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31 décembre 2014

This is England de Shane Meadows

avec Thomas Turgoose, Stephen Graham

Résumé :
1983, le jeune Shaun, 12 ans, garçon solitaire et en butte aux moqueries de ses copains de classe, fait connaissance avec un groupe de skinheads locaux. Pour lui, c'est une changement de vie radical. Tout se passe bien jusqu'à ce que débarque Combo un homme plus âgé qui sort de prison et qui entend mener la bande dans une direction plus extrémiste...



Mon avis :
Vous savez (ou pas si vous ne suivez pas mes chroniques cinéma) que j'adore les films sociaux anglais, que ce soit dans la comédie ou le drame. J'étais complètement passée à côté de This is England à sa sortie en 2007 et c'est parce qu'il était dans un mini challenge Seriebox que j'ai appris son existence. Je suis très contente de l'avoir vue mais je l'ai trouvé moins enthousiasmant que je ne le pensais.

1983, Madame Thatcher gouverne l'Angleterre d'une main de fer et la guerre des Malouines est à son apogée. Le jeune Shaun, 12 ans, vient d'y perdre son père et traine sa solitude dans les rues de sa petite ville natale sur la côte du Nord de l'Angleterre. Mal habillé, il se fait moquer par certains élèves de son école. Un jour, il rencontre Woody et sa bande de Skinheads qui le prennent sous leur aile. Shaun découvre l'amitié, les premiers émois amoureux, les balades et le style vestimentaire propre aux Skinheads. Mais Combo, un ancien membre plus âgé qui vient de sortir de prison, entend faire prendre à la bande une direction moins pacifique et plus politique et Shaun se retrouve pris dans un engrenage de violence...

Ce film est intéressant par bien des côtés. On a une image assez négative des skinheads qu'on imagine volontiers violents, racistes et donc faisant partie de la mouvance d'extrême droite. Même si cela est vrai et le film le montre très bien, on constate aussi qu'à l'origine certains Skinheads étaient juste des jeunes voulant s'habiller comme ils voulaient et s'amuser tranquillement dans une Angleterre dirigée par la Dame de Fer, Maggie Thatcher. Mais la récupération politique des partis néonazis est passée par là, faussant la donne... C'est donc intéressant de suivre cette évolution au travers des yeux du jeune Shaun, pris entre deux feux. Cela m'a parfois fait penser à American History X (que j'avais beaucoup aimé), l'histoire de ce jeune homme embrigadé dans un parti néonazi et en étant sorti voulait empêcher son jeune frère d'y plonger.

Mais si j'ai trouvé le film intéressant, il lui manque un petit quelque chose quand même. Il y a des scènes chocs et cruelles, la tension sociale créée par la guerre des Malouines est présente, les années 80 très bien rendues mais il y a comme un côté documentaire qui fait qu'on s'ennuie parfois un tout petit peu et qu'on ne se sent pas investi vraiment dans l'histoire. J'aime qu'un film de ce genre me fasse vibrer, m'émeuve et me choque et là ce ne fut pas vraiment le cas. Mais cependant, mon impression générale reste très positive malgré ces réserves.

J'ai beaucoup aimé le jeune Shaun. L'acteur qui le joue est vraiment très bon, on croit à son personnage. Et c'est marrant parce qu'il a 12 ans mais on lui en donnerait parfois 8 ! En tout cas, son personnage est assez classique du genre, papa absent (car mort), difficulté d'intégration à son école, on comprend qu'il se tourne vers cette bande plus âgée qui l'accueille pratiquement à bras ouvert. Si le film a les skinheads en toile de fond, il porte aussi surtout sur son parcours initiatique et l'apprentissage de la vie. À la fin du film, il ne sera plus un petit garçon, pas tout à fait un adolescent...

J'ai beaucoup aimé Woody, le jeune skinhead pacifique, en revanche je n'ai pas du tout aimé le personnage de Combo. Difficile d'aimer ce type qui souffle le chaud et le froid, qui devient violent quand il a bu et qui engage ses amis sur la voie de l'extrémisme. Les acteurs qui jouent ces personnages ne sont pas connus (enfin je ne les connais pas) tout comme le reste du casting ce qui donne une certaine authenticité à leur jeu. Ah si, il y a Michael Socha (Being Human, Once Upon a time et OUAT in Wonderland) que j'adore et dont c'était le premier film. Mais il joue un tout petit petit rôle, on doit le voir à peu près 10 secondes (il joue la brute qui s'en prend à Shaun à l'école).

Le réalisateur, Shane Meadows s'est inspiré de sa propre expérience, ayant fait partie d'une bande de skinheads pacifiques et voulant donc montrer ce côté-là, bien souvent oublié. Son film est très sincère, on ne peut le nier, authentique aussi, je l'ai dit et il y a bien sûr une bande son des années 80 d'enfer ! :)

En conclusion, un bon film, une histoire intéressante et parfois dure, un contexte social intéressant et un jeune garçon faisant l'apprentissage de la vie. Mais il manque un tout petit quelque chose pour être vraiment passionnant. En tout cas, si vous voulez découvrir les bons et mauvais côtés des skinheads et suivre Shaun, regardez-le. Après avoir vu le film, j'ai appris qu'il y avait eu deux mini-séries de trois épisodes qui lui faisaient suite, une qui s'appelle This is England 86 et l'autre This is England 88 et je les regarderai car j'ai envie de savoir ce que sont devenus les personnages.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Le film fait partie du Mini Challenge Drame de Seriebox
5/10

29/50

et du Film de la semaine de Benji
41/52

Le Hobbit : La bataille des cinq armées de Peter Jackson

Avec Martin Freeman, Ian Mckellen, Richard Armitage

Spoilers sur les films précédents

Résumé :
Bilbo et les Nains ont bouté Smaug hors de la Montagne Solitaire et récupéré le trésor qu'il gardait. Le dragon furieux menace Lacville et ses habitants. Mais Smaug n'est pas la seule menace. Attirés par l'appât du gain, les Elfes, les Wrags et les Orques menés par Azog, ainsi les Humains se rassemblent devant la montagne alors que Thorin Ecu de Chêne s'enfonce dans une sorte de folie dûe à l'or tout proche...




Mon avis :
 C'est peu de dire que j'attendais ce troisième volet du Hobbit avec impatience. J'ai même programmé mon séjour en France en fonction de la sortie du film afin de pouvoir aller le voir au cinéma. Au final, je ressors très contente de ce film, même s'il m'a un tantinet moins emballée que les deux précédents pour diverses raisons que je vous détaillerai plus bas.

