11 octobre 2016

The Man from Earth de Richard Schenkman

Titre original : Jerome Bixby's Man from Earth
avec David Lee Smith, John Billingsley, Ellen Crawford

Résumé :
John Oldman, un professeur en poste depuis 10 ans, s'apprête à quitter son travail et sa ville pour commencer une nouvelle vie. Alors qu'il va partir, ses amis et collègues lui rendent visite afin de lui faire une fête d'adieu. Quand ils lui font remarquer que son départ est bien soudain et qu'il ne semble pas avoir vieilli du tout en 10 ans, John raconte alors son incroyable histoire...

Mon avis :
Voilà un film que je n'aurais sans doute jamais regardé sans le Challenge cinéma de Seriebox. Il faut dire que je n'en avais jamais entendu parler et qu'il n'est sorti en salles qu'aux États-Unis, en 2007. Il a fini par sortir en DVD en France en 2011. Mais c'était l'avant-dernier film que j'avais à regarder pour le mini challenge SF et les critiques sur le site de Seriebox étaient très bonnes. Hélas, sans avoir été un flop total, je dois dire qu'il ne m'a pas plus marquée que cela et même un peu ennuyée (à vrai dire, je me suis même assoupie quelques secondes deux-trois fois, en plein après-midi ! :/)

Le film est labellisé science-fiction mais ne vous attendez pas à vous retrouver dans une galaxie far far away ou à voir débarquer des aliens :) La science-fiction ne tient que dans ce que raconte John Golman de sa vie et je ne vous dirai pas ce qu'il en est pour ne pas dévoiler ce qui fait le coeur de ce long métrage.

The Man from Earth est avant tout un huis-clos dans lequel des personnes réunies débattent philosophie, croyances religieuses, science, anthropologie, psychologie (chaque personnage est d'ailleurs spécialiste de l'un de ces thèmes), tout cela en 1h30. Ce n'est pas inintéressant, mais heureusement que le film n'est pas plus long car il est parfois ennuyeux. Et ce que raconte John Goldman est tellement gros que j'ai joué les sceptiques, comme ses compagnons. Disons qu'au début, j'étais ouverte à ce que j'entendais mais, à un moment, j'ai commencé à décroché et l'une des révélations (on peut dire la plus importante) m'a paru presque évidente. Je me suis dit "ah ben voyons" :))

Les acteurs jouant dans le film sont pratiquement tous inconnus. Disons qu'ils sont des habitués des séries télé. D'ailleurs le seul que j'ai reconnu c'est John Billingsley, qu'on a vu dans énormément de seconds rôles (Suits, Six Feet Under, Scrubs, Nikita, Whispers, Castle, Turn, bref la liste serait trop longue à détailler :))

David Lee Smith, le rôle principal, celui de John est lui aussi un habitué des séries, il est pas mal dans le rôle de John, je dois reconnaître. Mystérieux et pondéré.

Je ne connaissais absolument pas le réalisateur, Richard Schenkman, qui n'a fait que quelques films. J'ai trouvé que son film avait l'air d'avoir été fait dans les années 70 (je n'ai rien contre le cinéma des années 70, j'en aime beaucoup de films) aussi bien dans l'ambiance que dans la réalisation un peu cheap. Le Jerome Bixby du titre original, était un célèbre auteur de science-fiction et a écrit ce scénario avant sa mort en 1998. Ce n'est donc que 9 ans plus tard que son histoire prendra vie. Quant au film, pour une fois le piratage a eu du bon car c'est grâce à lui qu'il est sorti de la confidentialité dans laquelle il était voué à rester et est devenu culte parmi certain. D'ailleurs le producteur a remercié le site qui l'avait mis en ligne.

En conclusion, The Man from Earth est un film indépendant, intimiste et un huis-clos mélangent réflexion philosophiques, métaphysiques, religieuses et autres. Sans être un flop à mes yeux, il n'a pas su me passionner, ni même vraiment m'intéresser mais je suis contente de l'avoir vu. Alors si vous aussi vous voulez découvrir qui est John Oldman, vous pouvez le regarder :)

Note :
Vu en version originale sous-titrée VO

Le film fait partie du Mini Challenge Science-fiction
4/5
49/50

du Film de la semaine 2016 de Benji
39/52

10 octobre 2016

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (246)


Bonjour ! C'est à nouveau lundi et c'est donc le jour de se retrouver pour ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai lu Fluke de James Herbert, qui finalement ne faisait pas peur du tout malgré l'édition  Terreur de chez Pocket. C'était sympa à lire cependant. J'ai aussi, commencé, comme prévu, Twenties Girl (Très chère Sadie) de Sophie Kinsella.

