reviens toujours et je ne m'ennuie jamais. Au contraire, c'est une espère de petite parenthèse rafraichissante et quand on sait ce à quoi on a affaire, ça passe bien.

Bref, en attendant que son mariage survienne (j'ai l'impression qu'on n'y arrivera jamais ! ^^), Queen B prend en main son métier de reine. À sa manière et non sans maladresse, mais on sent que petit à petit, elle assoie sa position, à défaut d'une vraie autorité. Heureusement elle a Sinclair, son consort, et Tina, une autre vampire pour assurer ses arrières.

Mais comme je l'ai dit plus haut, Betsy c'est quelqu'un qui garde aussi son côté humain, il n'y a qu'à voir ses relations avec ses amis, Jessica et Mark, houleuses parfois mais inaltérables. Et c'est ce qui fait aussi le charme du personnage et de la saga. Et ses réflexions, ses attitudes sont attachantes ou me font rire.

On retrouve les autres personnages récurrents, Sinclair, pas très mis en avant, Lauren la soeur de Betsy, Cathy la fantôme du tome précédent, George the Fiend (qui s'appelle Gareth en fait), et tous ceux que j'ai cités précédemment.

Pas grand chose à dire sur le style de l'auteur, ça se lit toujours aussi facilement et c'est toujours assez familier.

En conclusion, ce tome 5 n'apporte pas grand chose de nouveau à la saga et n'a pas de véritable intrigue mais quand on sait à quoi s'attendre, ça donne une lecture très légère et amusante, idéale pour se détendre quand on n'a pas envie de se concentrer trop. Alors si vous voulez retrouver l'amusante Betsy et son univers, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict
7/20

du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
27

13 juillet 2016

Les voies d'Anubis de Tim Powers

Titre original : The Anubis Gates

Résumé :
En 1983, le professeur Brendan Doyle, spécialiste en littérature romantique du XIXe siècle, est engagé par le milliardaire J. Cochran Darrow pour accompagner un groupe de millionnaires assister à une lecture de Coleridge dans le Londres de 1810. Car Darrow a découvert des portails temporels qui permettent de passer d'une époque à l'autre. Tout se passe bien jusqu'au moment où Doyle est enlevé alors qu'il s'apprêtait à revenir à son époque...

Mon avis :
Vous le savez, je l'ai déjà répété maintes fois, j'adore tout ce qui est voyage dans le temps, donc cela faisait un bout de temps que je voulais lire Les voies d'Anubis qui traite de ce sujet. J'ai d'abord acheté la réédition de Bragelonne, il y a un ou deux ans, et j'ai fini par lire ce livre ce mois-ci. J'avais peur de ne pas accrocher car j'avais lu des avis assez mitigés mais au final, j'ai beaucoup aimé l'histoire, pas au point d'avoir un coup de coeur mais j'ai passé un très bon moment.

En 1804, un sorcier égyptien effectue un rituel avec son acolyte le docteur Romany pour ramener les anciens Dieux à la vie et mettre à bas l'Empire Britannique. Le rituel échoue mais ouvre des portails temporels à différentes époques. 1983, un milliardaire anglais, J.C. Darrow, charge le professeur Brendan Doyle, spécialistes des auteurs romantiques du début du XIXe siècle d'accompagner des millionnaires à une lecture de l'un de ces auteurs, en 1810, via l'un de ces portails. Doyle finit par accepter et l'expédition se passe bien jusqu'au moment où le jeune homme est enlevé juste avant de revenir à son époque. Le voilà coincé en 1810, poursuivi par ceux qui veulent en savoir plus sur ces portails. Son seul but, survivre afin de rentrer chez lui et en profiter pour rencontrer William Ashbless, un poète méconnu et qu'il a largement étudié afin d'écrire un livre.

Alors, j'ai commencé ce livre avec ma version française de Bragelonne mais au bout de quelques pages, je n'accrochais pas du tout au style, pompeux et avec des phrases assez difficiles à comprendre et du coup, j'ai racheté le roman en VO et là ça a été tout de suite mieux.

Les voies d'Anubis est un livre foisonnant, mêlant la science-fiction, le fantastique et la magie, l'Histoire, la mythologie égyptienne, le policier, l'aventure et avec de multiples personnages. J'avoue que ça peut désarçonner. Personnellement, cela m'a beaucoup plu. D'ailleurs, toute la première partie m'a énormément fait penser à Neverwhere de Neil Gaiman. Comme Richard Mayhew, Brendan Doyle franchit une porte (temporelle en l'occurrence) et se retrouve vite dans un monde baroque et mystérieux. On est dans le Londres du début du XIXe, contrairement à Neverwhere qui restait à notre époque, mais on retrouve cet esprit "cour des miracles" du roman de Gaiman et là d'autant plus que Doyle va faire un séjour chez les mendiants. Cela donne lieu à de nombreuses scènes rocambolesques, où l'on croise un clown assez sinistre, des créatures bizarres et de nombreux autres personnages hauts en couleurs.

