27 janvier 2015

Idiopathie : un roman d'amour, de narcissisme et de vaches en souffrance de Sam Byers

Titre original : Idiopathy, A Novel

Résumé :
Katherine, Daniel, Nathan : trois trentenaires qui cherchent un sens à leurs vies alors qu'une mystérieuse maladie atteint les vaches anglaises...





Mon avis :
Ce livre, dont je n'avais jamais entendu parler avant, m'a été offert par une amie très chère, il y a un tout petit peu plus d'un an. Comme d'habitude, je l'ai laissé reposer un peu dans ma Pal :) avant de l'en sortir en ce début d'année. Et je dois dire que l'histoire et les atermoiements de ces trois personnages peu attachants ne m'a pas franchement emballée...

Katherine se sert des hommes comme des kleenex, tout en se jurant qu'elle en a fini avec eux, depuis sa rupture avec Daniel qui, lui s'ennuie, dans une nouvelle relation qu'il trouve pourtant parfaite. C'est alors que Nathan, un ami commun et qui avait disparu depuis plus d'un an revient dans leurs vies...

 Ça ne m'arrive pas souvent, même si parfois je cale un peu, mais là je suis vraiment en peine pour écrire ma chronique... Je ne sais pas par quel bout prendre ce roman, ni quoi vraiment en dire. En fait, je ne sais pas trop quoi en penser. On ne peut pas dire que j'ai détesté, il y a des choses intéressantes dedans, mais il ne pas vraiment plu car je m'y suis souvent ennuyée.

Parlons d'abord du titre, si vous voulez bien. Si vous ne le savez pas, non idiopathie n'est pas la maladie des gens atteints d'idiotie aiguë :) C'est simplement une maladie qui survient de façon inopinée ou sans qu'on en connaisse la cause (il y a la définition au début du livre, ça aide ;)). Dans le livre, sûrement la maladie qui touche les vaches (et qui n'a rien à voir avec la vache folle) et qui sert seulement de toile de fond à l'histoire et ajoute un petit côté décalé à l'ensemble.

Bon, alors de quoi parle Idiopathie ? De pas grand chose en fait. C'est avant tout l'histoire de trentenaires mal dans leur peau et surtout pas doués pour le bonheur (d'ailleurs, le livre pourrait s'appeler Trentenaires au bord de la crise de nerfs...). Que ce soit Katherine, Daniel ou Nathan. C'est l'histoire de leurs retrouvailles, 1 an et demi après s'être quittés ou perdus de vue. C'est le constat de leurs échecs, d'une vie qui va dans le mauvais sens... J'ai surtout eu l'impression qu'ils ne faisaient rien pour y remédier et se sortir d'une certaine apathie, comme s'ils étaient "ailleurs" ou spectateurs de leur propre vie. Et pour tout dire, cette attitude passive a le don de m'agacer, donc évidemment je n'étais pas très encline à apprécier le parcours mélancolique de ces trois êtres.

Les premiers chapitres nous permettent de faire leur connaissance, de savoir ce qu'ils ont vécu avant le présent proprement dit. Et franchement, ce n'est pas marrant, ni très optimiste. C'est même plutôt déprimant si vous voulez mon avis. En quatrième de couverture, quelques auteurs donnent leur avis sur le roman, disant qu'il est fun, hilarious (hilarant), et qu'on rit. Hum, bon je dois franchement être hermétique à ce genre d'humour anglais (auquel j'accroche bien d'habitude) car je n'ai vraiment pas remarqué le côté fun et hilarant. J'ai trouvé que l'histoire et les personnages étaient surtout tristes. Mais c'est vrai qu'il y a un côté sarcastique dans la façon d'écrire de l'auteur, comme pour mieux prendre de la distance avec ce qu'il raconte.

Katherine est quelqu'un d'assez insupportable de prime abord. Méprisante, hautaine, sarcastique envers les autres, surtout envers Daniel. Mais il faut dire aussi que ce dernier est assez terne donc je n'ai pas réussi à la détester totalement. J'ai même trouvé qu'elle avait certains côtés assez touchants car voilà une jeune femme qui ne sait pas bien ce qu'elle veut et son attitude est une façon de se caparaçonner pour se protéger. Ça je peux tout à fait le comprendre. Mais bon, c'est vrai que dans l'ensemble, elle n'est franchement pas sympathique.

