18 novembre 2015

Une autre vie, Walking Dead, tome 22 de Robert Kirkman

Titre original : A New Beginning
Illusrations : Charlie Adlard

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Plusieurs années sont passés depuis la défaite de Negan et la petite communauté d'Alexandria s'efforce de vivre dans la sérénité sous le leadership de Rick. Mais le danger reste toujours présent et les habitants ne doivent pas perdre cela de vue...


Mon avis :
Fin octobre, j'avais envie de lire une lecture rapide pour finir le mois et j'ai eu envie de retrouver Rick et les siens, même si les derniers tomes, et notamment le dernier, était loin de m'avoir vraiment convaincue. Et je ne sais pas si c'est le fait l'histoire soit passée à autre chose que la sempiternelle guerre contre Negan mais j'ai vraiment apprécié ce tome relativement calme pourtant.

Voilà déjà plusieurs années que Rick a défait Negan et le tient enfermé dans une cellule. Alexandria, sous sa férule, a retrouvé un certain calme et vit plutôt sereinement malgré la menace zombie toujours présente mais que les habitants arrivent plutôt bien à canaliser. Tous envisagent l'avenir avec plus d'espoir mais ne doivent pas perdre de vue que le danger peut surgir à tout moment et sous n'importe quelle forme...

Comme je le décris dans mes résumés, voilà un tome plutôt calme. Et je dois dire que ça m'a très bien convenue. Vous ne pouvez pas savoir combien j'étais contente de voir, pour une fois, les habitants d'Alexandria (et de la Colline) mener une vie presque normale, se retrouver avec les petits problèmes du quotidien (traquer les zombies qui rôdent, faire en sorte que Negan reste en prison, voir les enfants grandir, savoir si on va planter ça ou ça :)) et non plus ces éternelles guerres de psychopathes en tous genres ou autre cannibales. C'est reposant et sympa à lire.

Mais comme je l'ai dit, le danger rôde toujours car Negan est toujours vivant (j'ai vraiment eu peur pendant tout le tome que quelqu'un fasse une connerie et le laisse s'échapper), et au-dehors, il y a toujours les zombies. Donc si ce tome est calme, la suite risque de l'être moins, surtout vue la fin.

C'est marrant, parce que ce tome 22 commence exactement comme a commencé la saison 6 de la série, avec une horde de zombies emmenés par certains des personnages connus (pas ceux de la série) et non plus avec une moto et une voiture comme dans la série, mais avec des chevaux et une carriole. J'ai trouvé savoureux de voir ces deux mêmes scènes pratiquement au même moment.

Depuis deux tomes, Rick est remonté dans mon estime et je l'ai encore apprécié ici. C'est vraiment devenu un leader calme, à l'écoute, et non plus le mec qui faisait un peu n'importe quoi et ne prenait l'avis de personne il y a quelques temps.

Comme les années ont passé, Carl est devenu un grand ado et c'est sympa de voir son évolution, ses envies, ses choix. J'ai plutôt bien aimé ce qu'il se passait avec lui et entre lui et son père.

J'ai été ravie de retrouver Maggie également, devenue la leader de la Colline et qui s'en tire très bien.

Des nouveaux font leur apparition et d'emblée ils m'ont agacée...

Et pas de Michonne, apparemment elle est partie et je ne sais pas (en tout cas, ne me rappelle plus) pourquoi.

Pas grand chose à dire sur les textes et les dessins, enfin rien de plus que ce que je rabâche depuis plus de 20 tomes :) j'ai toujours du mal à reconnaître les personnages (sauf Negan et encore).

En conclusion, un 22e tome qui fait repartir la série sur de bonnes bases et qui m'a plu car j'ai apprécié voir les survivants dans un environnement plus positif et voir les bonnes choses qu'il s'était passé depuis les quelques années qui séparent le 21e tome de ce 22e. Et si la saga vous intéresse toujours et si vous voulez voir Rick en leader d'une communauté qui vit à peu près apaisée mais toujours entourée d'un certain danger, lisez-le.

Note :

12 novembre 2015

Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki

Titre original : Mononoke Hime

Résumé :
Dans le Japon médiéval, le jeune Ashitaka est frappé d'une malédiction et il part à la recherche du Dieu Cerf pour essayer de s'en débarrasser. Dans la forêt, il rencontre San, une humaine élevée par les loups et qui se bat au côté des bêtes sauvages contre l'avidité des hommes...




