10 novembre 2016

Divergente de Neil Burger

Titre original : Divergent
avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet, Maggie Q.

Résumé :
Dans un futur proche, la société est divisée en 5 factions. À l'âge de 16 ans, lors d'une cérémonie, les jeunes doivent choisir la faction dans laquelle ils vont évoluer et pas forcément celle de leur naissance. C'est ainsi que Tris, né Altruiste, va choisir les Audacieux, tout en devant cacher qu'en fait ses tests ont été peu concluants et qu'elle est en fait une divergente...


Mon avis :
Il y a quatre ans, j'avais lu le roman de Veronica Roth (et ses suites ensuite), qui ne m'avait pas franchement convaincue, l'ayant trouvé trop long pendant une grande partie du roman. Du coup, le film ne m'attirait pas plus que cela. Mais comme c'était le dernier film à voir pour le Mini Challenge Science-fiction de Seriebox, j'ai fait "un effort" et c'est peut-être parce que je n'en attendais pas grand chose que j'ai été agréablement surprise :) Ce n'est pas un grand film mais au moins on ne s'ennuie pas une seconde.

Chaque année, dans une société divisée en 5 factions, Les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, les Sincères et les Érudits (Abnegation, Dauntless, Amity, Candor et Erudite, en VO), les jeunes âgés de 16 ans passent des tests pour voir quel trait de caractère ressort le plus, celui de leur faction d'origine ou une autre. C'est ainsi que Beatrice (Tris pour les intimes), née Altruiste, passe ces tests qui s'avèrent troublants car plusieurs traits de caractères en ressortent. Si les résultats viennent à être connus, elle sera classé comme Divergente et mise à mort par cette société qui n'accepte que l'uniformité. Forcée de garder le secret, elle décide de rejoindre les Audacieux lors de la cérémonie du choix. Lors de sa période d'initiation, elle découvre un monde nouveau, attirant mais également dur, fait de coups bas, de trahisons et de luttes pour le pouvoir. Elle s'aperçoit aussi que son monde n'est pas si parfait que ça et qu'une des factions trame un coup d'état...

Ce qui est bien quand on a lu le livre il y a longtemps, c'est qu'on n'en retient que la trame et on est moins pinailleur sur les différences entre le roman et le film. Car à vu de nez, comme ça, le film est une adaptation correcte du livre. Alors bien sûr, tout va vite et reste un peu superficiel, notamment dans les enjeux, et je ne suis pas sûre que ceux qui n'ont pas lu le livre maîtrisent bien toutes les données, mais l'essentiel est là. Et finalement ce n'est pas plus mal. Car le livre était trèèès long pendant une longue partie, notamment celle de l'initiation de Tris, et là ça passe beaucoup mieux. En revanche, toute la dernière partie, celle où tout part en sucette est peut-être un peu trop rapide pour le coup.

Quant au problème des Divergents, comme dans le livre, ce n'est pas quelque chose qui encore très abouti. Tout juste sait-on qu'on n'a pas le droit de l'être (Divergent) et qu'il faut être uniforme. Et là, il y a quelque chose qui m'a sauté aux yeux, à partir du moment où vous choisissez une faction différente de votre faction de naissance, n'êtes-vous déjà pas un peu Divergent ? Évidemment, c'est le test qui dit quel est votre trait de caractère et vous aide à choisir. Mais à partir du moment où justement il y a un choix, rester dans sa faction de naissance ou aller dans celle que le test vous a déterminé, la divergence est déjà présente...

Et puis il y a la romance entre Tris et Four, qui ne prend pas trop de place et c'est très bien comme ça. Mais comme le film est assez rapide, leur histoire arrive un peu vite alors que dans le roman, elle prenait vraiment son temps.

J'ai trouvé Shailene Woodley très bien dans le rôle de Tris. Le personnage est un peu effacé au début et n'a pas un physique à tomber par terre et je trouve que la jeune actrice a été bien choisie. Elle n'est pas exceptionnelle et n'a pas le charisme de Jennifer Lawrence dans Hunger Games mais elle se débrouille bien.

Quant à Theo James, le beau gosse de service, il est bien également dans le rôle de Four.

En revanche, je me demande ce que Kate Winslet est venue faire là. J'aime l'actrice mais elle ne m'a pas impressionnée dans le rôle de méchante. En revanche, j'ai été ravie de revoir Maggie Q. que j'aime beaucoup depuis Nikita.

