31 août 2017

Stasi Child, Karin Müller tome 1 de David Young

Résumé :
Février 1975 dans Berlin-Est, le corps d'une adolescente est découvert près du Mur. Tout porte à croire qu'elle a été abattue alors qu'elle venait de s'enfuir de l'Ouest. Mais pour le Lieutenant Karin Müller de la police locale, les indices semblent indiquer tout autre chose. Son enquête s'avère difficile d'autant plus que la Stasi lui met des bâtons dans les roues et que sa vie personnelle part en lambeaux...



Mon avis :
J'ai découvert ce roman policier chez Mycoton en octobre dernier et il m'avait de suite attirée car il se passait à Berlin et justement je rentrais de quelques jours dans cette ville :) En plus, un auteur en Y est toujours bon à prendre pour le Challenge ABC :) et je l'ai donc mis dans mon challenge de cette année. La lecture de Stasi Child a été très bonne, l'enquête n'étant pas pas forcément très originale mais le contexte historique a rendu le tout très intéressant.

Comme je viens de le dire, l'enquête reste assez classique. Une jeune fille est retrouvée morte, défigurée au point qu'on ne peut pas l'identifier et il s'agit pour la police de découvrir qui elle est et qui l'a tuée. Rien de bien nouveau sous le soleil donc. Mais l'enquête est bien menée, intéressante avec ce qu'il faut d'action et de rebondissements (même s'ils ne sont pas nombreux) et jamais ennuyeuse.

Mais évidemment, ce qui est passionnant, c'est tout le contexte historique. Ce Berlin de 1975, quand la ville était coupée en deux et que beaucoup de gens de la RDA rêvaient de passer à l'Ouest. On est donc là dans Berlin-Est, où la Stasi, la police d'état, est toute puissante, est capable de t'aider comme de te mettre des bâtons dans les roues si tu ne suis pas leurs directives ou même te forcer à divorcer comme c'est le cas pour Karin Müller, à cause d'un mari pas vraiment patriote... Ça fait évidemment froid dans le dos mais ce n'est pas très différent d'autres pays totalitaires où la police est toute puissante et encore à l'heure actuelle.

Mais pour en revenir à Berlin, quand on y va maintenant, on a vraiment du mal à imaginer qu'à un moment, cette ville a été coupée en deux par un mur avec deux parties vraiment différentes tant la ville s'est reconstruite et que le no man's land est maintenant remplacé par des quartiers hyper modernes et Check-Point-Charlie est devenue un lieu touristique un peu folklorique. Bien sûr il reste des vestiges du mur avec des pans érigés çà et là de par la ville et des photos qui montrent comment était la ville "avant" et des bâtiments à l'allure austère et soviétique là où était l'Est mais le fait est que cette époque a bel et bien disparu et c'est donc là que ce roman est tout à fait historiquement passionnant à lire.

Karin Müller est donc une flic de l'Est, qui semble tout à fait s’accommoder de vivre de ce côté-là de la ville (il faut d'ailleurs la voir mal à l'aise quand elle va à l'Ouest à un moment, en toute légalité, je précise :) Mais elle a aussi ses côtés sombres, ses doutes, un passé douloureux, un mariage qui se délite, des envies, ce qui en fait un personnage pas si droit que cela. Je l'ai trouvé assez attachante et surtout pugnace.

Son adjoint, Tilsner, est moins intéressant, même si lui aussi a quelques zones d'ombre et se prend pour le Don Juan local.

Un personnage que j'ai bien aimé, c'est Jäger, l'agent de la Stasi qui collabore avec Karin et Tilsner dans leur enquête, il y a quelque chose de mystérieux chez cet homme, on ne sait pas trop pour qui il roule. Enfin si, c'est un mec de la Stasi et on suppose qu'il privilégie ses propres intérêts mais en même temps, il aide la flic, peut-être au détriment du gouvernement.

J'ai lu le roman en VO (en anglais car l'auteur l'est et non pas en allemand :)) et ça se lit très bien. Outre l'histoire principale et l'enquête et la vie de Karin Müller, racontée à la 3e personne du singulier, il y a des chapitres se passant quelques mois auparavant et narrés à la 1ère personne du point du vue d'une jeune fille se trouvant dans un camp de redressement juvénile et dont on ne sait pas trop si c'est la victime du meurtre ou quelqu'un d'autre. J'ai trouvé que c'était intéressant à suivre e souvent glaçant.