Daniel, lui, je ne l'ai pas aimé du tout ! Je l'ai dit, il est très terne, et a le charisme d'une huître. C'est quelqu'un qui se laisse balloter dans ses relations. Il s'est laissé malmener par Katherine pendant leur histoire (et je ne sais pas si on peut la qualifier d'amour), qu'il a quittée (ou c'est elle, je ne sais plus bien) pour une autre femme et une histoire plus calme. Le problème c'est qu'il se complaît dans cette histoire bien plan-plan et gnan-gnan, mais franchement ça lui va très bien :)

Nathan, l'ami, est le personnage qui m'a le plus touchée. C'est quelqu'un aussi qui a l'air ailleurs mais je ne sais pas, sa dépression, elle, est réelle, et elle le rend plus attachant.

Le style de l'auteur est assez facile à comprendre en anglais (à moins que je ne sois complètement passée à côté vu que je n'ai pas vu le côté "hilarious"). Je l'ai dit, il fait preuve de sarcasme et appuie là où ça fait mal. Mais en revanche, ses phrases sont super longues parfois (pour là aussi appuyer son propos), les chapitres aussi (le dernier est looong) et surtout il fait de nombreuses répétitions, sans doute là aussi pour bien marteler ce qu'il veut dire. Pour exemple, le premier chapitre consacré à Katherine est truffé de fuck (baiser), soit parce qu'elle le fait (elle "fuck" beaucoup), soit parce qu'elle le dit. Au bout du 50e fuck, j'avais un peu envie de m'arracher la peau du visage et les ongles (et je dois dire que j'ai failli abandonner le livre)... Dans le 2e chapitre, c'est le mot Happy (heureux) qui est assené à l'envi, pour caractériser la relation entre Katherine et Daniel et montrer que justement, non ils n'étaient pas Happy. Dans un chapitre consacré à Daniel et sa nouvelle compagne, Angelica (ou Angelina), c'est le I love you qu'ils se disent sans arrêt, par automatisme et qui montre la platitude de leur relation. Alors effectivement, c'est sûrement très "hilarious" mais ça m'a laissée de marbre. Heureusement, après ça se calme...

En conclusion, un livre qui ne m'a pas plu (et je m'en excuse auprès de l'amie qui me l'a offert) mais que je n'ai pas tout à fait détesté non plus. Comme j'ai dit, il a des côtés intéressants (même si je n'en ai pas vraiment parlé et que je ne me rappelle plus lesquels :p ), mais je pense que ce n'était pas un livre pour moi ou ce n'était pas le bon moment. En tout cas, je lu des avis français qui le trouvaient très bien, avec une analyse du contenu très judicieuse, c'est qu'il y a donc un lectorat pour ce genre d'histoire. Et si vous voulez à votre tour découvrir cette histoire d'amour (mouais), de narcissisme (surtout) et de vaches en souffrance (surtout une :)), lisez-le !

Note :



Ce roman fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  4/26

et du Challenge God Save the Livre d'Antoni
15/5

et il fait aussi partie du Challenge Read in English d'Avalon
10

26 janvier 2015

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (196)





Bonjour bonjour ! Nous sommes le dernier lundi de janvier, je ne sais pas vous mais j'ai l'impression que ce mois n'en finit pas ! Enfin bref, c'est le moment de faire le point dans nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.


Ah et pour ceux qui ne suivent pas ma page facebook ou ne vont pas forcément sur Livraddict, j'ai publié un article sur les cinq ans de mon blog.

- Alors la semaine dernière, j'ai fini Idiopathy de Sam Buyers qui gagne d'entrée le redoutable honneur de faire partie de mon flop 2015. Je n'ai pas accroché à ce livre. Passons à autre chose. Et j'ai commencé Deadline, le tome 2 de Newsflesh Trilogy de Mira Grant.

- Aujourd'hui, je finis Deadline. J'en suis pratiquement à la fin, il me reste une soixantaine de pages. Et lui, au contraire d'Idiopathy, fera sûrement partie de mon top ! Franchement, j'adore, je suis ravie de m'être décidée à le sortir enfin de ma Pal. Je n'aurais pas dû attendre aussi longtemps d'autant plus que j'avais déjà adoré le premier. Une lecture aussi passionnante, ça fait plaisir après ma lecture précédente.

