07 avril 2014

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (159)

Mon dernier C'est lundi remonte à il y a trois semaines mais me revoici après un petit séjour en France, une journée au Salon du Livre à Paris où j'ai pu revoir des copines, rencontrer des blogueuses sympathiques et me faire dédicacer des livres par des auteurs disponibles et également sympas (Sire Cédric, Angéla Morelli et Yasmina Khadra) et acheter quelques livres (trois, ça va, ma pal n'a pas trop souffert :)). Bref, je suis de retour en Tunisie et c'est le moment de faire le point sur mes lectures dans dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces trois dernières semaines, j'ai suivi à peu près le programme que j'avais prévu alors. J'ai fini Warbreaker de Brandon Sanderson, que j'ai mis 10 jours à lire mais qui était très bien. J'ai ensuite lu Paint it Black, le tome 3 des Foulards Rouges de Cécile Duquenne, qui était très bien aussi. J'ai lu Insurgent, le tome 2 de Divergent de Veronica Roth, qui était bien sans plus et j'ai également lu Le premier sang de Sire Cédric qui était vraiment très bien. Et j'ai commencé Two for the Dough (Deux fois n'est pas coutume), le tome 2 de Stephanie Plum de Janet Evanovich.

- Aujourd'hui, je suis donc en train de lire Two for the Dough. Je n'ai pas beaucoup lu ce week-end, j'en suis à la page 86 (sur 325). C'est sympa à lire.

- Cette semaine, je vais d'abord finir Two for the Dough, ensuite je lirai La ligne verte de Stephen King et Le sang de l'Épouvanteur, le tome 10, de Joseph Delaney.  Je pense en avoir pour la semaine ! Dans le cas contraire, je commencerai L'impératrice des sept collines de Kate Quinn.

Bonne semaine à tous !

04 avril 2014

Insurgent, Divergent tome 2 de Veronica Roth

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Le jour de l'initiation de Tris devait être un grand moment mais il s'est transformé en cauchemar lorsque des factions se sont révoltées contre d'autres et que la jeune fille a vu mourir ses parents et l'un de ses plus chers amis. Maintenant, elle doit faire face à son chagrin et sa culpabilité tout en essayant de comprendre sa divergence alors que les factions sont au bord de l'explosion...


Mon avis :
Cela fait déjà plus de deux ans que j'ai lu le premier tome de cette série que j'avais bien aimé malgré des réserves, mais qui ne m'a apparemment pas laissé un souvenir impérissable puisque lorsque j'en ai lu le résumé sur wikipedia pour me "remettre dans le bain" afin de lire ce tome 2, je me suis aperçue que j'avais pratiquement tout oublié ! À part l'initiation qui était ce que j'avais le moins aimé ! ^^ La lecture d'Insurgent a été dans la même veine que pour le premier tome, j'ai bien aimé mais pas mal de choses ne m'ont pas passionnée...

Le monde de Tris a volé en éclats le jour de l'initiation. Soumises à une simulation, des factions se sont dressées les unes contre les autres, les parents de la jeune fille sont morts, elle-même a dû tuer son meilleur ami, Will et cette culpabilité la ronge tandis certains veulent lui mettre le grappin dessus du fait de sa divergence (elle possède les traits de caractère de plusieurs factions, ce qui la rend spéciale). Avec Four/Tobias, son amoureux, elle se cherche des alliés mais sur qui peut-elle vraiment compter quand les alliances se font et se défont ?

