15 mai 2010

Le Symbole perdu de Dan Brown

Titre original : The Lost Symbol

Résumé : Robert Langdon, le professeur en symbologie bien connu, est appelé en urgence à Washington par son ami Peter Solomon afin de donner une conférence au Capitole. Arrivé sur place, Langdon va faire une découverte macabre qui va l'entraîner dans une course effrénée à la recherche d'un symbole de la franc-maçonnerie...



Mon avis :
Y a pas à dire, Dan Brown est un excellent faiseur de livres ! J'avais lu Le Da Vinci Code avant tout le ramdam qu'il provoqua ensuite et je l'avais dévoré, aimant beaucoup cette histoire, rocambolesque, mais palpitante. Les livres suivants de l'auteur (écrits avant le Da Vinci Code) m'ont moins séduite. Je n'ai pas vraiment accroché à Anges & Démons, pas attirée par le sujet, Deception Point fut une déception et Forteresse Digitale reste hermétique puisque j'ai arrêté au milieu il y a 3 ans.
La sortie de ce nouvel ouvrage mettant en scène Robert Langdon fut donc l'occasion de renouer avec Mr. Brown. Le sujet, les mystères de la franc-maçonnerie, m'attirait et comme j'aime tout ce qui a trait à l'ésotérisme dans les romans, j'étais ravie de lire un thriller dessus.

L'histoire est donc celle de Robert Langdon, qui a repris ses cours de symbologie à Harvard et qui doit se rendre d'urgence à Washington afin de faire une conférence à la demande de son ami franc-maçon Peter Solomon. Arrivé sur place, au Capitole, non seulement il n'y pas de conférence mais Langdon fait une macabre découverte. Commence alors pour lui une course-poursuite dont dépend la vie de son ami. Langdon va devoir décrypter des signes maçonniques disséminés dans tout Washington afin de retrouver le plus secret d'entre eux... Il sera aidé en cela par Katherine, la soeur de Solomon, une spécialiste de la science noétique. (Et là, vous devenez perplexe en vous disant : "Noétique, noétique, késako ?" - Ne vous inquiétez pas j'y reviendrai ! :)) Mais percer les secrets de la Franc-maçonnerie ne sera pas une mince affaire et de nombreuses embûches se dressent sur la route de notre symbologiste (symbologue ?) préféré !

Comme je l'ai déjà dit, Dan Brown sait y faire pour nous entraîner dans des aventures palpitantes et sans temps mort ! Il a une façon très hollywoodienne de construire son roman, avec des retournements de situations à chaque chapitre et beaucoup d'action ! Par sa façon théâtrale de finir certains chapitres, on s'attend presque à voir surgir une page de pub, comme dans les séries TV ! :) Je dois dire que j'étais assez circonspecte en commençant ce livre et que je me suis prise au jeu ! J'ai trouvé que l'histoire était intéressante, mystérieuse et j'avais toujours envie d'en savoir plus !

Las, les 50 dernières pages ont été, pour moi, d'un ennui abyssal ! Sans révéler l'intrigue, une fois le méchant arrêté, nous avons droit à 50 pages de blabla sur la recherche du symbole perdu, la signification de ci, la signification de ça, on se croirait à un cours magistral et c'est ch... ennuyeux ! Pendant des phrases et des phrases, ça parle du "Mot perdu", et j'avais envie de leur dire : "mais bon sang, vous allez le trouver ce Mot perdu, oui ou flûte ???" On arrive finalement à la fin du roman en n'en ayant rien à faire du fameux symbole ! :) Du coup, je ne sais plus s'ils ont trouvé Ze Mot Perdu ! :) La résolution de l'énigme, sans rien en dévoiler, me semble destinée à satisfaire tout le monde !

Ce que j'ai bien aimé, en revanche, c'est toute la symbolique de Washington. Je ne savais pas que la ville recelait autant de signes ésotériques ! Je ne sais pas si tout est vrai mais, d'après ce que j'ai pu en lire sur le net, on n'est pas loin de la vérité ! J'ai beaucoup beaucoup aimé la visite de la bibliothèque du Congrès avec la visite de la salle de lecture. Ça me donne envie d'aller voir ce chef d'oeuvre pour bibliophiles !

