23 mai 2014

Dark Prophecy, Level 26 tome 2 d'Anthony E. Zuiker

Résumé :
5 ans après l'affaire Sqweegel et le meurtre ignoble de sa femme par ce dernier, Steve Dark, le limier des Affaires Spéciales, a décidé de prendre sa retraite pour vivre auprès de sa fille qu'il connaît à peine. Mais une série de meurtres particulièrement horribles va raviver son instinct de chasseur...





Mon avis :
Voilà encore une série dont j'avais lu le tome 1 il y a plus de 3 ans (en février 2011) et dont ce tome 2 traînait dans ma Pal depuis deux ans. Cette année, j'ai décidé de l'inscrire à mon challenge ABC pour me laisser une chance de le lire enfin et voilà c'est fait ! :) Et je dois dire que ce thriller, comme le premier tome, est très efficace et haletant même s'il n'est pas très original.

Voilà 5 ans que Steve Dark, le chasseur des Affaires Spéciales, a débarrassé le monde de Sqweegel, un meurtrier de niveau 26, 5 ans que sa femme est morte le laissant seul avec une petite fille, 5 ans à parcourir le monde à la recherche d'autres meurtriers tout aussi retors. Mais voulant donner une vie normale à sa fillette, il décide de raccrocher. Mais une série de meurtres s'inspirant du tarot divinatoire et un instinct encore intact vont le faire sortir de sa retraite...

Dans ma chronique du précédent tome, je vous parlais de la filiation de Level 26 à Dragon rouge, de Steve Dark par rapport à Will Graham et Tom Riggins par rapport à Jack Crawford. Et j'ai encore une fois énormément ressenti cette filiation dans ce tome 2 mais non plus par rapport au roman de Thomas Harris mais davantage à travers la série diffusée sur NBC, Hannibal. Comme dans la série, attention spoiler, Riggins, le mentor de Dark, se demande si ce dernier, du fait de sa façon particulière à se mettre à la place des tueurs, ne serait pas tombé du côté obscur de la force...

En tout cas, voilà un thriller très efficace, bien ficelé et qui se lit très vite. J'ai bien aimé l'idée de base, l'utilisation du tarot, j'ai apprécié de ne pas deviner 3 jours à l'avance qui était coupable. Cependant, ce n'est pas aussi intense qu'avec Sqweegel qui était un vrai méchant glaçant. Là, franchement, au niveau du ou des coupables, même s'ils sont ingénieux dans leurs méthodes, on descend un peu en gamme (au Level 20 pourrait-on dire :)) J'aurais bien aimé qu'il y ait plus coriace en face de Steve Dark.

Steve Dark est égal à lui-même, Chasseur de psychopathes hors pair, intéressant et ambigu. Même si la question de savoir s'il est tombé du côté obscur ne se pose pas vraiment, il a une espèce de noirceur (Darkness) en lui qui fait qu'il comprend toujours avant tout le monde ce que pense le tueur (comme Will Graham, je vous dis !). J'ai quand même aimé son côté plus... euh.. doux, celui qui veut avoir une vie normale avec sa fille. Mais chassez le naturel, il revient galop, vous le voyez en papa poule, vous, le Steve Dark ?

Du coup, les autres personnages ont un peu de mal à exister. On retrouve Riggins mais de façon sporadique, une nouvelle, Lisa Graysmith, fait son entrée et qui va sortir Dark de sa retraite mais je l'ai trouvé un peu trop froide et j'ai déjà bien assez parlé du ou des coupables.

J'ai dit plus haut que c'était bien ficelé, je dirais même plus, un peu trop bien ficelé. On sent que l'auteur est maître dans l'art d'écrire des scénarios de thriller efficaces (il a créé la série Les Experts et ses spin-off où il officie en tant que scénariste et producteur) et qu'il n'a eu qu'à sortir son parfait manuel du scénariste pour écrire quelque chose qui marche à tous les coups. Du coup, il n'y a rien qui ne sort vraiment des sentiers battus, c'est carré, certes, mais un peu clinique. Il manque de l'émotion à l'histoire.
Il a écrit son livre en collaboration avec Duane Swierczynski, un écrivain de romans, de non-fictions et de comic books, je ne sais pas quel est le rôle de l'un et de l'autre.

