17 août 2015

Mad Max : Fury Road de George Miller

avec Tom Hardy, Charlize Theron

Résumé :
Hanté par son passé, Max parcourt seul la désolation. Il est bientôt pris au coeur d'une poursuite entre le leader tyrannique de la Citadelle, Immortan Joe et une de ses plus fidèles lieutenants, Imperator Furiosa, qui a volé au tyran un de ses biens les plus précieux, ses épouses. Bientôt tous les clans rivaux se lancent à la poursuite de Furiosa...



Mon avis :
J'avoue que ce n'était pas un film qui m'attirait particulièrement malgré le fait qu'il soit réalisé par Mr George Miller himself. Je suis fan de la trilogie originale (surtout les deux premiers) et la bande-annonce ne m'avait pas vraiment convaincue. Et puis le film est sorti et beaucoup ont été enthousiastes. Nombre de mes amis ont dit qu'il était génial, qu'il fallait que je le voie. Du coup, comme il passait encore lorsque je suis rentrée en France fin juin, je me suis décidée. Et s'il ne m'a pas autant plu que tout le monde, c'est vrai que visuellement il est époustouflant.

Après une catastrophe nucléaire qui a dévasté la terre, le monde n'est que désolation et les gangs survivants se battent pour l'essence et l'eau. Max Rockatansky, ancien policier hanté par la perte de sa famille, erre seul dans les terres dévastées quand il est fait prisonnier et emmené à la Citadelle où règne le tyrannique Immortan Joe. Ce dernier envoie bientôt un de ses lieutenants, Imperator Furiosa, avec un camion-citerne chercher de l'essence mais il se rend compte très vite que Furiosa a d'autres projets en tête et lui a volé ce qui lui était le plus cher, ses "épouses". Il se lance à la poursuite de la jeune femme bientôt suivis par les clans adverses. Et Max se retrouve bientôt au coeur d'une course-poursuite sans merci...

Franchement, ce n'est pas Mad Max : Fury Road que le film aurait dû s'appeler mais Fast & Furious : Apocalypse :) Car le film n'est pratiquement que ça, une longue longue longue course poursuite de 2h en véhicules en tous genres, ponctuée d'explosions spectaculaires et dont le scénario tient en deux lignes. Bon ok, les films précédents ne faisaient sans doute pas mieux (quoique le premier était plus "psychologique") mais là j'ai trouvé que c'était un peu trop. Au bout d'une heure j'en avais un peu marre de tout ce bruit et ces explosions.

A part ça, pas grand chose. L'histoire est assez classique de ce genre, avec batailles entre gangs pour l'or noir ou bleu, une société décadente, des gens opprimés et d'autres qui exploitent et un héros qui va mettre à mal toute cette "belle" hiérarchie.

Alors oui, visuellement c'est une claque (auditivement aussi d'ailleurs :D). De nombreuses scènes sont spectaculaires, bien filmées et la musique s'accorde très bien avec le tout. Et le fait que ce soit filmé par le même réalisateur que la trilogie garantit que l'esprit Mad Max ne sera pas dénaturé. On y retrouve le même esprit trash et métal aussi bien dans les vêtements, les décors ou la musique. Et puis avec cette touche australienne, on est loin des films estampillés Hollywood. Pendant tout le film, je me suis demandé si ce 4e opus était une suite (après tout ça pourrait se passer après le 3e), un reboot, un remake. Bon si on s'en tient à l'histoire et au contexte, on peut dire que c'est un reboot du 2e film qui était dans le même esprit. Du coup, je ne vois pas très bien pourquoi en faire un nouveau puisqu'il était déjà très bien. Sans doute pour attirer les nouvelles générations...

Tom Hardy ne se débrouille pas mal dans le rôle de Mad Max, il a ce charisme de taiseux qui convient bien, sans faire oublier pourtant Mel Gibson. Mais j'ai trouvé qu'il était très en retrait, juste comme s'il n'était là que pour que le film s'appelle Mad Max.

Car il faut bien le reconnaître c'est Furiosa la véritable héroïne de l'histoire et Charlize Theron est vraiment excellente dans ce rôle. J'adore cette actrice car elle n'hésite pas à s'investir à fond dans ses rôles alors qu'elle aurait pu se contenter d'être juste une belle femme faisant de la pub pour Dior.

A noter que l'acteur qui joue Immortan Joe jouait déjà un méchant dans Mad Max 1 :)

En conclusion, Mad Max : Fury Road est un film spectaculaire et flamboyant, visuellement excellent mais trop porté sur la course-poursuite à mon goût. Cependant, je suis contente de constater que George Miller a toujours la niaque, même 35 ans après. Alors si vous avez envie de retrouver Mad Max, voulez savoir si Furiosa, son chargement et Max arriveront à échapper aux hordes de gang assoiffés de sang qui leur courent après, regardez-le. Et apparemment, Miller a annoncé en mai qu'il y aurait un 5e film et sûrement un 6e.