Mon avis :
Avec Princesse Mononoké, je continue à rattraper mon retard sur certains films de Miyazaki. Après Nausicaa et Mon voisin Tortoro, c'est donc ce grand film du maître que j'ai regardé en septembre et je dois dire qu'il m'a beaucoup plu, aussi bien visuellement que pour l'histoire.

Dans le Japon du XVe siècle, le jeune Ashikita est victime d'une malédiction en ayant tué un dieu sanglier devenu démon. Condamné à mourir, le jeune homme part à l'Ouest afin de trouver les raisons de cette malédiction et peut-être un espoir de guérison. En chemin, il rencontre San, jeune humaine ayant été élevée par Moro, la déesse Louve et qui se bat aux côtés des animaux pour préserver la forêt des humains, notamment de Dame Eboshi qui veut l'exploiter et qui est responsable de la transformation du Dieu-Sanglier en démon, et des Samouraïs envoyés par l'empereur pour s'emparer de la tête du Dieu-Cerf...

Ce film reprend les mêmes thématiques que les autres films du réalisateur, à savoir le combat de la nature contre l'homme, des animaux aussi fantastiques que mystérieux, des personnages courageux et au coeur pur et d'autres retors, le tout mâtiné de fantastique et de beaucoup de poésie . Rien de bien surprenant quand on a vu ses films précédents et que l'on voit celui-ci en dernier. Et pourtant, la magie opère à chaque fois. J'ai trouvé le film moins enfantin que Mon voisin Totoro et plus abouti que Nausicaa, et je dois dire que là je me suis laissé embarquer par l'histoire d'Ashikita, les Dieux de la forêt, les démons et les hommes qui veulent détruire la paix et s'approprier les trésors de la forêt et la détruire pour faire avancer l'industrialisation (industrialisation primaire puisque nous sommes au Moyen-Âge).

Le film est assez long pour un long métrage d'animation, 2h10 environ et pourtant, je n'ai pas vu le temps passer. C'est effectivement un des meilleurs du cinéaste. J'en ai apprécié la beauté, l'humour, l'émotion, le message qu'il faisait passer et j'ai terminé le film à regret.

Si le film s'appelle Princesse Mononoké, c'est pourtant le jeune Ashikita qui en est le personnage principal. Un jeune homme assez naïf et sympathique, qui voudrait que tout le monde soit heureux : les humains du village des forges où il est accueilli et où vit la redoutable Dame Eboshi, San la princesse Mononoké ou encore les Dieux de la forêt qui n'aspirent qu'à vivre en paix et faire le bien. Son voyage initiatique pour lever la malédiction puis sauver la forêt va le faire murir.

San est une jeune fille attachante, fidèle à ses principes, plus louve qu'humaine, c'est un joli personnage féminin comme Miyazaki sait nous les offrir.

Dame Eboshi est la méchante du film mais j'ai trouvé que ce n'était pas aussi manichéen que cela. Certes, elle veut détruire la forêt mais en même temps, elle protège son village, ses habitants et puis il y a plus méchants qu'elle dans le film, notamment les très vilains Samouraïs que l'on dirait sortis tout droit d'un film de Kurosawa.

La réalisation est de toute beauté. Les images sont envoûtantes et magnifiques. C'est à la fois très poétique et violent, certaines scènes sont à déconseiller aux plus jeunes. Et comme d'habitude, je suis très fan de la musique et des chansons qui émaillent le film.

En conclusion, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ce très beau film, sorti en 1997 (et 2000 en France, je pensais qu'il était sorti dans les années 80 comme Nausicaa et Mon voisin Totoro) qui fait partie des meilleurs du réalisateur et qui est à mon avis, plus maîtrisé que d'autres et plus sombre. S'il reprend les mêmes thèmes que ses autres films, Miyzaki a su proposer une histoire belle et originale. Et si vous voulez savoir si Ashikita arrivera à être soigné par le dieu Cerf et à lever la malédiction dont il est victime et qui sortira vainqueur dans le combat des humains contre la forêt, regardez-le.

