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14 octobre 2019

No Time Like the Past + The Very First Damned Thing, Les chroniques de St Mary's tomes 5 et 5.5 de Jodi Taylor

Attention spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Après la bataille contre la Police du Temps, St Mary a pris le temps de se reconstruire. Mais pour son directeur, le Dr Bairstow, il s'agit maintenant de trouver le moyen de satisfaire leurs financiers. Max et les équipes de St Mary s'évertuent à découvrir quelque chose qui les mettrait à l'abri pendant un certain temps mais ils doivent aussi faire face à des impondérables comme un fantôme que seul Markham est capable de voir ou encore le retour d'ennemis qui vont semer le chaos et la désolation au sein des rangs des Historiens...



Mon avis :
Vous le savez, j'aime énormément cette série de voyages dans le temps qui allie humour  et tragédie, nous fait vivre maintes aventures et dont les personnages sont très attachants. Ayant lu le tome 4 en mai, il me tardait de retrouver Max et les siens mais comme j'ai mis beaucoup de temps à lire certains romans, je n'ai pas pu le faire plus tôt. Mais, en septembre, j'ai vraiment eu envie de mettre de côté challenges et autres "obligations" pour retrouver St Mary et je me suis encore une fois régalée.

Comme les précédents tomes, ce roman démarre sur les chapeaux de roues et est sans temps mort pendant toute l'histoire. Ou plutôt les histoires. Car c'est un peu ce que je reproche à la série, elle est très copieuse à chaque tome. On pense s'embarquer pour une destination, une aventure puis au cours du roman, on vit maintes et différentes péripéties. Cela donne un peu le tournis. Mais ce n'est qu'une toute petit réserve car je suis quand même très fan de tout ce que l'autrice nous offre.

Dans ce tome 5, peu de mention que Max vient d'un monde parallèle. Après la bataille contre la police du Temps, elle a été acceptée par les habitants de St Mary comme la leur et c'est fini, à part une évocation à un moment, on ne parle plus de cela. C'est un peu dommage, j'aurais aimé qu'il y a ait plus d'allusions, même sur le ton de l'humour. Mais d'un autre côté, les deux mondes étant très très semblables et tous ayant vécu, à peu près, les même choses de par et d'autre, c'est sans doute normal.

Bref, quoi qu'il en soit, dans ce tome, Max vit encore bien des aventures, que ce soit dans l'Angleterre du 17e siècle, et notamment lors de l'incendie de Londres en 1666, ou encore lors de la bataille des Thermopyles, en 480 avant J.C, où une bourde de Markham (monsieur gaffeur) risque de changer le cours de l'histoire à tout jamais, ou lors des journées portes ouvertes à St Marys où tout aurait dû se dérouler comme sur des roulettes et qui va évidemment mal tourner.

D'ailleurs, comme dans chaque tome, si le ton reste celui de l'humour et de la légèreté bien souvent, il y a une part de drame qui vient ternir la joie de vivre de toute l'équipe. Dans ce tome, il y a des moments bien tristes et tendus, d'autres angoissants. Mais il y a aussi de grands moments de joie, notamment à la fin et qui raviront les petits coeurs tout mous ;)

Avec ce tome encore, j'ai eu l'impression de vivre au coeur de l'histoire. Surtout lors de la bataille des Thermopyles. À vrai dire, je ne connaissais pas grand chose au conflit (à part que le film, 300, que je n'ai pas vu, en parlait - bonjour la référence ;D) qui opposa les Grecs et les Spartes contre les Perses. Bon, je n'ai pas retenu le noms des protagonistes, je me suis parfois emmêlé les pinceaux dans les alliances et qui se battait contre qui, qui trahissait qui, mais le fait est qu'on a l'impression d'être au coeur de la bataille. C'est aussi ce qui fait le charme de ces romans.

Max est égal à elle-même, fonceuse, parfois un peu trop intrépide, ce qui lui vaut de manquer mourir maintes fois. J'ai bien aimé qu'elle soit recadrée par moments. J'adore sa façon d'être fidèle en amitié, sa relation avec Leon (coeur sur lui) et la place qu'elle occupe dans le coeur du docteur Bairstow, même s'il ne le montre pas toujours.

Les autres personnages sont égaux à eux-même, et très attachants. J'ai juste regretté que Mrs Partridge soit un peu en retrait cette fois-ci.

Concernant les antagonistes, ce sont des personnages bien connus des premiers romans et pour Max c'est dur de devoir les affronter à nouveau...

Le style de l'autrice est toujours très agréable à lire en anglais. Au bout de 5 tomes, je n'ai pas grand chose à en dire sinon que j'aime beaucoup :)

En conclusion, voilà encore un très bon tome de la saga qui allie humour et tension, moments de joie et drames et qui nous emmène encore sur les chemins de l'Histoire, une Histoire qui nous est parfois mal connue, comme la bataille des Thermopyles. Alors si vous avez aimé les précédents tomes, si vous voulez savoir quel est ce moment heureux qui survient à la fin du roman, qui est le fantôme que voit Markham et qui sont les antagonistes de l'histoire, lisez-le ! Quant à moi, je vais essayer de lire le tome 6 d'ici la fin de l'année.

Note :



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Attention spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Comment le docteur Bairstow a créé St Mary, où a-t-il trouvé les fonds et comment a-t-il réuni l'équipe telle que nous la connaissons ?






Mon avis :
Après, No Time like The Past, j'ai enchaîné avec cette nouvelle sortie juste après mais qui sert de préquelle à la saga. Cependant, il vaut mieux ne pas la lire sans avoir lu plusieurs tomes, ou du moins le tout premier. Car l'histoire n'aura pas la même saveur si on ne connaît pas déjà intimement les personnages. C'est pour cela, d'ailleurs, que je ne l'ai pas mise en tome 0.5.

En 74 pages, l'autrice nous raconte donc comment Edward Bairstow a réussi à convaincre le gouvernement de cautionner la création de St Mary, comment il est allé chercher les différents éléments importants de son équipe, Guthrie, Markham, les deux professeurs farfelus Rabson et Dowson, 2-3 autres, puis l'arrivée de Leon et enfin de Max, faisant la jonction avec le tome 1. C'est super sympa et savoureux.

Mais cette nouvelle ne porte pas que sur cela, il y a aussi un voyage à Waterloo et des scènes émouvantes, notamment concernant une Mrs Green dont on comprend qu'elle tient une place particulière dans le coeur de Bairstow, et, quand on apprend son vrai nom, c'est très triste quand Edward l'apprend et comprend pourquoi le vieille dame le touchait tellement.

C'est donc aussi l'occasion de mettre Bairstow en avant, de montrer d'autres facettes que le directeur bourru, même si on a eu ces autres côtés dans les derniers romans. J'ai beaucoup aimé ses dialogues avec Mrs Partridge, sa future assistante et accessoirement muse de l'Histoire ;), les retrouvailles avec Leon et à la toute fin, l'arrivée de Max...

J'ai adoré la façon dont l'autrice décrivait ses personnages dans sa liste de personnages, c'est très savoureux et, à la fin, qu'elle mette The Beginning, au lieu de The end.

En conclusion, voilà une nouvelle très sympa qui nous permet de savoir comment Bairstow a vraiment créé St Mary et réuni toute l'équipe de base et, en quelques dizaines de pages, Jodi Taylor arrive à nous faire rire et nous émouvoir. Si vous voulez lire cette nouvelle, je vous conseille de le faire après avoir lu quelques tomes, et non pas au tout début car ce serait dommage de le faire sans connaître vraiment les personnages. Mais ne passez pas à côté non plus.

Note :



Le roman et la nouvelle sont mes deux dernières lectures
du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
23.5

12 octobre 2019

Les mémoires de Sherlock Holmes d'Arthur Conan Doyle

Titre original : The Memoirs of Sherlock Holmes

Résumé :
12 nouvelles racontant des affaires sur lesquelles Sherlock a enquêté, jusqu'au fameuse chutes de Reichenbach...






