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13 décembre 2012

Le Passeur de Lois Lowry

Titre original : The Giver

Résumé :
Jonas vit dans un futur communautaire où tout est uniformisé, sans couleurs, sans animaux, sans neige, pluie et avec des règles strictes, des mariages arrangés, et où les sentiments et sensations sont pratiquement inexistants. Lorsqu'un individu atteint l'âge de 12 ans, on lui assigne une profession en rapport avec sa personnalité. Ce jour-là, Jonas se voit attribuer une situation très particulière...


Mon avis :
Même si je l'avais inscrit dans mes lectures des Challenges 2012 de Livraddict, je ne pense pas que je l'aurais lu cette année si je n'avais pas lu La déclaration avant. En effet, déçue par ce dernier livre, je n'ai pas eu du tout envie de lire un autre livre que j'avais prévu pour le Baby Challenge SF (Inside Out, en fait). Du coup, j'ai cherché dans la liste un autre roman court et ayant bonne presse et je me suis tournée vers ce Passeur. Et j'ai bien fait car j'ai beaucoup aimé cette dystopie jeunesse assez glaçante.

Dans un futur assez lointain, les gens vivent en communautés où tout est uniformisé, aussi bien la pensée que les sentiments ou la famille, qui est formée d'après des critères stricts et sur le même modèle (un homme, une femme, un fils, une fille). Quand les gens éprouvent un tantinet quelque chose, ils doivent en parler et les excitations, comme les rêves, sont réglées à coup de pilules. On ne meurt pas, on est élargi/libéré (release en anglais). Les animaux ou les changements de temps sont des vestiges du passé et les couleurs n'existent pas. Chaque âge à ses propres règles strictes (à tel âge on abandonne le doudou, à 9 ans, on a un vélo), l'âge le plus important étant 12 ans où l'on passe à l'âge adulte et une profession définie par rapport à votre personnalité vous est attribuée lors d'une cérémonie. Pour Jonas, ce jour-là, révèle beaucoup de surprises puisqu'il devient le Dépositaire de la Mémoire, mémoire des temps anciens qui lui sera révélée par un Passeur...

Je m'excuse pour ce long résumé qui dévoile pas mal l'histoire mais c'est pour vous donner une idée précise du monde dans lequel évolue Jonas. Un monde assez terrifiant si on y réfléchit... Vous imaginez un monde en noir et blanc, sans couleurs, un monde où les animaux sont des êtres du passé et ne sont plus que des peluches qu'on donne aux petits enfants ? Quel tristesse !

Toute la première partie met donc en place cette société totalitaire dans laquelle on retrouve des thèmes chers aux dystopies.Il faut à tout prix éviter que l'individu puisse penser par lui-même et il ne doit s'évertuer à  ne vivre que pour le bien de la communauté, sans états d'âme ni questionnement et sans mensonges.

De prime abord, tout a l'air normal, les enfants ont des doudous, font du vélos, vont à l'école. Mais c'est quand, le soir venu, la famille analyse les sentiments éprouvés dans la journée, pour mieux les réprimer, c'est là qu'on voit que le monde de Jonas fonctionne sur le mode de la pensée unique.

Tout change évidemment quand Jonas découvre, grâce au Passeur, qu'il y a eu autre chose avant, un univers avec des couleurs, des animaux, de la neige, mais aussi la guerre, le froid, la faim. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ces passages entre le jeune garçon et le vieux dépositaire d'une mémoire oubliée, la façon dont cette mémoire se transmet, la poésie qui se dégage de cette découverte pour Jonas.

La fin est peut-être un peu abrupte, en tout cas, laisse sur notre faim mais des suites sont parues donc j'espère bien les lire un jour.

J'ai beaucoup aimé Jonas qui, d'emblée, se démarque des autres, même s'il suit les règles. C'est un petit garçon alerte, vif, intelligent et on sent déjà un esprit un peu rebelle, avant même qu'il ne soit choisi comme Dépositaire. J'ai beaucoup aimé sa relation avec le petit Gabriel, un bébé d'un an, placé momentanément chez la famille de Jonas avant que les dirigeants ne décident s'il doit être "élargi"... Il y a vraiment beaucoup de douceur et d'empathie dans la façon qu'à Jonas de se comporter, que ce soit avec Gabriel ou avec les autres. On se demande même comment il a réussi à ne pas être "élargi" vu tout ce qu'il ressent...

J'ai également beaucoup aimé le Passeur, vieil homme solitaire, dépositaire unique d'une mémoire qui est un lourd fardeau pour un seul homme.

Le père de Jonas m'a bien plu également. Bien sûr, il est tout à fait dans les normes de la société mais on sent qu'il n'est pas complètement formaté par son éducation (il n'y a qu'à voir sa façon de se battre pour le petit Gabriel.

Le style de Lois Lowry est bien sûr jeunesse mais moins puéril que d'autres romans du genre. Il s'adresse tout aussi bien aux adultes. Le livre est court, 180 pages, et se lit vite mais franchement, son histoire est aussi intense qu'une dystopie de 400 ou 500 pages.

En conclusion, un très bon livre de science-fiction jeunesse avec une certaine portée philosophique et que j'ai beaucoup aimé. Et si vous découvrir ce qu'est être dépositaire de la mémoire et comment Jonas va gérer sa nouvelle fonction, lisez-le !

Note :



Ce livre fait partie du Big Challenge 2012 de Livraddict
19/12

et du Baby Challenge Science-fiction 2012 toujours de Livraddict
16/20
ce qui me donne une médaille d'argent !

Il fait aussi partie du Challenge Version Originale d'Avalon
 

7

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle et Kalea 
9/20

Et du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
20/20
Catégorie Fantasy/SF 2/2
Challenge terminé !

06 décembre 2012

Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

Résumé :
Cyrano de Bergerac, cadet de Gascogne, bagarreur et grande gueule, est un amoureux  des mots mais affublé d'un long nez que beaucoup raille. Amoureux de sa cousine Roxane, c'est pourtant vers Christian, beau mais un peu sot, qu'il va pousser celle-ci, en mettant dans la bouche du jeune homme ses propres mots qui vont séduire la jeune femme...




Mon avis :
De Cyrano je ne connaissais que le film de Jean-Paul Rappeneau (avec Depardieu) que j'avais trouvé à l'époque excellent. Grâce aux Challenges Livraddict, j'ai pu enfin découvrir la pièce et je dois dire que j'ai été très agréablement surprise car j'ai beaucoup aimé.

