08 mars 2012

The Artist de Michel Hazanavicius

Avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, James Cromwell, John Goodman

Résumé :
1927, George Valentin, star du cinéma muet, voit sa cote sombrer à l'arrivée du parlant. C'est Peppy Miller, une jeune starlette qui vénère l'acteur, qui devient alors une star dans des comédies musicales grâce à sa fraîcheur et son allant.




Mon avis :
J'ai eu envie de voir ce film bien avant qu'il ne devienne ce phénomène glanant des prix partout dans le monde. Petite, j'ai passé des soirées devant Le Cinéma de minuit sur FR3 (l'ancêtre de France 3) ou le Ciné-Club d'Antenne 2 (France 2) à regarder des vieux films en noir et blanc et des comédies musicales de la grande époque. J'y ai découvert les Chaplin (ah Les temps modernes ou La ruée vers l'or), Greta Garbo (Ah Ninotchka), Gene Kelly, Fred Astaire et mon amour du cinéma vient de là. Bref, quand j'ai vu les premières images de The Artist, j'ai eu très envie de le voir. N'étant pas en France à sa sortie, j'ai enfin eu l'occasion de le voir quelques jours avant les César et les Oscars et je dois dire que j'ai adoré ce film !

1927, George Valentin est une immense star du cinéma muet. Hélas l'arrivée du parlant sonne le glas de sa carrière quand il refuse de prendre le train en marche et continue à se cantonner dans les rôles qui ont fait sa gloire. C'est Peppy Miller, une jeune figurante délurée et amoureuse de l'acteur qui va saisir sa chance et devenir l'égérie des studios de cinéma. Alors qu'elle cherche par tous les moyens à faire entrer George dans le monde du parlant, celui-ci, par orgueil, va sombrer dans la déchéance et devenir oublié de tous tandis que Peppy file vers le succès.

Ce film est un véritable petit bijou ! Je ne sais pas s'il méritait tous les prix qu'on lui a donné dont les prestigieux Oscars du meilleur film et meilleur réalisateur mais j'ai été emballée par ces 90 minutes de grâce et de fraîcheur ! J'ai tout aimé, les images, l'histoire (même si elle n'est pas originale, Chantons sous la pluie de Stanley Donen avait déjà évoqué le sujet), la musique et les acteurs. J'ai retrouvé dans ce film tout ce que j'aime dans le cinéma, du rire, de l'émotion, des larmes. Oui, j'ai pleuré comme une madeleine pendant la dernière demi-heure, au point de me demander comment ce film avait pu être classé en "comédie" ! :) C'est un film délicieusement désuet sur un cinéma qui n'existe plus.

Avec le recul et le succès qu'il a, on pourrait croire que ce film allait de soi et pourtant, difficile de croire qu'il a eu du mal à trouver un financement ! Imaginez qu'on vous apporte un scénario pour faire un film français, en noir et blanc et muet, sur l'âge d'or hollywoodien, à l'heure où l'on gonfle tous les films en 3D et où les effets spéciaux comptent plus que l'histoire, vous auriez dit oui ? ^^ C'est le courage qu'à eu Thomas Langman, le fils de Claude Berry, qui est bien connu pour prendre de tels risques et je dois dire qu'il a bien eu raison ! :)

C'est donc Jean Dujardin qui campe ce personnage, un mélange de Rudolph Valentino (hé hé Valentin - Valentino ! ;)), mort avant le parlant et Douglas Fairbanks (héros de films de pirates et de cape et d'épée). Je vais être franche avec vous, je ne pense pas qu'il méritait tous ces prix d'interprétation ! Attention, je ne dis pas qu'il est mauvais ! Mais quand on a vu les OSS 117, ses mimiques, ses haussements de sourcils, ses moues dans The Artist sont tout à fait similaires et il n'a rien d'exceptionnel si ce n'est qu'il est très touchant quand il quitte les habits de George Valentin la star pour devenir George l'inconnu. D'ailleurs, vous remarquerez que ce ne sont que les étrangers (et américains surtout) qui ont récompensé John of the Garden. :) Les César ne l'ont pas fait, sans doute parce que comme moi, les votants ont trouvé que Dujardin faisait du Dujardin. Cependant, je suis ravie pour lui, ça veut dire que les étrangers ont été touchés par ce qu'il dégageait.

Une que j'ai adoré et préféré, c'est Bérénice Béjo dans le rôle de Peppy Miller ! Je suis ravie qu'elle ait eu le César de la meilleure actrice car j'ai adoré sa prestation dans le film. Elle y est drôle, primesautière, fraîche, mutine, adorable et j'ai aimé ce personnage qui tente par tous les moyens de faire remonter la pente à George alors qu'elle-même est au sommet et qu'elle pourrait tout à fait le laisser tomber ! Aaah l'amour...

J'ai aussi beaucoup beaucoup aimé James Cromwell dans le rôle du chauffeur de Valentin, discret, serviable, très fidèle à son maître et le protégeant tant qu'il le peut. En plus, il fait preuve d'un certain humour tout a fait bienvenu dans certaines situations.

Et bien sûr, il y a Uggie, le chien.

De Michel Hazavanicius, je n'avais vu que les OSS 117. Si le premier m'avait plutôt plu, j'avais trouvé le 2e (vu en décembre dernier) nul. Autant dire que je ne m'attendais pas à ce qu'il nous livre un tel film ! C'est son projet, sa réalisation et c'est bien lui qui mérite les éloges ! Que certains aient fait du forcing (comme Harvey Weinstein, le producteur et ici diffuseur du film aux USA) n'enlève rien à la qualité du film. J'ai beaucoup aimé la façon dont c'était filmé, il y a de très belles scènes, je pense en particulier à celle où Peppy Miller est dans la loge de Valentin et s'entoure de son costume.