Note :
pour le visuel


Vu en version originale sous-titrée VF

Il fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
24/53

08 août 2015

Portrait sépia d'Isabel Allende

Titre original : Retrato en sepia

Résumé :
Élevée par sa grand-mère paternelle, Paulina Del Valle, Aurora ne découvre le secret sur ses origines qu'à l'âge adulte. Son récit nous mène de San Francisco à Santiago du Chili en passant par Londres et Paris, au tournant du XXe siècle et dresse le portrait d'une jeune femme libre, traumatisée par des événements survenus dans sa petite enfance...


Mon avis :
J'ai toujours aimé les chroniques familiales d'Isabel Allende, son talent pour conter les secrets et les vies de ses personnages. Je n'ai pas lu énormément de romans de l'auteur, La maison aux esprits il y a 20 ans, Fille du destin il y a quelques années et deux de ses romans jeunesse ces dernières années. Quand le Chili a été choisi pour le challenge Destination d'Evertkhorus, c'est tout naturellement vers cette auteure que je me suis tournée. Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire la suite de Fille du destin, Portrait sépia, et c'est donc ce roman que j'ai choisi pour retrouver ce pays. Et une fois de plus, l'auteure a su m'emporter avec son histoire, ses personnages et son écriture.

Aurora Del Valle a cinq ans quand, après la mort de son grand-père maternel, Tao Ch'ien, elle est recueillie par sa grand-mère paternelle, l'imposante Paulina Del Valle. Cette dernière, pensant bien faire, va s'employer à lui faire oublier les premières années de sa vie et à en faire une jeune fille chilienne de bonne famille. Mais Aurora n'est pas une jeune femme que l'on dresse facilement. Malgré les coups du sort et les erreurs, elle va rester une jeune femme libre et atypique, étudiant ses contemporains derrière l'objectif de son appareil photo et essayant de découvrir ce qui se cache derrière les cauchemars qui la hantent depuis son enfance.

Portrait sépia est tout à fait le genre de roman que j'adore lire. Des chroniques familiales sur plusieurs générations, des portraits de femme fortes, de l'aventure, un contexte historique intéressant et des secrets.

Le roman est divisé en trois parties, la première portant sur une période de 18 ans, de 1862 jusqu'à la naissance d'Aurore en 1880, la 2e sur les 16 premières années de sa vie et la troisième de 1896 à 1910 quand Aurore raconte sa vie.

J'ai beaucoup aimé la première partie parce qu'elle permet de renouer avec les personnages de Fille du destin. Pour tout dire, ma lecture de ce roman remontant à il y a bien des années, j'avais un peu oublié qui était qui et ce qu'il s'était passé. Mais il m'a suffi de quelques pages pour me remémorer l'histoire et les personnages. J'ai donc beaucoup apprécié savoir ce qu'il était advenu d'Eliza Sommers, l'héroïne de Fille du destin, Tao Ch'ien le médecin chinois amoureux d'elle ou encore Paulina Del Valle. Ce sont eux que l'on suit ainsi que leurs enfants, jusqu'à la naissance d'Aurore.

Les deux parties suivantes, outre la petite histoire, (celle d'Aurora et de la famille Valle, avec leurs secrets, leurs non-dits, leurs bonheurs et leurs malheurs), permettent de suivre la grande. J'avais un peu peur que le Chili soit peu présent puisque l'histoire commence en Californie, et qu'elle passe par Londres et Paris, mais il n'en est rien et on assiste aux grandes guerres qui ont secoué le Chili à cette époque (la guerre du Pacifique contre ses voisins et une terrible guerre civile), on découvre la société chilienne, rigide et catholique avec ses codes bien précis, surtout pour les femmes, société ancrée dans des traditions bientôt mises à mal par la modernité du XXe siècle qui s'annonce, on parcourt les grandes propriétés agricoles sur lesquelles vivent les riches blancs et les employés et familles indiennes pauvres. J'ai beaucoup aimé en savoir davantage sur ce pays grâce à ce livre.

Mais bien sûr le livre porte surtout sur Aurora, cette petite fille déracinée à l'âge de 5 ans, réfractaire à toute forme d'autorité, jeune fille et femme atypique même si pendant un moment, par amour, elle semble rentrer dans le rang. J'ai beaucoup aimé ce personnage, magnifiquement écrit par Isabel Allende. Et le titre du roman prend tout son sens lorsqu'on sait qu'Aurora est photographe et scrute la société chilienne ou indienne à travers le prisme de son appareil photo. Étant donné que le roman s'arrête lorsqu'elle a 30 ans, j'ose espérer que l'auteur nous donnera un jour de ses nouvelles dans un autre roman.