En ce qui concerne la franc-maçonnerie en général, je ne sais pas si ce qui est décrit dans le livre est vrai mais on sent que Dan Brown a mené une recherche approfondie et s'est bien documenté ! D'après quelqu'un que je connais qui a lu le livre et s'intéresse à la franc-maçonnerie (sans en faire partie), certains aspects sont réels.
C'est toujours intéressant quand on lit un livre aussi rocambolesque qu'il y ait une part de vérité ! :) Je savais déjà que la pyramide et l'oeil sur le billet de un dollar était un signe franc-maçon mais je ne savais pas que les fondateurs de l'Amérique l'étaient (franc-maçons).

Quant à la science noétique, je n'en avait jamais entendu parler avant de lire le roman ! Et j'ai été bien surprise d'apprendre que ça existait ! :) C'est une science métaphysique qui dit que l'esprit peut influer sur la matière (je schématise, hein !). J'ai trouvé le concept très intéressant ainsi que les travaux menés par Katherine mais mon regret est que, finalement, cette science est très peu utilisée dans le livre (ou alors j'ai loupé quelque chose !). Enfin si le concept est présent mais sans application pratique. Je pensais que l'association de Langdon et de Katherine serait vraiment celle de la noétique et de la symbologie afin de résoudre l'énigme, je suis assez restée sur ma fin à ce niveau-là.

Concernant les personnages, j'ai trouvé Langdon assez fade sur ce coup-là ! Dans ce roman, ce n'est absolument pas l'action hero ! En cela, il m'a fait penser à Cotton Malone, le héros de La Prophétie Charlemagne que j'ai lu en février dernier. Ici aussi, Langdon se fait balader par tout le monde, il n'est jamais entreprenant et ce sont les autres qui lui disent quoi faire ! Il a l'air assez effacé, en fait ! Ok il trouve des indices mais on se dit qu'on aurait pu trouver sans lui !

Katherine Solomon est l'image même de la belle femme intelligente qui a réussi ! J'ai beaucoup aimé son laboratoire auquel on accède dans le noir (brrr, je n'ose même pas imaginer devoir aller là-bas matin et soir !). Quant à son rôle dans l'histoire, il fallait bien une touche féminine, hein et ce n'est pas Inoue Sato, la redoutable responsable du Bureau de la Sécurité de la CIA qui allait l'apporter !

Quant au méchant, il est vraiment vraiment caricatural ! Il est effrayant certes mais vu et revu et,  dans le même genre de psychopathe, j'ai nettement préféré ceux de Dragon Rouge ou du Silence des agneaux de Thomas Harris auxquels Mal'akh m'a fait penser ! Difficile de faire original à ce niveau-là ou je finis par être blasée... :(

Le style de Dan Brown est très agréable à lire, à part quand il part dans des explications un peu alambiquée mais je dois reconnaître que c'est grâce à son écriture que j'ai dévoré une bonne partie du bouquin !

En conclusion si vous voulez savoir si Le Symbole perdu sera retrouvé et si Langdon arrivera à se sortir du guêpier dans lequel il s'est fourré tête baissée, lisez le livre ! Le Symbole perdu n'est pas le thriller de l'année mais il se lit bien et vous fera passer des heures palpitantes si vous voulez une lecture détente.

Note :



Lecture commune avec Iluze, Mallou , Ana76, Avalon, Véro, Caelina, et tinelire.

14 mai 2010

Quatre petites lectures communes en plus !

Ça faisait longtemps je ne n'avais pas rajouté de lectures communes, eh bien, c'est choses faite !

J'ai donc ajouté à mon programme :

Proposée par Lexounet, cette lecture de Neverwhere de Neil Gaiman aura lieu le 5 juillet.
Y participeront Lexounet, Leyla, Miss Spooky Muffin, Lelf, Mélo, Lauredumiroir, Alice et moi-même.
(liens à venir le jour de la lecture)
Pour ma part, je lirai ce roman en version originale.






 La lecture commune suivante aura lieu le 10 juillet pour 99 cercueils, le tome 2 de Vampire Story dont le tome 1 nous avaient emballées lors de la lecture commune.
C'est Thalia qui a lancé cette LC et y participeront Phooka, deliregirl1, Lexounet, Heclea, Mallou, Thalia, Flof13, karline05et moi.









On passera à un genre complètement différent avec la lecture commune du 21 juillet qui sera celle du Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde. C'est Setsuka qui est à l'origine de cette lecture et Lexounet et moi y participeront avec elle.