Cyrano de Bergerac, Cadet de Gascogne, souffre d'avoir un grand nez et s'en prend à quiconque ose se moquer de lui. Sachant manier les mots aussi bien que l'épée, il n'ose pourtant pas déclarer sa flamme à sa cousine, la belle Roxane, de peur de se voir rejeter à cause de sa supposée laideur. Mais Roxane n'a d'yeux que pour Christian, un cadet aussi beau que peu intelligent et Cyrano décide d'aider le jeune homme à conquérir la belle, en mettant dans sa bouche les mots qu'il lui dictera...

Voilà, une pièce qui me réconcilie avec le théâtre après ma déconvenue avec Macbeth. C'est un texte vraiment flamboyant, tour à tour amusant ou tragique et qui a même réussi me faire pleurer sur le 5e acte.
Cependant, je persiste à penser qu'une pièce de théâtre est faite pour être vue plutôt que lue et c'est ici flagrant, même si je dois dire que c'est vraiment très agréable à lire et que la pièce étant assez courte (sur le papier), elle se lit très vite. Je dis flagrant car c'est une pièce avec de nombreux personnages, qui entrent, qui sortent, qui s'invectivent et au début, ça donne un peu le tournis à lire ! :) Du coup, je me disais qu'à voir, ça devait être plus sympa.

L'histoire, tout le monde la connaît, c'est celle d'un amour de l'ombre, d'un homme qui s'efface par peur du regard que pourrait avoir sur lui la femme qu'il aime parce qu'il se trouve laid, au profit d'un autre plus beau, plus jeune sans doute. Mais non content de s'effacer, il va s’évertuer à rapprocher les deux tourtereaux, grâce aux mots qui lui sortent avec tant de facilité et que Christian, lui, est incapable de créer, et leurrer ainsi la belle Roxane qui s'apercevra trop tard qu'elle n'est pas amoureuse d'une forme (Christian) mais plutôt d'un fond (Cyrano).

Mais l'histoire c'est aussi celle de la France. Nous sommes en 1640, Louis XIII est encore vivant, Richelieu est son Premier ministre et la guerre de 30 ans bat son plein avec le siège d'Arras en point d'orgue. C'est également cela qui est évoqué dans cette pièce.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Cyrano, un trublion qui sous des dehors un peu rustres et colériques est un vrai poète, une belle âme tourmentée. J'ai aimé sa façon de manier les mots, de sortir des tirades magnifiques, ses envolées lyriques qui émeuvent et exaltent.

J'ai eu plus de mal avec Roxane. Je l'ai trouvée assez égoïste et immature pendant une grande partie de la pièce. Aveuglée par les apparences, elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez (si je puis me permettre...). Il n'y a que sur la fin que je l'ai appréciée et qu'elle devient touchante.

Christian est, lui, peu intéressant en fait. Un joli minois et c'est tout ! Il a la fougue de la jeunesse, accepte une situation intenable si elle avait dû perdurer. Je me demande vraiment ce qu'il serait advenu du couple s'ils avaient eu la possibilité de vivre ensemble. Roxane se serait vite aperçue de la supercherie...

Il y a de nombreux autres personnages dont De Guiche (le "méchant", amoureux de Roxane, lui aussi), Le Bret, Ragueneau, amis de Cyrano.

Mais bien sûr, ce qui fait la force de cette pièce c'est son style, son écriture, une vraie merveille ! C'est écrit en alexandrins ce qui évidemment donne une tonalité très musicale à l'ensemble mais c'est surtout la façon d'écrire, virevoltante, bien souvent, qui fait le sel de cette histoire. Même si c'est une pièce dramatique dans l'ensemble, il y a beaucoup d'humour, de cocasseries, on ne s'ennuie pas un seul instant. J'ai été un peu perdue au début car les différents personnages s'engagent dans des joutes verbales qui donnent l'impression d'être dans un match de ping pong, se répondant du tac au tac et j'avoue que parfois c'est un peu épuisant. :) Mais il y a aussi ces tirades célèbres, celle du nez, celle de "À la fin de l'envoi, je touche" et d'autres toutes aussi savoureuses qui montrent tout le talent de l'auteur. ce serait trop difficile de toutes vous les citer. Mais ma phrase préférée, celle que je trouve magnifique et touchante est  :

Je vous dois d'avoir eu, tout au moins, une amie.
Grâce à vous, une robe a passé dans ma vie.

En relisant ma chronique, je me rends compte qu'elle reflète mal cette belle oeuvre qu'est Cyrano de Bergerac. Mais, je ne suis pas une fine analyste du théâtre classique et vous me pardonnerez de n'être qu'une profane qui essaie de rendre au mieux ce qu'elle a ressenti.

En conclusion, une bien belle pièce qui ravira les amateurs de belles lettres et de belles histoires. Et si vous voulez savoir si le nez de Cyrano est vraiment un cap, que dis-je une péninsule ou comment Roxane apprendra que c'était Cyrano qui pendant tout ce temps était l'auteur des mots mis dans la bouche de Christian, lisez-le.

Note :



Cette pièce fait partie du Big Challenge 2012 de Livraddict
18/12

du Baby Challenge Classique
19/20

et du Baby Challenge Théâtre
17/20


et du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
19/20
Catégorie Théâtre 2/2

02 décembre 2012

La déclaration, tome 1 : Anna de Gemma Malley

Titre original : The Declaration

Résumé :
Angleterre 2140, les gens peuvent acquérir l'immortalité en signant une déclaration renonçant à avoir des enfants. Certains enfreignent la loi et les enfants nés sont appelés Surplus et arrachés à leurs parents pour être élevés comme de la main d'oeuvre bon marché. Anna est l'une de ses Surplus, vivant dans un pensionnat depuis son plus jeune âge et endoctrinée à penser qu'elle est une bouche inutile. Un jour, un Surplus de son âge, Peter, arrive au pensionnat et dit la connaître...

Mon avis :
Voilà un roman que j'avais mis dans ma wish-list il y a bien longtemps et que j'ai donc décidé de lire parce qu'il fait partie du Baby Challenge Science-fiction de Livraddict. Je dois dire que je suis assez mitigée sur cette lecture qui se lit très facilement mais qui n'est pas exceptionnelle tant le style est simpliste et l'héroïne également.

Anna, bientôt 15 ans, est une Surplus née dans l'Angleterre du XXIIe siècle où les gens peuvent vivre éternellement et, en contrepartie, signent une déclaration comme quoi ils n'auront pas d'enfants. Mais certains font des enfants illégalement qui leurs sont arrachés, élevés dans des pensionnats et conditionnés à se considérer comme des rebuts de la société, des Surplus devant trimer pour effacer les fautes de leurs parents. Anna, élevée au pensionnat de Grange Hill, n'a aucun souvenir de sa vie d'avant, elle considère ses anciens parents comme des criminels irresponsables mais un jour, un jeune homme de son âge arrive et semble en connaître beaucoup sur elle...

