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08 décembre 2012

Le chemin de Sarasvati de Claire Ubac

Résumé :
Isaï, née fille et considérée par une moins que rien par sa tante toute puissante, décide à la mort de sa mère, de partir à Bombay retrouver son père. Elle va effectuer un voyage dangereux à travers le pays en compagnie de Murugan, un jeune garçon "Intouchable" qui comme elle ne rêve que de chant et de musique...





Mon avis :
C'est complètement par hasard que j'ai choisi ce livre. En effet, il me fallait un auteur en U pour le Challenge ABC et j'ai donc choisi ce petit roman jeunesse qui me paraissait sympathique. Et bien m'en a pris car j'ai vraiment aimé suivre les pérégrinations de Isaï et Murugan.

Isaï, 10 ans, a eu la malchance de naître fille dans une Inde où les préjugés sont encore tenaces. Considérée comme une bouche inutile par sa tante qui règne en maîtresse sur la maisonnée, elle ne trouve de réconfort qu'auprès de sa mère qui lui apprend des chants traditionnels et de son grand-père. Mais lorsque sa mère meurt, Isaï ne supporte plus les exactions de sa tante et, en compagnie d'un jeune garçon, né Intouchable et qui adore le chant et la musique comme elle, elle décide de partir à Bombay retrouver son père qui n'a plus donné de nouvelles depuis longtemps. Tous deux vont braver bien dangers avant de pouvoir atteindre leur but...

C'est vraiment un livre très attachant, une sorte de fable initiatique racontée comme un conte de fée. Et qui dit conte de fée ne veut pas forcément dire que l'histoire se résume à "ils finirent heureux". Pour en arriver là, bien souvent, les personnages doivent affronter un chemin semé d'embûches, des méchants qui veulent les exploiter ou les tuer  et c'est tout à fait cela que rencontrent nos deux jeunes héros qui devront faire preuve de beaucoup de courage pour s'en sortir. Alors bien sûr le happy end est là, mais les épreuves que vont vivre Isaï et Murugan bien présentes également.

Je n'avais jamais lu d'histoire se passant en Inde et je ne sais pas si l'auteur retranscrit bien la réalité mais elle donne quand même bien un aperçu de ce pays entre modernité et traditions. Modernité parce qu'il se passe à notre époque (disons dans les années 2000) et internet et DVDs y sont évoqués et traditions parce que le système de castes est toujours en vigueur, les préjugés sur la valeur des filles, surtout dans les villages, y sont tenaces et parce que les Dieux sont encore omniprésents dans la vie des gens qui leur font des offrandes. Ce voyage à travers l'Inde nous permet de mieux connaître ces dieux ou les us et coutumes (culturels, culinaires, linguistique) de ce pays multicolore.

Au travers d'Isaï ou Murugan, c'est aussi un livre qui parle de l'exploitation des enfants, travaillant comme domestiques ou ouvriers dès leur plus jeune âge et elle évoque aussi la misère et la détresse de ceux qui sont laissés-pour-compte.J'ai trouvé que c'était parfois un livre dur pour un lectorat destiné aux jeunes.

J'ai beaucoup aimé Isaï, malmenée par la vie et par sa tante et qui va avoir le courage de partir et éventuellement s'en sortir. J'ai aimé sa joie de vivre, son optimiste, sa façon de chanter, comme un exutoire à la vie qui ne lui a jamais fait de cadeau. J'ai beaucoup aimé également sa maman, si douce, si compréhensive, même si on la voit peu, ainsi que le grand-père, vraiment attachant.

Murugan, l'acolyte d'Isaï, m'a bien plu également. Je l'ai trouvé très sympathique, amusant et touchant.

L'auteur nous offre également toute une galerie de personnages tout au long du voyage des deux enfants, certains touchants ou sympathiques (je pense à ce montreur de singe rencontré à un moment), d''autres odieux et malfaisants.

Le style de l'auteur est agréable à lire, c'est jeunesse sans que ce ne soit trop enfantin ou simple et elle décrit une Inde qui semble lui tenir à coeur.

En conclusion, un très joli livre et une belle histoire, assez triste parfois dont la fin est porteuse d'espoir pour tous les laissés pour compte ou les opprimés. Et si vous voulez savoir si Isaï arrivera à retrouver son père, et quel destin l'attend, lisez-le.

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
26/26
Challenge terminé et réussi ! :)

Il fait aussi partie du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle et Kalea 
7/20

04 décembre 2012

Mort d'une héroïne rouge de Qiu Xiaolong

Titre original : Death of a Red Heroine

Résumé :
Shanghai, 1990, alors que la Chine marxiste se tourne de plus en plus vers l'économie capitaliste, la découverte du corps d'une jeune femme assassinée, meurtre à priori banal, va provoquer bien des remous...




Mon avis :
C'est avec des lectures comme cela que ma participation aux Challenges de lectures "imposées" (Livraddict ou ABC) prend tout son sens. Sans ces challenges, je resterais à ronronner tranquillement dans mon coin, avec mes petites lectures habituelles sans vraiment chercher ailleurs. C'est donc grâce au Challenge ABC que j'ai pu lire cet excellent policier chinois. En effet, lorsque je fais ma liste pour ce challenge, j'aime bien varier les genres et lorsque j'ai dû choisir un auteur vers la lettre Q (en 2011 déjà), j'ai décidé de mettre ce livre-là. Je n'ai pas pu le lire en 2011, je l'ai donc remis en 2012 et franchement je suis ravie d'avoir pu enfin le découvrir ! J'ai vraiment beaucoup aimé.

Shanghai, 1990, une jeune femme est retrouvée morte étranglée. L'inspecteur Chen, poète à ses heures, et son adjoint Wu enquête sur une affaire qui prend un tournant politique lorsque la jeune femme s'avère être une employée communiste modèle. Dans une Chine en pleine mutation, leur enquête provoque bien des remous et certains essaient de les arrêter...

Vous avez peut-être remarqué que le titre original est en anglais et non en chinois, c'est parce que l'auteur, même s'il est chinois et écrit sur la Chine, a émigré aux USA, après les événements de Tian'anmen en 89, d'où il écrit dorénavant ses romans.

Plusieurs thèmes se dégagent de ce roman extrêmement prenant qui nous montre la Chine, et Shanghai en particulier, sans fard et avec beaucoup de poésie.

Tout d'abord l'intrigue policière, assez classique, avec un meurtre, une enquête et éventuellement la découverte du coupable (c'est marrant parce que j'ai mis à peu près la même chose pour la Cité des Jarres d'Indridason et pendant ma lecture, j'ai beaucoup pensé à cette lecture-là, alors qu'elles n'ont rien à voir) avec un inspecteur opiniâtre, qui n'hésite pas à se mettre les gens à dos dans sa quête de la vérité.

Mais ce livre est également une peinture de la société chinoise en plein changement. Le régime communiste est toujours bien présent avec son Parti omniprésent et omnipotent, ses magouilles, ses intérêts qu'il faut servir, mais on voit arriver l'économie capitaliste et un marché libre de plus en plus présent, au vu et au su de tous.  Les gens portent de moins en moins l'uniforme chinois pour se tourner vers les tenues occidentales.

J'ai beaucoup aimé les descriptions des petites rues de Shanghai, ses échoppes, ses restaurants et gargotes (on mange beaucoup dans le livre, ça risque de vous donner faim ! ^^). Moi qui ai passé 15 jours en Chine (à Pékin entre autres) il y a 4 ans, j'y ai tout à fait retrouvé cette atmosphère particulière. Mais le changement se fait sentir quand des bâtiments entiers sont détruits pour laisser place à des constructions plus modernes.  D'ailleurs, petit aparté, je suis allée voir Skyfall le dernier James Bond qui se passe à Shanghai à un moment et on voit dans ce film, l'évolution de la ville par rapport au livre, une ville devenue comme Hong-Kong avec ses hauts gratte-ciels.

