21 décembre 2019

Anne... La maison aux pignons verts, tome 1 de Lucy Maud Montgomery

Titre original : Anne of Green Gables

Résumé :
Les Cuthbert frère et soeur, Marilla et Matthew, souhaitent adopter un jeune garçon afin qu'il les aide à la ferme. Mais c'est une petite fille de 10-11 ans, Anne, qui attend Matthew sur le quai de la gare ce soir-là. Séduit par la gamine et son babillage, Matthew persuade sa soeur de garder la petite qui peu à peu va dégeler le coeur de la vieille fille et devenir le rayon de soleil de la maison aux pignons verts...


Mon avis :
Jusqu'à la diffusion de la série télé (que je n'ai pas encore vue), je n'avais pas entendu parler de cette saga canadienne, qui compte 10 tomes et fait partie des classiques jeunesse à lire. Ou alors je n'avais pas fait attention. En tout cas, je n'avais pas éprouvé le besoin de la découvrir jusqu’alors, bien que que je compte voir la série télé un jour. Lorsque j'ai vu ce tome 1 dans le Big Challenge de cette année, je me suis dit que ce serait l'occasion de faire connaissance avec cette Anne with an E (comme elle se décrit :)) et je dois dire que ça a été une lecture très plaisante et même un peu surprenante si l'on prend en considération l'époque à laquelle elle a été écrite.

Ce roman, c'est un peu la version canadienne de La petite maison (aux pignons verts) dans la prairie :) avec Anne Shirley en guise de Laura Ingalls (même si cette dernière n'est pas adoptée) et qui vont suivre un peu le même parcours professionnel. On est dans une sorte de gentil conte où tout se passe bien et où les problèmes se résolvent plutôt facilement, grâce à une bonne action ou un geste d'affection. Dans Anne... personne n'est jamais vraiment méchant et la vie y est (presque) idyllique. Si l'on excepte la fin, qui j'ai trouvée vraiment dure pour le coup, alors que le reste du roman était plutôt léger. Cela m'a vraiment attristée.

J'ai dit en préambule que ma lecture a été un peu surprenante mais c'est surtout parce qu'écrit en 1908, il décrit des jeunes filles qui étudient, qu'on pousse à étudier davantage et dont le but dans la vie n'est pas que de se marier et avoir des enfants. Bon ce n'est pas le cas de toutes les jeunes filles mais j'ai trouvé cela assez progressiste.

Anne est une gamine vraiment attachante et adorable. Très très bavarde aussi ! Au début, j'étais un peu comme les habitants d'Avonlea, son babillage me donnait le tournis :)  Mais ça fait partie de son charme et de sa personnalité. Tout comme son enthousiasme pour la moindre petite chose de la nature ou de la vie. Cela fait du bien de voir une enfant enjouée par tout, positive et ce malgré une enfance difficile et très peu choyée.J'ai beaucoup aimé sa gentillesse et son attachement envers Marillia et Matthew, son amitié avec Diana, sa meilleure amie, et l'ai trouvée dure envers le jeune Gilbert qui l'avait traitée de poil de carotte.

J'ai beaucoup aimé les Cuthberg, des gens simples et terriens, mais aimants. Certes Marillia est assez bourrue mais on sent son attachement profond pour Anne. Matthew, pourtant très taiseux, est celui qui montre le plus son amour pour la petite fille.

Il y a toute une galerie de personnages présents tout au long du livre, la formidable Mrs Spencer, haute en couleurs, le pasteur et sa femme, les instits, les élèves, tous ces gens qui vont graviter autour d'Anne, l'accompagner pendant plusieurs années et forger la jeune fille qu'elle va devenir.

Car oui, j'ai été assez surprise de voir que ce tome 1 se déroulait sur plusieurs années car je pensais qu'on allait juste voir Anne enfant. Or ce n'est pas le cas et, du coup, je suis assez curieuse de voir de quoi parle la suite, d'autant plus qu'il y a 10 tomes en tout.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, assez simple à lire en anglais, pas trop vieillot et avec de belles descriptions.

