18 juin 2015

Il était temps de Richard Curtis

Titre original : About Time
avec Domhnall Gleeson, Rachel McAdams, Bill Nighy

Résumé :
Le jour de ses 21 ans, Tim Lake apprend par son père que les hommes de sa famille ont la possibilité de voyager dans le temps, mais ne peuvent intervenir que sur le passé et leur propre vie. Quand Tim rencontre Mary, il va mettre tout en oeuvre pour que leur vie soit parfaite mais cela ne lui épargnera ni les épreuves ni les chagrins...


Mon avis :
Je n'avais absolument pas entendu parler de ce film à sa sortie (novembre 2013) et ce n'est qu'en lisant l'un de mes magazines ciné (avec des mois de retard) que j'ai lu un papier dessus. Voyages dans le temps, comédie romantique anglaise, Bill Nighy, c'était pour moi un cocktail gagnant :) Et comme il faisait partie des Challenges Seriebox, je me suis dit que ça me ferait un petite soirée ciné sympa. Et je dois dire que j'ai énormément aimé ce film qui tient à fois du film romantique et de la chronique familiale comme les Anglais savent si bien les faire...

Tim Lake est un jeune homme assez gauche qui ne sait pas trop comment s'y prendre avec les filles et quoi faire de sa vie. Le jour de ses 21 ans, son père lui apprend que les hommes de la famille peuvent voyager dans le passé mais ne peuvent interférer que sur leur propre vie. Après un réveillon de Noël désastreux, Tim décide de prendre sa vie en mains, il rencontre la jolie Mary et va s'appliquer à ce que leur vie soit la plus parfaite possible, quitte à s'y reprendre plusieurs fois. Mais son don ne pourra rien contre certaines épreuves...

Je tiens à vous prévenir tout de suite, l'aspect voyage dans le temps n'est finalement qu'accessoire. Il s'agit avant tout d'une comédie romantique et familiale douce-amère sur la vie avec ses hauts et ses bas. Et c'est toujours un plaisir de voir comment les Anglais arrivent à faire de jolis films avec de petits riens. Le temps qui passe, les gens qui se rencontrent, se marient, font des enfants, la routine, les parents qui vieillissent et qui partent un jour... rien de bien folichon à priori et du vu et revu mais sous l'oeil de Richard Curtis cela donne une histoire tendre et émouvante et qui a su totalement me convaincre.

 Le fait que Tim puisse revenir dans le temps et modifier certaines choses est la cerise sur le gâteau, l'élément qui permet de voir certains événements se dérouler de différentes façons (et de façon hilarante parfois, je pense notamment au choix du témoin lors du mariage) et de donner une deuxième voire troisième, quatrième etc... chance à notre héros.

Si l'histoire se focalise beaucoup sur l'histoire entre Tim et Mary, le plus bel aspect en est la relation père-fils entre Tim et son père. Les moments où ils sont ensemble dégagent énormément d'émotion, surtout sur la fin et j'ai trouvé magnifique leurs échanges. C'est pour moi, le gros plus de ce film.

Bon il faut dire aussi que le père est joué par Bill Nighy, et je pense que c'est l'acteur anglais que je préfère. J'aime de nombreux acteurs britanniques mais je trouve que Bill Nighy dégage quelque chose de très classe dans sa façon de jouer et j'adore le voir à l'écran. Et ici, il est tout ce qu'un fils peut souhaiter avoir comme père, un homme compréhensif, émouvant et doté d'un humour très British.

Domhnall Gleeson (sympa à écrire le prénom !) est le film de Brendan Gleeson. Et qui est Brendan Gleeson me direz-vous ? Bah c'est l'acteur qui, entre autres, jouait Maugrey Fol Oeil dans les Harry Potter ! Et Domhnall y jouait lui Bill Weasley (mais je ne l'avais pas reconnu avant de lire l'info sur internet). Domhnall a un physique assez particulier qui m'a beaucoup fait penser à Luke Newberry de In the Flesh et qui convient très bien pour le rôle de Tim, ce garçon un peu falot, timide et gauche qui va s'employer à réussir sa vie grâce à son pouvoir. J'ai beaucoup aimé le personnage et l'acteur.