En conclusion, voici un roman policier efficace et intéressant plus pour le contexte historique dans le Berlin-Est de 1975 que pour l'enquête somme toute conventionnelle. Et si vous voulez découvrir ce pan de l'Histoire et savoir qui a tué la jeune fille, lisez-le. Quant à moi, je lirai le 2e tome sorti récemment avec plaisir car je serai ravie de retrouver Karin Müller dans quelques mois.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
18/26

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
3

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Thrillers/policiers : 9/9
Total : 18/18
+ 3 points pour le livre et un point bonus car le livre fait 416 pages

et du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
29

29 août 2017

Les trois cartes, La tour sombre tome 2 de Stephen King

Titre original : The Drawing of the Three, The Dark Tower Book 2

Spoiler sur le tome précédent

Résumé :
Échoué sur un rivage, Roland le Pistolero poursuit sa quête de la Tour sombre tout en essayant de rester en vie après avoir été mutilé par des homards monstrueux. Trois portes ouvrant sur notre monde à différentes époques vont lui permettre d'avancer un peu grâce aux 3 personnes qu'il va rencontrer : Eddie le junkie, prisonnier de son addiction, Odette/Detta, la dame des ombres aux deux personnalités et Jack Mort...



 Mon avis :
Il y a un peu moins d'un an, j'avais relu le premier tome de la série La tour sombre, mais en VO cette fois-ci et j'avais beaucoup aimé l'histoire, mélangeant fantasy, western, science-fiction et horreur, les personnages et le ton. C'est donc en toute confiance que j'ai commencé ce tome 2 dont je ne me souvenais absolument pas (ma lecture en VF remonte à il y a au moins 20 ans), à part pour ce qui est des homards tueurs. Malheureusement ma lecture a été assez chaotique et s'il y eu des bonnes choses au cours de celle-ci, j'ai quand même trouvé que c'était un peu rébarbatif.

Le premier tome faisait moins de 300 pages et j'avais trouvé que c'était très bien, que ça permettait de donner une histoire dense sans temps mort. Là, le roman fait un petit peu plus de 400 pages et c'est sans doute une bonne centaine de pages de trop.

Car il y a énormément de remplissage. Vraiment. J'ai même songé à abandonner à un moment. Mais j'étais curieuse de savoir où l'histoire allait nous mener donc j'ai persisté mais ça a été parfois difficile. Bon dans l'ensemble, ce tome 2 est intéressant. Déjà le fait qu'il y a des portes sur notre monde, à différentes époques, c'est quelque chose qui me plaît bien évidemment. Mais qu'est-ce que c'est long à chaque fois que Roland franchit une de ces portes. Pas celle d'Odetta/Detta mais celle d'Eddie, franchement, ça a failli avoir raison de moi. Toute l'histoire avec les dealers, je n'en ai eu rien à faire ! Et ensuite, lors de la 3e porte, l'histoire avec Jack Mort, c'est aussi très très long. Certaines révélations sont intéressantes mais ça n'occulte pas l'ennui de ce trip dans la peau de Mort.

Et tout ce qu'il se passe sur le monde de Roland est aussi franchement long. On avance à peine pendant les 400 pages, on reste sur ce rivage au prise avec les homarstruosités (les homards monstres), à ce rythme-là, on n'est pas près d'arriver à la Tour Sombre ! :)

Après, ma lecture n'est pas non plus totalement un flop. Comme je l'ai dit, il y a des choses intéressantes, Stephen King a l'art de mélanger les genres et j'ai quand même envie de continuer pour savoir ce qu'il va se passer.

Le Pistolero est nettement moins flamboyant dans ce tome que dans le précédent. Il est même un peu en retrait, diminué, même si certains de ses réflexes sont toujours au point. Du coup, je l'ai moins apprécié que dans le tome précédent qui était vraiment focalisé sur lui, sur sa vie et sa jeunesse et m'avait plus intéressé.

