12 octobre 2011

Le Grimoire d'argent, Mercy Thompson, tome 5 de Patricia Briggs

Titre original : Silver Borne

Résumé :
Revoilà notre petite Mercy plongée dans les ennuis jusqu'au cou ! En voulant rendre un livre fae à son propriétaire, elle s'aperçoit qu'il attise la convoitise de personnes peu recommandables. Dans le même temps, elle doit gérer sa relation avec Adam qui n'est pas du goût de tous et les liens avec la meute et Samuel n'est pas au mieux de sa forme...

Spoilers sur les tomes précédents

Mon avis :
Si vous me lisez régulièrement, vous savez que Mercy Thompson est mon héroïne bit-lit préférée. J'aime cette petite coyote tête brûlée qui se fourre dans les pires ennuis et manque d'y passer à chaque fois ! Or, ma lecture du tome 4 remonte à il y a 18 mois et entre temps, dans ma vie sont entrés deux personnages que j'affectionne particulièrement, Rachel Morgan et Harry Dresden. La question qui se posait alors en commençant ce tome 5 était "allais-je retrouver la Mercy que j'adore, allais-je retomber amoureuse de ses histoires ?" La réponse est oui ! :)

Mercy et Adam sont maintenant en couple et Mercy a été intégrée au sein de la meute ce qui n'est pas pour plaire à certains qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée d'une coyote en haut de la hiérarchie. Mercy doit donc gérer ses relations avec les loups-garous et son amant, tout en essayant de sortir Samuel du marasme dans lequel il se trouve. Mais, quand Mercy essaie de rendre un livre fae qu'on lui avait prêté, elle s'aperçoit que des gens sont sur sa piste et prêts à tout, même le pire, pour s'en emparer et qu'elle va devoir combattre sur bien des fronts...

C'est avec un réel plaisir que j'ai retrouvé Mercy et sa bande ! Et de m'apercevoir que c'est un univers bien ancré dans ma mémoire. En effet, quand cela fait 18 mois que vous avez lu le dernier tome, que vous lisez plus de 70 livres par an, difficile de se rappeler de tout ce qu'on lit. C'est là où l'on s'aperçoit que certains univers marquent. Celui de Mercy en fait partie. Je me suis donc replongée dans les intrigues des Tri-cities sans aucun problème.

On pourra reprocher à l'intrigue de ne pas être très présente mais si elle prend plus de place dans le dernier tiers du roman, elle est pourtant bien imbriquée au reste du livre et j'ai beaucoup aimé comment c'était traité. On en apprend un petit peu plus sur les Faes, c'est intéressant et je pense qu'on en n'a pas fini avec eux car il reste encore beaucoup, beaucoup de choses à découvrir sur ce monde plutôt mystérieux et secret.

Ce tome 5 est aussi un tome de transition concernant Mercy avec un focus sur la meute, les liens entre ses membres et la façon dont tout est hiérarchisé. J'ai beaucoup aimé qu'on en sache plus et être au coeur de cette relation particulière quand tu vis avec un des ses membres. Moi, je dis que ça ne doit pas être évident et Mercy a l'air de mon avis ! :)

Comme le roman est consacré aux Faes et aux loups-garous, point de fantômes ou de vampires et du coup pas de Stefan !

Concernant les personnages, je suis ravie de retrouver notre petite coyote égale à elle-même ! Le traumatisme de la fin du tome 3 est toujours là mais grâce à l'amour d'Adam, on sent qu'elle arrive à le surmonter. J'ai beaucoup aimé la façon dont elle gère la meute, dont elle gère l'intrigue également, et même si elle est toujours tête brûlée, prête à prendre des risques parfois inutiles, on sent qu'elle est un peu plus posée, comme si Adam avait un effet calmant sur elle.

Je suis très fan d'Adam depuis le tome 3. Avant, je le trouvais un peu prétentieux, hautain et je me demandais vraiment s'il avait des sentiments sincères pour Mercy ou si c'était juste un "crush". Depuis la fin du tome 3 et la très belle scène entre eux deux, mon avis a changé et je l'aime beaucoup. Dans ce tome 5, j'aime qu'il n'y ait plus d'ambiguïté et qu'ils soient vraiment un couple totalement amoureux et qui se le dit. Ce n'est pas spoiler que de le dire puisqu'ils sont ensemble depuis le tome précédent et j'ai trouvé leur relation vraiment très belle. On sent que les sentiments qu'ils ont l'un pour l'autre sont profonds et je trouve ici leur amour très beau. C'est une des très belles choses de ce livre.

