08 novembre 2012

Les âmes croisées de Pierre Bottero

Résumé :
Nawel Hélianthas, issue d'une famille influente de Jurilan, va bientôt devoir choisir la caste dans laquelle elle restera toute sa vie. Alors que sa voie semble déterminée, des événements vont venir tout bouleverser et, contre toute attente, elle choisit la caste la plus mystérieuse qui soit, celle des Armures...





Mon avis :
Si vous suivez mon blog, vous savez que j'ai beaucoup apprécié les deux trilogies d'Ewilan de cet auteur. Aussi, quand il s'est agi de trouver une lecture pour le Combat d'auteurs d'Iluze, on aurait pu penser que je choisirais la trilogie du Pacte des Marchombres. Oui... Mais non ! :) Parce qu'en fait, je dois lire le premier tome de cette trilogie, Ellana, fin novembre en LC et donc ça ne "pattait" pas avec le Combat d'auteurs qui se termine le 15. Mais heureusement, j'avais un autre titre dans ma wish-list, pour les divers challenges Livraddict, Les âmes croisées et qui est vite venu rejoindre ma pal et qui est donc ma lecture choisie pour le challenge ! Vous suivez ? :D Je dois dire que ce fut une lecture assez agréable, j'adore vraiment la plume de Bottero, même si je n'ai pas vraiment aimé la première partie.

Nawel Hélianthas est une jeune fille de presque 17 ans, orgueilleuse, gâtée et égoïste, qui fait partie d'une des familles les plus influentes de Jurilan. Comme tous les jeunes de son âge, Nawel doit bientôt choisir quelle caste elle intégrera et tout le monde s'attend à la voir choisir celles des Mages, comme ses parents. Mais voici qu'une série d'événements va lui faire prendre conscience du monde qui l'entoure et contre toute attendre, le jour de la cérémonie, Nawel choisit la caste la plus mystérieuse, celles des Armures...

Comme je l'ai dit en préambule, je n'ai pas tellement aimé la première partie. Disons que j'ai eu l'impression d'avoir à faire à une histoire lue et relue par ailleurs, sur une fille un peu superficielle, qui doit choisir son destin tout tracé et qui évidemment choisit là où on ne l'attend pas ! Des cas, je pourrais vous en citer à la pelle, mais ceux qui me viennent en tête sont par exemple Uglies (écrit avant) ou Divergent (écrit après).

Heureusement, une fois que Nawel fait partie des Armures, le livre prend son envol et devient bien plus intéressant avec la découverte de cette caste bien particulière ou les choix et les épreuves qui attendent Nawel. Quant à la troisième et dernière partie, elle va rendre Nawel plus mature et fait prendre à l'histoire une direction inattendue.

Les âmes croisées, ce n'est pas seulement l'histoire de Nawel mais aussi du monde dans lequel elle vit avec sa société de castes et de Robes et sa population à deux vitesses, les Perles (les privilégiés) et les Cendres (le petit peuple), les uns ignorants les autres ou les traitant comme des serviteurs invisibles. C'est aussi la découverte d'autres peuples, les Glauques, ou une civilisation mystérieuse et disparue, les Anciens.

C'est d'ailleurs tout à fait dommage que l'auteur soit mort après avoir publié ce livre car il devait être le premier tome d'une trilogie et il y a donc des questions qui resteront sans réponse et l'avenir de Nawel reste inconnu...

À noter une référence sur Gwendalavir (le monde d'Ewilan) par la bouche du fou du roi, Ol Hil' Junil. Il évoque la Dame, l'Imagination et le Dessin et des mondes parallèles. D'après Nawel, d'ailleurs, il dit venir d'un de ces mondes. On le voit très peu mais il m'a fait un peu penser au Fou de L'assassin royal. Je me demande si on l'aurait revu si l'auteur avait pu poursuivre sa série.

Nawel n'est pas un personnage très attachant de prime abord, elle est même plutôt pénible dans la première partie avec ses airs supérieurs d'enfant gâtée. Heureusement, cela s'arrange ensuite et, en murissant, elle devient plus intéressante. J'ai beaucoup aimé sa relation avec un des personnages à la fin (dont je ne parlerai pas davantage) et qui donne son sens au titre du livre.

Les deux meilleurs amis de Nawel, Ergaïl et Philla, sont, quant à eux, assez inintéressants...  Je n'ai franchement rien à dire sur eux ! :)

J'ai en revanche bien aimé Anthor Pher, le maître d'armes des Armures, un homme bourru, sévère mais juste.