Décidément Rachel McAdams est abonnée aux rôles de femmes de voyageur dans le temps et au mot temps dans les titres ! :) Car elle l'était déjà dans le mauvais Hors du temps tiré de l'excellent The Time Traveler's Wife. J'aime bien cette actrice même si elle n'est pas exceptionnelle et ici elle apporte beaucoup de charme à l'histoire. À noter qu'on la retrouvera très bientôt dans la saison 2 de True Detective.

À noter que c'est Lindsey Duncan qui joue la mère de Tim, actrice que l'on a pu voir notamment dans Merlin, Black Mirror et Sherlock.

On ne présente plus Richard Curtis, réalisateur de Love Actually et de Good Morning England et scénariste de Quatre mariages et un enterrement et de Coup de foudre à Notting Hill (et de Mr Bean mais on va oublier ;)). C'est dire s'il maîtrise ce genre de films et il nous livre sa comédie anglaise clé en mains sans bavure. Et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, ça veut dire que sa recette marche super bien avec ce petit quelque chose qui fait qu'on accroche instantanément à l'histoire. Et la bande-son est très sympa.

En conclusion, une comédie anglaise pleine de charme et de tendresse avec juste ce qu'il faut d'humour britannique et d'excellents comédiens, notamment Bill Nighy et Domhnall Gleeson. Et si vous voulez savoir comment Tim Lake arrivera à modifier sa vie sans trop en payer les conséquences, voir la relation qu'entretient le fils avec le père et passer un très bon moment de cinéma, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

Ce film fait partie du Mini Challenge Romance de Seriebox
1/12
15/50

et du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
21/53

16 juin 2015

Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki

Titre original : Tonari no Totoro

Résumé :
Deux petites filles, Tatsuki et Mei, emménagent avec leur père à la campagne afin d'être plus près de leur mère qui est à l'hôpital. En explorant les alentours, elles vont rencontrer des créatures étranges, les Totoros...





Mon avis :
Grâce aux Challenges Seriebox, je continue ma découverte des anciens films des Studio Ghibli et notamment ceux de Miyazaki. Après Nausicaa de la vallée du Vent l'année dernière, c'est Mon voisin Totoro que j'ai regardé en ce printemps. Et ce conte japonais et écologique m'a bien plu même si je l'ai trouvé très enfantin par rapport à d'autres films du maître.

Tatsuki et Mei sont deux petites filles enjouées de 10 et 6 ans.  Pour être plus proche de sa femme et leur maman, leur père, un jeune archéologue, les emmènent vivre à dans un village. Les petites filles découvrent avec bonheur la vie à la campagne à l'ombre bienveillante d'un camphrier géant et sous l'oeil protecteur des voisins notamment une vieille dame très gentille. Un jour que Mei s'amuse dans les champs, elle découvre 3 créatures étranges de taille différente qu'elle nomme Totoro. C'est bientôt au tour de Tatsuki de les rencontrer et les deux petites filles vont vivre des aventures merveilleuses...

Voilà donc un très joli film qui reprend des thèmes chers à Miyazaki, comme l'écologie, la solidarité, l'innocence de l'enfance, l'absence d'un parent, le tout saupoudré d'un soupçon de fantastique. C'est un film poétique comme le réalisateur sait en faire mais franchement trop enfantin à mon goût. C'est clairement un film destiné aux tout petits (qui aimeront, j'en suis sûre) et même en gardant notre âme d'enfant, nous, adultes, risquons de ne pas y trouver notre compte. J'avais déjà eu la même impression quand j'avais emmené mes enfants (qui étaient déjà adolescents) voir Ponyo sur la falaise que j'avais (que nous avions) trouvé très bébé.