Mon avis :
Voilà trois ans et demi que j'avais lu les précédentes nouvelles mettant en scène Sherlock Holmes et John Watson que j'avais bien aimées, même si le genre n'est pas mon favori. J'avais l'intention de lire ces Mémoires bien plus tôt mais, pour tout vous dire, ça m'était sorti de la tête ensuite. C'est pour le Challenge Un genre par mois de septembre, où il fallait lire des nouvelles, que je me suis dit que je replongerais bien dans les histoires de Sherlock, ce que j'ai donc fait. Et même si certaines de ces 12 nouvelles sont loin d'être passionnantes, j'ai passé un bon moment.

1 ~ Flamme d'argent (Silver Blaze) - décembre 1892
L'entraîneur du cheval de course Flamme d'argent est retrouvé mort et le cheval a disparu. A la demande du propriétaire du cheval, Holmes et Watson se rendent sur place pour enquêter.

2 ~ La boite en carton (The Adventure of the Cardboard Box) - janvier 1893
Une femme, Susan Cushing, a reçu par la poste, une boite en carton qui contenait deux oreilles, l'une féminine, l'autre masculine. L'inspecteur Lestrade demande à Sherlock d'enquêter.

3 ~ La figure jaune (The Adventure of the Yellow Face) - février 1893
Très intrigué par le comportement de sa femme qu'il a surprise en train d'aller chez les voisins en pleine nuit, après qu'elle lui eut demandé 100£, Mr Grant Munro demande à Sherlock Holmes d'enquêter.

4 ~ L'employé de l'agent de change (The Stock Broker Clerk) - mars 1893
Hall Pycroft, agent de change, demande à Sherlock de venir enquêter à Birmingham sur une mésaventure qui vient de lui arriver.

5 ~ Le gloria Scott (The Adventure of the Gloria Scott) - avril 1893
Un soir d'hiver, Sherlock raconte à Watson, sa toute première enquête quand il était encore étudiant.

6 ~ Le rituel des Musgrave (The adventure of the Ritual Musgrave) - mai 1893
Holmes raconte à Watson l'une des ses enquêtes, qui se passait dans un manoir et où il fallait déchiffrer des énigmes...

7 ~ Les propriétaires de Reigate (The Adventure of the Reigate Square) - juin 1893
Trouvant Holmes fatigué après deux enquêtes difficiles en 1887, Watson l'invite à venir se reposer chez un ami, près de Reigate dans le Surrey. Pendant leur séjour, des vols sont commis dans une maison non loin et le cocher d'un des voisins est tué. Bien sûr Sherlock Holmes ne peut s'empêcher d'aller enquêter.

8 ~ L'estropié (The Adventure of the Crooked Man) - juillet 1893
Sherlock vient rendre visite à Watson pour lui dire qu'il a été engagé pour enquêter sur la mort étrange du colonel James Barclay, après une dispute avec son épouse, retrouvée inconsciente près de lui...

9 ~ Le pensionnaire en traitement (The Adventure of the Resident Patient) - août 1893
Le docteur Percy Trevelyan vient rendre visite à Sherlock car il y a un patient à demeure qui est très angoissé et il désire que Holmes enquête sur la cause de ces angoisses.

10 ~ L'interprète grec (The Adventure of the Greek Interpreter) - septembre 1893
Mycroft, le frère aîné de Sherlock, vient lui demander son aide sur une affaire auquel son voisin, un interprète grec, a été mêlé.

11 ~ Le traité naval (The Adventure of the Naval Treaty) - octobre novembre 1893
Holmes et Watson enquêtent sur une affaire où il est question d'un traité naval, top secret, qui a disparu...

12 ~ Le dernier problème (The Final Problem) - décembre 1893
Moriarty, Les chutes de Reichenbach...

Tout d'abord, j'ai été surprise de constater que j'étais très contente de retrouver les histoires de Sherlock Holmes :) J'ai toujours bien aimé ce que j'ai lu mais je n'ai jamais adoré non plus. C'est donc avec beaucoup d'entrain que j'ai entamé ces mémoires.

Après, ça c'est plus ou moins gâté. Plutôt moins que plus, car il ne faut pas exagérer, mais disons que je n'ai pas lu toutes les nouvelles avec le même intérêt. Certaines ont été même très ennuyeuses. J'ai plutôt apprécié les premières, un peu moins les suivantes (l'agent de change, le Gloria Scott, Le rituel de Reigate) et, ensuite, j'ai parfois décroché, jusqu'à la dernière que j'ai évidemment trouvée excellente. Elle est plus vivante que les autres, avec un enjeu plus dramatique (même si nous, on sait de quoi il retourne) et avec un vrai méchant à la hauteur de Sherlock.

En fait, là où le bats blesse dans ces nouvelles, c'est le principe de narration. En écrivant des mémoires, Watson raconte des faits qui se sont déjà déroulés des années avant et, même dans chaque histoire, il y a beaucoup de narration et peu d'action. Quelqu'un va raconter un incident ou un crime à Sherlock, qui va écouter bien gentiment, peut-être même se déplacer pour enquêter mais va vite résoudre l'affaire en un tour de main. C'est un peu ce que je reprochais déjà avec l'ouvrage précédent, avec les nouvelles, cela va très vite et sans véritable enjeu. Du coup, certaines histoires sont très très plates et perso cela m'a fait décrocher rapidement sur certaines.

En revanche, j'ai été ravie de retrouver le personnage de Sherlock Holmes. J'adore son esprit d'analyse, ses réparties et je l'ai trouvé moins méprisant envers les policiers, presque respectueux, même, ce qui est une grande première :) On aurait dit qu'on nous avait changé notre Sherlock.

Même si c'est le narrateur, j'ai trouvé Watson un peu en retrait. C'est vraiment le passeur de plat pour Sherlock. Après, oui j'aime le personnage qui est doux et gentil et j'aime son amitié avec Sherlock qui le respecte et l'estime vraiment.

On fait la connaissance de Mycroft, le frère de Sherlock et j'ai été étonnée de découvrir pratiquement un Sherlock bis. Ma vision du personnage est biaisée par la série anglaise où il est interprété par Mark Gatiss (et je ne parle même pas de la version rock'n roll jouée par Rhys Ifans dans Elementary) mais dans les livres, c'est un personnage encore plus sûr de lui que son frère.

Comme dans les livres précédents, j'ai beaucoup apprécié le style d'Arthur Conan Doyle. Cela a beau avoir été écrit il y a plus d'un siècle, cela se lit très facilement et agréablement en anglais. Et j'ai découvert que le titre de Mark Haddon, The Curious Case of the Dog During the Night Time (Le bizarre incident du chien pendant la nuit), provenait de la première nouvelle de ces mémoires. C'est une phrase prononcée par Sherlock et quand je l'ai lue, je me suis dit que ça me disait quelque chose :D). Il faut aussi savoir que la deuxième nouvelle, La boîte en carton, n'est pas toujours incluse dans Les mémoires. Elle ne faisait pas partie de l'édition anglaise d'origine, était incluse dans la première édition américaine mais plus dans les suivantes. Certaines éditions américaines l'ont mise dans le recueil "Son dernier coup d'archet". Les raisons pour ces censures c'est le sujet un peu scabreux de la nouvelle pour l'époque.