Ce que fait vraiment le charme de ce roman c'est bien sûr l'écriture magnifique de l'auteur pour décrire les paysages. Que ce soit AngkNor, la ville de Nawel ou l'ancienne cité des Anciens, c'est un véritable enchantement de lire ses descriptions, c'est un rêve éveillé et c'est vraiment ce qui m'a permis de continuer quand je m'ennuyais un peu dans la première partie.

En conclusion, un début un peu laborieux et peu original mais une histoire qui a su m'emporter grâce à l'écriture de Pierre Bottero. Et si vous voulez découvrir par vous-mêmes les cités dont je vous ai parlé ou savoir quel sera le destin de Nawel, lisez ce livre.

Note :




Vous trouverez de nombreux autres avis sur Logo Livraddict


Ce livre fait partie du Big Challenge 2012 de Livraddict
16/12

Et du Baby Challenge Fantasy, toujours de Livraddict
9/20

et il fait partie du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle et Kalea 
3/20

Et bien évidemment du Combat d'auteurs d'Iluze !
Brussolo 0/Bottero 1

07 novembre 2012

Raiponce de Byron Howard et Nathan Greno

Titre original : Tangled
avec Mandy Moore, Zachari Levy

Résumé :
Raiponce a été enlevée par Mère Gothel quand elle était bébé à cause de sa chevelure magique et est recluse depuis dans une tour par celle qu'elle prend pour sa mère. Voulant découvrir ce qu'il y a au-delà de la tour elle cherche à s'échapper et le bandit Flynn va lui donner l'occasion de le faire...



Mon avis :
J'aime bien voir un film d'animation de temps en temps comme vous avez pu le découvrir si vous lisez mon blog régulièrement et j'avais très envie de voir ce Raiponce qui me paraissait bien sympathique d'autant plus que c'était Zachari Levy (Chuck dans la série éponyme) qui doublait le bandit au grand coeur. Je suis ravie d'avoir enfin pour le découvrir car j'ai passé un excellent moment avec ce dessin animé très enlevé.

Pour sauver sa femme enceinte et sur le point de mourir, le Roi utilise une fleur magique que convoitait la mère Gothel. Quand la petite Raiponce nait, Gothel s'aperçoit que la magie s'est fixée dans la chevelure du bébé et elle l'enlève pour l'élever comme sa fille et profiter de la fontaine de jouvence qu'est cette chevelure. C'est ainsi que Raiponce grandit, enfermée dans une tour avec une chevelure de 20 mètres de long. Alors qu'elle va avoir 18 ans, elle rêve pour son anniversaire d'aller voir de plus près les lanternes lumineuses qui s'élèvent dans le ciel à cette date chaque année, sans savoir que ce sont ses vrais parents qui les font envoyer en souvenir de leur bébé disparu. Sa "mère" refusant de la laisser partir, c'est grâce à un bandit au grand coeur, Flynn Rider, recherché pour vol, qu'elle va trouver le moyen de s'échapper...

Voilà donc un dessin animé qui fera passer un excellent moment aux petits et grands ! Il est certes très disneyien mais il n'est pas mièvre (même s'il y a quelques bons sentiments), il est plein d'action, d'aventures et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Ça va à 100 à l'heure. L'humour est très présent ainsi que les moments d'émotion (tout ce qui touche les lanternes lumineuses est magique).

Comme dans tout bon Disney qui se respecte, il y des chansons et des petits animaux sympas, ici le caméléon Pascal, compagnon de Raiponce et Maximus, le cheval du capitaine de la garde et qui a une dent contre Flynn et qui est très amusant.

Les personnages sont assez stéréotypés mais vraiment très attachants.

Raiponce est une jeune fille aventureuse, amusante et avec pas mal de force de caractère, et quelle chevelure ! J'adore la façon dont elle l'utilise, comme liane ou comme liens. J'apprécie aussi le fait que depuis Le prince et la grenouille, Disney crée des personnages féminins qui ne s'en laissent pas compter, qui savent prendre des décisions, tout en rêvant au prince charmant (enfin, à l'amour :)). J'ai quand même trouvé bizarre que pour une jeune fille n'étant jamais sortie de sa tour, elle soit aussi "éveillée" :)

Flynn est sans doute le personnage le moins original mais je l'ai bien aimé. C'est le voleur au grand coeur, qui est ému par la jeune fille et qui, du coup, se laisse attendrir et met sa nature de côté.