J'ai trouvé l'idée des Totoros (je ne sais pas si ça se met au pluriel), sorte de bons génies de la forêt et de l'enfance, sympathique mais j'aurais aimé qu'ils soient plus présents. Au vu du titre, je pensais qu'ils interagissaient davantage avec les petites filles mais en fait on les voit très/trop peu. Pour moi qui n'ai pas de culture japonaise, ils restent très mystérieux tout au long du film et j'ai sûrement raté une part de ce folklore champêtre.

Les deux petites filles sont très mignonnes, surtout la petite Mei (même si elle me semble avoir davantage 4 ans que 6) qui m'a fait penser par certains côtés à Agnès la gamine choupinette de Moi, Moche et Méchant. Elle est vive, curieuse, amusante. Quant à sa grande soeur, bah c'est une grande soeur, celle qui est plus raisonnable et qui remplace un peu la maman malade.

J'ai beaucoup aimé la vieille dame du village et les villageois dans leur ensemble car on sent une vraie solidarité entre générations et entre voisins.

J'avoue avoir été un tantinet déçue par la réalisation de Miyazaki. Je ne sais pas si c'est dû au fait que le film date d'il y a presque 30 ans mais j'ai trouvé que ça faisait un peu dessins animés japonais cheap comme on pouvait en voir sur les chaînes françaises à une époque (on peut peut-être encore les voir, je ne sais pas, je ne regarde presque plus la télé :)) Yeux des personnages qui ressemblent à des soucoupes et qui brillent à tout bout de champ, les bouches grandes ouvertes dès que les enfants s'exclament ou crient, je ne me rappelle pas avoir vu ça dans les dessins animés que j'avais déjà vus du réalisateur. En revanche, j'ai adoré la musique et les génériques (et le générique de fin nous donne des infos sur la suite de l'histoire, le retour de la maman à la maison etc...) et tout le contexte japonais (of course).

En conclusion, Mon voisin Totoro ne m'a pas tout à fait convaincue mais j'ai passé un agréable moment en compagnie de Tatsuki, Mei et les Totoros. Et si vous voulez découvrir ce qu'il se cache dans le grand camphrier et avez envie de voyager en chat-bus, regardez-le, car même un Miyazaki un peu moins bon que les autres est à découvrir et savourer.

Note :



Vu en version française

Ce film fait partie du Ciné Challenge de Seribox
4/13
84/100

du Mini Challenge Animation
3/8
38/50

du Mini Challenge Fantastique de Seriebox
2/7
41/50

et du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
20/53

15 juin 2015

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (211)

Bonjour tout le monde ! C'est à nouveau lundi et c'est le moment de faire le point sur mes lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini Acheron de Sherrilyn Kenyon qui était super, j'ai lu The Spellmans Strike Again (Les Spellman contre-attaquent), le tome 4 de la série de Lisa Lutz que j'ai trouvé toujours aussi sympa et amusant et j'ai commencé Intuitions 3 : Infini (Numbers : Infinity en VO) de Rachel Ward.

- Aujourd'hui, je lis donc Intuitions 3. C'est un très bon tome, très sombre. Et il se lit très vite donc je devrais le terminer dans la journée.

- Cette semaine, je vais lire Les vacances d'un serial-killer, la première aventure de Mémé Cornemuse de Nadine Monfils, et ensuite je ne sais pas trop, sans doute Coeurs Rebelles d'Anna Combelles et La conjuration primitive de Maxime Chattam. Maxime Chattam que je n'ai pas lu depuis des années !

Bonne semaine !