Le côté voyage dans le temps et science-fiction est un peu accessoire pendant une grande partie du livre qui porte surtout sur les autres sujets dont j'ai parlé, le fantastique et la magie, surtout et ensuite tous les efforts de Doyle pour rester en vie ou encore cette histoire de Joe face-de-chien, dont je n'ai pas parlé dans mon résumé et dont je ne vous parlerai pas davantage sauf pour dire que cela réserve pas mal de surprises, de retournements et de révélations. Et pour en revenir à mon dada, le voyage dans le temps, j'ai beaucoup aimé comment, au fur et à mesure, certains événements ou personnages prenaient tout leur sens et certaines boucles temporelles étaient euh... bouclées :D

J'ai trouvé le personnage de Brendan Doyle assez attachant. Faut dire que le pauvre garçon (de 35 ans) en voit bien des vertes et des pas mûres et on se demande à chaque embûche comment il va se tirer d'affaire. C'est d'ailleurs un peu tiré par les cheveux parfois mais ça sert l'histoire alors il n'y a rien à redire.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Jacky, un jeune mendiant (mais pas que) super attachant et qui va devenir l'ami de Brendan. Heureusement qu'il est là, d'ailleurs, pour sauver plusieurs fois la mise à Doyle !

Il y a beaucoup de personnages comme je l'ai dit donc je ne vais pas vous parler de tous mais j'ai vraiment détesté Romany, le vrai méchant de l'histoire. Ah et c'est sympa aussi de croiser des personnages réels comme Coleridge ou encore Byron.

Même si la version anglaise est moins compliquée à lire que la version française, ne vous attendez pas à ce que ce soit une lecture hyper facile. Le style de l'auteur est à l'image de son histoire et de ses personnages, foisonnant ! Mais sans trop de difficultés majeures. C'est juste un rythme à prendre et la lecture est très agréable. Il n'y a juste que les chapitres qui sont un peu trop longs, je préfère quand ils sont plus courts mais cela ne nuit pas au rythme du roman qui n'est pas ennuyeux  du tout, même si finalement il y a des moments où il ne se passe pas grand chose.

En conclusion, voilà un très bon roman foisonnant et rocambolesque, mêlant science-fiction, fantastique et de nombreux autres thèmes. Il a des airs de Neverwhere (même s'il fut écrit largement avant) et même des Mystères de Paris (le roman pourrait s'appeler Les mystères de Londres ^^). Et si vous voulez découvrir toutes les aventures de ce pauvre Doyle, voyager dans le Londres de 1810 et même de 1684, aller de l'Angleterre en Egypte et en revenir et savoir si le jeune homme rencontrera le fameux (enfin pour lui) Ashbless et s'il reviendra dans son époque, lisez-le !

Note :




Ce roman fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
17/26

du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
26

du Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci : Science-fiction
7/12

et c'était l'un de mes milieux de terrain 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajou
6/11

05 juillet 2016

Le silence des ténèbres, The Dark-Hunters tome 16 de Sherrilyn Kenyon

Titre original : One Silent Night

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Stryker, le leader des Daimons, a décidé d'en finir une bonne fois pour toute avec ses ennemis jurés, Acheron et Nick Gautier. Pour cela, il réveille Guerre, une créature quasi indestructible. Mais Artemis n'entend pas que son protégé soit tué et oppose à Stryker son ennemie jurée, sa femme, Zephyra, qu'il a abandonnée voilà 11 000 ans...

Mon avis :
Il y a tout juste un an, j'avais lu le tome consacré à Acheron, un tome passionnant à lire. Avec One Silent Night, on revient à une histoire plus traditionnelle de l'univers des Dark-Hunters, une romance paranormale mâtinée d'un peu de mythologie pour faire avancer le fil rouge. Et cette fois-ci c'est à Stryker que Sherrilyn Kenyon s'attaque, le vilain méchant Daimon qui fait bien des misères à tous nos personnages favoris depuis de nombreux tomes. Pas le tome le plus enthousiasmant à lire mais intéressant malgré tout.

