12 mai 2014

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (164)

C'est lundi et c'est le moment de faire le point sur mes lectures dans dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.
 
- La semaine dernière j'ai lu Le début de la fin, le tome 5 de Thursday Next de Jasper Fforde. Je l'avais commencé lundi dernier, en VF, et après quelques pages, j'ai été désarçonnée par l'emploi de certains mots ou expressions argotiques. Après vérification, je me suis aperçue que le traducteur n'était plus le même que pour les 4 premiers tomes et ça m'a énervée. :) Du coup, je suis passée à la VO. J'avais un peu peur de patauger car l'univers de Thursday Next est assez particulier et il y a des mots inventés et finalement c'est passé comme une lettre à la poste. J'ai même trouvé que c'était parfois plus compréhensible qu'en VF ! Évidemment,  comme je suis passée à l'anglais, j'ai lu un peu moins vite qu'en français et je n'ai fini le livre qu'hier. Et j'ai beaucoup aimé.
Et hier en fin d'après-midi, j'ai commencé L'armée des âmes, le tome 5 de Rebecca Kean de Cassandra O'Donnell.

- Aujourd'hui, je lis donc L'armée des âmes et ça se lit vite puisque j'en ai déjà lu un quart ! C'est sympa à lire.

- Cette semaine, je pense que L'armée des âmes sera vite fini et j'enchaînerai avec Dark Prophecy, le tome 2 de Level 26 d'Anthony E. Zuiker. Si je l'ai fini d'ici lundi, j'entamerai une nouvelle lecture, je ne sais pas encore trop laquelle, j'ai envie de plein de choses ! Ce sera peut-être Zombie Planet, le tome 3 de Zombie Story de David Wellington.

Bonne semaine !

09 mai 2014

La marque du fleuve, Mercy Thompson tome 6 de Patricia Briggs

Titre original : River Marked

Spoilers sur les tomes précédents et le début de celui-ci

Résumé :
En lune de miel sur les bords de la Columbia, Mercy et Adam vont affronter une créature qui se terre dans le fleuve et s'en prend à des victimes innocentes. C'est aussi l'occasion pour Mercy d'en apprendre plus sur son héritage culturel...


Mon avis :
Entre le tome 5 et celui-là, il se sera écoulé 2 ans et demi avant que je me décide à le lire. Non pas que je n'avais pas envie, mais mon intérêt, quand je lisais de l'Urban Fantasy, s'était tourné vers d'autres héros/héroïnes comme Kate Daniels et Harry Dresden. Et les critiques mitigées m'ont ensuite un peu refroidie. Mais bon, je n'allais pas laisser cette pauvre Mercy dormir dans ma Pal ad vitam aeternam et j'ai enfin pris le temps de lire ce tome 5, que j'ai beaucoup aimé et où j'ai été ravie de retrouver ma petite coyote préférée.

Ding dong, ding dong, les wedding bells ont enfin sonné pour Mercy et Adam après 10 ans à s'observer, puis tomber amoureux. En guise de lune de miel, Adam emmène Mercy sur les rives de la Columbia, camper en caravane. Leur tranquillité est de courte durée quand ils se rendent compte qu'une créature hante le fleuve et tue des innocents. C'est aidée de Marcheurs comme elle que Mercy va affronter le monstre et par la même occasion s'immerger au plus profond de son héritage indien...

Disons-le tout de suite, ce n'est pas pour l'intrigue que ce Mercy m'a plu. Et je comprends les lecteurs qui ont été déçus par 1) l'absence des alliés habituels de Mercy et Adam et 2) la présence d'un monstre un peu atypique. Non, ce qui est intéressant c'est d'en apprendre plus sur les origines de Mercy et sur les légendes qui composent le folklore indien. J'ai énormément aimé ce côté-là de l'histoire, faire connaissance avec Coyote, un des "dieux" indien, en apprendre plus sur le père de Mercy dont on se savait pas grand chose jusqu'à présent et qu'on s'intéresse un peu à autre chose qu'aux créatures surnaturelles composant l'univers de Mercy. Je crois qu'on avait fait un peu le tour des loups-garous, vampires et faés, même si je pense qu'on les retrouvera plus longuement une autre fois, et cela m'a beaucoup plu de voir autre chose et en particulier cette culture indienne qui reste bien mystérieuse pour nous européens.