13 juin 2015

L'amour est dans le foin d'Angéla Morelli

Résumé :
Louise, Parisienne jusqu'au bout des ongles, se retrouve à devoir surveiller les travaux de la maison de Gisèle, une amie d’Émilie, dans un coin perdu de la Picardie. Pour la jeune femme, ce sera l'occasion de se ressourcer loin de l'agitation parisienne et de faire mentir ses copines qui parient sur son abstinence sexuelle. Mais voila que coup sur coup, elle rencontre Joffrey, un bel apiculteur et Arnaud, l'artisan bougon qui effectue les travaux chez Gisèle...


Mon avis :
Si vous suivez régulièrement mon blog, vous savez que j'ai une tendresse particulière pour les histoires qu'écrit Angéla Morelli. Pas parce que je la connais, non (même si ça joue certainement) mais parce qu'il y a toujours ce petit truc en plus qui rend pétillant ce qu'elle raconte. Il me tardait donc de découvrir son nouveau roman, même si par manque de temps, je n'ai pas pu me jeter dessus lors de sa sortie en mars. Et j'ai retrouvé avec les tribulations de Louise ce que j'avais aimé dans L'homme idéal (en mieux) et ses deux nouvelles.

Louise, l'amie d'Émilie de L'homme idéal (en mieux), physique de mannequin, parisienne à 100 % et mangeuse d'hommes, accepte d'aider cette dernière en allant surveiller les travaux de la maison d'une de ses amies. Maison qui se trouve dans la cambrousse picarde. Pour Louise ce sera l'occasion de partir loin de l'agitation parisienne, de son travail et de démontrer à ses amies qu'elle veut vivre sans coucher avec le premier homme qui passe. Qui pourrait la tenter dans cette campagne où il ne doit pas y avoir beaucoup de beaux mâles à croquer ? Mais ses bonnes résolutions sont mises à rude épreuve quand elle rencontre Joffrey, un gentleman-farmer-apiculteur qui ne la laisse pas insensible et qu'Arnaud, celui qui s'occupe des travaux de la maison, se révèle plus séduisant et intéressant que ne le laisse supposer son caractère ombrageux.

Si en lisant mes résumés vous vous dites oh la la mais voilà une romance tout ce qu'il y a de plus conventionnelle et clichée, vous aurez raison ! :) Mais certains s'approprient les codes de la romance chick-lit avec plus de talent que d'autres et c'est le cas d'Angéla Morelli. Si le fond est assez classique du genre, l'auteur nous livre une comédie romantique vraiment pétillante, attendrissante parfois et surtout très amusante. Qu'est-ce que j'ai ri et gloussé durant ma lecture, avec des papillons dans le ventre et l'envie de rester avec Louise longtemps après avoir terminé son histoire.

Je dois dire que j'ai eu un peu peur en lisant qu'il y aurait deux hommes dans la vie de Louise et me suis dit "oh non, pas un triangle amoureux !" Mais je vous rassure de suite, Angéla évite astucieusement cet écueil ou plutôt le gère très judicieusement et ce n'est pas pesant comme dans certains autres romans. Et puis vous verrez, Louise finira avec l'homme que vous aurez préféré (mais je ne vous dis pas lequel ! :p). Hey, ce n'est pas un spoiler hein, on est dans la comédie romantique, on sait très bien que ça ne va pas finir en drame ! ^^ Bon, en revanche, Angéla, quand tu écriras tes prochains romans sur les autres personnages de L'homme idéal, tu nous donneras des nouvelles de Louise ? Car en refermant le livre, je me suis demandé comment elle allait concilier sa vie parisienne (que je la vois mal abandonner) et son nouvel intérêt pour la Picardie...

