02 février 2015

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (197)

Bonjour ! Voilà, janvier s'en est allé et nous sommes le premier lundi de février (et n'oubliez pas de faire des crêpes en ce jour de Chandeleur :)) C'est le moment de faire le point dans nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini les dernières pages de Deadline, le tome 2 de  Newsflesh de Mira Grant et ça a été un vrai coup de coeur, et la fin est juste waouh. Va falloir que je me trouve un créneau dans les prochaines semaines (mois ?) pour lire le dernier tome. Ensuite, comme prévu, j'ai lu L'homme du lac, une enquête d'Erlendur Sveinsson d'Arnaldur Indridason que j'ai beaucoup aimé. Et contrairement à ce que j'avais prévu, je n'ai pas lu Magic Gifts car ma copine Heclea n'était pas prête (on repousse d'un mois) alors du coup j'ai sorti le tome 3 de Stephanie Plum, Three to Get Deadly (À la une, à la deux, à la mort) de Janet Evanovich.

- Aujourd'hui, je finis Three to Get Deadly, il me reste quarante pages à lire, et je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce roman policier humoristique. Les deux premiers m'avaient déjà bien plu mais ce 3e est encore plus sympa. Et je vais commencer Dragonfly in Amber (Le talisman), le tome 2 de Outlander de Diana Gabaldon.

- Cette semaine, je vais juste lire Dragonfly in Amber vu qu'il doit faire entre 750 et 950 pages en VO (ce n'est pas clair, c'est suivant les éditions et je le lis en ebook), donc je devrais être encore dedans lundi prochain !

Bonne semaine !

31 janvier 2015

The Imitation Game de Morten Tyldum

avec Benedict Cumberbatch, Matthew Goode, Keira Knightley, Charles Dance

Résumé :
1939, Alan Turing, mathématicien et cryptologue de génie, est appelé à travailler sur une mission gouvernementale secrète pour décrypter la fameuse machine allemande, Enigma...




Mon avis :
À part quand je suis en France, je ne m'intéresse pas beaucoup aux sorties ciné, étant donné que je ne peux pas les voir immédiatement. Du coup, j'ai toujours un train de retard dans le visionnage des films récents. Mais pour cet Imitation Game, cette fois-ci, j'ai même eu un train d'avance, puisque je l'ai vu avant même sa sortie française :)) Ce n'était pas un film qui m'interpellait de prime abord mais quand j'ai entendu que Cumberbatch était excellent dedans et qu'il était nommé dans tous les awards qui couraient en ce moment, je me suis dit qu'il fallait que je le voie. Et j'ai bien fait car j'ai trouvé ce film très bon et son interprète à la hauteur de sa réputation.

1951, Alan Turing, professeur à l'université de Cambridge, est victime d'un cambriolage peu orthodoxe. L'inspecteur chargé de l'enquête le suspecte alors d'être un espion à la solde de l'URSS, avant de découvrir son homosexualité. Arrêté, Turing, raconte alors son histoire...

1939, l'Allemagne vient de rentrer en guerre contre l'Angleterre, Turing, génial mathématicien et crytologue est chargé de décrypter les codes de la machine Enigma, qu'utilisent les Allemands. Mais son caractère et son arrogance lui valent l'inimitié de l'équipe avec laquelle il travaille et celle de son supérieur le commandant Alistair Denniston.

1927, Turing est un jeune garçon secret et renfermé en butte aux provocations de ses camarades de classe. Il est sauvé d'un tour particulièrement cruel par Christopher, qui devient son meilleur ami et qui l'initie au cryptage et pour lequel il développe bientôt de tendres sentiments...

Voilà un film comme je les aime. Une histoire fascinante, un personnage et un destin hors du commun, de l'accent british en veux-tu en voilà, un pincée de suspense, et beaucoup d'émotion. Alors bien sûr, même s'il s'agit d'un film tiré de faits réels, c'est une histoire très romancée avec une manipulation de certains faits pour donner de l'intensité au film. On a vraiment l'impression d’être parfois dans un thriller, notamment tout ce qui touche au décodage d'Enigma.