Concernant les autres personnages, j'étais ravie de revoir Samuel (même un peu en retrait), Warren, Ben, Jess, Zee.

Le style de l'auteur est très agréable, on tourne les pages avec plaisir sans jamais s'ennuyer un instant alors même que l'intrigue et l'action ne sont pas les composantes principales de ce roman. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ces nouvelles aventures de Mercy Thompson.

En conclusion, un très bon tome de mon héroïne préférée, et si l'action est moins présente et palpitante que les deux précédents, il approfondit de manière vraiment intéressante les liens entre les loups-garous. Et si voulez savoir si Mercy va réussir à s'intégrer au sein de la meute et quel est ce mystérieux grimoire d'argent du titre, lisez ce livre ! Et vivement le tome 6 !

Note :



C'est une lecture commune organisée par Yumiko avec Azilys, Bebere, Ceinwin, Mycoton, Novalis, Petitepom, Reveline, (Tigrouloup)

Le roman se passe à Kennewick, dans l'état de Washington
et fait donc partie du Challenge 50 états - 50 billets de Sofynet
8/50

J'ai été très surprise d'apprendre que Kennewick et les Tri-Cities existaient vraiment. Je pensais que la ville était sortie de l'imagination de l'auteur alors que pas du tout ! Kennewick est donc la ville la plus importante des Tri-Cities qui regroupe aussi Richland et Pasco et a 73917 habitants en 2010. Les 3 villes sont situées au Sud-est de l'état de Washington, sur les bord de la rivière Columbia (qui traverse l'Orégon, tout près, ensuite).

Kennewick est connue pour son Homme de Kennewick, un homme préhistorique datant de 9300 ans découvert en 1996. Il présente des traits caucasiens bien qu'indigène. Ce qui impliquerait qu'une vague migratoire en provenance d'Europe ait eu lieu avant la vague asiatique ce qui donne lieu à des controverses. Pour en savoir plus sur l'Homme de Kennewick, la page Wikipedia est très intéressante.

Sinon pour l'anecdote perso qui n'intéresse personne, j'ai de la famille dans l'état de Washington, la cousine germaine de mon père, mariée à un américain d’origine norvégienne et qui vit au Nord de Seattle à une heure de Vancouver. Pour être allée deux fois la voir, c'est un état que j'aime beaucoup. J'ai eu de la chance d'avoir très beau temps à chaque fois car le paysage est très vert et comme ils disent, si c'est vert, c'est qu'il pleut beaucoup ! :)

11 octobre 2011

Challenge Juste pour Lire, session 4 !


Le challenge Juste pour Lire, proposé par Mycoton (et qui sera géré par Mypianocanta) et dont je vous avais déjà détaillé les modalités ici, revient pour un quatrième round ! Il aura lieu du 15 au 30 octobre. Le principe reste le même, lire sur une durée donnée de 3, 6, 12 ou 24 h dans certaines catégories. Cette fois-ci, ce sont les catégories Libre, Finir ses séries et Horreur (Créatures de la nuit) qui ont été choisies.

En ce qui me concerne, j'espère me dégager deux plages (et pourquoi pas 3 !) de 3 h en catégorie libre.C'est un challenge que j'aime beaucoup car il me permet de lire plusieurs heures d'affilées sans que ce soit trop long ou pesant.

Rendez-vous en fin de challenge pour mon compte-rendu !

10 octobre 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (49)

Bonjour tout le monde, c'est lundi et c'est donc l'heure de faire notre petit bilan hebdo de nos lectures, rendez-vous imaginé par Mallou puis repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini Le grimoire d'argent, le tome 5 de Mercy Thompson de Patricia Briggs. Très bon retour de Mercy, avis plus détaillé le 12. J'ai lu ma lecture mystère pour Destination Cuba, j'ai beaucoup aimé, plus d'infos le 15. Et j'ai commencé, en VO, Pretties, le tome 2 de la série Uglies de Scott Westerfeld.

- Aujourd'hui, je finis Pretties, il me reste 40 pages à lire. Je commencerai aussi sûrement ce soir La forêt des captifs, Les mondes d'Ewilan, tome 2 de Pierre Bottero.