Quant aux congénères de Tris, j'avoue que je n'ai retenu ni leurs noms, ni vraiment leurs visages car il ne m'ont pas trop marquée. Enfin si, la copine c'est Christina (enfin dans le livre) et justement dans le livre, je parlais de sa jalousie envers Tris et là ça ne ressort pas vraiment.

Neil Burger, réalisateur de L’illusionniste et Limitless, se débrouille pas mal. Ses scènes d'action sont efficaces j'ai bien aimé les scènes du train, peut-être moins percutantes que dans le livre mais visuellement très bien :)

En conclusion, Divergente n'est pas aussi bon qu'un Hunger Games mais j'avoue avoir été surprise d'aussi bien accrocher et  c'est une dystopie pour ado plutôt efficace et pas ennuyeuse à regarder même si l'ensemble est sans doute un peu superficiel par rapport au roman. Alors si vous voulez découvrir les factions de Chicago et savoir ce que ça fait quand on est Divergent, regardez-le ! Quant à moi, je pense qu'à l'occasion, je regarderai le deuxième film, même si je n'ai pas vraiment aimé le 2e tome des romans.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

Le film fait partie du Mini Challenge Science-fiction
5/5
50/50
yeah !

du Film de la semaine 2016 de Benji
43/52

08 novembre 2016

Le projet Shiro, Les projets tome 2 de David S. Khara

Résumé :
Eytan Morg, l'énigmatique agent du Mossad, soit s'allier avec ses pires ennemis afin de découvrir qui a volé des armes biologiques et s'en est servi dans une station de métro moscovite et un petit village tchèque...






Mon avis :
En décembre dernier, j'avais découvert David Khara et le premier tome de ses Projets avec Le projet Bleiberg, Thriller super bien ficelé et haletant. Cette année, j'ai lu le 2e opus, ce projet Shiro, qui est tout aussi bien fait, même s'il m'a un tout petit peu moins tenue en haleine que le précédent.

Dans une station de métro à Moscou, un attentat bactériologique fait des dizaines de morts. En République tchèque, c'est un village qui est éradiqué de la même façon, pratiquement sous les yeux du jeune journaliste Branislav Poborsky. Deux événements que les autorités essaient de couvrir. C'est Eytan Morg, le colossal agent du Mossad, qui est chargé forcé de découvrir ce qu'il se cache derrière ces deux affaires, par le Consortium, cette entité-même qu'il a juré de détruire. Pour son enquête, il est obligé de s'allier avec sa pire ennemie, la troublante Elena.

David Khara reprend ici la recette qui a formidablement marché avec Le projet Bleiberg. De l'action, des complots, des méchants machiavéliques, des héros attachants et ce petit air à la Ludlum qu'on retrouvait déjà dans le premier. On ne s'ennuie pas une seule seconde, on voyage beaucoup, on craint pour nos héros et si l'effet de surprise est passé concernant Eytan Morg, il y a encore beaucoup de choses à creuser sur le personnage.

Le Projet Bleiberg portait sur les manipulations génétiques et les exactions commises par les nazis durant la deuxième guerre mondiale, là c'est vers celles des scientifiques japonais que se tourne l'auteur. Et croyez-moi, les nazis sont des enfants de coeur à côté... On a droit à notre lot de scènes assez choquantes ou horribles. Et les gouvernements occidentaux n'ont pas non plus le beau rôle quand on voit comment ils couvrent ces atrocités quand ça sert leurs intérêts (c'était déjà le cas dans le premier...)

Et puis derrière l'intrigue du jour, il y a ce fameux Consortium et la quête que mène Eytan pour détruire cette puissante organisation criminelle, les deux jouant un jeu du chat et de la souris machiavélique, jeu mis en pause dans ce tome mais pas oublié pour autant...

Si l'on pouvait penser que c'était Jeremy Corbin le héros du premier opus, c'est pourtant bel et bien Eytan Morg qui est celui de toute la trilogie finalement. Et quel personnage attachant. Vraiment je l'adore, avec son côté colosse au grand coeur, qui peut tout écraser sur son passage mais sauvera la vie d'un civil. et qui manie l'humour et l'ironie aussi bien que ses armes. Et j'aime beaucoup qu'on en apprenne un peu plus sur son passé.