Pratiquement tous les autres personnages sont attachants, que ce soit Paulina Del Valle, au sacré tempérament, pas forcément sympathique mais que l'on aime suivre malgré tout, Severo son neveu et sa femme Nivea et surtout Frederick Williams, le majordome de Paulina, sorte d'ange gardien pour toute la famille et dont j'ai beaucoup aimé l'évolution et le parcours.

J'aime beaucoup la façon d'écrire d'Isabel Allende (ou plutôt sa traduction puisque je l'ai lu en français). Elle a une façon tout à fait attachante de raconter ses histoires avec beaucoup de tendresse, ça coule tout seul, on suit ses personnages avec intérêt voire avec passion, et sa chronique familiale est formidablement dépeinte ainsi que le contexte historique. Quand on la lit, on dirait qu'on mange du miel :)

En conclusion, je suis ravie d'avoir lu ce roman, qui est presque un coup de coeur, grâce à Destination... Chili et d'avoir retrouvé les chroniques familiales d'Isabel Allende qui m'avait tant plu autrefois, ses livre jeunesse étant à part. Et si vous voulez savoir ce qu'il est advenu d'Eliza Sommers et Tao Ch'ien si vous aviez lu Fille du destin, découvrir un beau portrait (sépia) de femme en la personne d'Aurora, et savoir quels sont ses traumatismes qui la suivent depuis l'enfance, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie de Destination... Chili d'Evertkhorus et les autres participants sont Valentyne – Jostein – mimi54 – Vanou – Andrée la papivore (+ 1) – Sylly – Bouquinette – Achille49


06 août 2015

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol

Résumé :
Joséphine cherche à se reconstruire après la mort de sa soeur Iris, Philippe attend qu'elle se décide un jour à venir le rejoindre, Hortense, à 20 ans, veut mordre la vie à pleine dents, Gary veut Hortense, Shirley cherche un sens à sa vie, Zoé passe de l'enfance à l'adolescence, Henriette veut sa vengeance, Josiane et Marcel veulent comprendre leur fils surdoué de deux ans et les écureuils de Central Park sont tristes le lundi...



Mon avis :
Il y a bien longtemps j'avais lu Les yeux jaunes des crocodiles et La valse lente des tortues avec plus ou moins de bonheur. Autant le premier m'avait enchantée autant le 2e m'avait déçue par certaines de ses intrigues inintéressantes et un peu grotesques comme celle d'Iris. Du coup, même si j'ai acheté ce tome 3 dès sa sortie en poche, j'ai un peu traîné (4 ans) à le sortir de ma Pal, surtout que faisant plus de 900 pages, je craignais une certaine lassitude. Mais cette année, il a fait partie de "ces livres qui dorment dans ma Pal depuis des année et que je vais enfin lire cette année" et je dois dire qu'il m'a plutôt plu. Moins que le premier mais davantage que le deuxième.

Depuis la mort de sa soeur, la belle Iris, Joséphine a du mal à remonter la pente. Sa vie professionnelle est en stand-by, sa vie sentimentale inexistante et ses filles s'éloignent peu à peu. La découverte dans une poubelle de l'immeuble, d'un carnet racontant la rencontre d'un jeune garçon de 17 ans et de Cary Grant lors du tournage de Charade à Paris va lui redonner un coup de fouet et lui donner matière à écrire un nouveau roman. De son côté, Hortense, sa fille de 20 ans, veut faire carrière à tout prix, quitte à passer à côté du bonheur avec Gary, le fils de Shirley, la meilleure amie de Joséphine. Shirley, elle, qui ne sait pas trop où elle va et hésite entre la solitude tranquille et un nouvel amour. Quant à Josiane et Marcel, ils ont fort à faire avec Junior, leur fils de deux ans, qui fait preuve d'une maturité et d'une intelligence hors normes et ils ne se doutent pas que dans l'ombre, Henriette, l'ex-femme de Marcel, ourdit un plan contre eux...

Après les crocodiles et les tortues, voici dont les écureuils ! :) Katherine Pancol reprend la recette du livre choral qui a fait son succès avec les deux précédents. Les vies d'une multitude de personnages (que l'on connaît déjà) s'entremêlent, avec plus ou moins de bonheur. C'est parfois exaltant, parfois inintéressant. On dirait un gros gâteau boursoufflé, avec plein d'ingrédients dedans, donnant un mélange assez inégal. Dis comme cela, ça paraît assez négatif et pourtant ça ne l'est pas. D'ailleurs, je n'ai pas ou peu ressenti d'ennui et j'ai même lu les 939 pages assez vite (en 8 jours).