Comme le premier tome, le début d'Insurgent démarre très bien. Comme le premier tome s'ensuivent alors de longues pages un peu ennuyeuses et comme le premier tome, les cent dernières pages sont haletantes et donnent envie de lire la suite. L'avantage ici c'est qu'on n'a plus besoin de faire connaissance avec le monde de Tris puisqu'on en connaît déjà le principe. Le début de l'histoire est donc la suite directe de la fin de Divergent, sans pratiquement aucun rappel de ce qu'il s'est passé avant, ce qui est un peu déstabilisant quand, comme moi, vous ne vous souvenez plus de grand chose. Mais bon je vous rassure, on revient très vite dans le bain. Un fois replongée dedans, j'ai donc trouvé ce début très bien, je me suis dit que j'allais vraiment apprécier ce tome. Et puis au bout d'un moment, j'ai trouvé que c'était moins percutant. J'aimais bien, mais cela manquait d'un quelque chose en plus. Il y a pourtant de l'action, des revirements de situation mais cela est un peu noyé au milieu des atermoiements de Tris sur sa culpabilité et son chagrin qui prennent énormément de place. J'en reparlerai quand j'évoquerai plus longuement ce personnage mais ça m'a un peu gonflée.

L'intrigue repose en gros l'affrontement et la lutte de pouvoir entre certaines factions, et un monde tyrannique qui semble soit voué à sa perte si Tris et ses amis arrivent à faire éclater la vérité, soit deviendra encore plus fermé s'ils échouent. C'est pas mal, c'est même assez sombre et violent parfois mais j'ai trouvé que certains moments étaient un peu redondants par rapport à d'autres dans le sens où Tris & co passent beaucoup de temps à se cacher ou se chercher des alliés au sein des factions (ou sans faction...) et c'est un peu toujours la même chose. La fin amène un nouvel éclairage sur toute l'intrigue et relance donc l'intérêt et donne (bien évidemment) envie de lire la suite !

Dans le précédent tome, j'avais regretté qu'on n'en sache pas plus sur la divergence, là, j'ai été exaucée car on apprend enfin un peu plus précisément ce qu'il en est et cet état fait l'objet de bien de suspicion ou d'intérêt.

Je vous ai dit plus haut que Tris m'avait énervée et c'est vrai que je l'ai trouvée assez pénible ! En fait, c'est une fille que j'ai beaucoup de mal à cerner (du fait de sa divergence ?). Je l'avais beaucoup aimée dans le tome 1 avec ses côtés tenaces et battants. Elle les a toujours mais elle passe beaucoup de temps à se morfondre et se sentir coupable de beaucoup de choses (bon ok je comprends qu'elle ait du chagrin du fait de la mort de ses parents et de Will mais le livre se focalise un peu trop dessus) et quand elle ne se regarde pas le nombril c'est pour avoir des comportements complètements insouciants, imprudents voire dangereux, la mettant en péril ainsi que ses amis. Du coup, tout ce qui me plaisait chez elle a été atténué.

Je trouve Four toujours aussi attachant en revanche. Bon ok, je me suis demandé au début qui était Tobias car je ne me rappelais absolument pas que c'était son vrai nom :D et pire, tout au cours de ma lecture, à chaque fois que j'ai vu ce prénom, j'ai eu un blanc de 5 secondes... C'est dire si je trouve que Tobias ne lui va pas du tout ! ^^ Bref, c'est un personnage que j'aime, fort, touchant par beaucoup de côtés et vraiment très patient avec Tris ! ^^

J'ai trouvé dommage que la plupart des adultes soient soit des méchants fourbes, soit quasi inexistants. C'est un livre young adult, ce sont les jeunes qui sont braves, intrépides et qui sauvent le monde mais j'aurais bien aimé un ou deux adultes plus charismatiques ou sympas ! :)

Pas grand chose à dire sur les autres personnages, j'ai d'ailleurs pratiquement oublié leurs noms.

Le style de l'auteur se lit bien, la VO n'est pas très difficile à comprendre, c'est écrit au présent, ça désarçonne au début.

En conclusion, ce tome 2 m'a plutôt plu mais il n'est pas mieux que le tome 1 dans le sens où il ne tient pas ses promesses de bout en bout car le milieu est plus faible que le reste. Mais la fin donne évidemment envie de lire la suite que je lirai car c'est le dernier tome alors autant aller jusqu'au bout. Et si vous voulez savoir quelles seront les conséquences des comportements imprudents de Miss Tris et quelle est cette fin qui ouvre de nouvelles perspectives et donne envie de lire la suite, lisez-le.