Celle que j'ai beaucoup aimé c'est Elena. Rappelez-vous dans Le projet Bleiberg, c'était la tueuse attitrée du Consortium, fidèle jusqu'au bout pour sa cause. Dans ce tome, elle est obligée de faire équipe avec Eytan, et je dois dire que leur duo est vraiment formidable. De prime abord, elle rebute avec son côté Terminator sans état d'âme mais ce tome permet de connaître également son passé, de se rendre compte qu'elle peut être touchante, même si elle le montre peu et donc j'ai aussi beaucoup aimé son évolution, aussi bien personnelle que dans sa relation avec Eytan. Franchement j'espère qu'on la reverra.

Ces deux-là prennent tellement de place qu'il n'en reste pas beaucoup pour les autres personnages. Cypher, l'interlocuteur du Consortium est énigmatique et machiavélique, Eli, un vieil ami de Morg, celui pour lequel Morg s'engage dans cette affaire, est sympathique et c'est intéressant de voir l'origine de leur amitié. Et puis il y a le gentil journaliste tchèque qui n'a pas un très grand rôle.

Le style de l'auteur est toujours super agréable à lire, il sait vraiment produire un thriller peut-être hyper calibré mais efficace et franchement ça se lit tout seul. Et comme dans le premier roman, il fait des allers retours entre présent et passé et c'est au dernier moment qu'on découvre les ramifications entre différentes époques.

En conclusion, Le projet Shiro est encore un très bon thriller de cet auteur qui sait vraiment y faire pour nous intéresser à ses histoires d'espionnage et de manipulations en toutes sortes et rendre attachants ses personnages. Et si vous voulez savoir ce qu'il se cache derrière le projet Shiro et qui est à l'origine des attentats en Russie et en République Tchèque, lisez-le. Quant à moi, il me tarde de lire le troisième opus, Le projet Morgenstern, tout un programme :)

Note :



le roman fait partie du Baby Challenge Thriller de Livraddict
8/20
Médaille en chocolat

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
4

du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Thrillers/policiers 2/6
Total : 3/12
+ 3 points pour le livre, pas de bonus

07 novembre 2016

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (250)


Hello tout le monde ! En ce dernier premier lundi de novembre, c'est le moment de vous retrouver pour mon 250e C'est lundi dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie) de Stephen Chbosky, lecture qui aura été au final moins enthousiasmante que le film. J'ai également lu Sang pour sang, le tome 25 de Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard, qui était bien sans plus et j'ai entamé The Lost Child of Philomena Lee de Martin Sixsmith.

- Aujourd'hui, je lis donc The Lost Child of Philomena Lee qui me plaît beaucoup mais qui est construit très différemment du film de Stephen Frears. Je vous en reparlerai quand je ferai ma chronique. Pour le moment, j'en suis à un peu plus de la moitié.

- Cette semaine, je vais donc commencer par terminer Philomena Lee et ensuite, je lirai quelque chose de plus léger, certainement Les anges ont la dent dure, le tome 2 de Felicity Atcock de Sophie Jomain. Ma lecture du premier tome (qui ne m'avait pas particulièrement convaincue) remonte à un bout de temps maintenant, j'espère que je n'aurai pas de mal à me remettre dedans. Et après, si on n'est pas déjà lundi prochain, je lirai sûrement Nos faces cachées d'Amy Harmon. Ça fait un bout de temps que je l'ai dans ma Pal celui-là.

Bonne semaine à tous !

05 novembre 2016

Signed, Sealed, Delivered : One in a Million de Kevin Fair

avec Eric Mabius, Kristin Booth, Krystal Lowe, Geoff Gustafson

Résumé :
Quelqu'un a volé le courrier dans plusieurs boîtes aux lettres de Denver. Les Postables sont dépêchés pour découvrir qui commet ces méfaits, et une jeune femme désire récupérer sa lettre perdue, dans laquelle se trouve un ticket de loterie gagnant...




Mon avis :
En juillet dernier, j'avais vu le premier téléfilm de l'année 2016 de cette série très mignonne et j'ai donc attendu octobre pour voir le deuxième diffusé en juin dernier (vous suivez ? :)) Un nouveau téléfilm bien sympathique à regarder, comme toujours, où j'ai retrouvé avec plaisir nos quatre Postables.

Quelques jours après la Saint-Valentin, une jeune femme donne une lettre à un facteur en train de relever le courrier mais celui-ci, au lieu de la mettre dans la boîte aux lettres, la jette avec d'autres dans son camion, une fois la jeune femme partie. Le lendemain, Lester Kimsicle, responsable de la sécurité au centre de tri, charge Olivier de découvrir qui a bien pu voler le courrier dans plusieurs boîtes aux lettres de Denver. Et la jeune femme qui avait confié sa lettre précédemment vient demander de l'aide à Shane pour retrouver sa lettre qui contient un billet de loterie gagnant, cette jeune femme étant la serveuse qui a servi Shane et Oliver lors de leur premier rendez-vous qui a tourné au fiasco,  le samedi précédent...