En conclusion, je suis très contente d'avoir découvert cette maison aux pignons verts, ses habitants et surtout cette petite Anne qui a un babillage épuisant mais qui est follement attachante et je suis ravie de l'avoir suivie au gré des saisons, dans la nature ou à l'école et de l'avoir vu s'extasier sur la moindre petite chose et le moindre petit bonheur de la vie. Bien sûr cela n'a pas empêché les drames, petits ou grands mais la fin nous livre une jeune fille forte et aimée et tournée vers l'avenir. Je lirai donc la suite avec intérêt et grand plaisir et j'espère prendre le temps de regarder la série un de ces 4. Et si vous aussi voulez faire connaissance avec Anne avec un E, n'hésitez pas !

Note :



Ce livre a été lu pour Le Challenge Un genre par mois d'Iluze
Novembre : Classique/Théâtre
11/12

du Big Challenge 2019 de Livraddict
2/3

Et du Challenge Jeunesse/Youg Adult 2019-2020 de Mutinelle
1/10

et du Challenge Read in English 2019-2020
que j'organise
2

16 décembre 2019

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (322)


Bonjour tout le monde ! Après quelques semaines d'absence parce que j'étais en France et que je n'avais pas beaucoup avancé dans mes lectures, me revoici pour vous parler de ces dernières, dans ce rendez-vous créé par Mallou puis géré par Galleane et, maintenant repris par Camille de I Believe in Pixie Dust.

- Ces dernières semaines, j'ai d'abord fini Anne of Green Gables (Anne, la maison aux pignons verts), le tome 1 de la série de Lucy Maud Montgomery qui était très sympa à lire, j'ai ensuite lu Les Terres de cristal, le tome 3 du Puits des mémoires de Gabriel Katz qui était très bien aussi et j'ai lu Les pieds sur Terre, le tome 8 du Journal d'Aurélie Laflamme d'India Desjardin qui était tout aussi agréable à lire. Et j'ai commencé Bound by Flames (Combustion spontanée), le tome 3 du Prince des ténèbres de Jeaniene Frost.


- Aujourd'hui, je lis donc Bound by Flames. Je ne m'étais pas rendue compte que ça faisait plus de 4 ans et demi que j'avais lu le tome 2. Mais je m'en rappelle assez bien et je suis contente de retrouver Leila et Vlad. Bon, c'est une romance paranormale classique de Frost par conséquent ça se lit bien et ça ne prend pas la tête :)


- Cette semaine, après avoir lu Bound by Flames, je lirai Les Suprêmes chantent le blues d'Edward Kelsey Moore qui est la suite des Suprêmes que j'avais lu en anglais il y a quelques années et que j'avais adoré. Là je vais lire cette suite en français car ma fille me l'a offert pour mon anniversaire, il y a déjà plus d'un an et je ne vais pas lui faire l'affront de le lire en anglais ! :D Et ce sera tout pour le moment.


Bonne semaine !

15 décembre 2019

L'amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebbot + Le conte de la princesse Kaguya de Isao Takahata

Avec Romane Bohringer et Philippe Rebbot

Résumé :
Après 10 ans d'amour et deux enfants, Philippe et Romane décident de se séparer. Mais ne pouvant se résoudre à vraiment se quitter, ils s'achètent deux appartements mitoyens, reliés par l'espace des enfants. Cette solution est-elle viable sur le long terme ?




Mon avis :
J'avais vu la bande-annonce et les deux acteurs lors de la sortie de ce film lors d'une émission de télé et cela m'avait donné envie de le voir. N'ayant pu le faire lors de sa sortie en salle en octore 2018, c'est en mai dernier que nous l'avons vu avec mon mari et nous l'avons trouvé bien sympa.

C'est un film assez bizarre à regarder, où nous avons l'impression d'être un peu voyeurs car Romane Bohringer et Philippe Rebbot racontent l'histoire du couple Romane et Philippe, mettent en scène leurs propres enfants, les parents (dont Richard Bohringer) jouent les parents et finalement on ne sait plus trop si l'on est dans une fiction ou un documentaire. Sans doute un mélange des deux, une docufiction :)

Les deux acteurs ont pris le parti de la comédie pour nous raconter leur séparation, cela donne des situations souvent marrantes, d'autres parfois gênantes.