C'est moi qui ai lancé cette idée de lecture commune en en parlant avec Lexounet lors du dernier Book Club (La joueuse de go). Elle aura lieu le 6 septembre et y participeront, outre Lexounet et moi, Galleane, Amethyst, Bulle, 100choses, Caelina, Heclea, Lynnae, Setsuka, Lily et peut-être Leyla.

Greenberg de Noah Baumbach

Avec Ben Stiller, Rhys Ifans, Greta Gerwig

Résumé :
Roger Greenberg, New-yorkais dépressif, vient garder la maison de son frère à Los Angelès. C'est l'occasion pour lui de renouer avec d'anciens copains Parallèlement, il fait connaissance avec une jeune femme un peu paumée, Florence Marr, assistante de son frère et qui vient s'occuper du chien en son absence. Ces deux solitudes vont peu à peu se rapprocher.


Mon avis :
J'aime beaucoup le cinéma indépendant américain qui me change des blockbusters que je vais souvent voir ! Il y a un je-ne-sais-quoi que j'affectionne particulièrement. Aussi quand j'ai vu ce Greenberg à l'affiche, avec Ben Stiller et des bonnes critiques, j'ai couru le voir. À l'arrivée, je dois dire que je suis assez mitigée sur ce film. Il est bien mais assez long et ennuyeux, malheureusement ! Et je vous conseille de ne pas aller le voir déprimé si vous ne voulez pas l'être encore plus en sortant !

L'histoire est donc celle de Roger Greenberg, 40 ans, new-yorkais d'adoption et dépressif chronique (une sorte de Woody Allen, quoi !) qui sort d'un séjour en hôpital psychiatrique. Pour se remettre, il vient garder la maison de son frère qui vit à Los Angeles, sa ville natale, et le chien. Dans une ville où il faut une voiture pour sortir et où il fait toujours beau (ou presque), Roger se démarque : il ne conduit pas et ne sait pas nager. C'est aussi l'occasion pour lui de renouer avec des copains de sa jeunesse et mettre au point certaines rancoeurs du passé. Étant jeune, il fut le leader d'un groupe de rock et arrêta du jour au lendemain pour ne pas avoir à rabaisser ses prétentions. Ses copains lui en gardèrent toujours rigueur. Dans le même temps, il va faire la connaissance de Florence, une jeune femme de 23 ans qui fait office d'assistante de la famille Greenberg et vient s'occuper du chien. Parallèlement, elle est une espèce de chanteuse quelconque... Roger et Florence vont se rapprocher et entamer une drôle de relation...

Comme je l'ai dit plus haut, c'est un film assez long. Pas tant sur la durée que sur l'impression qu'il dégage. :) Il y a des moments intéressants et d'autres très ennuyeux... Je ne sais d'ailleurs pas trop comment parler de ce film, à vrai dire...

Roger est assez égoïste à vrai dire et vit dans sa déprime et dans son monde. Tout entier tourné vers lui-même, il n'est pas à l'écoute des autres. Il ne s'est jamais rendu compte, par exemple, qu'il avait fait du mal à ses amis en quittant le groupe et pense pouvoir faire comme si de rien n'était en revenant 15 après. Or, ses amis ont évolué, ont plus ou moins bien réussi et son meilleur ami d'alors, Yvan, n'est plus le jeune guitariste qu'il a connu mais un homme avec des problèmes personnels ce que Robert refuse de voir et surtout n'écoute pas. Idem pour son ancienne petite amie qu'il croit pouvoir re-séduire juste parce qu'ils se sont revus cinq minutes et ont une histoire commune. C'est un doux-rêveur qui ne sait pas se prendre en charge.

C'est cette image de doux-rêveur qui va plaire à la jeune Florence Marr, qui, elle aussi, ne sait pas trop bien où elle en est. Vaguement chanteuse, surtout glandeuse, elle se cherche un peu et croit sans doute trouver quelque chose avec un homme plus âgé. On ne comprend pas toujours ses motivations ni ses réactions vis à vis de cette relation.
Je dois dire que la relation entre eux deux est ce qui m'a le moins plu. Je ne sais pas... c'est pourtant ce qui fait le film mais j'ai préféré d'autres passages à ceux-ci.

Ah, et la fin est très abrupte ! Comme s'il avait fallu finir le film et... couic ! Je suis restée devant le générique de fin en me disant "Ah bon, c'est fini ?".