L'auteur n'hésite pas à aborder les problèmes de cette société comme ceux du logement où des familles entières vivent dans une seule pièce alors que d'autres, par leur mérite ou piston, vivent dans un appartement. Ses descriptions des réchauds posés devant les portes de ces chambres m'ont un peu rappelé le film In The Mood for Love (excellent film d'ailleurs) de Wong Kar-Wai. Il y règne la même atmosphère.

C'est également un livre avec beaucoup de poésie. De par la nature même de son héros, poète avant d'être inspecteur, et cette poésie prend une grande place dans le roman, lui donnant une tonalité tout à fait particulière et moins pesante que dans d'autres romans policiers. J'ai beaucoup aimé le mélange des deux genres.

L'inspecteur-poète Chen m'a beaucoup plu. C'est un homme érudit, droit, assez mélancolique j'ai trouvé, qui fait son boulot, qui doute, tiraillé entre son métier et sa passion. C'est aussi un homme de transition entre la chine traditionnelle marxiste et celle bouillonnante post-Tian'Anmen qui rêve de vivre à l'américaine. J'ai beaucoup aimé cette dualité en lui qui en fait un homme tout à fait intéressant.

L'autre personnage important du roman, même s'il l'est moins que Chen, est son adjoint Wu. Lui est davantage de la vieille école, un peu guindé, un peu jaloux des avantages que possède Chen mais, comme il a su évoluer au côté de son chef, j'ai aussi appris à l'apprécier au fil du roman car c'est aussi un homme droit et tout aussi intègre que Chen. J'ai en outre beaucoup aimé sa vie privée avec sa femme et son fils, toute empreinte de douceur.

Pas grand chose à dire sur les autres personnages. J'aimais bien Wang, l'amie journaliste de Chen mais elle m'a un peu déçue. On trouve aussi des représentants du Parti qui vont là où le vent souffle ou encore le petit peuple de la rue, essentiel à l'enquête de Chen et dont certains sont vraiment touchants et dignes.

J'ai trouvé que le livre se lisait très bien, que le style était plaisant et, comme je l'ai déjà dit, la poésie présente tout le long du livre lui donne une tonalité vraiment spéciale et surtout un peu mélancolique. J'ai beaucoup apprécié.

En conclusion, un excellent roman policier qui a su me plaire non seulement pour son enquête mais également pour sa galerie de personnages haute en couleurs, pour la poésie de certains passages et pour sa vision sans fards de la société chinoise d'il y a vingt ans. Et si vous voulez savoir si Chen et Wu trouveront le coupable sans qu'on ne leur mette trop de bâtons dans les roues, lisez-le. Je pensais que ce roman n'était qu'un "one shot" (une histoire unique) or j'ai appris en farfouillant sur le net qu'il y avait 7 autres romans mettant en scène Chen qui suivaient ! Je serai donc ravie de retrouver un jour cet inspecteur-poète !

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
25/26


Et il fait aussi partie du Challenge Thrillers et Polars de Liliba
9/12


23 novembre 2012

Lady R. d'Henri Courtade

Résumé :
Lady Rowena, 20 ans, est espionne pour le compte de Richard Coeur de Lion. Envoyée à la recherche de documents hérétiques, sa mission va l'entraîner bien plus loin qu'elle ne l'imaginait. De Venise en Écosse, elle va aller de périls en révélations et devra sauver sa peau plus d'une fois.





Mon avis :
Cela fait déjà plus d'un an que j'avais ce livre dans ma Pal, depuis juillet 2011 en fait, lorsque je l'avais acheté lors d'une séance de dédicace d'Henri Courtade que je vous avais relatée ici. Je devais déjà le lire pour une lecture commune en décembre dernier mais je n'avais pas pu l'honorer. Je viens enfin de pouvoir le lire et je dois dire que j'ai passé un excellent moment à suivre les aventures échevelées de de Lady Rowena...

Lady Rowena de Windermere, 20 ans, est agent de Richard Coeur de Lion. Nous sommes à la fin du XIIe siècle et beaucoup aimerait voir tomber le roi. Envoyée en compagnie de son ami Caméléon et de son fiancé Wilhiam à la recherche de documents hérétiques détenus par les templiers, ce qui devait être une mission de routine devient alors une aventure périlleuse où elle va devoir affronter bien des dangers qui vont l'emmener de la Venise des Doges aux brumes écossaises des Highlanders. Avec beaucoup de détermination et de courage, elle va devoir batailler pour s'en sortir et affronter les révélations de son passé...

Quand j'étais adolescente et jeune adulte, j'adorais lire les aventures d'Angélique de Serge et Anne Golon ou encore les Catherine ou Marianne de Juliette Benzoni, ces romans d'aventures historiques et romanesques plein de rebondissements. Et je dois dire que Lady R. m'y a fait énormément pensé (la sensualité en moins...).

Voilà donc un beau pavé de 600 pages, sans temps mort, qui se lit tout seul et qui nous entraîne, à la suite de Rowena dans de multiples aventures touchant aux Templiers, avec des sociétés secrètes, des retournements de situation, des trahisons, des chausse-trapes et même des révélations ! Franchement, on ne s'ennuie pas une seconde ! En plus, moi qui adore tout ce qui touche aux Templiers et aux Cathares (même s'ils ne sont qu'évoqués dans ce livre), j'étais ra-vie.

De plus, Henri Courtade nous fait voyager, de la Venise, mystérieuse et sensuelle, à la Cordoue Maure jusqu'aux brumes d'Écosse en passant par les Pyrénées et les déserts Égyptiens... J'ai beaucoup aimé les passages sur l'Écosse qui m'a rappelé un voyage effectué en 2008.

Si j'avais des petits reproches à faire sur ce roman, c'est qu'il manque peut-être un peu de profondeur, de densité en fait. Je ne sais pas comment l'exprimer, le livre est épais, il se passe énormément de choses mais j'ai eu l'impression que ça restait un peu en surface. En plus, certaines choses sont assez prévisibles (spoilers, ne le lisez que si vous avez lu le livre !!! : j'avais deviné, disons plutôt supposé, que Safir était le père de Rowena et Agnès...), mais je suppose qu'à force de lire des livres, je connais certains "mécanismes" (ça me le fait aussi quand je regarde des séries, au grand dam de ma fille ! ^^). Mais je vous rassure, ces deux petits reproches ne sont que des inconvénients sans importance et l'histoire est vraiment prenante.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Rowena, jeune femme indocile, intrépide et attachante. J'ai quand même trouvé que pour une espionne aguerrie, elle était parfois trop innocente et naïve.

Caméleon, son ami d'enfance, il est sympa, attachant également. Tous les deux forment un super duo très agréable.

Quant aux méchants, chut, je ne vous en dirai pas un mot ! :p

Le style d'Henri Courtade est très agréable à lire, très fluide, les 600 pages se lisent à toute allure et il nous embarque dans son histoire pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin. J'avais déjà beaucoup aimé lire son écriture dans Loup, y es-tu ?, je l'ai retrouvée avec plaisir ici. On sent vraiment que l'auteur a écrit avec son coeur et ça donne un je-ne-sais-quoi de terriblement attachant.

Je ne tiens pas à dévoiler davantage l'histoire car ce serait vraiment dommage de vous raconter tout ce qu'il se passe au cours de ce roman, tout le plaisir étant dans la découverte.