Mère Gothel est la sorcière typique de chez Disney, moins terrifiante que Maléfique ou la Sorcière de Blanche-Neige.

La réalisation est très belle. Les images sont vraiment magnifiques, la chevelure d'or de Raiponce est de toute beauté, les chansons sympathiques, l'action bien équilibrée avec les moments d'émotion et en voyant ce film, on retrouve notre coeur d'enfant enchanté par les contes de fées.

En conclusion, un très bon Disney qui m'a fait passer un excellent moment de détente et que j'ai beaucoup aimé. Et si vous voulez savoir si Raiponce arrivera à se tirer des griffes de Mère Gothel, à aller voir les lanternes lumineuses de plus près et à retrouver ses vrais parents, regardez-le.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Seriebox Ciné Challenge 2012
4/13

du Mini Challenge Animation de Seriebox
1/7
44/50

et du Mini Challenge Comédie toujours chez Seriebox
2/2
47/50

05 novembre 2012

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (102)

Bonjour à tous ! Je vous retrouve pour une nouvelle semaine de lectures avec ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai encore bien lu ! J'ai fini Howl's Moving Castle (Le château de Hurle) de Diana Wynne Jones, une très jolie lecture. Après, j'ai lu Macbeth de Shakespeare, qui m'a laissée complètement indifférente, puis j'ai enchaîné avec Le labyrinthe de Pharaon de Serge Brussolo, lecture sympa et rapide, puis j'ai enfin lu L'appel de l'ange de Guillaume Musso. Je l'ai fini hier soir et je dois dire que j'ai plutôt bien aimé même s'il y a des choses qui m'ont agacée et dont je reparlerai dans ma chronique. En tout cas, il se lit super vite car j'ai dévoré les 455 pages en deux jours !

- Aujourd'hui, je commence Samantha, bonne à rien faire de Sophie Kinsella. Je ne peux pas vous en dire plus puisque je viens tout juste de le commencer.

- Cette semaine, je vais donc lire Samantha, bonne à rien faire, puis j'enchaînerai avec Lady R d'Henri Courtade. Comme c'est un beau pavé, je ne sais pas si je l'aurai fini d'ici lundi prochain (mais vu mon rythme, pourquoi pas ? :)) et si c'est le cas, je lirai ensuite La déclaration de Gemma Malley.

Bonne semaine !

04 novembre 2012

La fin du monde tombe un jeudi, Thomas Drimm, tome 1 de Didier Van Cauwelaert

Résumé :
Dans un futur plus ou moins proche, Thomas Drimm, presque 13 ans, voit sa vie basculer le jour où son cerf-volant tue accidentellement un vieil homme qui se réincarne dans son vieil ours en peluche et se révèle être un scientifique qui le charge pas moins que de sauver le monde !





Mon avis :
Comme j'avais bien aimé les deux romans que j'avais lus de cet auteur, c'est tout naturellement vers celui-ci que je me suis tournée quand il m'a fallu trouver un auteur en V pour le Challenge ABC de Nanet. Ayant entendu parler de ce Thomas Drimm en bien, c'est donc ce roman que j'ai choisi et je dois dire que je ne le regrette absolument pas car j'ai passé un très bon moment en sa compagnie.

Thomas Drimm a 13 ans moins le quart (comme il aime à le souligner) et vit dans un monde où le Hasard et ses jeux ont remplacé les anciennes religions. Chaque personne reçoit une puce dès 13 ans afin d'être mieux contrôlée et l'obésité, l'alcoolisme et la dépression sont considérées comme des tares qui vous vaut d'être relégués au bas de l'échelle et où leur monde est protégé des agressions extérieures par un bouclier d'anti-matière. Seul la gagne peut vous faire progresser. Thomas mène pour le moment une vie insouciante de pré-ado un peu gros, entre une mère arriviste et un père alcoolique, mais sa vie bascule le jour où il tue accidentellement un vieil homme sur la plage avec son cerf-volant, que ce vieil homme se révèle être Léo Pictone, un des pères fondateurs de la nouvelle société et qu'il se réincarne dans le vieil ours en peluche de son enfance. Pire, Pictone le charge de sauver le monde dont la fin est proche...

Mon résumé est assez long mais c'est pour vous planter le décor. Je vous rassure, ce que je vous raconte n'est que le début de l'histoire ! Après, ça n'arrête plus ! :) Il y a beaucoup d'action, de rebondissements et on ne s'ennuie vraiment pas à suivre les aventures du jeune Thomas.