Je dois vous avouer que Louise ne m'avait pas forcément plu dans L'homme idéal. Trop parisienne pour moi, trop sophistiquée, papillon, tout le contraire de moi ! Mais L'amour est dans le foin est l'occasion de découvrir qui se cache sous le vernis, de mieux connaître une jeune femme attachante, rigolote et aux fêlures cachées. Je suis ressortie de ma lecture en m'étant fait une nouvelle copine ! :)

Je ne veux pas trop parler des deux hommes du roman car vous devineriez lequel j'ai préféré mais j'ai adoré que l'un deux s'appelle Joffrey (et dans ma tête, j'entendais Michèle Mercier/Angélique marquise des anges crier "Joffrey" ! :D) et que la fille d'Arnaud se prénomme Lara (oui car j'adore Docteur Jivago, le roman de Boris Pasternak et surtout le film de David Lean et la chanson de Lara composée par Maurice Jarre).

J'adore l'écriture d'Angéla ! Sa façon humoristique de raconter ses histoires, son talent qui donne quelque chose en plus à la romance chick-lit et ses multiples références qui me parlent directement. Je vous ai évoqué les prénoms plus haut mais il y a aussi une référence à La complainte du phoque en Alaska de Beau Dommage (que j'adore) et surtout les conversations surréalistes qu'on a tous pu avoir avec Siri (enfin pour ceux qui ont un Iphone ;)). Et puis j'ai adoré les notes de bas de pages sur les anciens personnages de L'homme idéal (en mieux).

En conclusion, si vous cherchez une romance chick-lit légère mais intelligente, que vous voulez rire, pétiller, avoir également envie de tout plaquer pour aller chercher l'amour dans le foin et savoir qui de Joffrey ou Arnaud gagnera le coeur de Louise, ce roman est fait pour vous ! En tout cas, moi, j'ai adoré ces quelques heures passées en Picardie et je n'ai qu'une hâte c'est de lire un nouveau roman d'Angéla pour retrouver cette sensation "bulle de champagne" que j'ai quand je la lis.

Note :



Retrouvez d'autres avis sur Logo Livraddict dont ceux de Gilwen et Lisalor et ceux de Stephie et Karine par ailleurs.

10 juin 2015

La famille Bélier d'Éric Lartigau

avec Louane Emera, Karin Viard, François Damiens

Résumé :
Paula, 16 ans, est la seule entendante dans une famille de sourds. Elle est une aide indispensable pour ses parents fermiers. Mais Paula découvre qu'elle sait très bien chanter et que pour réaliser ses rêves, il va sans doute falloir qu'elle quitte sa famille pour aller à Paris...




Mon avis :
J'ai failli aller voir ce film en mars quand je suis rentrée en France car il passait encore dans mon cinéma mais prise pas le temps, je n'ai pas pu le découvrir à ce moment-là. Grâce à sa sortie en DVD, j'ai pu enfin le regarder et s'il ne révolutionne pas le cinéma français, j'ai trouvé qu'il était très touchant et émouvant et surtout il m'a fait pleurer des rivières à la fin.

Paul est une jeune fille de 16 ans qui occupe son temps entre le lycée, sa meilleure copine, le garçon qui lui plaît et surtout la ferme familiale où elle est indispensable à ses parents. Car ces derniers et son frère sont sourds et elle leur sert souvent de traductrice au quotidien. Mais son professeur de musique remarque sa voix exceptionnelle à l'atelier de la chorale du lycée et la pousse à se présenter au concours de Radio France. Pour Paula, c'est le dilemme car être prise signifierait devoir quitter sa famille qui s'appuie un peu trop sur elle...

La famille Bélier est donc une petite comédie douce-amère comme savent en faire les Français, avec de l'émotion, un peu d'exagération, des rires et des larmes. Le film commence gentiment avec cette adolescente qui est à la croisée des chemins, qui essaie de jongler entre la vie de ses 16 ans, qui devrait être insouciante comme elle peut l'être à cet âge et l'énorme charge qu'est sa vie à la ferme avec ses parents. Ça se laisse regarder sans que ce soit exceptionnel et le côté bucolique et très image d'Épinal de la vie à la campagne ou dans une petite ville donne l'impression d'un film charmant, certes, mais assez banal.