En conclusion, si j'ai apprécié retrouver Sherlock Holmes et son acolyte, John Watson, ces nouvelles sous forme de mémoires ne m'ont pas toujours bien intéressées. J'ai bien sûr adoré la dernière et d'autres m'ont plu mais j'en ai trouvé pas mal ennuyeuses ou sans grand intérêt. La faute à un manque d'interaction du génial détective et le fait que les histoires étaient plus racontées que vraiment vécues. Mais cela ne m'empêchera pas de continuer à retrouver Sherlock et Watson régulièrement et sans attendre 3 ans comme ce fut le cas entre ce recueil et le précédent.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
22

du Challenge Polars et Thrillers 2019-2020 de Sharon
2

et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
septembre : Nouvelles, Novella
9/12

30 septembre 2019

Les royaumes du Nord, À la croisée des mondes, tome 1 de Philip Pullman

Titre original : The Golden Compass (US) ou Northern Lights (G.B)

Résumé :
Voilà 12 ans que Lyra et son daemon, Pantalaimon, sont élevés au sein du Jordan Collège où ils mènent une vie d'aventures, peu surveillée par les Érudits de l'université, mais rythmée par les visites de son oncle, Lord Asriel. Un jour, la troublante Mme Coulter la prend sous son aile mais lorsque disparaissent des jeunes enfants et notamment son ami, Roger, elle s'aperçoit que la jeune femme n'est pas si bienveillante que ça. Lyra et Pantalaimon s'enfuient sur les routes en direction du Nord, accompagnés de gitans bienveillants, afin de sauver leurs amis et en savoir un peu plus sur cette mystérieuse Poussière dont a parlé son oncle, fait, depuis, prisonnier par des Ours en armures...

Mon avis :
En février dernier, la lecture du premier tome de la trilogie de la Poussière m'avait donné envie de relire la trilogie d'À la croisée des mondes, mais en anglais cette fois-ci, et la diffusion imminente de la série télé, dont la première saison est prévue pour novembre, ainsi que la sortie proche de la suite de La belle sauvage, ont fini de me décider à me replonger dans cette saga rapidement. C'est donc en début de mois que j'ai relu ces Royaumes du Nord dont l'univers et les personnages m'ont une fois de plus enchantée et séduite.

J'ai presque regretté de ne pas découvrir le roman pour la première fois et sans avoir lu La Belle Sauvage. Car lorsqu'on a lu ce premier tome, il y a bien des années, on ne savait pas qui étaient vraiment Lord Asriel et Mme Coulter par rapport à Lyra et c'était une vraie surprise lorsqu'on le découvrait dans ce tome. Alors que lorsqu'on a déjà lu la trilogie ou qu'on a lu La belle sauvage avant, il n'y a plus du tout de révélation ! Ça n'enlève rien au plaisir de la lecture bien sûr mais c'est un peu dommage.

C'est un roman trépidant, où l'on ne s'ennuie pas une seconde. C'est même un roman foisonnant et qui met en place un univers complexe et passionnant à suivre. Je trouve que c'est même un peu compliqué à comprendre pour un jeune lectorat. Il y a des notions métaphysiques et religieuses qui peuvent paraître obscures aux plus jeunes, notamment celle du péché originel apporté par la Poussière. Poussière que je ne me rappelais plus être aussi présente dans ce premier tome.

Je ne me rappelais plus, non plus, qu'il était explicitement dit que les daemons étaient les âmes des humains, disons que ce n'est peut-être pas dit noir sur blanc (et encore) mais c'est fortement suggéré mais dans mon souvenir, on ne le savait que dans les autres tomes.

Mais Les royaumes du Nord ce n'est pas non plus un traité philosophique, c'est un formidable roman d'aventures où l'on rencontre des sorcières, des gitans, des ours en armure, des méchants et bien d'autres personnages hauts en couleur. Et des enfants enlevés, brutalisés par des adultes sans scrupules.

Et bien sûr, au milieu de tout cela, notre petite Lyra, qu'on a découverte bébé, sauvée par le jeune Malcolm, dans La Belle Sauvage, et qui est ici une presque jeune fille de 12 ans, attachante, intrépide, élevée par des érudits ou du personnel qui avaient autre chose à faire et qui a développé une indépendance d'esprit et une belle maturité, tout en restant une enfant qui ouvre de grands yeux devant le monde et ses merveilles ou mystères. C'est vraiment un personnage que j'aime beaucoup.

J'aime beaucoup aussi, bien sûr, lorek Byrnison, l'ours qui va se lier d'amitié avec Lyra ou encore Fader Coram, qu'on avait croisé dans La Belle Sauvage (et quand j'ai lu le livre, je me rappelais plus du tout de lui), John Faa, le chef des gitans, Serafina Pekkala, la sorcière ou encore Lee Scoresby l'aéronaute.

En revanche, je déteste Mme Coulter et son daemon. Elle me hérisse presque autant que me révulsait Bonneville dans La Belle Sauvage.

Je suis très fan de la façon dont Philip Pullman écrit. C'est très fluide, facile à comprendre en anglais mais jamais enfantin. Ce qui fait que nous, adultes, pouvons aussi trouver plaisir à lire ce roman, sans avoir (trop) l'impression de lire un roman pour les jeunes. J'aime aussi la façon dont l'auteur décrit les situations, plante ses décors et nous entraîne avec lui sur les traces de Lyra. À noter, qu'en anglais, il y a deux titres pour ce tome, Northern Lights en version britannique et The Golden Compass en version américaine.

En conclusion, je suis ravie d'avoir relu Les royaumes du Nord en anglais et comme cela faisait longtemps que je l'avais lu la première fois, j'ai eu l'impression parfois de redécouvrir l'histoire, tout en étant en terrain familier, surtout après avoir lu La belle sauvage il y a quelques mois, et c'était très agréable. J'ai trouvé l'histoire plus sombre et cruelle que dans mon souvenir et assez compliquée pour un jeune lectorat mais passionnante à suivre. Ce n'a jamais été mon tome préféré (à priori c'est le 2e) mais je ne suis pas loin du coup de coeur et, maintenant, il me tarde de lire la suite et de voir la série télé. Et si vous aimez ce genre d'aventures fantastiques, bien construites et passionnantes à lire, je ne peux que vous inciter à découvrir cette saga avec ce premier tome.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
21

du Challenge Jeunesse/Young Adulte de Mutinelle
5/10

17 septembre 2019

Justicière, Les Archives de Roshar , intégrale 3 de Brandon Sanderson

Titre original : Oathbringer, The Stormlight Archive Book 3

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Après la terrible bataille contre les Parshendis et la découverte de la ville mythique d'Urithuru, Dalinar, Kaladin, Shallan, devenus Chevaliers Radieux, Adolin, Navani, leurs familles et alliés, se demandent bien comment ils vont pouvoir contrer le retour des Néantifères, réveillés lors de la première tempête éternelle. Alors que les Radieux essaient de mieux maitriser leurs pouvoirs et de percer les secrets d'Urithuru, Dalinar va devoir aller puiser au plus profond de lui, lorsqu'il était la terrible "Épine Noire", pour pouvoir espérer lutter contre la formidable menace qui pèse sur l'humanité...


Mon avis :
Après mon coup de coeur pour le tome précédent, Le livre des Radieux, en janvier 2018, il me tardait de me plonger dans cette suite. Mais si en version française, le roman a été coupé en deux, il n'en est rien en anglais et il me fallait réussir à loger plus de 1000 pages dans mes lectures, et même 1779 dans ma version Kindle, chose peu aisée avec mon rythme d'escargot. Et, comme le tome 4 n'est pas près de sortir (peut-être l'an prochain ?), j'ai donc attendu un peu avant de me plonger dedans. Mais, en juillet, j'ai enfin plongé le nez dans ce 3e opus et j'en suis ressortie au bout de 6 semaines, après un voyage passionnant et épique.

C'est assez compliqué de résumer une telle épopée. Je pense que ce que j'en dit au début de la chronique suffit, il n'y a pas besoin d'en rajouter. Pour ce qui est de la chroniquer, c'est un peu plus compliqué. J'aurais tellement de choses à dire, mais en même temps, je ne veux pas trop en dévoiler car tout réside dans la découverte.