Note :



C'est une lecture commune organisée par Julie7 avec Melymelo, Marjo2505, Bouquinette, Chroniques Aléatoires, Océane34, Chtitepuce, Zeiila, Mam'zelle Amandine, Laetichoùuxx, Salsera15, Eden92, Laeti1304, Tweety805, Miloupio, Tia Bella, (Ritw), (JustineG17100)

Le livre fait partie du Big Challenge 2014 de Livraddict
6/14

Du Baby Challenge Science-Fiction
 9/20
(8+1 joker)

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle
8/20

et du Challenge Read in English d'Avalon
15

03 avril 2014

Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

avec Guillaume Gallienne, Françoise Fabian

Résumé :
La vie de Guillaume Gallienne, ses relations avec sa famille, surtout sa mère et ses questionnements sur son orientation sexuelle.






Mon avis :
Les garçons et Guillaume, à table ! est le film encensé par les pairs de son acteur/réalisateur lors de la dernière cérémonie des César puisqu'il a recueilli pas moins de 5 trophées dont les majeurs meilleur film/meilleur acteur. Ce film, je devais aller le voir à sa sortie mais le temps m'a manqué, et également en janvier lors d'un retour rapide en France. C'est juste après les César que j'ai eu l'occasion de le voir et j'avoue que je n'ai pas autant apprécié que la plupart des gens qui l'ont vu (ma fille qui l'avait vu avait adoré).

Petit, Guillaume a toujours eu l'air différent de ses frères, moins viril et sportif, conforté en cela par sa mère pour laquelle il voue un amour sans bornes. Pour lui plaire, il désirait être une fille pour lui ressembler plus tard et ses parents pensaient qu'il était homosexuel. Même si tout au long de sa jeunesse, il s'est posé des questions sur son orientation sexuelle, c'est d'une jeune femme qu'il va tomber amoureux à la grande surprise de ses parents. De sa vie, il va faire un spectacle puis un film...

Je le dis tout de suite, je n'ai pas aimé le début. Toute la partie où Guillaume Gallienne joue son personnage jeune, voire très jeune, ne m'a pas emballée, j'ai eu du mal à faire coller l'acteur adulte avec son personnage de jeune garçon, j'ai trouvé le trait forcé et même un peu ridicule. Mais à mesure que Guillaume avance en âge, j'ai fini par trouver que c'était plus crédible et à m'attacher à son histoire et à l'apprécier.

Plus qu'un film sur les questionnements de l'acteur sur son identité sexuelle (suis-je un garçon, une fille, est-ce que j'aime les garçons, les filles ?), c'est avant tout une histoire banale de rapport à la mère. Je ne dis pas banale dans un sens péjoratif, hein, mais plutôt dans le sens où il est courant que les petits garçons aient des "mummy issues" avec leur maman. Mais chez Guillaume Gallienne, c'est exacerbé :) En tout cas, je trouve tout à l'honneur du comédien de s'être mis à nu comme cela, sans tabou, et c'est sans doute une façon comme un autre de montrer qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Le film, et le spectacle avant lui, est joué sur le ton de la comédie, un façon comme une autre de régler ses problèmes, mais pas une franche comédie où l'on rit à gorge déployée, même s'il y a des moments très amusant, notamment lorsque Guillaume est en cure, c'est plutôt doux amer et même émouvant et touchant par moment.

Car l'acteur, Guillaume Gallienne, est un homme touchant. Je l'avais découvert dans Jet Set où il m'avait beaucoup plu et depuis, j'ai toujours eu un petit faible pour ce comédien à l'aspect un peu lunaire. Cela a déjà été dit mais c'est plutôt pour le César de la meilleure actrice qu'il aurait dû recevoir le prix ! :) Car il est épatant dans le rôle de sa mère ! Criant de vérité même (même si je ne connais pas Madame Gallienne mère). Je ne sais pas cependant si dans la vie réelle, le personnage est ainsi, pas très sympathique, un peu distant avec son fils, voire pas vraiment aimant. Mais en tout cas, la prestation de l'acteur est formidable.