J'ai beaucoup aimé le fait également qu'on découvre Adam et Mercy loin de la meute. C'est vrai, généralement, il y a toujours un membre du Pack dans les parages et finalement, on a peu de moments où ils sont vraiment seuls. Ici c'est l'occasion de mieux se rendre compte de l'amour et la complicité qui les unit et c'est adorable. J'ai aussi beaucoup apprécié qu'un auteur puisse écrire de l'Urban Fantasy sans y inclure explicitement des scènes de sexe (même si les Harry Dresden, Kate Daniels ou encore Rachel Morgan n'en n'ont pas tellement non plus). Ce n'est pas que ça me déplaît en général mais j'ai été ravie qu'on se concentre sur autre chose et ici elles ne sont simplement que suggérées.

Mercy Thompson a su me séduire une fois de plus. J'adore cette petite coyote et je m'en veux de l'avoir abandonnée pendant de loooongs mois ! C'est vraiment une héroïne très attachante, sympa et courageuse. Vous savez c'est comme quand vous revoyez une amie que vous n'avez pas vue depuis longtemps et que c'était comme si on s'était quittées hier. Ça me fait la même chose avec Mercy ! :D

J'apprécie de plus en plus Adam. C'était déjà le cas dans les deux tomes précédents mais là, le voir seul avec Mercy c'est un vrai bonheur car sous ses dehors d'Alpha macho, c'est quelqu'un qui aime profondément la jeune femme et j'adore les voir vivre ensemble.

Comme j'ai dit plus haut, j'ai également beaucoup aimé Coyote, le "totem" de Mercy pourrait-on dire. Il apporte un éclairage très intéressant sur les origines de Mercy.

Les amis des Tri-cities ne sont pas en reste non plus, on apprend comment Stephan a géré l'après tome 4 (on ne l'avait pas vu dans le tome précédent il me semble) et on aperçoit Warren et Kyle.

Quant à la vilaine bébête de l'intrigue, the River Devil (la diablesse de la rivière ?),c'est un peu le point faible de l'intrigue. Ce n'est pas inintéressant mais pas passionnant non plus.

C'était le premier Mercy Thompson que je lisais en VO et j'ai vraiment apprécié. C'est assez facile à lire et il se dégage un vrai vrai charme de la plume de l'auteur.

En conclusion, une aventure différente pour notre petit coyote mais qui m'a beaucoup plu d'autant plus qu'on plonge au coeur des origines de Mercy. Et si vous voulez vous aussi en apprendre plus et savoir qui est la vilaine bestiole qui hante les profondeurs de la Columbia, lisez-le. Quant à moi, je compte bien ne pas attendre deux ans et demi avant de lire la suite !

Note :



De nombreux autres avis sur Bibliomania

Ce livre fait partie du Challenge ABC 2014 de Nanet
10/26

du Baby Challenge Bit-lit de Livraddict
5/20

du  Challenge Read in English d'Avalon
18

et enfin, comme le tome se passe sur les deux rives de la Columbia, dont l'état de l'Oregon
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
 35/50

L'Oregon est un état cher à mon coeur car j'y suis déjà allée deux fois. J'ai une cousine (au second degré et américaine) qui y vit et j'ai donc pu découvrir l'état où elle vit dont les fameuses Multnomah Falls que Mercy et Adam visitent et qu'on a pu apercevoir dans des films et séries dont Grimm (filmé à Portland) et le premier Twilight.
L'Oregon fut le 33e état à rejoindre l'Union en 1859. Sa capitale est Salem (pas la ville des sorcières :)) et la ville la plus grande Portland. Gus Van Sant, le réalisateur a tourné certains de ces films à Portland, d'ailleurs il y vit (ou il y a vécu en tout cas).
Pour ma part, c'est un état que j'aime beaucoup, très vert (il y pleut beaucoup) et la ville de Portland est très agréable pour y vivre.