Tout d'abord, il y a beaucoup d'humour. Un humour qui m'a fait d'ailleurs penser à celui de Percy Jackson qui est le héros d'aventures créé par Rick Riordan. Et cet humour contrebalance le monde finalement terrible dans lequel vit Thomas.

Car son monde est celui d'un régime totalitaire, surveillant en permanence une société où il ne faut pas boire, ne pas être gros et où il faut jouer aux jeux d'argent pour être un citoyen respectable. Un monde où Internet est interdit aux mineurs tout comme il est interdit de fumer auprès de ces mêmes mineurs. Un monde où il ne fait pas très bon vivre, croyez-moi ! :)

J'ai trouvé que l'auteur n'avait pas cédé à la facilité et créé une histoire finalement assez complexe avec pas mal de détails scientifiques. Je trouve très bien que ça ne soit pas superficiel comme certains livres du genre. Mais ça reste quand même ludique, très approprié aux lecteurs ados et l'histoire est franchement rocambolesque, voire parfois farfelue. :) Mais c'est aussi ce qui fait son charme.

J'ai juste trouvé que la fin était assez abrupte et partait dans une direction un peu bizarre... À voir ce que cela donnera dans le tome 2.

J'ai beaucoup aimé Thomas Drimm, ce jeune garçon assez dépassé par les événements mais qui a beaucoup de courage et d'entrain et essaie de sortir des situations impossibles dans lesquelles son acte l'a mis. À noter que quand il dort, Thomas fait des rêves bizarres (je ne vous en dis pas plus) et que son nom est Drimm (et en anglais rêve = dream...)

J'ai trouvé formidable l'idée de se faire réincarner le vieux scientifique en ours. Ça donne beaucoup de dynamisme à sa relation avec Thomas et pas mal de situations cocasses.

Brenda, la voisine de Thomas, est sympa, un peu dépassée par les événements et bécasse parfois, mais sympa !

En revanche, la mère de Thomas est assez antipathique, ne pensant qu'à elle et étant très dure avec son fils pour lequel elle a beaucoup de mépris, complètement en phase avec la société dans laquelle elle vit, au contraire du père qui lui est un personnage intéressant, humaniste, même s'il est bourré la plupart du temps.

Le style de l'auteur est vraiment très agréable à lire. C'est du jeunesse mais bien écrit et j'ai retrouvé ce que j'aimais dans ses autres livres, une sorte d'écriture un peu décalée.

En conclusion, un très bon livre ado, qui devrait beaucoup plaire à la cible mais qui est également un très bon moment de lectures pour les plus vieux (comme moi ! ^^). Et si voulez savoir ce que Thomas doit faire pour sauver le monde dont la fin est programmée un jeudi, quelles conséquences auront ces actions ou si vous voulez voir un vieux savant réincarné en ours en peluche, lisez-le ! Quant à moi, je lirai le tome 2 sans problème !

Note :



Ce livre est donc ma lettre V du Challenge ABC 2012 de Nanet
23/26


et il fait partie du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mutinelle et Kalea 
2/20

02 novembre 2012

Voisins du 3e type de Akiva Schaffer

Titre original : The Watch
avec Ben Stiller, Vince Vaughn, Jonah Hill, Richard Ayoade

Résumé :
Dans la petite ville de Glenview, Ohio, après le meurtre du gardien de nuit du magasin où il travaille, Evan décide de créer un comité de surveillance dans son quartier. C'est ainsi que Bob, Franklin et Jamarcus le rejoignent pour des tournées qui sont plus l'occasion de s'amuser qu'autre chose. Mais les 4 amis découvrent bientôt que des extraterrestres ont pris l'apparence d'humains et veulent envahir le monde...

Mon avis :
C'est en voyant la bande-annonce de ce film que j'ai eu envie d'aller le voir quand j'étais en France en septembre dernier. Je l'avais trouvé marrante et j'ai donc pu le découvrir avec ma fille. Si j'ai bien aimé c'est quand même bien potache et pas vraiment très intelligent ! :)

Quand un des veilleurs de nuit du magasin où il travaille est tué dans d'horribles conditions, Evan décide de créer un comité de surveillance du quartier afin de pallier les manques de la police. Mais il rencontre peu de succès et ce ne sont que finalement trois hommes qui se présentent, Bob, Franklin et Jamarcus. Alors qu'Evan prend les choses au sérieux, il ne s'agit pour les trois autres qu'un moyen d'échapper à la routine et de s'amuser. Mais bientôt ils découvrent que des extraterrestres ont pris l'apparence de certains de leurs concitoyens et qu'ils planifient l'invasion de la Terre...