En conclusion, un très bon roman romanesque, bien construit qui vous fera passer un excellent moment de détente à sa lecture. Et si vous voulez savoir dans quelles aventures va s'embarquer Lady R., quels périls elle devra affronter, lisez-le. Et ô joie, la suite, Lady A. vient de sortir ! Et si vous voulez savoir qui est Lady A. eh bien il faut lire Lady R. :D

Note :

Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
24/26


04 novembre 2012

La fin du monde tombe un jeudi, Thomas Drimm, tome 1 de Didier Van Cauwelaert

Résumé :
Dans un futur plus ou moins proche, Thomas Drimm, presque 13 ans, voit sa vie basculer le jour où son cerf-volant tue accidentellement un vieil homme qui se réincarne dans son vieil ours en peluche et se révèle être un scientifique qui le charge pas moins que de sauver le monde !





Mon avis :
Comme j'avais bien aimé les deux romans que j'avais lus de cet auteur, c'est tout naturellement vers celui-ci que je me suis tournée quand il m'a fallu trouver un auteur en V pour le Challenge ABC de Nanet. Ayant entendu parler de ce Thomas Drimm en bien, c'est donc ce roman que j'ai choisi et je dois dire que je ne le regrette absolument pas car j'ai passé un très bon moment en sa compagnie.

Thomas Drimm a 13 ans moins le quart (comme il aime à le souligner) et vit dans un monde où le Hasard et ses jeux ont remplacé les anciennes religions. Chaque personne reçoit une puce dès 13 ans afin d'être mieux contrôlée et l'obésité, l'alcoolisme et la dépression sont considérées comme des tares qui vous vaut d'être relégués au bas de l'échelle et où leur monde est protégé des agressions extérieures par un bouclier d'anti-matière. Seul la gagne peut vous faire progresser. Thomas mène pour le moment une vie insouciante de pré-ado un peu gros, entre une mère arriviste et un père alcoolique, mais sa vie bascule le jour où il tue accidentellement un vieil homme sur la plage avec son cerf-volant, que ce vieil homme se révèle être Léo Pictone, un des pères fondateurs de la nouvelle société et qu'il se réincarne dans le vieil ours en peluche de son enfance. Pire, Pictone le charge de sauver le monde dont la fin est proche...

Mon résumé est assez long mais c'est pour vous planter le décor. Je vous rassure, ce que je vous raconte n'est que le début de l'histoire ! Après, ça n'arrête plus ! :) Il y a beaucoup d'action, de rebondissements et on ne s'ennuie vraiment pas à suivre les aventures du jeune Thomas.

Tout d'abord, il y a beaucoup d'humour. Un humour qui m'a fait d'ailleurs penser à celui de Percy Jackson qui est le héros d'aventures créé par Rick Riordan. Et cet humour contrebalance le monde finalement terrible dans lequel vit Thomas.

Car son monde est celui d'un régime totalitaire, surveillant en permanence une société où il ne faut pas boire, ne pas être gros et où il faut jouer aux jeux d'argent pour être un citoyen respectable. Un monde où Internet est interdit aux mineurs tout comme il est interdit de fumer auprès de ces mêmes mineurs. Un monde où il ne fait pas très bon vivre, croyez-moi ! :)

J'ai trouvé que l'auteur n'avait pas cédé à la facilité et créé une histoire finalement assez complexe avec pas mal de détails scientifiques. Je trouve très bien que ça ne soit pas superficiel comme certains livres du genre. Mais ça reste quand même ludique, très approprié aux lecteurs ados et l'histoire est franchement rocambolesque, voire parfois farfelue. :) Mais c'est aussi ce qui fait son charme.

J'ai juste trouvé que la fin était assez abrupte et partait dans une direction un peu bizarre... À voir ce que cela donnera dans le tome 2.

J'ai beaucoup aimé Thomas Drimm, ce jeune garçon assez dépassé par les événements mais qui a beaucoup de courage et d'entrain et essaie de sortir des situations impossibles dans lesquelles son acte l'a mis. À noter que quand il dort, Thomas fait des rêves bizarres (je ne vous en dis pas plus) et que son nom est Drimm (et en anglais rêve = dream...)

J'ai trouvé formidable l'idée de se faire réincarner le vieux scientifique en ours. Ça donne beaucoup de dynamisme à sa relation avec Thomas et pas mal de situations cocasses.

Brenda, la voisine de Thomas, est sympa, un peu dépassée par les événements et bécasse parfois, mais sympa !

En revanche, la mère de Thomas est assez antipathique, ne pensant qu'à elle et étant très dure avec son fils pour lequel elle a beaucoup de mépris, complètement en phase avec la société dans laquelle elle vit, au contraire du père qui lui est un personnage intéressant, humaniste, même s'il est bourré la plupart du temps.

Le style de l'auteur est vraiment très agréable à lire. C'est du jeunesse mais bien écrit et j'ai retrouvé ce que j'aimais dans ses autres livres, une sorte d'écriture un peu décalée.

En conclusion, un très bon livre ado, qui devrait beaucoup plaire à la cible mais qui est également un très bon moment de lectures pour les plus vieux (comme moi ! ^^). Et si voulez savoir ce que Thomas doit faire pour sauver le monde dont la fin est programmée un jeudi, quelles conséquences auront ces actions ou si vous voulez voir un vieux savant réincarné en ours en peluche, lisez-le ! Quant à moi, je lirai le tome 2 sans problème !

Note :



Ce livre est donc ma lettre V du Challenge ABC 2012 de Nanet
23/26


et il fait partie du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle et Kalea 
2/20

01 novembre 2012

Fille noire, fille blanche de Joyce Carol Oates

Titre original : Black Girl, White Girl

Résumé :
Genna Meade et Minette Swift, compagnes de chambre sur le campus, n'ont rien en commun. Genna est blanche, effacée, avide de tendresse, Minette est noire, arrogante, solitaire et peu encline à répondre à l'amitié de Genna. Alors que les semaines passent, Minette semble subir des violences racistes, jusqu'au drame...



Mon avis :
Comme Zweig, Joyce Carol Oates ne fait pas partie des auteurs que je lis habituellement. Mais à force d'en entendre parler, surtout par George, j'ai quand même voulu découvrir ce qu'elle écrivait. Ne voulant pas me lancer dans un de ses pavés, j'ai donc opté pour ce livre assez court (374 pages) et j'avoue avoir été très agréablement surprise. Ce n'est pas tant l'histoire qui m'a plu que le style de l'auteure et l'ambiance particulière de ce roman.

1974, alors que Nixon vient de démissionner, Genna Meade entre au Schuyler College pour y faire ses études supérieures. Elle se retrouve compagne de chambre de Minette Swift qui est l'exact opposé de la jeune fille. Genna est blanche aux taches de rousseur, effacée, issue d'une famille d'activistes et hippie alors que Minette est noire comme l'ébène, peu avenante, arrogante, solitaire et fille d'un pasteur traditionaliste. Avide de tendresse, Genna cherche pas tous les moyens à gagner l'amitié de Minette qui n'en a cure et repousse toutes ses marques d'affection. Mais alors que les semaines passent, Minette semble la proie de violences raciales. Genna pourra-t-elle sauver Minette..?

En quatrième de couverture, il est écrit (d'après Telérama) "Redoutable machine romanesque, saisissante d'ambiguïté et d'inconfort". Romanesque, je ne sais pas mais c'est un livre effectivement très ambigu et qui m'a mise assez mal à l'aise. Tout au long de l'histoire, on ne sait pas trop ce qu'il se passe, où l'auteur veut en venir et l'ambiance est tout à fait particulière.