06 mai 2014

Iron Man 3 de Shane Black

avec Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Guy Pearce, Ben Kingsley

Résumé :
Depuis les événements traumatisants de New York dans Avengers, Tony Stark passe son temps reclus dans son labo à se fabriquer de nouvelles armures, laissant la gestion de Stark Industries à Pepper Potts sa fiancée et la défense de l'Amérique à James Rhodes, son ami. Mais des attaques menées par un mystérieux terroriste, le Mandarin, et en particulier contre sa propre maison, vont l'obliger à intervenir...




Mon avis :
Ça y est, après les Thor et Captain America, je suis enfin à jour dans les film des Avengers, enfin ceux qui étaient dans le film de Josh Whedon (oui parce qu'il y a aussi Spiderman - je n'ai pas vu Amazing Spiderman - et autres X-Men - pas vu les Wolverine - qui font aussi partie de l'univers Marvel mais ne sont pas de la bande à Whedon). Si vous me lisez régulièrement, vous savez que Tony Star est mon super-héros préféré parmi les Avengers et Robert Downey Jr, un acteur que j'aime beaucoup. Et pourtant, j'ai tardé à voir ce Iron 3, sorti il y a déjà un an. J'avais vu le 1 et le 2 il y a presque 4 ans déjà et si j'avais beaucoup aimé, j'avais trouvé le 2e un peu "Transformers" à mon goût. Ce 3e opus, même s'il ne fait pas dans la dentelle, m'a beaucoup plu et j'ai été ravie de retrouver Tony ! :)

Depuis les événements de New York, traumatisants pour Tony Stark, ce dernier vit en partie reclus dans son labo sous sa maison, à créer des nouvelles armures Iron Man. C'est Pepper Potts, sa fiancée, qui gère les Industries Stark et son ami James Rhodes qui assure la sécurité du pays dans son armure rebaptisée Iron Patriot. Mais quand des attentats terroristes sont commis par un mystérieux Mandarin et que l'un d'entre eux manque de tuer le chef de sa sécurité et ami, Happy Hogan, Stark prend les choses en mains. Lorsque sa propre demeure est attaquée, il met tout en oeuvre pour contrer le Mandarin avant que son plan maléfique ne s'en prenne aux arcanes du pouvoir...

Pas de surprise avec ce 3e volet, il s'agit avant tout d'un pur divertissement avec de l'action et des scènes spectaculaires. On en prend plein les yeux, surtout vers la fin et ça marche ! Auparavant, on aura assisté aux états d'âme de Tony Stark qui ne sait plus très bien qui de lui ou de la machine fait Iron Man. J'ai trouvé ce côté-là (tout ce qui concerne Stark) intéressant car déjà dans le volet précédent, il se posait pas mal de question. La fin (je spoile un peu) laisse à penser qu'il est prêt à raccrocher l'armure mais ha ha ha nous on sait que ce n'est pas vrai puisqu'on le retrouvera dans Avengers 2 ! :)

L'intrigue est à plusieurs niveaux. Il y a bien sûr l'affaire du Mandarin et ses actes de terrorisme mais il y a quelque chose de plus retors derrière tout cela. Et une figure du passé de Tony refait surface et n'est pas très ami ami avec ce dernier. Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler.

J'ai donc retrouvé avec beaucoup de plaisir Robert Downey Jr et son Tony Stark qui en fait toujours des tonnes. Je crois que dans la vraie vie, Stark m'agacerait vite :) mais là, j'aime son côté un peu m'as-tu-vu mais qui a des doutes malgré tout, j'adore son labo et ses jouets ! :) Ah un truc et je vais sûrement spoiler, mais il faudra m'expliquer pourquoi à la fin, Tony n'a plus besoin de sa "pile". Je croyais que c'était ce qui le maintenait en vie...

Gwynneth Paltrow reprend le rôle de Pepper Potts, la fiancée du héros. Si je ne suis pas hyper fan de l'actrice (j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans les deux précédents volets), je l'aime bien dans ce rôle. Elle a une part un peu plus active dans le film et va même vous surprendre :)

Je ne dis rien sur les autres personnages pour ne pas spoiler.