Tout change quand Paula découvre sa voix (et sa voie), le film prend une dimension plus intéressante, plus attachante pour trouver son point d'orgue lors de scènes très touchantes, en particulier la dernière chanson de Paula où je me suis retrouvée involontairement à pleurer comme une madeleine. Sa version et prestation de Je vole m'a carrément retournée...

Le fait que cela parle d'une famille de sourds, avec ses côtés tendres ou loufoques, est presque accessoire car c'est avant tout l'histoire de parents qui n'arrivent pas à laisser partir leur enfant. On élève nos petits pour qu'un jour ils quittent le nid mais le jour où cela arrive on a bien du mal à les laisser s'envoler et prendre leur indépendance et on ferait tout pour les retenir, qu'on soit sourds ou pas...

J'ai juste regretté que le film se perde un peu avec des histoires annexes pas vraiment intéressantes notamment avec l'amourette de Paula et du jeune Gabriel.

Je ne connaissais pas du tout Louane Emera étant donné que je ne regarde pas/plus les émissions de "Talent Show" (je regardais La Nouvelle Star à une époque), donc c'est une découverte pour moi. J'ai trouvé cette jeune fille de 18 ans très fraîche dans le rôle de Paula, encore un peu malhabile dans son jeu mais auquel elle apporte beaucoup de sincérité. Et surtout elle a une belle voix, effectivement.

J'ai beaucoup aimé François Damiens dans le rôle du père sourd. Il est très juste, amusant parfois et assez émouvant.

Davantage que Karin Viard qui en fait des tonnes dans le rôle de la maman mais ça apporte un élément comique au film et puis son rôle est sympa.

J'ai vraiment eu du mal avec le professeur de musique joué par Eric Elmosnino (dans lequel je vois toujours Gainsbourg !). Certes il se rattrape sur la fin mais cela n'excuse pas sa façon de traiter les élèves au début ! Je ne suis pas très au fait des pratiques des profs dans les lycées mais ils ont vraiment le droit de s'adresser avec un tel langage à leurs élèves ? Car là ça atteint son paroxysme !

J'ai déjà eu l'occasion de voir plusieurs réalisation d'Éric Lartigau, La série H qui me faisait hurler de rire, Mais qui a tué Pamela Rose ? qui était sympa et prête-moi ta main que j'avais beaucoup aimé. Avec La famille Bélier il est davantage dans l'émotion que les grosses comédies qui l'ont fait connaître (même si Prête-moi ta main était une comédie romantique assez subtile) mais on voit qu'il n'arrive pas vraiment à s'empêcher d'ajouter un peu de loufoquerie dans ses films. Un petit mot sur les chansons de Sardou et autres qu'on entend dans les films, on peut trouver ça ringard mais le fait est que ça fait danser dans les soirées (des vieux de mon âge qui ont grandi avec ;)) et que tout le monde, même pas mal de jeunes connaissent au moins une chanson de lui.

En conclusion, La famille Bélier est un film français familial, amusant parfois, et très émouvant sur la fin et qui m'a beaucoup plu même s'il y a des petites choses qui m'ont laissée de marbre. Et si vous voulez découvrir la vie chez les Bélier et savoir si Paula gagnera le concours de Radio France et de quelle façon, regardez-le.

Note :



Ce film fait partie du Mini Challenge Comédie de Seriebox
1/6
36/50

et du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
19/53

09 juin 2015

Et surtout ne te retourne pas de Lisa Unger

Titre original : Die for You

Résumé :
Romancière à succès, Isabel Connelly voit sa vie voler en éclats le jour où son mari Marcus ne rentre pas. Pourchassée, volée et suspectée par la police, Isabel fait tout pour découvrir la vérité, une vérité qu'elle était loin de soupçonner...




