09 juillet 2018

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (295)


Bonjour à tous ! Voilà trois semaines que je n'ai pas fait de C'est lundi, me trainant dans l'une de mes lectures. Et pas sûre de vous retrouver régulièrement tout au long de l'été car quand je suis en France, c'est un moins facile de venir parler de mes lectures chaque lundi. Mais en tout cas, je vous retrouve aujourd'hui dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces trois dernières semaines, j'ai fini Remake de Connie Willis, que j'ai trouvé bien sans plus. J'ai lu Amazonia de James Rollins et c'est sur ce roman que je me suis traînée pratiquement trois semaines. Il y a certains jours où j'ai tourné à moins de 10 pages, trop fatiguée pour avancer. J'ai cru que je n'allais pas en voir la fin ! J'ai aimé l'histoire mais c'est typiquement le genre de roman que j'adorais lire il y a une quinzaine d'années et plus trop maintenant. Ou disons que je l'ai trouvé peu surprenant. Et j'ai commencé Le fou et l'assassin tome 1 (ou L'assassin royal tome 14) de Robin Hobb.


 - Aujourd'hui, je lis Le fou et l'assassin et là je me régale ! J'ai hésité à le lire en anglais mais comme j'ai lu tout L'assassin royal en français et que tout, même les noms, est traduit, j'ai préféré continuer en VF. Et qu'est-ce que je suis ravie de retrouver Fitz. Je ne m'étais pas rendue compte à quel point il m'avait manqué ! J'en suis à 26 % en deux jours (ce qui est excellent pour moi ^^).


- Cette semaine, je vais d'abord finir Le fou et l'assassin et ensuite je vais lire Stasi Wolf, le tome 2 de Karin Müller de David Young. Comme je ne sais pas si je reviendrai la semaine prochaine, je compte lire ensuite Juste quelqu'un de bien d'Angéla Morelli.


Bonne semaine !

07 juillet 2018

Le château des millions d'années, La tétralogie des origines tome 1 de Stéphane Przybylski

Résumé :
En 1939, quelques mois avant le début de la seconde guerre mondiale, l'officier SS Friedrich Saxhaüser accompagne une mission archéologique en Irak, officiellement pour fouiller des sites, officieusement pour s'allier avec les chefs locaux afin de contrer l'influence britannique. Mais l'expédition ne se déroule pas comme prévue et l'officier se retrouve face à une découverte inimaginable qui pourrait changer la face du monde...



Mon avis :
Quand j'ai entendu parler de ce livre et de ses suites, j'ai tout de suite eu envie de les lire. Car j'adore ce genre d'histoire, ce mélange de SF, d'archéologie, d'espionnage, un truc à la Indiana Jones quoi :) Au final, le résultat est moins glamour et passionnant qu'un Indiana Jones, notamment parce que ce tome d'introduction met un peu trop le côté historique et les nazis en avant mais il reste plaisant à découvrir.

Je ne sais pas trop par quel bout prendre cette chronique et comment parler de ce roman car c'est un peu compliqué. S'il ne s'agissait que de parler d'une histoire à la X-Files et d'un officier SS partant effectuer une mission importante à la veille de l'annexion de la Pologne et se retrouvant face à quelque chose d'inimaginable, ce serait assez simple. Mais ce tome d'introduction n'est pas simple. Du fait du mélange des genres, on ne sait plus très bien sur quel pied danser parfois. Est-ce un roman de science-fiction avec un côté historique ? Est-un roman historique avec un peu de science-fiction ? Je pense que c'est un mélange des deux :)

En tout cas, le côté historique et notamment l'Histoire de la montée du Nazisme et d'Hitler sont au coeur de ce roman. Je n'aime pas forcément quand les romans se passent de ce côté-là du Rhin à cette période car c'est bien évidemment difficile de s'investir affectivement dans un régime honni. Et j'ai besoin de ressentir de l'empathie pour ce qui je lis. Mais les romans de Philip Kerr qui sont situés aussi à cette époque et plus tard ont un peu changé la donne.