Je parle de mélange inégal un peu plus haut et c'est tout à fait ça. Si certaines storylines m'ont plutôt intéressée, j'ai trouvé que Katherine Pancol parasitait encore une fois son récit d'intrigues faibles, comme celle d'Henriette et sa vengeance à deux balles. Je n'y ai vu aucun intérêt et même là, j'ai beau chercher, je ne trouve pas ! L'histoire de Junior et ses parents, Marcel et Josiane est plutôt amusante mais un peu trop rocambolesque avec cette petite touche de fantastique sortie d'on ne sait où, et qui est une sorte de facilité pour faire avancer d'autres intrigues.

J'ai eu un peu de mal avec Hortense. Ok elle a 20 ans et prend la vie à bras le corps, veut réussir, et vite, mais c'est une gamine odieuse et pas attachante pour un sou même si elle se rattrape un peu sur la fin. En fait, j'ai trouvé qu'elle ne se comportait pas comme une jeune femme de 20 ans (ma fille qui a 21 ans est encore un peu gamine). Elle a sans doute mûri vite mais j'ai trouvé que son comportement était plutôt celui d'une femme plus âgée. Et puis avec elle, tout semble sorti d'une tragédie grecque, tout est excessif, c'est parfois fatigant.

J'ai préféré Gary, son amoureux potentiel, le fils de Shirley et dont le parcours m'a nettement plus touchée.

Quant à Shirley, j'ai trouvé qu'elle se prenait un peu trop la tête. :)

En fait, c'est l'histoire de Joséphine que j'ai préférée, parce que c'est sans doute le personnage le plus "normal" et sa lente remontée après la mort de sa soeur m'a assez touchée. Et j'ai beaucoup aimé ses recherches sur "Petit Jeune Homme", ce jeune ado qui rencontra Cary Grant, cela donne une touche très émouvante à ces moment-là du livre.

Le style de Katherine Pancol est à l'image de son livre. Assez inégal. C'est parfois bien écrit, d'autres fois on dirait de la littérature de bazar. C'est assez foisonnant, ses phrases tournent parfois la tête mais bon dans l'ensemble, ce n'est pas désagréable à lire. Disons que même si sa façon d'écrire n'est pas toujours convaincante, on sent la tendresse envers ses personnages derrière les mots. Malgré mes réserves, Katherine Pancol est une auteure que j'aime bien lire, ses romans parlent du tourbillon de la vie et puis elle et moi c'est une vieille histoire puisque je l'avais découverte il y a maintenant pratiquement 35 ans, quand j'étais ado.

Bon, en revanche, j'ai trouvé que la fin était très rapide. Après plus de 900 pages passées en compagnie de tous ces personnages, j'aurais aimé que leurs histoires ne soit pas bâclées en un petit chapitre (pour toutes les storylines), voire en une ou deux phrases pour certaines.

En conclusion, les écureuils sont un peu moins bien que les crocodiles mais mieux que les tortues et malgré quelques réserve, j'ai passé un moment agréable à lire ce pavé de plus de 900 pages. Je ne sais pas si je lirai ce qui fait office de suite, les 3 tomes de Muchachas, mais ça me tente bien. En tout cas, si vous voulez savoir si Joséphine arrivera à écrire un nouveau livre grâce à l'histoire de Petit Jeune Homme, ce qu'Hortense choisira entre sa carrière et son amour pour Gary et pourquoi les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  17/26

04 août 2015

Signed, Sealed, Delivered : From Paris wih Love de Kevin Fair

avec Eric Mabius, Kristin Booth, Krystal Lowe, Geoff Gustafson, Poppy Montgomery

Résumé :
Les Postables retrouvent une lettre datant de plusieurs années dans laquelle se trouvent des papiers de divorce. Tandis qu'ils recherchent le destinataire, c'est le moment que choisit l'épouse d'Oliver, qui l'avait quitté il y a deux ans pour Paris, pour faire son retour...


Mon avis :
Dans mon bilan séries 2013-2014, je vous avais parlé de la série Signed, Sealed, Delivered que j'avais vue l'été dernier. Une série choupinette comme tout, avec des personnages très attachants et se déroulant dans le service des lettres perdues du tri postal de Denver. A l'issue de la première saison, la chaîne Hallmark a préféré produire des téléfilms, le premier ayant été diffusé en novembre dernier (et que je n'ai pas chroniqué). From Paris with Love est le 2e téléfilm (le 3e est en tournage) et l'on y retrouve tout ce qui fait le charme de la série, à savoir une pointe d'humour et pas mal d'émotion.