Mon avis :
Trouver un auteur en U pour le Challenge ABC n'est jamais une mince affaire. Je pourrais me contenter de reprendre les mêmes auteurs des années précédentes (comme je le fais pour certaines autres lettres) mais cette année, j'ai décider de découvrir Lisa Unger car ses thrillers me paraissaient intéressants. Et le fait est que Et surtout ne te retourne pas n'est pas mal fait, plutôt prenant, même si le début est beaucoup mieux que la suite...

Isabel et Marcus forment un couple en apparence sans histoire. Elle est auteur de thriller à succès, il a une boîte informatique qui marche plutôt bien. Mais un soir, Marcus ne rentre pas et pour Isabel c'est le début d'un cauchemar sans fin. Elle se fait attaquer par des faux agents du FBI, l'argent du couple s'est envolé et la police la presse pour savoir où se trouve son mari. Et voilà qu'elle reçoit un message de lui disant de ne plus la contacter et de l'oublier. Mais Isabel est bien déterminée à savoir ce qu'il est advenu de son mari, quitte à mettre sa propre vie en danger...

Je vous le dis tout de go, le résumé suppose un thriller plus haletant qu'il n'est en réalité. Non pas qu'il soit mou ou inintéressant mais disons que le pitch de départ ne tient pas toutes ses promesses. Le roman commence de très belle manière, on a envie de savoir la suite, de connaître les tenants et aboutissants de cette disparition soudaine mais au bout d'un moment, l'histoire ne tient plus autant en haleine, la faute sans doute à une intrigue qui tient davantage d'un fait divers somme toute plutôt sordide et qui ne m'a pas non plus semblé très originale (je dois avoir lu trop de thrillers dans ma vie pour être surprise par cette histoire).

Et puis l'intrigue principale est parasitée par d'autres histoires annexes, notamment celle de la soeur d'Isabel, qui m'a peu intéressée et qui prend un peu trop de place.

Bon, dis comme ça, on pourrait croire que je n'ai pas aimé :) Or ce n'est pas le cas, j'ai trouvé qu'il se lisait plutôt bien, que l'effet psychologique que toute cette histoire a sur Isabel était bien retranscrit et puis malgré tout, j'avais envie de savoir de quoi il retournait dans les détails.

Le seul personnage que j'ai vraiment aimé c'est Isabel. En même temps, c'est le personnage principal, ç'aurait été bête si elle ne m'avait pas plu. J'ai aimé sa détermination voire sa pugnacité à enquêter sur ce mari dont elle ne savait finalement pas grand chose, les risques qu'elle prend, même s'ils sont parfois inconsidérés.

L'inspecteur Grady Crowe m'a bien plu également même s'il n'est pas très original mais c'est l'archétype du flic honnête cherchant la vérité et à la vie personnelle compliquée.

J'ai détesté Marcus Raine, le mari mais bon, c'est fait exprès par l'auteur. Au départ, il intrigue mais au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire il dégoûte. Mais je n'en dis pas plus.

Et les autres personnages me sont passés au-dessus, notamment Linda, la soeur d'Isabel dont j'ai déjà parlé.

Le style de l'auteur (ou plutôt sa traduction) est agréable à lire. Même si je n'ai pas forcément été enthousiasmée par son histoire, je dois reconnaître qu'elle sait construire une intrigue plutôt solide. La narration alterne entre différents personnages, à la première personne du singulier quand il s'agit d'Isabel et à la 3e quand il s'agit d'autres.

En conclusion, pas grand chose à dire de plus sur ce thriller plutôt pas mal ficelé mais qui est plus haletant au début qu'ensuite. Et si vous voulez savoir ce qu'il se cache derrière la vie presque parfaite de Marcus Raine et quelles vérités Isabel découvrira sur son mari, lisez-le.

Note :



 Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  15/26

du Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 de Liliba
qui a passé le flambeau à Canel 
12/8

et du Challenge Fantasy/Thrillers de Licorne,
avec les thrillers/policier à l'honneur ce mois-ci
Thrillers
2/2 
10/12