Comme le précédent tome, il est interactif. C'est à dire qu'on peut regarder des vidéos au cours de notre lecture en flashant un code ou en allant sur un site. Pour le premier tome, j'avais attendu d'avoir lu le livre pour voir les vidéos et je n'avais pas été vraiment convaincue par le procédé, du coup, j'ai fait l'impasse cette fois-ci.

En conclusion, un thriller haletant et très efficace même si hyper calibré et pas tellement original. Et si vous voulez savoir qui tue en s'inspirant du Tarot divinatoire et si Dark va vraiment tomber du côté obscur de la force, lisez-le !

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2014 de Nanet
12/26

du Challenge Thrillers et Polars de Liliba
7/8
du Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci Thriller/Polar/Policier
5/12

Et enfin du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
pour le Delaware où se déroule un des meurtres 
 37/50
Le Delaware a été le premier, oui le premier !, état à entrer dans l'Union, le 7 décembre 1787. Sa capitale est Dover, sa ville la plus grande, Wilmington

19 mai 2014

L'armée des âmes, Rebecca Kean tome 5 de Cassandra O'Donnell

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Rebecca Kean doit gérer la présence de sa grand-mère venue pour la tuer et les changements qui interviennent chez sa fille Leonora tout en enquêtant sur des meurtres particulièrement horribles...




Mon avis :
Grâce à une lecture commune, j'ai une fois de plus retrouvé Rebecca Kean dans ce 5e tome de ses aventures, tome qui, je dois le reconnaître, m'a beaucoup plu.

Nous avions laissé Rebecca ouvrant la porte de son appartement à sa grand-mère, une Vikaris particulièrement retorse. Cette dernière, en compagnie de ses deux comparses qui n'ont que l'air de charmantes vieilles dames, Clotilde et Madeleine, compte bien tuer notre Assayim préférée, pour s'être enfuie il y a plus d'une décennie. Mais Rebecca a d'autres chats à fouetter. Des meurtres horribles sont commis sur son territoire et Leonora, en tant que vampire et shaman, voit de nouveaux dons se développer, ce qui ne manque pas d'inquiéter notre chère tueuse...

Si vous suivez mes chroniques sur la saga, vous savez qu'elle ne fait pas partie de mes préférées, que je la trouve moins dense que les séries d'Urban fantasy anglophones que je suis, comme Kate Daniels ou Harry Dresden. Mais le fait est que je l'aime quand même bien et que j'ai toujours plaisir à retrouver l'univers de Rebecca Kean et ses personnages. J'ai donc été ravie de me replonger dans les aventures de la jeune sorcière Vikaris, d'autant plus que maintenant, je dois suivre le rythme des parutions ayant rattrapé mon retard et que c'est finalement assez frustrant. :) Et comme Cassandra O'Donnell a le chic de nous laisser sur un beau cliffhanger en fin de tome, j'attendais ce tome 5 avec impatience vu la fin du 4e.

L'armée des âmes reprend donc exactement là où nous avions quitté le tome 4. Nous allons donc faire connaissance avec la grand-mère de Rebecca, et en apprendre plus sur le passé de la jeune femme, son rapport houleux à son ancienne communauté et cela va lui permettre à elle également d'en savoir davantage et de mieux comprendre certaines réactions de sa communauté. La rencontre entre Rebecca et sa grand-mère, c'est un peu le passé contre l'avenir et c'est aux deux femmes de faire un pas l'une vers l'autre pour peut-être trouver un compromis et une co-existance. Cette intrigue est un peu le fil rouge du tome et c'est intéressant à suivre. D'ailleurs j'étais très contente d'en apprendre davantage sur ces mystérieuses Vikaris qui sont comme le grand méchant loup pour les autres communautés surnaturelles.

L'intrigue du jour, elle, met les shamans plus avant, dans des circonstances dramatiques. Je ne veux pas en dire trop car ce serait dommage. J'ai trouvé le tome bien construit, très rythmé et on ne s'ennuie pas une seconde. Il y a énormément d'humour dans ce tome, peut-être un peu trop d'ailleurs, même si c'est amusant par moment, car, du coup, ça diminue le côté dramatique et sombre de certaines situations. Je l'avais d'ailleurs déjà évoqué dans le tome précédent. C'est sympa mais j'aime bien quand dans ce genre de livre l'atmosphère est pesante/intense dans certaines scènes. Quand on est oppressés par ce qu'il se passe et qu'on tremble pour nos héros. Là, même s'il y a des scènes qui font frémir, j'avais presque l'impression d'être à l'école du rire ! Mais bon, ça ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture.