J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à entrer dans le roman. L'histoire de Genna et Minette m'intéressait mais je trouvais qu'il y avait des longueurs, surtout les passages sur la famille de Genna mais je pense ces passages étaient obligés pour comprendre le personnage de la jeune fille. Ensuite, une fois l'histoire installée, j'ai eu très envie de continuer.

Pourtant, on ne peut pas dire que l'histoire soit vraiment très captivante mais elle est insidieusement prenante. Quand on parle d'inconfort et d'ambiguïté, c'est en fait tout à fait ce que j'ai ressenti lors de ma lecture ! On suit ces deux jeunes filles, le drame qui se met en place petit à petit, sans vraiment comprendre pourquoi et comment tout cela arrive, tout est en non-dits, on ne comprend pas pourquoi Minette réagit comme ceci ou comme cela et, à l'instar de Genna, on en vient à douter d'elle. Cela donne donc une atmosphère tout à fait particulière à cette histoire...

Mais il n'y a pas que l'histoire des deux jeunes filles et la relation difficile qu'elles entretienne. Il y a également leurs rapports avec leurs pères, deux personnages omniprésents malgré leur absence et qui influent énormément sur ce que peuvent ressentir Genna et Minette. Et tout comme les deux jeunes filles sont diamétralement opposés, leurs pères le sont tout autant. Max Meade est un activiste révolutionnaire, défenseur des droits de l'homme, fantasque, absent alors que le père de Minette est un pasteur rigoriste qui a élevé sa fille dans l'amour de Dieu. Mais là où Minette suit les préceptes de son père, Genna ne cherche qu'à s'en éloigner tout en faisant une sorte d'idole inaccessible...
Personnellement, j'ai trouvé que l'histoire du père de Genna, même si nécessaire à l'histoire, prenait un peu trop de place, surtout sur la fin... Mais bon, je n'en dirai pas plus.

Le problème de l'identité raciale est également très présent. On n'est plus dans les années 50-60 quand la question des droits civiques des noirs se posaient mais les tensions raciales sont encore bien présentes et Minette est un peu le catalyseur (je ne sais pas si je peux employer ce terme) de ces tensions.

Je n'ai pas trouvé les personnages de Genna et Minette très attachants.
Genna est trop passive et effacée à mon goût et trop avide de tendresse. Je l'ai trouvée trop obnubilée à gagner l'amitié de Minette. On voit qu'elle essaie de compenser l'absence du père et le manque d'attention de sa mère (une hippie shootée aux médocs) et pense avoir trouvé enfin quelqu'un à aimer et qui l'aimerait mais on a vraiment l'impression qu'elle prend ses rêves pour la réalité quand elle parle de cette amitié alors qu'on voit bien que Minette n'en a strictement rien à faire ! Franchement, ç'aurait été moi, j'aurais laissé tomber ! :D Et j'aurais été Minette, Genna m'aurait franchement gonflée ! ^^

Quant à Minette, franchement quel personnage détestable ! Toujours maussade, renfermée, arrogante envers les autres, je n'ai vraiment pas compris ce qu'elle venait faire dans cette université où visiblement elle n'avait pas sa place (mais aurait-elle eu sa place ailleurs ?). Je peux comprendre que derrière cette attitude il y ait une solitude, un mal-être, une grande détresse même, mais franchement elle n'a rien d'aimable. Et puis, qu'est-ce que ces "par-don" ont pu me faire grincer des dents !

La mère de Genna est également un personnage peu sympathique, complètement ailleurs, hippie sur le retour qui souffle le chaud et le froid avec sa fille. On voit bien que les deux femmes n'ont pas eu de relations mère-fille traditionnelles et c'est ce qui explique aussi le caractère de Genna.

Je ne vais pas reparler des pères respectifs de Genna et Minette, je l'ai déjà fait.

J'ai beaucoup aimé le style de Joyce Carol Oates. Elle sait à merveille raconter son histoire, cerner la psychologie des personnages et je pense que c'est grâce à son écriture, très fluide également, que j'ai aimé ce roman.

En conclusion, un roman qui a su beaucoup me plaire sur une histoire assez dure et une ambiance tout à fait particulière et ce malgré des personnages peu attachants. Je ne sais pas si je lirai d'autres romans de cette auteure mais celui-ci m'a convaincue. Et si vous voulez découvrir Minette et Genna, leur relation compliquée et savoir ce qu'il est arrivé à la première, lisez-le.

Note :



Ce livre est ma lettre O du Challenge ABC 2012 de Nanet
22/26

30 octobre 2012

Ma vie d'autiste de Temple Grandin

Titre original : Emergence : Labeled Autistic

Résumé :
La vie de Temple Grandin, diagnostiquée autiste et qui a réussit à déjouer les pronostics en arrivant à faire des études supérieures et à faire une carrière internationale comme spécialiste d'équipements agro-alimentaires.




Mon avis :
C'est en voyant un reportage à la télévision (Envoyé Spécial, il me semble), il y a 18 mois, que j'avais découvert cette femme autiste qui m'avait beaucoup plu. J'ai vu ensuite qu'elle avait publié cette autobiographie qui date de 1986. Je me la suis donc procurée dans l'espoir de la lire rapidement mais ce n'est que maintenant que j'ai pu découvrir la vie de Temple Grandin. Une femme admirable qui a su surmonter son handicap, vivre une vie à peu près normale et utiliser son expérience pour améliorer le confort des animaux d'élevage.

Temple Grandin, née en 1947, a eu très tôt un comportement différent des autres enfants. Diagnostiquée autiste à une époque où ce handicap est encore mal connu, elle va arriver à le surmonter, grâce notamment à l'amour de sa mère et à la patience d'un professeur. Ayant remarqué que les "machines à serrer" employées sur les animaux de bétail leur procuraient un certain calme, elle a eu l'idée de l'essayer sur elle puis sur les animaux d'abattage. Grâce à son courage et sa ténacité, elle est devenu spécialiste internationale de produits agro-alimentaires.

Voilà donc un récit très touchant et très instructif sur les mécanismes de l'autisme car vu de l'intérieur sur le combat d'une enfant puis d'une femme pour surmonter ce handicap et en faire un atout professionnel.

Temple Grandin nous raconte donc son enfance ponctuée de colères, de renfermement sur soi, de besoin d'affection sans pouvoir l'exprimer, et l'incompréhension des autres face à ses réactions. C'est attachant, assez triste mais porteur d'espoir puisque l'on voit que les autistes arrivent, avec de l'aide et des stimulations, à mener une vie presque normale.

La stimulation est venue, pour Temple, de cette machine à serrer les animaux, qui lui a procuré un bien fou, même si cette obsession était jugée malsaine par beaucoup (imaginez une jeune adulte à quatre pattes dans une de ces machines et vous voyez le tableau). Mais grâce à cela, elle a pu en faire un atout et son métier. Mais elle explique aussi que ce genre de stimulation ne marche pas sur tous les autistes.

Le livre n'est pas seulement une autobiographie de l'auteur. Il comporte également une approche scientifique de l'autisme (en préface et dans le récit), nous expliquant ses mécanismes, les façons de se comporter avec un enfant autiste, la façon de le soigner. De prime abord, cela semble moins intéressant mais j'ai finalement beaucoup aimé que Temple Grandin nous en parle de cette façon-là car cela nous permet de bien comprendre ce handicap de l'intérieur. En annexe, on trouve des grilles d'évaluation de l'autisme de Temple.

Temple Grandin est donc une personne qui m'a beaucoup touchée, dont j'ai admiré le courage et l'envie de dépasser son handicap.