Et puis il faut dire que Sanderson nous offre un monde foisonnant, complexe, passionnant mais il faut bien le reconnaître, difficile à appréhender. Alors je ne vous parle même pas de le maîtriser. Je m'y perds un peu entre les Radieux et les Hérauts, enfin, non, les Radieux, c'est bon, je les comprends à peu près mais j'ai un peu de mal à cerner le rôle des Hérauts dans tout cela. Il faut dire que le personnage de Nale n'a pas contribué à y voir très clair :) Et puis je m'y perds aussi un peu dans les épées...

Et si je vous parle d'un monde foisonnant et complexe, c'est qu'il n'y a pas que Roshar. On sait que la planète fait partie du Cosmère et que tout est lié. Et cela est avéré dans ce tome. On avait déjà Hoid qui était présent sous la vêture de Wit mais voilà que d'autres personnages d'un autre monde sont aussi présents. Quand j'ai croisé, à un certain moment, une certaine épée qui pense (pas Justicière), je me suis dit que je l'avais déjà vue quelque part celle-là ! Et en regardant sur cet excellent site, qui est une mine d'or quand on patauge un peu dans le Cosmère, j'ai découvert que deux personnages en lien avec l'épée étaient présents sur Roshar et dans l'histoire. Et j'avoue que si je ne l'avais pas lu sur le site, je serais vraiment passée à côté. Alors un conseil, lisez Warbreaker avant de lire ce tome et prêtez attention à Azure et Zahel dans Justicière...

Pour en revenir à Justicière, on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose pendant une très très grosse moitié. Mais ce n'est jamais ennuyeux. Enfin pas trop. On suit nos héros dans leurs différentes tâches, leurs questionnements, et vu le nombres de personnages, ça en fait des pages :)

Parallèlement, les flashbacks de ce tome concernent Dalinar. Dans le tome 1 c'était Kaladin, dans le 2e Shallan. Je dois avouer que les flashbacks de Dalinar ne m'ont pas vraiment passionnée mais, au final, ils ont pris tout leur sens et sont bien évidemment nécessaires à la compréhension de qui est Dalinar et de son parcours tout au long du tome. On est vraiment en présence d'un héros qui doit trouver, en lui-même, le chemin de la rédemption afin d'accomplir sa destinée.

Je reviendrai un peu plus tard sur les personnages mais Justicière c'est aussi tout un monde, je vous l'ai dit et pas seulement peuplé de Radiants et de Hérauts. On en apprend davantage sur les Sprènes, ces créatures qui se manifestent à chaque émotion et dont certaines se lient aux Radiants. Il y en a certaines, celles qui sont liés à des épées, qui m'ont fendues le coeur. Et j'ai notamment adoré le passage par Shadesmar (le royaume psychique) qui montre un autre aspect des Sprènes.
On en apprend aussi sur les Parshendis et les Parshmen et je dois dire que ce sont des peuples qui me fascinent, notamment par leur façon de s'exprimer. Chez eux, leurs émotions passent par le chantonnement.

Le rythme s'accélère petit à petit avec une première grosse bataille qui m'a laissée en apnée quand je l'ai lu avant de m'endormir. D'ailleurs j'ai tellement eu un coup d'adrénaline que c'était comme si j'avais bu du café et, dès lors, impossible de dormir, tellement j'avais le coeur qui battait !

Et la dernière bataille m'a aussi follement passionnée et fait bouillir. Et c'est marrant, j'ai eu l'impression de me retrouver dans une version Fantasy de Avengers : Endgame, sauf qu'ici ce n'était pas "Avengers, Assemble" mais "Radiants, Assemble" :D avec un big bad digne de Thanos, des morceaux de bravoure de la part de chacun des personnages, des moments désespérés, des héros qui vont chercher au plus profond d'eux-mêmes pour survivre et qui doivent rester du bon côté de la Force (oui je sais, je suis passée à Star Wars, mais faut reconnaître que toutes ces sagas épiques sont assez similaires ;)) pour espérer s'en sortir. Bref, je ne dis pas que Marvel s'est inspirée de Sanderson pour son Avengers (Le film est sorti après) mais l'effet miroir des deux batailles est troublant (et jouissif quand on adore les deux) :)

Et puis il y a une énorme révélation, un truc de fou, non je n'en dis pas plus mais cela nous fait poser beaucoup de questions morales, et aux personnage aussi et remettre tout en perspective, et notamment les motivations des humains à se battre pour leurs terres. J'en reparlerai bien sûr quand le tome 4 sortira mais je me demande quelle direction peut/va prendre l'histoire.

Les Archives de Roshar, c'est donc toute une galerie de personnages, souvent attachants, toujours passionnants à suivre. Depuis le début, je suis fan de Kaladin et Shallan, mes deux chouchous et cet amour que j'ai pour eux s'est confirmé dans ce tome. Je suis épatée par la façon dont Kaladin arrive à se faire aimer et respecter des gens qu'ils rencontrent. Ça a été le cas avec les membres du Pont 4 qui donneraient leur vie pour lui, puis pour Dalinar et Adolin qui le respectent même s'il n'est pas de leur caste et cela est avéré une fois de plus avec des Parshmen avec lesquels il va faire un bout de route (je n'en dis pas plus) ou encore des soldats qui le considèrent presque comme leur chef alors qu'il n'est dans la place que depuis à peine 5 min, à un certain moment (là aussi je reste volontairement dans le flou). C'est encore le cas plusieurs fois. Bref, partout où il passe, Kaladin a ce charisme, ce magnétisme qui en fait un leader naturel et le plus touchant c'est qu'il ne le fait pas exprès et reste très humble, presque timide même. Et j'adore aussi Syl, sa sprène.

J'avoue que Shallan m'a assez inquiétée dans ce tome. La jeune femme file un mauvais coton après les révélations sur son passé et sur ce qu'elle est. J'ai beaucoup aimé ses personnalités différentes dont on avait eu un aperçu lors du tome précédent et qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Mais le fait qu'elle se complaise à les utiliser m'a fait craindre qu'elle ne tombe du côté obscur de la Force mais peut-être que, justement, ces personnalités différentes, Veil, Radiant et même Shallan, sont ce qui fait sa force et les multiples facettes de son être. En tout cas, c'est un personnage que j'aime énormément.

J'aime beaucoup aussi Adolin. Alors oui ce n'est pas un Radiant, oui il cherche sa place dans ce monde en perpétuelle évolution et ébullition mais c'est un homme fidèle et droit. Moi qui vois le mal partout, je me suis dit que tant de perfection ne pouvait cacher qu'une âme un peu sordide, voire noire mais pfff, même pas ! C'est vraiment le chevalier blanc dans toute sa splendeur ! Et si j'ai longtemps shippé Kaladin et Shallan ensemble, finalement je me dis que les deux chevaliers Radiants seraient trop semblables et que Shallan et Adolin sont mignons ensemble et se complètent bien.

J'aime aussi Renorin mais je trouve que, pour le moment, le personnage est un peu trop délaissé. Il lui arrive des choses intéressantes, troublantes même et qui auraient pu donner quelque chose de plus consistants. Là, ok, on se doute pendant longtemps de ce qu'il se passe mais une fois qu'on apprend la vérité, pif paf pouf, c'est réglé en deux minutes et tout va bien ! C'est juste le point faible de l'intrigue, à mon avis.

J'ai pas mal évoqué Dalinar plus haut, la force tranquille, le rassembleur mais qui a été aussi un homme cruel et sanguinaire. Quand on lit ses flashbacks, difficile de voir cet homme dans ce qu'il est devenu. Mais, comme je l'ai dit, ce passé était nécessaire pour pouvoir avoir la force de s'opposer à la menace actuelle. Et j'aime beaucoup Navani, la reine mère et grand amour de Dalinar.

Jasnah est un personnage très intéressant aussi mais je la trouve un peu trop froide et trop en marge.