Donc là, on est en pleine période Nazie avec un héros qui est un pur produit du régime et un copain d'Hitler et proche d'Himmler et autres grands noms du régime nazi. Et le roman porte énormément sur les 20 ans qu'il a fallu à Hitler et son parti pour passer de l'anonymat à big bad du XXe siècle. Ce n'est franchement pas ce que j'ai préféré, j'ai même trouvé que cet aspect-là du roman était un peu pesant. Je comprend que c'était utile pour connaître le passé de Friedrich Saxhaüser mais il y a eu de longs flashbacks où j'ai eu envie de lire en diagonale.

En revanche, j'ai beaucoup aimé le côté science-fiction, qui se dévoile petit à petit mais reste quand même bien mystérieux (il faut en garder pour les 3 autres tomes :)) et l'aspect archéologique toujours passionnant à suivre.

Friedrich Saxhaüser n'est pas un héros auquel on a d'emblée envie de s'attacher. Même s'il n'est pas le nazi obtus qu'on pourrait penser du fait de son parcours et que c'est un homme qui se pose des questions et est loin d'être embrigadé. Mais c'est quand même difficile de détacher l'homme de la fonction et de ses accointances et surtout des actions qu'il a commise au nom d'une idéologie. Donc pour le moment on va dire que le bonhomme m'intéresse, que son évolution m'intéresse aussi, que je suis curieuse de savoir ce qu'il signifie pour le côté science-fiction (je reste très floue pour ne pas spoiler) mais je ne suis pas prête à l'apprécier vraiment, malgré sa droiture.

J'ai bien aimé l'archéologue qu'accompagne Saxhaüser dans sa mission. Ce n'est pas un homme très original mais il a une présence un peu externe au parti nazi et ça fait du bien.

Il y a aussi des femmes qui gravitent autour de Friedrich dont une en particulier qui est assez intéressante.

Le style de l'auteur est correct, pour ce genre de roman, ça passe très bien. J'ai eu un peu plus de mal sur la construction du roman dont l'histoire principale est constamment coupée par des flashbacks, des flashbacks dans des flashbacks et même des flashforwards. C'est un peu désarçonnant, voire pénible à suivre parfois, d'autant plus que ça porte sur les jeunes années hitlériennes et j'espère que le procédé sera moindre dans les tomes suivants. Du coup, on reste sur notre faim car l'intrigue principale est finalement assez succincte.

En conclusion, voilà une histoire intéressante, pas passionnante ou très palpitante mais intrigante et dont ce premier tome ne fait qu'effleurer le sujet car il se focalise plus sur le côté Historique que la science-fiction. C'est toujours intéressant de se rappeler la façon dont le Nazisme est né et a progressé mais ce n'est pas forcément ce que j'attends dans ce type de roman. Mais je lirai volontiers le tome 2. En attendant si vous voulez découvrir Friedrich Saxhaüser et savoir ce qu'est le Château des millions d'années, lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2018 de Nanet
  13/26

06 juillet 2018

Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina

avec Anthony Gonzalez, Gael Garcia Bernal, Benjamin Bratt, Jaime Camil

Résumé :
Le jeune Miguel, qui veut devenir chanteur alors que sa famille a banni la musique, se retrouve dans le Pays des Morts le jour de la Fête des Morts.





Mon avis :
Coco est le Disney/Pixar de Noël dernier et comme d'habitude, je ne suis pas allée le voir au cinéma car j'aime bien le voir en version originale et ici en Tunisie il ne passait qu'en VF et j'ai donc attendu sa sortie DVD début avril pour le voir tranquillement dans le format que je voulais. Et toutes les excellentes critiques de ce film avaient raison, c'est vraiment un merveilleux film avec une histoire très jolie et touchante.

À Santa Cecilia, au Mexique, dans la famille de Miguel, la musique est bannie depuis que son arrière-arrière-grand-père, musicien, a quitté sa femme pour devenir célèbre et n'est jamais revenu. Mais Miguel veut marcher sur les traces de son ancêtre et devenir à son tour musicien. Le jour des morts, il découvre que cet ancêtre n'est autre que le célèbre Ernesto de la Cruz, gloire locale, et il s'empare de la guitare de celui-ci dans son mausolée pour participer à un concours de chant. Alors qu'il joue une note sur la guitare, il se retrouve invisible aux yeux des vivants mais visible aux yeux des morts qui passent le voile qui sépare les deux mondes chaque année, ce jour-là seulement, sous réserve que leurs descendants les honorent et se souviennent d'eux. Voilà Miguel et son chien qui s'embarquent dans une folle aventure dans un monde insoupçonné...