La mise en scène de Shane Black (dont j'avais aimé Kiss Kiss Bang Bang qui avait marqué le retour de Robert Downey Jr au top) est efficace, dynamique et sans fioritures. Ses scènes d'actions sont spectaculaires, je l'ai dit. Je ne suis pas hyper fan des grosses batailles de robots (comme dans le 2) mais là ça allait. Ne manquez pas, comme dans tous les films Marvel, la scène post-générique (ou pendant générique).

En conclusion, j'ai beaucoup aimé retrouver Tony Stark dans ce film de pur divertissement qui m'a fait passer un très bon moment. Et si vous voulez savoir qui est le Mandarin et comment Tony va réussir à sauver l'Amérique sans l'aide des ses potes des Avengers, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Mini Challenge action de Seriebox
2/5
40/50

du Mini Challenge Science-fiction
2/5
44/50

du Film de la semaine de Benji
15/52

Et comme le milieu du film se passe dans le Tennessee,
il fait partie du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet
 34/50
Le Tennessee est le 16e état à avoir rejoint l'Union en 1796. Sa capitale est Nashville, et la ville la plus importante Memphis, toutes deux de hauts lieux musicaux en terme de rock, de blues ou de country.

05 mai 2014

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (163)

En ce premier lundi du mois de mai, c'est le moment de faire le point sur mes lectures dans dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini River Marked (La Marque du fleuve), le tome 6 de Mercy Thompson de Patricia Briggs et j'ai également lu The Eternal War (La guerre éternelle), Time Riders 4 d'Alex Scarrow.

- Aujourd'hui, en fait, je viens juste de terminer The Eternal War que j'ai énormément aimé. Et la fin me donne envie de me jeter sur le tome 5 mais je vais attendre un petit peu. Je vais donc commencer, comme prévu, Le début de la fin, Thursday Next tome 5 de Jasper Fforde.

- Cette semaine, je vais donc lire Le début de la fin et ensuite, je ne sais pas trop, sûrement Rebecca Kean tome 5, L'armée des âmes, de Cassandra O'Donnell.

Bonne semaine à tous !

02 mai 2014

Don Jon de Joseph Gordon-Levitt

avec Joseph Gordon-Levitt, Scarlett Johansson, Julianne Moore, Tony Danza

Résumé :
Jon Martello est accro au porno sur internet. Il rencontre la jolie Barbara Sugerman dont il tombe amoureux et essaie de changer mais son addiction revient au galop...





Mon avis :
Je vous l'avais déjà dit quand j'avais chroniqué Looper mais j'adore Joseph Gordon-Levitt ! :) Alors quand j'ai appris qu'il réalisait un film et qu'il jouait dedans, j'ai eu très envie de le voir malgré son sujet un peu sulfureux. Et à l'arrivée, je dois être trop vieille pour être le coeur de cible du sujet (je ne suis ni jeune ni mâle aux hormones en ébullition :p) car si j'ai trouvé le film honnête, je n'ai pas non plus été enthousiaste.

Jon Martello, dit Don Jon, est un jeune homme qui partage sa vie entre les virées en boîte avec ses copains à draguer les filles (et à leur donner une note), les dimanches en famille et à l'église, la salle de sport où il entretient son corps et surtout le porno sur internet dont il ne peut se passer. Cette addiction risque de mettre en péril sa relation avec la jolie Barbara Sugerman qu'il vient de rencontrer et qui ne le laisse pas indifférent...