Sa prestation en tant que lui-même est sympathique, touchante je l'ai dit, on s'attache vraiment à ce garçon qui ne se sent pas à sa place dans sa famille, qui est en total décalage. Je trouve bien qu'il ait réussi à devenir l'homme qu'il est maintenant.

Avec ce film de Guillaume Gallienne, sur Guillaume Galienne et joué par Guillaume Gallienne, difficile de parler des autres acteurs qui paraissent un peu en retrait. À noter la présence de Françoise Fabian dans le rôle de la grand-père et un apparition savoureuse de Diane Kruger.

Pas grand chose à dire sur la réalisation, elle est honnête.

En conclusion, un film qui ne m'a pas autant emballée que certains mais qui m'a touchée et fait sourire. Et si voulez savoir si Les garçons et Guillaume, à table ! méritait le César du meilleur film, regardez-le ! Quant à moi, je ne me prononcerai pas, je n'ai pas vu les autres films nominés.

Note :



Ce film fait partie du Film de la semaine de Benji
10/52

01 avril 2014

L'agence de George Nolfi

Titre original : The Adjustment Bureau
avec Matt Damon, Emily Blunt, Michael Kelly, Terence Stamp

Résumé :
Qui sont ces hommes mystérieux en chapeau qui suivent David Norris, jeune politicien plein d'avenir, et veulent l'empêcher de revoir la jolie Elise ? Pourquoi le destin semble-t-il s'acharner à les séparer dès qu'ils se retrouvent ?




Mon avis :
 Ce film est sorti il y a trois ans, et cela fait 3 ans que j'avais envie de le voir. Je n'avais pas pu lors de sa sortie et, ensuite, je n'ai plus eu le temps. Cette année, un soir de février, j'ai pu enfin le découvrir et j'ai beaucoup aimé. Ce n'est pas un film très profond, peut-être trop axé sur la romance (mais c'est le moteur de l'histoire...) mais il fait passer un très bon moment.

David Norris a connu une ascension politique fulgurante et est donné favori pour devenir sénateur en 2006. Mais il perd les élections et rencontre ce soir-là Elise, une jeune femme sympathique, qui l'inspire pour son speech et le relance dans la course pour les élections de 2010. Il est déterminé à revoir la jeune femme mais les éléments et de mystérieux hommes en chapeau semblent tout faire pour l'en empêcher. Pourquoi cet acharnement ? Et si notre destin était prédéterminé sans que l'on puisse en dévier ?

Au début du film, j'ai été un peu perplexe car il avait tout d'un film politique à la House of Cards (renforcé par le fait que Michael Kelly joue ici le même rôle qu'il joue auprès de Kevin Spacey dans la série, à savoir conseiller). Mais le filme tourne bien vite pour se concentrer sur la romance et l'aspect fantastique.

Je dois dire que le sujet du film m'a énormément plu. J'adore ce genre de truc où le destin semble gravé dans le marbre (ici dans de mystérieux cahiers) et où des hommes de l'ombre font tout pour empêcher le héros d'être heureux.

J'ai juste trouvé dommage que cet aspect-là soit là pour servir la romance et non pas le contraire. Je m'explique, j'aurais aimé que ce film tiré d'une nouvelle de Philip K. Dick soit plus fouillé, peut-être plus sombre, mais qui aurait pu être tout aussi passionnant, un peu à la Dark City que j'adore. L'Agence est davantage traité à la sauce hollywoodienne, sans réelle surprise. C'est un peu dommage. Mais le film n'en reste pas moins très efficace, haletant, intéressant et je me suis quand même demandée s'il allait bien finir.

Comme j'ai dit, la romance est très mise en avant mais ce n'est pas déplaisant car c'est une jolie histoire d'amour portée par des acteurs charismatiques et sympathiques. Moi qui suis fleur bleue, cet amour que l'on contrarie m'a parfois émue

Matt Damon est plutôt convainquant dans le rôle de David Norris. J'ai beaucoup aimé ce héros qui cherche à contrer le destin pour une femme et qui pense pouvoir contrer ces hommes mystérieux et leur "grand patron".