Amateurs de films sérieux s'abstenir. Car ce film est vraiment con, très con ! :D C'est très potache avec beaucoup de blagues en-dessous de la ceinture, idéal pour une soirée du samedi soir entre potes. Même le point faible des aliens est graveleux, c'est dire ! ^^

En tout cas, on passe un moment amusant à suivre les aventures de ces 4 bras cassés de banlieue qui se retrouvent un peu seuls à devoir sauver le monde alors qu'ils pensaient prendre un peu de bon temps à boire des bières et à déconner.

Le personnage de ben Stiller est un peu l'élément raisonnable du groupe. Il essaie de faire avancer les choses, de calmer ses potes et ça ne marche pas vraiment ! ^^ C'est marrant, parce qu'au cours du film, ma fille et moi avons pensé en même temps que décidément Ben Stiller vieillissait très bien ! :) Et c'est vrai qu'il est de plus en plus séduisant !

Le perso de Vince Vaughn lui est l'opposé d'Evan, un déconneur fini. Lui aussi vieillit bien.

À noter qu'après Chris O'Dowd dans Bridesmaids, j'ai retrouvé le 2e membre du binôme masculin d'IT Crowd, Richard Ayoade qui y joue Moz et qui ici joue encore un personnage bien space.

Et dans le rôle de la femme d'Evan, on trouve l'actrice qui jouait la soeur de Tara dans United States of Tara, Rosemary Dewitt.

Côté réalisation, pas grand chose à dire. Je ne connaissais pas le réalisateur qui a 3 films à son actif. Sa mise en scène est assez classique, on ne s'ennuie pas du tout, il alterne les moments comiques et l'action et certaines scènes sont assez sanglantes.

En conclusion, je n'ai pas grand chose de plus à dire sur ce film que j'ai vu il y a déjà plus d'un mois et qui est surtout une comédie qui ne se prend pas au sérieux, qui fait rire avec ses blagues en-dessous de la ceinture et de par les situations dans lesquelles se retrouvent nos héros. Et si vous voulez savoir à quoi ressemblent les vilains aliens que vont devoir affronter nos quatre amis et s'ils arriveront à s'en débarrasser et surtout comment, regardez ce film !

Note :


01 novembre 2012

Fille noire, fille blanche de Joyce Carol Oates

Titre original : Black Girl, White Girl

Résumé :
Genna Meade et Minette Swift, compagnes de chambre sur le campus, n'ont rien en commun. Genna est blanche, effacée, avide de tendresse, Minette est noire, arrogante, solitaire et peu encline à répondre à l'amitié de Genna. Alors que les semaines passent, Minette semble subir des violences racistes, jusqu'au drame...



Mon avis :
Comme Zweig, Joyce Carol Oates ne fait pas partie des auteurs que je lis habituellement. Mais à force d'en entendre parler, surtout par George, j'ai quand même voulu découvrir ce qu'elle écrivait. Ne voulant pas me lancer dans un de ses pavés, j'ai donc opté pour ce livre assez court (374 pages) et j'avoue avoir été très agréablement surprise. Ce n'est pas tant l'histoire qui m'a plu que le style de l'auteure et l'ambiance particulière de ce roman.

1974, alors que Nixon vient de démissionner, Genna Meade entre au Schuyler College pour y faire ses études supérieures. Elle se retrouve compagne de chambre de Minette Swift qui est l'exact opposé de la jeune fille. Genna est blanche aux taches de rousseur, effacée, issue d'une famille d'activistes et hippie alors que Minette est noire comme l'ébène, peu avenante, arrogante, solitaire et fille d'un pasteur traditionaliste. Avide de tendresse, Genna cherche pas tous les moyens à gagner l'amitié de Minette qui n'en a cure et repousse toutes ses marques d'affection. Mais alors que les semaines passent, Minette semble la proie de violences raciales. Genna pourra-t-elle sauver Minette..?

En quatrième de couverture, il est écrit (d'après Telérama) "Redoutable machine romanesque, saisissante d'ambiguïté et d'inconfort". Romanesque, je ne sais pas mais c'est un livre effectivement très ambigu et qui m'a mise assez mal à l'aise. Tout au long de l'histoire, on ne sait pas trop ce qu'il se passe, où l'auteur veut en venir et l'ambiance est tout à fait particulière.