Eddie est un jeune homme sympathique. Au début, il n'est qu'un junkie qui ne pense qu'à sa prochaine dose mais ses aventures avec Roland l'aguerrisse et le rende plus intéressant.

Odette/Detta est vraiment le personnage que j'ai le plus aimé dans ce tome, du fait de sa double personnalité, l'une douce et lumineuse, l'autre cruelle et sombre, deux faces d'une même pièce. Quand elle est Detta, c'est vraiment quelque chose ! ^^

J'aime beaucoup la façon d'écrire de Stephen King. Ça a pas mal de charme, enfin je ne sais pas trop comment l'expliquer mais c'est fluide, agréable à lire, même quand c'est long et barbant.

En conclusion, je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ce tome 2 qui m'a semblé très long à lire et surtout avec beaucoup de remplissage alors que Stephen King aurait pu en écrire 100 pages de moins. Mais l'histoire globale reste intéressante, les personnages aussi et la quête de Roland pour trouver la Tour Sombre est loin d'être terminée donc je vais continuer à lire cette série, du moins le prochain tome. Quant au film, après les premières critiques, pas très élogieuses, j'ai décidé de ne pas aller le voir, j'attendrai une sortie DVD ou un passage en télé. Et si vous voulez découvrir les 3 portes correspondant aux trois cartes que le Pistolero avait tirées dans le tome précédent, lisez ce tome.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
28

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Fantasy : 9/9
Total : 17/18
3 points pour le roman + 1 point bonus
car le roman fait 455 pages en VO

du Baby Challenge Fantasy
4/5
13/20

du Big Challenge 2017 de Livraddict
5/8
10/100

et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
le mois d'août : Fantasy/Aventure
8/12

27 août 2017

Cours ma jolie de Lisa Unger

Titre original : Beautiful Lies


Résumé :
Ridley Jones a tout pour être heureuse. Mais le jour où elle sauve un petit garçon dans la rue et que son exploit et sa photo se retrouvent en une des journaux, sa vie douillette vole en éclats.




Mon avis :
Il y a deux ans, j'avais lu un roman de cette auteure, Et surtout ne te retourne pas, qui avait été une lecture et un thriller efficaces sans être transcendants. Cette année, c'est encore elle que j'ai choisie pour la lettre U de mon Challenge ABC et ce fut encore une fois un thriller plutôt efficace et plaisant à lire, sans être exceptionnel.

Ridley Jones est donc une jeune femme journaliste free lance qui vit à New York. Elle entretient de très bons rapports avec sa famille, ainsi qu'avec son ex, qui était avant tout son ami d'enfance. Un matin, elle sauve un garçonnet dans la rue alors qu'une voiture s'apprêtait à le happer. Son acte de bravoure fait la une des journaux et elle reçoit bientôt une étrange photo avec un mot suggérant que ses parents ne seraient pas ses parents biologiques. Le jeune femme se retrouve bientôt prise dans un engrenage dangereux et ne sait plus en qui avoir confiance. Peut-être ce nouveau voisin, séduisant et mystérieux pourra-t-elle l'aider ?

Si je voulais faire ma fainéante, je pourrais reprendre mot pour mot la chronique que j'avais faite pour Et surtout ne te retourne pas. Cours ma jolie est ce que je qualifierais de gentil roman policier. Un peu à la manière de Mary Higgins Clark ou de Harlen Coben. On est loin des thrillers gores de Sire Cédric, Franck Thilliez, Maxime Chattam pour les français ou de Dean Koontz et Stephen King pour les anglophones. Mais cela n'empêche pas ces romans d'être prenants à suivre.

C'est ce qu'il se passe avec ce Cours ma jolie, qui est plutôt bien ficelé, écrit de façon à nous tenir en haleine mais peu surprenant. On voit certains événements ou révélations venir à des kilomètres mais ce n'est finalement pas très grave quand on n'en attend pas davantage.

Ridley est l'archétype de la jeune femme de romans policiers qui voit sa vie basculer du jour au lendemain et doit s'adapter à la situation. Et je dois dire qu'elle y réussit plutôt bien et fait preuve de courage et de ténacité malgré sa peur. Ce n'est pas un personnage hyper marquant mais elle n'est pas désagréable non plus.