Comme vous avez pu le constater avec mon résumé, le film se divise en trois parties et fait des allers retours entre chaque pour mieux nous faire découvrir l'histoire d'Alan Turing. La partie centrale est bien sûr celle qui porte sur cette mission secrète, inventer une machine (ancêtre des ordinateurs) capable de décrypter Enigma pour mettre à mal les Nazis. Je connaissais le principe d'Enigma car il y a une quinzaine d'année, j'avais lu un roman à ce sujet (mais je ne me rappelle plus lequel, peut-être celui de Robert Harris, je vérifierai dans ma bibliothèque quand je rentrerai en France). En tout cas, là, franchement, c'est passionnant à suivre, très rythmé et j'ai trépigné plusieurs fois en voyant que Turing et son équipe se cassaient les dents sur cette fichue machine et failli sauter partout quand ils ont réussi. Le film dit que grâce à cela, la guerre a été réduite de deux ans... Les deux autres parties sont touchantes et émouvantes, permettent de découvrir d'autres aspects de la personnalité du mathématicien et notamment son homosexualité  et la fin du film m'a tiré quelques larmes...

 Alan Turing, était un génie, asocial, arrogant et méprisant envers ses congénères. Sans doute atteint du syndrome d'Asperger. Un petit frère de Sheldon Cooper, Walter O'Brien ou Don Tillman (personnages de séries et de romans dont je vous ai déjà parlé) Et donc aussi très proche du personnage de Sherlock Holmes. Qui d'autre que Benedict Cumberbatch aurait pu l'interprèter ? Il paraît que Leonardo diCaprio était pressenti mais franchement, Cumberbatch est évidemment parfait dans ce rôle. Alors on peut se dire que ce n'est pas une performance pour lui, puisqu'il incarne déjà régulièrement un tel personnage, mais contrairement à Sherlock (que j'adore !), il donne une humanité à son personnage et dégage beaucoup d'émotion, sans tomber dans le pathos. Et je vous conseille, bien évidemment de voir le film en VO, rien que pour la voix de Cumberbatch (Benedict,  tu peux me parler d'Enigma pendant des heures si tu veux ! :)). Et puis parce que j'ai entendu la bande-annonce en VF et les voix sont super plates voire théâtrales. Berk !

J'ai déjà dit l'an dernier quand j'ai vu New York Melody que je n'étais pas fan de Keira Knightley. Elle est mignonne, sympa à voir jouer mais bon, je ne la trouve pas exceptionnelle. Et ici elle m'a agréablement surprise dans le rôle de Joan Clarke, amie d'Alan, et brillante mathématicienne également dont le seul défaut est d'être une femme à une époque machiste où ces dernières sont vouées à être secrétaire et surtout à ne pas pouvoir travailler avec des hommes (on retrouve aussi cet état d'esprit dans la série Agent Carter). Bref, Keira est impeccable dans ce rôle, même s'il manque un peu d'épaisseur.

Dans ce film, on retrouve des acteurs anglais connus, comme le séduisant Matthew Goode (dont je vous ai parlé dans Leap Yar en fin d'année dernière) et qui joue Hugh Alexander, un membre de l'équipe d'Alan Turing, ou encore Rory Kinnar, dont la tête me disait quelque chose (et Google mon ami m'a dit qu'il jouait la créature de Frankenstein dans Penny Dreadful, voilà pourquoi ! :)) et qui incarne le détective qui enquête sur Turing en 1951, et le talentueux Charles Dance, interprète, entre autres, du père Lannister dans Game of Thrones.

Si on peut reproche un petit quelque chose à ce film, c'est la platitude de sa réalisation. Je ne connais pas Morten Tyldum mais il ne s'est pas trop foulé, faisant un film assez formaté et calibré pour les Oscars et autres récompenses. Un peu comme celle du Majordome. Mais ça ne veut pas dire que c'est mal, hein, c'est juste que c'est convenu, que ça manque sans doute d'un peu de souffle pour faire un vrai grand film à la manière du Discours d'un Roi auquel il fait penser parfois.

Ah et je ne comprends absolument les distributeurs français qui ont gardé le titre anglais mais en enlevant le "The". Euh... ça rime à quoi ? Non mais c'est une vraie question ? Soit on garde le titre anglais complet, soit on cherche autre chose ( (quoique sûrement leur autre grande idée aurait été de remplacer ce titre anglais par un autre titre anglais comme ils sont aussi coutumiers du fait) mais on ne fait pas truc nul comme ça.