Ce roman a été écrit en 2007, est sorti en France cette année-là également et je pense que si je l'avais lu à ce moment-là, quand la dystopie young adult n'était pas encore un phénomène de mode, j'aurais sûrement beaucoup aimé. Mais il a le malheur de passer après bien d'autres dystopies que j'ai lues, dont des excellentes comme Hunger Games, et je dois dire que la comparaison n'est pas flatteuse.

L'histoire et les thèmes abordées ne sont pas inintéressants cependant, ils sont même terrifiants ! Imaginez une société qui préfère avoir une population vieillissante mais immortelle au renouvellement des générations. Où si tu as de l'argent, tu peux te fournir en petites pilules qui te feront vivre des siècles éternellement jeunes... C'est donc ce monde-là que nous décrit l'auteur, un monde qui asservit les enfants qui n'auraient pas dû naître, qui les endoctrine pour mieux en faire des esclaves et qui les maltraite. Mais j'ai trouvé, malheureusement, que l'auteure restait assez superficielle dans le traitement de son histoire et celle-ci manque de densité et de maturité (c'est vraiment un livre destiné aux jeunes ados).

Cependant, on devine, d'après certaines scènes, qu'il y a aussi autre chose derrière la fabrication des pilules miracles, quelque chose de terrible... Et il y a des rebondissements un peu inattendus...

Grange Hall, le pensionnat, m'a fait penser à certains orphelinats du XIXe siècle ou de certains pays de l'Est lorsqu'on voit des reportages sur la conditions des enfant élevés dans ces orphelinats insalubres.

Anna ne m'a pas vraiment convaincue. J'ai trouvé que pour une ado de 14 ans et demi, elle avait plus une mentalité et des propos d'une gamine de 8-10 ans. Je sais bien qu'elle a été enfermée depuis l'âge de 2 ans et demi, qu'elle a subi un endoctrinement poussé mais franchement, elle est très enfantine et gnangnan. Et se laisse porter par les événements sans vraiment prendre l'initiative. Je suis plus habituée à des personnages principaux ayant du caractère, qui vont porter l'histoire et en changer son cours.

Ici, c'est davantage Peter le jeune garçon qui fait tout le boulot ! :) Je l'ai vraiment aimé et si je continue la série, ce sera grâce à lui. Il est sympa, courageux, tenace.

Mrs Pincent, celle qui dirige Grange Hall est vraiment l'archétype de la bonne femme odieuse qui prend un malin plaisir à faire mal à plus faible qu'elle. Son histoire, que nous découvrons à un moment, pourrait racheter ses fautes mais n'excuse pas sa cruauté.

J'ai beaucoup aimé en revanche Julia Sharpe, une dame qui aide Anna et Peter à un moment.

Le style de l'auteur est vraiment le bât qui blesse dans ce livre. Il est très très simple, même en VO, à un point tel que j'aurais presque pu écrire le livre moi-même, sans me vanter ! ^^ Ce n'est vraiment pas une lecture qui fait mal à la tête et qui pose problème !

En conclusion, une histoire qui n'est pas mal mais qui comporte de nombreux défauts et qui ne m'a pas plus convaincue que ça, même si j'envisage de lire la suite un jour, quand même, ne serait-ce que pour voir ce qu'il arrive à Anna (qui aura peut-être muri) et Peter. Enfin, si vous voulez en apprendre plus sur ce monde totalitaire à sa façon, si vous voulez savoir si Peter arrivera à convaincre Anna à quitter Grange Hall et ce qu'il leur arrivera ensuite, lisez-le !

Note :



Il fait donc partie du Baby Challenge Science-fiction de Livraddict
15/20

du Challenge Version Originale d'Avalon
 

6

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle et Kalea 
6/20

Et l'auteur étant anglaise, 
il fait aussi partie du Challenge God Save the Livre d'Antoni 
13/5

Et il fait partie du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
18/20
Catégorie Young Adult 2/2

24 novembre 2012

Dévoile-moi de Sylvia Day

Titre original : Bared to You

Résumé :
Eva Trammell vient de s'installer avec son meilleur ami Cary à New York. Assistante dans une agence de publicité, elle rencontre, le premier jour, un homme à tomber par terre, Gideon Cross, businessman et milliardaire. Entre eux deux va se nouer une relation passionnelle et compliquée...



Mon avis :
Ce livre est destiné à un public averti !

À moins de n'avoir ni télé, ni radio, ni journaux, ni internet, vous ne pouvez avoir échappé à la déferlante d'un phénomène de masse, la littérature érotique à l'usage des ménagères de moins de 50 ans ou appelé de façon très classe le "Mummy Porn". Rien de bien nouveau, en fait, puisque certains Harlequins, la romance paranormale ou la bit-lit comporte déjà des ouvrages assez "hot". Bref, les hostilités ont été lancé par Fifty Shades of Grey d'E.L James que certains encensent tandis que d'autres se torchent avec. Personnellement, Fifty Shades ne m'attirant pas, je cherchais un roman "inavouable" pour le Challenge Tour des Genres. Ayant entendu parler de ce Bared to You avant sa sortie en France, je l'ai donc acheté en octobre dernier (au prix de 3€ en ebook, je ne risquais pas grand chose) et j'ai donc décidé de le lire maintenant. Je dois dire que de façon tout à fait surprenante, j'ai beaucoup aimé cette lecture, même si le dernier tiers m'a un peu lassée...

Eva Trammell, 24 ans, installée récemment à New York avec son meilleur ami, Cary, vient d'être embauchée comme comme assistante dans une agence de publicité. Lors de son premier jours de travail, elle rencontre Gideon Cross, 28 ans, businessman milliardaire et beau comme un dieu. Entre eux, l'attirance est immédiate et leur relation devient vite intense et passionnelle, compliquée par un passé douloureux pour tous deux...

C'est somme toute une romance tout à fait classique. Un homme et une femme se rencontrent, s'attirent et développent une relation passionnelle, fusionnelle et sensuelle. Si vous pensez trouver des scènes sado-maso, des "trucs" sexuels qui sortent des sentiers battus, passez votre chemin, rien de tout ça dans Bared to You, on reste dans l'amour à la papa... enfin pas vraiment :D Car, les scènes de sexe sont très explicites, crues et nombreuses. C'est chaud chaud chaud ! :) Mais pas plus que ce que l'on trouve dans les romances paranormales ou les romans bit-lit comme chez Anita Blake, Cat & Bones ou La confrérie de la dague noire. Finalement, Gideon et Eva restent petits joueurs ;)

Franchement, avant de le lire, je m'attendais à ne pas aimer et pourtant, d'emblée, j'ai été happée par l'histoire. Je ne sais pas si c'est le style (pas du tout simpliste) ou les personnages (assez attachants), sûrement les deux, mais j'ai vraiment aimé. Sauf qu'au bout des 2/3, j'ai trouvé que ça tournait un peu en rond, que c'était toujours un peu la même chose, et ce Je-t'aime-moi-non-plus a fini par me lasser un peu.