Il y a plein d'autres personnages que j'adore comme les membres du Pont 4, toujours fidèles, Lyft, amusante et qui prend une importance grandissante, comme le laissait supposer la novella lui étant consacré. Et Seth-son-Vallano est également très intéressant, là aussi depuis Edgedancer et il prend là aussi de l'importance. C'est pour cela que je vous disais qu'il était impératif ou plutôt important de lire Dansecorde/Edgedancer car difficile de comprendre l'évolution du personnage dans la 2e moitié de Justicière si on n'a pas lu la novella. Pareil pour Nale...

Et puis il y a Wit, toujours important et toujours là quand il le faut ou que la situation l'exige.

Il y a un personnage que j'aimais beaucoup dans le tome précédent, c'était Eshonai, la leader des Parshendi et qui semblait promise à devenir une Radiant également. Malheureusement - Spoiler (surlignez pour le lire) -  l'auteur a choisi de la faire mourir et c'est sa soeur, Venli, qui est mise en avant et a le parcours que j'aurais aimé voir Eshonai avoir. Venli est intéressante mais elle n'a pas le charisme de sa soeur, même si elle devient très attachante au fil des pages. Et je ne désespère pas qu'Eshonai ait survécu d'une façon ou d'une autre, Jasnah a bien survécu aussi et en plus l'auteur évoquait des flashbacks sur Eshonai dans le prochain tome 4 donc on verra bien... Fin du spoiler.

Je ne vais pas vous parler du grand grand méchant, Il me semble qu'il n'était pas ou peu évoqué dans les tomes précédents en tant que menace donc je pense que ce serait spoiler. Je vous en reparlerai dans le tome 4.

Il y a sûrement d'autres personnages dont j'aimerais vous parler, dont certains sont certainement importants, comme Amaram ou Taravangian, des fourbasses de première ! Ou encore les différents Néantifères/Parshendis, les Fused (je ne connais pas le terme en français) et j'en passe. Ou Azure, que j'ai évoquée plus haut et que j'ai beaucoup aimée. C'est dire si ce roman est foisonnant.

Et foisonnant il l'est aussi dans son style et le déroulement de l'histoire. Mais franchement, jamais je ne l'ai trouvé compliqué à lire. Alors certes, je me mélange un peu les pinceaux dans la mythologie, comme je l'ai dit, avec les Radiants, les Hérauts mais c'est quand même assez limpide. Et surtout, c'est très très agréablement écrit. Je vois la différence avec La porte de cristal de Jemisin que j'avais lu peu de temps auparavant et dont je trouvais le style un peu, je ne sais pas comment dire, heurté, qui accrochait. Là ce n'est pas le cas, ça coule tout seul, on se régale, du début à la fin, des descriptions, que ce soit de Uruthiru que j'imagine colossale et magnifique, même en décrépitude, que ce soit du Shadesmar qui m'a emballée et fascinée et que ce soit des batailles, très visuelles ou tout simplement des scènes des la vie quotidienne. Le roman est divisé en de nombreux chapitres avec de nombreux points de vue, les plus importants étant ceux de Kaladin, Shallan, Dalinar, mais on a aussi ceux de Adolin, Jasnah et j'en passe. Et lors d'interlude, on découvre des gens dont certains n'ont pas l'air très importants de prime abord mais qui peuvent le devenir. Ou d'autres personnages qui sont très présents mais en arrière-plan. A part Venli qui est l'objet de plusieurs interludes permettant de faire avancer son histoire, j'ai bien aimé l'interlude sur Ellista, une ardente, Kaza qui m'a laissé un goût d'inachevé, et Rysn dont j'avais beaucoup aimé l'interlude dans le tome précédent, qu'on avait laissée en mauvaise posture et qu'on retrouve à un autre endroit capital pour la fin du tome.

En conclusion, si vous êtes en manque de Game of Thrones, Les archives de Roshar et particulièrement Justicière, ce tome 3, pallieront ce manque tant l'histoire est épique, complexe, avec une mythologie passionnante à découvrir, des personnages héroïques, attachants ou détestables, c'est selon et malgré le nombre de pages, jamais ennuyeux. Et surtout, il y a tellement à lire autour pour en savoir plus qu'on a l'impression de n'avoir effleuré qu'une infime partie de ce que l'auteur veut nous montrer et de passer à côté de beaucoup de choses. Il faudrait presque lire et relire chaque tome plusieurs fois. En tout cas, en ce qui concerne Justicière, il est palpitant, avec des batailles dignes des grands films de super-héros :) et des retournements de situations et révélations qui remettent pas mal de chose en cause. Du coup, il me tarde que Brandon Sanderson sorte la suite, j'ai hâte de savoir ce qu'il va nous concocter et de retrouver ces personnages que j'aime tant et cet univers fabuleux. En attendant, si vous voulez aussi savoir où est passé Oathbringer (Justicière), ce qu'il va arriver à Kaladin, Shallan, Dalinar, Adolin et les autres, qui va trahir, qui va s'allier aux autres et si Lyft va devenir la jeune fille formidable qu'on prévoyait, lisez-le !

Note :



C'est rigolo car ma copine Acr0 a aussi publié une (très chouette) chronique du roman à peu près en même temps que moi, à quelques minutes près. On aurait voulu le faire exprès on n'y serait pas arrivées :D Je vous donne son lien, ainsi que ceux de Phooka (Tome 1 et Tome 2) et Bouchon (tome 1 et tome 2), toutes très enthousiastes.

Ce roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
10/13

du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
20

et du Challenge des pavés de Gribouille
8
livre grand format de + de 1248 pages en harcover : 12 points

31 août 2019

Dansecorde, Les archives de Roshar tome 2.5 de Brandon Sanderson

Titre original : Edgedancer

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Lasse de la cour d'Azir, où son ami Gawx est devenu empereur, la jeune Lift, âgée de 13 ans mais qui pense avoir 10 ans pour toujours, arrive à la ville de Yeddaw où elle a entendu que l'Obscur, qui avait essayé de la tuer, s'en prend à des personnes "géniales" comme elle...


Mon avis :
L'histoire de Lift, la Dansecorde, n'avait été qu'un petit interlude dans le tome 2 des Archives de Roshar mais suffisamment marquante pour qu'elle laisse son empreinte durablement. J'avais d'ailleurs dit lors de ma chronique du tome 2 que je lirais cette novella avant d'entamer le tome 3. Et j'ai bien failli oublier. Mais grâce à Lianne qui l'a lu un peu avant moi, je me suis rappelé que la nouvelle s'intercalait entre les deux tomes et je l'ai donc lu début juillet. Ce fut une lecture très agréable et un tome intermédiaire qu'il est préférable de lire avant d'entamer Oathbringer/Justicière, le tome 3.

La nouvelle de 270 pages en VO porte donc sur la visite de Lift dans cette ville très particulière, qui serait une sorte de réplique des Plaines Brisées mais habitées. ou un labyrinthe en cercle mais dont les parois seraient des falaises. Lors de sa visite à Yeddaw, Lift ne va pas que manger les 10 sortes de pancakes que propose la ville, ce qui est un de ses objectifs :) mais aussi découvrir que d'autres possèdent aussi des habilités spéciales et elle va essayer de les sauver de l'Obscur, tout en tentant de lui échapper.

Pour ceux qui se demanderaient s'ils doivent nécessairement lire cette novella avant d'entamer le tome 3, je dirais que oui. Il y a des situations, des personnages, des évolutions qui peuvent s'avérer importants pour la suite, le tome 3 bien sûr mais peut-être aussi les tomes suivants. Dans la saga de Roshar, tout est lié et tout est important.

Pour ceux qui liraient le tome 3 sans avoir lu cette novella, vous risquez de vous demander comment certains personnages ont... évolué, ou changé comme ça, pas seulement Lift mais aussi deux autres personnages qu'on ne se serait pas attendu à changer comme ça...