Outre les shamans, on voit un peu les autres communautés, les loups, les vampires, les muteurs et les démons mais de façon assez sporadique, surtout les vampires qui sont pratiquement aux abonnés absents.

Ce livre contient son lot de rebondissements et de révélations concernant certains personnages. Et amènent de nouvelles questions sur un personnage emblématique (chéri de ses dames) de la saga...

Pas grand chose de nouveau à dire sur Rebecca car tout ce que je pourrais évoquer sur elle, je l'ai dit dans le tome 4 ! En tout cas, j'aime bien la retrouver, comme une bonne copine, j'aime bien son ambiguïté entre la tueuse qu'elle est et la femme qu'elle est devenue au contact des autres. Ses origines assez originales et son parcours depuis qu'elle a fui les Vikaris ont empêché qu'elle devienne une Vikaris pure et dure, une Anthea-bis (la grand-mère) en quelque sorte. Et puis une fille qui regarde les séries Grimm et Walking Dead ne peut que être que sympa, hein ? :D

Alors la grand-mère Vikaris, c'est quelque chose ! Une certitude ancrée en elle quand elle arrive chez Rebecca (elle doit la tuer ou mourir), de la répartie et de l'humour et, malgré tout, une capacité à voir au-delà des apparences. Elle m'a bien plus cette petite vieille-là. Tout comme ses deux copines gardes du corps, Madeleine et Clotilde, de véritables tueuses dans des corps de mamies tout ce qu'il y a de plus inoffensif. Et amusantes en plus ! Peut-être un peu trop d'ailleurs, on aurait dit parfois de vraies gamines !

Leonora est de plus en plus intéressante. J'aime beaucoup le personnage, jeune fille qui grandit trop vite, adolescence rebelle (normale quoi) et dotée de pouvoirs dont on découvre l'étendue à chaque tome. C'est un personnage assez complexe et très attachant.

On ne voit pas beaucoup Raphaël mais, même peu présent, les mystères qui l'entourent sont intrigants. Bruce, l'autre élu du coeur de Rebecca est là aussi mais je dois dire qu'il a tendance à m'agacer un tantinet. On retrouve également les fidèles de l'entourage de Rebecca, Beth, Gordon l'Alpha des loups-garou etc...

Pas grand chose de nouveau à raconter sur le style de l'auteur, c'est efficace, on ne s'ennuie pas une minute à la lire, ça fuse, c'est sympa à lire. Et, cette fois-ci, il n'y pas de cliffhanger insoutenable à la fin !

En conclusion, un très bon tome 5 qui m'a fait passer un très bon moment et j'ai hâte de lire la suite (elle sort quand ???). Ce n'est pas ma série préférée mais je m'y suis attachée comme à ses personnages, surtout Rebecca et Leonora. Et si vous voulez en savoir plus sur les mystérieuses Vikaris et pourquoi ce tome porte le nom d'Armée des âmes, lisez-le !

Note :
Lecture commune organisée par Audel avec Klo et Sokitty

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (165)

C'est une fois de plus lundi et c'est le moment de faire le point sur mes lectures dans dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.
 
- La semaine dernière, j'ai lu L'armée des âmes, le tome 5 de Rebecca Kean de Cassandra O'Donnell que j'ai trouvé très bien. Ma chronique sera en ligne dans la matinée. Ensuite, j'ai lu Dark Prophecy, le tome 2 de Level 26 d'Anthony E. Zuiker que j'ai lu en deux jours et qui était très bien ficelé. Et j'ai pratiquement lu Zombie Planet, le tome 3 de Zombie Story de David Wellington.
 
- Aujourd'hui, je vais finir Zombie Planet, il me reste 30 pages à lire. C'est pas mal, mieux que je ne le pensais. Et je vais commencer Heartless (Sans coeur), le tome 4 des aventures d'Alexia Tarabotti de Gail Carriger.
 