Voilà 11 000 ans, alors qu'il n'était qu'un tout jeune homme, Stryker a cédé aux menaces de son père Apollon et abandonné la femme qu'il aimait, Zephyra. Depuis, il est devenu le leader des Daimons et n'a de cesse de se venger d'Acheron, son ennemi juré et de Nick Gautier, responsable de la mort de sa soeur, Satara. Cette fois-ci, il pense avoir la solution en la personne de War (Guerre), une créature retenue prisonnière du Tartare. Créature qu'il va aller délivrer. Mais Artémis n'a vraiment pas envie qu'Acheron meure, même si ce dernier la hait et coule maintenant des jours heureux avec Tory, et elle envoie son arme secrète s'occuper de Stryker, Zephyra, la propre femme du Daimon et qu'il croit morte depuis longtemps, Zephyra qui n'est que haine envers son ancien époux et entend bien lui faire payer ses millénaires de solitude...

Quand j'ai su que ce tome porterait sur Stryker, j'avoue avoir fait la moue. Car ce personnage n'est pas le plus attachant du Dark-Hunterverse et c'est un euphémisme. C'est quelqu'un qui n'a aucune morale et ne sert que ses intérêts. Du coup, je me demandais comment Kenyon allait pouvoir nous intéresser à ce personnage sans le dénaturer. Car les Dark-Hunters parlent surtout de rédemption, où certains méchants deviennent bons grâce à l'amour ou à leurs actions. Difficile de voir Stryker devenir un gentil toutou tout à coup. Je vous rassure, il n'en sera rien :) Cette romance paranormale a ceci d'originale que les deux protagonistes se connaissent depuis longtemps et que l'élément féminin n'est pas une douce jeune femme en détresse mais une femme forte qui n'a pas attendu Stryker pour s'accomplir. C'est dire si leur histoire au cours du roman n'est pas de tout repos et qu'il faudra bien des "je t'aime moi non plus" pour faire taire les rancoeurs.

Bon, pour tout vous dire, ce n'est pas l'élément du tome qui m'a le plus passionnée. Certes cela permet de découvrir mieux le passé de Stryker, ses problèmes avec son papounet de dieu et de voir qu'il peut également être un homme (enfin un daimon ^^) dont le petit coeur palpite. En revanche, je ne me rappelais plus du tout l'histoire avec son fils Urian. Mais bon, à ma décharge, ça s'est passé dans le tome 4 ou 5 (celui sur Wulf et Cassandra), c'est à dire il y a 12 tomes et pas loin de 8 ans pour moi.

Ce qui m'a surtout plu dans One Silent Night, c'est tout ce qui touche à la mythologie. Notamment des révélations sur Nick très intéressantes ou encore sur les Daimons et la fin ouvre des perspectives intrigantes, à ce niveau-là (les Daimons), ou encore sur les relations, très malmenées depuis longtemps, entre Ash et Nick. Ça fait longtemps que j'espère voir ces deux-là se réconcilier un jour, même s'il y a eu trop d'épreuves entre eux. On est loin d'en arriver là mais au moins ils se parlent...

Je ne vais pas revenir sur le personnage de Stryker, j'en ai déjà longuement parlé plus haut, ni sur Zephyra. Dans ce tome, on retrouve donc Acheron en couple avec Tory, et c'est toujours agréable de lire un tome dans lequel il est présent. Et j'ai été aussi ravie de voir que Nick y avait une place importante. J'ai toujours aimé le personnage, même quand il était agaçant, même quand il ne prenait pas les bonnes décisions et j'aime beaucoup son évolution. Et on retrouve aussi des personnages récurrents des tomes précédents, comme Savitar et ses chemises hawaïennes, Apollymi la mère d'Ash et un petit nouveau, Jared (à ne pas confondre avec Jaden donc j'avais bien aimé l'apparition il y a deux tomes), un être intéressant et lié à la mythologie qui concerne Nick.

Le style de l'auteur est assez facile à lire en anglais, le roman est court (un peu trop d'ailleurs) et se lit très vite.

En conclusion, un tome sympa à découvrir sur un personnage qui n'est pas des plus attachants mais dont il est plaisant de découvrir des côtés moins manichéens que le vilain méchant du monde des Dark-Hunters. Et si vous voulez savoir s'il arrivera à reconquérir son ex-épouse, voir les personnages ennemis jurés de toujours s'unir le temps de combattre un autre méchant, connaître les origines de Nick et apprendre pas mal d'autres choses, lisez-le. Quant à moi, finalement, il me tarde de continuer la saga, donc j'espère ne pas mettre un an pour lire le tome suivant, qui concernera un Dream-Hunter.

Note :



Le livre fait partie du Baby Challenge Bit-lit
5/20
(5+2 jokers)

du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
25

et c'est un de mes attaquants 
du Challenge Coupe d'Europe des livres de Cajou :)
3/11

02 juillet 2016

La malédiction des colombes de Louise Erdrich

Titre original : The Plague of Doves

Résumé :
À Pluto dans le Dakota du Nord et la réserve indienne adjacente, les vies des habitants s'entremêlent sur plusieurs décennies, liées par le sang, l'amour ou la haine...