En conclusion, voici un excellent film, à la réalisation assez académique mais porté par une histoire passionnante et des acteurs talentueux en particulier Benedict Cumberbatch qui interprète à merveille ce mathématicien génial, peu connu du fait du silence ayant entouré sa mission de décodage de la machine Enigma et qui a été réhabilité par la reine (après avoir été condamné à la castration chimique en 1952 pour indécence et homosexualité, qui était punissable à l'époque, et s'être suicidé - ce qui n'est pas tout à fait prouvé, ce fut peut-être un accident, en 1954) en 2013 seulement. Bref, ce film vient de sortir et je ne peux que vous conseiller d'aller le voir, en VO si vous pouvez !

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

Ce film fait partie
du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
6/53

27 janvier 2015

Idiopathie : un roman d'amour, de narcissisme et de vaches en souffrance de Sam Byers

Titre original : Idiopathy, A Novel

Résumé :
Katherine, Daniel, Nathan : trois trentenaires qui cherchent un sens à leurs vies alors qu'une mystérieuse maladie atteint les vaches anglaises...





Mon avis :
Ce livre, dont je n'avais jamais entendu parler avant, m'a été offert par une amie très chère, il y a un tout petit peu plus d'un an. Comme d'habitude, je l'ai laissé reposer un peu dans ma Pal :) avant de l'en sortir en ce début d'année. Et je dois dire que l'histoire et les atermoiements de ces trois personnages peu attachants ne m'a pas franchement emballée...

Katherine se sert des hommes comme des kleenex, tout en se jurant qu'elle en a fini avec eux, depuis sa rupture avec Daniel qui, lui s'ennuie, dans une nouvelle relation qu'il trouve pourtant parfaite. C'est alors que Nathan, un ami commun et qui avait disparu depuis plus d'un an revient dans leurs vies...

 Ça ne m'arrive pas souvent, même si parfois je cale un peu, mais là je suis vraiment en peine pour écrire ma chronique... Je ne sais pas par quel bout prendre ce roman, ni quoi vraiment en dire. En fait, je ne sais pas trop quoi en penser. On ne peut pas dire que j'ai détesté, il y a des choses intéressantes dedans, mais il ne pas vraiment plu car je m'y suis souvent ennuyée.

Parlons d'abord du titre, si vous voulez bien. Si vous ne le savez pas, non idiopathie n'est pas la maladie des gens atteints d'idiotie aiguë :) C'est simplement une maladie qui survient de façon inopinée ou sans qu'on en connaisse la cause (il y a la définition au début du livre, ça aide ;)). Dans le livre, sûrement la maladie qui touche les vaches (et qui n'a rien à voir avec la vache folle) et qui sert seulement de toile de fond à l'histoire et ajoute un petit côté décalé à l'ensemble.

Bon, alors de quoi parle Idiopathie ? De pas grand chose en fait. C'est avant tout l'histoire de trentenaires mal dans leur peau et surtout pas doués pour le bonheur (d'ailleurs, le livre pourrait s'appeler Trentenaires au bord de la crise de nerfs...). Que ce soit Katherine, Daniel ou Nathan. C'est l'histoire de leurs retrouvailles, 1 an et demi après s'être quittés ou perdus de vue. C'est le constat de leurs échecs, d'une vie qui va dans le mauvais sens... J'ai surtout eu l'impression qu'ils ne faisaient rien pour y remédier et se sortir d'une certaine apathie, comme s'ils étaient "ailleurs" ou spectateurs de leur propre vie. Et pour tout dire, cette attitude passive a le don de m'agacer, donc évidemment je n'étais pas très encline à apprécier le parcours mélancolique de ces trois êtres.

Les premiers chapitres nous permettent de faire leur connaissance, de savoir ce qu'ils ont vécu avant le présent proprement dit. Et franchement, ce n'est pas marrant, ni très optimiste. C'est même plutôt déprimant si vous voulez mon avis. En quatrième de couverture, quelques auteurs donnent leur avis sur le roman, disant qu'il est fun, hilarious (hilarant), et qu'on rit. Hum, bon je dois franchement être hermétique à ce genre d'humour anglais (auquel j'accroche bien d'habitude) car je n'ai vraiment pas remarqué le côté fun et hilarant. J'ai trouvé que l'histoire et les personnages étaient surtout tristes. Mais c'est vrai qu'il y a un côté sarcastique dans la façon d'écrire de l'auteur, comme pour mieux prendre de la distance avec ce qu'il raconte.