J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à entrer dans le roman. L'histoire de Genna et Minette m'intéressait mais je trouvais qu'il y avait des longueurs, surtout les passages sur la famille de Genna mais je pense ces passages étaient obligés pour comprendre le personnage de la jeune fille. Ensuite, une fois l'histoire installée, j'ai eu très envie de continuer.

Pourtant, on ne peut pas dire que l'histoire soit vraiment très captivante mais elle est insidieusement prenante. Quand on parle d'inconfort et d'ambiguïté, c'est en fait tout à fait ce que j'ai ressenti lors de ma lecture ! On suit ces deux jeunes filles, le drame qui se met en place petit à petit, sans vraiment comprendre pourquoi et comment tout cela arrive, tout est en non-dits, on ne comprend pas pourquoi Minette réagit comme ceci ou comme cela et, à l'instar de Genna, on en vient à douter d'elle. Cela donne donc une atmosphère tout à fait particulière à cette histoire...

Mais il n'y a pas que l'histoire des deux jeunes filles et la relation difficile qu'elles entretienne. Il y a également leurs rapports avec leurs pères, deux personnages omniprésents malgré leur absence et qui influent énormément sur ce que peuvent ressentir Genna et Minette. Et tout comme les deux jeunes filles sont diamétralement opposés, leurs pères le sont tout autant. Max Meade est un activiste révolutionnaire, défenseur des droits de l'homme, fantasque, absent alors que le père de Minette est un pasteur rigoriste qui a élevé sa fille dans l'amour de Dieu. Mais là où Minette suit les préceptes de son père, Genna ne cherche qu'à s'en éloigner tout en faisant une sorte d'idole inaccessible...
Personnellement, j'ai trouvé que l'histoire du père de Genna, même si nécessaire à l'histoire, prenait un peu trop de place, surtout sur la fin... Mais bon, je n'en dirai pas plus.

Le problème de l'identité raciale est également très présent. On n'est plus dans les années 50-60 quand la question des droits civiques des noirs se posaient mais les tensions raciales sont encore bien présentes et Minette est un peu le catalyseur (je ne sais pas si je peux employer ce terme) de ces tensions.

Je n'ai pas trouvé les personnages de Genna et Minette très attachants.
Genna est trop passive et effacée à mon goût et trop avide de tendresse. Je l'ai trouvée trop obnubilée à gagner l'amitié de Minette. On voit qu'elle essaie de compenser l'absence du père et le manque d'attention de sa mère (une hippie shootée aux médocs) et pense avoir trouvé enfin quelqu'un à aimer et qui l'aimerait mais on a vraiment l'impression qu'elle prend ses rêves pour la réalité quand elle parle de cette amitié alors qu'on voit bien que Minette n'en a strictement rien à faire ! Franchement, ç'aurait été moi, j'aurais laissé tomber ! :D Et j'aurais été Minette, Genna m'aurait franchement gonflée ! ^^

Quant à Minette, franchement quel personnage détestable ! Toujours maussade, renfermée, arrogante envers les autres, je n'ai vraiment pas compris ce qu'elle venait faire dans cette université où visiblement elle n'avait pas sa place (mais aurait-elle eu sa place ailleurs ?). Je peux comprendre que derrière cette attitude il y ait une solitude, un mal-être, une grande détresse même, mais franchement elle n'a rien d'aimable. Et puis, qu'est-ce que ces "par-don" ont pu me faire grincer des dents !

La mère de Genna est également un personnage peu sympathique, complètement ailleurs, hippie sur le retour qui souffle le chaud et le froid avec sa fille. On voit bien que les deux femmes n'ont pas eu de relations mère-fille traditionnelles et c'est ce qui explique aussi le caractère de Genna.

Je ne vais pas reparler des pères respectifs de Genna et Minette, je l'ai déjà fait.

J'ai beaucoup aimé le style de Joyce Carol Oates. Elle sait à merveille raconter son histoire, cerner la psychologie des personnages et je pense que c'est grâce à son écriture, très fluide également, que j'ai aimé ce roman.

En conclusion, un roman qui a su beaucoup me plaire sur une histoire assez dure et une ambiance tout à fait particulière et ce malgré des personnages peu attachants. Je ne sais pas si je lirai d'autres romans de cette auteure mais celui-ci m'a convaincue. Et si vous voulez découvrir Minette et Genna, leur relation compliquée et savoir ce qu'il est arrivé à la première, lisez-le.

Note :



Ce livre est ma lettre O du Challenge ABC 2012 de Nanet
22/26