Et pour ceux qui liraient juste la nouvelle, qui en VF est insérée dans le recueil Sixième du crépuscule, et en VO à la fin d'Arcanium Unbounded qui regroupe des nouvelles se déroulant dans le Cosmère, ça risque de n'avoir aucun intérêt. Il y a des novellas qui se suffisent à elle-même (j'ai en tête L'âme de l'Empereur) mais là, comme j'ai dit, c'est fortement intégré dans Les Archives de Roshar. C'est vraiment un tome 2.5.

Lift est une jeune fille attachante mais qui peut être parfois agaçante. Un peu comme Dany dans la série Fever qui avait le don de m'énerver quand elle était ado. Mais je pense, et j'espère, qu'elle peut être un élément important, voire primordial, dans la saga et la lutte contre les néantifères. Et j'aime que sous ses dehors parfois désinvoltes, elle ait deux sous de jugeote. J'aime aussi beaucoup Wyndle, son sprène, qui n'est pas un néantifère comme elle se plaît à le croire une bonne partie du temps :)

Il y a aussi d'autres personnages intéressants dans la novella mais je ne veux pas trop en parler pour ne pas spoiler.

Le style de l'auteur est toujours très très agréable à lire en anglais.

En conclusion, Edgedancer est une novella très agréable à lire, intéressante par bien des côtés, même si on pourrait penser qu'il ne s'agit que d'un intermède concernant la fantasque Lift. Lift que j'ai été ravie de retrouver, même si elle m'a parfois agacée. Alors si vous aussi voulez retrouver la jeune fille et son sprène, vivre ses aventures et découvrir quels sont les autres personnages importants dont je n'ai pas voulu parler, lisez-la.

Note :



Ce livre a été lu pour Le Challenge Un genre par mois d'Iluze
Juillet : Fantasy
7/12

et du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
19

23 août 2019

Le grand huit, Stephanie Plum tome 8 de Janet Evanovich

Titre original : Hard Eight
Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
La mission de Stephanie Plum est cette fois-ci plus que délicate. Elle doit retrouver Evelyn, une mère de famille soupçonnée d'avoir kidnappé sa fille, Annie. Si elle ne la retrouve pas, le maison de la mère d'Evelyn sera saisie. Mais voilà qu'Eddie Abruzzi, le mafioso local, s'en mêle et menace Stephanie, qu'un mec déguisé en lapin tueur s'en prend à notre chasseuse de primes préférée qui doit aussi composer avec un vieux qui ne veut pas se rendre, un avocat pas très futé, des amours plus que compliquée entre Morelli et Ranger et une famille toujours aussi loufoque...


Mon avis :
Non, vous n'avez pas la berlue, il s'agit bien de ma 2e chronique de l'année d'un Stephanie Plum ! J'ai toujours émis le voeu pieux de pouvoir lire plus d'un tome par an mais jusqu'à présent je n'y étais pas arrivée. Fin juin, après deux lectures un peu longues, j'ai eu envie de légèreté et d'une lecture plus facile et je me suis donc tournée vers ce 8e tome de la saga Plum et je dois dire que j'ai passé un très bon moment, avec cette aventure plus intéressante que la précédente.

Bon, ne vous attendez pas à quelque chose de très original, ce n'est pas forcément ce qu'on recherche avec cette série et surtout au tome 8 (mais je me demande comment ça peut tenir sur 25 tomes plus les romans de Noël...). C'est donc toujours le même schéma, Stephanie doit retrouver quelqu'un qui a omis de se présenter pour sa caution, l'affaire qui devait être simple devient très compliqué, des méchants en ont après elle et elle peut toujours compter sur ses amis et sa famille pour l'aider ou, au contraire, lui compliquer la vie.

Ici il s'agit donc de retrouver une maman qui s'est enfuie avec sa fille alors qu'elle avait signé un accord de partage de la garde avec son ex-mari. Si l'un deux se soustrait à la garde, il doit payer une amende et s'il ne paie pas on saisit la garantie, en l'occurrence la maison de la grand-mère. Cela donne donc une motivation supplémentaire à Stephanie, partagée malgré tout car elle sait qu'Evelyn a bien fait de s'en aller.

Car il ne s'agit pas seulement que d'une affaire familiale, la situation s'élargit vers quelque chose de plus criminel et évidemment notre Stephanie se retrouve vite dans les ennuis jusqu'au cou. Et ennuis n'est pas un mot assez fort car elle se retrouve encore plus d'une fois en grand danger. C'est d'ailleurs ce qui me "choque" parfois avec cette série, c'est qu'il y a des situations dramatiques avec notre héroïne en danger de mort mais le ton reste léger et à la rigolade. Ça fait bizarre parfois et d'ailleurs j'en parlais déjà dans ma chronique du tome 6.

Donc outre ses graves ennuis, Stephanie a d'autres problèmes à gérer et je dois dire qu'elle n'a pas le temps de s'ennuyer et nous non plus ! À commencer par ses amours, toujours bien compliquées, même si avec Morelli ça semble terminé au début du roman. Mais, s'ils ne sont plus ensemble, Joe est toujours très présent dans la vie de Stephanie, pour mon plus grand plaisir. Et puis il y a aussi le troublant Ranger...

Et comme dans certains autres tomes, il y a deux gars qui collent aux basques de Stephanie mais autant c'était assez amusant quand c'était Bunchy et Randy ou Mitchell et Habib, autant là c'est assez flippant. Et comme aussi dans d'autres tomes, il y a toujours un petit mec rigolo qui squatte plus ou moins chez Stephanie, ici c'est un avocat du nom d'Albert Kloughn (à prononcer comme clown).

Pour ce qui est de Stephanie, c'est toujours un personnage amusant et attachant, qui n'en fait qu'à sa tête et se retrouve évidemment en danger avec généralement sa voiture qui explose ou qui brûle.

Et puis il y a sa famille et ses amis, Mamie Mazur toujours très tordante ou Lula sa collègue dont j'adore le franc-parler, elle me fait beaucoup rire.

Côté style, rien de bien nouveau à dire, ça se lit très bien et vite.

En conclusion, Hard Eight est un tome que j'ai beaucoup apprécié de lire, un peu meilleur que le précédent. Mais ne vous attendez pas, non plus, à quelque chose de bien original. Mais quand on lit un Stephanie Plum, on sait à quoi s'attendre et c'est aussi pour cela qu'on les lit. Alors si vous voulez voir Stephanie une fois de plus dans les emmerdes jusqu'au cou, savoir si elle arrivera à mener ses missions à bien, si sa voiture va encore brûler/exploser et si ça va évoluer avec Ranger ou, qui sait, Morelli, lisez-le. Quant à moi j'espère lire un autre tome d'ici la fin de l'année.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
18,5
du Challenge Polars et Thrillers 2019-2020 de Sharon
1

et du Challenge de Licorne
T/P : 9/9
Total 18/18
Point bonus pour le livre : 1

14 août 2019

La porte de cristal, Les livres de la Terre fracturée, tome 2 de N.K. Jemisin

Titre original : The Obelisk Gate, The Broken Earth Book 2

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Alors que la cinquième saison menace toute civilisation, Essun doit fortifier son pouvoir afin d'essayer de contrer cette saison. Au loin, sa fille, Nassun, découvre son pouvoir, entre un père qui abhorre ce qu'elle est et un nouveau mentor qui veut l'aider à s'épanouir en tant qu'Orogène.


Mon avis :
Il y a un an, j'avais lu le premier tome de cette trilogie fantasy après avoir lu de très bons avis et confortée par le fait qu'il avait reçu le prestigieux pris Hugo en 2017. Même si j'avais aimé, j'avais été moins enthousiaste que beaucoup, pour diverses raisons. Cette année, c'est donc le tome 2 que j'ai mis à mon programme et lu en juin et j'espérais, maintenant qu'on n'était plus dans l'introduction, accrocher davantage. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. J'ai aimé ce que j'ai lu mais je me suis parfois ennuyée.