- Cette semaine, je vais donc lire La forêt des captifs, lire en VO Crescendo, le tome 2 de Hush Hush de Becca Fitzpatrick et si la semaine n'est pas finie je pense lire L'attentat de Yasmina Khadra.

Bonne semaine !

07 octobre 2011

Ravage de Barjavel

Résumé :
2052, la fée électricité règne en maitresse incontestée sur la vie quotidienne des Français. Le jour où cette fée tombe en panne, c'est le chaos et l'anarchie. Paris est ravagée par les flammes, la famine s'installe. C'est ainsi que François Deschamps et un groupe de survivants se retrouvent jetés sur les routes...





Mon avis :
Si vous lisez mes chroniques depuis longtemps, vous savez que je n'avais pas du tout aimé La nuit des temps du même auteur. C'est donc à reculons que je me suis mise à lire Ravage. Et finalement, si j'en ressors assez mitigée malgré tout, ce n'est pas le fiasco attendu.

François Deschamps est un jeune homme du sud de la France monté à Paris pour y faire des études. Nous sommes dans la France de 2052, dans un pays où l’électricité réglemente tout et où rien ne peut se faire ou pousser sans elle, même si le sud du pays garde encore un certains conservatisme à l'ancienne en matière d'agriculture. Le soir où son amie d'enfance, Blanche, dont il est l'amoureux déçu, doit devenir une star, une gigantesque panne d'électricité plonge le pays dans le chaos et l'anarchie. Plus rien ne fonctionne, la famine s'installe, la violence et tous les coups sont bons pour survivre. François, Blanche et une petite troupe disparates vont prendre la route de l'exode au péril de leur vie.

Ce livre fut écrit en 1942, publié en 1943 et décrit une société hyper mécanisée un siècle plus tard. C'est assez amusant du haut de notre 2011 de voir comment Barjavel voyait notre société au milieu du XXIe siècle. Je dois dire qu'il est par certains côtés assez visionnaire. À l'heure actuelle, nous dépendons de l'électricité pour pratiquement tout ! Ayez une coupure de quelques heures (ou quelques jours comme cela m'arriva lors de la tempête de janvier 2009) et vous ne pouvez pratiquement plus rien faire ! À part lire et cuisiner si vous avez la chance d'être au gaz !

Comme dans le livre, notre nourriture est hyper standardisée, les produits agricoles sont produits à la chaine ou sous serre, et comme dans le livre, certains essaient de garder un côté bio à l'agriculture.
Donc ce côté-là du livre résonne vraiment étrangement quand on le lit aujourd'hui et on se dit qu'une catastrophe de grande ampleur pourrait nous jeter dans un monde post-apocalyptique également.

Certains autres côtés du roman sont visionnaires mais de façon comique ! Apparemment "l'Ipad" de 2052 est un écran réglable (appelé lecteur électrique) qu'on rétrécit ou agrandit, qu'on pose sur le livre qu'on lit et qui, avec des écouteurs, fait office de livre audio dans n'importe quelle langue ! :) La visio conférence existe aussi mais les téléphones semblent très années 1980 ! ^^ Je vais arrêter là pour que vous gardiez un peu de surprises si jamais vous lisez le roman.

Donc, j'ai bien aimé ce côté-là du roman. J'ai moins aimé le côté vieillot, daté et macho. Le livre fut donc écrit avant que les femmes aient le droit de vote et ça se sent ! En 2052, les femmes sont traités comme des cocottes du XIXe siècle, qu'on entretient parce qu'on les trouve jolies et qu'on empêche d'épouser leur ami d'enfance sans le sou. Ou sinon, elles sont juste bonnes à pondre des dizaines de mioches et être soumises à l'homme qui est le maître en tout (ça c'est pour la société post-apocalyptique qui prône la polygamie). Pas question de femmes leaders, je me suis vraiment crue, par moments, dans un livre de la fin des années 1800. Bref, ça, je n'ai pas aimé du tout et la dernière partie est vraiment détestable pour ce côté-là et l'espèce de message messianique que veut faire passer l'auteur !

Pour ce qui est de l'histoire, certaines scènes sont assez dures et percutantes, surtout celles de l’exode qui sont plutôt intéressantes même si depuis, dans le genre, La Route de McCarthy est passée par là.
L'auteur entretient une espèce de flou sur la cause de la panne géante, mais ce n'est pas très important. C'est la partie en tout cas que j'ai préférée dans le roman.