Ce qui sauve le film, c'est d'abord son humour. Ce n'est pas une pantalonnade non plus mais Roger fait preuve d'un humour grinçant que j'ai beaucoup aimé.

Ensuite, les acteurs sont vraiment bien ! À commencer par Ben Stiller ! On connait le Ben Stiller de certains films comiques un peu outranciers ou des films de La nuit au musée mais Stiller sait aussi jouer tout en retenue et c'est cette facette-là qu'il nous montre dans le film. Il a une certaine mélancolie dans son jeu mais avec l'oeil qui frise quand même toujours un peu (voir d'ailleurs l'affiche du film). Il est excellent !

Pareil pour Rhys Ifans, qui joue le copain de Roger ! J'adore cet acteur ! La première fois que je l'ai vu c'était en coloc en slip de Hugh Grant dans Coup de foudre à Notting Hill et, depuis, j'ai adoré le voir jouer (surtout dans Good Morning England !). Dans Greenberg, il est encore très bien.

Quant à Greta Gerwing, inconnue au bataillon en ce qui me concerne ! Je crois qu'elle est une égérie des films indépendants américains. Elle joue bien mais j'ai trouvé son rôle un peu ingrat.

La bande son est très bien avec un titre de Gainsbourg au cours du film (tiré de L'homme à la tête de chou ou de Melody Nelson, je pense).

En conclusion, un film à voir si on aime le cinéma indépendant mais il ne faut pas oublier de prendre son Prozac avant la séance sinon on rentre se coucher direct en sortant du ciné ! :)

Note :
parce que c'est bien malgré tout ! :)


Vu en version originale.

10 mai 2010

Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson

avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche, Mathieu Amalric.

Résumé :
1912, une intrépide journaliste, Adèle Blanc-Sec se trouve en Égypte et ne recule devant rien pour s'approprier une momie datant de Ramsès II. Parallèlement, à Paris, un Ptérodactyle vieux de 136 millions d'années sème la terreur dans les cieux. Une série d'aventures extraordinaires commence alors pour Adèle...



Mon avis :
On ne présente plus Luc Besson, notre nabab du cinéma français, celui qui déchaîne les passions, en bien ou en mal ! En ce qui me concerne, je suis plutôt fan du monsieur et de ses films, de Subway à Leon (après, j'aime moins). Aussi quand j'ai vu qu'il adaptait la BD Adèle Blanc-Sec, quel ne fut pas mon enthousiasme ! Et plus encore en ayant vu la bande-annonce, très alléchante !

Je ne suis pas une spécialiste de bande-dessinée (j'ai lu les Astérix et les Tintin étant petite) mais il y a trois auteurs que j'aime particulièrement : Bilal, Bourgeon ET Tardi pour Adèle Blanc-Sec. J'ai lu Adèle Blanc-Sec quand j'étais toute jeune (20 ans) grâce à mon homme qui, lui, était plus féru de ce genre-là que moi. J'aimais beaucoup cette journaliste intrépide qui n'avait pas la langue dans sa poche et se mettait dans des situations rocambolesques. Je me souviens d'une fille plutôt ronchon et à la langue bien pendue qui ne faisait rien pour se rendre sympathique et qui pourtant l'était !
 Alors ai-je aimé cette adaptation décalée ? Oui... mais ! :) Oui, parce que c'est une adaptation vraiment bien faite, "mais" parce qu'il manque une étincelle, une émotion pour que ce soit vraiment bien !

L'histoire est donc celle d'Adèle Blanc-Sec, une journaliste intrépide, qui, au début de l'histoire se trouve en Égypte à la recherche d'une momie du temps de Ramsès II. C'est sans compter sur le retors Dieuleveult qui entend bien lui chiper la momie ! Après une évasion digne d'Indiana Jones, Adèle arrive à se sortir des griffes du méchant. Pendant ce temps-là, le professeur Esperandieu a fait éclore un oeuf vieux de 135 millions d'années, délivrant un "bébé" Ptérodactyle. Quand Adèle rentre à Paris, la ville est en émoi et le professeur est en prison car le Ptérodactyle a tué un haut dignitaire français. Pour Adèle qui comptait sur le professeur pour faire ressusciter sa momie afin de soigner sa soeur dans une sorte de coma depuis plusieurs années, cela ne fait pas ses affaires !