- Aujourd'hui, je lis donc Très chère Sadie. J'en suis à la moitié, c'est très sympa et amusant à lire.

- Cette semaine, je vais d'abord finir Très chère Sadie et ensuite, on a réussi à trouver un créneau avec ma copine de lecture commune, Heclea, donc on va lire le tome 8 de Kate Daniels, Magic Shifts, d'Ilona Andrews. J'ai hâte de retrouver cette chère Kate. Et ce sera tout pour la semaine !

Bonne semaine à tous !

08 octobre 2016

Hiver arctique, une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson d'Arnaldur Indridason

Titre original : Vetrarborgin

Résumé :
Le commissaire Erlendur et son équipe enquêtent sur le meurtre d'un petit garçon d'origine thaïlandaise. S'agit-il d'un crime raciste ou d'un "banal" fait divers ?





Mon avis :
Comme chaque année, je lis mon petit Indridason, parfait à loger en I dans le Challenge ABC :) Ma lecture du précédent "tome" remontait à janvier 2015 mais je m'aperçois que c'est plutôt toujours à la même époque, l'arrivée de l'automne, que j'ai envie de lire un livre de l'auteur. Il est vrai que l'atmosphère de ses romans se prête bien à une lecture lors de journées plus froides et sombres. Si j'ai apprécié cette nouvelle enquête, je l'ai trouvée quand même un tantinet en-dessous des précédentes.

Un petit garçon de 10 ans d'origine thaïlandaise est retrouvé poignardé dans la neige un soir de janvier. Le commissaire Erlendur ainsi que ses équipiers, Sigurdur Oli et Olinberg, enquêtent sur cette affaire qui a tout l'air d'être un crime raciste. Ce meurtre fait remonter les souvenirs de la disparition de son petit frère à Erlendur qui se débat avec d'autres problèmes, le fait qu'il n'a pratiquement plus de nouvelles de sa fille Eva Lind, ou qu'une affaire irrésolue, la disparition d'une femme, l'empoisonne depuis plusieurs semaines...

Ce que j'avais beaucoup apprécié dans les 4 précédents tomes, c'est qu'il y avait une histoire du passé en prise avec l'enquête du présent et qui donnait un éclairage intéressant. Tel n'est pas le cas ici et c'est sans doute ce qui m'a manqué, même si l'enquête reste intéressante.

Écrit en 2005, le roman est encore terriblement d'actualité, malheureusement. Car il porte sur l'immigration, sur les tensions entre ces communautés déracinées et les Islandais qui voient de plus en plus d'un mauvais oeil l'afflux d'étrangers. Étant donné ce qu'il se passe dernièrement, en France ou dans d'autres pays occidentaux, avec la montée des nationalismes et du racisme, cela donne un goût un peu amer à la lecture quand on se rend compte que rien ne change vraiment au fil des années, que ce soit en Islande ou ailleurs.

Et puis il y a le meurtre de ce petit garçon. Une enquête difficile à mener pour tous, puisqu'il s'agit d'un enfant et en particulier pour Erlendur car cela le renvoie à ses propres traumatismes d'enfant et la perte de son frère. Le sujet avait déjà été évoqué mais là on sent que cela ronge de plus en plus le policier.

Parallèlement à cela, on suit également les vies des trois enquêteurs. Erlendur doit aussi composer avec ses enfants, avec lesquels ses relations sont toujours très compliquées, surtout avec sa fille, il y a aussi sa situation amoureuse qui avait évolué dans l'avant-dernier tome et il doit faire face à la maladie de son mentor. Bref, tout n'est pas pas rose (comme d'habitude) pour notre cher commissaire.

Quant à Sigurdur Oli, tout n'est pas rose non plus et les failles apparaissent de plus en plus dans son couple. Il n'y a que Elinborg qui semble plus en retrait. Ce qui m'a étonnée, ou alors c'est que je n'y avait pas prêté attention avant, ce sont les relations entre les trois enquêteurs. Si celles entre Elinborg et Erlendur semblent plutôt cordiales, je trouve que ce dernier et Sigurdur Oli sont plus chaotiques. Cela m'a marquée car ils travaillent depuis des années ensemble, on est habitué aux séries américaines où les équipiers sont les meilleurs potes du monde et là, on voit qu'il s'agit juste de relations de travail.