- Cette semaine, je vais donc lire Heartless et ensuite je ne sais pas trop, j'ai ai sorti quelques livres de ma pal donc ce sera entre Une mort certaine (Dead in the Family), le tome 10 de la communauté du Sud de Charlaine Harris (j'ai lu le tome 9 il y a presque 5 ans !), Les mains de Dieu de Ludovic Rosmorduc ou alors Into the Wild de Jon Krakaeur. À moins que ce ne soit totalement autre chose ! En tout cas, une chose est sûre, il y aura Mastermind, le tome 5 des Foulards Rouges de Cécile Duquenne qui sort mercredi et que j'attends avec impatience !
 
Bonne semaine à tous !

18 mai 2014

Le début de la fin, Thursday Next, tome 5 de Jasper Fforde

Titre original : First Among Sequels

Spoilers sur les tomes précédents
Résumé :
14 ans se sont écoulés depuis que Thursday Next a récupéré son mari Landen. Et le monde a bien changé. Alors, depuis, elle coule des jours tranquilles auprès de lui et de leur trois enfants. En apparence seulement car, sous couvert de vendre de la moquette, elle continue ses activités de SpecOp et au sein de la Jurifiction des livres. Une tâche ardue quand la télé réalité tend à remplacer la lecture, que Friday son aîné est devenu un ado amorphe et peu enclin à embrasser la carrière de ChronoGarde à laquelle il est destiné et qu'elle doit s'occuper de deux stagiaires assez particulières à la Jurifiction...

Mon avis :
Thursday Next est une de mes héroïnes préférées, et qui pourrait être la soeur d'Amelia Peabody ou d'Alexia Tarabotti, deux autres battantes et fortes têtes. J'ai adoré ses 4 précédents tomes et pourtant, shame on me, j'ai attendu 2 ans et demi pour la retrouver dans ce 5e opus qui était pourtant dans ma Pal depuis très longtemps ! Après des retrouvailles un peu chaotiques (je vous expliquerai pourquoi plus tard)  j'ai été ravie de retrouver Thursday, son monde uchronique et le monde des livres !

Nous avions quitté Thursday en 1988 avec son mari revenu de son éradication et coulant des jours heureux avec leur fils, Friday et leur dodo, Pickwick. 14 ans et deux enfants, deux filles, plus tard, le monde de Thursday a bien changé. La télé-réalité a pris le pas sur la lecture, les SpecOp ont été démantelées, le monde des livres ne semble qu'un lointain souvenir et Thursday a monté une entreprise de moquetterie. Mais tout cela n'est qu'une couverture pour ses réelles activités. Elle a remonté les SpecOp en secret et travaille toujours au sein de la Jurifiction où on lui a assigné deux stagiaires dont elle se passerait bien. Ajoutez à cela que son fils est maintenant un ado de 16 ans dans toute sa splendeur, qui refuse le destin qui lui est promis et voilà Thursday repartie dans de nouvelles aventures, cocasses mais dangereuses.

Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par le style de l'auteur ou plutôt sa traduction. Dès le début de ma lecture, j'ai été assez désarçonnée par l'emploi de certains mots et expressions argotiques un peu bizarres. Je ne me rappelle plus s'il y avait de l'argot dans les 4 premiers tomes mais là ça m'a sauté aux yeux. Tout comme l'écriture nettement plus masculine. Le livre est certes écrit par un homme mais je ne l'avais pas ressenti comme ça lors des quatre premiers tomes. La série étant écrite à la première personne du singulier, il avait une touche féminine dans le style. Après vérification, je me suis aperçue que le traducteur des 4 premiers livres, une femme, avait été remplacé par un homme et en fait, cela m'a énormément gênée. Du coup, pour ne pas pénaliser cette série que j'aime beaucoup, j'ai préféré passer en VO et je dois dire que ce fut un soulagement. J'avais peur de galérer car le monde de Thursday est très particulier, pas toujours facile à comprendre et avec l'emploi de termes inventés et en fait, je n'ai pratiquement pas eu de difficultés. J'ai même trouvé que c'était parfois plus compréhensible en anglais qu'en français ! J'ai retrouvé cette ambiance féminine dans la narration d'où il se dégage beaucoup de charme et je me suis régalée ! Du coup, merci d'avoir changé de traducteur, ça m'a permis de sauter le pas vers la VO ! :p

Pour en revenir au livre, c'est toujours aussi farfelu et cocasse. Peut-être moins uchronique que par le passé, plus ancré dans la réalité même si on voyage toujours dans le temps, que les éléments de science-fiction sont toujours présents et que le fromage est aussi interdit que la drogue dans notre monde. Il faut d'ailleurs voir Thursday faire du trafic de fromage comme s'il s'agissait d'héroïne ou de cocaïne ! :)