El dia de los muertos qui se fête le 2 novembre au Mexique (au même titre que ce jour-là est aussi le jour des défunts dans les pays d'obédience catholique) est une fête qui a de plus en plus de notoriété au-delà du pays. De nombreux occidentaux se griment en "morts" de cette fête lors de soirées déguisées ou d'Halloween. Il faut dire que c'est une fête très colorée, très festive et qui célèbre les morts différemment des autres pays.

Pixar/Disney a donc choisi de mettre cette fête à l'honneur de son dernier dessin animé et je trouve cela très bien. Car outre le fait que le film soit très sympathique à regarder, il permet aussi d'en savoir un peu plus sur les coutumes de ces cérémonies et de voir qu'au delà du "folklore" il y a une vraie commémoration des ancêtres, que le respect envers la famille et les morts n'est pas un vain mot. Après ça reste ludique, mais c'est une très belle chose, comme toutes les fois où Disney s'intéresse à une autre culture, comme Vaiana l'année précédente qui mettait la Polynésie en avant. Une seule réserve, je crains que le film fasse un peu peur aux tout petits, à cause du sujet (la mort) et les squelettes (même s'ils sont très sympathiques) qui sont dans le film.

En tout cas, le film est merveilleux. C'est un régal pour les yeux et les oreilles, toutes ces couleurs splendides, ces musiques. Il y a de l'action, de l'émotion, c'est sans temps mort et les adultes seront aussi enchantés que les enfants.

Le petit Miguel est un garçon adorable et très attachant. J'aime beaucoup ce qu'il lui arrive et la gentillesse qui se dégage de ses actions.

J'ai beaucoup aimé Hector, un mort que rencontre Miguel dans le pays des morts et qui réserve bien des surprises. En revanche, le fameux Ernesto de la Cruz est un fieffé filou !

Coco, l'arrière-grand-mère de Miguel et celle qui donne son nom au film est attachante également. Il y a des scènes extrêmement émouvantes avec elle. Mama Imelda, sa mère, et épouse du musicien qui s'était enfui a un sacré caractère, même morte :D

Quand j'ai visité le Mexique en 2004, je suis allée voir la maison de Frida Khalo et j'ai une admiration sans borne pour cette artiste et femme meurtrie dans sa chair. J'ai adoré voir le film avec Salma Haycek et je guette tout ce qui la concerne (il faut que lise l'album de Benjamin Lacombe qui lui est consacré). Ici elle est présente dans le pays des morts et c'est une femme excentrique mais j'ai adoré qu'elle soit là, avec son caractère et sa verve. Et surtout elle est doublée par Natalia Cordova-Buckley, la "Yo Yo" d'Agents of Shield.

À noter que le père de Miguel est joué par Jaime Camil (on reconnaît très bien sa voix), le fantasque papa de Jane Villanueva dans Jane the Virgin.

Lee Unkrich est un réalisateur de dessins animé chevronné puisqu'il a réalisé Le monde de Nemo, Toy Story 2 & 3, Monsters et Cie. Il connaît donc son sujet :) Quant à Adrian Molina, c'est sa première réalisation. Je regrette un peu que le film n'ait pas été tourné en espagnol, je trouve que ça aurait été très bien. Il paraît qu'il existe une version espagnole mais le film a été tourné pour Disney en langue anglaise.

En conclusion, Coco est un film d'animation magnifique et enchanteur, avec des personnages attachants et sur une coutume qui ne peut que plaire par son côté festif et qui rappelle combien il est important de ne pas oublier ses ancêtres et sa famille. Alors si vous voulez découvrir le pays des morts au côté de Miguel et savoir si toute cette aventure lui permettra de pouvoir enfin jouer de la musique au sein de sa famille, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
3/9
36/50

du Mini Challenge Fantastique
2/8
42/50

et du Film de la semaine 2018 de Benji
13/52

28 juin 2018

Un raccourci dans le temps, tome 1 de Madeleine L'Engle

Titre original : A Wrinkle in Time

Résumé :
En 1962, la jeune Meg Murry 13 ans, son petit frère Charles Wallace et un ami, Calvin, 14 ans, sont emmenés par trois créatures mystérieuses, Misses Which, Who et Whatsit (Quidam, Qui et Quiproquo dans la VF), par-delà l'espace et le temps à la recherche du père des deux premiers, un scientifique disparu voilà des mois. Ils vont découvrir des mondes surprenants...