Concernant les personnages, aucun ne sont vraiment attachants. J'avais des espoirs sur François Deschamps, le héros, qui paraissait gentil au début du roman mais qui au fur et à mesure des événements devient de moins en moins sympathique. Je sais bien qu'il faut être dur en temps de guerre mais je n'ai pas aimé certaines de ses actions et réactions. Quant à la fin, je n'ai pas aimé du tout ce qu'il devient. Le mouvement sectaire n'était peut-être pas très connu en 1942 mais à notre époque, ça laisse une drôle d'impression..

L'autre personnage qui a un tant soit peu d'intérêt (et c'est le "peu" qui l'emporte, à vrai dire tant ce personnage n'est finalement pas intéressant) est Blanche Rouget. C'est marrant, elle m'a fait penser à Satine du film Moulin Rouge (sans le glamour de Nicole Kidman), qui en pince pour le romancier sans le sou mais se laisse attirer par le riche et vieux mec qui veut l'entretenir. Seulement l'action de Moulin Rouge se passe au XIXe, Ravage est 150 ans plus tard, ce qui donne donc ce côté daté et vieillot à ce roman de science-fiction futuriste. J'ose espérer que les mentalités sont un petit peu plus évoluées dans notre XXIe... Bref, ce n'est pas un personnage que j'ai trouvé sympathique et qui est complètement effacé ensuite par le macho Barjavel.

Le personnage de son mentor m'a fait ni chaud ni froid, il est typique d'un type de personnage qu'on retrouve dans bon nombre de romans du XIXe également.

Le style de l'auteur n'est pas désagréable, le roman se lit très vite, ce qui est un bon point pour lui ! :) Mais comme j'ai dit, c'est assez vieillot. J'aime lire des romans qui datent du siècle dernier et des siècles précédents mais il me faut une histoire qui arrive à me faire oublier qu'il n'a pas été écrit dernièrement. Ce n'est pas le cas ici, on sent toujours qu'il est daté.

En conclusion, un roman qui me laisse assez mitigée avec des choses pas mal mais d'autres qui sont d'un autre temps. Et si vous voulez savoir comment est la France de 2052 et ce que donne notre pays après une apocalypse, lisez ce livre.

Note :



Ce livre fait partie du Baby Challenge Science-fiction de Livraddict
12/20
Ce qui me fait une médaille de bronze pour le moment !

06 octobre 2011

Melancholia de Lars von Trier

avec Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Keith Sutherland, Alexander Skarsgard, John Hurt

Résumé :
La mélancolique Justine se marie avec Michael, et sa soeur, Claire, et son beau-frère donnent une somptueuse réception dans leur domaine. Pendant ce temps-là, la planète Melancholia fonce en direction de la Terre...



Mon avis :
J'ai vu trois films de Lars von Trier jusqu'à présent, Breaking the Waves, Dancer in the Dark et Dogville. Je les ai beaucoup aimés. J'aime l'originalité de ce réalisateur. Je n'ai pas eu envie de voir Antichrist en revanche. Concernant Melancholia, on passera outre les propos fracassants de M. von Trier pendant sa conférence de presse à Cannes cette année, pour ne retenir que la belle histoire et la beauté tragique de Kirsten Dunst.

Claire et son mari, John, offre une magnifique réception à Justine et Michael qui viennent de se marier. Justine est la soeur de Claire et semble assez lointaine. Au fur et à mesure de la soirée, Justine semble s'enfoncer dans une certaine mélancolie... Peu de temps après, Justine vient vivre chez sa soeur et son beau-frère. Ils apprennent alors qu'un planète, appelée Melancholia, est en train de se diriger droit vers la Terre qu'elle pourrait percuter. C'est au tour de Claire de sombrer dans la peur et la dépression...

J'ai profité d'un passage en France en septembre pour aller voir ce film dont tout le monde disait le plus grand bien. Je dois dire que c'est effectivement un très beau film, assez mélancolique (qui porte bien son nom, donc !) et qui comporte quand même pas mal de lenteurs et de longueurs qui vont cependant bien avec le propos du film.