Ce 6e téléfilm de Signed, Sealed, Delivered, reprend donc quelques jours après From the Heart où l'on avait laissé Shane et Olivier avoir enfin leur premier rendez-vous officiel. Tout semblait enfin avancer pour nos deux personnages... Mais comme toujours, et comme je l'avais souligné lors de ma précédente chronique, dès que l'on avance d'un pas, on recule de deux et on apprend que ce fameux rendez-vous n'a pas été aussi idyllique pour nos deux tourtereaux que prévu et que pratiquement tout est à reprendre à zéro, d'autant plus qu'une jolie jeune femme, Dale, dont on avait fait connaissance dans le téléfilm précédent, vient s'immiscer entre eux deux... Mais je vous rassure, à la fin de One in a Million, on aura avancé d'un pas supplémentaire :)

"L"intrigue du jour" diffère des précédentes dans le sens où ce n'est plus une lettre arrivée au service des lettres non distribuées qui est au coeur de l'affaire mais plutôt du courrier volé. L'histoire qui se cache derrière cette histoire de vol est assez touchante. Et histoire dans l'histoire, celle de la jeune serveuse est mignonne.

J'ai trouvé que ce téléfilm était plus léger et humoristique que les précédents. Il faut dire que les histoires de maladies ou de maman soldat présumée décédée sur le terrain ne prêtaient pas vraiment à la gaudriole. Alors bien sûr il y a toujours de bons sentiments dans One in a Million mais on sourit aussi souvent et en particulier grâce au personnage de Lester Kimsicle, dont j'ai parlé plus haut, et qui très amusant dans ses attitudes et en particulier sa façon de se prendre pour le bellâtre du coin. Et son staff qui se prend pour des agents de la CIA est amusant également.

J'ai déjà parlé de Shane et Olivier qui sont toujours égaux à eux-mêmes, Olivier toujours un peu coincé, Shane qui espère qu'Olivier va se décoincer. Et il y a bien sûr Rita et Norman dont le couple est encore gentiment mis à l'épreuve, comme la fois précédente, mais rien de bien méchant, je vous rassure :D

Après avoir laissé son poste de réalisateur à Lynne Stopkewich dans From the Heart, Kevin Fair revient aux manettes. C'est marrant, je n'y avais pas prêté attention, mais le téléfilm que j'ai le moins aimé (même s'il était bien sympa à voir) a été celui qui n'était pas réalisé par Kevin Fair. Bon sa réalisation n'est pas exceptionnel mais il connaît son sujet et je ne sais pas mais il sait sans doute davantage nous émouvoir.

En conclusion, encore un très bon Signed, Sealed, Delivered avec une histoire moins pesante que les deux ou trois précédentes ce qui fait qu'on rit tout en étant ému. Et si vous voulez savoir qui a volé le courrier de Denver, si la jeune serveuse va récupérer sa lettre et son billet de loterie et si Shane et Olivier vont enfin avancer dans leur relation, regardez-le. Quant à moi, je vous retrouve bientôt pour le nouveau téléfilm, Lost without You, diffusé fin septembre.

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

Il fait partie du Film de la semaine 2016 de Benji
42/52

03 novembre 2016

Magic Shifts, Kate Daniels tome 8 d'Ilona Andrews

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Eduardo, l'un des membres de la Meute, a disparu. Même s'ils ont récemment quitté le Donjon, Curran et Kate s'activent à rechercher le jeune homme qui fait partie de leurs amis et découvrent qu'un être très ancien menace la ville, et pour une fois ce n'est pas un membre de la famille de Kate :)



Mon avis :
Les deux précédents tomes de la série avaient été d'excellentes lectures et même un coup de coeur pour le tome 7 et il me tardait donc de retrouver notre tueuse préférée et son lion garou. Avec Heclea, nous avons eu un peu de peine à nous dégager du temps pour faire cette lecture commune mais enfin, en ce mois d'octobre, nous avons réussi à le lire. Et je dois dire que j'ai encore passé un super moment avec cette histoire très originale encore une fois.