Mon avis :
Je ne connaissais pas du tout ce roman, classique de la littérature enfantine américaine avant d'entendre parler de son adaptation sortie en mars. Mais je n'y avais pas prêté plus d'attention que cela. Et puis lors du Bingo Séries de mai, il fallait lire un roman qu'un personnage de série lisait dans un épisode. Du coup, le personnage de Will Bowman lisant ce roman dans Colony, j'ai décidé de le découvrir et j'en ressors un peu déçue. Les idées sont très bonnes et intéressantes mais le roman est vraiment daté et les personnages pas franchement attachants...

J'ai beaucoup aimé le début, lorsque tout se met en place, qu'on découvre les 3 mystérieuses dames puis qu'elles emmènent les trois enfants dans un voyage par delà l'espace et que l'on découvre des nouveaux mondes et surtout une menace très sombre sur la planète Camazotz dont le fonctionnement ressemble fortement à l'Union soviétique des années 60 (puisque le roman a été écrit en pleine guerre froide). Mais petit à petit l'ennui s'est installé et je n'ai eu qu'une hâte c'est d'en terminer. Heureusement le roman n'est pas très long et le dénouement est simpliste et rapide. L'amour et Dieu sont les solutions à tout...

En lisant ce roman, j'ai eu comme des airs des Chroniques de Christomanci, alors que cela n'a rien à voir mais l'atmosphère et les personnages m'y ont fait songer, mais la fin (dieu et l'amour) m'a indéniablement fait penser à Narnia et en lisant la fiche Wikipedia du roman, j'ai lu que ce n'était pas fortuit puisqu'elle était comme C.S Lewis une chrétienne engagée.

En fait, j'ai trouvé le roman très enfantin. Je sais bien que c'est un roman destiné aux enfants, mais on peut écrire pour les enfants sans être bêtas. D'autant plus que les sujets abordés, eux, sont assez ardus pour des enfants et sont plutôt destinés aux ados. Ou alors les enfants des années 60 étaient plus avancés que ceux de maintenant (pourtant j'ai été enfant dans ces années-là et je ne m'y connaissais pas en science quantique). On y trouve pas mal de notions scientifiques notamment sur les voyages dans l'espace et le temps, les théories d'Einstein et autres et cela s'adresse peu à un jeune public. Du coup, il y a ce fossé entre le fond et la forme.

En fait, c'est enfantin car les personnages le sont. Enfin, le personnage principal, Meg, qui est assez pénible pendant une grande partie du roman. Je ne sais pas du tout comment elle est traitée à l'écran, mais dans le livre, elle a 13 ans et on dirait qu'elle en a 8-10, elle passe son temps à chouiner et pleurnicher et est très énervante. Sur la fin, ça va un peu mieux mais on n'a pas eu le temps de s'attacher à elle.

Son petit frère, Charles Wallace, c'est tout le contraire. Il a 5 ans et parle comme un adulte. C'est un peu perturbant mais des personnages de ce genre on en trouve dans les romans donc ce n'est pas inhabituel non plus. C'est un personnage qui aurait pu être très intéressant car finalement il a des facultés assez intrigantes mais il est traité un peu superficiellement et rapidement. Peut-être que dans les tomes suivants, on en sait davantage.

Celui auquel j'ai bien accroché, c'est Calvin, le copain qui les accompagne. C'est le plus "normal" de la bande, le plus sympa et la voix de la sagesse.

J'ai aussi beaucoup aimé les 3 dames, enfin créatures et leur noms. Je trouve qu'en anglais ces noms sont plus savoureux qu'en VF.

Les parents des enfants sont un peu en retrait, on voit la mère au début, le père à la fin, ils ont l'air sympa mais le père fait un peu pièce rapportée dans toute cette aventure.

