12 juin 2013

Le cirque des rêves d'Erin Morgenstern

Titre original : The Night Circus

Résumé:
Marco et Celia, deux jeunes illusionnistes, sont entraînés depuis l'enfance dans un combat sans merci au sein du Cirque des Rêves, combat dont un seul ne pourra sortir vainqueur. Mais ils tombent amoureux et les choses se compliquent...




Mon avis :
Quand ce livre est sorti en octobre 2012, j'ai tout de suite été attirée par sa magnifique couverture et son résumé. Les premiers avis étaient très positifs et je n'ai donc pas hésité à participer au concours de Cajou pour gagner ce roman, concours que j'ai gagné ! Yeah ! :) Le Cirque des Rêves est ensuite resté un peu dormir dans ma Pal avant que je puisse enfin l'en sortir, un tout petit peu à reculons car les dernières chroniques étaient moins enthousiastes. En en fait, je suis ravie de l'avoir lu car j'ai été envoûtée par cette très jolie lecture !

Marco et Celia sont engagés dans un combat d'illusions depuis leur plus tendre enfance. C'est au sein du Cirque des rêves qu'ils s'affrontent, un cirque pas comme les autres où gravitent également les jumeaux Poppet et Widget, nés le jour de l'inauguration du cirque, Isobel la cartomancienne ou encore Tsukiko la contorsionniste...

Je trouve que le roman porte très bien son titre en français, mieux qu'en anglais (le cirque de la nuit), car c'est bien dans un rêve que l'on a l'impression d'évoluer. Tout est feutré, magique, beau, on a l'impression d'être dans un cocon en lisant cette magnifique histoire. C'est vraiment un roman au charme envoûtant. Envoûtante son histoire originale, envoûtant ce cirque avec ses miroirs, ses illusions, ses artistes. On a l'impression en lisant de voir des fils de soie se dévider et broder de la dentelle.

L'intrigue principale en elle-même est assez basique, il s'agit pour ces deux jeunes illusionnistes de combattre avec les armes dont ils disposent pour qu'à la fin, l'un d'entre eux soit déclaré vainqueur. Guidés en cela par deux maîtres dont les motivations ne sont pas très claires. S'agit-il d'une bataille de pouvoir, d'un combat entre le bien et le mal, on ne sait pas trop mais on s'en fiche un peu ! :) La magie nous emporte et nous fait vibrer. Et quand l'amour entre en jeu et fait gripper le déroulement du combat, notre petit coeur s'étreint un peu plus.

Bien sûr on peut reprocher certaines choses à cette histoire. Une certaine lenteur parfois, le mystère peut-être trop bien gardé sur les motivations de Prospero (le maître et père de Celia) et L'homme en gris maître de Marco, des histoires qui s’entremêlent (il faut faire attention aux dates à chaque début de chapitre car il y a plusieurs histoires en une) mais cela n'est pas très important. L'important est que ce livre fait rêver et passer un moment merveilleux.

Outre l'histoire du jeu, j'ai beaucoup aimé le reste également, en particulier la vie dans ce cirque si particulier. Les descriptions de certains numéros sont magnifiques, les couleurs noire blanche et rouge donnent une tonalité spéciale à l'ensemble et on rêve de pouvoir assister à un spectacle dans ce cirque... Si jamais il passe près de chez vous, courez-y ! ;)

Le personnage de Celia est assez attachant, même si on a l'impression qu'elle reste toujours un peu lointaine et peu ancrée dans les choses du réel. C'est un personnage éthéré qui traverse son histoire avec grâce. J'ai beaucoup aimé la façon dont elle produisait ses illusions.

J'ai un peu moins accroché à Marco, même s'il est très séduisant en jeune premier de l'histoire. Mais je l'ai peut-être trouvé un peu trop arrogant même si sa rencontre avec Celia va changer la donne.

J'ai beaucoup aimé les personnages de Poppet et Widget, les jumeaux du cirque. Ils apportent beaucoup de vie à cette histoire, sont sympathiques et amusants. Tout comme j'ai aimé Bailey, un jeune garçon américain, qui découvre par hasard le cirque un jour et qui n'aura de cesse de le retrouver ensuite.

Les autres personnages emblématiques sont également intéressants que ce soit les soeurs Burgess, Tara et Lainie, ou encore l'horloger M. Thiessen.