Le film débute par une très belle séquence onirique qui résume pratiquement tout le film. Il y a beaucoup de ralentis, c'est très esthétique et beau. Ensuite le film est découpé en deux parties, l'une consacré à Justine, l'autre à Claire, les deux soeurs qui s'aiment, se détestent et ne se comprennent pas.

La première partie traite du mariage et de l'enfoncement progressif de Justine dans une espèce de dépression, la deuxième, l'attente de savoir si la planète Melancholia va effectivement entrer en collision avec la Terre et tout ce que cette attente implique pour les trois personnages principaux, Justine, Claire et John. Ainsi que, dans une moindre mesure, le fils de Claire et John.

C'est difficile de parler de ce film sans en dévoiler trop car ce serait dommage de tout vous raconter. C'est un film qui se découvre au fur et à mesure et si je l'analyse trop, on va perdre tout ce qui en fait le charme. Ceci dit, c'est un film qui ne plaira pas à tout le monde car il est assez déroutant par moment. De plus, je vous recommande seulement d'avoir le moral et d'être en forme en allant voir ce film car vous risquez soit de vous endormir parfois, soit d'être déprimé en sortant ! :)

Kirsten Dunst a obtenu le prix d'interprétation à Cannes pour le rôle de Justine. Je ne sais pas si elle l'a méritée par rapport aux performances d'autres actrices pouvant prétendre au prix mais je ne l'ai pas trouvé si extraordinaire que ça ! Attention, elle joue très bien, elle est très juste mais elle passe son temps à être dépressive, les yeux dans le vague, trainant son spleen, je n'ai pas eu l'impression d'une performance sortant de l'ordinaire. Elle est peut-être mieux sur la fin quand son personnage reprend le dessus.

Charlotte Gainsbourg joue la soeur qui semble plus forte, à la tête davantage sur les épaules. Enfin, c'est ce qu'on croit. Pour moi, les deux soeurs sont comme deux faces d'une même pièce, l'une faible, l'autre forte qui peuvent alternativement être l'une ou l'autre suivant les événement. Charlotte est plutôt pas mal dans ce film mais je n'ai pas eu l'impression de la voir très différente des autres rôles où je l'ai vues (L'arbre, par exemple).

John, le mari de Claire, est joué par Kiefer Sutherland, mister 24h chrono himself ! Assez imbu de lui-même et de son argent au début, il voit ses certitudes se craqueler au fur et à mesure que Melancholia se rapproche. Ce n'est pas forcément un personnage sympathique mais il laisse apercevoir ses fêlures.

À noter, la présence dans un même film des Skarsgard père, Stellan, et fils, Alexander, mais pas dans les rôles de père et fils. C'est marrant de voir Alexander Skarsgard dans un rôle autre que le vampire viking de True Blood. Dans Melancholia, il est présent en début de film et a un rôle assez en retrait.

Lars von Trier est un réalisateur à part. Ses mises en scène le sont donc tout autant. Toujours adepte du dogme danois (caméra à l'épaule, tout doit sembler naturel), il s'en éloigne parfois pour nous offrir des images léchées et de toute beauté. Sa mise en scène est toujours originale et inventive. Pour l’anecdote, au cas où vous ne le sauriez pas, Von Trier déteste prendre l'avion et c'est toujours en camping car qu'il fait le trajet Danemark-Sud de la France quand il a un film à Cannes (souvent).

En conclusion, voilà un beau film très mélancolique, non exempt de longueurs et de lenteurs mais qui gagne à être vu et si vous voulez savoir si Melancholia va venir frapper la Terre, allez le voir.

Note :



Vu en version originale sous-titrée

03 octobre 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (48)

C'est lundi, il fait beau (oui même en Tunisie ! ;)) et c'est donc le rendez-vous hebdo sur nos lectures, rendez-vous de Mallou puis de Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini Ravage de Barjavel, j'ai lu Hamlet de Shakespeare et j'ai commencé Le grimoire d'argent, le tome 5 de Mercy Thompson de Patricia Briggs.

- Aujourd'hui, je lis Le grimoire d'argent. Je n'ai pas eu le temps de beaucoup lire ce week-end, du coup, je n'en ai lu que 40 % en 3 jours.

- Cette semaine, je finis Le grimoire d'argent et je lis ma lecture mystère pour Destination... Cuba. Si j'ai fini ce livre, je commencerai Pretties de Scott Westerfeld. C'est la suite de Uglies.

Bonne semaine !