J'aime beaucoup Romane Bohringer depuis Les nuits fauves. Je ne l'ai pas souvent vue jouer depuis mais elle donne l'air d'être une femme bien dans sa tête et sa peau et ça se ressent dans ce film où elle est lumineuse.

Philippe Rebbot, lui, je l'ai découvert dans Vernon Subutex où il était excellent en scénariste un peu décalé. Et finalement c'est lui-même qui est décalé car il a la même dégaine dans L'amour flou et je l'ai vu dans un autre téléfilm il y a quelques semaines (dont je ne parlerai pas car je l'ai regardé d'un oeil) et il était pareil ! On dirait un Pierrot lunaire, quelqu'un qui se demande ce qu'il fait ici et qui a l'air un peu détaché des contingences matériels. Alors dans le film, ça donne des scènes amusantes, dans la réalité, ça doit être fatigant parfois.

Côté réalisation, pas grand chose à dire, ce n'est pas mal filmé,  ce n'est pas non plus exceptionnel, disons que c'est honnête.

En conclusion, L'amour flou est une comédie française bien sympa avec des acteurs qui jouent leur propre rôle et sont aussi très sympas mais nous font sentir voyeurs par moments. Mais ça se laisse très bien regarder un soir où l'on ne veut pas trop s'investir dans un film. Alors si c'est votre cas, n'hésitez pas à le regarder.

Note :



*********************************************

Titre original : Kaguya-hime no monogatari
avec  Aki Asakura, Kengo Kora, Takeo Chii, Nobuko Miyamoto, Atsuko Takahata

Résumé :
Un coupeur de bambou trouve une toute petite fille dans une pousse et décide de l'élever avec sa femme. Les années passent et la petite Takenoko (Petit bambou) grandit. Un jour, le coupeur de bambou trouve de l'or et du tissu dans la mangrove de bambous et il décide de déménager avec sa famille afin que Takenoko reçoive une éducation digne d'une princesse. Cette dernière est triste de quitter ses amis. Les années passent et elle devient une belle jeune fille et est renommée Princesse Kaguya. Les prétendants se bousculent mais elle les repousse ou leur donne des tâches à accomplir. Mais un jour, elle apprend d'où elle vient...

Mon avis :
En mai dernier, pour la consigne de la semaine, il fallait regarder un film des studios Ghibli et j'étais bien ennuyée car j'en ai vu pas mal et je ne savais pas lequel voir. Mais dans la liste du Mini Top Animation de Seriebox, il y avait ce Conte de la princesse Kaguya et je me suis dit que c'était l'occasion de le voir et d'avancer dans le challenge :)

7 mois après, je dois dire que j'ai un peu de mal à me rappeler du film mais j'en ai revu des passages pour me remettre dans le bain. C'est vraiment un très joli conte, poétique et délicat comme savent souvent le faire les Japonais et particulièrement les Studio Ghibli. C'est aussi une histoire très triste, franchement ! J'ai vraiment eu les larmes aux yeux à la fin.

Les personnages sont attachants, surtout Kaguya qui est un beau personnage féminin. Elle a l'air délicate comme ça, de prime abord, mais elle fait preuve de beaucoup de volonté quand elle est face aux prétendants.

Ce qui est beau dans ce film d'animation ce sont les dessins. On est loin des dessins animés classiques en 2 ou 3D, là on est vraiment dans le dessin, animé certes, mais on dirait des aquarelles vivantes. C'est vraiment beau et ça va bien avec l'histoire. Isao Takahata, le réalisateur, a aussi réalisé le magnifique tombeau des lucioles et Pompoko et, en regardant sa bio, j'ai appris qu'il était décédé en 2018 à l'âge de 82 ans. La princesse Kaguya, sorti en 2013 a été son dernier film.

En conclusion, je n'ai pas grand chose à en dire de plus si ce n'est que si vous aimez les dessins animés des Studio Ghibli, n'hésitez pas à le regarder car il vaut vraiment le coup et vous verrez un très joli conte avec un beau personnage.