Mais j'ai aussi beaucoup aimé sa mère, une femme admirable, qui avec tout l'amour qu'elle pouvait donner à sa fille, et sa compréhension, a su l'aider à grandir et à se dépasser. On la sent vraiment aux côtés de sa fille, à un époque où l'autisme était mal connu et où elle aurait très bien pu se reposer sur des instituts spécialisés. Au contraire, elle a toujours veillé à donner à sa fille la vie la plus normale qui soit, même si ce n'était pas toujours facile.

Le livre est bien écrit. En fait, je n'ai pas grand chose à dire sur le style qui est narratif et assez méthodique.

En conclusion, une histoire vraiment intéressante sur une femme admirable. Et si vous voulez découvrir Temple Grandin et la façon dont elle est devenue une spécialiste renommée, lisez ce livre.

Note :



Ce livre fait partie de mon Challenge ABC 2012 de Nanet pour la lettre G
21/26

25 octobre 2012

La Cité des Jarres, Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, d'Arnaldur Indridason

Titre original : Mýrin

Résumé :
L'inspecteur Erlandur est appelé sur ce qu'il croit être une banale histoire de meurtre mais qui prend un tour plus compliqué quand son enquête le mène sur la piste de secrets enfouis depuis des décennies...




Mon avis :
Cela fait un bout de temps que j'ai ce livre dans ma Pal puisqu'il était déjà inscrit à mon challenge ABC de 2011 ! Mais je n'avais pas eu le temps de lire. C'est maintenant chose faite et je dois dire que j'ai passé un très bon moment avec ce polar nordique de facture assez classique.

Quand l'inspecteur Erlandur est appelé sur une scène de crime, il croit être devant un de ces meurtres "typiquement islandais, un truc bête et méchant". Mais tout se complique quand il mène son enquête et qu'il découvre des secrets cachés depuis des dizaines d'années...

Je ne mets jamais la quatrième de couverture en résumé et ici, je la mettrais encore moins puisqu'elle est erronée !  Non, "les photos pornographiques retrouvées chez la victime ne révèlent pas une affaire vieille de 40 ans" ! Et non "elles ne le conduisent pas à la Cité des Jarres une abominable collection de bocaux renfermant des organes" ! Il y a bien des photos pornos mais elles n'ont rien à avoir avec le coeur de l'histoire, à part révéler le caractère pervers de la victime. Quant à la Cité des Jarres, franchement, ce n'est pas le coeur du sujet même si un des éléments l'est, lui... D'ailleurs le titre original du livre veut dire Marais, pas vraiment Cité des Jarres. Enfin bon...

Il y a quelques années, j'avais vu la bande-annonce du film tiré ce ce livre (écrit en 2000) et elle m'avait bien plu. Mais je n'ai jamais eu l'occasion de le regarder. Mais c'est ce qui m'a donné envie de lire ce livre à l'origine.

Nous avons ici affaire à un polar tout à fait classique dans sa construction et bien ficelé. Un meurtre, une enquête, des secrets et peut-être la découverte du meurtrier. Ce n'est donc pas un thriller haletant avec des retournements de situations toutes les deux pages et il n'y a pas de scènes trop sanglantes. Mais c'est un très bon polar, qui tient la route, qui se lit très facilement et dont on a envie de connaître le dénouement. Surtout que si ce n'est pas gore, il a des choses bien sordides dedans ! :) À commencer par ces secrets révélés, puis par cette cité des jarres ou par la personnalité de la victime.

J'ai juste regretté que le dénouement soit un peu rapide.

Mais j'avoue ne pas m'être ennuyée une seconde à suivre l'inspecteur Erlandur, vieux (enfin bon, la cinquantaine) flic fatigué et archétype de tous ces flics de polars qu'on peut rencontrer. Assez désabusé, vivant seul, ne prenant pas soin de lui, ayant des problèmes familiaux, n'hésitant pas à sortir des sentiers battus pour faire avancer son enquête, il m'a fait penser par certains côtés à Bernie Gunther, le flic de La trilogie Berlinoise de Philip Kerr.

Concernant les autres personnages, pas grand chose à en dire, il y a la fille d'Erlandur, qui lui pose bien des problèmes, son collègue de boulot Sigurdur Oli, assez sympathique au demeurant même si on ne connaît pas grand chose de lui.

L'Islande en arrière plan est presque un personnage à part entière avec sa pluie continue et ses noms imprononçables (rappelez-vous le volcan !). J'ai eu l'occasion de passer une semaine en Islande en juillet 2001 (et c'est marrant parce que l'histoire se passe quelques mois plus tard) et je n'ai pas trop été perdue par les noms de lieux car j'en connaissais certains (comme Keflavik - où se trouve l'aéroport) ou Husavik où je suis allée. En tout cas, cette île particulière ajoute une certaine pesanteur à l'histoire.

Le style de l'auteur est très fluide et agréable à lire.

En conclusion, un très bon polar, pas exceptionnel mais qui vous fera passer un bon moment. Et si vous voulez découvrir quelle est cette Cité des Jarres ou ces secrets mis au grand jour, lisez-le.

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
20/26

Et du Challenge Thrillers et Polars de Liliba
7/12

14 octobre 2012

Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien !) de Jerome K. Jerome

Titre original : Three Men in a Boat (to say nothing of the dog)

Résumé :
Jerome et ses deux amis, George et Harris, ainsi que Montgomery, le fox-terrier de Jerome, s'embarquent pour un voyage d'une quinzaine de jours en canot sur la Tamise. Une occasion pour les 3 hommes de vivre bien des péripéties...




Mon avis :
C'est après avoir lu Sans parler du chien de Connie Willis que j'ai eu envie de lire ce livre. Il a traîné presque un an dans ma Pal avant que je décide de l'en sortir. J'aurais mieux fait de m'abstenir car franchement, je n'ai pas aimé du tout. Moi qui adore l'humour anglais, que ce soit dans les séries, les films ou les livres, je suis restée franchement hermétique à celui de Jerome Kapla Jerome...

Jerome et ses deux amis, George et Harris, lassés de la vie londonienne, décident de partir 15 jours en canot sur la Tamise. Ils embarquent avec eux Montgomery, le chien de Jerome. Ce qui devait être une partie de plaisir devient vite un voyage semé d'embûches et c'est l'occasion pour Jerome de se rappeler d'autres événements et péripéties.

Je dois dire que l'idée de base était alléchante et pensant qu'il s'agissait d'un livre dans la même veine de celui de Connie Willis (sans le côté SF), je me réjouissais d'avance.  Hélas... Tout d'abord le livre est bourré de digressions et d'anecdotes qui n'ont absolument rien à voir avec le voyage lui-même et qui m'ont énormément ennuyée. Que ça ait à voir avec le voyage ou non, tout à coup, Jerome pense à un événement passé ou à une scène dont il se rappelle et il brode ensuite dessus. L'auteur est même capable de parler d'un chien en porcelaine pendant plus d'une page ! Pfff...

Rien que pour cela leur départ prend je ne sais combien de pages ! J'ai même cru qu'ils étaient partis deux fois avant qu'ils ne partent vraiment, tellement il s'écartait du sujet ou pensait à ce qu'il se passerait s'il faisait beau... ou s'il pleuvait ! ^^

Puis, tout au long de ce voyage qui prend finalement très peu de place dans le livre, les lieux traversés (et chargés d'histoire) et qui auraient pu être intéressants sont noyés sous des digressions sans fin...
Et quand il ne digresse pas, il s'emballe dans des descriptions qui se veulent poétiques mais que j'ai trouvées lourdes...