Oliver, Shane, Rita et Norman, la joyeuse équipe des Postables, nom de code que se sont donnés les personnages quand ils ont décider d'enquêter pour retrouver les destinataires de certaines lettres perdues, s'efforcent de retrouver le destinataire d'une lettre contenant des papiers de divorce. Mais ne les ayant jamais reçus, le couple concerné s'est réconcilié, et l'intervention des Postables tombent mal. Dans le même temps, suite à la lettre qu'Oliver avait écrite lorsqu'il était enfermé dans le coffre de la banque quelque mois auparavant, sa femme revient de Paris pour faire le point sur sa relation avec son époux...

C'est donc avec un immense plaisir que j'ai retrouvé toute la petite troupe des Postables. Signed, Sealed, Delivered c'est mon petit moment doudou dont le côté guimauve assumé fait du bien. Les histoires que la série et les téléfilms racontent sont mignonnes, pleine de bons sentiments et toujours touchantes.

Dans Paris with Love, l'histoire se focalise pourtant moins sur "l'intrigue du jour" que sur le retour d'Holly, la femme d'Oliver et ses répercussions sur son mari et par conséquent sur le reste des Postables. Depuis le tout début, on l'attendait celle-là, la mystérieuse épouse du directeur du service des lettres perdues, celle qui l'avait quitté sans un mot, le laissant désemparé et incapable d'aller de l'avant sentimentalement. Et nous téléspectateurs on la détestait avant même de la connaître car tout ce que l'on voulait c'est qu'Oliver et Shane tombent amoureux, surtout que l'alchimie entre eux était là depuis le début et que Shane aurait bien fait son quatre heures d'Oliver depuis longtemps :)  Du coup, cet épisode nous fait faire des montagnes russes car on se demande ce qu'il va ressortir de ce grand retour. Et je ne vous dirai pas ce qu'il en est :)

Oliver et Shane ne sont pas le seul couple en puissance. Il y a aussi Norman et Rita et de ce côté-là ce n'est pas gagné non plus, tellement ils sont tous deux coincés et timides, surtout Norman mais ce dernier s'aperçoit que Rita peut plaire à d'autres et du coup, il se rend compte qu'il ne va peut-être pas falloir laisser passer sa chance. J'adore les deux acteurs qui les jouent.

Eric Mabius c'était Daniel Meade, le beau gosse et patron de Betty Suarez dans Ugly Betty. Dans SSD, son rôle d'Oliver O'Toole est aux antipodes de Daniel. Ici il campe un personnage très vieille France (enfin l'équivalent américain :D), un peu coincé, plus tourné vers le passé que l'avenir, aimant la littérature et les danses de salon, citant volontiers Shakespeare, et l'arrivée de Shane au sein du service lui a fait beaucoup de bien. C'est un personnage touchant et que j'aime beaucoup et je suis ravie qu'il trouve la paix concernant son mariage (avec ou sans sa femme).

Shane, elle, c'est son opposé. Elle est dynamique, aventureuse, adepte des nouvelles technologies et elle n'hésite pas à secouer Oliver pour qu'il se bouge parfois :) C'est Kristin Booth qui l'incarne et si vous ne l'avez vue que dans le rôle austère de la mère de Gracie dans Orphan Black, vous risquez d'avoir du mal à la reconnaître.

Je voulais vraiment détester le personnage d'Holly O'Toole mais Poppy Montgomery l'incarne tellement bien que je l'ai trouvée vraiment sympathique.

Le réalisateur, Kevin Fair est un habitué des séries et notamment de celle-ci puisqu'il a réalisé deux épisodes et les deux téléfilms. Sa réalisation est honnête, sympa, il instille un peu de comédie, un peu d'émotion et fait un joli téléfilm.

En conclusion, cette chronique n'intéressera sûrement pas grand monde étant donné que la série a été très confidentielle et que les téléfilms le sont encore plus mais si jamais vous voulez voir des histoires mignonnes et touchantes et des personnages attachants, je ne peux que vous les conseiller. Et si vous voulez savoir si Oliver acceptera le retour d'Holly et lui pardonnera ou s'il s'apercevra qu'en fait, sans s'en apercevoir, il est allé de l'avant, regardez From Paris with Love. Quant à moi, j'attends le prochain téléfilm avec impatience. Edit : Apparemment les deux prochains téléfilms seront diffusés en septembre et octobre et la chaîne Hallmark a commandé 4 nouveaux téléfilms pour 2016. J'en suis ravie !

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO


Il fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
23/53

31 juillet 2015

Mini accro du shopping, L'accro du shopping, tome 6 de Sophie Kinsella

Titre original : Mini Shopaholic

Résumé :
A deux ans, la petite Minnie Brandon a déjà un caractère bien trempé et se comporte en vrai tornade dans les magasins et à la maison et sa mère, Becky Brandon Bloomwood a bien du mal à la gérer. Et si cela ne suffisait pas, la crise financière qui frappe Londres menace toute idée de shopping et la maison que les Brandon convoitaient leur passe sous le nez. Mais heureusement Becky fourmille de 1000 idées pour contrer la morosité ambiante...