J'aime beaucoup Emily Blunt, je l'avais déjà vue dans Looper et deux autres films et là je l'ai trouvée très bien. Elle est charmante, n'est pas une demoiselle en détresse et son personnage se complète bien avec celui de Damon.

J'ai bien aimé le personnage de Harry Mitchell, une des hommes de l'Agence, celui qui est chargé de veiller sur Norris.

C'est la première réalisation de George Nolfi qui avait jusqu'à présent travaillé comme scénariste sur d'autres films (Ocean's Twelve et un des Jason Bourne et qui donc connaît bien Matt Damon. Il se débrouille pas mal sur ce film, sa mise en scène et nerveuse avec de belles scènes. Sans en dire plus, j'ai beaucoup aimé quand David veut faire découvrir la vérité à Elise. Je trouve que l'affiche du film résume le résume très bien. Il y a tout dessus, Damon et Blunt qui courent (beaucoup :)), les hommes aux chapeaux, New York. Je trouve en revanche que le titre américain (The Adjustment Bureau - le bureau d'ajustement si on traduit grossièrement) est plus représentatif que l'Agence en français. Car le mot agence peut dire tout ce qu'on veut.

En conclusion, voilà un film mélangeant romance et SF, pas aussi abouti que j'aurais aimé mais qui est un très bon divertissement, bien emballé, bien filmé et avec des acteurs sympathiques. Et si vous voulez savoir si David Norris et Elise arriveront à déjouer le destin pour vivre leur amour ou si l'Agence ne l'entendra pas de cette oreille, regardez-le.

Note :



Ce film fait partie du Mini Challenge Romance de Seriebox
1/11
19/50

et du Film de la semaine de Benji
9/52

31 mars 2014

Warbreaker de Brandon Sanderson

Résumé :
Il y a 20 ans, afin de garantir la paix entre leurs peuples, le roi d'Idris promit sa fille aînée en mariage au Dieu-Roi de Hallandren, royaume dont le père du premier fut souverain avant d'être défait et exilé dans les montagnes. Mais l'heure venue, ce n'est pas Vivenna, la sage aînée, qu'il envoie mais la benjamine, Siri, une jeune fille fantasque et indisciplinée. Tandis que Siri essaie de s'adapter aux coutumes de la cour, avec l'aide d'un des dieux-revenants, LightSong, certains essaient de rallumer la guerre entre les deux peuples. Vivenna, elle, se rend en cachette à T'Telir, la capitale pour sauver sa soeur et un homme, Vasher, armé d'une épée consciente, poursuit un but mystérieux...

Mon avis :
J'ai acheté ce live pratiquement en même temps que la trilogie Mistborn (Fils-de-brume), il y a donc près de trois ans et demi. Et tandis que j'ai déjà lu la trilogie, Warbreaker est resté à trainer dans ma Pal pendant tout ce temps.  Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs car il m'attirait beaucoup. Bref, j'ai profité du challenge Un genre par mois d'Iluze pour l'en sortir et je ne le regrette absolument pas car j'ai énormément aimé, même si j'ai quelques petites réserves...

Par traité et pour empêcher ou ralentir une guerre qui menace, le roi d'Idris, un petit royaume montagneux, doit donner sa fille aînée, Vivenna, en mariage au Dieu-Roi d'Hallendren dont sa lignée fut autrefois souveraine et qui est désormais dirigée par des dieux-revenants utilisant la magie biochromatique du souffle. Mais c'est Siri qu'il envoie à sa place, Siri, une jeune fille indisciplinée et pas du tout préparée à cette charge. Alors que Siri essaie de s'adapter à cette vie auprès de ce mystérieux Dieu-roi et de ses co-dirigeants dont le léger Lightsong, et alors que certains souhaitent faire revivre la guerre entre les deux peuples, Vivenna décide de venir la sauver et empêcher le conflit. Son chemin va croiser un homme mystérieux, Vasher, qui, armé d'une épée consciente, Nightblood, semble avoir beaucoup de secrets...