Ça y est, les Nains, aidés de Bilbo le Hobbit, ont réussi à récupérer leur héritage sous la Montagne Solitaire et à faire fuir Smaug le terrible dragon qui gardait l'or. Mais ce dernier, furieux, s'attaque à Lacville et cherche à la détruire. Les rescapés se réfugient à Dale, proche de la Montagne, en espérant que les Nains honoreront leur promesse de les aider financièrement. Mais Thorin Ecu-de-Chêne ne veut rien entendre et s'enfonce peu à peu dans la folie provoquée la présence du trésor. Bientôt les Elfes se présentent aussi en espérant récupérer des biens leur appartenant et, attirés par l'appât du gain et l'occasion de se  défaire des Nains, des Humains et des Elfes, l'armée Orque d'Azog se met en marche pour Erebor (la Montagne Solitaire)...

C'est avec un pincement au coeur que je suis allée voir ce Hobbit 3. En effet, sauf si Jackson décide d'adapter je ne sais quel livre de Tolkien dans les 10 prochaines années, c'était la dernière occasion de parcourir cet univers qui nous aura enchantés depuis 13-14 ans et qui aura marqué le cinéma. Alors bien sûr les films sur le Hobbit ne sont pas tout à fait à la hauteur que ceux Seigneur des anneaux mais le fait est que ce sont de formidables films d'aventures épiques et La bataille des cinq armées n'échappe pas à cela.

Alors oui, ce n'est pas très original, oui Peter Jackson se repose sur ses lauriers mais bon sang qu'est-ce que c'est bon ! Les 2h30 du film passent vraiment à toute allure et franchement on en redemanderait. J'attends de voir la version longue ! :)

Au rayon des réserves, quand je dis que ce n'est pas très original, c'est qu'on se croirait à la bataille du Gouffre de l'Helm quand on assiste à celle d'Erebor. Et celle d'Helm était plus intense et épique. Peter Jackson pensait sans doute qu'on aurait oublié depuis tout ce temps mais que nenni. Donc ça fait un peu réchauffé.

Mais là où je suis plus critique c'est que quand on a l'expertise de Jackson en la matière on évite que les images de synthèse se voient trop. Et de ce côté-là, c'est extrêmement décevant... Lors de certaines scènes, on se croirait davantage dans un jeu vidéo pas très bien fait plutôt que dans un film ayant un budget conséquent. Je ne me rappelle pas que c'était ainsi pour les deux premiers volets. Du coup, ça amoindrit le plaisir qu'on a à suivre ce formidable spectacle.

Car oui, ça reste malgré tout un magnifique spectacle, une histoire sympathique à suivre, assez triste cependant mais avec toujours cet humour qu'on trouvait dans les deux premiers Hobbit et une fin qui fait le lien avec La Communauté de l'Anneau. Ah et ne manquez surtout pas le très beau générique de fin avec une chanson très émouvante écrite et chantée par Billy Boyd (Pippin dans les Seigneur des Anneaux), The Last Goodbye.

Martin Freeman est toujours aussi chou en Bilbo, je l'adore ! J'ai même trouvé qu'on ne le voyait pas assez.

Les nains sont toujours aussi sympas à suivre. Thorin m'a agacée pendant une grande partie du film mais c'était déjà le cas la dernière fois ! :)

On retrouve les personnages des deux films précédents et même de la trilogie précédente. J'ai un faible pour Thranduil (surtout parce qu'il est joué par Lee Pace :)) et Bard l'humain. J'ai été ravie de revoir Gandalf au coeur de l'action et c'était sympa de retrouver Legolas même si sa présence n'apporte pas grand chose à part faire plaisir aux fans.

Je ne vais pas revenir sur la réalisation de Peter Jackson puisque j'en ai parlé largement au-dessus.

En conclusion, ma chronique est plutôt courte car je n'ai pas envie de trop dévoiler le film, le mieux étant que vous le voyez pour vous faire une idée. J'ai beaucoup apprécié ce dernier opus malgré mes réserves et je suis triste d'avoir quitté la Terre du Milieu. Mais heureusement, il reste des heures et des heures de versions longues des deux trilogies pour prolonger le plaisir ! :) Et si vous voulez savoir qui sortira vainqueur de cette bataille des cinq armées et si Bilbo rentrera sain et sauf à Cul-de-Sac :) Regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Il fait partie du Film de la semaine de Benji
40/52

30 décembre 2014

Frankenweenie de Tim Burton

avec Charlie Thahan, Martin Landau, Winona Ryder

Résumé :
Le jeune Victor aime son chien Sparky plus que tout au monde. Quand Sparky est tué par une voiture c'est le drame. Grâce à la science, le jeune garçon arrive à le ramener à la vie. Mais ses amis de classe découvrent bientôt ce qu'a réalisé Victor et veulent en bénéficier pour leurs propres animaux défunts, non sans conséquences...



Mon avis :
Je suis fan des films de Tim Burton même si ces dernières années il a tendance à se reposer sur ses lauriers. Et c'est encore le cas avec ce film d'animation que je n'avais pas pu voir à sa sortie et que je n'ai pas trouvé très original (même s'il l'est par rapport aux films Disney, Pixar etc..) mais qui m'a quand même bien plu.

Victor vit heureux à New Amsterdam entre ses parents et son chien Sparky. Peu sociable, son plus grand plaisir est de jouer dans son grenier reconverti en atelier scientifique et de mener des expériences. Mais voilà que Sparky est tué par une voiture et Victor est inconsolable. C'est alors qu'il a une brillante idée. Mettant en pratique ce que lui a appris son excentrique professeur de sciences en classe sur l’électricité et la foudre, il décide de ressusciter Sparky. Et ça marche ! Même si il a dû pratiquer quelques modifications sur son chien. Victor ne souhaite pas que la nouvelle s'ébruite et cache son chien dans le grenier mais Sparky s'échappe. Les copains d'école de Victor, ayant eu vent de ce retour à la vie, veulent aussi ramener leurs bestioles favorites mais certaines expériences vont mal tourner provoquant la peur et le chaos sur la ville...

Avec ce film, Tim Burton s'approprie donc le mythe de Frankenstein (c'est d'ailleurs le nom de famille du petit Victor qui porte aussi le même prénom que son homonyme :)) et sa créature dans ce conte macabre comme il sait si bien les faire. D'ailleurs on ne connaîtrait pas le nom du réalisateur qu'on devinerait de suite qui a créé ce film, tant on reconnaît sa patte :) dans les dessins et l'histoire en général. Il y a l'ambiance gothique, les gueules de travers des personnages (on n'est pas dans les personnages tout mignons tout propres des Disney) et une histoire à ne pas faire regarder aux tous petits.