Mon avis :
L'accro du shopping et moi c'est une vieille histoire. J'avais découvert les 3 premiers tomes il y a bientôt 10 ans, lors d'un été au bord de la mer, parcourant même plusieurs kilomètres pour me procurer le 3e tome tellement les aventures de Becky la shopaholic m'avait plu ! Et puis à partir du tome 4, je me suis un peu lassée. Je trouvais ça toujours bien sympa mais Becky m'agaçait de plus en plus. Et cela ne s'arrangea pas avec le tome 5. Du coup, ce tome 6 a traîné des années (5 ans) dans ma Pal. Entre temps, j'ai renoué avec Sophie Kinsella pour d'autres romans. Et cette année, j'ai décidé de sortir enfin ce Mini accro du shopping et je ne sais pas si c'est d'avoir attendu plusieurs années mais j'ai bien apprécié cette lecture légère et cocasse, dans la lignée des tomes précédents, mais sans ressentir la lassitude des deux tomes d'avant.

Les temps sont durs pour les Brandon/Bloomwood. L'Angleterre connaît une crise financière sans précédent, la maison dans laquelle ils devaient déménager n'est plus disponible, les obligeant à continuer à vivre chez les parents de Becky et, pour couronner le tout, leur fille Minnie qui a maintenant deux ans est une vraie terreur ! Non contente de faire des caprices dans tous les magasins, elle s'est fait éjecter de toutes les grottes du Père Noël alentours. Mais devant ces coups du sort, Becky ne manque pas de ressources. Tout d'abord elle va donner de l'argent de poche à Minnie (qui n'a que 2 ans, je vous le rappelle) pour la responsabiliser. Puis elle va avoir une idée lumineuse pour donner à ses clientes l'envie de consommer malgré la crise et pour changer les idées de tout le monde, elle va offrir une fête surprise grandiose à son mari pour son anniversaire, en espérant que rien ne vienne compromettre ces beaux projets...

Si vous cherchez de l'originalité avec ce tome 6, n'en attendez pas. Ce n'est pas une remarque péjorative mais il ne faut pas se leurrer, ce roman-là ne se démarque pas des précédents. Becky est toujours une accro du shopping, a toujours de "très bonnes" idées pour dépenser, et elle sait mieux que personne déguiser la vérité pour s'en sortir. Cela donne une histoire qui file à 100 à l'heure, gentiment superficielle, avec des situations très cocasses malgré certains contextes assez sombres, comme la crise financière d'il y a quelques années (le livre a été écrit en 2010). Mais c'est le chic de Kinsella, parler de choses graves en nous faisant rire. Et l'on rit souvent, je dois le reconnaître.

En plus dans ce tome, Becky est devenue mère ! Ah ben nous vlà bien ! Nous avions déjà une Becky en roue libre, la voilà maintenant avec une petite tornade de 2 ans, enfant très gâtée par sa maman qui s'en défend et trouve toujours (comme d'habitude) une justification à sa façon de faire. En livre, c'est très amusant, en vrai, je pense que je trouverais la gamine insupportable ! :D

Normalement, qui dit Chick-lit dit romance. Mais ici la romance n'a plus lieu d'être. Becky et Luke sont un "vieux couple", pas ennuyeux, car comment s'ennuyer avec Becky, mais ce n'est plus (depuis quelques tomes déjà) le moteur de l’histoire. Du coup, ça laisse toute latitude pour le reste : les frasques de Becky, le côté gentiment fêlé de ses parents, l'omniprésence des voisins (enfin surtout Janice), les réflexions bio (et amusantes) de Jess et j'en passe.

En fait, dans l'accro du shopping, ce n'est pas l'intrigue le plus important, ce sont surtout des personnages et principalement Becky. Becky qui peut-être très agaçante, jouer avec nos nerfs, qu'on peut trouver superficielle et qu'on secouerait bien parfois pour lui faire entrer un peu de plomb dans sa tête. Becky qui falsifie la vérité quand ça l'arrange, au risque que ça tourne mal. Mais Becky c'est aussi une femme qui a de nombreuses qualités, à commencer par un énorme coeur pour les gens qu'elle aime. C'est ce qui me touche énormément chez elle. Sous ses airs égoïstes, elle fera des pieds et des mains pour faire plaisir. Toute la dernière partie concernant l'anniversaire surprise de son mari m'a énormément plu car c'est vraiment représentatif de ce qu'est Rebecca Brandon Bloomwood. Et si elle est parfois fatigante (car faut la suivre), j'admire son énergie, sa joie de vivre et le fait qu'elle soit dans sa bulle rose et une éternelle optimiste.