J'ai bien aimé Jake, le mystérieux voisin qui devient rapidement davantage et va aider Ridley à savoir la vérité sur son passé.

En revanche, je n'ai pas aimé du tout l'ex-petit ami dont j'ai d'ailleurs oublié le nom. Ou encore la mère de Ridley, cassante et froide.

Le style de l'auteur (ou la traduction) est très agréable à lire. Les pages se tournent toutes seules. C'est écrit à la première personnage du singulier du point de vue de Ridley. En revanche, je ne suis pas super fan du titre français qui ne rime vraiment à rien alors que le titre anglais, Beautiful Lies (Beaux mensonges) correspond mieux au roman et d'ailleurs Ridley parle de beaux mensonges à un moment.

En conclusion, Cours ma jolie n'est pas un roman policier hyper passionnant mais il est suffisamment bien ficelé et haletant pour nous faire passer un bon moment en compagnie de cette jeune femme qui découvre que sa vie n'est peut-être qu'un tissu de mensonges. Alors si vous voulez aussi pour une fois lire un thriller qui ne soit ni horrible psychologiquement, ni sanglant à faire vomir mais qui se lit facilement, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
17/26

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
2

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Thrillers/policiers 8/9
Total : 16/18
+ 3 points pour le livre et 2 points car l'auteur est une femme et le livre fait 457 pages

26 août 2017

Les gardiens de la galaxie, vol. 2 de James Gunn

Titre original : Gardians of the Galaxy
avec Chris Pratt, Zoe Zaldana, Michael Rooker, Karen Gillan, Kurt Russell, Dave Bautista, et les voix de Bradley Cooper et Vin Diesel

Résumé :
Quand Rocket truande les Souverains en leur volant de précieuses batteries, ceux-ci envoient leur flotte aux trousses de Peter et ses amis. Mais ils vont être protégés par un être mystérieux qui n'est autre que le père de Peter...


Mon avis :
Il y a trois ans, le premier volet (ou volume ;)) des Gardiens de la galaxie avait été une très bonne surprise dans l'univers Marvel. C'était un film popcorn fun et enthousiasmant. Il me tardait donc de voir ce 2e opus depuis sa mise en chantier et surtout après avoir vu des bandes-annonces fort réjouissantes. Quand il est sorti, j'étais en Tunisie mais pour une fois, il a été diffusé dans mon cinéma de La Marsa en VOST, sans 3D et à une heure raisonnable :) Ce qui n'est pas toujours le cas pour les films qui sortent. Je m'y suis donc précipitée et franchement, j'ai encore passé un super moment, même si j'ai quelques toutes petites réserves.

Avec ce volume 2, les Gardiens de la galaxie reprennent du service avec la recette qui a fait le succès du premier volume, à savoir un scénario pas trop compliqué, de l'action, de l'humour, des aventures, des personnages hauts en couleurs et de l'émotion. Et c'est l'éclate totale :D

J'avais dit que le premier film était un excellent film pop-corn et c'est vraiment encore le cas ici. Il réussit à merveille ce pour quoi on va le voir, à savoir passer deux heures de pur divertissement, sans se prendre la tête et je trouve que c'est bon de voir de tels films de temps en temps. J'aime voir des films sérieux et dits "prise de tête" parfois, mais j'avoue que pour lâcher la soupape de pression quand le monde est sombre un peu partout, rien ne vaut un bon divertissement.

Donc, le pitch du film n'est pas très important. Les Gardiens ont mis un peuple très en colère, enfin surtout Rocket qui a fait son vilain et le dit peuple, appelé les Souverains avec à leur tête un clone de Cate Blanchett, les poursuit inlassablement. Tout comme à peu près tous les chasseurs de prime attirés par l'appât du gain.

Et puis on a toute l'histoire sur le père de Peter, Ego, un être mystérieux, gentil ou méchant, je ne vous le dirai pas. Mais le film porte beaucoup sur les relations familiales. celles de Peter et Ego, donc et la réflexion qui dure depuis des millénaires sur ce qui fait un père, celui qui vous a créé ou celui qui vous a élevé, et il y a aussi toute la relation chaotique entre Gamora et Nebula, les deux soeurs ennemies. Si l'histoire d'Ego m'a laissée un peu de marbre (c'est pourtant le coeur du film...), j'ai en revanche été plus émue par l'histoire des deux soeurs...