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation
4/6
39/50

et les deux films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
27/52
L'amour flou me valide la Consigne de la semaine 18
puisque c'était nous qui choisissions
et la princesse Kaguya la semaine 19
puisqu'il fallait voir un film des studio Ghibli
17/52

08 décembre 2019

La muraille de lave d'Arnaldur Indridason

Titre original : Svörtuloft

Résumé :
Alors qu'Erlendur est parti en vacances et qu'Elinborg est sur une autre enquête, Sigurdur Oli se retrouve plongé dans une affaire douteuse quand l'un de ses amis lui demande d'intervenir, pour autrui, dans une histoire de chantage aux photos scabreuses et qu'il découvre la maître-chanteuse morte chez elle. Parallèlement, un ancien témoin, un homme perturbé, dans l'histoire de la mort d'un petit garçon (Hiver Arctique) le contacte et semble vouloir lui raconter les crimes pédophiles dont il aurait été victime étant enfant...

Mon avis :
Chaque année, je me lis mon Indridason, généralement à l'automne car cela doit sans doute bien se combiner avec l'ambiance des romans :) Ce roman, La Muraille de lave, ne porte pas sur Erlendur mais sur son collègue et je dois dire que ce n'est pas le meilleur de la série que j'ai lu.

Avec Erlendur évaporé on ne sait où, on avait eu droit à une intrigue avec Elinborg en personnage principal et qui m'avait beaucoup plu. Cette fois-ci, l'histoire se passe en parallèle à celle d'Elinborg et porte sur une enquête assez différente des précédentes. Cela démarre comme une affaire comme on a pu en lire dans cette série avec histoire de chantage et de meurtres, mais petit à petit on dévie sur les dérives financières de certains traders et cela donne une toute autre tonalité à l'ensemble. Et franchement, ça m'a moins intéressée et même un peu gonflée  à partir de ce moment. Bon, je ne me suis pas ennuyée mais j'ai été indifférente.

En plus, en parallèle, on suit l'histoire de ce type, Andrés, qui, enfant, a été abusé sexuellement par son beau-père, c'est terrible, c'est sordide et ça aurait pu faire l'objet d'un tome à part, sauf que, là, c'est trop en marge du reste et au final ça ne mène nulle part, sauf peut-être apaiser le-dit Andrés. En fait, la conclusion de cette partie-là de l'histoire m'a fait dire "ah bon"...

Là où le bats blesse, en fait, c'est que je n'ai éprouvé aucune sympathie pour Sigurdur Oli. Je l'avais trouvé sympa lors des tomes avec Erlendur, c'était déjà moins le cas dans le tome avec Elinborg où je l'avais trouvé condescendant et macho et là dans La muraille de Lave, on aurait pu s'attendre à ce qu'il soit plus intéressant et plus attachant, puisqu'il est mis en avant et ce n'est pas le cas. C'est en fait quelqu'un d'un peu insipide, égoïste dans ses relations, surtout avec son ex-femme. Bon, on ne peut pas dire qu'il ait une mère très sympathique et c'est peut-être pour cela qu'il est comme cela mais voilà, en refermant le roman, je n'aimais pas plus Sigurdur Oli qu'avant.

Ne me demandez pas de vous parler des autres personnages, je n'ai pas retenu leurs noms ou ils ne sont pas importants. Il y a un collègue de Sigurdur Oli qui a pas mal d'importance, je me suis demandé où il se trouvait dans la hiérarchie par rapport à Erlandur car il a l'air de se la péter un peu.

Le style de l'auteur et sa traduction sont toujours agréables à lire. L'auteur croque avec brio les travers de sa société islandaise qui subit les même problèmes que les autres sociétés occidentales et ici les travers et les excès de traders financiers. Le fait que le roman ait été écrit peu après la crise financière de 2008 explique sans doute ce choix d'intrigue.