J'ai dit que le roman était enfantin, mais l'écriture de l'auteure ne l'est pas forcément. Enfin, pas tout le temps. Disons que c'est joliment écrit et qu'elle a beaucoup d'imagination. J'ai aimé ses descriptions des mondes que les enfants traversent. À la fin du livre, il y a une biographie de Madeleine L'Engle et de ses enfants et petits-enfants écrite par sa petite-fille et ensuite un jeu des questions-réponses posées à l'auteur en 2007. C'est assez intéressant.

En conclusion, voilà un roman que je suis contente d'avoir découvert mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable car il est assez daté (on voit qu'on en est en pleine guerre froide) et trop enfantin à mes yeux avec des personnages peu attachants. Mais l'histoire est intéressante de par ses sujets et les mondes traversés. Je ne pense pas lire les suites (il y a 3 qui sont des suites directes et d'autres indirectes) mais si vous voulez découvrir comment on fait un raccourci dans le temps au moyen d'un tessaract (cette méthode me reste encore assez floue je dois dire :)), lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge Jeunesse/Young Adult de Muti
7/10

et du Challenge Read in English 2017 - 2018 que j'organise 
13

23 juin 2018

Black Panther de Ryan Coogler

avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong'o, Danai Gurira, Martin Freeman, Leticia Wright

Résumé :
Après la mort de son père survenue dans Captain America 3, T'Challa rentre au Wakanda et en devient le roi et confirme son statut de Panthère Noire lors d'un combat à la loyale. Mais des événements vont venir menacer la sécurité et la paix de ce petit pays africain que le monde croit pauvre mais qui, grâce au Vibratium qui abonde dans ses sous-sols, est technologiquement très avancée et l'une des nations les plus riches du monde...



Mon avis :
Je le dis et je le répète à chaque film du MCU (les films Marvel :)), j'adore les films de super-héros et il va de soi que j'allais aller voir ce film. Comme il a très bien marché, j'ai eu la chance qu'il passe encore à toutes les séances quand je suis rentrée en France, trois semaines après sa sortie et j'ai donc pu aller le voir au cinéma. Et je dois dire que j'ai passé un excellent moment avec ce film qui se démarque à la fois des films Iron Man ou Captain America mais aussi Gardiens de la Galaxie ou Thor.

On avait donc fait connaissance avec Black Panther dans Captain America, Civil War, et ce personnage m'avait bien plu. J'attendais donc avec une certaine impatience de pouvoir le découvrir, d'autant plus qu'il s'agissait du premier film Marvel avec des personnages principaux africains et donc des acteurs majoritairement noirs et réalisé par un afro-américain. On est loin des héros typiquement américains et blancs comme ceux que j'ai cités plus haut (même si Thor n'est pas américain :D).

Bref, Black Panther est quand même un film typique de super-héros mais là où les (super) héros commencent à (se) fatiguer, celui-ci apporte une fraîcheur bienvenue. Certes il n'est pas super original dans l'histoire où il y a des luttes de pouvoir, un héros qui doit s'affirmer, des méchants qui lui en veulent beaucoup et veulent tout lui prendre mais le fait est qu'il est quand même d'un genre nouveau.

D'un genre nouveau car il ne fait pas que la part belle à la communauté noire, il met aussi en avant des personnages de femmes qui ne sont ni potiches ni idiotes mais sont au contraire des badass de première. Et ça, quand on est une femme, c'est vraiment super. Je me suis régalée à voir ces les personnages de Nakia (l'ex-fiancée de T'challa), Okoye (à la tête de la garde rapprochée du roi) et Shuri (la petite soeur scientifique de T'challa) prendre véritablement le pas sur les autres et être en première ligne pour sauver la journée.

J'ai beaucoup aimé le Wakanda en général et l'idée de ce pays qui se fait passer pour un pays du tiers monde et qui se cache du monde sous un dôme de protection.

Chadwick Boseman est donc Black Panther, il est bien choupi, son personnage est humaniste, gentil, fort quand il le faut aussi.