Le style de l'auteur est très agréable à lire. Je sais que certains se sont ennuyés à cette lecture mais ce ne fut pas du tout mon cas. Au contraire, j'ai aimé la façon dont elle écrivait son histoire. J'ai déjà dit que ses descriptions étaient belles mais sa façon de conter l'est aussi. Car c'est effectivement presque d'un conte dont il s'agit. Et surtout il y a cette très belle couverture en noir et blanc teintée de rouge, à la tranche rouge également. C'est un livre objet magnifique !

En conclusion, je ne veux pas vous parler plus de ce livre qu'il faut découvrir par soi-même. J'espère que si vous le lisez vous l'apprécierez autant que moi et qu'il saura vous emporter dans ce cirque magique à la suite de Célia, Marco et tous les autres. Et si vous voulez savoir qui de Celia ou Marco gagnera le jeu et courir à la suite de Poppet et Widget dans les dédales du cirque, lisez-le !

Note :



Ce livre fait partie du Big Challenge 2013 de Livraddict
10/12

et du Challenge ABC 2013 de Nanet
11/26

10 juin 2013

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (129)

Nous revoilà pour un nouveau C'est lundi que lisez-vous, ce rendez-vous sur nos lectures en cours créé par Mallou et repris chez Galleane.

- Alors cette semaine, j'ai lu The Name de of The Wind (Le nom du vent) de Patrick Rothfuss. Et c'est tout ! :)

- Aujourd'hui, je suis toujours dans The Name of The Wind. Il me reste 120 pages donc je devrais le finir aujourd'hui ou demain. C'est très bien, ça me plaît beaucoup.

- Cette semaine, après avoir fini The Name of the Wind, je lirai Un monde parfait, le tome 12 de Walking Dead de Robert Kirkman et j'enchaînerai avec La maîtresse de Rome de Kate Quinn, que je dois avoir lu d'ici le 20 juin pour une LC. L'invisible de Pobi devrai encore attendre (hein Laure ?) mais ce sera ensuite ma prochaine lecture.

Bonne semaine !

07 juin 2013

Billy Elliot de Stephen Daldry

avec Jaime Bell, Julie Walters, Gary Lewis, Jaime Draven

Résumé :
1984, Nord-Est de l'Angleterre, un jeune garçon de 11 ans, Billy Elliot, va braver les conventions en voulant devenir danseur, dans cette région où tous sont mineurs de fond et où le foot ou la boxe sont les sport roi des jeunes garçons.





Mon avis :
Ce film fut l'un des tous premiers films que j'ai vu  en DVD il y a plus de 10 ans. À l'époque je l'avais adoré. En janvier dernier, mon homme a voulu le revoir et c'est avec grand plaisir que j'ai redécouvert ce film très touchant sur fond de misère sociale et que j'ai tout autant adoré que la première fois !

1984, Margaret Thatcher mène l'Angleterre d'une main de fer. La plupart des habitants du Nord-Est du pays sont mineurs et en grève depuis des mois. Dans ce pays où le football ou la boxe sont les loisirs ordinaires des jeunes garçon, Billy Elliott, 11 ans, fils et frère de mineurs en grève, découvre un jour un cours de danse dans le local où il pratique - mal - la boxe. Jaime se découvre alors un talent pour cette discipline. Bravant les quolibets et les préjugés à commencer par ceux de sa famille, et à avec l'aide de la professeur qui mène le cours, Mrs Wilkinson, il fait tout faire pour réaliser son but, intégrer la prestigieuse Royal Ballet School de Londres...

J'ai déjà eu l'occasion de vous dire à quel point j'aime les comédies sociales,  voire les comédies dramatiques sociales, anglaises, et ce film n'échappe pas à la règle. Ce film est un vrai bonheur du début à la fin.

Que ce soit l'histoire (la petite et la grande), la musique ou les personnages, tout est bon dans ce film ! Il y a bien sûr l'histoire de Billy, qui veut devenir danseur contre l'avis de son père mais qui va peu à peu réussir à le gagner à sa cause. Il y a la grande Histoire (qui a d'ailleurs été évoquée lors de la mort de Margaret Thatcher il y a quelques semaines), cette crise sociale et ces mineurs qui font grève pendant des semaines, qui n'ont plus de quoi vivre et qui sont sans espoir. Tout cela donne un film très émouvant (j'ai versé ma larme) sans tomber dans le pathos. On danse avec Billy, on souffre avec les mineurs, on a souvent le coeur serré mais ce qui est bien avec ce genre de film anglais, c'est que même sur un sujet triste et noir, il y a toujours une note optimiste (voir avec La part des anges, The Full Monty, Les Virtuoses).