Voilà deux mois que Kate et Curran ont quitté la meute et ils ont encore un mois pour finaliser complètement la séparation. Leur nouveau rythme de vie leur convient très bien, loin des intrigues et des luttes de pouvoir des métamorphes. Mais voilà que George, la presque soeur de Curran, vient les chercher car Eduardo, son compagnon, a disparu. Kate et Curran s'empressent bien évidemment de partir à la recherche du jeune homme mais ils s'aperçoivent bien vite que derrière cette disparition se cache quelque chose de plus dangereux et qui pourrait être fatal à la ville...

Au début de ce tome, je me suis dit que ça allait être une lecture sympathique mais moins passionnante que les précédents tomes. Et puis, une fois encore, la magie a opéré. Si effectivement, ce tome est un tantinet moins palpitant que les 2 d'avant, Ilona Andrews arrive quand même encore une fois à nous scotcher avec ses intrigues. Comme Jim Butcher avec Harry Dresden, l'auteure arrive toujours à se renouveler, à allier son univers et sa mythologie à une très bonne histoire "du jour".

Cette fois-ci, c'est pratiquement les 1001 nuits qui viennent frapper aux portes d'Atlanta, de par la nature même de la créature qui vient créer bien des problèmes à Kate et Curran (et à pas mal d'autres). J'ai trouvé cet aspect-là très intéressant. Mais l'on a aussi droit à des goules, des licornes carnivores et j'en passe. J'admire encore et toujours le talent de l'auteure à créer des bestiaires innovants ou s'approprier des mythes et légendes existants.

Mais bien sûr c'est tout ce qui concerne la vie de nos personnages préférés qui est passionnant à suivre. Rappelez-vous, à la fin du dernier tome, Kate avait trouvé comment éviter que son père ne réclame Atlanta mais avait dû quitter la meute et Curran l'avait suivie. Magic Shifts traite des conséquences de ces actes, comment Kate/Curran et La meute gèrent leur séparation. Ce n'est finalement pas aussi évident que cela ni pour les uns, ni pour les autres mais cela donne lieu à des situations savoureuses et permet de mesurer que même s'il n'est plus le dirigeant de la Meute, Curran reste un leader charismatique suscitant beaucoup de fidélité.

Et dans ce tome, on retrouve les Vampires et Ghastek, la Guilde des mercenaires, bien mal en point, les Chevaliers de l'Ordre Miséricordieux (ou un truc comme ça, je n'arrive jamais à me rappeler du terme exact), toujours aussi prétentieux et même ce bon vieux Saiman.

Kate et Curran sont toujours égaux à eux-mêmes, droits, fidèles, attachants. Et j'adore toujours le couple très solide qu'ils forment et l'amour qu'ils se portent mutuellement. Cela donne lieu d'ailleurs à une scène assez intense à la fin du combat final.

Les personnages récurrents sont présents, comme Jim, devenu le leader de la Meute (j'ai du mal à le voir dans ce rôle à vrai  dire), le gentil Christopher, Barabas, Mahon, Andrea et Raphael et bien sûr Julie. Et même Roland que je n'arrive toujours pas à cerner...

Le style d'Ilona Andrews est toujours très agréable à lire en VO. Si le roman démarre un peu doucement, il y a par la suite pas mal d'action.

En conclusion, pas grand chose à dire de plus sur ce roman que l'on peut considérer comme un tome de transition ou de respiration (si tant est que l'on puisse souffler bien longtemps dans un Kate Daniels), avec un intrigue intéressante et bien sûr des personnages toujours aussi passionnants à suivre. Même s'il n'a pas été un coup de coeur comme le précédent, il m'a énormément plu et je l'ai lu avec beaucoup de plaisir. Et la fin donne envie envie de vite savoir la suite, mais ça ce sera pour plus tard :) En tout cas, si vous aimez Kate Daniels et si vous voulez savoir quelle est la nouvelle menace qui vient frapper Atlanta, lisez-le.

Note :



Le livre fait partie du Baby Challenge Bit-lit
7/20
(5+2 jokers)

du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
4

et du Challenge Thrillers/Fantasy de Licorne
Fantasy 1/6
Total : 2/12
3 points + 1 point bonus car l'auteur est une femme

01 novembre 2016

Très chère Sadie de Sophie Kinsella

Titre original : Twenties Girl

Résumé :
Lara, 27 ans, se rend à l'enterrement de sa grand-tante, Sadie, morte à 105 ans et dont elle ne savait pratiquement rien. Mais voilà que pendant la cérémonie, elle voit apparaître le fantôme de celle-ci mais âgée d'une vingtaine d'années. Fantôme qui s'avère bien encombrant et qui lui demande de lui retrouver un collier auquel elle tenait énormément...