Parce que l'histoire c'est ça, ni avec toi, ni sans toi, ce sont deux aimants qui s'attirent et se repoussent constamment, qui ont tous deux un passé chargé, et comme j'ai dit, c'est un peu redondant. Mais mon impression d'ensemble reste très positive car l'auteur ne se contente pas d'aligner les scènes de sexe mais a malgré tout construit une vraie histoire, qui tient la route. C'est une vraie belle histoire d'amour sincère et émouvante malgré le côté dominateur et possessif de Gideon (dont je reparlerai plus bas).

Si je devais faire un autre reproche c'est qu'il y a quand même certaines clichés. On nage dans le luxe, Gideon est riche, Eva a un beau-père riche, ils évoluent dans une société où tout le monde est superbe (mais vraiment tout le monde !), où toutes les donzelles (magnifiques bien sûr) sont amoureuses de Gideon, où c'est l'argent qui parle, et où les pauvres sont inexistants. Franchement j'avais l'impression d'être dans un nuage de Chanel N°5 en lisant le livre ! ^^

Quand aux clichés érotiques, ils ne manquent pas non plus. Gideon est tout le temps "dur", toujours prêt et reprêt à passer à l'action (bon il à 28 ans, il a la forme, on en reparlera dans une vingtaine d'années ! :p) et à donner à sa partenaire des orgasmes aussi multiples que puissants. Pas de jour sans avec lui ! :D Quant à Eva, elle est bien entendu étroite (spéciale dédicace à ma copine Cess ! ;))

Pour une fois, dans ce genre de roman, Eva n'est pas une oie blanche qui ne connaît pas la vie et qui découvre le sexe auprès du beau mâle de l'histoire. Non c'est une jeune femme de 24 ans, qui a déjà eu des liaisons, qui a du caractère, une vie qu'elle assume et qui malgré un passé assez difficile (que je tairai bien sûr) a l'air plutôt bien dans sa peau. J'ai beaucoup aimé sa relation très complice et fraternelle avec Cary, son coloc et ami proche, qui est tout à fait charmant et tout à fait névrosé ! :)

Quant à Gideon (punaise deux fois que je vois ce nom cette année - l'autre fois c'était dans les romans de Kirsten Gier - et il est vraiment toujours aussi ridicule), c'est ZE fantasme sexuel sur pattes ! Beau, charmant, un dieu au lit, bref il a tout pour plaire. Oui mais voilà, ce serait trop beau ! ^^ Lui aussi a sa part d'ombre dont on ne connait pas la cause et qui lui pourrit un peu la vie et surtout il est très dominateur et possessif. Surtout envers Eva. C'est un comportement est tout à fait rédhibitoire pour moi, ce genre de mecs ne me fait pas du tout mou... euh rêver ! :p Mon mec se serait comporté comme ça au début de notre relation, ça en était fini avant même d'avoir commencé !
Il y a aussi un truc qui m'a un peu "perturbée", c'est qu'au début de la relation, Gideon précise bien à Eva qu'il ne souhaite ni "date" ni relation sérieuse et pouf en rien de temps, il fait tout ce qu'il avait décrié ! Ah l'amour ! :D

Quant aux autres personnages, j'ai déjà cité Cary que j'ai beaucoup apprécié et il y a aussi la mère d'Eva qui a une relation assez compliquée avec sa fille et qui m'a l'air d'être une femme-enfant que tout le monde protège à commencer par son mari qui n'est pas le père d'Eva. Quant au père d'Eva, c'est un homme qu'on voit peu mais qui m'a beaucoup plu.

Je m'attendais un peu à trouver le style de l'auteur simpliste et un peu nul et ce n'est pas du tout le cas. C'est même plutôt bien écrit. Je l'ai lu en VO, sans problème particulier et j'ai vraiment apprécié son style fluide. Bon, elle ne nous épargne aucun détail lors des scènes d'amour et j'ai appris que "cleft" voulait dire "fente", mot qu'elle répète assez souvent...

En conclusion, une belle histoire d'amour prenante, malgré des clichés et une redondance qui m'a un tantinet lassée mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé cette histoire et je lirai bien volontiers les deux suites. Et si vous voulez en savoir davantage sur le passé d'Eva ou avoir un peu chaud lors des scènes de sexe, lisez-le ! :)

Note :



D'autres avis sur le page Bibliomania de Logo Livraddict


Ce livre fait donc partie du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
17/20
Catégorie Inavouable 2/2

Et du Challenge Version Originale d'Avalon

5

14 novembre 2012

Macbeth de William Shakespeare

Résumé :
Macbeth revient d'une campagne contre la Norvège où il s'est particulièrement distingué auprès du roi d'Écosse, Duncan. Sur la lande, trois sorcières lui prédisent une destinée hors normes et royale. Macbeth décide alors de tuer Duncan de passage en son château, avec la complicité de son épouse. Mais bientôt les remords et la culpabilité s'emparent des deux époux...




Mon avis :
Après Hamlet il y a tout juste un an, c'est Shakespeare que j'ai à nouveau lu quand il m'a fallu choisir une pièce de théâtre pour avancer dans le Baby Challenge Théâtre de Livraddict et le Challenge Tour des genres. L'avantage de cette lecture est qu'elle est rapide. Le problème c'est que je n'ai pas accroché du tout ! :)

Macbeth, cousin du roi d'Écosse Duncan, s'est particulièrement illustré lors d'une bataille contre la Norvège. En rentrant chez lui avec Banquo, son ami, il rencontre trois sorcières qui lui annonce qu'il sera roi d'Écosse. Macbeth décide alors d'assassiner son cousin et met sa femme dans la confidence. L'occasion lui est donnée de passer à l'acte lors d'un séjour de Duncan dans sa demeure. Les fils de Duncan s'étant enfuis en Angleterre, Macbeth est déclaré roi. Mais les remords et la culpabilité le rongent bientôt et il se comporte en tyran que beaucoup veulent voir à terre...