Après des mois d'errance, et à la recherche de sa fille, Essun, l'Orogène connue petite sous le nom de Damaya et jeune femme sous celui de Syenite, s'installe à Castrima où cohabitent Fixes et Orogènes et y retrouve Alabaster son ancien amant en train de mourir. Auparavant, il veut lui donner les moyens de mettre fin à cette terrible cinquième saison qui risque de durer des siècles voire des millénaires. Bien loin, Nassum, sa fille qu'elle croit perdue à jamais, a été emmenée par son père qui abhorre tout ce qu'elle est et entend bien la "guérir". Mais c'est un tout autre destin qui attend la petite fille en la personne d'un mentor qui va lui faire prendre conscience de son potentiel...

Tout d'abord, je dois dire que j'aime énormément l'univers de l'autrice. C'est un monde compliqué à appréhender avec les obélisques, les mangeurs de pierre, les gardiens, les saisons mais c'est vraiment passionnant à suivre. Et, dans ce tome, on en apprend davantage sur tout cela, tout en nous faisant poser 1000 nouvelles questions qui, j'espère, trouveront des réponses dans le dernier tome.

Outre l'univers, il y a toute cette orogénie qui est intéressante. J'avais dit pour le premier tome que ce n'était pas une magie mais plutôt un don à la X-Men, en fait, je m'étais trompée. Ce tome 2 dit bien que c'est une magie. Mais quelle magie ! Pas étonnant que les humains soient effrayés par les Orogènes qui sont des êtres puissants et qui peuvent être destructeurs (hein Alabaster...) et encore plus quand ils ne maitrisent pas leur magie, comme Nassun. Le premier tome était un peu réservé sur l'Orogénie mais ce tome 2 l'approfondit à plusieurs niveaux et j'ai beaucoup aimé.

En revanche, il y a des passages qui m'ont vraiment ennuyée. J'ai aimé Castrima où cohabitent (avec succès ou pas...) fixes et orogènes. Mais j'ai trouvé qu'on y faisait parfois un peu du surplace. C'est bien joli qu'Essun s'y pose le temps de ce tome mais pfiou que c'est long ! J'ai aussi trouvé très longues les histoires de guerre entre communautés et notamment entre je ne sais plus laquelle et Castrima. Là, ça m'a barbée à 100 sous de l'heure, je me suis même surprise à lire certains passages en diagonale.

Et il y a des aspects politiques qui me laissent perplexes. Ou alors j'ai été peu attentive et j'ai raté des trucs. Il est bien censé y avoir un pouvoir politique avec un empire, un empereur et c'est où tout ça ? Car là, on a l'impression que chaque comm est séparée des autres dans un chaos post apocalyptique et vit comme elle l'entend, sans avoir à référer à un pouvoir central. Ou alors, la Fracture a isolé les comms où se déroule l'histoire... Bon, après avoir écrit cela, je suis allée voir le glossaire en fin de roman et j'aurais mieux dû le lire la première fois car l'organisation politique y est bien décrite. Mais n'est pas tellement plus claire pour cela ! :D Je n'arrive pas à savoir si l'Empire est une chose du passé ou un pouvoir encore en place. On verra bien dans le tome 3.

Dans le tome 1, j'avais beaucoup aimé les trois personnages de femme qu'on suivait et vite deviné qu'elles étaient une seule et même personne, Essun, qui n'est pas celle que j'avais préférée car je la trouvais très froide et distante. Et évidemment, c'est Essun qu'on suit maintenant et je dois dire que je regrette Syenite qui m'avait le plus touchée. Essun est intéressante et son évolution dans ce tome 2 l'est aussi mais elle est assez ennuyeuse même si je l'ai trouvée un peu plus sympathique. En fait, c'est surtout dans sa relation avec Alabaster (Albâtre en VF) ou Hoa que je l'ai aimée.

C'est surtout l'histoire de Nassun, la fille d'Essun, que j'ai appréciée. Elle m'a touchée, peinée, effrayée. Je l'ai plainte quand son père la considérait comme une pestiférée et j'ai beaucoup aimé sa relation avec son mentor qui devient un peu son père de substitution tout en l'encourageant sur la voie de l'orogénie pure et dure...

Je ne vais pas trop parler des autres personnages car pour certains je ne veux pas spoiler et pour d'autres, j'ai oublié leurs noms et j'ai la flemme de chercher ! :D Enfin si, j'ai beaucoup aimé Hoa et son évolution.

J'ai eu un peu de mal avec l'écriture de l'autrice. Je l'avais trouvé assez agréable à lire dans le premier tome, mais là j'ai trouvé que ce n'était un style forcément fluide. Bon je n'ai pas eu de problème de compréhension mais là, par exemple, je lis le tome 3 des Archives de Roshar de Sanderson en anglais, c'est aussi un livre à l'histoire complexe et je dois dire que ça se lit tout seul. Ce qui n'est pas toujours le cas de La porte de cristal. Pour ce qui est de la structure du roman, on a deux points de vue, celui d'Essun et celui de Nassun et comme dans le premier tome, les chapitres concernant Essun disent "you" "tu fais ceci, tu fais cela" et si je me demandais pourquoi dans le premier tome, on a la réponse à ce mystère dans ce 2e. Et c'est vraiment un procédé que j'ai aimé.

En conclusion, si j'ai beaucoup aimé l'univers que propose l'autrice et les personnages, ce 2e tome m'a parfois ennuyée et j'ai trouvé le temps un peu long, ce qui fait que je ressors moins emballée que je ne l'espérais. Un peu comme pour le 1er tome en fait. Cependant, il s'y passe aussi des choses intéressantes et dont j'ai hâte d'avoir les réponses et le dénouement dans le dernier tome.

Note :



Ce roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
9/13

du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
17,5

et du Challenge de Licorne
SFFF : 9/9
Total 17/18
Point bonus pour le livre : 1
et du Challenge des pavés de Gribouille
7
livre grand format de + de 400 pages : 5 points

22 juillet 2019

Exil, Gardiens des cités perdues, tome 2 de Shannon Messenger

Titre original : Exile, Keeper of the Lost Cities Book 2

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Après son enlèvement, Sophie a été définitivement adoptée par Grady et Edaline. Mais son intégration au sein de la société elfique n'est pas toujours évidente. Quand elle arrive à attraper et ramener une Alicorne femelle, elle doit faire ses preuves auprès du conseil. Mais un événement dramatique, impliquant l'un des elfes qu'elle aime le plus, va la lancer sur un chemin des plus périlleux...



Mon avis :
Il y a six mois, j'avais commencé cette saga et l'avait bien appréciée. En mai, quand je me suis aperçue que j'étais à la traine dans mon challenge Jeunesse/Young Adult, j'ai décidé de lire ce tome 2 qui a été très sympathique à lire mais m'a moins emballée que le premier.

Quand je dis qu'il m'a moins emballée, je ne veux pas dire non plus que je ne l'ai pas appréciée. Mais j'avais trouvé le premier plus haletant et intéressant. Peut-être parce qu'on découvrait ce nouvel univers et ses personnages et que ce 2e tome, même s'il est prenant, n'a plus l'élément découverte et j'ai trouvé que, du coup, c'était parfois un peu plan-plan jeunesse.

Mais si j'y réfléchis bien, c'est peut-être une fausse impression de ma part. Car il se passe pas mal de choses, on approfondit ce qu'est Sophie avec de nouvelles révélations. Elle, de son côté, cherche à comprendre et maitriser ses pouvoirs, à s'adapter à sa nouvelle vie avec ses nouveaux parents et à essayer de ne pas se faire mal voir ou même se faire tuer par les méchants qui sont après elle. On en apprend aussi un peu plus sur le Cygne Noir dont on ne sait pas très bien s'ils sont amis ou ennemis.