Deux intrigues distinctes en apparence, l'une dans le Monde Extérieur, où Thursday soit s'employer à ce que son amorphe ado de Friday devienne une figure majeure des Chrono-gardes sous peine de voir la fin du monde arriver plus vite que prévue et une, voire plusieurs, intrigue au sein du Monde des Livres où il se passe beaucoup de choses. C'est là où je me suis le plus régalée d'ailleurs. J'adore l'inventivité de l'auteur à ce niveau, assister à la construction des livres, au dépoussiérage et à la rénovation même des classiques. On passe pas mal de temps dans l'univers austenien, avec les Bennett surtout, et c'est génial ! Mais la littérature moderne n'est pas en reste puisqu'il y a aussi des références amusantes à Harry Potter et à Temperence Brennan, l'héroïne des thrillers de Kathy Reichs.

Je ne veux pas trop en dire, d'une part parce qu'il se passe beaucoup de choses, aussi bien dans le monde extérieur et celui des livres et d'autre part parce qu'il serait dommage de tout dévoiler, j'en ai déjà dit bien assez. Je rajouterai juste que c'est quand même une belle charge contre la stupidité de la télé-réalité et ça ne peut que me plaire !

Ça a été un vrai plaisir de retrouver Thursday, rentre dedans mais tendre en même temps (surtout envers son mari), qui fait preuve d'un humour corrosif et qui est attachante comme tout. Je l'adore !

Landen, même non-éradiqué, n'est pas hyper présent mais j'adore ses scènes avec Thursday. C'est vraiment un mari adorable !

On retrouve pas mal de personnages des précédents livres, pour notre plus grand plaisir, des gentils, comme des méchants et c'est un vrai bonheur. Ah et j'ai bien aimé une des stagiaires mais je ne veux pas en dire plus.

Ah une dernière chose avant de vous quitter ! Étant donné que j'avais les versions françaises et anglaises sous les yeux, j'ai trouvé dommage que dans la version française, à la fin, il ne soit pas fait mention des suites. Dans la VO, il est marqué que l'on retrouvera Thursday Next dans une prochaine aventure et l'auteur donne toute une liste de titres possibles, tous très amusants. Cela donne :
Thursday Next will return in: The War of the Words or Last Among Prequels or Apocalypse Next or Dark Reading Matter or Paragraph Lost or Herrings Red or The Palimpsest of Dr. Caligari or The Legion of the Danvers or Some Other Title Entirely.
En fait, ce sera un titre complètement différent puisque le tome 6 s'appelle One of our Thursdays is missing. :)

Ah et j'aime beaucoup la couverture VO, très amusante et qui reflète bien l'esprit du livre.

En conclusion, si vous aviez aimé les 4 premiers tomes, celui-ci vous ravira encore une fois (si vous le lisez en anglais, ou si la nouvelle traduction ne vous dérange pas) et vous y retrouverez le charme, l'humour et la loufoquerie qui caractérise cette série de livres. Et si vous voulez savoir si Thursday arrivera à contrer l'arrivée de la télé-réalité dans le monde des livres et si elle arrivera à se tirer des pièges, nombreux qu'on lui tend, lisez-le ! Quant à moi, j'espère bien ne pas attendre 2 ans et demi avant de lire la suite (les 2 tomes suivants sont sortis en VO) !

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2014 de Nanet
11/26

du  Challenge Read in English d'Avalon
  20

 du Baby Challenge Science-fiction de Livraddict
10/20
(9+1joker)

Et du Challenge God Save the Livre d'Antoni
6/5

16 mai 2014

La guerre éternelle, Time Riders, tome 4 d'Alex Scarrow

Titre original : Time Riders Book 4 : The Eternal War

Risque de spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
En allant sauver Abraham Lincoln d'une mort certaine en 1831, Liam, Bob et Sal n'arrive pas à empêcher celui-ci de les suivre. Et voilà maintenant que le cours de l'Histoire est complètement changé avec une guerre de Sécession qui dure encore en 2001...


Mon avis :
Si vous me suivez régulièrement, vous savez que Time Riders est une série qui m'emballe beaucoup. Jusqu'à présent, j'ai énormément aimé les tomes que j'ai lus et ce tome 4 m'a pas fait exception à la règle car il m'a tout aussi emportée même s'il se focalise davantage sur la guerre.