Katherine est quelqu'un d'assez insupportable de prime abord. Méprisante, hautaine, sarcastique envers les autres, surtout envers Daniel. Mais il faut dire aussi que ce dernier est assez terne donc je n'ai pas réussi à la détester totalement. J'ai même trouvé qu'elle avait certains côtés assez touchants car voilà une jeune femme qui ne sait pas bien ce qu'elle veut et son attitude est une façon de se caparaçonner pour se protéger. Ça je peux tout à fait le comprendre. Mais bon, c'est vrai que dans l'ensemble, elle n'est franchement pas sympathique.

Daniel, lui, je ne l'ai pas aimé du tout ! Je l'ai dit, il est très terne, et a le charisme d'une huître. C'est quelqu'un qui se laisse balloter dans ses relations. Il s'est laissé malmener par Katherine pendant leur histoire (et je ne sais pas si on peut la qualifier d'amour), qu'il a quittée (ou c'est elle, je ne sais plus bien) pour une autre femme et une histoire plus calme. Le problème c'est qu'il se complaît dans cette histoire bien plan-plan et gnan-gnan, mais franchement ça lui va très bien :)

Nathan, l'ami, est le personnage qui m'a le plus touchée. C'est quelqu'un aussi qui a l'air ailleurs mais je ne sais pas, sa dépression, elle, est réelle, et elle le rend plus attachant.

Le style de l'auteur est assez facile à comprendre en anglais (à moins que je ne sois complètement passée à côté vu que je n'ai pas vu le côté "hilarious"). Je l'ai dit, il fait preuve de sarcasme et appuie là où ça fait mal. Mais en revanche, ses phrases sont super longues parfois (pour là aussi appuyer son propos), les chapitres aussi (le dernier est looong) et surtout il fait de nombreuses répétitions, sans doute là aussi pour bien marteler ce qu'il veut dire. Pour exemple, le premier chapitre consacré à Katherine est truffé de fuck (baiser), soit parce qu'elle le fait (elle "fuck" beaucoup), soit parce qu'elle le dit. Au bout du 50e fuck, j'avais un peu envie de m'arracher la peau du visage et les ongles (et je dois dire que j'ai failli abandonner le livre)... Dans le 2e chapitre, c'est le mot Happy (heureux) qui est assené à l'envi, pour caractériser la relation entre Katherine et Daniel et montrer que justement, non ils n'étaient pas Happy. Dans un chapitre consacré à Daniel et sa nouvelle compagne, Angelica (ou Angelina), c'est le I love you qu'ils se disent sans arrêt, par automatisme et qui montre la platitude de leur relation. Alors effectivement, c'est sûrement très "hilarious" mais ça m'a laissée de marbre. Heureusement, après ça se calme...

En conclusion, un livre qui ne m'a pas plu (et je m'en excuse auprès de l'amie qui me l'a offert) mais que je n'ai pas tout à fait détesté non plus. Comme j'ai dit, il a des côtés intéressants (même si je n'en ai pas vraiment parlé et que je ne me rappelle plus lesquels :p ), mais je pense que ce n'était pas un livre pour moi ou ce n'était pas le bon moment. En tout cas, je lu des avis français qui le trouvaient très bien, avec une analyse du contenu très judicieuse, c'est qu'il y a donc un lectorat pour ce genre d'histoire. Et si vous voulez à votre tour découvrir cette histoire d'amour (mouais), de narcissisme (surtout) et de vaches en souffrance (surtout une :)), lisez-le !

Note :



Ce roman fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  4/26

et du Challenge God Save the Livre d'Antoni
15/5

et il fait aussi partie du Challenge Read in English d'Avalon
10

26 janvier 2015

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (196)





Bonjour bonjour ! Nous sommes le dernier lundi de janvier, je ne sais pas vous mais j'ai l'impression que ce mois n'en finit pas ! Enfin bref, c'est le moment de faire le point dans nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.


Ah et pour ceux qui ne suivent pas ma page facebook ou ne vont pas forcément sur Livraddict, j'ai publié un article sur les cinq ans de mon blog.

- Alors la semaine dernière, j'ai fini Idiopathy de Sam Buyers qui gagne d'entrée le redoutable honneur de faire partie de mon flop 2015. Je n'ai pas accroché à ce livre. Passons à autre chose. Et j'ai commencé Deadline, le tome 2 de Newsflesh Trilogy de Mira Grant.

- Aujourd'hui, je finis Deadline. J'en suis pratiquement à la fin, il me reste une soixantaine de pages. Et lui, au contraire d'Idiopathy, fera sûrement partie de mon top ! Franchement, j'adore, je suis ravie de m'être décidée à le sortir enfin de ma Pal. Je n'aurais pas dû attendre aussi longtemps d'autant plus que j'avais déjà adoré le premier. Une lecture aussi passionnante, ça fait plaisir après ma lecture précédente.