- Cette semaine, je vais d'abord lire L'homme du lac, Une enquête du commissaire Erlendur d'Arnaldur Indridason. Et ensuite une nouvelle, Magic Gifts, qui fait partie de l'univers de Kate Daniels d'Ilona Andrews. Et ensuite, j'espère bien avoir commencé Dragonfly in Amber (Le talisman), le tome 2 de Outlander de Diana Gabaldon d'ici lundi prochain.

Bonne semaine à tous !

24 janvier 2015

Lucy de Luc Besson

Avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman

Résumé :
Lucy, étudiante à Taïwan, se voit obligée de servir de mule pour passer une nouvelle drogue. Mais la drogue se diffuse dans son corps et ses capacités intellectuelles s'en trouvent décuplées...







Mon avis :
Je n'avais pas eu envie de voir ce film qui était sorti l'été dernier car les critiques n'étaient pas très bonnes. Et puis en ce début d'année, mon mari a voulu le voir, je l'ai donc acheté en DVD (et en Tunisie, les DVD ne coûtent rien donc ça mâche moins quand le film est nul), on l'a regardé un samedi soir pour se remettre d'une semaine pesante (celle d'après l'attentat de Charlie Hebdo) et franchement, je l'ai trouvé très très moyen...

Lucy est une jeune américaine étudiant à Taïwan. Un jour pour dépanner son petit ami, elle apporte une mallette à un malfrat coréen. En échange, le Coréen l'oblige à servir de mule et c'est dans son ventre qu'est planquée une drogue d'un genre nouveau. Mais retenue prisonnière (on ne sait pas pourquoi), elle est frappée et la drogue se libère dans son organisme. Voilà son cerveau qui se met à absorber la nouvelle drogue et la jeune femme acquiert des pouvoirs qui la rende pratiquement invulnérable...

Euh... il n'avait pas dit, Luc Besson, qu'il arrêterait de faire le réalisateur au bout de 10 films ? Parce que là, non, je regrette, c'est plus possible. J'ai été très fan du réalisateur, j'ai vu Subway une dizaine de fois, j'adore Nikita, Leon, j'aime beaucoup Le 5e élément, et les Taxi (où il est scénariste) me font rire. Mais il faut bien avouer que depuis une bonne décennie, ses scénarios font le service minimum et ont l'air de sortir du même moule (à part Adèle Blanc-Sec et je n'ai pas vu Malavita).

Avec Lucy, on a l'impression qu'il a ressorti ses vieux scénars, qu'il a secoué tout ça et repris dedans ce qui fait sa marque de fabrique, sans trop se fouler. Il a même lorgné (beaucoup lorgné même) du côté de Limitless (que je vous ai chroniqué il y a quelques mois) pour la trame de son histoire (en rajoutant le pourcentage d'utilisation du cerveau).

Le film démarre pourtant très bien, je dois dire même que j'étais agréablement surprise, retrouvant ce que j'aimais chez Besson. Mais au fur et à mesure que le temps passe, ça devient un peu n'importe quoi, caricatural, pour finir de façon très nase avec une pseudo explication scientifique et une philosophie de bas étage. Au final, on ne retient de ce film que cette impression d'un loupé, même si en film du samedi soir sur son canapé, ça passe.

Pour ce qui est des 10 % d'utilisation de son cerveau, il paraît que ce n'est pas vrai, qu'on en utilise plus. Franchement, ça je m'en fiche, je suis très contente avec ce que j'ai. :) Avec cette idée, Besson aurait pu faire quelque chose de plus fouillé et plus incisif (même si on sait que ce n'est pas son style) mais non cela ne lui sert que pour faire de Lucy un être invincible et c'est tout.

En tout cas, le film est assez court, 1h30, et passe très vite, ça c'est l'un des bons points. En revanche, je n'ai absolument pas compris pourquoi après que Lucy eut quitté le bureau du baron de la drogue coréen pour aller prendre son avion et passer la drogue, elle se retrouve enfermée et attachée et battue. Je me suis demandé si j'avais pas loupé quelque chose à ce moment-là !

Je ne suis pas hyper fan de Scarlett Johansson (mais j'adore sa voix), j'ai déjà eu l'occasion de le dire, même si je l'apprécie dans certains films mais là je l'ai plutôt bien aimée. Besson a quand même l'art de sublimer les actrices qu'il fait jouer. Bon côté jeu, pas grand chose à dire, elle doit avoir 2 voire 3 expressions au cours du film...

Quant à Morgan Freeman, à part avoir besoin d'argent pour payer ses impôts, je ne vois pas ce qu'il fait là... Et pourtant j'adore cet acteur.