Rien à dire de bien nouveau sur le style et la traduction, ça se lit très bien. L'auteur évoque toujours avec beaucoup d'acuité sa société islandaise, bien éloignée des images d'Epinal que nous avons (les geysers, les fjords, les glaciers), et gangrénée par les mêmes problèmes que les autres sociétés occidentales.

En conclusion, même si ce tome m'a un tout petit moins passionnée que les précédentes enquêtes du commissaire Erlendur, il n'en reste pas moins que c'est un roman policier solide et intéressant, sans doute un peu plus sombre et déprimant que les précédents du fait des thèmes évoqués. Et si vous voulez savoir si le meurtre du petit Elias est un crime raciste ou un simple fait divers, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2016 de Nanet
21/26

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Thrillers/policiers 1/6
Total : 1/12
+ 1 point bonus car le roman fait plus de 400 pages (404 exactement)

et du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
3

06 octobre 2016

La Confrérie de la Dague Noire, tome 4 : L'amant révélé de J.R. Ward

Titre original : Lover Revealed

Résumé :
Butch, le flic seul humain admis dans le cercle de la Confrérie de la Dague noire, ne sait cependant pas vraiment où se trouve sa place. Et ses relations avec la belle Marissa, aristocrate vampire dont il est amoureux, sont plus que tendues. Un soir, en voulant sauver un vampire des Eradiqueurs, il est enlevé par ces derniers. Laissé pour mort et sauvé par son ami, Viszs, seule la belle Marissa semble en mesure de le ramener à la vie...

Mon avis :
Il y a 6 ans, j'avais découvert la saga de La Confrérie de la Dague Noire grâce aux partenariats des 3 premiers tomes avec Livraddict. Saga qui ne m'avait pas plus convaincue que cela, surtout pour les deux premiers opus, le 3e m'ayant davantage plu. Je m'étais quand même acheté le 4e tome, en anglais cette fois-ci, mais l'avait laissé dormir dans ma Pal. Six ans après, comme la saga faisait partie du Baby Challenge Bit-lit, je me suis dis que c'était l'occasion de renouer avec ces vampires pas comme les autres et avec ce Butch que j'avais bien aimé dans les tomes précédents. C'est marrant parce que si six ans s'étaient écoulés, je me rappelais encore bien de beaucoup de choses. Et si ma lecture n'a pas été exceptionnelle, j'ai quand même passé un bon moment avec ce tome, surtout grâce à l'univers développé par l'auteur.

Je ne vous remets pas de résumé, le premier suffit amplement.

Dans le genre (un univers d'Urban Fantasy, un personnage différent mis en avant à chaque fois), je préfère de loin les Dark-Hunters. Mais il faut dire que j'ai lu 15 ou 16 tomes de cette dernière, alors que là je n'en suis qu'au 4e et j'ai eu donc plus de temps pour m'attacher aux personnages et à leur univers. Mais je dois reconnaître que l'univers de la Dague Noire est intéressant aussi.

Bref, dans ce tome, c'est donc Butch, le flic irascible qui est mis en avant. Butch, le seul humain admis dans le sacro-saint de la confrérie, qui vit en colocation avec Viszs et qui s'est découvert une nouvelle famille. Mais qui ne sait pas très bien où se trouve sa place parmi ces vampires ultra testostéronés et immortels. Et qui traine son spleen et le fait de ne pas pouvoir aimer Marissa au grand jour. C'est donc son parcours que l'on suit et son histoire avec la belle vampire. Histoire compliquée, houleuse et de prime abord vouée à l'échec.

Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est justement tout ce qu'il arrive à Butch et les tour de passe-passe qu'emploie l'auteur pour que cet humain puisse trouver sa place chez les inhumains. En mélangeant la "mythologie" des Éradiqueurs et celle des Confrères et en faisant subir à notre héros 1000 tourments. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas trop en dévoiler mais j'ai trouvé cela assez judicieux même si un peu facile pour certains événements.