Note :



Ce film fait partie du Ciné Challenge de Seribox
6/13

du Mini Challenge Animation
4/8
39/50

du Mini Challenge Fantastique de Seriebox
3/7
42/50

et du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
32/53

09 novembre 2015

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (222)

Bonjour tout le monde ! Nous sommes à nouveau lundi et vous retrouve donc une nouvelle fois pour faire le point sur mes  lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane. Ce C'est lundi comportera mes lectures pour les deux prochaines semaines car lundi prochain, je serai dans l'avion dès tôt le matin pour passer trois semaines en France donc je n'aurai pas le temps de le faire et je serai très occupée les jours suivants.

- La semaine dernière, j'ai lu Mississipi d'Hillary Jordan, un roman qui m'a beaucoup plu même s'il était assez convenu dans le genre (racisme dans le sud des États-Unis dans les années 40, tensions familiales et j'en passe). Puis au lieu de lire Léviatemps de Maxime Chattam comme prévu, j'ai lu Salammbô de Gustave Flaubert pour le Challenge Un genre par mois de Nathalie. Je l'ai fini hier soir et je suis assez mitigée. J'ai beaucoup aimé le style de Flaubert et sa façon de raconter les choses, en revanche, l'histoire m'a laissée de marbre car il y a beaucoup trop de batailles à mon goût. Mais ce qui m'a surtout plu c'est me retrouver il y a plus de 2000 ans, exactement là où je vis depuis 5 ans, à "Megara, faubourg de Carthage", c'est à dire La Marsa en Tunisie, ma maison se trouvant à moins de 5 min de Carthage, de la colline de Byrsa et des citernes dont il est question dans le livre.

- Aujourd'hui, je vais commencer le livre que je devais entamer la semaine dernière, Léviatemps de Maxime Chattam. Ma LC de Kate Daniels 7, Magic Breaks d'Ilona Andrews avec Heclea est repoussée à mi-décembre, on avait toutes deux des problèmes pour coordonner nos lectures :)

- Les deux prochaines semaines, je vais donc d'abord lire Léviatemps. Après, j'ai plusieurs livres à lire pour les Challenges Livraddict donc ce sera entre Pars avec lui d'Agnès Ledig, Burned, le tome je ne sais plus combien des Chroniques de MacKayla Lane/Dani O'Malley de Karen Marie Moning, Queen Betsy 4 de MaryJanice Davidson, Pénélope Green tome 1 de Béatrice Bottet, Armand le vampire d'Anne Rice ou encore Sarah Dearly tome 3 de Michelle Rowen. Ou peut-être totalement autre chose ! :D Je vous dirai tout ça dans mon prochain C'est lundi !

Bonnes deux semaines à tous ! :)

06 novembre 2015

Aristote & Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Saenz

Titre original : Aristotle & Dante Discover the Secrets of the Universe

Résumé :
Aristote est un ado de 15 ans, solitaire et renfermé. L'été de ses seize ans, il fait la connaissance de Dante qui est, au contraire de Ari, lumineux et positif. Entre eux, naît une forte amitié...




Mon avis :
 J'ai enfin lu le roman jeunesse qui a fait chavirer bien des lectrices et suscité de nombreux coups de coeur l'an dernier, avant même sa sortie française. J'avais moi-même assez envie de le lire, attirée par la belle couverture et le sujet. Mais comme toujours, le temps passe et ce n'est qu'en cette fin d'année 2015 que j'ai pu enfin le sortir de ma Pal. Et si je n'ai pas eu de coup de coeur, j'ai beaucoup aimé cette histoire attachante de deux ados dans les années 80.

Été 1987, Aristote Mendoza, un jeune ado de presque seize ans, rencontre Dante Quintana à la piscine de leur ville. Ari est plutôt renfermé et solitaire, il a peu d'amis et se sent mal à l'aise dans sa famille, avec son père hanté par ses souvenirs de la guerre du Vietnam et un frère en prison dont il ne faut même pas évoquer l'existence. Dante est, au contraire, à l'aise dans ses baskets (ou plutôt pieds nus :)), positif et facile à aimer mais il a lui aussi peu d'amis. Entre les deux jeunes garçons qui semblent n'avoir rien en commun, naît une amitié sincère qui évolue en un sentiment plus profond...