Je dois dire que c'est bien sympa à regarder, il se dégage une certaine poésie de toute cette noirceur et Victor et Sparky sont très attachants. Mais je ne sais pas, il y a une petite étincelle qui n'a pas jailli et qui a fait que je me suis un tout petit peu ennuyée parfois. Je n'ai pas fini le film en me disant "Super, il est génial". J'ai apprécié le voir mais voilà, je trouve que Burton se repose un peu sur ses lauriers et qu'on n'a plus trop ni d'attentes ni de surprises quand on regarde ses films.

Parmi les personnages, j'ai beaucoup aimé le professeur de sciences qui a une sacrée dégaine et est doublé par Martin Landau. Les copains de classe, enfin copains étant un bien grand mot, ne sont pas mal non plus dans le genre, surtout genre de gnome bossu aux dents de travers. :) Et j'ai déjà dit que j'avais aimé Victor et Sparky.

Le film est en noir et blanc, ce qui ajoute au macabre de l'ambiance et est également une marque de fabrique de certains Burton. Le film est en fait une adaptation de son propre cours métrage (sorti en 1984) qui portait déjà le même nom mais était joué par des acteurs en chair et en os.

En conclusion, pas grand chose à dire sur ce film d'animation Burtonien à 100 % et qui se démarque bien évidemment des productions que l'on peut voir par ailleurs. Il est plutôt réussi même s'il lui manque quelque chose pour qu'il soit franchement enthousiasmant. Et si vous voulez voir comment Victor arrivera à ressusciter Sparky et quelles en seront les conséquences, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée anglais

Il fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
7/13

  38/50

et bien sûr du Film de la semaine de Benji
39/52

28 décembre 2014

Donne-moi ta main de Anand Tucker

Titre original : Leap Year
avec Amy Adams, Matthew Goode, Adam Scott

Résumé :
Anna et son petit ami Jeremy ont tout pour être heureux, mais Anna aimerait bien qu'il la demande en mariage. Elle profite qu'il soit en voyage en Irlande pour l'y rejoindre. En effet, là-bas, la coutume veut que les femmes puissent faire leur demande le 29 février. Évidemment rien ne va se passer comme prévu...


Mon avis :
Début décembre, je cherchais un petit film pas prise de tête à regarder un dimanche après-midi avec ma fille. J'avais ce film en stock et comme il faisait partie d'un des challenges Seriebox, c'était l'occasion d'avancer un peu. Au final, cette comédie romantique cousue de fil blanc m'a fait passer un moment bien sympa.

Anna est décoratrice d'intérieur et vit heureuse à Boston avec Jeremy, chirurgien, depuis 4 ans. Le seul point noir est que Jeremy ne se décide pas à demander Anna en mariage. Qu'à cela ne tienne, elle décide de profiter d'un séminaire qu'effectue le jeune homme à Dublin pour l'y rejoindre et faire elle-même sa demande. En effet, la coutume locale veut que chaque année bissextile, les femmes puissent demander leur fiancé en mariage et Anna, d'origine irlandaise, n'entend pas laisser passer l'occasion. Mais les éléments semblent se liguer contre elle et au lieu d'atterrir à Dublin, elle échoue dans un coin perdu de la côté irlandaise et doit coûte que coûte rejoindre la capitale avant le 29. Elle demande à Declan, un barman aussi bougon que réticent, de l'y emmener...

Ne vous attendez à aucune surprise en regardant ce film. J'ai dit qu'il était cousu de fil blanc et c'est tout à fait le cas. Il reprend tous les codes de la comédie romantique, mais vraiment tous. Deux êtres que tout oppose, Anna et Declan, absolument pas faits l'un pour l'autre et qui commencent par se détester, pour s'apercevoir au final qu'ils sont faits l'un pour l'autre, après s'être quittés bien évidemment. On a donc tous les clichés possibles et inimaginables et pourtant ça marche ! Oui car on passe un bon moment à suivre les pérégrinations d'Anna et Declan à travers les magnifiques paysages irlandais, on s'attache à eux et même si on sait que dans la vraie vie, ce serait impossible qu'ils finissent ensemble au bout de deux jours (et surtout sans se tuer tellement ils sont différents), la magie du film c'est de nous le faire croire. :)

J'aime beaucoup l'actrice Amy Adams avec son air mutin et elle dégage un gros capital sympathie. Ici, elle n'a pas toujours le beau rôle, étant assez exaspérante dans ce rôle de working girl bourgeoise débarquant dans un trou perdu en talons hauts et avec sa valise Vuitton aka Louis pour les intimes. Franchement on a envie, comme Declan, de la claquer plus d'une fois. Mais elle a beaucoup d'abattage et on s'amuse à la suivre même si elle nous énerve à vouloir rejoindre son amoureux à tout prix.

Car l'amoureux en question, Jeremy, joué par Adam Scott vu dans pas mal de films et séries dont La vie rêvée de Walter Mitty, a le charisme d'une endive. Il ne fait évidemment pas le poids face au personnage de Declan.

Car Declan, lui, c'est le fantasme sur pattes :) Séduisant, brute de décoffrage, petite barbe et accent sexy, on a toutes envie de venir se perdre dans son bar paumé ! :)

À noter aussi la présence de John Lightgow dans le rôle du père d'Anna, un gentil donc, mais ma fille m'a dit "je ne peux pas m'empêcher de voir Trinity" (rôle qu'il jouait dans la saison 4 de Dexter :))

La réalisation d'Anand Tucker (inconnu au bataillon) est honnête même si sans surprise là aussi. Il a le mérite de bien filmer l'Irlande et d'instiller de l'humour à son histoire. Ah et pour info, le titre original du film, Leap Year, veut dire année bissextile. Voilà voilà...

En conclusion, ne vous attendez pas à la comédie romantique de l'année avec ce film qui en reprend tous les poncifs du genre mais qui est malgré tout très sympathique à regarder (j'ai vu pire). Et si vous voulez savoir si Anna arrivera à temps à Dublin pour demander Jeremy en mariage ou si elle s'apercevra à temps que le barman rustre avec lequel elle vient de voyager et qui n'est pas mal du tout sous des dehors bougons, est l'homme de sa vie, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Mini Challenge Comédie romantique de Seriebox
3/9

35/50

et du Film de la semaine de Benji
38/52

27 décembre 2014

Upside Down de Juan Solanas

avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst, Timothy Spall

Résumé :
Deux mondes vivent superposés, celui du bas, pauvre et celui du haut riche et privilégié et interdit à ceux du bas. Adam vit en bas, Eden vit en haut, leur amour est à priori impossible...