Billy Eliot fut le premier film de Jaime Bell. Et c'est vraiment la révélation du film ! Il est confondant de naturel dans ce rôle, toujours très juste, dans les moments de bonheur comme dans la peine (il nous serre le coeur quand il danse sa rage à plusieurs moments). Il campe un apprenti danseur atypique (dommage que la fin soit plus consensuelle d'ailleurs) qui a la niaque et qui ne lâche rien. Il est extra ! Depuis, on a pu le voir dans de nombreux films dont King Kong de Peter Jackson ou en Tintin chez Spielberg.

J'ai aussi beaucoup aimé le père de Billy. Au début, c'est un personnage assez dur, voire froid, il faut dire que les soucis ne l'épargnent pas, qu'il est veuf et doit élever deux enfants et à la grand-mère à charge, mais grâce à Billy il va s'ouvrir et devenir un personnage assez touchant. L'acteur, Gary Lewis, a joué dans de nombreux films et séries dont Merlin (rôle d'Alator)

On rêverait tous d'avoir un prof comme Mrs Wilkinson qui croit au potentiel de Billy et va lui apprendre sans relâche les pas de danse, contre l'avis de tous et contre Billy lui-même parfois ! J'ai trouvé ce personnage vraiment très bien. Il est joué par Julie Walters, qui a joué, entre autres, maman Weasley dans les Harry Potter.

La très bonne réalisation de Stephen Daldry (The Hours, Le liseur) est tout à fait en accord avec son sujet. Il donne une touche très  réaliste à ce nord de l'Angleterre des années 80, il nous procure du rêve avec Billy et la bande son est excellente (avec plusieurs titres de T-Rex dont Cosmic Dancer qui ouvre le film).

En conclusion, un excellent film à voir et à revoir et qui saura vous toucher et vous faire sourire. Et si vous voulez voir Billy Elliot danser comme on boxerait et savoir s'il arrivera à intégrer The Royal Ballet School of London, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

06 juin 2013

La revanche des Spellman, Les Spellman, tome 3 de Lisa Lutz

Titre original : Revenge of the Spellmans

Risque de spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Izzy Spellman a quitté l'agence de ses parents pour travailler comme barmaid chez son ami Milo mais ce dernier lui demande un service pour une de ses connaissances. Entre deux séances chez le psy (pour avoir espionné son voisin), elle se retrouve à enquêter sur deux femmes tout en gérant ses relations avec sa farfelue famille...

Mon avis :
Si vous suivez mon blog régulièrement, vous ne m'avez jamais entendu parler d'Izzy Spellman. Et pour cause, ma lecture du tome 2 remontant à il y a bien quatre ans ! Et pourtant, les Spellman font partie des livres que j'adore lire dans le genre humour policier, Izzy Spellman est la meilleure (même si Bubbles Yablonski et Stephanie Plum la talonnent de près). Il faut croire que cette année, je renoue avec mes vieilles copines (à l'instar de Kate Daniels récemment) car si j'avais ce tome 3 dans ma Pal depuis un an, je n'avais pas réussi à l'en sortir. Et je suis ravie de l'avoir enfin fait car j'ai passé un excellent moment en compagnie de la très déjantée Izzy Spellman et de sa tout aussi déjantée famille !

Ça ne va pas fort pour Izzy Spellman. Après avoir été arrêtée pour avoir espionnée son voisin dans le tome précédent, la voilà contrainte de suivre des séances de thérapie qui ne lui disent rien du tout et elle a quitté l'agence de ses parents pour travailler comme barmaid chez Milo son ami et décider de sa vie.  Mais, ses parents la presse de revenir travailler, son frère se comporte bizarrement, sa soeur est toujours aussi incontrôlable. Rien de tel pour que les vieilles habitudes reviennent. Pour aider un ami de Milo, elle accepte une enquête à priori aisée. Mais pourquoi la suit-on et pourquoi, diable, sa voiture n'est-elle jamais garée là où elle l'a laissée la veille au soir ?