J'avoue ne pas très bien savoir comment tourner ma chronique. J'ai vu le film il y a un plus d'un mois et je ne sais toujours pas ce qu'à voulu dire Joseph Gordon-Levitt en mettant en scène ce sujet. A-t-il voulu faire une comédie romantique un peu particulière ? Dénoncer quelque chose ? En fait, tout est dit dans l'affiche, Don Jon, son corps, sa voiture, son appart, la famille, l'église et surtout son porno et pas grand chose d'autre.
Si c'est pour dénoncer l'addiction au porno, c'est un peu plat et ça manque de subversivité (je ne sais même pas si le mot existe !). En tout cas, le sujet est d'actualité. J'ai lu plusieurs articles il y a quelques mois, sur ces jeunes hommes qui se sont nourris au porno pendant leur adolescence et pour lesquels faire l'amour est comme dans ces films (et la tendance des jeunes femmes - et des hommes - à s'épiler intégralement, vient de là aussi). JGL traite donc d'un fait de société mais sans aller jusqu'au bout de son propos. Le film est même un peu redondant. Au bout de la nième scène devant son ordi, de la nième scène à l'église le dimanche, ou chez ses parents, on finit par s'ennuyer un peu.

Si c'est pour montrer que la vie de Jon est pathétique, en tout cas c'est très réussi ! ^^ Ce mec est un beauf assez inintéressant en fait (le personnage, hein, pas l'acteur :)) qui s'étourdit dans les plaisirs faciles parce que sa vie est creuse et finalement assez triste. Je dois dire que JGL est très bien dans ce rôle pas facile.

Dans ma chronique de Captain America, je vous avez dit combien l'actrice Scarlett Johansson m'agaçait parfois. Et ce n'est pas avec Don Jon que sa cote d'amour va remonter auprès de moi. Que son personnage est pénible ! Une espèce de bimbo qui mâche sans arrêt du chewing gum, superficielle, condescendante, je n'ai pas eu une once de sympathie pour elle ! Et Scarlett la joue très bien ! :)

Une actrice que j'aime bien, c'est Julianne Moore. Son rôle est plus positif, je spoile un peu mais c'est elle qui va démontrer à Don Jon que si tu trouves la bonne fille, faire l'amour "en vrai" devient une affaire de sentiments et non pas juste une satisfaction des sens.

Dans le rôle du père de Jon, on retrouve Tony Danza (le Tony Micelli de Madame est servie), qui a vieilli certes mais est encore pas mal. En tout cas, son personnage est aussi beauf que celui de Jon ! ^^

Et dans le rôle de la soeur de Jon on retrouve l'actrice qui jouait la fille de Tara dans United States of Tara. Le rôle est pratiquement muet mais sympa.

À noter un caméo amusant de Channing Tatum et Anne Hathaway.

Pour son premier film en tant que réalisateur, JGL ne fait pas des merveilles, mais il s'acquitte de sa tâche avec honnêteté. La bande-son est bien.

En conclusion, je n'ai pas été convaincue par ce premier film de Joseph Gordon-Levitt dont j'attendais certainement plus. En s'attaquant à un sujet assez spécial, il n'est pas assez corrosif et se contente d'aligner ses scènes sans grande imagination et de façon un peu répétitive. Cependant, je n'ai pas passé un mauvais moment non plus. Le parcours de ce jeune homme accro au porno sur internet n'est pas inintéressant et si vous voulez savoir si Don Jon trouvera la femme qui lui fera comprendre que l'amour n'est pas comme dans les films X, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Film de la semaine de Benji
14/52

01 mai 2014

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

avec Ralph Fiennes, Jude Law, Tony Revolori, F. Murray Abraham et plein d'autres acteurs connus

Résumé :
L'histoire du Grand Budapest Hotel dans l'entre-deux guerres et son concierge emblématique, Monsieur Gustave qui aidé du groom Zero Moustafa va connaître bien des aventures...




Mon avis :
Mais que ce film est merveilleux ! Et dire que j'ai failli passer à côté ! Jusqu'à présent je n'avais jamais vu de films de Wes Anderson que les critiques encensent pourtant pour son originalité et son talent. Mais j'ai eu la chance qu'il passe encore à Bordeaux quand je m'y suis trouvée (il était sorti depuis plus d'un mois pourtant) et en ayant entendu le plus grand bien, j'ai eu envie de le découvrir et bien m'en a pris car j'ai adoré ce film coloré et burlesque.