Mais Les gardiens de la galaxie parle aussi d'amitié et de respect. On sait que certains seraient prêts à vendre leur mère pour arriver à leurs fins mais dès qu'il s'agit de courir au secours d'un ami ou de lui rendre honneur, tout le monde est présent. C'est peut-être un peu cucul la praline mais franchement cet aspect-là du film m'a touchée et surtout la fin...

Le sel de ce film c'est aussi son humour, décomplexé et omniprésent. Si je devais émettre une réserve c'est que j'ai trouvé celui de Drax parfois vraiment lourd.

L'autre plus du film ce sont bien sûr ses personnages, attachants ou horripilants parfois.

Le gros gros plus et qui vaut au film pratiquement toutes ses étoiles, c'est Baby Groot. Adulte il était déjà attachant dans le premier film mais en version bébé, il est tout simplement a-do-ra-ble ! C'est vraiment lui la star de de volume 2, mélange de friponnerie et de choupitude. J'ai vraiment pas envie de le voir grandir.

Mon 2e personnage préféré, c'est Rocket, le raton laveur retors. C'est un sacré filou mais il arrive à me toucher et je pensais à lui quand je parlais de ceux qui vendent leur mère mais pour qui l'amitié compte par-dessus tout. J'adore sa bouille quand vers la fin il se rend compte que ses amis tiennent à lui malgré les conneries qu'il a faites. En revanche, je n'arrive toujours pas à vraiment reconnaître la voix de Bradley cooper qui le double alors qu'il a un timbre vachement reconnaissable.

Peter Quill, alias Starlord est bien sûr le héros de cette troupe avec sa belle gueule et sa dégaine cool. C'est bien que ce 2e film se soit focalisé sur son identité, ça fait une belle histoire et comme ça on ne se pose plus de questions :)

C'est Kurt Russell qui joue Ego, le papa.  C'est un acteur que j'aime beaucoup depuis longtemps. Ici je n'ai pas été vraiment impressionnée par son rôle mais ça va. Au début du film, ils ont utilisé la même technique de rajeunissement qu'on avait vu sur Robert Downey Jr dans un Iron Man (le 3e il me semble) ou sur Schwarzy dans le dernier Terminator. Je dois dire que je trouve que cela fait bizarre, c'est assez troublant de voir ces acteurs rajeunis et en même temps ça fait un peu factice.

Zoé Zaldana et Karen Gillan reprennent leurs rôles de soeurs mais sont un peu étouffées par le reste du casting même si elles ont leur histoire. Dave Bautista est toujours Drax, montagne de muscles au grand coeur et surtout Michael Rooker qui joue Yondu, le contrebandier qui a élevé Peter, a un rôle plus conséquent et franchement intéressant.

Et c'est marrant, je regarde Gilmore Girls en ce moment, et il y a l'inénarrable Kirk joué par Sean Gunn et c'est donc sympa de le retrouver dans ce film (il était aussi dans le premier mais évidemment je n'avais pas vraiment prêté attention à lui) dans un rôle différent (mais il est toujours un peu bouffon). Et là je me dis Gunn, comme le réalisateur et pouf j'apprends que James et Sean sont frères :D

Ah et il y a un nouveau personnage, Mantis, une mignonne jeune femme à tête de papillon ou libellule (disons qu'elle a des antennes), une empathe qui est charmante comme tout.

La réalisation de James Gunn est punchy, sans temps mort et on ne s'ennuie pas une seconde. Bon cela fait parfois beaucoup de bruit mais on en prend aussi plein les mirettes. Et bien sûr la bande-son est super sympa. Ah et restez bien pendant tout le générique et prêtez-y bien attention. Car, il y a non seulement plusieurs scènes pendant le générique, je dirais 6 au bas mot, mais au cours du défilement du générique il y a des petits bêtisiers créés par Groot, des dessins, des personnages du film qui dansent etc... C'est vraiment sympa et ça participe grandement au charme du film.