J'avoue m'être demandé pendant une bonne partie du livre pourquoi je n'avais pas de coup de coeur comme bien d'autres. Non pas que le livre ne me plaisait pas mais il me manquait cette petite étincelle, ce frémissement et cette impression de "j'adore j'adore" :) Je crois tout simplement que, maintenant, je suis un peu loin des affres de l'adolescence et comme mes enfants en sont sortis aussi, cela ne me bouleverse plus autant. Quoi que ce n'est pas tout à fait vrai, car j'ai vu récemment Le monde de Charlie et là j'ai adoré (mais je vous en reparlerai quand j'aurai fait la chronique du film). Mais je dois reconnaître qu'au fil des pages, je me suis beaucoup attachée à l'histoire de Ari et Dante et j'ai trouvé la fin très belle et émouvante.

Le roman aborde de nombreux thèmes.
L'adolescence, bien sûr, avec toutes les questions que l'on se pose à cette âge, la recherche de soi, ce qu'on veut, ce qu'on est, qui serons-nous quand nous aurons découvert tous les secrets de l'univers. Je dois dire que cette partie-là est joliment traitée, avec beaucoup de finesse et de réalisme. Si je devais faire un reproche c'est que j'ai trouvé les deux protagonistes assez immatures dans leur rapport à la sexualité. J'ai eu plus l'impression d'avoir affaire à des jeunes de 13-14 ans dont le summum de la sexualité serait d'embrasser quelqu'un, garçon ou fille qu'à des jeunes hommes de 16-17 ans (l'âge qu'ils ont au début et à la fin du livre), titillés par leurs hormones et rêvant de passer à autre chose. Le roman a beau se passer il y a 30 ans, la poussée hormonale est la même depuis la nuit des temps ! ;) Là, tout reste très chaste et pudique.

Et puisqu'on parle sexualité, l'homosexualité est également un des thèmes abordés dans le livre, là, à une époque où il était nettement moins évident d'aimer les garçons dans une petite ville du Nouveau Mexique (et pas sûr que ça ait nettement plus évolué aujourd'hui...). Mais là aussi cet aspect-là est traité avec beaucoup de pudeur, on se demande même pendant longtemps s'il ne s'agit pas d'une simple amitié, certes forte, entre Ari et Dante.

L'identité communautaire est également évoquée étant donné que les deux garçons sont d'origine mexicaine mais je n'ai pas eu l'impression que ça posait beaucoup de problèmes, sans doute parce que leur deux familles sont issus de la classe moyenne. Il est aussi beaucoup question des relations familiales, entre enfants et parents, pleine de non-dits et d'incompréhension, ou encore du syndrome de dépression post-traumatique à travers le père qui est revenu changé de la guerre du Vietnam. Comme je vous l'ai dit, c'est vraiment un roman qui englobe plein de thèmes et qui sont souvent sérieux et douloureux.

Si le roman aborde ces thèmes assez sombres et s'il y a aussi des scènes dramatiques, le livre n'est en rien pesant. Il y a pas mal d'humour, une façon d'aborder les choses sans les dramatiser qui rendent le livre attachant au fil des pages.

Aristote, dit Ari, est un garçon qui m'a beaucoup touchée et émue. Je l'ai trouvé très attachant dans son côté rêveur, renfermé et en colère et qui n'ose pas s'ouvrir aux autres. J'ai eu un peu l'impression de revoir mon fils au même âge avec ce caractère un peu taciturne et replié sur lui-même (mais je vous rassure, il va très bien :))

Dante, lui, c'est un peu le contraire, contraire dans le caractère d'Ari, cela ne veut pas dire qu'il m'a moins plu ou moins touchée. Je l'ai aussi beaucoup aimé parce qu'il était positif, charmant, amusant, artiste et qu'il poussait Ari dans ses retranchements.

Les parents m'ont beaucoup plu aussi. Que ce soit les Mendoza ou les Quintana. Je les ai trouvés ouverts, compréhensifs, adorables, presque un peu trop beau pour être vrai, à vrai dire ! Disons que maintenant, ça ne nous étonne plus que les parents communiquent beaucoup avec leurs enfants, mais était-ce vraiment le cas il y a presque trente ans ? En tout cas, Ari et Dante ont des parents en or. En fait, c'est surtout le père de Ari qui m'a plu car il est moins facile d'abord (comme son fils en fait) mais il suffit qu'on creuse un peu pour découvrir quelqu'un de bien.