1985, un auteur raconte dans quelles circonstances il rencontra en 1968 le propriétaire d'un ancien hôtel prestigieux, The Grand Budapest Hotel. Comment cet homme, nommé Zero Moustafa, qui était un jeune groom en 1932 se retrouva à vivre de grandes aventures avec Gustave H. le concierge de l'époque, adulé des rombières riches et en particulier de Madame D. 84 ans. Quand celle-ci décède, elle lègue un tableau  inestimable en héritage à Gustave au grand dam de ses héritiers et notamment son fils (ou petit-fils), Dmitri, qui veut le récupérer à tout prix quitte à employer des méthodes drastiques. Monsieur Gustave et Zero Moustafa vont alors devoir faire preuve d'ingéniosité pour échapper au tueur lancé à leur poursuite...

Difficile de retranscrire dans une chronique le plaisir que j'ai eu à voir ce film qui est vraiment un enchantement. Je ne m'attendais pas trop à cet aspect dessin animé avec le côté burlesque de nombreuses scènes et les images très colorées. Et j'ai totalement adhéré ! C'est gentiment désuet, (un peu) carton pâte, totalement rocambolesque, ça a un côté Tintin (ne serait-ce que par la république imaginaire de Dubrowska) et ça marche très bien. C'est un vrai bonheur pendant 1h40 et ma fille et moi sommes ressorties avec le sourire pour le reste de la journée.

Mais The Grand Budapest Hotel n'est pas qu'un film déjanté, il a aussi un côté dramatique avec la montée d'un régime totalitaire où l'on reconnaît le nazisme d'alors et qui met nos héros, en particulier Zero Moustafa, étranger brun apatride, à rude épreuve.

Même si l'histoire se passe principalement dans les années 30, elle est comme des poupées russes, elle commence de nos jours avec l'hommage que rend une jeune femme à un auteur, puis l'auteur qui raconte comment il a écrit son livre sur The Grand Budapest Hotel, puis sa rencontre avec Moustafa et enfin l'histoire de Zero jeune et du concierge Gustave H.

Ralph Fiennes est très savoureux dans le rôle de Monsieur Gustave avec son côté dandy, malin, séducteur. Je l'ai beaucoup aimé.

J'ai aussi beaucoup apprécié l'acteur qui joue Zero Moustafa.  C'est un personnage très attachant, complètement ahuri de se retrouver là mais assez malin pour s'en sortir et c'est un très bon complément à Gustave H.

Toute une pléiade d'acteurs connus traverse le film, certains qu'on reconnaît d'emblée, d'autres où il vous faudra du temps pour savoir qui est qui. Par exemple, je n'avais pas du tout reconnu Tilda Swinton qui joue la vieille Madame D. Il y a aussi Harvey Keitel, Jude Law (qui joue l'écrivain), F. Murray Abraham (Zero Moustafa vieux), Adrian Brody (Dmitri, l'héritier avide), Jeff Goldblum, Willem Dafoe (en tueur ignoble), Edward Norton, et même les français Mathieu Amalric et Léa Seydoux. Et bien sûr les habitués de Wes Anderson, Bill Murray, Jason Schwartzman, Owen Wilson et j'en oublie sûrement. Bref, du beau monde !

Et l'hôtel, très rococo, est un personnage à part entière. 

La réalisation est impeccable, rythmée, très colorée, je l'ai dit, à l'image des gâteaux que vend la jolie pâtissière dont est amoureux le jeune Moustafa. J'ai trouvé qu'il y avait un côté très "Cité des enfants perdus" de J.P Jeunet avec des acteurs aux gueules pas possibles et une certaine poésie dans l'image et l'histoire.

En conclusion, ma chronique ne rend certainement pas suffisamment hommage à ce film qui m'a enchantée de bout en bout mais je ne peux que vous conseillez d'aller le voir, vous en ressortirez enchantés si vous aimez les histoires rocambolesques et burlesques, cartoonesques même mais qui dégagent beaucoup de poésie et de tendresse et avec d'excellents acteurs. Donc si vous voulez tout savoir des aventures du Grand Budapest Hotel, de Monsieur Gustave et de son groom Zero Moustafa, courez-y !

Note :
+ +


Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Film de la semaine de Benji
13/52