J'ai été ravie de découvrir Danai Gurira (l'inoubliable Michonne dans The Walking Dead) dans le rôle d'Okoye. Elle est vraiment géniale dans ce rôle. J'ai aussi adoré Letitia Wright dans le rôle de Shuri, elle est très amusante et Lupita Nyong'o est également très sympa dans le rôle de Nakia. Au début, on se dit "oh non, voilà le love interest du héros" et finalement elle n'est pas ça du tout, enfin pas que ça.

Il y a plusieurs méchants dans le film mais celui qui sort du lot c'est bien sûr Michael B. Jordan. J'adore cet acteur depuis Friday Night Lights et c'est marrant car quand je suis allée voir le film, j'étais en train de le voir aussi dans la saison 2 de Parenthood :) Bon il n'est pas vraiment un méchant bas du front, même si son parcours est un peu stéréotypé (oh le pauvre, il a des daddy issues) et en tout cas, l'acteur arrive à nuancer un personnage qui pourrait ne pas l'être (nuancé). Et c'est la 3e collaboration avec le réalisateur en 3 films :)

On retrouve Martin Freeman dans le rôle qu'il jouait dans Captain America, l'agent du FBI Everett K. Ross. Je l'aime bien dans ce rôle :)

Jusque là, Ryan Coogler n'avait réalisé que deux autres films (avec Michael B. Jordan, donc) dont Creed sur le fils d'Apollo Creed de Rocky. Sa réalisation du film est très bien, il y a de belles scènes d'action spectaculaires, du rythme, un bon équilibre entre action et réflexion, pas d'humour lourdingue à la Thor 3 et Gardiens de la galaxie 2 et je dois dire que ça m'a été très bien. Il y a deux scènes durant le générique de fin donc ne les manquez pas comme l'ont fait les 90 % des gens qui étaient dans ma salle. C'est quand même un comble ! C'est le 18e film du MCU, on sait TOUS qu'il y a au moins une ou deux scènes, voir plus pendant et à la fin du générique, bah non, il en faut toujours qui partent dès le début des crédits.

En conclusion, Black Panther est un excellent divertissement et un excellent cru du MCU, moins effréné que ses congénères, plus réfléchi et avec évidemment un message politique fort avec son casting majoritairement noir et avec des femmes occupant le devant de la scène au côté du héros et non pas dans son ombre. C'est rafraichissant. Et si vous voulez vous aussi découvrir le Wakanda et ses habitants, ses guerrières dignes des Amazones, son vibratium qui permet des découvertes technologiques époustouflantes, ses paysages magnifiques et savoir si T'Challa arrivera à rester la Panthère Noire, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
12/52

21 juin 2018

La danseuse de Mao, Une enquête de l'inspecteur Chen, tome 6 de Qiu Xiaolong

Titre original : The Mao Case

Résumé :
L'inspecteur Chen est amené à enquêter sur une affaire très délicate : la petite-fille d'une des danseuses (maîtresses) de Mao aurait en sa possession un objet ayant appartenu au grand leader. Chen doit découvrir ce que c'est et si cet objet peut menacer l'intégrité du personnage dont l'image est déjà écornée par des écrits...


Mon avis :
Chaque année, c'est avec bonheur que je retrouve l'inspecteur Chen, le policier poète et traducteur, pour une de ses enquêtes qui met souvent à mal l'appareil du Parti, même s'il en est le chouchou. Avec La danseuse de Mao, c'est encore le passé emblématique du pays dans une Chine toujours en pleine mutation qu'affronte Chen et j'ai une nouvelle fois beaucoup aimé l'histoire et l'intrigue.

Le tome précédent portait déjà (comme les autres d'ailleurs) sur les vestiges du passé et notamment sur les ravages de la révolution culturelle initiée par Mao et ayant causé la mort de milliers de personnes. La danseuse de Mao s'attaque cette fois-ci au grand Timonier lui-même, Mao Zedong, non sur la personnalité politique mais sur son vie privée, ses épouses légitimes, la dernière Madame Mao ayant une main de fer sur la vie de son époux, et les petites danseuses de l'homme.

Même si tout cela reste toujours très politique dans les romans de Xiaolong, cela permet de voir le dirigeant sous un autre facette (pas forcément reluisante) et de constater la place délicate qu'il occupe encore dans l'appareil politique chinois en pleine mutation. On voit que les dirigeants des années 90 essaient de se débarrasser de l'héritage de la révolution culturelle de la période maoïste mais que toucher à Mao est encore tabou.