Comme bien souvent dans ce genre de policier humoristique, ce n'est pas pour l'enquête ou les enquêtes qu'il faut lire ces romans. "Les Spellman" n'échappe pas à cela. Les enquêtes ne sont que des prétextes, sympathique certes, pour voir évoluer une héroïne et son entourage farfelus. Ça ne fait pas peur du tout, ce n'est ni gore ni stressant mais alors qu'est-ce qu'on s'amuse !

Car ici encore, l'auteur nous entraîne dans une aventure désopilante et savoureuse où il s'agit pour Izzy de décider si à 31 ans, elle va enfin accepter de grandir un peu (hmm j'ai des doutes) et prendre sa vie en main (entendez, devenir raisonnable :D). Et franchement, j'adore  !C'est difficile de décrire l'atmosphère et les situations car il y aurait trop de choses à dire mais on ne s'ennuie pas un instant avec tout ce petit monde !

J'ai en plus trouvé que ce tome-là était moins "foutraque" que les précédents. J'aimais beaucoup les précédents, mais parfois, il faut bien avouer que ça partait dans tous les sens ! Ici, c'est mieux construit, il y a les séances chez le psy (à mourir de rire), les enquêtes (amusantes) et la vie chez les Spellman (gratinée ! ^^), c'est très déjanté mais pas bordélique.

La famille Spellman est tout un poème ! À commencer par Izzy ! Elle n'en rate pas une ! Mais dans ce tome, j'ai trouvé que sous ses dehors nonchalants et "je me fiche un peu de tout", on découvrait une fille plus sensible et touchante que dans les tomes précédents. Elle sait qu'elle doit avancer, ça la fait ruer dans les brancards mais on la sent presque prête à s'assagir (nooon, Izzy, nooon ! :)). Surtout par rapport à un certain personnage qui lui plaît bien...

Le reste des Spellman n'est pas en reste ! Les parents me font beaucoup rire même si je trouverais pesant de les avoir dans ma famille et de toujours devoir surveiller mes arrières pour voir si je ne fais pas l'objet de filatures et ou de surveillance de leur part.

Rae est encore plus déjantée que sa grande soeur ! Elle est quand même parfois bien tête à claques ! :) Mais on ne voudrait pas la voir changer, hein (du moins pas encore !)

Jusqu'à présent, je n'avais pas beaucoup de sympathie pour David le frère. Il faut dire qu'on le voit à travers les yeux de sa soeur qui le trouve trop sage, trop condescendant, bref, un peu pénible. Mais finalement, on voit d'autres facettes de lui dans ce tome et il commence à gagner ma sympathie.

Sinon, j'aime aussi les autres personnages, le vieux Morty, Milo le barman et tous les nouveaux dont on fait connaissance dans ce tome. Je suis un peu moins fan d'Henry, l'ami flic qui n'en peut plus de Rae qui le colle ou d'Izzy qui refuse de devenir adulte. Je le trouve trop terne, trop sage, il lui manque quelque chose qui me fasse rêver.

Le style de l'auteur (ou plutôt sa traduction) est tout à fait savoureux. C'est enlevé, sympa, avec l'humour à toutes les pages. j'aime beaucoup la façon dont le livre est construit, les petites notes en bas de pages, les appendices à la fin. J'aimerais bien me lancer dans le tome 4 en VO mais j'ai peur de ne pas pouvoir saisir toutes les subtilités.

En conclusion, je suis ravie d'avoir retrouvé Izzy Spellman et de sa famille de fous furieux et j'ai passé un super moment en leur compagnie. Je vous promets que je n'attendrai pas quatre ans pour lire la suite ! Et si vous voulez savoir sur quelle affaire va travailler Izzy, comment se déroulent ses séances chez le psy (j'adore son utilisation des silences prolongés !) et si elle finira par revenir à l'agence de ses parents ou faire totalement autre chose (vous croyez que c'est possible ? ;)), lisez ce tome 3 ! Et si vous ne connaissez pas encore Izzy, je vous conseille de lire le tome 1 vite fait ! :)

Note :



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03 juin 2013

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (128)

En ce premier lundi de juin (et que j'espère beau pour tous ceux qui souffrent du temps pourri depuis des mois), me revoici pour un nouveau C'est lundi que lisez-vous ? rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Alors, la semaine dernière, j'ai fini Blameless (le tome 3 des aventures d'Alexia Tarabotti) de Gail Carriger, c'était très bien. J'ai enchaîné avec une petite lecture légère, Zombie Business, la suite de Zombie Thérapie de Jesse Petersen, très sympa. Et j'ai commencé The Name of the Wind (Le nom du vent de Patrick Rothfuss).