En conclusion, ce volume 2 des Gardiens de la Galaxie est un super film de divertissement, qui fait passer un très bon moment, même si parfois l'humour est un peu lourd et qui l'histoire du papa de Starlord n'est pas toujours très intéressante (mais donne lieu à de belles images). C'est surtout grâce à Baby Groot qui est l'élément choupi du film. Et si vous voulez savoir si les Souverains finiront par attraper les Gardiens et si Papa Ego créera une relation père-fils durable et pleine de confiance avec son fils, regardez-le. Quant à moi, j'ai déjà hâte de retrouver toute la troupe, dans leurs propres aventures mais avant cela dans le prochain Avengers, paraît-il.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en français

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
20/52

21 août 2017

L'âme de l'empereur + Le onzième métal de Brandon Sanderson

Titre original : The Emperor's Soul

Résumé :
La jeune Shai, Forgeuse émérite, est arrêtée après avoir été piégée par le fou du roi qui a volé le sceptre impérial et l'a remplacé par une contrefaçon de la jeune femme. Mais au lieu d'être condamnée à mort, Shai se voit proposer un marché surprenant : Forger l'âme de l'empereur pour remplacer l'originale, disparue pendant une tentative d'assassinat qui a laissé l'empereur dans un état végétatif. La jeune femme a 99 jours pour mener cette délicate et très secrète mission à bien...



Mon avis :
Après avoir lu le pavé La voie des rois, je n'avais pas envie de quitter l'univers du Cosmère, même si ma lecture avait été en dents de scie. Et il fallait absolument que je lise une nouvelle ou une novella pour le Challenge Un genre par mois d'Iluze. Ça tombait bien, j'avais encore cette Âme de l'empereur, une novella d'un peu plus d'une centaine de pages, à lire. Et je dois dire que cette histoire m'a énormément plu.

L'âme de l'empereur fait partie du Cosmère, dont je vous parle régulièrement lorsque je chronique les romans de Brandon Sanderson et plus particulièrement dans la Voie des rois, et se déroule plus précisément sur Sel, la planète d'Elantris, mais dans un royaume, un empire plutôt, différent des nations évoquées dans Elantris. L'empire de la Rose, où se déroule cette novella, se trouve au nord-ouest du continent, séparé de Teod (le pays de Sarene) par des montagnes. Et l'histoire se déroule une trentaine d'années environ après les événements d'Elantris.

Après avoir lu le pavé de 1300 pages qu'est La voie des rois, L'âme de l'empereur paraît bien court et se lit très vite. Mais même en une centaine de pages, Brandon arrive à nous concocter une excellente histoire, très prenante et encore une fois originale tout en restant dans l'esprit du Cosmère.

Cette novella nous apprend donc qu'il y a une autre magie sur Sel, autre que le Dor. Celle de la Contrefaçon ou Forgerie. C'est encore une magie très intéressante et complexe où il est question de sceaux, d'illusions, de manipulations et donc de contrefaçons qui permettent de répliquer certains objets à l'identique ou de changer la structure de ceux-ci. Forger une âme est en revanche un exercice inédit. En tout cas, j'ai vraiment adoré le concept de cette magie. Il en existe également une autre basée sur le sang qui semble aussi intéressante.

Encore une fois, l'auteur allie aventures, magie, religion et politique dans cette novella, de façon passionnante. Et qui dit politique et religion dit complots et coups bas.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Shai, une jeune femme intrépide, intelligente et inventive (il le faut dans son métier :D). Et j'ai beaucoup aimé sa relation avec Gaotona, l'un des conseillers de l'Empereur, un vieux monsieur qui considère la magie de Shai comme sacrilège au début mais qui va s'efforcer de la comprendre malgré tout et qui développe une sorte de relation filiale avec elle. J'ai beaucoup aimé le respect que l'un et l'autre se portait. En revanche, j'ai trouvé Frava, une autre conseillère, plus fourbe. Les rares autres personnages font plus de la figuration qu'autre chose sauf le marque-sang et zu le Capitaine des gardes.