En conclusion, si je n'ai pas passé un moment désagréable avec ce roman, le fait que je n'ai pas eu d'empathie et de sympathie pour Sigurdur Oli, ni été intéressée par les aspects financiers de l'enquête, ne m'ont pas aidée à vraiment accrocher. J'ai bien aimé certes mais j'ai nettement préféré les enquêtes précédentes notamment celui avec Elinborg. Bon ce n'est pas grave, ça reste un témoignage intéressant de la société islandaise et cela ne m'empêchera pas de lire les romans suivants.

Note :



Le roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
13/13
Challenge réussi !!!

et du Challenge Polars et Thrillers 2019-2020 de Sharon
3

06 décembre 2019

Avengers : Endgame de Joe et Anthony Russo

avec Robert Downey jr, Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Elizabeth Olsen, Chris Evans, Don Cheadle, Benedict Cumberbatch, Tom Holland, Chadwick Boseman, Zoe Saldana, Karen Gillian, Tom Hiddleston, Paul Bettany, Anthony Mackie, Sebastian Stan, Idris Elba, Danai Gurira, Benedict Wong, Chris Pratt, Dave Bautista, Josh Brolin, Gwyneth Paltrow, Letitia Wright, Rocket (Bradley Cooper) et Groot (Vin Diesel) et Brie Larson

Attention ! Spoilers sur les films précédents et petits spoilers sur ce film-là

Résumé :
Alors que la moitié de l'univers a été anéantie par Thanos grâce aux 6 pierres d'infinité réunies sur le gantelet doré, les super-héros survivants, Tony Stark, Steve Rogers, Rocket, Thor, Bruce Banner, Natasha Romanoff et James Rhodes tentent d'oublier la tragédie. Mais, quand, 5 ans plus tard, Scott Lang qui était coincé dans la dimension quantique, ressurgit, ils se disent qu'il ont peut-être un moyen de renverser le cours des choses et de se défaire de Thanos une bonne fois pour toutes...


Mon avis :
L'an dernier, Avengers : Infinity War nous laissait désespérés et dans l'expectative après le claquement de doigts de Thanos et la disparition de la plupart de nos super-héros préférés. Il nous tardait donc de voir cet Endgame pour voir comment les survivants allaient pouvoir remettre les pendules à l'heure car on se doutait bien que certaines morts ne tiendraient pas, ne serait-ce parce que des films dans lesquels les personnages devaient apparaître avaient déjà été annoncés. Pour ma part, cette fois-ci, j'ai pu aller le voir dès sa première semaine de sortie, dans le super cinéma Pathé de Tunis et ce fut encore un coup de coeur et (presque) l'aboutissement de 10 ans et 21 films du MCU.

On peut penser ce qu'on veut des films du MCU, les traiter avec mépris comme l'ont fait Scorsese, Coppola ou encore Ken Loach (3 réalisateurs que j'admire) et dire que ce sont des films abjects (sic) ou des marchandises (sûrement), le fait est que, pour moi, les deux derniers Avengers sont comme des tragédies grecques avec des personnages forts, héroïques, touchants et émouvants et des histoires pour lesquelles on se passionne.

Car n'en déplaise à ces messieurs, comme j'avais adoré Infinity War, j'ai adoré Endgame, j'ai vibré, chouiné, pleuré, ri et me suis passionnée pour tout ce qu'on me montrait. Alors oui, c'est un film blockbuster, un pur divertissement, mais un divertissement fichtrement bien foutu et qui tient aussi bien du drame intimiste que du grand spectacle

J'ai lu çà et là des grincheux qui disaient qu'il y avait beaucoup de fan service. Mais merde, oui, j'espère bien qu'il avait du fan service ! On ne s'est pas farcis plus de 20 films sur 10 ans pour ne pas avoir ce qu'on voulait voir dans cette conclusion ! Alors que ce soit un film pour les fans, oui j'en suis très heureuse ! :)

C'est surtout un film qui rend hommage aux super-héros de la première heure. Je ne sais pas si vous aviez remarqué mais, mis à part Scott Lang et Rocket, les survivant sonts ceux qui ont été présents dans les premiers films, Tony Stark/Iron Man, BruceBanner/Hulk, Steve Rogers/Captain America, Natasha Romanoff/Black Widow, Thor ou Pepper Potts.