Mon avis :
Upside Down ou la bonne idée mal exploitée. On m'avait prévenu que ce film n'était pas très bon mais comme il faisait partie d'un mini challenge de Seriebox et que je l'avais en DVD, je me suis dit pourquoi pas. Et au final, c'est un film très moyen, qui commence bien mais finit un peu n'importe comment.

Adam et Eden vivent dans deux mondes superposés, l'un étant presque le miroir de l'autre et reliés par une espèce de tour immense. Mais là où le monde d'en haut est riche et privilégié, celui du bas est pauvre et ses habitants livrés à eux-mêmes et ils n'ont pas le droit d'aller en haut, d'autant plus que la gravité y est différente.  Adolescent, Adam a rencontré Eden en haut d'une montagne mais les événements les ont séparés. Dix ans plus tard, Adam pense avoir trouvé un moyen de retrouver la jeune femme...

Comme je l'ai dit plus haut, l'idée de départ est bonne, ces deux mondes superposés l'un à l'autre, la gravité et la gravité inversée si on passe d'un monde à l'autre, la tyrannie qui régit ces deux mondes et j'en passe. Bien sûr, il n'y a rien de vraiment original et ça m'a fait assez pensé à Elysium, avec La terre pauvre et en proie à l'anarchie et la station Elysium où les nantis vivaient très bien. Le film part d'ailleurs très bien et est plutôt sympa voire haletant à suivre pendant une grosse première moitié. On tremble pour Adam qui prend des risques énormes pour revoir Eden. On s'intéresse à ces deux terres inversée (en se demande quand même comment le soleil peut pénétrer entre les deux). Mais hélas, le réalisateur se fourvoie ensuite dans une romance cucul la praline et conclut son histoire avec une espèce de morale new age complètement rocambolesque et naïve. Voilà un film qui aurait pu être un nouveau Dark City et qui retombe comme un soufflé. Et je ne parle pas des invraisemblances...

J'avais bien aimé Jim Sturgess dans Across the Universe et Un jour et j'ai apprécié de revoir son joli minois :) Mais son personnage manque de charisme.

Pareil pour Kirsten Dunst que j'aime pourtant beaucoup, elle semble un peu ailleurs parfois et un peu fade.

Je crois que pour moi le meilleur personnage est celui de Timothy Spall, vous savez le Queudver des Harry Potter (mais pas que, puisqu'il a eu un prix d'interprétation à Cannes cette année pour Mister Turner de Mike Leigh) mais j'ai été un peu perturbée par le fait qu'il semblait avoir un accent américain au début du film mais retrouvait son accent anglais à la fin...

On ne peut nier que le réalisateur (je vous épargne ses précédents films ils ne sont pas très connus ou alors que des cinéphiles) soit un bon faiseur de films. Si l'histoire se barre en sucette, les images sont souvent très belles, il y a un certain cachet et une atmosphère envoûtante et certaines scènes de passages entre les deux mondes sont spectaculaires. C'est sans doute ce qui est le mieux dans ce film.

En conclusion, un film qui avait un bon pitch de départ et qui n'a pas su tenir ses promesses, la faute à une romance trop présente et fade tout comme les acteurs principaux. Je n'ai pas détesté, j'ai même passé un plutôt bon moment pendant une grande partie du film mais il est quand même très moyen. Enfin bon, si vous voulez découvrir ces mondes et savoir si Adam et Eden (tout une symbolique...) pourront vivre leur amour malgré la gravité et la politique qui les séparent, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Mini Challenge Romance de Seriebox
2/11
19/50

et du Film de la semaine de Benji
37/52

26 décembre 2014

Hunger Games 3 : La révolte - Partie 1 de Francis Lawrence

Titre original : Hunger Games, Mockingjay - Part One
avec Jennifer Lawrence, Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore, Natalie Dormer

Résumé :
Katniss a été récupérée par le District 13 censé avoir disparu depuis des décennies. Tandis que ses dirigeants souhaitent la voir endosser son rôle de Geai Moqueur symbole de la rébellion, la jeune fille n'aspire qu'à une chose, sortir Peeta des griffes du Capitole...


Mon avis:
Depuis maintenant deux ans, je rentre en France en novembre et j'ai la chance de pouvoir voir les Hunger Games sans attendre les sorties vidéo. Ce fut encore le cas pour ce 3e opus qui couvre environ la moitié du tome 3 de la saga, tome que j'avais lu il y a déjà plus de quatre ans (je vous avoue que les bras m'en sont tombés, je ne pensais pas que ma lecture remontait à autant de temps !) et que j'avais beaucoup aimé. J'ai trouvé ce 3e film très réussi même si ma préférence reste au 2e qui m'avait un tantinet plus emballée.

Spoilers sur les films précédents

Après son coup d'éclat lors des Jeux de l'Expiation et avant que le Capitole puisse prendre des mesures drastiques, Katniss (et Finnick) a été récupérée par les rebelles du District 13, district censé avoir disparu. Tandis qu'elle se remet de ses blessures, elle doit aussi décider si elle est prête à assumer le rôle du Geai Moqueur que désire lui voir prendre les rebelles et prendre une part active à la rébellion naissante. Et il faut qu'elle décide vite car le président Snow entend bien étouffer la révolution dans l'oeuf (et dans le sang). Mais tout ce que désire Katniss c'est sauver Peeta, récupéré par le Capitole et manipulé par son machiavélique président...

J'avais dit à la fin de ma chronique du 2e film, que je ne voyais pas trop l'intérêt de couper le 3e tome en deux films. Et après avoir vu cette première partie, j'en suis toujours aussi convaincue. Non pas que le film soit mauvais bien au contraire, mais pourquoi couper cette histoire en deux (à part pour des raisons mercantiles) alors qu'on aurait pu faire un film de presque 3 heures un peu plus ramassé. Ok, 3h c'est long et ça aurait sans doute obligé le réalisateur à faire des coupes mais là, j'ai trouvé que c'était presque une introduction et qu'au moment où ça allait crescendo paf, on nous prenait notre jouet en disant "bah maintenant il faudra attendre un an pour le retrouver" ! UN AN ! Alors que la suite est déjà tournée, si ce n'est pas de la torture pure et simple...

Pour en revenir au film, cette fois-ci plus de jeux ni d'arène, l'action se vit dans le monde réel et la révolte gronde de plus en plus fort. Mais s'il n'y a plus de jeux, la manipulation médiatique, elle, est toujours bien présente, que ce soit du côté du Capitole ou des rebelles. C'est à une véritable guerre d'intox que se livrent les deux parties avec Katniss prise entre les deux.