C'est donc sur des oeufs que notre bon inspecteur va marcher mais sans se laisser démonter comme il sait le faire. Pendant un bon moment, l'enquête n'est que purement formelle mais elle prend bientôt un tour tragique qui va un temps déstabiliser notre Chen.

Parallèlement, Chen reçoit des nouvelles de son ancien amour, Lin et cela le déstabilise aussi. Cette relation a toujours était pleine de non-dits, de rendez-vous manqués et je pensais qu'on en avait terminé avec cette histoire dont on n'avait plus entendu parler depuis quelques tomes. Mais cela permet à Chen et à son ancienne amie de clore ce pan de leur vie. De toute façon, cette Lin m'indiffère, moi je serai toujours Team Catherine :)

Et comme précédemment, on cite beaucoup de poésie et l'on mange énormément dans ce roman. J'adore toute cette gastronomie décrite, même si certains plats ne sont pas toujours très ragoûtants. Mais on voit que l'auteur affectionne vraiment la cuisine de son pays d'origine.

Le tome précédent voyait notre cher inspecteur Chen en plein doute, ne sachant s'il voulait rester policier ou devenir écrivain à part entière et à la fin, il avait pris sa décision et en était apaisé. Vous aurez donc compris qu'il avait choisi de rester inspecteur (sinon il n'y aurait plus d'enquête ;D) mais toujours poète et gastronome à ses heures. C'est vraiment un personnage que j'aime énormément. Ça tient à son intégrité, malgré ses accointances un peu délicates parfois, sa fidélité envers ses principes, sa bonté aussi envers autrui et notamment les petites gens qu'il rencontre de ci, de là. En revanche, je le trouve très solitaire et c'est bien dommage. Bon d'un autre côté c'est provoqué par l'affaire délicate dont il s'occupe et donc il ne peut pas vraiment parler. Mais même en dehors de ça, c'est un homme seul.

À cause du secret de cette affaire, son ajoint Yu est peu présent. On voit plus son père et sa femme dans cette histoire :) Parmi les autres personnages, j'ai beaucoup aimé le vieux Xie, une sorte de mécène qui prend des jeunes peintres sous son aile.

J'aime beaucoup la façon dont l'auteur écrit (et sa traduction bien sûr). J'aime cette poésie qui émaille le récit, il y a toujours une belle délicatesse dans ses histoires. Du coup, cela pourrait paraître un peu ennuyeux car ce n'est pas un roman policier qui mise sur l'action mais plutôt sur l'atmosphère d'un pays et d'une époque mais personnellement je me régale. Ce tome nous permet aussi de visiter la Cité interdite (que j'ai vue en vrai en 2008), le mausolée de Mao (que je n'avais pas pu voir), d'en apprendre sur ce dernier, ses mariages, les exactions de gardes rouges et j'en passe. C'est toujours très intéressant ces plongées dans le passé chinois et tous les côtés sociétal, gastronomique, culturel des romans de Qiu Xiaolong sont des vrais plus.

En conclusion voici encore un très bon roman sur une enquête de l'inspecteur Chen qui nous plonge encore une fois dans le passé de la Chine en ce focalisant cette fois sur le plus emblématique de ses dirigeants, Mao Zedong. À travers une enquête délicate qui commence comme une simple vérification de routine, l'auteur et son personnage nous entraînent dans les secrets d'alcôve de l'ancien dirigeant, tout en parlant de la mutation de Shanghai et de Pékin dans les années 90, époque à laquelle se déroule le roman. Tout en n'oubliant pas le côté poétique de Chen et sa propension à bien manger :) Alors si vous aussi aimez ses romans et voulez découvrir qui est la danseuse de Mao, lisez-le. Quant à moi je vous donne rendez-vous certainement l'an prochain pour le tome 7 : Les courants fourbes du lac Tai.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2018 de Nanet
  12/26

  du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
10

 Thrillers/ Policer : 7/9
Total :13/18
Point Bonus pour le livre : 3
et 1 point pour l'alternance des genres