J'ai trouvé Luke toujours aussi charmant mais finalement peu présent. Il travaille beaucoup et finalement Becky se retrouve souvent seule pour gérer sa fille. Enfin seule étant relatif quand tu as les parents et les voisins constamment présents ;) En tout cas, il a vraiment les nerfs solides pour supporter une tornade comme son épouse.

J'ai déjà parlé de la petite Minnie plus haut. C'est vraiment la version minipousse de sa mère ! Agaçante et gâtée, mais également adorable et attachante, une enfant de deux ans, quoi ! :)

On retrouve également Suze et Tarquin, les amis de Becky que j'aime beaucoup, les parents de Becky qui sont un peu allumés (la mère surtout), mais vraiment sympa et plein d'autres personnages savoureux. Un personnage que je ne pensais pas me toucherait autant a été Elinor la belle-mère sèche et revêche de Becky... Je n'en dis pas plus mais elle m'a assez surprise tout en restant égale à elle-même. Et ses scènes avec Minnie sont savoureuses.

C'est le premier tome que je lisais en anglais puisque j'avais les précédents en VF et franchement je n'ai eu aucune difficulté à comprendre, c'est assez facile même et le livre se lit très vite. Le roman est toujours émaillé de réponses aux lettres qu'envoie Becky de ci, de là, et c'est vraiment très amusant. On voit bien que la jeune femme est parfois vraiment dans son monde ! :D J'ai particulièrement aimé les réponses du directeur du département de la politique monétaire (pas sûre de la traduction).

En conclusion, j'avais bien fait de laisser L'accro du shopping pendant quelques années car j'ai retrouvé Becky avec beaucoup de plaisir et apprécié sa fraîcheur, son grain de folie même si elle est parfois agaçante. C'est vraiment amusant de suivre ses aventures et celle de sa fille dans ce tome enlevé et malgré tout touchant (je pense notamment à un certain voeu que fait Becky pour Noël). Et si vous voulez savoir comment Becky arrivera à contourner la crise monétaire, si elle arrivera à garder secrète jusqu'au bout la surprise party pour son mari et comment elle apprend les rudiments du shopping et de la gestion financière à sa fille, lisez-le ! Quant à moi, je lirai avec plaisir le tome suivant, L'accro du shopping à Hollywood, sans attendre 6 ou 7 ans !

Note :



Ce roman fait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict
9/20
(7+2 jokers)

du Challenge Read in English d'Avalon
26

et du Challenge Un genre par mois 2015 organisé par Nathalie
ce mois-ci : Romance/Chick-lit/Erotique
 7/12

28 juillet 2015

Martyrs, Livre I d'Olivier Peru

Résumé :
Irmine et Hellbrand, deux frères assassins de la lignée des Arserkers, ont toujours opéré dans l'ombre. Mais voilà qu'on les convoque pour protéger l'héritière de la Cité-Souveraine d'Alerssen, la jeune et belle Kassis Yrasen. Et tandis que le royaume du Reycorax dirigé d'une main de fer par le roi obèse Karmalys et ses sbires est en proie à la rébellion, les deux jeunes frères vont se retrouver pris dans la tourmente des complots et machinations...



Mon avis :
Il y a trois ans, j'avais découvert Olivier Peru grâce à Druide que j'avais beaucoup aimé. Quand Martyrs est sorti, je n'ai pas souhaité le lire de suite, car, contrairement à Druide, Martyrs était un premier tome et je n'avais pas forcément envie de me lancer dans une nouvelle saga fantasy. Et puis cette année, comme il était toujours dans les challenges Livraddict, je me suis dit que c'était le bon moment pour le découvrir. Et j'ai bien fait car j'ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome, pas exempt de longueurs, mais dont j'ai trouvé la fin passionnante.

Le royaume du Reycorax est dirigé par l'obèse Karmalys arrivé sur le trône sans l'avoir vraiment voulu après la mort de son frère et parce que sa soeur, Akinessa ne pouvait pas diriger le pays en temps que femme. Il fait régner la terreur depuis des décennies avec se Fauconniers et ses Corbeaux. Mais à l'Ouest, un homme se lève contre lui et la rébellion menace de faire boule de neige. Deux frères vont bientôt être pris au coeur de la tourmente, Irmine et Hellbrand, deux Arserkers aux yeux d'or, descendants d'une lignée d'assassins qu'on dit pratiquement éteinte. Opérant dans le plus grand secret, ils vont devoir pourtant sortir de leur anonymat quand l'intendant de la Cité-Souveraine d'Alerssen leur demande de venir protéger Kassis Yrasen, l'héritière de la ville et dernier rempart contre l'avidité du roi sur la cité. Les deux frères vont être bientôt pris au centre d'un engrenage qui pourrait s'avérer mortel. Et qui est ce mystérieux borgne à l'oeil d'or qui semble toujours avoir un coup d'avance sur eux..?