Le style de l'auteur est très agréable à lire en VO, très facile à comprendre aussi. J'ai beaucoup aimé la façon dont il racontait son histoire et sa sincérité.

En conclusion, même si je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman qui en a fait vibrer beaucoup, j'ai passé un moment très touchant en compagne du taciturne Ari et du positif Dante, ai été touchée par les épreuves qu'ils traversaient, souri quand ils étaient heureux et ai assisté avec émotion à l'évolution de leur amitié en quelque chose de plus profond. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé une fois le mot fin apposé sur le roman mais j'espère qu'Ari et Dante ont découverts les secrets de l'univers...

Note :



Lecture commune organisée par HanaShinoLili avec - Maxxie - Marjo2505 - Sanguine - larepubliquedeslivres - Vinushka - Chroniques Aléatoires - Yoda Bor - (vivivamp) - The Wave - Rachel&books - CharlotteBoKeuse - violaine281 - Joanskingdom - freelfe - Gilsayan - dorothzz - Ichmagbücher - Aidoku


Le livre fait partie du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
4
du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
2/10

du Big Challenge 2015 de Livraddict
6/5

et du Baby Challenge Contemporain
7/20
(6+1 joker)

05 novembre 2015

La mer infinie, La 5e vague tome 2 de Rick Yancey

Titre original : The Infinite Sea

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Le combat entre les extraterrestres venus envahir la terre et les rares survivants continue. Alors que la 5e vague est en marche, et que plus personne ne sait en qui avoir confiance, un vrai jeu d'échecs se joue entre le deux parties, notamment Vosch le méchant à l'apparence humaine et les jeunes qui ont réussi à s'échapper du complexe,  Cassie, Ben et Ringer...


Mon avis :
J'ai lu le premier tome en avril dernier lors d'une lecture commune et j'avais beaucoup aimé l'histoire assez sombre et pessimiste et malgré quelques défauts inhérents au genre Young Adult. J'ai donc tout naturellement poursuivi avec ce tome 2 quand Mana en a proposé la lecture et j'ai encore une fois beaucoup apprécié où l'auteur nous emmenait.

Cassie a réussi à retrouver son petit frère et, grâce à Evan Walker, l'extraterrestre à forme humaine, ils ont pu s'échapper du complexe où le petit était retenu et endoctriné, en compagnie d'autres jeunes dont Ben, un camarade de lycée de Cassie. Mais Evan est resté derrière pour détruire le complexe. Tandis que tous se terrent dans un hôtel abandonné, Cassie espère qu'Evan a survécu et va les rejoindre, tandis que Ringer part en reconnaissance, en essayant de ne pas se faire prendre. Tous connaissent la peur et le doute. Dans ce monde qui vit la 5e vague et où derrière chaque humain peut se cacher un ennemi, qui croire, en qui avoir confiance ?

Le roman reprend pratiquement là où on avait quitté le tome 2. Comme j'ai lu le premier tome il y a juste quelques mois, je n'ai pas eu de mal à me remettre dedans et à me rappeler les faits. Et heureusement, car l'auteur fait très peu, voire pas du tout, de rappel sur ce qu'il s'est passé avant.

La mer infinie se divise en deux parties environ, l'une sur les jeunes survivants à l'hôtel et la 2e plus précisément sur Ringer, qui était un personnage annexe dans le premier livre consacré à Cassie, faisant partie des survivants mais décidant d'aller en repérages seule de son côté.

Je dois dire que j'avais un peu peur de lire ce tome car certaines copinautes avaient été déçues. Ce ne fut pas mon cas du tout, je l'ai trouvé aussi bien, sinon mieux que le La 5e vague 1. Alors certes il est moins centré sur l'action (et quoi que) mais j'ai beaucoup aimé qu'il porte surtout sur l'aspect psychologique de l'invasion extraterrestre ou du moins la torture psychologique infligée à certains personnages, torture psychologique qui peut avoir des conséquences physiques mais torture également dans le sens où quand on rencontre quelqu'un, on ne peut jamais être sûr qu'il soit un allié.
J'ai parlé de jeu d'échecs dans mon premier résumé et ce n'est pas anodin. Ceux qui ont lu le livre comprendront.