Ceci dit, cette balade au fil de l'eau permet de montrer une certaine Angleterre de la fin du XIXe siècle avec ces hommes en blazer et canotier, les femmes élégantes, les petite auberges semées de-ci, de-là...

J'avoue cependant que, très vite, mon attention s'est complètement mise en veille et que j'ai tourné les pages machinalement n'ayant qu'une envie, celle d'en finir. Heureusement, le livre est très court, la préface prend déjà presque 50 pages et l'histoire elle-même ne comporte que 173 pages. Je dis heureusement car aurait-il été plus long que j'aurais abandonné, je pense !

Aucun personnage ne m'a plu. Les trois supposés amis n'arrêtent pas de s'engueuler et de te tirer dans les pattes, Jerome est un hypocondriaque de première (le début du livre le voit d'ailleurs recenser toutes les maladies existantes et dont il pense être atteint, à part une, réservée aux femmes) et m'a franchement agacée, les deux autres copains sont assez inexistants, il faut le reconnaître. Je n'ai strictement rien à dire sur eux ! Il n'y a que le chien qui m'a fait sourire !

Pour ne pas être complètement négative, je dois reconnaître que c'est plutôt bien écrit, ça se veut effectivement humoristique, même si je n'ai pas ri une fois (enfin peut-être une ou deux fois quand même). L'auteur fait parler ses personnages de façon un peu canaille parfois, ça m'a un peu surprise.
Chaque début de chapitre comportent des petites phrases résumant les moments-clés dudit chapitre.

En conclusion, voilà donc un livre que j'ai pas aimé du tout et qui m'a fortement déçue. Ceci dit, ce n'est que mon avis ! Je ne veut pas dire qu'il est nul, c'est juste que je n'ai pas accroché à cette forme de narration et les digressions et anecdotes m'ont laissée de marbre. Je sais cependant que beaucoup ont aimé cette histoire, l'ont trouvé amusante donc je suppose que je suis passée complètement à côté. Aussi, ne condamnez pas ce livre à la lecture de mon avis. Donc, si vous voulez savoir quelles aventures vivront les 3 hommes (sans parler du chien) sur leur canot sur la Tamise (ou en dehors), lisez-le !

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
19/26

04 octobre 2012

Dream Chaser, The Dark Hunters, tome 14 de Sherrilyn Kenyon

Résumé :
Quand Simone Dubois, la jeune et jolie médecin légiste rencontre Xypher, elle ne sait pas qu'il est un demi-dieu/demi-démon qui n'a qu'un mois sur Terre pour trouver la rédemption sinon il retrouvera les geôles d'Hadès pour y subir un tourment éternel. Elle ne sait pas non plus qu'il ne cherche qu'à se venger de la personne qui l'a trahi. Tout ce qu'elle sait c'est qu'ils sont liés par des bracelets magiques qui les empêche de s'éloigner l'un de l'autre et que leurs vies sont en danger...



Mon avis :
Après plus de trois ans de pause, j'ai décidé cette année de reprendre ma lecture de la saga du Cercle des Immortels. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette saga alliant romance et fantastique, j'ai écrit un petit topo ici. Je dois dire que j'ai été ravie de retrouver l'univers des Dark Hunters et des Dream Hunters et que ce 14e roman, sans être de la haute littérature, loin de là, m'a fait passer un bon moment.

Xypher, ex-Dream Hunter, mi-dieu/mi-démon a obtenu un mois sur Terre en temps qu'humain. Au terme de ce mois, s'il n'a pas trouvé la rédemption, il devra retourner au Tartare et subir le châtiment éternel d'Hadès. Mais son but n'est pas seulement de vivre comme un humain, c'est aussi de trouver comment se venger de la personne qui l'a trahi autrefois et qui veut se débarrasser de lui une bonne fois pour toute. Sa route croise celle de Simone Dubois, une jeune médecin légiste qui a un fantôme, Jesse, pour ami et qui a la particularité de ressentir des choses que le commun des mortels ne voit pas. Pour mieux affaiblir Xypher, ses ennemis le lient à Simone au moyen de bracelets magiques. Voilà la jeune médecin et le démon obligés de se supporter mutuellement et de trouver un moyen d'échapper à ceux qui veulent les tuer...

Si les Dark Hunters et les Dream Hunters font partie d'un même monde, il faut bien reconnaître que les romans mettant en scène les Dream Hunters sont moins intéressants que les autres et plus superficiels. Disons que c'était le cas pour les deux précédents que j'avais lus, surtout le dernier ! Or, ce n'est pas le cas ici ! D'une part, parce que si le roman parle d'un Dream Hunter, celui-ci ne l'est plus depuis longtemps et surtout il se passe plus dans le monde des Dark Hunters puisqu'il est la suite presque directe de Devil May Cry, le tome 12 de la saga (le tome 13 était un Dream-Hunter également, peu intéressant). Du coup, on retrouve des personnage déjà croisés (Acheron, Stryker, Kat et même Julian Alexander du tome 1), une mythologie déjà connue et il se passe à La Nouvelle-Orléans, fief de nombreux romans de la série.

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans la petite récap que j'ai faite du monde des Dark Hunters que c'était, à mon avis, une erreur de la part de J'ai Lu d'avoir séparé les deux séries et c'est flagrant ici ! Je le dis et le répète, pour moi, les livres des deux séries se suivant chronologiquement, ils ne forment qu'une seule et même saga et ce serait bien dommage de lire les livres des Dream Hunters sans avoir lu les romans des Dark Hunters sortis entretemps.

Bref, pour en revenir au roman lui-même, il allie romance, action et mythologie. Pour ce qui est du côté mythologique, au bout de 14 tomes, on commence à en savoir beaucoup, donc pas de grandes nouveautés. L'action est bien présente, il n'y a pas de temps mort.

Le côté romance est classique de la saga, deux êtres qui n'ont à priori rien en commun, se rencontrent, se heurtent et finissent par s'aimer. Elle,Simone en l'occurrence, a beau le trouver exaspérant, elle le trouve superbe, magnifique, attirant (si au bout de 10 fois où elle le trouve "gorgeous" on n'a pas compris...). Lui, Xypher donc, pense qu'il ne mérite pas d'aimer et d'être aimé vu son passé de très vilain garçon mais succombe vite au charme de la belle. C'est assez cliché mais ça marche ! :)

Pour ceux qui s'attendraient à du sexe à la Confrérie de la dague noire, passez votre chemin ! Ici, Simone n'ouvre pas les cuisses dès la 2e seconde de leur rencontre, Il faut même attendre plus de la moitié du livre pour qu'il se passe un tantinet quelque chose mais je vous rassure, on a droit à quelques scènes hot ! Et, les filles, vous serez déçues d'apprendre que le héros n'a pas un sexe d'une longueur ahurissante et de la grosseur d'un rondin de bois. Xypher a l'air tout à fait normal (même s'il est extrêmement gorgeous ! ^^) et s'en porte très bien ! ;)

J'ai beaucoup aimé le personnage de Simone, qui n'a pas eu une vie facile et qui a un fantôme, Jesse, pratiquement pour seul ami. Elle est droite, fière, connaît déjà le monde des Dark Hunters (elle a un écuyer pour autre ami) donc elle ne fait pas l’effarouchée devant les phénomènes surnaturels qui ont lieu dans La Nouvelle-Orléans et ça nous évite bien des jérémiades. En plus, on a droit à quelques révélations sympas la concernant.

Xypher, lui, est le pur produit des personnages masculins de Sherrilyn Kenyon, torturé (au propre comme au figuré), vengeur, l'amour est sa rédemption. Il m'avait déjà plu dans Devil May Cry et j'ai été ravie de voir un tome lui être consacré.