Je dois avouer que l'univers loufoque créé par Tardi et filmé par Besson est une véritable réussite ! Cela m'a presque paru normal de voir éclore un oeuf de Ptérodactyle ou se réveiller une momie ! ^^ J'ai trouvé le film divertissant, décalé et les acteurs impeccables ! J'ai beaucoup aimé le ton et les dialogues d'aujourd'hui dans une époque d'il y a 100 ans ! Je ne sais pas, c'est toujours le genre d'anachronisme qui marche sur moi ! :) Certaines scènes sur la fin sont peut-être un peu trop comiques mais ça ne m'a pas dérangé. Cependant, comme je l'ai dit, il m'a manqué quelque chose pour que j'aime vraiment ce film ! Tous les ingrédients étaient  pourtant réunis pour faire un film formidable! Mais comme, pour certains autres films dont j'attendais beaucoup (le Terry Gilliam ou l'Alice de Tim Burton), j'ai eu l'impression de rester un peu au bord du chemin.

C'est dommage car Louise Bourgoin fait une Adèle Blanc-Sec très réussie, même si son personnage est plus sexy et adouci par rapport à l'Adèle de la BD ! Et j'ai bien aimé le clin d'oeil à la BD en reproduisant une image telle quelle. Indices : Adèle, baignoire, clope... :)

Certains autres personnages sont méconnaissables ! C'est le cas de Gille Lellouche qui campe l'inspecteur Caponi, un gros balourd qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et ne pense qu'à bouffer !

Quant à Mathieu Amalric en Dieuleveult, je dois avouer que je ne l'ai absolument pas reconnu !  C'est en voyant son nom au générique de fin que j'ai vu qu'il jouait dans le film ! :) Mon regret est qu'on ne le voit pas assez tout au long du film ! S'il y a une suite, j'espère qu'il en sera le méchant principal.

La bande son est très bien, Serra est aux commandes, comme d'habitude avec Besson, et on entend au générique de fin, un morceau chanté par Catherine Ringer (Rita Mitsouko) que j'ai beaucoup aimé ainsi qu'un duo entre Thomas Dutronc et Louise Bourgoin elle-même. 

Une anecdote amusante : En Égypte, on parle un arabe qui n'est pas celui que l'on parle dans le Maghreb, mais qu'on retrouve, avec des nuances, dans le Moyen-Orient. Eh bien sachez que dans l'Égypte de Luc Besson, on y parle l'arabe du Maroc ou d'Algérie ! :) Et c'était pareil dans le film OSS 117 ! Mais je vous rassure, la réciproque est vraie : Dans les films américains, tous les arabes parlent égyptiens, même ceux du Maroc ! ^^ C'est comme si on parlait espagnol en Italie et vice-versa ! Ça me fait rire à chaque fois ! :)

En conclusion, si vous voulez voir ce que donne un Ptérodactyle volant dans les cieux de Paris ou une momie habillée à la mode de 1912, allez voir ce film, vous passerez un bon moment !

Note :

09 mai 2010

Concert de Mika, Zénith de Toulouse, le 30 avril 2010

Le 30 avril dernier, ma fille et moi, accompagnées de la fille d'amis, étions au concert de Mika, le chanteur pop d'origine libanaise. Le concert se tenait au Zénith de Toulouse devant des milliers de spectateurs enthousiastes.
Un concert enchanté de plus deux deux heures.





Mon avis :
Jeanne et moi étions allées voir Mika aux Francofolies de la Rochelle, il y a deux ans et avions été enchantées par son spectacle magique et plein de bonne humeur ! Mika est un chanteur qui vous donne la pêche par son dynamisme et sa générosité. 
Aussi, quand j'avais appris qu'il passait à Toulouse en avril, je m'étais dépêchée de prendre des billets pour le concert au Zénith.

En ce 30 avril, 18 h, nous voilà donc à faire le pied de grue dans une des files d'attente devant le Zénith ! Avant l'ouverture des portes, nous nous mettons en opération commando ! Généralement, dans les concerts, les bouchons des bouteilles plastique sont prohibés et on vous les enlève systématiquement. Aussi, une amie m'avait donné la solution, il y a bien longtemps, cacher des bouchons de rechange sur soi (soutien-gorge de préférence... :)). Ce que j'ai fait ! Comme j'ai entouré l'appareil photo de ma fille de papier alu et l'ai glissé parmi les sandwiches emportés pour notre dîner ! :) Précautions qui n'auront finalement servi à rien (peut-être que si pour l'appareil photo) car les bouteilles fermées sont passées sans souci ! Et je me demande bien pourquoi il y a encore des affiches interdisant l'entrée des appareils photos et caméras puisque tout le monde arrive à passer les siens ! ^^

Enfin bref, une fois dans la salle, nous voici placées pas trop loin de la scène, debout. Être pas trop loin n'empêche pas les plus grands de se mettre toujours devant des plus petits que soi, en l'occurrence ma fille et la copine ! Grrr !