Pour ce qui est de la réalisation, j'en ai déjà parlé plus haut mais le petit génie du cinéma est un peu has been. On n'est plus dans les années 90-2000 où la référence était John Woo et Tarantino (même si ce dernier peut tout se permettre car lui c'est un génie), alors les combats au flingue font un peu datés. Et puis après l'attentat de Charlie Hebdo, ça m'a mise mal à l'aise de voir des gars déambuler tranquillement dans une fac avec des fusils d'assaut et un lance-roquette... Sinon certaines scènes avec les flics m'ont fait penser à Subway, d'autres scènes m'ont rappelé Nikita voire Taxi, donc rien de bien nouveau.

En conclusion, j'ai l'air de vraiment avoir descendu le film (ce qui est un peu vrai) et de ne pas avoir aimé mais si je suis objective, je n'ai pas non plus passé un trop mauvais moment. C'est juste que Lucy ne tient pas ses promesses du début, à savoir donner un film pop-corn certes, mais audacieux et jouissif comme certains en font, et il s'embourbe avant de donner une fin calamiteuse. En tout cas, si vous avez envie de mobiliser ne serait-ce que 10 % de votre cerveau, voire 2 neurones, un soir, vous pouvez toujours le regarder.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
5/53

23 janvier 2015

Challenge Un genre par mois 2015


L'année dernière, Iluze avait organisé le Challenge Un genre par mois qui consistait à lire, comme son nom l'indique, un livre d'un genre différent chaque mois. N'ayant pas pu refaire le challenge cette année, c'est Nathalie de La vie page à page qui a repris le flambeau et bien sûr je suis de l'aventure cette année encore !

Les règles sont les mêmes que celles de l'année passée.
Il y a deux niveaux :
- L'Explorateur, qui participe tous les mois, avec deux jokers (deux possibilités de prendre un livre d'un autre genre que celui recommandé, si vous n'avez pas de livres dans ce genre-là ou s'il ne vous tente pas, par exemple) ;
- Le Touriste, qui participe les mois où ça le tente.

La liste des genres dressée par Iluze est la même avec quelques modifications : Le genre "l'indéfinissable" a été supprimé et remplacé par "nouvelle(s) ou novella(s)", c'est à dire des histoires très courtes pour un mois un peu plus léger (vous pouvez lire une seule nouvelle ou tout un recueil). L'ordre des mois a été modifié pour ajouter un peu de variété pour ceux qui ont déjà participé en 2014.  Voici donc la liste des mois et des genres associés :

1.    Janvier : Nouvelle ou Novella
2.    Février : BD ou Manga ou Comics
3.    Mars : Fantasy ou Fantastique
4.    Avril : Historique
5.    Mai : Contemporain 
6.    Juin : Albums ou Beaux-Livres
7.    Juillet : Romance ou Chic Lit ou Erotique
8.    Août : Science-fiction
9.    Septembre : Essai ou tout autre livre non fictionnel (biographie, témoignage,…)
10.    Octobre : Thriller, Polar ou Policier
11.    Novembre : Classique ou théâtre
12.    Décembre : Jeunesse ou Young Adult

Comme on est déjà presque fin janvier, les inscriptions cette année seront ouvertes jusqu'à la fin février. Vous pouvez vous inscrire sur le blog de Nathalie (le lien est en début d'article) en laissant un commentaire, ou sur Livraddict.  Pour la même raison, les lectures du mois de janvier seront acceptées jusqu'à fin février ; Nathalie a rassemblé "nouvelle/novella" et "BD/mangas/comics" en janvier et février, vu que ce sont les genres les plus courts à lire. On commence ainsi l'année en douceur  :)  

Chaque mois il y aura ici un récapitulatif des participants. Venez nombreux !

Pour ma part, je m'inscris, comme l'an dernier, en Explorateur et ça tombe bien puisque j'ai déjà rempli mon contrat pour janvier puisque j'ai lu une nouvelle en tout début de mois. Il s'agissait de Sous le gui d'Angéla Morelli.

Chouette, une ride ! d'Agnès Abécassis

Résumé :
Anouchka Davidson, 36 ans, est une romancière de thrillers à succès. Mais un jour, elle se découvre une ride sur le visage. Dès lors, c'est le drame, rien ne va plus !