Jesse, le fantôme ado, apporte beaucoup d'humour et de fraîcheur à l'histoire. Tout comme Gloria, un autre fantôme que j'ai trouvé fort sympathique.

On retrouve vite fait Stryker, le vilain méchant de la saga et sa soeur Satara.

Un personnage fait son apparition, Jaden, qui m'a intriguée, j'espère qu'on le reverra par la suite tout comme j'aimerais bien revoir Jesse, Simone et Stryker.

Le style de l'auteur est classique du genre, facile à lire en VO, pas de la grande littérature mais ça se lit vite et bien !

En conclusion, un bon roman de la saga qui m'a permis de renouer avec le monde imaginé par Sherrilyn Kennyon. Et si vous voulez savoir si Xypher aura sa rédemption, s'il se vengera ou s'il devra retourner subir les pires tourments auprès d'Hadès, lisez ce tome. Quant à moi, j'espère ne pas mettre 3 ans pour lire le tome suivant, surtout que c'est celui consacré à Acheron, le leader charismatique des Dark Hunters (mais c'est un beau pavé VO !).

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
18/26

 et du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
15/20
Catégorie Inavouable : 1/2

Et c'est ma première lecture pour le Challenge Version originale d'Avalon
1



Le livre se passe à La nouvelle-Orléans, en Louisiane
et fait donc partie du Challenge 50 états - 50 billets de Sofynet
18/50

La Louisiane a été nommée ainsi par René Robert Cavelier de la Salle en 1662 d'après le roi Louis XIV qui régnait alors en France. Après avoir été indépendante puis espagnole, elle redevint française en 1800 mais Napoléon revendit l'état aux américains en 1812. Ce fut le 18e état de l'Union. Il est à noter que la population francophone s'élève à 7 % des Louisianais. La Louisiane et La Nouvelle-Orléans, la ville la plus peuplée (mais pas la capitale qui est Baton Rouge), servent de décor à pas mal de livres mettant en scène des vampires (Certains livres des Chroniques des vampires et des sorcières d'Anne Rice, La communauté du Sud, Le cercle des Immortels, donc). Il faudrait peut-être se demander pourquoi... :) La Nouvelle-Orléans a une culture musicale très riche.

15 septembre 2012

Métronome de Lorànt Deutsch

Résumé :
À raison d'une station de métro par chapitre et par siècle, Lorànt Deutsch nous conte l'histoire de Paris et de France, de la Lutèce gauloise bâtie sur les bords de la Seine à Nanterre au premier siècle avant J.C., aux tours de verre de la Défense du XXIe siècle...






Mon avis :
Ma soeur m'avait offert ce livre il y a bien deux ans mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de le sortir de ma Pal. Du coup, je l'ai inscrit à mon Challenge ABC afin de me booster à le lire et quand Iluze a proposé une lecture commune dessus, j'ai bien sûr sauté sur l'occasion ! :) Voilà donc un livre qui change un peu de mes lectures habituelles puisque ce n'est pas un roman et qui a su m'emporter avec beaucoup de plaisir sur les bords de la Seine.

En 52 avant JC, un peuple Gaulois, les Parisii, construit un petit village sur les bords de la scène, non pas sur l'île de la Cité comme on l'a souvent cru, mais là où se trouve l'actuelle Nanterre. Ce village prendra le nom de Lutèce. Au fil des siècles, Lutèce, qui s'est déplacée, est devenue Paris et connaîtra bien des transformations, des déboires, des modifications pour devenir l'actuelle capitale que l'on connaît. Au rythme des stations de métro qui marquent, pour chaque siècle, un événement majeur de l'Histoire de Paris et de la France en général, Lorànt Deutsch nous promène à travers les dédales d'une Histoire et d'une ville toujours en mouvement...

J'ai toujours aimé lire des romans historiques, souvent des romances comme les Angélique de Serge & Anne Golon ou les livres de Juliette Benzoni mais aussi les Rois Maudits et les Robert Merle (je vous dis pas comme j'étais bonne ensuite en Histoire au lycée ! :)) et j'avoue que le livre de Deutsch se lit presque comme un roman d'aventures. On sent le jeune comédien passionné par son sujet et on le suit avec gourmandise au fil des siècles et des tourments qui ont agité la bonne ville de Paris.

Le métro n'est qu'un prétexte pour remonter le temps, ce n'est pas l'histoire du métropolitain que nous raconte Lorànt Deutsch mais bien celle de Paris et par extension de la France. Mais c'est une bonne idée d'avoir choisi une station pour chaque siècle et chaque chapitre et de se faire rencontrer notre époque actuelle et le passé.

Je ne suis pas parisienne (tiens ça me rappelle une chanson ;)) et j'ai donc parfois été un peu perdue dans les descriptions très précises de certains lieux quand l'auteur nous emmène dans des petites ruelles. J'ai vraiment regretté qu'il n'y ait pas de cartes ou d'illustrations. Une version illustrée du livre est disponible mais je ne l'avais pas. Je pense me la procurer afin de retrouver en images ce que j'ai lu ou regarder les documentaires passés récemment et disponibles en DVD (c'est deux fois moins cher que le livre illustré !). Enfin, bon, sans tout à fait connaître tous les lieux, j'ai quand même beaucoup apprécié la visite !

 Concernant le côté historique de la ville et de la France, j'ai remarqué que Lorànt Deutsch préférait  se concentrer sur des épisodes moins connus plutôt que sur les grands événements comme la fin des Templiers ou la Révolution et ses suites. Ça ne m'a pas gênée car j'ai beaucoup aimé toutes les histoires qu'il contait et qui sont bien souvent terribles mais ô combien intéressantes !

J'ai beaucoup aimé la façon dont écrivait Lorànt Deutsch. On ne s'ennuie pas une seconde, il fait preuve d'un certain humour et j'ai beaucoup aimé les encarts qui reprenaient certains événements ou lieux de façon plus détaillée.

En conclusion, une jolie balade au fil des siècles qui m'a fait connaître l'histoire d'une ville que je connaissais finalement peu. Et si vous voulez savoir comment s'est construite la ville de Paris au fil des siècles et comment la Lutèce du premier siècle avant Jésus-Christ est devenu la forêt de tours en verre de la Défense au XXIe, lisez ce livre !

Note :



C'est donc une lecture commune proposée par Iluze avec Aaliz, Iluze, Jellydragon, Mamzellebulle, MamZelle_Sweety, (Reveline), Shunrai, (Tetedelitote)

Et c'est ma lettre D du Challenge ABC 2012 de Nanet
17/26


La communauté de l'Anneau, Le Seigneur des Anneaux, tome 1 de J.R.R. Tolkien

Titre original : The Lord of the Rings : The Fellowship of the Ring

Résumé :
La Terre du Milieu, des Hobbits, des Elfes, des Nains, des Hommes, un Gollum et un Anneau Unique que Sauron le maléfique veut absolument retrouver... Une communauté disparate qui se forme pour aller porter cet anneau à la montagne du Destin et empêcher les ténèbres de s'abattre...