Pour ce qui est de la romance, ouais bof. L'amour entre Butch et Marissa n'est pas trop ce qui me fait vraiment palpiter.... mais comme les deux semblent faits l'un pour l'autre, pourquoi pas ? :D Quant aux scènes de sexe, elles sont bien évidemment présentes, très détaillées, clichées également (Butch est monté comme un taureau, Marissa est étroite - et vierge - depuis 300 ans), mais elles ne sont pas aussi présentes que dans les deux premiers tomes (le 3e en était également moins pourvu) et il faut même attendre un long moment, avant d'avoir une vraie scène (même s'il y a des ébauches bien plus tôt :))

Heureusement, ce tome n'est pas seulement consacré à Butch et Marissa car ça aurait été vraiment ennuyeux. L'auteur continue d'étoffer sa mythologie et son univers, distillant des informations sur les origines de la Confrérie et sur les Eradiqueurs et l'Oméga et j'aimerais en savoir encore plus sur ce fameux Oméga d'ailleurs. Ce qui me hérisse toujours c'est la société très misogyne des vampires, où les femmes (pardon, les femelles...) ne sont que des pauvres créatures justes bonnes obéir et à rester à leur place. Grrr.

J'aime bien Butch. C'est vraiment le stéréotype du flic irlandais grognon et fort en gueule mais il me plaît. Et puis comme j'ai dit plus haut, j'aime bien ce qu'il lui arrive.

En revanche, j'ai du mal avec Marissa que je trouve fadasse. Enfin surtout au début. La petite aristocrate timorée va malgré tout s'affirmer et il faut bien cela pour arriver à mater un Butch :)

Celui qui me plaît le plus, c'est Viszs. Tourmenté, plein de contradictions et sa relation avec Butch est assez intense. Elle me fait presque plus palpiter que l'histoire Butch/Marissa car outre l'amitié atypique qui unit les deux hommes, on sent une vraie tension sexuelle entre les deux à certains moments...

On retrouve aussi le jeune John Matthew qui file un mauvais coton et à du mal à se remettre des évènements du tome précédent. Heureusement que Zadiste est là pour l'aider et est comme une figure paternelle pour le jeune homme.

On retrouve aussi les protagonistes des précédents tomes, les couples formés alors, les méchants (comme Mr X).

Lors des précédents tomes, je m'étais plainte du style très familier et faibles des romans, Je ne sais pas si l'auteur s'est améliorée ou si ça passe mieux en anglais, certains jurons et tournures de phrases y passent mieux, c'est certain, mais ça m'a moins choquée dans ce tome.

En conclusion, ce n'est pas avec ce tome que je vais adorer cette saga et qu'elle va remplacer mes Dark-Hunters chéris dans mon coeur mais j'ai passé un agréable moment de lecture et finalement je me rends compte que j'étais contente de retrouver les personnages et l'univers. Alors si vous voulez savoir si Butch et Marissa arriveront à se retrouver et à s'aimer et ce qu'il va arriver à ce pauvre Butch, lisez-le. Quant à moi, je lirai le tome 5 (sans attendre 6 ans !) c'est certain car c'est celui consacré à mon chouchou, Viszs :)

Note :



Le livre fait partie du Baby Challenge Bit-lit
6/20
(4+2 jokers)

et du Challenge Read in English que j'ai repris
http://www.lesescapadesculturellesdefrankie.com/2015/09/challenge-read-in-english-2015-2016.html
33

05 octobre 2016

Captain America : Civil War de Anthony et Joe Russo

avec Chris Evans, Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Sebastian Stan, Anthony Mackie, Don Cheadle, Jeremy Renner, Martin Freeman, Chadwick Boseman, Elizabeth Olsen, Paul Bettany

Résumé :
Après les évènements de Sokovie et une mission qui a mal tourné au Nigeria, les Nations-Unies veulent mettre en place un organisme qui supervisera les faits et gestes des Avengers. Contre toute attente, Tony Stark décide de signer ces accords de Sokovie alors que Steve Rogers veut garder sa liberté...





Mon avis :
Je n'avais pas pu voir ce Captain America au printemps dernier et j'ai donc profité de l'été pour enfin le regarder. Si le premier Captain America ne m'avait pas tout à fait convaincue (même s'il m'avait plu), j'avais beaucoup aimé le deuxième. Ce troisième opus est davantage un Avengers 3 qu'un véritable Captain America dans le sens où l'on retrouve pratiquement tous les supers héros des Avengers et même d'autres inattendus et qu'il découle directement du précédent Avengers qui m'avait moins convaincue également. Du coup, même s'il est vraiment efficace, il perd de son identité et c'est un peu dommage...