Car le film porte avant tout sur cette jeune fille devenue porte-drapeau, un peu malgré elle, d'une population qui souffre alors qu'elle, tout ce qu'elle veut, c'est aller sauver son petit Peeta, que sa mère et sa soeur soient en sécurité et qu'on lui foute la paix. Les luttes de pouvoir ne sont pas trop sa tasse de thé et le film montre très bien cet état d'esprit.

J'ai trouvé parfois qu'il y avait peut-être des passages un peu longs, qu'on s'attardait un peu trop sur les atermoiements de Katniss mais rien de bien méchant. Le film est suffisamment prenant et sombre par ailleurs. Il y a d'ailleurs des scènes chocs. Ce n'est pas un film qui fait dans la dentelle. Et d'ailleurs les scènes de fin (je me doutais d'ailleurs que le film allait s'arrêter plus ou moins à ce moment-là) sont violentes psychologiquement.

Le film repose entièrement sur les jeunes épaules de Jennifer Lawrence qui incarne toujours une Katniss très convaincante. Mais ici, on découvre des aspects plus sensibles de la jeune fille. C'est toujours une battante et une tête brûlée mais elle donne l'impression parfois d'être un peu perdue au milieu de tous ces gens qui veulent décider pour elle ce qu'elle doit devenir. D'ailleurs c'est amusant de voir que sa coiffure change selon ses états d'âme. Cheveux lâchés (ce que j'ai pas trop aimé, surtout qu'on voit souvent que c'est une perruque) quand elle n'est que la petite Katniss Everdeen pleine de doute, cheveux tressés (que j'adore) quand elle endosse son rôle de Mockinjay (et qu'elle n'est  pas contente :))

Julianne Moore campe la présidente des rebelles et elle s'en tire pas mal. Dans le livre, c'était un personnage que je n'aimais pas car je la trouvais aussi manipulatrice que Snow et je n'apprécie pas plus ce personnage dans le film.

Vous savez sans doute que Philip Seymour Hoffman est décédé alors qu'il finissait de tourner ses scènes du film (mais que ça n'aura aucune conséquence sur son rôle puisqu'il ne lui rester qu'une semaine à tourner). Il reprend donc son rôle de Plutarch Heavensbee, le juge passé maintenant du côté des rebelles. Ce rôle est d'ailleurs conséquent, plus que dans le 2e film.

J'ai beaucoup aimé retrouver Natalie Dormer, qui joue Margery Tyrell dans les Game of Thrones et qui ici a le rôle d'une productrice télé, pourrait-on dire. En revanche, les autres personnages des précédents films sont un peu en retrait, que ce soit Haymitch joué par Woody Harrelson, Peeta ou Gale. J'ai beaucoup apprécié retrouver Elizabeth Banks dans le rôle de l'excentrique Effie, car elle apporte un humour bienvenu.

C'est une fois de plus Francis Lawrence qui assure la réalisation et il s'en tire très bien. Les scènes sont bien filmés et malgré les toutes petites longueurs, on ne voit pas le temps passer.

En conclusion, j'ai été ravie de retrouver Katniss et l'univers des Hunger Games dans ce 3e film même s'il ne sert que d'introduction à l'opus final qui ne sortira que dans 11 mois maintenant. Et si vous voulez savoir si Katniss endossera pleinement son rôle de Geai Moqueur et si elle arrivera à sauver Peeta des griffes de Snow et qu'elles en seront les conséquences, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Il fait partie du Film de la semaine de Benji
36/52

24 décembre 2014

Les Cinq Légendes de Peter Ramsey

Titre original : Rise of the Gardians
avec Chris Pine, Isla Fisher, Alec Baldwin, Hugh Jackman, Jude Law

Résumé :
Les légendes de notre enfance sont en danger. En effet, le Croquemitaine a décidé d'éliminer, pour les remplacer, le Père Noël, le Marchand de Sable, la Fée des dents et le Lapin de Pâques en instaurant dans les rêves et espoirs des enfants terreurs et cauchemars. C'est à Jack Frost, un personnage de légende oublié, qu'il va revenir de sauver le monde...




Mon avis :
J'étais complètement passée à côté de ce dessin animé lors de sa sortie il y a deux ans et pour tout dire, je n'en avais même pas entendu parler jusqu'à ce qu'il fasse partie des challenges Seriebox. Fin novembre, cherchant un petit film à voir avec ma (grande) fille, je l'ai regardé et je dois dire que j'en suis ressortie enchantée tant ce film est magnifique !

Le Père Noël, la Fée des dents, le Lapin de Pâques et le Marchand de sable sont les gardiens des rêves et attentes des enfants. Leur mission est de rendre les enfants heureux. Mais une menace plane sur le monde. L'ignoble Pitch, AKA la Noirceur ou le Croquemitaine, a décidé d'éliminer les Gardiens et son seul moyen est que les enfants ne croient plus en eux. Il va falloir aux quatre Gardiens de l'aide et c'est Jack Frost qui est désigné, un jeune garçon qui erre sur terre depuis des siècles en faisant tomber la neige et gelant tout sur son passage et invisible aux yeux des humains qui l'ont oublié...

Ce film s'adresse avant tout aux Anglo-saxons. En effet, chez nous, si on a bien le Père Noël et le Marchand de sable, pas de Fée des dents ni de Lapin de Pâques mais une petite souris (il y a d'ailleurs un clin d'oeil sympa à ce sujet dans le film) et des cloches. Quant à Jack Frost, je pense qu'il est inconnu chez nous, même si j'avais déjà entendu ce nom. Mais ces différences culturelles n'empêche pas d'apprécier le film et les personnages.

L'histoire n'est sans doute pas très originale puisqu'il s'agit de l'éternel combat entre le bien et le mal mais elle est, ainsi que les personnages, vraiment très sympathique à suivre. C'est très rythmé, il y a de l'humour, de l'émotion également et le temps passe à toute allure. On aimerait presque qu'il soit plus long.

Jack Frost est le personnage le plus ambigu, puisqu'il ne sait pas trop bien où se trouve sa place. C'est un beau jeune homme bien sympathique (dont ma fille de 20 ans est tombé raide amoureuse :)) et il apporte beaucoup de dynamisme au quatuor (quintet avec lui) de Légendes. Il est doublé par Chris Pine dans la VO, connu pour son rôle de Captain Kirk dans les Star Trek de J.J. Abrams.

Le Père Noël (doublé par Alec Baldwin, 30 Rock), La Fée des dents (Isla Fisher, Insaisissables, L'accro du Shopping), le Lapin de Pâques (c'est Hugh Jackman qui fait sa voix) et le Marchand de sable (doublé par personne car il ne parle pas) sont plus manichéens. Leur rôle est de donner du rêve et du bonheur aux enfants.