Dans mon résumé, j'ai volontairement parlé du fou de l'empereur qui a piégé Shai car j'ai lu qu'il s'agissait de Hoid, l'être énigmatique dont j'ai parlé dans La voie des rois. Ceci dit, à aucun moment, il est dit que c'est lui et rien ne l'indique...

Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire, et cette novella se déguste comme une douceur.

En conclusion, j'ai trouvé cette novella passionnante à lire et été ravie de découvrir un nouvel endroit du Cosmère et de nouvelles magies. Mon seul regret est que le livre ne soit pas plus long car franchement je serais bien restée plus longtemps avec Shai. Mais j'espère que l'auteur refera une histoire sur elle car j'ai très envie de savoir ce qu'il advient d'elle ensuite. En tout cas, si vous voulez savoir si elle réussit à forger l'âme de l'empereur et surtout à échapper à la condamnation à mort ensuite, lisez-le.

Note :



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Mon avis :
Après L'âme de l'empereur, j'ai lu cette courte nouvelle d'une dizaine de pages qui se situe avant la première trilogie de Fils-des-Brumes. On y retrouve ce cher Kelsier qui s'entraîne à l'allomancie avec son mentor Gemmel.

C'est toujours un plaisir de revoir Kelsier mais franchement la nouvelle n'apporte pas grand chose à Fils-des brumes si ce n'est que certains événements vont décider Kelsier à se soulever et enclencher les événements de L'empire ultime.

En conclusion, c'est à lire car c'est très très court et c'est sympa mais ça ne va pas plus loin.

Note :



La novella et la nouvelle font partie 
du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
27

et du Challenge Un genre par mois d'Iluze
le mois de juillet : Nouvelle/Novella
7/12

19 août 2017

Le Challenge de la Licorne - 4e édition


Le Challenge de Licorne revient pour une quatrième année. Le principe en est pratiquement toujours le même, lire des Thrillers/Policier et des romans des univers de l'imaginaire. C'est là où est le changement par rapport aux autres années (mais qui était en vigueur depuis quelques mois dans le dernier challenge), il ne s'agit plus seulement de lire de la Fantasy mais on peut y inclure de la S.F et du Fantastique.

Le challenge commence le 1er septembre 2017 pour se terminer le 31 août 2018. Cette année, on ne s'inscrit pas pour un niveau. On part du principe qu'il y a 18 livres à lire, 9 en Thrillers/Policier, 9 en Imaginaire et on verra à la fin du challenge où l'on en est. Si on en a lu 3 de chaque on sera Elfes Psychopathes, 6 de chaque Dragons Sanguinaires et 9 de chaque Trolls Tueurs Fous. Pour ma part, je vise quand même les 18 lectures puisque c'est le niveau que j'ai atteint pour la session 3 alors que je visais plus bas.

Chaque livre lu rapporte 3 points et 3 autres règles, différentes de celles de cette année, vont permettre de grappiller quelques point également :

1/ Si vous lisez à tour de rôle un imaginaire puis un policier, Il y aura 1 point de plus à chaque lecture suivante. Et si la lecture suivante est sur le même thème on reste à 3.

2/ La deuxième nouvelle règle est que si vous avez la possibilité de faire des lectures communes avec des inscrits dans la même catégorie, les points de cette lecture commune seront multipliés par 3.

3/ Il faudra mettre une note sur 5 avec votre avis, et ce, afin de faire une sorte de mini top list des meilleurs livres présentés en imaginaire et en policier/thriller dans ce petit challenge !

Pour ma part, je pense avoir des points supplémentaires avec la règle 1 puisque généralement (mais pas tout le temps) j'alterne les genres. Pour la 2e, cela m'étonnerait que je fasse des LC donc tant pis. Et pour la 3e, je mets déjà des notes sur 5 avec mes étoiles :)

Vous pouvez vous inscrire sur le blog de Licorne ou sur le post de Livraddict jusqu'au 15 septembre. Attention, les participants sont limités à 20 !

Pour ma part, je suis ravie du retour de ce challenge car cela me booste vraiment à lire de la Fantasy (je compte dans la mesure du possible m'en tenir à la Fantasy pour ce challenge) et des thrillers.