J'ai adoré comment l'auteur, une fois de plus, après l'allomancie et la ferrochimie de Mistborn, arrivait à imaginer une magie très originale. Sur fond d'intrigues politiques, de coups bas et de retournements de situation, cette magie des couleurs et du souffle est tout simplement magnifique et amène beaucoup de poésie à un sujet somme toute pas très réjouissant. J'ai adoré par exemple, comment - petit spoiler - les cheveux des deux princesses, Siri et Vivenna, changeaient de couleur selon leurs états d'âme. Cependant, la magie du Souffle, qui se donne et se reprend et qui sert à éveiller des objets voire des êtres, est une magie assez cruelle. Je ne veux pas en dire plus mais certains aspects de cette magie mettent parfois mal à l'aise. Ceci dit, elle est relativement simple à comprendre pour moi qui lisais le livre en anglais.

Le roman, qui est un "stand-alone" ce qui est rare dans ce genre où il y a généralement des sagas à rallonge, porte sur trois ou quatre intrigues principales. La première est celle où Siri épouse le Dieu-Roi et doit avoir un enfant de lui afin de réinjecter du sang royal dans la lignée Hallendrel. C'est l'intrigue que j'ai préférée, sans doute parce qu'elle faisait appel à mon côté romantique, mais j'ai trouvé très touchants ces deux êtres qui s'apprivoisent alors que tout devrait les opposer.

Une autre intrigue concerne un des dieux, Lightsong, un dieu qui se démarque des autres dans la mesure où il prend tout à la légère, fait preuve de curiosité et d'ironie et va se trouver embarqué dans des luttes de pouvoir qui le dépasse un peu. Son intrigue n'est pas la plus folichonne mais comme j'ai beaucoup aimé le personnage, ça a passé.

La 3e et la 4e voient Vivenna survivre dans Hallendrel, se fourvoyer parfois, changer beaucoup et Vasher, cet homme dont on ne sait rien et dont on se demande pendant une grande partie du roman quel est son but.

J'ai regretté (et c'est là où ça m'a empêchée de totalement adorer ce livre) que ces intrigues soient parallèles pendant presque la totalité du roman et qu'à part pour Vivenne et Vasher qui se rencontrent plus vite, tout ne s'entremêle qu'à la toute fin. À la moitié du livre, je me languissais déjà de voir tous les protagonistes réunis... Et j'ai aussi regretté que finalement tout se dénoue très vite, trop vite. Le livre porte essentiellement, pendant 550 pages sur les préparatifs qui vont mener au bouquet final et pif paf pouf en 100 dernières pages tout s'accélère, le rythme nous prend à la gorge, l'auteur résout toutes ses intrigues, il y a plein de révélations et hop c'est fini ! Comme si l'auteur avait voulu faire un tome d'introduction comme il sait bien faire et qu'au dernier moment, bah non, il aurait changé d'avis, décidé de ne faire qu'un seul livre et terminé son histoire là. Bien sûr, je ne pense pas que c'était dans son esprit mais ça m'a un peu décontenancée.

Rassurez vous, chers lecteurs (et je vous vois déjà maugréer "mais alors elle n'a pas aimé"), ce sont juste des réserves, Sanderson est tellement doué dans sa façon de raconter ses histoires que je ne me suis pas ennuyée du tout, que j'en ai apprécié chaque page, chaque action et ce malgré le temps que j'ai mis à lire le livre (10 jours !). À part l'histoire des personnages, j'ai aussi aimé l'histoire de ces Revenants dont on ne sait pas trop pourquoi ils sont choisis pour devenir dieu, j'ai aimé le courage des uns, l'audace des autres et je trouve difficile de parler de ce livre sans trop en dire car il est vraiment prenant.

J'admire énormément comment l'auteur a réussi à créer des personnages vraiment attachants. Que ce soit Siri, Vivenna, Lightsong ou encore Susebron le Dieu-Roi (ou le Roi-Dieu) et dans une moindre mesure Vasher.