- Cette semaine, je vais d'abord lire L'homme du lac, Une enquête du commissaire Erlendur d'Arnaldur Indridason. Et ensuite une nouvelle, Magic Gifts, qui fait partie de l'univers de Kate Daniels d'Ilona Andrews. Et ensuite, j'espère bien avoir commencé Dragonfly in Amber (Le talisman), le tome 2 de Outlander de Diana Gabaldon d'ici lundi prochain.

Bonne semaine à tous !

24 janvier 2015

Lucy de Luc Besson

Avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman

Résumé :
Lucy, étudiante à Taïwan, se voit obligée de servir de mule pour passer une nouvelle drogue. Mais la drogue se diffuse dans son corps et ses capacités intellectuelles s'en trouvent décuplées...







Mon avis :
Je n'avais pas eu envie de voir ce film qui était sorti l'été dernier car les critiques n'étaient pas très bonnes. Et puis en ce début d'année, mon mari a voulu le voir, je l'ai donc acheté en DVD (et en Tunisie, les DVD ne coûtent rien donc ça mâche moins quand le film est nul), on l'a regardé un samedi soir pour se remettre d'une semaine pesante (celle d'après l'attentat de Charlie Hebdo) et franchement, je l'ai trouvé très très moyen...

Lucy est une jeune américaine étudiant à Taïwan. Un jour pour dépanner son petit ami, elle apporte une mallette à un malfrat coréen. En échange, le Coréen l'oblige à servir de mule et c'est dans son ventre qu'est planquée une drogue d'un genre nouveau. Mais retenue prisonnière (on ne sait pas pourquoi), elle est frappée et la drogue se libère dans son organisme. Voilà son cerveau qui se met à absorber la nouvelle drogue et la jeune femme acquiert des pouvoirs qui la rende pratiquement invulnérable...

Euh... il n'avait pas dit, Luc Besson, qu'il arrêterait de faire le réalisateur au bout de 10 films ? Parce que là, non, je regrette, c'est plus possible. J'ai été très fan du réalisateur, j'ai vu Subway une dizaine de fois, j'adore Nikita, Leon, j'aime beaucoup Le 5e élément, et les Taxi (où il est scénariste) me font rire. Mais il faut bien avouer que depuis une bonne décennie, ses scénarios font le service minimum et ont l'air de sortir du même moule (à part Adèle Blanc-Sec et je n'ai pas vu Malavita).

Avec Lucy, on a l'impression qu'il a ressorti ses vieux scénars, qu'il a secoué tout ça et repris dedans ce qui fait sa marque de fabrique, sans trop se fouler. Il a même lorgné (beaucoup lorgné même) du côté de Limitless (que je vous ai chroniqué il y a quelques mois) pour la trame de son histoire (en rajoutant le pourcentage d'utilisation du cerveau).

Le film démarre pourtant très bien, je dois dire même que j'étais agréablement surprise, retrouvant ce que j'aimais chez Besson. Mais au fur et à mesure que le temps passe, ça devient un peu n'importe quoi, caricatural, pour finir de façon très nase avec une pseudo explication scientifique et une philosophie de bas étage. Au final, on ne retient de ce film que cette impression d'un loupé, même si en film du samedi soir sur son canapé, ça passe.

Pour ce qui est des 10 % d'utilisation de son cerveau, il paraît que ce n'est pas vrai, qu'on en utilise plus. Franchement, ça je m'en fiche, je suis très contente avec ce que j'ai. :) Avec cette idée, Besson aurait pu faire quelque chose de plus fouillé et plus incisif (même si on sait que ce n'est pas son style) mais non cela ne lui sert que pour faire de Lucy un être invincible et c'est tout.

En tout cas, le film est assez court, 1h30, et passe très vite, ça c'est l'un des bons points. En revanche, je n'ai absolument pas compris pourquoi après que Lucy eut quitté le bureau du baron de la drogue coréen pour aller prendre son avion et passer la drogue, elle se retrouve enfermée et attachée et battue. Je me suis demandé si j'avais pas loupé quelque chose à ce moment-là !