Bref, 20 h, le groupe qui assure la première partie est un groupe canadien, La Patère Rose, inconnu chez nous et très sympathique !

Le groupe est composé de trois personnes, une fille, la chanteuse, et deux garçons. C'est toujours délicat pour une première partie de passer avant un chanteur que tout le monde attend et je dois dire que leur prestation a été plus que réussie ! Ce n'est pas le groupe de l'année mais c'était très agréable de les écouter ! Ils ont fait une reprise du Tourbillon de la vie de Jeanne Moreau qui a conquis tout le monde ! Mon seul regret, que leur mini-concert n'ait duré que 30 min !

Peu avant 21 h, et alors que je commence à avoir les pieds en compote et le dos en miettes, voici notre Mika qui apparaît ! Dans une combinaison d'astronaute et par les airs avec, à la main, une valise magique ! 


Pendant plus de deux heures, Mika va, une fois de plus, nous enchanter par ses chansons et dans une mise en scène inventive, colorée et avec des airs Burtonien type l'Étrange Noël de Mr Jack.


Il commence son concert par plusieurs chansons de son album précédent avant d'enchaîner avec ses nouvelles ! Le public est conquis et connaît toutes ses chansons par coeur, faisant office de choeurs parfois ! :))

Sur scène, Mika se donne sans s'économiser et avec un bonheur évident ! 


Il saute partout, galope d'un bout à l'autre de la scène et s'arrête plus de deux heures plus tard, à regret, on dirait ! 


Pendant tout le spectacle, nous aurons droit à des animations en fond d'écran vraiment réussies. Mika nous gratifie également des séquences émotions dont l'une particulièrement forte quand l'une de ses choristes reprend l'air de la Flûte Enchantée. C'est magnifique !


 Je dois dire que j'ai été épatée par ce show et la générosité de ce jeune chanteur tout au long de son spectacle. J'avais adoré le spectacle des Francos et celui de Toulouse a fini de me conquérir ! Le seul bémol c'est que physiquement, on en ressort moulus quand on reste debout pendant 5 h ! Que ce soit les filles ou moi, on avait mal partout ! Mais je crois qu'on n'aurait échangé nos places debout et plutôt bien placées contre des places assises loin derrière pour rien au monde ! Nous sommes ressorties de ce spectacle des étoiles plein les yeux !



En conclusion, un superbe spectacle et un chanteur éminemment sympathique. Si vous l'aimez et avez l'occasion de le voir en concert, franchement n'hésitez pas ! Quant à moi, si j'ai l'occasion, je serai présente à son prochain spectacle !
 



Note :

07 mai 2010

13 balles dans la peau, Vampire Story, tome 1 de David Wellington

Titre original : 13 Bullets, a Vampire Tale

Résumé :
Il y a plus de 20 ans, l'agent fédéral Arkeley a tué ce qui était apparemment le dernier vampire. Or, Laura Caxton de la police d'État va s'apercevoir, au cours d'un contrôle qui tourne mal, qu'il n'en est rien et qu'une vampire, maintenue en vie dans un asile abandonné a décidé d'en sortir en créant d'autres vampires. Caxton va devoir s'associer avec Arkeley afin d'en venir à bout.