Mon avis :
Qui ne connaît pas J.R.R. Tolkien et sa saga emblématique écrite il y a déjà 60 ans et référence absolue en matière de fantasy ? Pour ma part, ma rencontre avec l'auteur a débuté il y a un peu plus de 30 ans quand j'ai lu Bilbo le Hobbit et vu le dessin animé tiré du Seigneur des Anneaux et réalisé par Ralph Bakshi (sorti en 1978). Puis vint la superbe trilogie de Peter Jackson (à voir en version longue et en VO, bien sûr !) qui m'a emballée et que j'ai vu plusieurs fois. Mais j'hésitais toujours à me lancer dans la lecture des livres (que j'avais achetés à mon fils). Du coup, j'ai relu Bilbo que j'ai trouvé bien sympa. Puis l'an dernier, j'ai rencontré Les enfants de Húrin, lecture plaisante mais assez longuette. Et cette année, enfin, grâce à Arcaalea qui a organisé une lecture commune sur Livraddict (et le fait que je l'avais aussi inscrit dans ma liste du Challenge ABC de Nanet), j'ai enfin lu le premier tome. Qui est une excellente surprise et qui m'a énormément plu, presqu'à mon corps défendant ! :D

Lors de son grand voyage avec Gandalf et les 13 nains, Bilbo Sacquet avait pris un anneau magique à Gollum, une créature rencontré lors de ses pérégrinations. Désireux de se retirer à l'âge avancé de 111 ans, il lègue cet anneau à son neveu, Frodon. Ce qu'il ne sait pas, c'est que cet anneau est l'Anneau Unique, forgé par Sauron, le Seigneur des Ténèbres, que cet anneau lui fut volé autrefois et qu'il cherche à tout prix à le retrouver pour asseoir définitivement son pouvoir. Pour éviter cela, Frodon doit partir et Gandalf révèle que le seul moyen d'empêcher les ténèbres de s'abattre est de détruire l'Anneau là où il fut forgé, sur la Montagne du Destin, en plein territoire de Sauron. En compagnie de Gandalf, de 3 amis Hobbits, Sam, Pippin et Merry et bientôt accompagnés par un Elfe, Legolas, un nain, Gimli et deux hommes, Aragorn et Boromir, Frodon part vers une quête qui s'annonce très dangereuse... La compagnie de l'Anneau survivra-t-elle aux périls qui la guette ?

Avouons-le de suite, j'ai eu très très peur au début ! Le prologue porte sur la vie des Hobbits et franchement, j'ai rarement lu quelque chose d'aussi ennuyeux ! Du coup, je me suis dit que si tout le livre était comme cela, ma lecture était vouée à l'échec. Mais dès le premier chapitre, j'ai été prise par l'histoire, par ses personnages et le style de l'auteur.

Je ne vais pas faire une thèse sur ce premier tome, beaucoup l'ont fait avant moi et avec plus de talent sûrement. Disons simplement que je m'attendais vraiment à souffrir lors de cette lecture et que finalement je me suis embarquée sans problème au côté de cette communauté disparate, des petits Hobbits surtout, que ne rien ne destinait à vivre autant d'aventures.

Certains trouveront ce premier tome trop lent, trop long et effectivement le roman n'est pas exempt de passages plus longuets que d'autres (l'histoire de Tom Bombadil que Peter Jackson a bien fait d'abandonner dans le film) et il n'a pas une action très importante. C'est une grosse introduction qui voit tous les éléments se mettre en place. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié prendre mon temps, me balader dans la Comté, me cacher des méchants Cavaliers Noirs qui font froid dans le dos, faire connaissance avec les Elfes à Fondcombe, ou m'arrêter au Poney Fringant et faire connaissance avec Grands-Pas. Je trouve certaines scènes très visuelles. Sans tout dévoiler, la montée des Monts Brumeux et la traversée des Mines de la Moria restent gravées dans ma mémoire.

Je suis franchement subjuguée par la qualité et la densité du monde créé par l'auteur ! Certains réussissent leur monde fantasy pratiquement aussi bien (le Westeros de George R.R. Martin, par exemple) mais là, tout est précis, détaillé, une langue a été créée, ainsi que de multiples chansons, des noms imprononçables (et que je n'arrive jamais à retenir ! ^^) inventés, tout cela est d'une richesse, pfiou, quelle imagination ! :D

Concernant les personnages, vous vous étonnez peut-être que je dise Bilbo et Frodon alors que je devrais faire un choix, soit écrire les deux noms en anglais (Bilbo et Frodo) soit en français (Bilbon et Frodon). Le fait est que je n'ai pas d'explication à cela et donc je ne me pose pas la question et les appelle comme cela ! :D

J'ai bien aimé le personnage de Frodon, ce gentil Hobbit qui n'avait qu'une envie vivre en paix dans la Comté et qui se retrouve investi d'une mission trop lourde pour lui. Je le trouve bien courageux !

J'ai aussi beaucoup aimé ses amis aussi, le gentil (et chouineur, il faut le reconnaître) Sam, tout dévoué à Frodon, Merry et Pippin, les bout-en-train de la bande qui apportent un peu d'humour dans une atmosphère peu propice à l'amusement.

Gandalf est, bien sûr, un de mes personnages préférés, j'adore ce vieux magicien, sage mais un peu fou quand même de lancer Frodon dans toute cette aventure ! Tout comme j'aime beaucoup Aragorn qui semble porter un poids sur les épaules et qui me fait finalement de la peine.

J'ai moins accroché à Boromir. Je l'ai trouvé coléreux, envieux, condescendant, j'avais moins cette impression dans le film !

Quant à Legolas et Gimli, je ne les trouve pas assez développés dans ce tome 1 pour en dire quoi que ce soit ! :)

J'ai lu beaucoup de critiques négatives sur la traduction française du Seigneur des Anneaux. Alors, franchement, je n'ai rien à y redire ! J'ai trouvé que ça se lisait très bien et le style de l'auteur, à travers cette traduction, m'a franchement plu. C'est parfois poétique, facile à lire, bon ok, un peu long parfois mais, franchement, j'ai bien accroché. Le seul hic est que je l'ai lu en édition Pocket écrit en tout petit et mes yeux ne m'ont pas dit merci ! C'était parfois fatigant de lire longtemps et du coup, j'ai mis 10 jours à lire le roman. D'un autre côté, ça m'a permis de bien le savourer. Et les cartes incluses dans le livre sont si petites aussi que je n'y ai rien compris ! Je me demande si, lorsque je lirai le tome, je ne prendrai pas la version Folio Junior que j'avais offerte à mon fils. Il y a plus de pages mais écrites en plus gros et c'est plus reposant pour les yeux.

Avant de conclure, je veux dire deux mots sur l'adaptation de Peter Jackson. J'ai déjà eu l'occasion de dire en préambule que j'adorais ses films et franchement, c'est en lisant le tome 1 que je me suis vraiment rendue compte combien son adaptation était de qualité ! Pendant ma lecture, je revoyais des scènes du film et avait l'impression d'y être ! Bien souvent, les adaptations de livres sont moins bonnes, ce n'est absolument pas le cas ici et Jackson a superbement su retranscrire la Terre du Milieu et les aventures qu'il s'y passe.

En conclusion, une très bonne surprise pour moi et et une lecture passionnante (sans être un coup de coeur, cependant) qui m'a vraiment beaucoup plu. Et si vous voulez suivre Frodon et ses amis dans leurs aventures épiques, voir se former la Communauté de l'Anneau et découvrir ce qui se cache dans les Mines de la Moria, lisez vraiment ce tome 1 ! Quant à moi, je lirai avec plaisir le tome 2 !

Note :



C'est donc une lecture commune organisée par Arcaalea avec Auudrey, helloudu59, AgatheK, nanapomme, Gabyelle, Ritw, Myiuki, Myu01, (Salsera15), Kyeira, Sylly, Luna, _ananas_, Gr3nouille2010, miamjr, looleenette, Chtitepuce, Séfo, Kincaid40, nemyi, Ninouche2109, BouQuiNeTTe


Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
16/26
Et son auteur étant anglais, ce titre fait partie 
du Challenge God Save the Livre d'Antoni.
8/5