Franchement, ce Game of Thrones shakespearien m'a laissé complètement de marbre... Je parle de Game of Thrones car la pièce, une tragédie en 5 actes, n'est que complots, trahisons, coups bas, alliances et contre-alliances pour un trône que beaucoup veulent s'approprier. Un peu comme dans le Trône de fer donc... Mais en moins bien ! :D

Je pense que c'est une pièce qui doit être vue plus que lue car on ne peut pourtant pas dire que ce soit ennuyeux, ça va vite, ça entre, ça sort, on passe d'un endroit à un autre, c'est vraiment sans temps mort mais je n'ai pas réussi à accrocher et à m'intéresser à l'histoire une seconde. Déjà, c'est très court, donc on n'a pas vraiment le temps de rentrer dans l'histoire et, ensuite, l'histoire m'a paru un peu confuse par moments. Il y a beaucoup de personnages, on a du mal à distinguer et à reconnaître qui est qui, à part Macbeth et sa femme.

De plus, je reprocherais à Shakespeare de parler des événements majeurs de façon extérieure. Je veux dire par là, que - spoilers (ne lisez pas si vous ne voulez pas savoir ! ^^) - que ce soit pour la mort de Macbeth ou de Lady Macbeth, nous n'assistons pas aux scènes mais elles nous sont racontées par un intervenant. Du coup, j'ai trouvé que ça enlevait de la force aux faits.

Ne me demandez pas ce que j'ai pensé de Macbeth ou de sa femme car je n'en sais absolument rien ! :) Comme je suis restée extérieure à ce qu'il pouvait leur arriver, je n'ai pas réussi à cerner ces deux personnages. Ils sont victimes de leurs actes, ne sont pas sympathiques et franchement j'attendais plus de Lady Macbeth qui est une icône de la littérature Shakespearienne avec ses hallucinations et ses mains pleines de sang.

Les trois sorcières m'ont plutôt fait penser aux trois Parques, ces personnages de la mythologie romaine, maîtresses de la destinée humaine. En effet, par leurs paroles, elles influent sur le comportement de Macbeth (et de Banquo, son ami, destiné à donner des descendants royaux...).

Pour ce qui est des autres personnages, comme je l'ai dit, ils sont nombreux et pour moi se ressemblent tous.

Je ne sais pas si ça vient de la traduction (faite par Guizot, un politicien du XIXe siècle) mais j'ai trouvé parfois le style de Shakespeare un peu trop alambiqué, trop théâtral (c'est normal pour une pièce de théâtre, vous me direz ! ;)). Il aurait fallu que je lise la pièce en VO, en fait, pour retrouver l'esprit shakespearien puisqu'il paraît que la pièce fut écrite en vers à l'origine et qu'ici elle est en prose avec des phrases parfois un peu brouillonnes qu'on doit relire pour être sûr d'avoir bien compris (ou alors je suis bête comme mes pieds ! :))
Le livre commence par une longue introduction qui nous explique l'origine de la pièce et le contexte historique, tiré de faits réels et se passant dans les années 1000. La pièce comporte également des annotations en fin de scène, annotations qui m'ont paru un peu longues parfois et pas très compréhensibles...

En conclusion, une pièce dans laquelle je n'ai pas réussi à rentrer et qui m'a laissée de marbre. Décidément, je n'ai pas de chance avec ce genre de classiques qu'il faut avoir lus... Et si vous voulez savoir comment Macbeth deviendra roi et comment se manifestent les remords de Lady M. lisez la pièce. Pour le moment, il n'y a que Roméo et Juliette et surtout Songe d'une nuit d'été qui m'ont plu dans le répertoire de l'auteur.

Note :



Cette pièce fait partie du Baby Challenge Théâtre de Livraddict
16/20
ce qui m'assure une médaille d'argent !

Il fait également partie de mon Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
16/20
Catégorie Théâtre 1/2

Étant donné que Shakespeare est un auteur anglais,
il fait bien sûr partie du Challenge God Save the Livre d'Antoni 
11/5

04 octobre 2012

Dream Chaser, The Dark Hunters, tome 14 de Sherrilyn Kenyon

Résumé :
Quand Simone Dubois, la jeune et jolie médecin légiste rencontre Xypher, elle ne sait pas qu'il est un demi-dieu/demi-démon qui n'a qu'un mois sur Terre pour trouver la rédemption sinon il retrouvera les geôles d'Hadès pour y subir un tourment éternel. Elle ne sait pas non plus qu'il ne cherche qu'à se venger de la personne qui l'a trahi. Tout ce qu'elle sait c'est qu'ils sont liés par des bracelets magiques qui les empêche de s'éloigner l'un de l'autre et que leurs vies sont en danger...



Mon avis :
Après plus de trois ans de pause, j'ai décidé cette année de reprendre ma lecture de la saga du Cercle des Immortels. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette saga alliant romance et fantastique, j'ai écrit un petit topo ici. Je dois dire que j'ai été ravie de retrouver l'univers des Dark Hunters et des Dream Hunters et que ce 14e roman, sans être de la haute littérature, loin de là, m'a fait passer un bon moment.

Xypher, ex-Dream Hunter, mi-dieu/mi-démon a obtenu un mois sur Terre en temps qu'humain. Au terme de ce mois, s'il n'a pas trouvé la rédemption, il devra retourner au Tartare et subir le châtiment éternel d'Hadès. Mais son but n'est pas seulement de vivre comme un humain, c'est aussi de trouver comment se venger de la personne qui l'a trahi autrefois et qui veut se débarrasser de lui une bonne fois pour toute. Sa route croise celle de Simone Dubois, une jeune médecin légiste qui a un fantôme, Jesse, pour ami et qui a la particularité de ressentir des choses que le commun des mortels ne voit pas. Pour mieux affaiblir Xypher, ses ennemis le lient à Simone au moyen de bracelets magiques. Voilà la jeune médecin et le démon obligés de se supporter mutuellement et de trouver un moyen d'échapper à ceux qui veulent les tuer...

Si les Dark Hunters et les Dream Hunters font partie d'un même monde, il faut bien reconnaître que les romans mettant en scène les Dream Hunters sont moins intéressants que les autres et plus superficiels. Disons que c'était le cas pour les deux précédents que j'avais lus, surtout le dernier ! Or, ce n'est pas le cas ici ! D'une part, parce que si le roman parle d'un Dream Hunter, celui-ci ne l'est plus depuis longtemps et surtout il se passe plus dans le monde des Dark Hunters puisqu'il est la suite presque directe de Devil May Cry, le tome 12 de la saga (le tome 13 était un Dream-Hunter également, peu intéressant). Du coup, on retrouve des personnage déjà croisés (Acheron, Stryker, Kat et même Julian Alexander du tome 1), une mythologie déjà connue et il se passe à La Nouvelle-Orléans, fief de nombreux romans de la série.