Il y a juste deux choses qui m'ont un peu chagrinée. Un, c'est le peu de présence de Carol Danvers/Captain Marvel. Ce n'était pas la peine de faire tout un plat sur sa présence si c'était pour la voir aussi peu. C'est vraiment le deus ex machina qui surgit pour tout arranger ou presque, j'aurais aimé qu'elle soit plus impliquée dans l'histoire. Mais d'un autre côté, comme j'ai dit, ce sont surtout les premiers Avengers qui sont mis en avant.

Et deux, leur réécriture des voyages dans le temps qui m'a paru un peu trop facile (et puis on ne balaie pas Retour vers le futur comme ça, d'une parole, nom de Zeus !) mais finalement nécessaire à la réussite du film. Ça aurait été sûrement trop compliqué autrement. et ça arrange bien certaines situations ou la présence de certains personnages morts avant le grand snap.

À partir de là, le film revisite certains des précédents films, certaines scènes, même et remet en avant certains personnages, et c'est l'occasion de jouer la nostalgie à fond. Pour, ensuite, finir sur des moments épiques, des combats dantesques où chaque super-héros aura son rôle à jouer. Et je suis ravie que les super-héroïnes n'aient pas été reléguées en arrière-plan mais aient eu un rôle majeur à jouer.

Alors bien sûr, qui dit combats, batailles, dit pertes et il y a a des moments bien tristes et émouvants. Et la fin l'est tout autant car c'est la fin d'une ère et l'adieu à certaines personnages qu'on a aimés et suivis pendant de longues années.

Tous ces personnages sont donc bien présents, que ce soit Tony Stark qui est bien remonté dans mon estime lors des derniers films et notamment dans celui-ci où il quitte enfin son air arrogant et monsieur je-sais-tout. Certains événements d'Infinity War ont laissé des traces et les 5 années qui s'écoulent au début du film en font un autre homme... Ou encore Steve Rogers dont l'évolution va être intéressante, Bruce Banner et son double Hulk qui cohabitent tant bien que mal et Thor. Thor, loin du preux guerrier viking, devenu une sorte de Dude de The Big Lebowski. Alors au début c'était rigolo, après un peu lourd et j'aurais bien aimé qu'il redevienne le Thor qu'on connaissait. Mais apparemment c'est Chris Hemsworth qui aurait voulu rester ainsi. Bon... En revanche, j'ai beaucoup aimé sa relation avec Valkyrie jouée par Tessa Thompson et également celle avec les gardiens de la galaxie et franchement j'aurais bien aimé voir un film "Les Asgardiens de la galaxie" comme c'est suggéré à la fin mais je pense qu'on peut toujours rêver (même s'il a eu des comics dessus). Je ne vais pas énumérer tous les autres personnages, ils ont tous leur rôle à jouer, de près ou de loin et sont tous importants à l'histoire. "Avengers, assemble" n'est pas un vain mot.

À noter que c'est le dernier caméo de Stan Lee...  et qu'un des acteurs de la série Agent Carter, n'ayant joué que dans la série (donc qui n'est ni Peggy, ni Howard Stark puisqu'ils ont joué dans les films) reprend son rôle dans le film et c'est une vraie bonne et savoureuse surprise.

Les frères Russo sont maintenant rodés avec plusieurs réalisations dans cet univers dont le précédent Avengers et ils s'en tirent super bien en faisant un film épique, plein d'action mais aussi d'émotions. Et si le film est long (il fait 3h), on ne voit jamais passer le temps et il n'est jamais ennuyeux. Il est visuellement superbe. Et pour la première fois, il n'y a pas de scènes mid- et post credits, juste le bruit d'un marteau sur un truc métallique rappelant la création de l'armure d'Iron man dans le premier film...