Et puis il y a toute la partie qui donne son titre à ce tome, Exil, qui donne lieu à des scènes assez dures et qui montrent que les Elfes ne sont pas forcément des gens bienveillants. J'ai trouvé cet aspect-là de l'histoire très intéressante.

En revanche, le côté école, avec ses clans et ses "mean girls", me passe un peu au-dessus. Mais bon je comprends que ça plaise au jeune lectorat.

Sophie est toujours très sympathique et mignonne à voir. Son côté toute jeune ado se ressent bien dans certaines situations mais c'est aussi une jeune fille intrépide et courageuse.

Un qui m'énerve profondément c'est Dex, qui est jaloux comme un pou des autres garçons qui gravitent autour de Sophie et on dirait un Ron Weasley bis par moment. Franchement, dans ce tome, c'est plus un boulet qu'autre chose. Fitz, lui m'a aussi agacée mais pour d'autres raisons. En revanche, j'ai beaucoup apprécié Keefe, celui qui a un côté un peu bad boy (mais un gentil bad boy :)) et qui est d'une aide précieuse pour la jeune fille. On lui découvre des qualités humaines (ou elfiques :D) qui m'ont bien plu.

J'ai un peu de mal avec Grady et Edaline, les parents adoptifs de Sophie. Ils sont gentils et attentionnés mais je les trouve un peu insignifiants. Je ne sais pas si c'est la façon dont l'autrice les a écrits mais voilà, ils manquent de présence. Ce qui n'est pas le cas d'Alden, le père de Fitz et Bianna et que j'aime beaucoup.

Et j'adore quand il y a des animaux extraordinaires dans les films ou les livres et qui apportent de l'humour ou un peu de légèreté et ici on a droit à Silveny, une alicorne dont Sophie peut entendre les pensées et qui noue une belle relation avec l'animal qui est important à l'histoire.

Le style de l'autrice se lit très bien. C'est jeunesse bien sûr mais c'est bien passé.

En conclusion, ce tome 2 est très sympathique à lire, même si j'avais préféré le premier tome et il approfondit ce qu'on avait découvert auparavant tout en distillant de nouvelles informations et révélations. Il a aussi des côtés assez sombres notamment en ce qui concerne le fameux Exil. mais aussi des moments joyeux avec Silveny l'Alicorne. Alors si vous aussi voulez savoir ce qu'est ce fameux Exil et faire connaissance avec Silveny, lisez ce tome 2. Quant à moi, j'espère lire le tome 3 d'ici la fin de l'année.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
16,5

du Challenge de Licorne
SFFF : 8/9
Total 16/18
Point bonus pour le livre : 1

du Challenge Jeunesse/Young Adulte de Mutinelle
4/10

Du Baby Challenge Jeunesse de Livraddict
7/20

et enfin du Challenge des pavés de Gribouille
5
livre grand format de + de 500 pages : 6 points

01 juillet 2019

A Darker State, Karin Müller tome 3 de David Young

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Quelques mois après son accouchement et son retour à Berlin, Karin Müller est toujours en congé maternité où elle s'occupe de ses jumeaux avec l'aide de sa grand-mère retrouvée et d'Emil son compagnon. Mais son supérieur vient la tirer de son repos pour la promouvoir Major au sein d'une nouvelle unité qui va enquêter sur le meurtre d'un jeune homme dans une ville près de la frontière polonaise. Une affaire délicate, d'autant plus qu'elle semble concerner la communauté homosexuelle et que la Stasi met des bâtons dans les roues à Müller et qui pèse sur sa vie personnelle Et voilà que le fils de son médecin légiste semble avoir disparu à son tour...

Mon avis :
J'aime beaucoup les enquêtes de Karin Müller dont c'est le 3e tome que je lis car, outre les enquêtes policières assez dures (la précédentes concernaient des bébés...), le fait que cela se passe dans l'Allemagne de l'Est des années 70 ajoute une touche passionnante, tout comme la vie de Karin qui n'est pas de tout repos. J'ai encore une fois beaucoup aimé l'histoire, l'enquête, ce qu'il se passe tout au long du livre et qui m'a parfois fait froid dans le dos...

Comme dans les 2 tomes précédents, l'histoire allie enquête et vie privée de Karin. Et l'enquête est une fois de plus difficile, car il s'agit encore d'adolescents, souvent mal dans leur peau car homosexuels, prostitués, drogués et c'est à nouveau une vision bien glauque de l'Allemagne de l'Est que nous propose l'auteur. Car oui, derrière les immeubles austères et les avenues larges, certains profitent de la détresse, voire de la honte, de certains jeunes.

Car il ne s'agit pas seulement d'une enquête policière mais aussi des dérives de la Stasi, dont certains membres sont prêts à employer des moyens peu recommandables pour obtenir des infos sur la RFA (Allemagne de l'Ouest) ou tout simplement pour assouvir leurs penchants pervers. Certains procédés sont vraiment révoltants de la part de ces fouineurs...

Et puis il y a la vie de Karin, qui essaie de tout mener à bien, sa nouvelle vie de maman, la vie avec son compagnon, l'entrée dans sa vie de sa grand-mère, son métier de flic et doit naviguer entre ses convictions et ce qu'on attend d'elle, les fourberies de certains et même les trahisons. Je trouve intéressant de voir combien elle est toujours fidèle à la république et au Parti malgré les vexations et les coups bas. En tout cas, une fois de plus, elle vit des moments difficiles.

J'aime beaucoup Tilsner son adjoint. Je trouve leur relation intéressante depuis qu'ils ne sont plus amants (ce qu'ils étaient au début du tome 1). Il y a une franche camaraderie et elle sait qu'elle peut compter sur son soutien et sa fidélité.

En revanche, je n'aime pas du tout Emil, son compagnon. Il m'était assez indifférent dans le précédent tome mais là je l'ai trouvé odieux. Et franchement on en apprend de belles sur lui !

Je ne sais toujours pas quoi penser de Jäger, le mec de la stasi qui aide Karin de temps en temps. Bon je le dis à chaque tome mais au moins je suis constante et lui aussi ! :D Il sert ses propres intérêts, bien sûr, mais en même temps, il apporte une vraie aide ou de vrais renseignements à la jeune femme.

Le style de l'auteur se lit très bien en anglais, comme pour les précédents tomes. Si on suit Karin la plupart du temps, on suit également, un jeune homme, le fils du médecin légiste qui fait partie de l'équipe de Karin, pendant les six mois précédents l'enquête.

En conclusion, voici encore une enquête de Karin Müller, passionnante à suivre, pas forcément avec un rythme haletant mais solide et efficace qui traite de sujets difficiles comme l'homosexualité des jeunes (homosexualité non condamnée à l'époque en RDA, faut le souligner, mais mal vue), la prostitution de certains et leur manipulation par certains mal intentionnés. Parallèlement on suit les efforts de Karin pour concilier vie privée et vie professionnelle. Je dois dire que j'aime beaucoup cette série et ce tome 3 me l'a confirmé. Alors si vous aussi voulez savoir ce qu'il y a derrière la découverte du corps de l'adolescent et comment Karin va réussi à se dépatouiller de tous les obstacles qui se dressent sur sa route, lisez-le. Petite précision, je crois qu'il n'est pas encore traduit en français. En revanche, pour ceux qui lisent en anglais, sachez que le 4e tome, Stasi 77, est sorti. Il a rejoint ma pal et je me réjouit de le lire d'ici quelques mois :)

Note :



Ce roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
8/13

du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
15,5

et du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
10

C'est le roman que j'avais choisi de lire en mai
pour Le Challenge Un genre par mois d'Iluze
mai : Policier/Thriller/Polar
5/12


et du Challenge de Licorne
T/P : 8/9
Total 15/18
Point bonus pour le livre : 1