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans la petite récap que j'ai faite du monde des Dark Hunters que c'était, à mon avis, une erreur de la part de J'ai Lu d'avoir séparé les deux séries et c'est flagrant ici ! Je le dis et le répète, pour moi, les livres des deux séries se suivant chronologiquement, ils ne forment qu'une seule et même saga et ce serait bien dommage de lire les livres des Dream Hunters sans avoir lu les romans des Dark Hunters sortis entretemps.

Bref, pour en revenir au roman lui-même, il allie romance, action et mythologie. Pour ce qui est du côté mythologique, au bout de 14 tomes, on commence à en savoir beaucoup, donc pas de grandes nouveautés. L'action est bien présente, il n'y a pas de temps mort.

Le côté romance est classique de la saga, deux êtres qui n'ont à priori rien en commun, se rencontrent, se heurtent et finissent par s'aimer. Elle,Simone en l'occurrence, a beau le trouver exaspérant, elle le trouve superbe, magnifique, attirant (si au bout de 10 fois où elle le trouve "gorgeous" on n'a pas compris...). Lui, Xypher donc, pense qu'il ne mérite pas d'aimer et d'être aimé vu son passé de très vilain garçon mais succombe vite au charme de la belle. C'est assez cliché mais ça marche ! :)

Pour ceux qui s'attendraient à du sexe à la Confrérie de la dague noire, passez votre chemin ! Ici, Simone n'ouvre pas les cuisses dès la 2e seconde de leur rencontre, Il faut même attendre plus de la moitié du livre pour qu'il se passe un tantinet quelque chose mais je vous rassure, on a droit à quelques scènes hot ! Et, les filles, vous serez déçues d'apprendre que le héros n'a pas un sexe d'une longueur ahurissante et de la grosseur d'un rondin de bois. Xypher a l'air tout à fait normal (même s'il est extrêmement gorgeous ! ^^) et s'en porte très bien ! ;)

J'ai beaucoup aimé le personnage de Simone, qui n'a pas eu une vie facile et qui a un fantôme, Jesse, pratiquement pour seul ami. Elle est droite, fière, connaît déjà le monde des Dark Hunters (elle a un écuyer pour autre ami) donc elle ne fait pas l’effarouchée devant les phénomènes surnaturels qui ont lieu dans La Nouvelle-Orléans et ça nous évite bien des jérémiades. En plus, on a droit à quelques révélations sympas la concernant.

Xypher, lui, est le pur produit des personnages masculins de Sherrilyn Kenyon, torturé (au propre comme au figuré), vengeur, l'amour est sa rédemption. Il m'avait déjà plu dans Devil May Cry et j'ai été ravie de voir un tome lui être consacré.

Jesse, le fantôme ado, apporte beaucoup d'humour et de fraîcheur à l'histoire. Tout comme Gloria, un autre fantôme que j'ai trouvé fort sympathique.

On retrouve vite fait Stryker, le vilain méchant de la saga et sa soeur Satara.

Un personnage fait son apparition, Jaden, qui m'a intriguée, j'espère qu'on le reverra par la suite tout comme j'aimerais bien revoir Jesse, Simone et Stryker.

Le style de l'auteur est classique du genre, facile à lire en VO, pas de la grande littérature mais ça se lit vite et bien !

En conclusion, un bon roman de la saga qui m'a permis de renouer avec le monde imaginé par Sherrilyn Kennyon. Et si vous voulez savoir si Xypher aura sa rédemption, s'il se vengera ou s'il devra retourner subir les pires tourments auprès d'Hadès, lisez ce tome. Quant à moi, j'espère ne pas mettre 3 ans pour lire le tome suivant, surtout que c'est celui consacré à Acheron, le leader charismatique des Dark Hunters (mais c'est un beau pavé VO !).

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2012 de Nanet
18/26

 et du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
15/20
Catégorie Inavouable : 1/2

Et c'est ma première lecture pour le Challenge Version originale d'Avalon
1



Le livre se passe à La nouvelle-Orléans, en Louisiane
et fait donc partie du Challenge 50 états - 50 billets de Sofynet
18/50

La Louisiane a été nommée ainsi par René Robert Cavelier de la Salle en 1662 d'après le roi Louis XIV qui régnait alors en France. Après avoir été indépendante puis espagnole, elle redevint française en 1800 mais Napoléon revendit l'état aux américains en 1812. Ce fut le 18e état de l'Union. Il est à noter que la population francophone s'élève à 7 % des Louisianais. La Louisiane et La Nouvelle-Orléans, la ville la plus peuplée (mais pas la capitale qui est Baton Rouge), servent de décor à pas mal de livres mettant en scène des vampires (Certains livres des Chroniques des vampires et des sorcières d'Anne Rice, La communauté du Sud, Le cercle des Immortels, donc). Il faudrait peut-être se demander pourquoi... :) La Nouvelle-Orléans a une culture musicale très riche.

01 août 2012

Sherlock Holmes : Une étude en rouge de Arthur Conan Doyle

Titre original : A Study in Scarlet

Résumé :
La rencontre du Dr. Watson et de Sherlock Holmes, homme aux talents de déduction géniaux, leur emménagement au 221B Baker Street et leur première enquête, celle d'un homme tué dans une maison de Lauriston Garden, sans blessure apparente et dont la scène de crime ne laisse que de maigres indices.



 Mon avis :
 Dans mon adolescence, j'avais lu des romans de Sherlock Holmes (ne me demandez pas lesquels, je ne m'en souviens pas, à part Le chien des Baskervilles) et puis, j'avais relégué ce héros au fin fond de ma mémoire... Puis est venue l'adaptation ciné de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr. plus en forme que jamais, puis j'ai découvert la série télé de la BBC l'hiver dernier et là, j'ai redécouvert ce héros génial (enfin, je suis surtout tombée amoureuse de Benedict Cumberbach ;) - et un peu de Martin Freeman aussi ! ^^ - superbe Sherlock des temps modernes) et j'ai acheté l'intégrale de ce héros de Sir Arthur Conan Doyle, en ebook et en VO. Grâce au Combat d'auteurs d'Iluze, j'ai enfin pu lire cette première aventure mettant en scène Sherlock et son compagnon John Watson et c'est une superbe (re)découverte !

John Watson, médecin blessé pendant la guerre d'Afghanistan, rentre à Londres et emménage en colocation avec Sherlock Holmes, au 221B Baker Street. Holmes est détective consultant - non officiel - pour Scotland Yard. Il est bientôt appelé à enquêter sur le meurtre d'un homme tué dans une maison de Lauriston Garden. Grâce à ses capacités de déduction hors du commun, Holmes va se servir des maigres indices à sa portée pour remonter le fil des événements qui démarrent en Utah au sein d'une communauté mormone rigoriste et qui se terminent à Londres...