D'ailleurs, j'ai trouvé le roman particulièrement sombre et pessimiste. Le tome 1 n'était déjà pas très joyeux mais là, c'est dur, l'atmosphère est pesante, il y a des scènes assez violentes et gores, je ne le conseillerait pas à un trop jeune lectorat. En tout cas, c'est ce qui fait la qualité de l'histoire. L'auteur ne prend pas de gants, ne nous fait pas croire que tout est rose et que tout finira bien. En plus, le côté romance à l'eau de rose qui m'avait un peu déçue par certains moments dans le premier n'est pas vraiment présent dans ce tome et c'est très bien.

En revanche, je peux comprendre les déceptions de certains. Ce tome 2 se veut comme un tome de transition, entre l'invasion du premier et ce qui sera sans doute le déroulement final dans le tome 3. Du coup, on reste avec beaucoup de questions et peu ou pas de réponses. Surtout quel est le but réel de l'infiltration/invasion des Extraterrestres si leur but est d'éradiquer l'humanité? Comme il est dit dans le roman, pourquoi prendre tant de peine alors qu'un "gros caillou" (comme le météorite qui a éradiqué les dinosaures) aurait fait l'affaire. Tout cela reste encore bien mystérieux, même si on a un commencement de réponse vers la fin. Et la fin, justement, est très bien, un peu plus optimiste que le reste...

Si Cassie est encore présente en tant que narratrice le temps d'une ou deux parties du livre, c'est surtout Ringer qui occupe le devant de la scène. Ringer était un personnage assez flou dans le premier tome. Assez taciturne et farouche, on ne la connaissait pas vraiment. Ce tome 2 permet de découvrir qui est la jeune fille derrière la survivante et je dois dire que j'ai trouvé le personnage attachant et courageux.

Il y a un autre personnage que j'ai bien apprécié et qu'on découvre ici, c'est Razor, un jeune soldat. Mais je ne vous en dirai pas plus pour ne pas spoiler

On retrouve aussi Vosch, le méchant militaire, une vraie ordure celui-là ! Machiavélique à souhait. C'est marrant parce que c'est Liev Schreiber qui va l'interpréter dans le film tiré du premier tome et je n'imaginais pas du tout le personnage comme cela.

On retrouve aussi certains protagonistes du premier tome, Cassie donc, Ben dit Zombie, Poundcake, Teacup, Dumbo et Sam.

Le style de l'auteur se lit toujours aussi facilement en VO, pas de difficulté particulière. Les chapitres sont assez courts, regroupés en plusieurs parties ayant furtivement différents narrateurs outre Cassie et Ringer (Poundcake et Dumbo si mes souvenirs sont bons. Rick Yancey sait très bien pratiquer l'art du cliffhanger lors de certaines parties, nous laissant dans l'angoisse quant au sort de certains personnages. En revanche, qu'est-ce qu'il répète "la mer infinie" un paquet de fois, notion plus abstraite que concrète, pas il n'y a point de mer infinie :D

En conclusion, un très bon 2e tome, très solide, sombre et plus psychologique que le premier, que j'ai beaucoup aimé et qui nous permet de mieux connaître Ringer. Et si vous voulez savoir ce qu'il va lui arriver, ce que sont devenus Cassie et les siens et surtout Evan Walker, lisez-le. Quant à moi, il me tarde de lire le tome 3 qui sortira en mai prochain en VO.

Note :



Lecture commune organisée par Mana avec Rachel&Book - Petit-lips - Kprecieuse - Nanounette - (Vivivamp)

Le livre fait partie du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
3

et c'est ma première lecture pour la nouvelle session
du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
1/10

03 novembre 2015

Sans orgueil ni préjugé, Les soeurs Charbrey tome 1 de Cassandra O'Donnell

Résumé :
Morgana Charbrey est une jeune femme du début du XIXe siècle préférant les sciences à un beau mariage. Mais ses résolutions vacillent lorsqu'elle accompagne sa soeur cadette faire son entrée dans le monde à Londres et qu'elle fait connaissance du très séduisant et séducteur Malcolm Greenwald.