Noirceur, le Croquemitaine, a pratiquement l'allure et les traits de Vincent Cassel. Mais c'est le beau Jude Law qui le double. Ce personnage est un vrai méchant, lui aussi manichéen mais réussi.

À noter les petites bébés fées qui sont adorables. Et les enfants humains, bien sympathiques.

Ce qui fait le gros plus du film, ce sont les images. C'est magnifique. Les couleurs en jettent, on en a vraiment plein les yeux. La réalisation de Peter Ramsey (dont c'est le premier long métrage) est efficace.

En conclusion, rien de plus à dire sur ce très beau film d'animation qui est très réussi. J'ai passé un excellent moment à suivre les aventures de ces cinq légendes dans leur combat contre le vilain Croquemitaine et j'espère qu'il y aura une suite car je serai ravie de les retrouver. En tout cas, si vous voulez savoir si Jack Frost arrivera à se faire reconnaître comme une légende de notre enfance et si avec ses quatre comparses il arrivera à battre le vilain Croquemitaine, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Ciné Challenge 2014 de Seriebox
7/12
85/100

et du Mini Challenge Animation de Seriebox
6/13

 37/50

et bien sûr du Film de la semaine de Benji
35/52

21 décembre 2014

Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? de Philippe de Chauveron

avec Christian Clavier, Chantal Lauby

Résumé :
Après que leurs 3 premières filles se sont mariées hors de leur communauté, Claude et Marie Verneuil, bourgeois vieille France, placent leurs espoirs en la quatrième, surtout quand elle leur annonce qu'elle va épouser un certain Charles...




Mon avis :
Alors la voilà la comédie qui a fait se bidonner quelques 12 millions de spectateurs ! Je n'avais pas pu aller la voir au cinéma, mais avec mon homme on s'est fait une petite soirée dvd en octobre pour regarder ce film. Et si c'est vrai qu'il est marrant, je l'ai aussi trouvé assez caricatural et daté, on se croirait dans une comédie des années 70...

Les Verneuil sont des petits bourgeois provinciaux, catholiques bon teint, qui ont élevé 4 filles. À leur grand désespoir, les 3 premières se sont mariées avec un juif, un musulman et un bouddhiste d'origine chinoise. Ils comptent sur la petite dernière pour sauver l'honneur de la famille. Justement elle annonce qu'elle compte se marier avec son petit ami Charles. Évidemment, il y a un hic...

Pas étonnant que ce film ait eu du succès, c'est une comédie franchouillarde comme les affectionne les français dont je fais partie. C'est amusant, pas prise de tête, et parfait en film du dimanche soir.  Après, si on analyse un peu, ça reste vraiment creux et très caricatural, à commencer par les parents Verneuil et les gendres tous de différentes confessions.

Cependant, le film a le mérite d'aborder les sujets qui fâchent. On a reproché à ce film d'être raciste, pour moi non. On est à une époque où on ne peut plus parler de rien, ni rire de sujets épineux. Et pourtant, en son temps, Coluche tapait (fort) sur les juifs, les arabes, les flics et j'en passe. Maintenant, on ne peut plus. Il faut être politiquement correct et faire comme si tout le monde était fait du même moule... Alors le film parle de tout ça, à grand renfort de clichés, certes, mais il en parle et ça nous fait rire car on peut tous à un moment se reconnaître dans l'un des personnages et leurs réactions...

Ce sont les personnages des parents Verneuil qui font le sel de ce film. Bon Christian Clavier n'a pas trop à se forcer, il joue un homme colérique comme il en a fait souvent et on pourrait le comparer à Louis de Funès qui aurait sûrement joué ce rôle il y a 40 ans. Chantal Lauby, elle, est extra. J'ai beaucoup aimé ce personnage au bord de la crise de nerfs, elle est vraiment très drôle. À côté, les gendres font un peu pâle figure, je l'ai dit, ils sont un peu cliché et caricaturaux mais bon... Quant aux filles, je les ai trouvées bien fades et pratiquement inexistantes par rapport aux autres personnages et elles sont toutes canons. Ah et j'ai bien aimé le père Ivoirien. :)

Je n'avais vu aucun film de Philippe de Chauveron réalisateur, jusqu'à présent. Il a fait Les Seigneurs, L'élève Ducobu et a été scénariste de Neuilly sa mère et La Beuze (que j'ai vu en revanche). C'est dire qu'il est estampillé "Comédies qui ne font pas dans la dentelle". J'ai dit en préambule que Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu avait des airs des comédies des années 70 et c'est vrai qu'on se croirait parfois revenu quelques quarante ans en arrière.

En conclusion, voilà un film qui vole souvent un peu bas mais qui fera bien rigoler un soir où on a envie de détente sur son canapé. J'avoue que je m'attendais quand même à un peu mieux. Et si vous voulez savoir qui est le fameux Charles que doit épouser la petite dernière des Verneuil (pas trop difficile à deviner quand on regarde l'affiche :)), regardez-le !

Note :



Il fait partie du Film de la semaine de Benji
34/52

17 décembre 2014

Argo de Ben Affleck

avec Ben Affleck, Bryan Cranston, John Goodman, Kyle Chandler

Résumé :
Comment la CIA et les Canadiens réussirent à monter une opération rocambolesque pour faire sortir d'Iran, 6 américains réfugiés à l'ambassade du Canada lors de la prise d'otages de l'ambassade des États-Unis....




Mon avis :
À sa sortie, ce film ne me tentait absolument pas. Je ne sais pas pourquoi, peut-être son sujet ou la peur que ce soit ennuyeux. Mais en ayant entendu beaucoup de bien, j'ai décidé de lui donner sa chance surtout qu'il était dans les challenges Seriebox et je ne le regrette pas car j'ai passé un excellent moment avec ce film très rythmé et filmé comme un thriller.

Le 4 novembre 1979, la révolution iranienne est en marche et l'ambassade des États-Unis est envahie par des militants qui prennent 52 personnes en otages. 6 américains réussissent à s'échapper et à trouver refuge à la résidence de l'ambassadeur du Canada. La CIA décide leur faire quitter le pays avant qu'ils ne soient retrouvés et subissent la vindicte des Iraniens. L'exfiltrateur vedette de l'Agence, Tony Mendez, monte alors une rocambolesque opération baptisée Argo, d'après le nom fictif d'un film que les protagonistes seraient censés venir tourner en Iran...