Cette étude en rouge est divisé en deux parties de 7 chapitres chacun. Dans la première, nous faisons donc connaissance avec deux géants de la littérature classique anglaise, à savoir Sherlock Holmes et John Watson et j'avoue que c'est passionnant ! :) La façon dont Sherlock mène l'enquête, démêle les fils là où la police échoue, a toujours l'air d'en savoir plus que les autres, est vraiment très sympathique à lire, même si le bonhomme n'a pas l'air facile à vivre ! ^^

J'ai été très étonnée d'apprendre qu'en fait Sherlock possède très peu de connaissances dans de nombreux domaines. Je pensais qu'il connaissait tout ! :D mais cette ignorance est en fait compensée par ses talents d'investigation et de déduction, qui le font réussir à tous les coups.

J'ai eu peur que la deuxième partie soit nettement moins intéressante car elle se passe principalement en Utah, et raconte comment on en est arrivés aux événements de Lauriston garden. Or, il n'en est rien du tout, c'est très bien et je n'ai pas eu un instant d'ennui.

Si l'on regarde les choses de façon objective, Sherlock Holmes est quand même un type imbuvable ! :D Toujours sûr de lui, vivant dans son monde, n'ayant, à priori, pas d'amis jusqu'à l'arrivée de Watson, il n'hésite pas à rabaisser les autres et en particulier les policiers Gregson et Lestrade qu'il fait passer pour des crétins finis ! Je n'ai jamais vu Dr House mais je suppose que ce pourrait être son frère ! :) Mais on ne peut s'empêcher d'être fasciné par ce personnage, par sa façon de s'exprimer, de bouger, de prendre son violon à ses heures perdues. On est plein d'admiration car Watson, le narrateur, est en admiration devant lui et ça se ressent énormément. Dans cette première histoire, leur amitié n'est qu'à l'état d'ébauche et on a très envie de voir comment deux personnages si différents vont pouvoir être amis.

Donc, comme je l'ai dit, c'est John Watson le narrateur. C'est par lui que passe toute l'histoire. C'est bien mieux que si c'était Holmes, par exemple ou si la narration était à la 3e personne. Cela permet au lecteur de s'identifier à Watson qui fait le lien entre nous et l'histoire. Car Waston est le mec normal dans toute sa splendeur ! :) Un peu effacé, c'est l'exact opposé de notre ami Sherlock.

Quant aux autres personnages, ils sont très secondaires. On aperçoit à peine la logeuse des deux hommes et, comme je l'ai dit, les deux policiers, Gregson et Lestrade, ont l'air un peu stupides (mais plein de bonne volonté !) et sont décrits de façon assez insignifiante.

J'ai été très étonnée de voir que le style de l'auteur était aussi moderne et accessible. Je m'attendais à quelque chose de vieillot (l'histoire a été écrite en 1887) et peut-être un peu ardue à lire et pas du tout ! C'est très facile à lire en anglais, très vivant, très agréable aussi. Le livre est assez court et se lit vite.

En conclusion, une très bonne introduction au monde de Sherlock Holmes et de John Watson et dont l'intrigue principal est plutôt bien tournée et est également intéressante. Et si vous voulez découvrir notre détective génial et savoir comment (et non pas si :)) il découvrira le meurtrier de l'homme de Lauriston Garden, lisez cette étude en rouge ! Quant à moi, je vous retrouve bientôt pour la suite, Le signe des quatre.

Note :



C'est donc le premier livre que j'ai lu pour le Combat d'auteurs d'Iluze
1 point pour Sherlock ! :)
0 pour Arsène !

Et comme l'auteur est anglais,
il fait partie du Challenge God Save the Livre d'Antoni
6/5
2ère lecture VO pour le challenge

Il fait également partie du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
14/20
2/2
en catégorie Classique

Et il fait également partie du Challenge Thrillers et Polars de Liliba
1/12

24 juillet 2012

Passé décomposé, Walking Dead, tome 1 de Robert Kirkman

Titre original : The Walking Dead : Days gone by
Dessins : Tony Moore et Charlie Adlard

Résumé :
Rick, policier blessé dans l'exercice de ses fonctions, sort du coma pour trouver l'hôpital envahi par des morts-vivants. Réussissant à s'échapper, il s'aperçoit que ceux-ci sont partout. Il part à la recherche de sa femme et son fils et d'éventuels survivants...


Mon avis :
Sans la série télé que j'aime beaucoup (surtout la saison 1), je n'aurais jamais eu l'idée de lire ce comics dont j'entendais pourtant le plus grand bien. J'ai donc eu envie de découvrir par moi-même les livres et je dois dire que j'ai été très agréablement surprise pour moi qui ne suis pas une amatrice de comics.

En sortant du coma où il se trouvait depuis sa blessure en service, le policier Rick s'aperçoit qu'il est le seul humain survivant de l'hôpital et que tous les autres sont devenus des morts-vivants se repaissant de chair humaine. Il réussit à s'échapper et part à la recherche de survivants et en espérant retrouver sa femme et son fils sains et saufs.

J'ai déjà lu ce tome 1 il y a maintenant deux mois, sans avoir eu le temps de faire ma chronique jusqu'ici. J'ai eu peur de ne plus me rappeler cette lecture, or, je m'aperçois qu'il n'en est rien. Et c'est bien là la force de ce comics. Il est marquant.

La trame de l'histoire, bourrée d'action, de sang, de scène chocs, est prenante de bout en bout et on ne s'ennuie jamais. L'auteur et ses dessinateurs arrivent en quelques bulles et traits de crayon à nous immerger complètement dans leur monde apocalyptique.

J'ai trouvé presque que ce tome se lisait trop vite et du coup, j'ai enchaîné avec le tome 2 (dont je vous reparlerai une autre fois). Ce que j'ai aimé, c'est que ça reste concis, on ne se perd pas en détails inutiles et contrairement à la série télé, l'intrigue n'est pas diluée. Même si la saison 1 n'avait pas ce défaut non plus.

Puisque je parle de la saison 1, j'ai été très étonnée de voir les scénaristes prendre pas mal de libertés avec le comics, je ne pensais pas qu'il y avait autant de choses changées ou rajoutées (Spoilers : Entre autre, Shane qui meurt très vite  dans le comics et tout ce qu'il se passe au CDC d'Atlanta dans la série et qui n'existe pas là). La trame principale de ce tome 1 reste la même mais la série télé diverge complètement à la fin et finalement ce n'est pas vraiment plus intéressant. Ce que raconte le tome 1 se suffit largement à lui-même. C'est la mise en place de la survie de quelques humains face aux zombies et c'est très bien comme ça.