Mon avis :
J'avais acheté ce livre il y a pratiquement cinq ans, à un moment où je devais être dans ma période chick-lit. Ou alors parce que approchant de la cinquantaine, le problème du vieillissement me parlait bien... :) En tout cas, ce n'a pas dû être un problème bien longtemps puisque j'ai laissé dormir ce livre dans ma Pal et cette année, en faisant ma liste pour le Challenge ABC, j'ai décidé de l'en sortir. Et heureusement qu'il se lit vite car je l'ai trouvé finalement assez moyen.

Anouchka Davidson, 36 ans, écrit, avec succès, des thrillers. Entre les tâches ménagères, son boulot qu'elle effectue à la maison, ses deux filles qui grandissent, son (second) mari occupé et taciturne et une petite jeunette qui veut devenir la nouvelle reine du thriller horrifique, elle commence à sentir le poids des années. Surtout le jour où un petit jeune l'appelle madame... Et ce ne sont pas les premières rides qu'elle découvre un jour sur son visage qui vont la détromper...

Chouette, une ride ! est vraiment un roman chick-lit dans toute sa splendeur. Une héroïne un peu fofolle, de l'humour et une façon légère d'aborder les problèmes qui nous touchent. Je dois dire que le début du livre est assez sympathique, on rit aux petits soucis du quotidien d'Anouchka, on s'amuse de la voir vouloir faire jeune à tout prix (surtout que moi, du haut de mes 50 ans, je trouve amusant qu'à 36 ans on se trouve déjà vieux ! :p), les réparties font mouche.

Mais, car il y a un mais, j'ai trouvé qu'à la longue ça devenait lassant. Car l'histoire se concentre trop sur les détails de ce que fait Anouchka, sa coiffure, son chien qui fait pipi dans la cuisine etc... (et savoir presque minute par minute ce que fait la jeune femme est un peu barbant), le problème de son âge passe en arrière-plan (pour revenir vite fait en tout fin) le tout a un côté un peu hystérique exalté et, surtout, à un moment (quand elle se perd dans les bois avec sa copine, son cousin et un mec con), j'ai décroché car je trouvais ça trop long. Du coup, j'ai eu envie d'en finir vite. Heureusement le livre est court et se lit vite et la fin est sympa.

J'ai eu un peu de mal avec le personnage principal. Anouchka est sympa mais elle est comme des montagnes russes et c'est un peu usant. J'ai eu l'impression parfois d'avoir affaire à une adolescente farfelue (en cela, ma vieille Anouchka, tu as réussi, tu es restée jeune dans ta tête ! :D), une sorte de clone d'Aurélie Laflamme (15 ans je vous le rappelle, dans le dernier tome que j'ai lu, le 3e). Et j'ai trouvé qu'elle ne parlait pas très bien de son mari (je me suis même demandé à un moment, ce qu'ils faisaient encore ensemble), même si c'est vrai que quand on fait tout dans la maison, qu'on doit assurer l'éducation des enfants, le ménage, la bouffe, le boulot etc... ça peut rendre n'importe quelle femme grincheuse. Et pareil avec sa copine dont j'ai oublié le nom (Clotilde ?), j'ai trouvé qu'elles se parlaient mal parfois, même si ça devait être affectueux :)

Pas grand chose à dire sur les autres personnages, je les ai déjà oubliés.

L'écriture de l'auteur est sans grande recherche. C'est surtout du langage parlé. Ce n'est pas un reproche, hein, j'aime bien aussi écrire (mails, chroniques) comme je parle, je trouve que ça crée une espèce d'intimité avec le lecteur, mais j'ai trouvé que parfois c'était quand même un peu trop familier. Même si à certains passages, l'auteur arrête de faire le clown pour livre des réflexions plus travaillées et mieux écrites. En tout cas, c'est plein d'humour (qui plaît ou pas) et c'est rythmé. Ah et je trouve la couverture dessinée par Margaux Motin très sympa.

En conclusion, ce livre n'a moyennement convaincue, je crois que j'attends autre chose d'un livre de chick-lit, je ne saurais vous dire exactement quoi mais certains sont super loufoques et me plaisent et d'autres moins. Ceci dit pour vous détendre, c'est exactement le livre qu'il faut. Et si vous voulez savoir si Anouchka arrivera à accepter sa première ride, lisez-le.

Note :



  Ce roman fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  3/26

22 janvier 2015

Mystic River de Clint Eastwood

avec Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon, Laurence Fishburne

Résumé :
Il y a 25 ans, Jimmy, Dave et Sean étaient les meilleurs amis du monde jusqu'à ce qu'un événement dramatique les sépare. Maintenant, vivants toujours à Boston, c'est une nouvelle tragédie qui les réunit...