Coup de théâtre, Abraham Lincoln, président de 1861 à 1865 et qui avait mis fin à la guerre de sécession, a été tué alors qu'il était un tout jeune homme ! Liam, Bob et Sal sont dépêchés à la Nouvelle-Orléans pour empêcher cela mais en rentrant en 2001 voilà que Lincoln les suit, provoquant une modification majeure de l'Histoire. Sans ce président éclairé, la guerre de sécession a continué et voilà nos amis pris entre les deux camps, Nord et Sud, camps soutenus l'un par les Français, l'autre par les Anglais qui utilisent des méthodes peu orthodoxes pour combattre. Nos Time Riders arriveront-ils à renvoyer Lincoln a son époque et à remettre l'Histoire dans le bon sens alors qu'autour d'eux tout n'est que chaos ?

 Même si le schéma reste similaire aux tomes passés, à savoir une modification importante de l'Histoire qui a des répercussions importantes sur notre présent (enfin, celui de 2001), cette fois-ci, nos voyageurs ne sont pas bloqués dans le passé et la majeure partie de l'intrigue se déroule à l'époque de nos Time Riders. Un changement bienvenu et très intéressant. Car la question qui se pose c'est comment remettre les choses en place quand vous êtes coincés dans votre propre présent et que tout part en vrille ? C'est ce à quoi vont s'atteler, avec beaucoup de difficultés, nos 3 amis et leurs deux "support units", Becks et Bob. Et c'est encore une fois passionnant.

Même si la guerre de tranchées n'est pas des plus folichonnes, là j'ai trouvé que c'était très bien tourné et je trépignais à chaque fin de chapitre avec l'envie de continuer pour savoir ! De plus, l'univers uchronique de 2001 est intéressant avec des machines de guerre surprenantes et une réflexion sur la génétique. Je vais spoiler mais les anglais ont donc créé des êtres, des sortes de chimères qui échappent à leur contrôle. Des événements vont mettre certains de ces être en présence de Sal qui va les considérer comme des êtres humains, intelligents et capables de réflexions (limitées certes) et de sentiments (et qui  sont assez similaires à Bob et Becks dans leur conception, sinon dans leur physique). Au contraire des anglais qui les considèrent comme des inférieurs, voire des monstres et ne sont en cela pas tellement différents des sudistes qui prônaient l'esclavagisme au moment de la guerre de sécession. Dans le roman, les anglais ont tout fait pour éradiquer l'esclavagisme mais suivent le même schéma...

Historiquement, c'est assez amusant de voir une Amérique exangue et des pays européens tout puissants comme la France et l'Angleterre qui dirigent le monde. Je me suis quand même posé la question si les événements mondiaux du XXe siècle, comme la seconde guerre mondiale et le nazisme avaient eu lieu dans cette réalité-là mais je pense que non.

Malgré mon enthousiasme et même si je ne maîtrise pas bien les voyages dans le temps, j'ai remarqué des petits soucis de continuum et de paradoxe temporel, notamment quand - Spoiler - à la fin, Abraham est ramené à son époque, à l'endroit où il était juste avant l'accident qui va le tuer... Ne devrait-il pas y avoir dans ce cas, deux Abraham Lincoln à ce moment-là ? Celui qu'ils n'ont pas encore sauvé et celui qu'ils viennent de ramener ? Là, ils partent du principe que le Lincoln d'origine a disparu mais taratata, je connais mon Retour vers le futur et je sais bien que ça ne marche pas comme ça ! ^^

Maddie prend une part plus active à l'intrigue. Jusqu'à présent, elle était cantonnée au poste de contrôle et ne vivait les événements que par procuration et là, elle est en plein dedans et joue un rôle majeur dans la sauvegarde du monde. Ça lui permet aussi de mieux connaître Becks qui n'était pour elle presque qu'une machine intelligente et n'avait pas la relation que la jeune support unit avait avec Liam. C'est intéressant de voir l'évolution de Maddie.

Dans le tome précédent, j'avais regretté que Sal soit un peu en retrait et là je suis contente car elle a un rôle un peu plus important, et surtout certaines petites révélations semblent indiquer que ce rôle-là sera encore plus important dans les tomes à venir. J'ai hâte de voir ça.