Mon avis :
Une fois de plus, sans le challenge 50 états - 50 billets de Sofynet, je n'aurais sans doute jamais lu ce livre et découvert cet auteur. Je l'avais bien vu chez certaines copinautes, dont Nelfe mais c'est quand j'ai cherché un roman à lire pour le Dakota du Nord que je m'y suis vraiment intéressée et mon choix s'est porté sur ce livre. Livre que j'ai beaucoup aimé au début mais qui m'a moins passionnée au fur et à mesure que je le découvrais...

À Pluto, il y a des nuages de colombes qui détruisent tout sur leur passage, le meurtre d'une famille de blancs jamais élucidé et pour lequel 4 indiens furent lynchés (et un seul en réchappa), des histoires de collections de timbres qui s'avèrent plus précieux qu'on ne le pensait, des gens qui aiment, souffrent, font des erreurs, vivent tout simplement, qu'ils soient de sang indien et vivent dans la réserve, métis ou blancs...

Bon c'est très très difficile de faire un résumé qui tienne la route car ce roman est foisonnant et raconte la vie de nombreux personnages sur plusieurs décennies.

Au début, j'ai été très enthousiasmée par le roman, car c'est tout à fait le genre d'histoire que j'aime lire, des sagas familiales dans l'Amérique profonde et je dois dire que suivre la petite Evelina et ce que lui racontait son grand-père me plaisait beaucoup. Je me suis dit que je tenais là un coup de coeur. Mais au fur et à mesure de ma lecture, je dois dire que mon enthousiasme a été un peu douché. Car après Evie c'est un autre personnage qui est devenu narrateur, le juge Coutts, parlant de lui mais aussi de son grand-père et de nombreuses autres personnes et ensuite, c'est l'histoire d'un prédicateur, à travers sa femme qui est devenu l'objet de la narration. Et là, je dois dire que je me suis véritablement ennuyée. Du coup, quand on est revenu à Evie (qui avait grandi), je n'étais plus autant dedans...

Donc il faut le savoir, c'est un roman à plusieurs voix (polyphonique ?), qui mélange présent (années 60 et 70) et passé, qui parle de nombreux personnages, au point de s'y perdre parfois, s'il vous reste peu de neurones comme moi :) (mais qui c'est ceux-là ? me suis-je souvent demandé :)) Les récits des 3 narrateurs racontent des histoires qui s'entremêlent et parlent d'amour, de la vie qui passe, de trahisons, de racisme. Car Pluto est une ville blanche (et fictive) qui se trouve à côté d'une réserve indienne. Malgré mes réserves et cet ennui passager, j'ai quand même bien apprécié cette immersion au coeur de l'Amérique profonde qui dégage malgré tout un certain charme. J'ai juste regretté que ces fameuses colombes du titre ne soient pas plus présentes car finalement le fléau qu'elle apporte se situe surtout au début du XXe siècle (ou alors les habitants se sont habitués ;))

J'ai beaucoup aimé les personnages d'Evelina et de Mooshum. Mooshum c'est le grand-père, celui qui raconte sa vie en l'enjolivant ou en affabulant et dont les récits peuvent passer du cocasse au drame.

Les autres personnage m'ont peu marqués même si certains sont intéressants.

J'ai commencé le roman en français. Je l'avais acheté en livre de poche mais au bout d'une cinquantaine de pages, mes yeux saignaient sur les petits caractères, donc je l'ai racheté en ebook VO pour pouvoir le lire plus confortablement et car je préfère toujours lire un livre en anglais qu'en français. Eh bien, je pense que j'aurais dû m'en tenir à la version française. Car j'ai trouvé la traduction d'Isabelle Reinharez supérieure à l'originale ! C'est vraiment rare que je dise ça mais franchement il y avait un rythme et une musicalité que je n'ai pas retrouvé dans l'écriture de Louise Erdrich. Ceci dit, c'est bien écrit et facile à lire en anglais mais j'ai trouvé le style de l'auteur plus sec que sa traduction, presque plus détaché.

En conclusion, voilà un roman qui m'a énormément plu en début de lecture mais m'a moins accroché au fur et à mesure que j'avançais. Malgré tout, ça reste une lecture intéressante et je suis contente d'avoir découvert cette auteure. Et si vous voulez savoir pourquoi Mooshum a finalement échappé à la pendaison du meurtre de la famille blanche et si finalement le mystère de ce meurtre sera élucidé, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
24

Et comme le roman se passe dans le Dakota du Nord
il fait donc partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
  50/51
avec Washington D.C
Le Dakota du Nord est le 39e était à avoir rejoint l'Union le 2 novembre 1889. Sa capitale est Bismarck, sa ville la plus grande Fargo.