Ce film est tiré de faits réels. Il y a bien des américains qui se réfugièrent dans la demeure d'un diplomate américains et qui furent sortis du pays (tandis que les 52 autres otages, même si certains furent libérés plus rapidement restaient prisonniers jusqu'au 20 janvier 1981, date de la prestation de serment du tout nouveau président américain, Ronald Regan) sous le prétexte qu'ils faisaient partie d'une équipe en repérage pour tourner un film de science-fiction. Mais la réalité s'arrête là, leur départ ayant été nettement moins rocambolesque que ce qu'on voit dans le film. C'est amusant d'ailleurs, peu de temps après que j'ai vu le film, la CIA a twitté les différences entre la réalité et le film :)

C'est donc une fiction que nous propose Ben Affleck et c'est diablement efficace ! C'est prenant, angoissant haletant et super réaliste (à part quelques scènes sur la fin). Le sujet est sérieux mais il y a des moments d'humour notamment toute la préparation du film fictif, Argo, sorte de sous Starwars et grâce au producteur joué par John Goodman. J'ai dit plus haut que c'était filmé comme thriller et c'est tout à fait ça. Sur la fin, on se ronge les ongles (enfin pour ceux qui le font mais vous m'aurez compris) en espérant que rien ne va entraver la fuite de nos 6 américains.

Ben Affleck s'est adjugé le rôle de Tony Mendez, l'exfiltrateur, et il s'en tire plutôt bien, même s'il s'est ajouté une histoire avec son fils qui n'était pas indispensable. Mais il est plutôt sobre dans son jeu et convaincant.

Bryan Cranston (que je ne reconnais jamais sans un peu de barbe - et en plus je ne regarde pas Breaking Bad) joue son supérieur à la CIA, mais ce sont surtout John Goodman et Alan Arkin, les deux "cautions" ciné pour le montage du film fictif, qui apportent un gros plus. Ils sont amusants et à des années-lumière de la tension qui règnent par ailleurs, que ce soit au sein de la CIA ou en Iran. À noter aussi Kyle Chandler (Coach Taylor de Friday Night Lights) parmi les acteurs.

Ben Affleck réalisateur est très bon. Son film est très américain certes mais il a su s'approprier tous les codes du genre pour donner quelque chose de très bon et de haletant. On a même l'impression d'être dans un de ces films des années 70 avec Dustin Hoffman et Robert Redford (genre Les hommes du président :)) avec le grain et la couleur qu'il donne à sa pellicule.

En conclusion, si vous cherchez un film malin et passionnant, Argo est fait pour vous et je pense qu'il ne vous décevra pas si vous le regardez. Et si vous voulez voir comment on monte de A à Z un vrai faux film de SF et si vous voulez savoir si Tony Mendez arrivera à exfiltrer les 6 américains, Argo f..k yourself (non je ne vous insulte pas, c'est juste une private joke qu'on trouve dans le film :D) !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Ciné Challenge 2014 de Seriebox
6/12
85/100

du Mini Challenge Drame
4/10

28/50

du Mini Challenge Thriller
2/6
28/50

et du Film de la semaine de Benji
33/52

13 décembre 2014

Le majordome de Lee Daniels

Titre original : The Butler
avec Forest Whitaker, Oprah Winfrey, John Cusack, Cuba Gooding Jr. Lenny Kravitz, Mariah Carey.

Résumé :
L'histoire de Cecil Gaines qui servit 7 présidents américains au sein de la Maison Blanche et vécut les soubresauts de la lutte des noirs pour les droits civiques.




Mon avis :
Je n'avais pas pu aller voir ce film sorti il y a un peu plus d'un an et pourtant il m'attirait bien de par son sujet et avec le grand acteur qu'est Forest Whitaker. Voilà un très beau film, un peu trop classique sûrement mais très intéressant à suivre.

Cecil Gaines a été élevé dans une plantation de coton dans les années 20. Après le viol de sa mère par le fils de la maison et le meurtre de son père qui avait osé protesté, le jeune garçon est pris en charge par la maîtresse de maison qui lui apprend à lire et devenir un domestique. Quelques années plus tard, il comprend que sa vie est ailleurs. D'abord serveur dans des restaurants, il est repéré par le chef du personnel de la Maison Blanche qui l'engage pour y devenir majordome. Cecil va servir sous sept présidents, être au coeur de l'histoire et des affaires politiques, tandis que son fils aîné, Louis, va militer, de façon de plus en plus extrême, pour les droits civiques...

Ce film est tirée de l'histoire vraie d'Eugene Allen qui servit, lui, huit présidents jusqu'en 1986. Danny Strong, le scénariste, eut l'idée de faire un film adapté de sa vie en voyant un article dans le Washington Post. C'est tout à fait le genre de films qu'aiment les américains, ces biopic sur des gens ayant réussi à sortir de leur condition et dont la vie peut être source d'inspiration.

Nous suivons donc la vie de Cecil Gaines, des champs de coton au dorures de la Maison-Blanche et c'est toute une partie de l'histoire des États-Unis qui se déroule sous nos yeux. Car être majordome dans le saint des saints de la plus grande puissance occidentale c'est assister à tous les événements mondiaux. Telle une petite souris, le majordome entend tout, voit tout et ne doit pas se faire remarquer. Quelle place privilégiée ! Être majordome c'est être le confident parfois de ces grands hommes qui ont marqué leur temps et qui le soir venu aime qu'on leur prête une oreille attentive et discrète. C'est donc tout cela que décrit en grand partie le film et que nous suivons avec intérêt.

Mais Le Majordome c'est aussi la bataille des noirs pour les droits civiques. Cecil a beau avoir réussi dans sa hiérarchie, il n'en reste pas moins un homme noir qui essayera pendant des années de faire augmenter les salaires des noirs de la Maison-Blanche, se faisant opposer une fin de non recevoir à chaque fois, même une fois les droits civiques acquis. Mais c'est surtout son fils qui est, dans le film, le porte-flambeau de ce combat, combat brutal de par et d'autre et qui devient de plus en plus extrémiste avec les Black Panthers. Le fils, qui n'a jamais souffert ce qu'à vécu son père au début de sa vie, qui ne comprend pas que son père ne s'engage pas plus alors que Cecil, parti de rien et ayant réussi, réprouve l'attitude trop engagée de son enfant. L'éternel fossé entre les générations...

Tout ce qui touche à la lutte des noirs pour leurs droits me touche énormément et dans ce film, c'est vraiment ce qui m'a le plus intéressée, d'autant plus qu'à l'heure actuelle, malgré les acquis, rien n'est gagné, il suffit de voir ce qu'il se passe à Ferguson ou en Arizona...

Mais pour en revenir au film et à la vie de Cecil, la fin m'a énormément émue quand Cécil, très vieux, assiste à l'élection de Barack Obama ce fameux 4 novembre 2008... Enfin un président noir à la Maison-Blanche !