Les dommages collatéraux provoqués par les Avengers, lors des événements de Sokovie dans la lutte contre Ultron et plus récemment lors d'une mission à Lagos, ont traumatisé bon nombre de civils. Afin de canaliser les super-héros, les gouvernements souhaitent les encadrer et les mettre sous la coupe de l'ONU. Si Tony Stark, contre toute attente, semble vouloir signer les Accords de Sokovie, Steve Rogers, lui, n'est pas prêt à abandonner sa liberté d'agir, surtout lorsqu'un attentat a lieu lors de la signature des accords et que tout semble accuser Bucky, son meilleur ami qui avait été retourné par Hydra. Décidé à prouver l'innocence de son ami, Steve Rogers va se mettre hors-la-loi et se retrouver face à Tony Stark et quelques-uns des Avengers qui le soutiennent...

Je commence à me demander si trop de films de super-héros ne tue pas le super-héros. Car il faut se rendre à l'évidence, je commence à moins apprécier les Avengers et compagnie. Ce fut le cas avec Avengers 2 et c'est encore le cas avec ce Captain America. Je n'envisage pas (encore) de ne plus les regarder car j'aime quand même retrouver la clique mais le fait est là, je m'amuse moins. Quand il s'agit de films un peu décalés ou humoristiques comme Guardians of the Galaxy, Deadpool, voire Ant-Man, je n'ai aucune restriction et j'adore, ce n'est plus vraiment le cas avec les autres. C'est peut-être une mauvaise passe, les prochains nous diront ce qu'il en est...

Bref, Captain America est un film bien rodé, plein d'action et de bruit et digne d'une tragédie grecque ou d'une oeuvre de Shakespeare :). Quand des super-héros s'affrontent en guerre fratricide au lieu de s'allier, c'est que le monde va très mal. Et pour s'affronter, ils s'affrontent. Et pas que Iron Man vs Captain America. Chaque Avengers va se retrouver à prendre partie pour l'un ou l'autre camp, sauf Hulk et Thor qui sont aux abonnés absents, mais avec l'addition de deux petits nouveaux, l'un qui a eu son propre film et un autre inattendu et bienvenu car il apporte beaucoup de fraîcheur et d'humour et qui aura son propre film bientôt. Je ne vous direz pas qui ils sont car ils ne sont pas sur l'affiche, à vous de deviner ;)

Comme je vous l'ai dit en préambule, du coup, avec tous ces super-héros, on a l'impression de se retrouver dans un Avengers 3 avant la lettre. Les Thor et Iron Man étaient bien définis, les deux premiers Captain America aussi (même si ça l'était un peu moins pour le deuxième), mais là on m'aurait fait regarder le film sans en connaître le titre, j'aurais juré que c'était un Avengers. Alors oui l'intrigue porte sur l'histoire de Steve Rogers et son ami Bucky et est une suite du Soldat de l'hiver mais la saga perd peu à peu son identité et c'est un peu dommage. En tout cas, la fin laisse penser que la Civil War est loin d'être terminée et que les conséquences de ce film auront des répercussions sur les prochains films, notamment le vrai Avengers 3. Même si je ne suis plus aussi passionnée, j'ai quand même très envie de voir où tout cela va nous mener.

Je vous l'ai dit, on retrouve donc pratiquement tous les personnages d'Avengers, à commencer bien sûr par le rôle titre de ce film, Captain America. Dans son premier film, Steve Rogers et son interprète, Chris Evans, ne m'avait pas vraiment convaincue. Trop lisse et trop patriote, un peu fade par rapport à un Tony Stark flamboyant dans sa propre saga. Mais j'ai appris ensuite à mieux apprécier le personnage et là je dois dire qu'il m'a beaucoup plu. Car ce que je lui reprochais est devenu des atouts. C'est finalement un personnage fidèle à ses convictions, ses amis et qui ne retourne jamais sa veste pour servir les intérêts des autres ou les siens. Ça lui vaut bien des ennuis mais cette droiture me plaît énormément. Et j'ai hâte de voir ce que ses décisions vont avoir sur le devenir du personnage.