J'ai trouvé que l'usage du noir et blanc dans les dessins étaient en parfaite adéquation avec l'histoire et lui donnait un côté très réaliste. Le texte n'est pas en reste puisqu'il n'y a pas que deux ou trois lignes dans les bulles mais de vrais dialogues permettant d'exploiter la psychologie des personnages et donne un certain relief à cette histoire et lui évitant de n'être qu'une banale BD de zombies.

Rick le héros principal, a un tête d'américain bon teint, mâchoire carrée, allure virile, rien à voir avec le Rick de la série télé (Idem pour Shane, son ami et co-équipier au sein de la police). Ça ne l'empêche pas d'être dépassé par les événements mais on sent qu'il a de la ressource et des forces pour surmonter tout ça.

Glen est très bien dessiné et l'acteur choisi dans la série correspond tout à fait au personnage que l'on voit dans le comic.

Quant aux autres personnages, ils sont très bien croqués également.

En conclusion, une très bonne introduction à cette saga qui fait un tabac et qui le mérite. Et si vous voulez savoir si Rick arrivera 1) à survivre en territoire hostile 2) à retrouver sa femme et son fils vivants, lisez ce premier tome.

Note :



Ce livre fait partie du Big Challenge 2012 de Livraddict
09/12

Ce tome 1 se passe en Georgie, À Atlanta et ses environs
et concourt donc pour le Challenge 50 états - 50 billets de Sofynet
 
15/50
La Georgie est devenue un état américain le 2 janvier 1788. C'était le 4e état. Il y a actuellement environ 10 millions d'habitants. Sa capitale est Atlanta. L'état est surtout connu pour avoir été esclavagiste et avoir fait sécession. L'état a d'ailleurs tenu un rôle important durant cette guerre et fut le dernier à réintégrer l'Union, en 1870. L'un des livres emblématiques de cette période est, bien sûr, Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell, porté à l'écran par Victor Flemming, avec Vivian Leigh et Clark Gable.

Ce comic fait également partie du Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
13/20
2/2
en catégorie Illustré

19 juillet 2012

La délicatesse de David Foenkinos

Résumé :
Après plusieurs années de bonheur, le mari de Nathalie décède dans un accident. Cette dernière met du temps à faire son deuil mais un jour, sous le coup d'une impulsion, elle embrasse Markus, un collègue suédois qui ne lui plaît pourtant pas vraiment. Va-t-il lui redonner goût à la vie et au bonheur ?





Mon avis :
Voilà un livre que pas mal de blogueurs ont lu l'année dernière et plutôt aimé. Quand l'adaptation ciné est sortie en fin d'année 2011, j'ai failli aller le voir mais je préférais lire le roman avant. Si l'histoire est assez tendre, je n'ai cependant pas été complétement convaincue. Il faut dire que je venais de lire un roman coup de coeur (le tome 3 de fils-des-brumes) et que La délicatesse a eu du mal à passer après. Mais ce n'est pas la seule raison.

Après plusieurs années de mariage et un bonheur sans nuage, Nathalie a eu soudainement la douleur de perdre son mari, François. Ayant du mal à remonter la pente, les mois passent dans une sorte de brume. Un jour, prise d'une soudaine impulsion, elle embrasse Markus, son collègue suédois, qui vient d'entrer dans son bureau. Pourtant Markus n'a rien pour lui plaire et cependant une drôle de relation va naître entre eux. Ce dernier, assez réservé, saura-t-il l'apprivoiser, l'intéresser et lui redonner goût au bonheur ?

J'ai eu un peu de mal avec le début, toute la partie de la vie heureuse de Nathalie. Je trouvais cela plat et sans émotions, le style aux phrases assez courtes ne m'aidant pas beaucoup. J'ai commencé à apprécier quand Markus entre dans la vie de Nathalie et redonne un peu de vie à l'histoire.

Les thèmes majeurs du roman, la reconstruction après un deuil, la possibilité d'un nouvel amour après la perte de l'être aimé, sont joliment décrits et abordés avec sensibilité. Du coup, ne vous attendez pas à un rythme effréné, le roman porte bien son nom et reste très délicat. C'est comme le clapotis d'un ruisseau par une journée d'été, c'est agréable mais pas exaltant non plus. J'ai tendance à préférer le bouillonnement d'un torrent, en ce qui me concerne ! :)

L'avantage du livre est qu'il est court et se lit très vite (en 24 heures). Du coup, pas le temps de s'ennuyer, on suit l'évolution de la relation entre Nathalie et Markus par petites touches, sans déplaisir et avec tendresse et puis pouf c'est terminé, on est content de la fin et on passe à autre chose.

Comme je l'ai dit, c'est quand Markus débarque dans l'histoire que j'ai commencé à vraiment accrocher. C'est vraiment un beau personnage. Attachant, touchant, sensible, non dénué d'humour, on comprend pourquoi Nathalie arrive à regarder au-delà des apparences et de son physique et à voir ce qui se cache derrière le mec pas très beau que beaucoup prennent presque pour un idiot.

Nathalie m'a moins convaincue. J'ai eu l'impression qu'elle traversait le roman comme une icône de papier glacé. Elle reste souvent distante, comme ailleurs. Bien sûr, on peu comprendre que le drame qui la touche la laisse comme une loque mais même avant, on dirait un fantôme sur laquelle les années passent sans qu'elle ne ressente presque rien. Ça va un peu mieux sur la fin, cependant.

Les autres personnages sont en arrière-plan, à part le patron de Nathalie et Markus, odieux et la collègue qui veut tout savoir (et dont j'ai oublié le nom !).

Comme je l'ai dit au début, j'ai eu un peu de mal au début avec le style de l'auteur, trop concis à mon goût. Mais, cependant, Foenkinos fait preuve d'originalité en faisant des chapitres courts, nombreux (117 en 209 pages) dont certains ne contiennent qu'une phrase, une anecdote, un extrait de chanson, un passage de livre, en rapport avec ce qu'il vient d'écrire dans son récit et c'est tout à fait sympathique. Comme le sont les petites notes de bas de pages qu'on peut trouver de-ci, de-là.

En conclusion, un livre tendre sur une histoire toute en finesse mais qui n'a pas su vraiment me toucher. Et si vous voulez savoir si Nathalie finira par aimer Markus malgré tout, lisez-le.

Note :



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Ce livre est la lettre F du Challenge ABC de Nanet
12/26

C'est aussi un livre que j'ai choisi pour le Challenge Le tour des genres en 365 jours du Reading Corner 
12/20
2/2
en catégorie Contemporain