Mon avis :
J'aime beaucoup les films de Clint Eastwood et pourtant je n'avais jamais vu celui-ci. Je me rappelle très bien quand il est sorti, l'envie que j'avais de le voir et le temps qui a passé... Et le comble c'est que je l'avais dans ma DVDthèque depuis une éternité ! Alors en ce début 2015, mon mari et moi cherchions un film à regarder et j'ai enfin déblistéré (oui j'invente des mots :) mais c'était parce qu'il était encore sous blister) Mystic River. Et je regrette de ne pas l'avoir vu plus tôt car je l'ai trouvé excellent !

Dave Boyle, Jimmy Markum et Sean Devine étaient amis quand ils étaient petits jusqu'à ce que Sean se fasse enlever par des inconnus. Même s'il réussit à se sauver, Sean restera meurtri et l'amitié entre les trois garçons n'y résistera pas. 25 ans plus tard, une tragédie les remet en présence. La fille de Jimmy est retrouvée assassinée et Sean, devenu policier et affecté à l'enquête, croit savoir qui a fait le coup, à savoir Dave, qui ne s'est jamais vraiment remis de son traumatisme...

Plus qu'un thriller, c'est un film policier très bien ficelé. Assez classique de ce côté-là, il faut le reconnaître et l'enquête n'est pas hyper folichonne. Un meurtre a été commis, il faut trouver le coupable. Point. Mais Eastwood déroule son histoire de telle façon que ça en devient passionnant. Il y a beaucoup de tension tout au long du film, on pense, comme beaucoup, que le coupable est tout désigné et évidemment je ne vous dirai pas si celui auquel on pense (celui dont j'ai parlé dans mon résumé) est le vrai tueur ou pas.

Ce qui fait rend ce film prenant et très bien fait, c'est surtout le côté social et psychologique de son histoire, la façon de décrire les traumatismes de chacun, l'évolution des trois hommes, chacun ayant pris une voie différente et la pègre qui a presque autant d'importance que la police dans ce coin de Boston. Il n'y a qu'à voir quand les anciens complices de Jimmy se substituent à la police pour interroger les gens ou faire le sale boulot...

Les acteurs sont bien évidemment tous excellents. À commencer par Sean Penn et Tim Robbins qui ont bien mérité leurs Oscar (meilleur acteur et meilleur acteur dans un second rôle). Mais ce n'est pas très étonnant car ce sont de toute façon d'excellents acteurs :) Mais dans ce film, ils se détachent vraiment du lot, Sean Penn en ancien malfrat et père meurtri et Tim Robbins dans le rôle de cet homme qui n'a jamais réussi à surmonter le traumatisme de son enfance et excelle à donner de l’ambiguïté à son personnage. Suivant sa façon de jouer, on se prend à croire qu'il est innocent ou coupable, on le plaint ou il nous répugne. Well done, Tim !

Kevin Bacon (que j'adore !) est impeccable aussi mais son rôle est moins marquant, sans doute parce qu'il est plus en retrait et pas très original dans le rôle du flic.

Les actrices ne sont pas en reste non plus que ce soit Laura Linney et surtout Marcia Gay Harden, très juste dans le rôle de l'épouse de Dave.

À noter dans le rôle d'un homme de main de Jimmy, Kevin Chapman qui joue Fusco dans Person of Interest.

Clint Eastwood n'est pas un réalisateur époustouflant. Non sa façon de réaliser est toujours très classique mais les histoires qu'il filme (Million Dollar Baby et bien d'autres) sont tellement solides que ça passe très bien. Ici aussi, on passe donc outre son académisme pour admirer l'image léchée et sa direction d'acteurs.

En conclusion, même si ma chronique ne le reflète peut-être pas tout à fait, j'ai trouvé ce film policier excellent de bout en bout, j'ai été prise par l'histoire, les personnages et le talent des acteurs qui les interprétaient. Alors si vous voulez découvrir cette histoire tirée du très bon Dennis Lehane (écrivain également de Shutter Island, Gone Baby Gone, d'autres autres formidables adaptions) et savoir si Dave a vraiment tué la fille de Jimmy, regardez-le !

Note :



Ce film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
4/53

et du Mini Challenge Thriller de Seriebox
1/7
27/50