Forest Whitaker apporte sa placidité au personnage de Cecil Gaines, il est évidemment très bon dans son rôle même si parfois un peu effacé.

C'est Oprah Winfrey, la célèbre animatrice de talk show, qui joue le rôle de sa femme et je dois dire qu'elle est très bien. Pas facile d'être l'épouse d'un homme tout dévoué à son métier et à ses présidents et qui doit élever pratiquement seule ses deux enfants dont l'un donne du fil à retordre.

À noter dans la distribution Mariah Carey (que je n'avais pas reconnue) qui joue Hattie Pearl la mère de Cecil, John Cusak en Nixon, Jane Fonda en Nancy Reagan, Alan Rickman (Rogue dans les Harry Potter) en Ronald Reagan, Robin Williams en Einsenhower et bien d'autres acteurs plus ou moins connus comme Vanessa Redgrave, Lenny Kravitz, Cuba Gooding Jr, James Marsden, Lieb Schreiber ou Alex Pettyfer.

Lee Daniels, le réalisateur, a quelques films à son actif (Paperboy, Anna in the tropics etc...) mais je n'en connait aucun. Sa réalisation est bonne mais un peu trop classique et conformiste. Du coup, on a l'impression que parfois c'est un peu plat.

En conclusion, malgré une réalisation classique, Le Majordome est un film intéressant que j'ai beaucoup aimé. J'ai surtout aimé le personnage de Cecil Gaines, inspiré de celui d'Eugène Allen, un homme droit et fier d'avoir réussi à s'élever à une telle position. C'est un film parfois dur quand il aborde la lutte des noirs pour leurs droits civiques mais touchant par d'autres moments. Et si vous voulez aussi, comme Cecil, faire la petit souris dans le bureau ovale, regardez-le. :)

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Ciné Challenge 2014 de Seriebox
5/12
84/100

du Mini Challenge Drame
3/10

27/50

et du Film de la semaine de Benji
32/52

08 décembre 2014

Les mondes de Ralph de Rich Moore

Titre original : Wreck-it Ralph
avec John C. Reilly, Sarah Silverman, Jane Lynch, Dennis Haysbert

Résumé :
Décidé à ne plus être celui qui casse tout dans son jeu, Ralph la casse décide de devenir un héros et passe dans un autre jeu pour récolter une médaille. Mais le voilà propulsé dans Sugar Rush où sa maladresse va faire des ravages mais où il va rencontrer une jeune "anomalie", paria comme lui, et ensemble ils vont essayer de défaire le méchant des lieux...


Mon avis :
J'avais vu la bande-annonce de ce film avant sa sortie et il m'avait paru bien sympathique. Mais n'étant pas là quand il fut diffusé je l'ai manqué. Comme il faisait partie des mini challenges Seriebox cette année, je me suis décidée à le regarder et j'ai passé un bon moment même s'il n'est pas transcendant.

Dans une salle d'arcade qui propose des vieux jeux des années 80, Ralph la casse en a assez d'être le méchant de service. Lui aussi veut être un héros et être aimé, comme Félix dans son jeu. Bien décidé à tout faire pour devenir un gentil, Ralph transgresse les règles et se retrouve dans un jeu sur les sucreries où la petite Vanellope Van Schweetz est bien décidée à retrouver sa place et ne plus être considérée comme une erreur de programme. Tous deux vont s'unir pour sauver Sugar Rush d'un mégalomaniaque...

Voilà un film qui joue sur la nostalgie de ces jeux des années 80 où il suffisait de dégommer des méchants et de ramasser des bonus pour gagner. À des années lumière des jeux vidéos visuellement et scénaristiquement sophistiqués qu'on trouve de nos jours. J'ai trouvé l'idée de départ bien sympathique d'autant plus que le film démarre en trombe. Et c'est là où le bat blesse. Après un début très prometteur, le film s'enlise un peu dans les sucreries de Sugar Rush pour devenir mièvre.

Au début donc, même si Toy Story et ses jouets qui prennent vie sont déjà passés par là (et plusieurs fois), c'est éclatant de voir tous les personnages de ces vieux jeux prendre vie dès que les enfants ont quitté la salle d'arcade et vivre leur petite vie, roulant à travers les fils électriques, participant à des groupes de soutien (pour les méchants) et ayant construit un univers bien à eux où leur crainte est que leur jeu tombe en panne et parte au rebut. Mais à partir du moment où Ralph échoue sur Sugar Rush on tombe dans le conventionnel avec une petite fille maligne et attachante, un méchant qui veut dominer le monde de Sugar Rush etc...J'ai trouvé alors que le film devenait plus enfantin car il manquait cette espèce de second degré qui fait apprécier ce genre de dessin animé quand on est adultes. Tout est un peu téléphoné et même un tantinet longuet parfois.

Wreck-it Ralph, ou Ralph la casse en français, est un personnage qui fait assez penser à Gru de Moi, Moche et Méchant ou encore Dracula de Hôtel Transylvania dont je vous ai parlé récemment. Comme ces deux personnages, c'est un faux méchant avec un bon fond, donc rien de bien original sous le soleil, même s'il est sympathique.

Idem pour les autres personnages, que ce soit la petite fille au nom improbable (Vanellope Van Schweetz) ou le méchant mégalo de Sugar Rush.

J'ai été un peu perturbée par le fait que certains personnages étaient doublés (en VO) par des acteurs à la voix très reconnaissable, comme l'acteur qui joue Kenneth dans 30 Rock et qui double Félix Fixe ou encore Jane Lynch (la prof de sport odieuse dans Glee) qui double une belle et jeune militaire (et du coup sa voix ne lui va pas très bien). Prendre des acteurs connus c'est bien mais je trouve dommage quand le personnage est pratiquement occulté par cela.

Rich Moore, le réalisateur, est peu connu. Il a fait des épisodes des Simpsons et Futurama et Les mondes de Ralph est son premier long métrage. Si son film reste assez conventionnel au niveau réalisation, il s'en tire pas trop mal non plus.

En conclusion, un film sympa à regarder et qui met en avant tous ces vieux jeux d'arcade qu'on a un peu oubliés. Mais même si ce film est amusant, il manque malgré tout d'originalité et de second degré, et plaira essentiellement aux enfants car les parents risquent de ne pas forcément y trouver leur compte. Enfin, si vous voulez savoir si Ralph la casse arrivera à dépasser son statut de méchant et à devenir un héros et à sauver Sugar Rush des griffes du méchant mégalo, regardez-le ! :)

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

Ce film fait partie du Film de la semaine de Benji
31/52

Il fait également partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
5/13
 37/50

et du Mini Challenge Comédie de Seriebox
3/7
40/50