Mon avis :
Sophie Kinsella fait partie de ces romancières de chick-lit que j'aime bien lire régulièrement même si ses romans sont souvent inégaux et un peu superficiels. Comme Très chère Sadie faisait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict, j'ai eu envie de le découvrir et bien m'en a pris car c'est vraiment l'un des meilleurs romans de l'auteur que j'ai lus, plein de fantaisie et d'humour, souvent touchant et avec des héroïnes très sympathiques.

Rien ne va plus pour Lara, qui, a 27 ans, se voit larguée par son petit ami et devoir faire des pieds et des mains pour maintenir son agence de recrutement à flot pendant que sa meilleure amie et co-fondatrice prend du bon temps indéterminé sur une plage à Goa. Et voilà qu'elle est obligée d'assister à l'enterrement de sa grand-tante Sadie, décédée à 105 ans et qu'elle ne connaissait pas vraiment, en compagnie de sa famille dont un oncle qui est devenu milliardaire en créant des salon de thé avec trois fois rien et qui fait bien sentir sa réussite au reste de la famille. Et pendant l'enterrement, Lara voit débarquer une jeune femme d'une vingtaine d'années, qu'elle semble seule à voir et qui lui dit qu'elle est Sadie, la défunte, et que Lara doit tout faire pour arrêter la cérémonie et lui retrouver un collier auquel elle tenait beaucoup. Lara se retrouve donc avec un fantôme qui semble déterminée à lui pourrir la vie et à s'amuser à retrouver l'atmosphère des années 20 tout en entraînant Lara avec elle, quitte à la faire passer pour une gentille illuminée...

Très chère Sadie est avant tout un roman chick-lit avec sa dose de romance et son héroïne un peu gaffeuse (mais pas autant que Becky et autres). Ce qui fait son charme, c'est cette petite touche de fantastique, son atmosphère vintage et les situations dans lesquelles Sadie entraîne Lara et qui sont savoureuses. Au terme de l'histoire, Lara aura appris à connaître sa tante, son histoire, aura réhabilité certains faits, se sera affirmée grâce à elle et aura trouvé l'amour. Ce n'est pas spoiler de dire qu'une héroïne de chick-lit trouve l'amour, hein ? :)

Je dois dire que c'est un roman qui va à 100 à l'heure, on ne s'ennuie pas une seule seconde, on glousse souvent et franchement on passe un super moment. C'est le genre d'histoire qui fait du bien et qui est très agréable à lire. Alors certes, ce n'est pas de la grande littérature mais des histoires qui donnent envie de tourner les pages et savoir ce qu'il va se passer, moi je dis oui :D

Quant à la partie romance, pour une fois, j'ai trouvé ça sympa, amusant. Assez classique du genre mais bon, difficile de faire original dans une histoire chick-lit.

Si Lara est un personnage assez classique de la chickliterie (oui j'invente des mots), elle est quand même moins agaçante que ses congénères  de l'univers de Sophie Kinsella, notamment la très superficielle (mais sympathique) Becky. C'est simplement une jeune femme typique de sa génération, un peu paumée, larguée par son homme et effrayée de ce qu'on attend d'elle et grâce à Sadie, elle va s'affirmer.

La véritable héroïne de l'histoire c'est Sadie, très amusante, pétillante, parfois énervante à vouloir tout régenter mais comme le dit Lara, c'est un véritable ange gardien. Et son histoire est très touchante et quand elle arrête de faire le feu follet, elle est très émouvante.

Ed, le monsieur de la romance est tout à fait charmant.

En revanche, j'ai trouvé l'ex (dont j'ai oublié le nom) et la meilleure amie (mais qui n'en est pas une, amie) de Lara vraiment cons et pas sympathiques du tout.

Le style de Sophine Kinsella est très agréable à lire dans ce roman, facile en anglais et les petites touches vintage et fantastique sont sympathiques.

En conclusion, voilà un roman de Sophie Kinsella que j'ai beaucoup apprécié alors que pour les précédents, j'avais eu des réserves (même si je les avais bien aimés), qui a beaucoup de fraîcheur et est émouvant sous ses dehors chick-lit car il parle des relations familiales, des faux-semblants mais sans oublier l'amour et de nous amuser. Alors si vous voulez découvrir cette Très chère Sadie, connaître son histoire et savoir ce que Lara et elle vont s'apporter mutuellement, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict
8/20
(7 + 1 joker)
Médaille en chocolat !

du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
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