Liam est toujours ce brave gars courageux, droit et attachant. Et Becks et Bob sont mes petits chouchous.

J'ai particulièrement trouvé touchante une des créatures intelligentes, un nommé Samuel dont le sort m'a presque tiré les larmes...

Ah et j'ai aussi beaucoup aimé les deux colonels des partis adverses du Nord et du Sud, Devereau et Wrainright, leur humour, leur ouverture d'esprit, leur complicité au fil de l'histoire.

Quant à Abraham Lincoln, ce n'est pour l'heure qu'un jeune homme immature. :)

Le style de Scarrow est toujours aussi agréable à lire en anglais, c'est très rythmé (presque 100 chapitres en 400 pages !), palpitant, et comme je l'ai dit, à chaque fin de chapitre ou pendant ma lecture je faisais des bonds partout tellement je voulais en savoir plus.

En conclusion, encore un très bon tome de l'univers des Time Riders. Ce n'est pas non plus une lecture exceptionnelle mais moi j'adhère et j'adore ! Et si vous voulez savoir quelle sera la conséquence d'un Lincoln qui n’accomplirait pas sa destinée et comment nos Time Riders vont s'en sortir, lisez-le. Quant à moi, vu comment nous laisse l'auteur à la fin du tome, je n'ai qu'une envie, me jeter sur le 5e ! Je vais attendre un tout petit peu mais pas trop non plus ! :D

Note :



Ce livre fait partie du Challenge Read in English d'Avalon
19

Du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
10/20

Et du Challenge God Save the Livre d'Antoni
qui repart pour une nouvelle année ! 
5/5

Une partie de l'histoire se déroule en Virginie, une Virginie uchronique certes mais bien réélle :)
il fait donc partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
 36/50
 La Virginie est le 10e état à avoir rejoint l'Union en 1788, sa capitale est Richmond.

13 mai 2014

Le discours d'un roi de Tom Hooper

Titre original : The King's Speech
avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter

Résumé :
Le futur roi George VI, père de la reine actuelle Elizabeth II, est atteint de bégaiement qui l'empêche de s'exprimer en public. Avec l'aide de sa femme et d'un thérapeute aux méthodes peu orthodoxes, il va arriver à surmonter son handicap et à tenir son rang quand les événements de l'Histoire et familiaux vont le mettre sur le devant de la scène...




Mon avis :
Ce film est sorti il y a un peu plus de trois et à l'époque j'avais eu très envie de le voir d'autant plus qu'ensuite j'avais eu le DVD en 2012. Et puis le temps a passé, j'ai regardé d'autres films et laissé celui-ci dans ma dvdthèque. Cette année, je me suis dit que c'était l'occasion d'enfin le regarder et je ne le regrette absolument pas car ce film beau et touchant a été un vrai coup de coeur !

Rien ne prédestinait le prince Albert dit Bertie, duc d'York et deuxième fils du roi George V, à devenir roi.  Atteint d'un bégaiement le paralysant lors de discours officiels et assez timide, il aurait dû rester dans l'ombre de son frère. Mais quand ce dernier devenu roi sous le nom d'Edward VIII abdiqua pour pouvoir épouser la deux fois divorcée Wallis Simpson, Albert monta sur le trône en prenant le nom de George VI et se retrouva en première ligne pour protéger son pays de l'Allemagne nazie. Mais auparavant, afin de pouvoir surmonter son handicap, sa femme l'avait persuadé de se faire soigner par un thérapeute australien assez peu conventionnel, Lionel Logue. Grâce à ce dernier, George VI pourra-t-il tenir son rang lors de son discours déclarant l'entrée en guerre du Royaume-Uni  contre l'Allemagne en 1939 ?

Voilà donc un film vraiment magnifique sur un homme que nous, français, connaissons peu ou pas, à part qu'il est le père de l'actuel Elizabeth II. Les faits ont été romancés bien évidemment, et même un peu arrangés. Par exemple, dans le film, Albert ne commence vraiment sa thérapie qu'au milieu des années 30 et on n'en verra le résultat que lors de sa prise de fonction comme roi, puis surtout le fameux discours qui marque l'entrée en guerre de son pays.
Or, en réalité, il commencé à voir Lionel Logue après sa tentative (désastreuse) de parler lors de la clôture de l'exposition impériale au stade de Wembley en 1925. Dans le film aussi mais peu convaincu par les méthodes de Logue, il s'écoule plusieurs années avant qu'il ne revienne vers lui, ce qui n'est donc pas le cas en vrai.