- Aujourd'hui, je lis The Name of the Wind. J'en suis juste au début. En fait, je pensais pas mal lire ce week-end car je partais pour 3 jours à Marseille (et que j'avais donc un aller-retour en avion) mais les vols étant super courts de Tunis (1h15-20), j'ai eu à peine le temps de lire. J'en suis à une trentaine de pages sur 662, en VO. C'est un peu juste pour dire ce que j'en pense mais en tout cas, ça se lit bien.

- Cette semaine, je vais donc lire The Name of the Wind. Et intercaler une nouvelle de Side Jobs de Jim Butcher, Love Hurts. Après, si on est lundi prochain, je lirai L'invisible de Pobi.

Bonne semaine !

30 mai 2013

Cosmétique de l'ennemi d'Amélie Nothomb

Résumé :
Un homme aborde un inconnu dans un aéroport. Commence alors un dialogue où l'inconnu confesse avoir commis le crime parfait...








Mon avis :
Jusqu'à présent, je n'avais jamais lu d'Amélie Nothomb. Bien sûr, comme tout le monde, je connais le "phénomène" et j'ai même aperçue la demoiselle au chapeau lors du salon du livre mais je n'avais jamais sauté le pas de découvrir ses écrits qui font beaucoup parler lors de chaque sortie de ses livres. Je pensais que je commencerais avec Stupeur et tremblements que j'ai envie de lire depuis que j'ai vu le film avec Sylvie Testud, mais c'est avec ce Cosmétique de l'ennemi que j'ai commencé. Je dois dire que j'ai plutôt bien aimé cette lecture courte mais que ce ne fut pas non plus transcendant.

Dans un aéroport, un homme attend d'embarquer. Un inconnu l'aborde de façon inopportune et se met à lui raconter comment il a commis le crime parfait.

Je ne pensais pas que ma chronique sur ce livre si court serait aussi difficile à faire ! Ça doit bien faire 3 jours que je suis dessus ! Ce n'est pas que je n'ai rien à dire dessus, c'est seulement que le livre étant très court (120 pages écrites en gros caractères) je n'ai pas grand chose à dire sans vous en dévoiler trop. Ce qui serait dommage si je le faisais.

J'ai commencé Cosmétique de l'assassin sans à priori, ne sachant pas du tout à quoi m'attendre. On a donc là un récit sous forme de long dialogue d'une centaine de pages, entre un homme qui veut qu'on lui fiche la paix et un autre qui ne l'entend pas ainsi. Ça se lit bien, sans déplaisir, mais sans grand intérêt non plus et il y a une chute, inattendue certes, mais pas pas surprenante non plus et voilà, le livre est terminé. Même si ça m'a paru très court, en 120 pages, Nothomb a raconté tout ce qu'elle avait à dire sur cette histoire, pas besoin d'en faire plus. Clair, net et concis ! :)

Difficile de vous parler des personnages sans, là aussi, en dire trop. Le voyageur paraît effacé de prime abord, l'importun est plutôt fanfaron, dérangé à tendance psychopathe. C'est un personnage qui met assez mal à l'aise.

C'est bien sûr le style d'Amélie Nothomb que je voulais découvrir avec ce livre. Bon, ce n'est pas une écriture exceptionnelle mais elle n'est pas désagréable. Disons qu'elle est normale :) Peut-être un peu "je me regarde écrire". Disons que son personnage d’inopportun s'écoute beaucoup parler. Dans la forme, à part au tout début et à la fin, le roman est un long dialogue entre les deux hommes, sans paragraphe ni chapitre.

En conclusion, même si j'ai l'impression que ma chronique est un peu vide et sans grand intérêt (on ne peut pas être toujours motivée :)), je trouve que ce court roman est une bonne façon de découvrir Amélie Nothomb. Et si vous voulez savoir qui est ce voyageur qui se fait importuner par cet inconnu et que lui veut ce dernier, lisez-le. Quant à moi, avec ce goût de trop peu, je compte bien lire un autre Nothomb dans l'avenir.

Note :



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Ce livre fait partie du Challenge ABC 2013 de Nanet
10/26