Tony Stark/Iron Man, lui, me déçoit de plus en plus. Robert Downey Jr l'incarne toujours aussi bien et bien sûr le personnage a toujours navigué en eaux troubles mais je suis déçue de le voir se ranger auprès des gouvernements alors qu'il était plutôt du genre à donner des coups de pieds dans la fourmilière. Et ses raisons de se battre contre Steve Rogers à la fin (je ne parle pas du fait qu'ils soient opposés pour les accords de Sokovie, mais d'un autre truc qu'on apprend ensuite) me paraissent bien puériles. On peut comprendre qu'il soit en colère mais il n'a pas à se comporter comme cela avec Steve. Bon il se rattrape un peu sur la toute fin, pas avec Steve mais avec ses autres collègues super-héros.

Nathasha Romanov me déçoit aussi. Scarlett Johansson est toujours très à l'aise dans le personnage et c'est celui où je la préfère mais comme Tony, cela fait bizarre de la voir se ranger du côté de l'ordre et des puissants.

Celui que j'apprécie toujours de retrouver c'est Anthony Mackie. J'adore son personnage du Faucon et j'adore l'acteur. Tout comme Vision qu'on retrouve ici et Wanda Maximov toujours jouée par Elizabeth Olsen.

J'aime beaucoup Sebastian Stan et son rôle de Bucky, toujours un peu ambigu mais très attachant.

Quant au méchant de l'histoire, laissez-moi vous dire qu'il n'a pas le charisme des autres personnages et fait pâle figure.

Au casting on retrouve également Martin Freeman pour un rôle pas très marquant, mais c'est toujours un plaisir de le voir jouer.

Un nouveau personnage apparaît (pas les deux dont j'ai parlé précédemment), Black Panther, et j'ai bien aimé le personnage.

Et il est fait mention de Peggy Carter et c'est là où je me rends compte que la série avec Hayley Atwell me manque vraiment...

C'était déjà les frères Russo qui avaient réalisé le précédent Captain America donc ils connaissent bien leur sujet (et ils feront les deux prochains Avengers...). Leur réalisation est impeccable au niveau des scènes d'action et certaines sont spectaculaires. Après, ça ne change pas trop des précédents films.

En conclusion, Captain America : Civil War n'est sans doute pas le meilleur des films Marvel mais, malgré une petite lassitude, j'ai apprécié l'histoire et le fait de retrouver l'univers et les personnages, même si tout cela contribue plus à en faire un Avengers 3 qu'un véritable Captain America et aurait dû finalement s'appeler Captain America vs Iron Man :) Bref, si vous voulez savoir qui aura l'avantage dans cette confrontation entre deux équipes de Super-héros et pourquoi Tony Stark en veut tellement à Steve Rogers à la fin du film, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

il fait partie du Film de la semaine 2016 de Benji
38/52

03 octobre 2016

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (245)


Bonjour ! Après trois semaines d'absence, me revoici pour un nouveau C'est lundi,  rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane pour parler de nos lectures.

- Ces trois dernières semaines, j'ai fini Lover Revealed (L'amant révélé), le tome 4 de la Confrérie de la Dague Noire de J.R. Ward, que je lisais lors de mon dernier C'est lundi, j'ai lu Hiver Arctique, une enquête du commissaire Erlendur d'Arnaldur Indridason et j'ai lu Doomsday Book (Le grand livre), le tome 1 de la série Oxford Time Travel de Connie Willis. Toutes ces lectures ont été agréables sans être vraiment passionnantes. Je dois dire que j'attendais plus du Grand Livre, ayant adoré Black Out et All Clear, ainsi que Sans parler du chien mais ce premier opus comporte pas mal de longueurs. Mais je l'ai aimé quand même.

- Aujourd'hui, j'ai commencé Fluke de James Herbert. Le film (pour enfants) tiré du roman est culte dans la famille car mes enfants adoraient le regarder petits et j'ai toujours eu envie de lire le livre et de voir ce que l'histoire donnait avec un peu plus de noirceur. Le roman est donné sous le genre terreur, pas vraiment un conte pour enfants, donc.

- Cette semaine, je vais donc d'abord finir Fluke et ensuite, je ne sais pas trop, peut-être Twenties Girl (Très chère Sadie) de Sophie Kinsella.

Bonne semaine à tous !