Mon avis :
Attention, âmes sensibles s'abstenir ! Ici, point de gentils vampires lycéens glamour qui scintillent au soleil ou portent des bagues qui les protègent ! Ici, les vampires sont des monstres assoiffés de sang que rien n'arrêtent et qui sont d'une force surhumaine. Ici, le sang gicle, on démembre, on lacère, on torture, physiquement et mentalement, et c'est super ! :)

L'histoire est donc celle de Laura Paxton, de la police d'État de Pennsylvanie, qui s'aperçoit que les vampires que l'on croyait éradiqués depuis plus de 20 ans, ont réapparu et mettent la région à feu et à sang (surtout à sang ! ^^). La faute à Malvern, une vampire enfermée dans un asile abandonné et maintenue en état de faiblesse permanente qui a trouvé le moyen de créer malgré tout de nouveaux adeptes.
Laura doit donc faire équipe avec l'US Marshal Arkeley, celui qui vint à bout des vampires, il y a plus de vingt ans. Association qui ne se passe pas sans mal, tellement Arkeley est imbuvable ! Les deux équipiers malgré eux vont devoir mettre leurs différents de côté s'ils veulent venir à bout de ces monstres et de leurs disciples, les demi-morts, des sortes de zombies.

Ce livre est sans temps mort du début à la fin. On se croirait presque dans 24h Chrono ! :)
Par certaines scènes, le roman m'a fait aussi penser à L'Évangile selon Satan de Patrick Graham. Comme Graham, Wellington ne fait pas dans la dentelle au niveau gore et il faut avoir parfois le coeur bien accroché ! :) Mais j'aime ça et cela ne m'a pas du tout rebutée ! J'ai beaucoup aimé ce livre dans ce qu'il réinvente aussi le mythe vampirique ! La façon dont les vampires sont créés est extrêmement intéressante. La relation vampire-victime a une dimension psychologique tout à fait originale. De même que la relation entre les vampires et leur sire. Je ne veux pas trop en dévoiler donc je n'en dirai rien !

J'ai aussi beaucoup aimé la construction de l'histoire, on est de bout en bout avec Laura et on est aussi angoissée qu'elle par les événements ! C'est tout juste si on n'est pas à sa place ! Je dois dire que je me suis vraiment demandé comment le livre allait se terminer et qui allait en réchapper et je dois dire que je n'ai vraiment pas vu venir certains rebondissements et que j'ai passé la fin du livre avec un noeud au ventre devant l'intensité dramatique de ce qui se passait ! La fin est suffisamment ouverte pour qu'on ait envie de se plonger dans la suite !

Concernant les personnages, j'ai beaucoup aimé Laura. Elle qui, jusqu'alors, était cantonnée à la circulation, se retrouve du jour au lendemain, entraînée dans une chasses aux vampires, craignant pour sa vie et celles de ses proches, surtout celle de Deanna, sa partenaire de vie (elle est lesbienne). J'ai aimé son côté peu sûre d'elle parfois et ses doutes et remises en question. Cependant, c'est une femme au caractère très fort qui lui permettra de se sortir des situations les plus dangereuses et de les affronter comme il se doit. Et je crois que la situation la plus dangereuse est sa collaboration forcée avec Arkeley ! :)

Concernant Arkeley, ce type est vraiment imbuvable ! :) C'est juste un vieux ronchon mal embouché ! Qu'est-ce qu'il est énervant dans la façon paternaliste dont il se comporte avec Laura ! Je n'avais qu'une envie c'était lui rentrer dedans ! Je ne doute pas un instant qu'il veuille bien faire son boulot, que cette histoire de vampires soit une obsession depuis toujours et que Laura soit une bleue en la matière mais ça ne l'autorise pas à ce comporter avec tant de condescendance avec notre héroïne ! Je trouve que le malaise et l'indignation que ressent Laura sont tout à fait bien retranscrits. Ok, il se rattrape un peu sur la fin mais il ne s'est pas fait une copine avec moi ! :)

Le style de l'auteur est très agréable à lire, on suit l'histoire avec beaucoup d'intérêt et c'est surtout très imagé ! :)
Mon seul regret est d'avoir mis du temps à le lire, une semaine, alors que j'aurais voulu le lire plus vite tellement il était prenant !

En conclusion, si vous aimez les histoires de vampires gore et pas ennuyeuses du tout, avec des rebondissements, des chausse-trapes, du sang, des monstres, une héroïne attachante, un vieux Marshal bourru et pas sympa, et, surtout, si vous voulez savoir quel sort leur sera réservé, je vous invite à lire ce livre que ne renierait pas Stephen King ! Quant à moi, je serai présente pour le tome 2, 99 cercueils !
Et si vous vous demandez ce que sont les 13 balles du titre, sachez que c'est le nombre de balles que contient le Glock d'Arkeley.

Note :



Lecture commune avec  Flof13, Heclea, Thalia, Phooka, Deliregirl, Mallou, Lily.