Le contexte historique n'est qu'en arrière-plan, c'est surtout un film qui porte sur les hommes (et les femmes) et c'est ce qui le rend si émouvant et beau. C'est l'histoire de cette relation très particulière entre Bertie, un homme non destiné à devenir roi mais élevé malgré tout dans le respect de l'étiquette et des conventions de Buckingham et un peu sur son quant-à-soi parfois, et Lionel, un australien aux manières un peu abruptes qui ne voit pas d'inconvénient à appeler ce fils de roi par son petit surnom voire à lui taper sur l'épaule ! :) On le voit tout au long du film, c'est une amitié parfois houleuse qui va se créer, avec des hauts et des bas, des clash même parfois, car pas facile pour Bertie de surmonter ce défaut d'élocution qui le handicape fortement, jusqu'à la paralysie parfois. Les scènes de travail (ou autres) entre les deux hommes sont merveilleuses, émouvantes, cocasses parfois et la tension va crescendo quand on sait qu'il va falloir que George V prononce son fameux discours en 1939, à un moment où les anglais ont besoin d'un roi fort qui les galvanise et les rassure.

Ce qui fait la grande grande force de ce film ce sont ses acteurs ! Ils sont tout simplement fabuleux, que ce soit Colin Firth ou Geoffrey Rush.

Colin Firth est un excellent acteur, on le sait ! :) Mais là, il arrive à se glisser dans la peau de cet homme qui a du mal à s'exprimer sans buter sur les mots avec une aisance assez troublante. On dirait vraiment qu'il EST le personnage et non pas qu'il le joue. Il est ce mélange d'homme élevé dans la tradition, un peu rigide parfois et de petit garçon perdu qui ne sait pas comment surmonter son problème. Il est tellement bien dans ce rôle que j'avais mal pour lui quand il essayait de s'exprimer ! Je comprends tout à fait la pluie de récompenses qu'il a reçu pour ce film (Oscar, Golden Globe et Bafta du meilleur acteur, entre autres).

Geoffrey Rush est également magnifique dans le rôle de Lionel Logue. C'est un personnage qui m'a autant touché, sinon plus que Bertie, car profondément humain, humble même devant Bertie qui n'hésite pas à l'engueuler et le virer et pourtant, tout au long de sa vie, Logue sera là pour son roi. Je suis très fan de Rush que j'admire à chacune de ses prestations (enfin surtout en Capitaine Barbossa dans les Pirates des Caraïbes :)) et ici, il tout simplement génial.

Helena Bonham Carter joue Elizabeth, la femme de Bertie et donc la mère de l'actuelle souveraine. J'ai beaucoup aimé ce personnage assez moderne et sympathique, qui aime son mari et fait tout pour le guérir. Il faut savoir que Queen Mum, comme on l'appelait, est morte à un âge très respectable de presque 102 ans en 2002 et fut le membre de la famille royale préféré des anglais.

J'ai juste trouvé que Wallis Simpson était décrite de façon assez caricaturale, c'est vraiment l'américaine vulgaire, par rapport aux anglais raffinés... Ça m'a un peu gênée mais après tout elle était peut-être comme ça !

C'est marrant de voir la future Elizabeth II petite fille (enfin son personnage) alors que c'est maintenant une vieille dame assez collet monté.

La réalisation est assez académique, pas de grande surprise donc mais ce n'est jamais ennuyeux. On sent que le réalisateur a voulu rendre un hommage respectueux à ces hommes. Le film et son réalisateur ont reçu une pluie de récompenses également.

En conclusion, un film vraiment magnifique, beau et émouvant comme tout, avec des personnages joués de façon merveilleuse par leurs acteurs respectifs. Bref, vous vous en doutez, j'ai adoré ce beau moment de cinéma. Et si vous voulez savoir si ce cher Bertie réussira à surmonter son handicap grâce à Lionel Logue et à être présent au rendez-vous de l'Histoire, regardez-le !

Note :
++


Vu en version originale sous-titrée


Ce film fait partie du Film de la semaine de Benji
16/52

Il fait aussi partie du Ciné Challenge 2014 de Seriebox
2/12
81/100

Et du Mini Challenge Drame
1/10
25/50