En conclusion, cet Avengers : Endgame est l'un de mes coups de coeur de l'année. Je sais que je suis bon public mais que voulez-vous, j'ai trouvé dans ce film tout ce que je recherchais, de l'action, de l'émotion, du rire, des larmes, du fan service, des persos attachants et une excellente conclusion à 10 ans de films du MCU. Je sais que la saga n'est pas terminée, qu'il y aura encore bien des phases et des films avec les uns et les autres, ne serait-ce qu'avec le Spider-Man sorti en juillet dernier (et qui est la vrai conclusion de ces 10 ans) et même des séries puisque Disney va en lancer sur Scarlett Witch et Vision et sur Loki, mais voilà, on dit adieu à une décennie particulièrement riche avec des super-héros emblématiques et des films, pas toujours passionnants à voir, mais toujours intéressants. Alors si vous avez aimé les 21 films précédents, franchement n'hésitez pas à voir cet Endgame qui siffle magnifiquement la fin du jeu...

Note :
++


Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
25/52
et il me valide la Consigne de la semaine 17
puisqu'il fallait voir un film Marvel à l'occasion,
justement, de la sortie d'Avengers : Endgame ;)
15/52

01 décembre 2019

Le labyrinthe des esprits, le cimetière des livres oubliés, tome 4 de Carlos Ruiz Zafón

Titre original : El Laberinto de los espiritus

Résumé :
1959, Maurico Valls, l'ancien directeur et tortionnaire de l'ignoble prison de Monjuïc, devenu ministre de Franco, disparaît mystérieusement. La jeune Alicia Gris, diligentée par son mentor, est chargée de l'enquête qui l'emmène à Barcelone d'où elle est originaire et qui la met en présence des Sempere et de Fermin qu'elle a connu étant enfant. Un enquête dangereuse qui fait remonter des souvenirs et des secrets que beaucoup voudraient voir tus à jamais et ressurgir des personnages depuis longtemps disparus, tels Julian Carax et David Martín...


Mon avis :
Carlos Ruiz Zafón et moi, c'est une histoire qui dure depuis 10 ans exactement. C'est Jess qui m'a fait connaître L'ombre du vent aux tout débuts de Livraddict en septembre 2009 et ça avait été ma lecture préférée de cette année-là et par conséquent le livre n°1 du tout premier bilan de mon blog. Ça crée des liens ! :D Depuis, Le jeu de l'ange a été également un coup de coeur et Le prisonnier du ciel n'en est pas passé loin. J'étais donc ravie de retrouver l'auteur, ses personnages et son univers dans une Barcelone fantasmagorique et cela a encore été une excellente lecture et un coup de coeur. Et croyez-moi à l'heure où je lis de moins en moins et où les coups de coeur se font très rares, c'est quelque chose :)

Le labyrinthe des esprits porte vraiment bien son nom car ce roman est effectivement un vrai labyrinthe, une histoire à tiroirs, un puzzle même où les intrigues s'emmêlent, s'imbriquent et c'est même comme un ouroboros (vous savez le serpent qui se mord la queue) puisque à la fin de ce Labyrinthe, la boucle des quatre romans sera bouclée :)

D'ailleurs je vous conseillerais presque de relire les trois autres tomes tant il y a de rappels aux histoires précédentes et j'avoue avoir oublié pas mal de trucs, même si cela ne m'a pas vraiment gênée au cours de ma lecture car elle était passionnante.

Le roman débute comme un film noir avec hommes dangereux en chapeaux mous et femmes fatales au grand coeur et il y a comme un air à la Lauren Bacall et Humphrey Bogart. Avec Alicia Gris dans le rôle de Bacall et peut-être Vargas, le flic qui l'aide dans l'enquête dans celui de Bogart. Et si l'histoire fait un petit détour par 1938 pour nous planter une partie du décor, on est à la fin des années 50 et l'ambiance est mystérieuse, vénéneuse, troublante. On est pourtant dans une banale histoire d'enlèvement d'un haut dignitaire.

Mais petit à petit, l'histoire s'élargit, l'arrivée à Barcelone fait entrer les Sempere et Fermin en périphérie et on se demande pendant un bon moment ce qu'ils font là mais lorsque l'histoire dévoile des secrets, certains d'ampleur nationale, d'autres plus intimistes, l'histoire se fait drame familial et replace les Sempere au centre et les touche en plein coeur.