Vivenna est le personnage qui change le plus au cours du roman. Formatée depuis sa naissance, élevée de façon austère (on se croirait presque chez des Quakers), ancrée dans ses certitudes concernant T'Telir la capitale et ses habitants, son évolution et son parcours sont les plus intenses à mon avis. J'ai beaucoup aimé.

Mon chouchou a été Lightsong, le Dieu-Revenant qui ne sait pas trop ce qu'il fait là, qui porte un regard très ironique sur sa fonction et qui est super touchant dans sa façon de vouloir comprendre les choses.

Siri et Susebron sont trop mignons. Je ne veux pas en dire plus mais je l'ai déjà dit, c'est leur histoire qui m'a le plus touchée car tout les sépare et ils vont réussir à s'apprivoiser, se rapprocher et se comprendre.

Vasher est un personnage plus difficile à cerner. Il m'a fait penser par moments à Kelsier le fameux rebelle de Mistborn. Au début, on pourrait le prendre pour un vulgaire assassin, froid et manipulateur mais au fur et à mesure que l'histoire avance, on devine qu'il y a plus derrière cet aspect-là et d'ailleurs j'ai beaucoup aimé ce qu'on apprenait de lui. Et son épée consciente, Nightblood, m'a fait rire par moments avec ses réflexions enfantines alors que c'est un objet d'une dangerosité sans pareille.

Je ne vous direz rien sur les autres personnages, gentils ou méchants, mais j'ai été attristée par la trahison de certains.

Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire. C'est intense, son histoire est très dense mais prenante et j'ai beaucoup aimé le retrouver dans ce livre. Du coup, il me tarde de pouvoir en lire d'autres de lui (j'ai The Alloy of Law - L'alliage de la justice - dans ma Pal, c'est plus ou moins une suite à Mistborn, disons que ça se passe longtemps après). J'ai bien aimé les petites touches d'humour dont il parsème son histoire, ce qui fait du bien car certaines passages sont assez durs et sanglants.

En conclusion, j'ai été ravie de lire ce livre que j'ai énormément aimé malgré quelques réserves et qui donne l'occasion de découvrir une histoire prenante, une magie très intéressante et des personnages vraiment attachants. Et si voulez savoir si Siri et Susebron vivront une belle histoire d'amour (je vous rassure Sanderson est assez fleur bleue de ce côté-là :)) et qui est le/la mystérieux(se) Warbreaker (casseur de guerre) du titre, lisez-le !

Note :




Ce livre fait partie du Big Challenge 2014 de Livraddict
5/14

du Baby Challenge Fantasy, toujours de Livraddict
9/20
(8+1 joker)

Il fait aussi partie du Challenge Read in English d'Avalon
14

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci Fantasy/Fantastique
3/12

29 mars 2014

Le dernier pub avant la fin du monde d'Edgar Wright

Titre original : The World's End
avec Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman

Résumé :
Gary King, la quarantaine immature, réunit ses 4 meilleurs amis du lycée pour refaire le Golden Mile, à savoir faire la tournée des 12 pubs de leur ville de naissance, Newton Haven, en terminant par le World's End. Tournée qu'ils échouèrent à accomplir il y a 24 ans. Mais la virée tourne au cauchemar lorsqu'ils s'aperçoivent que les habitants de la petite ville ont un comportement bizarre...

Mon avis :
Normalement, j'aurais dû voir ce film en septembre dernier. J'étais bien tranquillement dans la salle du cinéma lorsqu'un incident technique empêcha la diffusion du film. Après coup, je me dit que finalement ce n'était pas plus mal car je ne sais pas si j'aurais vraiment apprécié les délires de Simon Pegg et Nick Frost sur grand écran. Sur mon canapé, c'est nettement mieux passé et j'ai bien aimé.

À leur sortie du lycée en 1990, Gary King et ses 4 amis ont voulu fêter ça en faisant le Golden Mile, boire une pinte de bière dans chacun des 12 pubs de leur ville, Newton Haven, en terminant par le fameux The World's End. Mais la fête a tourné court à l'époque quand les estomacs des uns et des autres ont lâché. Vingt ans plus tard, Gary, vit dans le souvenir de cette soirée et reste un adolescent immature noyant ses problèmes dans la drogue. Il convainc ses amis, qui eux sont rangés et tranquilles, de refaire et terminer cette fois-ci le Golden Mile. Mais la virée ne va pas se passer comme prévue et le dernier pub, The World's End (la fin du monde), semble bien porter son nom...