Mon avis :
Voilà un roman que je n'aurais pas dû lire normalement. En effet, dans mon Challenge ABC 2015, j'avais mis le futur tome 6 de Rebecca Kean du même auteur dans ma liste. Mais malheureusement, j'ai appris que le-dit tome ne sortirait pas cette année et donc pour éviter une "tricherie", j'ai choisi un autre titre de l'auteur, celui-ci. La romance historique n'est pas forcément ma tasse de thé (même si j'en ai lu quand j'étais jeune) et ce premier tome ne fera pas exception à la règle. Je l'ai trouvé rapide à lire et pas désagréable dans l'ensemble, mais bourré de clichés et surtout certaines choses m'ont hérissée.

Depuis la mort de ses parents, Morgana Charbrey a pris en charge ses 3 jeunes soeurs et la gestion du domaine. Résolument indépendante, aimant s'adonner à des découvertes scientifiques et peu désireuse de contracter un mariage qui lui ferait perdre tout cela, la jeune femme et son oncle ont fait croire qu'elle souffrait d'une grave maladie pour expliquer sa réclusion et ne pas choquer la bonne société londonienne de ce début du XIXe siècle. Mais quand le manuscrit de sa soeur se fait refuser par un éditeur qui méprise les auteurs féminins, Morgana décide d'aller l'affronter et surtout de servir de chaperon pour sa soeur à laquelle elle ne veut pas refuser ce qu'elle a toujours fui, son entrée dans le monde. Morgana fait alors connaissance de Malcolm Greenwald, l'éditeur odieux mais terriblement séduisant qui met à mal ses certitudes.

Il y a 35 ans, alors que j'étais ado et bien avant de découvrir les jolies romances et les us et coutumes de la société anglaise du début du XIXe à travers la belle plume de Jane Austen, j'ai découvert les romances historiques se passant à cette époque (celle du Régent) à travers certains romans très à l'eau de rose de Barbara Cartland. Si le contexte et parfois l'époque changeaient, ses romans se déroulaient tous selon le même modèle. Une jeune fille jolie et innocente, parfois avec du caractère quand même, rencontrait un homme séduisant (un lord, un pirate, un cheikh et j'en passe) et surtout séducteur homme à femmes. La jeune fille tombait éperdument amoureuse du séducteur, le séducteur tombait sous le charme de la jeune oie blanche, tentait de s'en faire aimer par tous les moyens, parfois avec une persuasion un peu brutale qui semblait plaire,, renonçait à toutes ses turpitudes et lui jurait un amour éternel et tout était bien qui finissait bien, non sans qu'auparavant il soit retombé dans un de ses travers, généralement avec une autre femme, et que l'héroïne se soit enfuie, généralement chez elle.

Sans orgueil ni préjugé, même si le titre fait évidemment référence à un célèbre titre de la romancière renommée qu'est Jane Austen et si la famille Charbrey comporte 4 filles, est loin d'avoir la même acuité de son presque homonyme. Ce livre reprend en fait tous les codes de la romance historique que j'ai évoqués plus haut et j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver back to the future dans un de ces Barbara Cartland que je consommais à la pelle et oubliais une fois lus. Je ne sais pas si les autres nouvelles romances historiques sont faites ainsi mais là, franchement, rien de nouveau sous le soleil, c'est même presque gênant de voir aussi peu d'originalité. C'est marrant, parce que je pense aux romans d'Angéla Morelli qui reprend, elle, les codes de la comédie romantique à foison mais qui en joue, fait pétiller ses histoires, et qui fait battre notre petit coeur tout mou même si les histoires sont déjà vues. Et là rien de tel.

Car l'histoire d'amour ne m'a pas fait vibrer un seul instant. Je l'ai trouvée tellement convenue et cousue de fil blanc que je n'ai pas eu envie de m'investir dedans. Et puis surtout, j'ai trouvé les rapports entre Malcolm et Morgana assez malsains. Voilà un type qui ne sait que se jeter sur la jeune femme pour l'embrasser sauvagement afin de la faire taire ou de lui faire admettre son propre point de vue et je ne parle pas des scènes de sexe qui m'ont fait fortement penser à des viols lors des préliminaires ! Le mec passe outre les non de la jeune femme (même si elle en a envie, elle dit quand même non !) pour la forcer ! Lui maintenant les bras, la doigtant et j'en passe. Alors la jeune femme finit par y prendre plaisir mais merde ! Et je ne parle même pas de l'issue de la première scène de sexe (le mec se soulage sur le ventre de son amante pour ne pas qu'elle ait d'enfant) que j'ai trouvé désobligeante.