Ce premier tome n'est sans doute pas très original sur le fond. Il s'agit après tout d'un jeu des trônes où chacun intrigue, soudoie, trucide pour parvenir à ses fins et surtout au pouvoir et, quand on l'a, le garder ou en acquérir encore plus. On retrouve cela dans bon nombre de romans fantasy (ou autres). Alors qu'est-ce qui donne un peu d'originalité à Martyrs ?

Tout d'abord l'histoire des deux frères. Parce qu'ils sont intéressants, attachants et parce qu'ils font partie d'une lignée originale et mystérieuse. J'ai beaucoup aimé tout ce qui touchait à ces fameux Arserkers, en apprendre davantage sur eux au fil des pages et c'est vraiment le gros plus de cette histoire. Et parce que ce que vivent Irmine et Hellbrand est passionnant et que j'ai hâte d'en savoir plus.

J'ai aussi beaucoup aimé ce qui tournait autour de la cité-souveraine d'Arlessen. Les descriptions de la ville, bourdonnante et tentaculaire, son statut particulier dans le royaume du Reycorax, sa gardienne, Kassis, prisonnière d'un décret décidé par ses ancêtres et ceux du roi et ce poids qui pèse sur sa vie.

J'ai aussi beaucoup aimé que l'auteur rajoute des fantômes à son histoire, surgis on ne sait trop pourquoi il y a 100 ans (mais sûrement en rapport avec certains événements et sans doute le saura-t-on dans le prochain tome ou le suivant) et qui ajoutent une aura fantastique à la fantasy.

Alors certes il y a quelques longueurs, oui j'ai mis du temps à le lire (pratiquement deux semaines pour 765 pages mais parce que j'étais bien occupée par ailleurs), mais je n'ai jamais eu l'impression de m'ennuyer, même quand l'auteur se focalisait sur les rivalités de cour ou la guerre car j'ai trouvé que tout était prenant et avait sa place dans l'histoire. Et puis surtout, une bonne dernière partie est très prenante, riche en rebondissements et en révélations, une que j'avais vue plus ou moins venir spoilers - le rôle d'Akinissa ou du moins son enlèvement factice - et une autre qui m'a complètement prise par surprise et désarçonnée et qui augure des choses très intéressantes pour la suite.

J'ai beaucoup aimé Irmine le plus jeune frère des Arserkers. Élevé comme un assassin, il découvre les effets de l'amour (mon ptit coeur ne résiste pas à une belle histoire d'amour), s'humanise et c'est aussi celui, en dehors de cela,  dont l'évolution est la plus intéressante et la plus passionnante. Comme j'ai hâte de le retrouver dans le prochain tome !

J'ai également trouvé Kassis, la jeune souveraine d'Arlessen très attachante. Voilà une toute jeune fille (elle a 16 ans) condamnée à ne pouvoir sortir de son château afin de garantir l'intégrité de sa cité mais qui fait preuve d'un courage et d'une force de caractère admirables. J'ai été triste par la façon dont tournait parfois sa vie (dans ce genre de roman, les femmes sont souvent des pions) mais applaudi à la façon dont elle se prenait en mains.

J'ai été moins attachée à Hellbrand qu'à son frère, sans doute parce qu'il est moins nuancé. Assassin, beau gosse, frère aîné, c'est celui qui prend les décisions, même les plus dures. Et pourtant il vit lui aussi des aventures (et mésaventures) très intéressantes.

J'ai eu des sentiments très mitigés envers le roi Karmalys, sentiments alliant à la fois dégoût et pitié. Dégoût, parce que c'est une ordure, n'ayons pas peur des mots, pitié parce que c'est un homme finalement bien seul, et qui ne peut pas compter sur les autres, à moins de les acheter ou de les obliger par la terreur.

J'ai aimé bien d'autres personnages en particulier l'intendant Guyarson, le soldat Optany et le nain Jarud, tous trois ayant les intérêts de Kassis à coeur.

L'écriture d'Olivier Peru est très agréable à lire, très visuelle. Ses scènes sont très détaillées et intéressantes à lire. Les chapitres alternent les histoires des différents personnage principaux, nous laissant parfois frustrés de devoir quitter certains pour quelques pages.

En conclusion, voilà un très bon premier tome d'une saga fantasy qui trouve son originalité peut-être pas dans le monde qu'il décrit mais en tout cas dans son histoire notamment celle qui concerne Irmine et Hellabrand et la lignée dont ils descendent. Et surtout les 100 (200 ?) dernières pages sont passionnantes à suivre et donnent envie de se jeter sur la suite. Alors si vous voulez découvrir les Arserkers, Alerssen, les fantômes de Tanterelle, et savoir qui est le borgne que j'ai évoqué dans mon résumé, lisez-le !

Note :



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