Le trio gagnant de Shaun of the Dead et Hot Fuzz avec Edgar Wright à la réalisation et Simon Pegg et Nick Frost en têtes d'affiche, s'est donc reformé pour ce film complètement fou ! Il conclut d'ailleurs une pseudo trilogie appelée The Three Flavours Cornetto en référence au fait que qu'un personnage de chaque film mange un cornetto d'une couleur différente (rouge dans Shaun, bleu dans Hot Fuzz et vert dans The World's End).

Ce n'est pas un film qui plaira à tout le monde (ma fille qui l'a vu avant moi l'a trouvé "nul") car il faut aimer le nonsense, les blagues un peu débiles et un script qui part dans tous les sens. Mais je devais être "in the mood" car j'ai bien accroché ! Ce n'est pas aussi bien que Shaun ou Hot Fuzz mais c'est tout à fait regardable ! Et puis voir jouer plein d'acteurs anglais qu'on adore, c'est quand même bien ! :)

Au début j'ai été un peu perplexe. Je savais qu'il y avait un côté science-fiction dans le film mais celui-ci démarre comme un buddy movie aviné (enfin abièré ! :D) tout ce qu'il a de classique (ça pourrait être The Hangover - Very Bad Trip in VF ;) - in England), du coup je me suis demandé où était la science-fiction et si tout le film portait en fait sur le trip des 5 copains dans les bars (ce qui aurait été très sympa aussi ! :)). Et puis non, tout à coup le film tourne à la SF avec des aliens, une apocalypse et des pauvres mecs qui essayent de survivre... Pas très original dans la mesure où c'est un peu pareil que Shaun of the Dead dans la trame, où l'on remplace les zombies par des extraterrestres. Mais c'est sympa. Pas hyper intellectuel mais fun !

Outre l'aspect SF parodique, c'est aussi un film sur le temps qui passe, sur les rêves jamais réalisés, les copains à la vie à la mort qui évoluent différemment. On a tous vécu ça, on a tous rêvé de refaire/revivre un truc qu'on avait fait jeunes et qui nous avaient marqué et finalement on s'aperçoit que le temps passe, que les gens se perdent de vue et qu'on ne le refera jamais ou si oui, jamais de la même façon... Alors c'est évidemment traité sur un mode comique, mais il y a quelque chose de touchant dans la façon dont Gary veut recréer le gang de sa jeunesse.

Il y a un je-ne-sais-quoi chez Simon Pegg que j'adore ! Dans ce film, il s'est fait un look (à la Matrix) assez éloigné de celui qu'il a habituellement et il campe un personnage complètement immature et parfois à baffer ! :) Il est même assez fatigant comme gars ! :D

Son complice de toujours, Nick Frost, est lui, un personnage plus en retenu mais attention quand il se lâche !

Parmi les acteurs qui jouent les copains de Gary, on retrouve Martin Freeman (mon autre chouchou) et en guest David Bradley (Rusard dans les Harry Potter, Walder Frey dans Game of Thrones et décidément partout) ou encore Pierce Brosnan.

La réalisation d'Edgar Wright est pêchue, avec beaucoup d'action et des moments d'anthologie. C'est un peu foutraque parfois mais on ne s'ennuie pas une seule seconde.

En conclusion, un film complètement loufoque et qui ne plaira sans doute pas à tout le monde mais pour peu que vous aimiez ce genre de film, vous passez un bon moment. Et si vous voulez savoir si Gary et ses amis arriveront cette fois à faire le Golden Mile et à échapper aux aliens lancés à leur poursuite, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Mini Challenge Comédie de Seriebox
1/7
38/50

du Mini Challenge Science-fiction
1/5
43/50


et du Film de la semaine de Benji
8/52