Et le fameux cimetière des livres oubliés dans tout ça, me demanderez-vous ? Oh il est bien présent, bien plus que dans le prisonnier du ciel et pratiquement un personnage à part entière. C'est d'ailleurs très émouvant de déambuler dans ses couloirs labyrinthiques et si on retrouve le gardien de toujours il y a une surprise savoureuse quant à son successeur.

Mon personnage préféré est depuis toujours Fermin et c'est encore le cas ici. J'aime sa bonté, sa truculence, sa façon de voir les choses et de prendre la vie et c'est vraiment une espèce d'ange gardien pour la famille Sempere. Et j'ai adoré ce qu'il advient de lui.

Le personnage principal de l'histoire, enfin d'une grande partie de l'histoire, c'est Alicia Gris, enfant perdue, blessée devenue femme mystérieuse, son handicap ajoutant à sa part de mystère. Si l'on creuse un peu, c'est une femme libre avant l'heure, qui entend mener sa vie comme elle l'entend, sans dépendre de personne et surtout pas de son mentor qui, lui, aimerait bien dompter ce caractère entier et explosif. J'ai beaucoup aimé son destin, aussi mystérieux que la personne qu'elle était...

Si vous trouviez qu'il y avait des trous dans les histoires de Julian Carax ou David Martín, Le labyrinthe des esprits se charge de les combler pour notre plus grand bonheur, et pas mal de tristesse également. Mais je n'en dirai pas plus.

J'ai beaucoup aimé retrouver le gentil Daniel et sa femme Béatrice. Ce sont des gens bienveillants, on pourrait trouver Daniel un peu effacé (il l'est), pas très intéressant mais finalement, il ne faut pas se fier aux apparences.

Un personnage que j'ai beaucoup aimé, c'est le flic, Vargas, qui enquête avec Alicia, j'ai beaucoup aimé sa droiture, sa simplicité et cela faisait du bien au milieu des requins de l'histoire.

Car des gens cruels et peu recommandables, il y en a à foison dans ce roman et on se demande vraiment comment les gentils arrivent à leur échapper. Le plus retors est sans doute Leandro Montalvo, mentor d'Alicia, à la tête d'une organisation policière parallèle, voire secrète, un type qui navigue sans arrêt en eaux troubles. Je ne veux pas en dire davantage sur lui mais on dirait un serpent. Le genre de mec qui t'hypnotise, te séduit, pour mieux t'étouffer.

Les précédents livres de Zafón étaient traduits par François Maspero, un écrivain, traducteur et éditeur réputé mais il est décédé en 2015 et c'est Marie Vila Casas qui traduit cet ouvrage. Mais Maspero n'est pas oublié pour autant puisque Zafón en fait un personnage éphémère de son histoire et j'ai trouvé ça vraiment touchant. Le style de l'auteur et donc de sa traductrice est un vrai régal à lire, on se balade dans une Barcelone mystérieuse, très bien rendue par les mots, les descriptions sont belles, les dialogues enlevés, on ne s'ennuie pas une seconde et même on s'immerge de bon coeur dans ce qu'on lit.

En conclusion, Carlos Ruiz Zafón ne m'a vraiment pas déçue avec son Labyrinthe des esprits puisqu'il a été un coup de coeur, aussi bien grâce à son histoire qu'à la façon dont il la raconte et dont elle est traduite. J'ai adoré retrouver Fermin et les Sempere, découvrir la fascinante Alicia Gris, été révoltée par certains pans de l'histoire et les agissements de certaines personnes, j'ai été ravie de retrouver l'ambiance fantasmagorique de cette Barcelone, émue de retrouver le cimetière des livres oubliés, le vrai labyrinthe de l'histoire, d'avoir des nouvelles de personnages des histoires précédentes que je ne pensais pas revoir et de voir certaines histoires trouver leur conclusion. Alors si vous aussi avez aimé les précédents romans de l'auteur et voulez retrouver cette ambiance une dernière fois, n'hésitez pas et plongez dans ce labyrinthe à ma suite...

Note :



Le roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
12/13

et du Challenge des pavés de Gribouille
9
livre grand format de 848 pages en harcover : 9 points