Alors, vous allez me dire mais c'est aussi souvent comme ça dans les autres romances, surtout les paranormales où le héros masculin est souvent un macho condescendant usant de la force bien souvent. Oui, et je l'ai dit dans mes chroniques, Barrons et certains autres ne m'ont jamais plus attirée que ça. Après, c'est vrai que leurs personnages ont évolué, ce qui les a rendus plus vivables à mes yeux (je parle en particulier de Barrons) mais leur façon de se comporter de prime abord ne m'a jamais vraiment émoustillée. Certains auteurs feraient bien de prendre exemple sur Alexia Tarabotti et Lord Maccon dont les relations peuvent être explosives sans qu'il y ait un rapport de force.

Pour le reste du roman, on a le droit aux scènes de bal dans la haute société londonienne avec médisance et tout le tralala, ça reste gentiment superficiel et amusant. Ne vous attendez pas à avoir une critique poussée de cette époque.

Bon si l'on passe outre ce qui m'a déplu, le roman est quand même assez plaisant à lire. C'est un livre clairement destiné à un lectorat du XXIe siècle. Le ton est résolument moderne, avec de l'humour (qui m'a rappelé les Rebecca Kean), les situations gentiment anachroniques mais qui ne dérangent pas à partir du moment où l'on accepte qu'une jeune femme de 23 ans de cette époque soit davantage versée dans les sciences (ce que j'ai trouvé très sympa) et soit capable de diriger toute une maisonnée et ses finances. Et même si j'ai donc fait des bonds parfois, j'ai lu le livre rapidement et sans ennui.

Morgana est un personnage qui m'a beaucoup plu. Dans sa façon d'être, dans ses convictions et ses attentes. Je suis quelqu'un qui adore tout ce qui est bricolage, sciences etc... et quand j'étais ado, je faisais des montages électriques, quand je ne lisais pas. Donc je me suis un peu retrouvé dans ce personnage féminin un peu atypique. Enfin, tout ça, c'est avant qu'elle ne rencontre Malcolm. Car dès qu'elle commence à flageoler de partout en sa présence, elle devient moins intéressante. Mais bon, si elle ne succombait pas aux "charmes" du monsieur, il n'y aurait pas d'histoire, hein ? Qui s'intéresserait à un bas bleu pendant 250 pages.

J'ai eu l'occasion de dire plus haut ce que je pensais de Malcolm Greenwald, je pense que ce n'est pas la peine que je revienne dessus, il en a déjà pris assez pour son grade ;) Après, je veux bien croire qu'il se comporte en homme de son époque, sûr de ses droits et de son statut de mâle tout puissant et puis il met son orgueil de côté au fur et à mesure qu'il se rend compte qu'il est amoureux de Morgana.

Pas grand chose à dire sur les autres personnages, j'ai bien aimé l'oncle et la tante (qui sont frère et soeur) de Morgana, dans leur façon ouverte et amusante de prendre les choses avec philosophie et humour. Les soeurs de Morgana sont mignonnes, surtout les petites, Rosalie, elle, est un peu insignifiante.

Concernant le style de l'auteur, il est dans la même veine que les Rebecca Kean, je l'ai dit plus haut, avec un ton moderne et de l'humour.

En conclusion, même si j'ai trouvé le livre assez sympa à lire, il comporte certains points qui m'ont hérissée, en particulier concernant la romance et l'attitude du personnage masculin qui est plus que limite vis à vis de sa partenaire. L'histoire est quant à elle peu différente des Barbara Cartland que je lisais étant jeune, même si Morgana est un personnage plus affirmé et moins nunuche que les héroïnes d'antan. En tout cas, si vous voulez savoir pourquoi Morgana succombera à Malcolm et si lui acceptera que l'objet de sa flamme soit une scientifique accomplie, une indépendante forcenée et une maitresse femme dans son domaine, lisez-le. Quant à moi, je ne pense pas lire le tome 2 qui porte sur Rosalie, la soeur cadette, mais bon never say never again ;)

Note :



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Le roman fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  25/26