Je ne suis pas hyper fan de Scarlett Johansson (mais j'adore sa voix), j'ai déjà eu l'occasion de le dire, même si je l'apprécie dans certains films mais là je l'ai plutôt bien aimée. Besson a quand même l'art de sublimer les actrices qu'il fait jouer. Bon côté jeu, pas grand chose à dire, elle doit avoir 2 voire 3 expressions au cours du film...

Quant à Morgan Freeman, à part avoir besoin d'argent pour payer ses impôts, je ne vois pas ce qu'il fait là... Et pourtant j'adore cet acteur.

Pour ce qui est de la réalisation, j'en ai déjà parlé plus haut mais le petit génie du cinéma est un peu has been. On n'est plus dans les années 90-2000 où la référence était John Woo et Tarantino (même si ce dernier peut tout se permettre car lui c'est un génie), alors les combats au flingue font un peu datés. Et puis après l'attentat de Charlie Hebdo, ça m'a mise mal à l'aise de voir des gars déambuler tranquillement dans une fac avec des fusils d'assaut et un lance-roquette... Sinon certaines scènes avec les flics m'ont fait penser à Subway, d'autres scènes m'ont rappelé Nikita voire Taxi, donc rien de bien nouveau.

En conclusion, j'ai l'air de vraiment avoir descendu le film (ce qui est un peu vrai) et de ne pas avoir aimé mais si je suis objective, je n'ai pas non plus passé un trop mauvais moment. C'est juste que Lucy ne tient pas ses promesses du début, à savoir donner un film pop-corn certes, mais audacieux et jouissif comme certains en font, et il s'embourbe avant de donner une fin calamiteuse. En tout cas, si vous avez envie de mobiliser ne serait-ce que 10 % de votre cerveau, voire 2 neurones, un soir, vous pouvez toujours le regarder.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
5/53

23 janvier 2015

Challenge Un genre par mois 2015


L'année dernière, Iluze avait organisé le Challenge Un genre par mois qui consistait à lire, comme son nom l'indique, un livre d'un genre différent chaque mois. N'ayant pas pu refaire le challenge cette année, c'est Nathalie de La vie page à page qui a repris le flambeau et bien sûr je suis de l'aventure cette année encore !

Les règles sont les mêmes que celles de l'année passée.
Il y a deux niveaux :
- L'Explorateur, qui participe tous les mois, avec deux jokers (deux possibilités de prendre un livre d'un autre genre que celui recommandé, si vous n'avez pas de livres dans ce genre-là ou s'il ne vous tente pas, par exemple) ;
- Le Touriste, qui participe les mois où ça le tente.

La liste des genres dressée par Iluze est la même avec quelques modifications : Le genre "l'indéfinissable" a été supprimé et remplacé par "nouvelle(s) ou novella(s)", c'est à dire des histoires très courtes pour un mois un peu plus léger (vous pouvez lire une seule nouvelle ou tout un recueil). L'ordre des mois a été modifié pour ajouter un peu de variété pour ceux qui ont déjà participé en 2014.  Voici donc la liste des mois et des genres associés :

1.    Janvier : Nouvelle ou Novella
2.    Février : BD ou Manga ou Comics
3.    Mars : Fantasy ou Fantastique
4.    Avril : Historique
5.    Mai : Contemporain 
6.    Juin : Albums ou Beaux-Livres
7.    Juillet : Romance ou Chic Lit ou Erotique
8.    Août : Science-fiction
9.    Septembre : Essai ou tout autre livre non fictionnel (biographie, témoignage,…)
10.    Octobre : Thriller, Polar ou Policier
11.    Novembre : Classique ou théâtre
12.    Décembre : Jeunesse ou Young Adult

Comme on est déjà presque fin janvier, les inscriptions cette année seront ouvertes jusqu'à la fin février. Vous pouvez vous inscrire sur le blog de Nathalie (le lien est en début d'article) en laissant un commentaire, ou sur Livraddict.  Pour la même raison, les lectures du mois de janvier seront acceptées jusqu'à fin février ; Nathalie a rassemblé "nouvelle/novella" et "BD/mangas/comics" en janvier et février, vu que ce sont les genres les plus courts à lire. On commence ainsi l'année en douceur  :)  

Chaque mois il y aura ici un récapitulatif des participants. Venez nombreux !

Pour ma part, je m'inscris, comme l'an dernier, en Explorateur et ça tombe bien puisque j'ai déjà rempli mon contrat pour janvier puisque j'ai lu une nouvelle en tout début de mois. Il s'agissait de Sous le gui d'Angéla Morelli.