En conclusion, vous l'avez bien compris, j'ai été emballée par ce film qui m'a rappelé les soirées ciné de ma jeunesse et qui, depuis que je l'ai vu, me donne envie de danser et de faire des claquettes sans arrêt ! :D Et si vous voulez savoir si le film méritait tous ces prix ou si Uggie le bon chienchien méritait son nonosse d'or (Oui, même le chien a gagné un prix, celui du Collier d'or du meilleur chien dans un film, avec pendentif en forme d'os ! :)), regardez ce film !

Note :



Ce film fait partie de la catégorie Romance du Mini Challenge Ciné de Seriebox
1/9
17/50

06 mars 2012

Rebelle, Maison de la Nuit, tome 4 de P.C Cast et Kristin Cast

Titre original : Untamed

Spoilers sur les tomes précédents !

Résumé :
Zoey s'est mis à dos ses amis en ne leur révélant pas que Stevie Rae n'était pas morte mais était devenue une nouvelle sorte de vampire. Côté coeur, cela ne va pas mieux, puisque de 3 petits amis, elle est passée à zéro. Mais tout cela ne compte plus vraiment quand un nouvel élève, James Stark, meurt et que Zoey doit tout faire pour que Neferet ne s'approprie pas le corps s'il revient d'entre les morts. Et une menace terrible plane sur la Maison de la Nuit...

Mon avis :
Me revoilà donc avec ce quatrième tome, après un tome 3 que j'avais beaucoup aimé. Même si ce nouveau roman est très bien, il m'a moins emballée, essentiellement parce qu'à part sur la fin, il ne se passe finalement pas grand chose. C'est plutôt un tome de transition.

Rappelez-vous, dans le tome 3, Zoey, avec l'aide d'Aphrodite, avait redonné son humanité à Stevie Rae, qui, du coup, devenait une nouvelle sorte de vampire. Et sa liaison avec le professeur de poésie, Loren Blake, le faux-jeton, lui avait coûté ses deux autres petits amis (pour diverses raisons). Et ses amis proches lui avaient tourné le dos pour toutes ces cachotteries. C'est ainsi que nous retrouvons Zoey, isolée, avec Aphrodite pour seule "amie" et une menace terrible pesant sur la Maison de la Nuit et le monde en général, menace incarnée par des mystérieux corbeaux qui la terrifient. L'arrivée de James Stark, un vampire en devenir, puis sa mort, ainsi que cette menace, vont rapprocher Zoey et son Scooby-gang (Damien, Jack, les Twins) et elle aura bien besoin de toutes ses "troupes" pour arriver à contrer Neferet et son plan néfaste.

Vous trouvez peut-être que j'en dis trop sur l'intrigue du roman, ce n'est pourtant rien à côté de la 4e de couverture de l'édition française qui dévoile carrément tout le livre jusqu'à la fin ! Bref, j'ai essayé de vous raconter l'histoire sans en dire trop.

Un très bon point dans ce tome 4, c'est la vie amoureuse de Zoey. Ses 3 chéris potentiels étant hors circuit, elle prend nettement moins de place, même si Zoey est toujours agaçante à ce niveau-là, à voir un petit-ami potentiel dans chaque garçon un peu mignon qu'elle rencontre ! Comme Stark, le petit nouveau, par exemple ! Je crois qu'on ne changera pas notre Zoey à ce sujet-là !

Comme j'ai dit plus haut, ce livre-là m'a moins emballée que les précédents car j'ai eu l'impression que pendant une grosse partie de l'histoire, il ne se passait pas grand chose. Zoey essaie de gérer tous ses problèmes et de découvrir quelle menace couve et du coup, même si l'ambiance est assez sombre, l'action passe un peu au second plan. Cependant, on ne s'ennuie jamais car on sent vraiment que c'est le calme avant la tempête et que si Neferet met son plan a exécution, rien ne sera plus comme avant.

Du coup, comme il y a moins de rebondissements, cela permet de mieux se focaliser sur les personnages et leurs relations entre Zoey et eux.

Si on m'avait dit au tome 1 qu'Aphrodite deviendrait mon personnage préférée, j'aurais bien ri. Et pourtant, c'est bien ce qu'elle est devenue ! Je trouve que c'est le personnage le plus travaillé et que sous ses airs de petite fille gâtée, se cache une jeune femme touchante, avide de reconnaissance et qui a manqué de gens qui croyaient en elle mais pleine de ressources. J'adore ses réparties avec Zoey.

Quant à Zoey, rien de nouveau à dire sur elle, elle est toujours puissante, agaçante parfois, touchante également car elle a un sacré poids sur les épaules.

Je n'ai toujours pas grand chose à dire sur le Scooby Gang, car Damien & Co n'évoluent toujours pas et reste de jolies bulles pétillantes et un peu vides qui ne sont là que pour mettre un peu d'humour au roman et montrer que Zoey a vraiment besoin d'amis pour être plus forte. Je ne parle pas d'Erik Night car je n'ai rien à dire sur lui !

Je ne parle pas non plus trop de Stevie Rae (Lucie, en VF, je vous rappelle) car je ne sais pas trop quoi en penser maintenant qu'elle est devenue un vampire à la marque rouge. Comme elle a l'air assez borderline, j'espère qu'elle restera du côté de Zoey.

On ne voit pas beaucoup Neferet mais qu'elle est vénéneuse celle-là !

Il y a un personnage que j'ai beaucoup aimé, c'est soeur Marie Angela que Zoey rencontre lorsqu'elle va dans un refuge pour chats. C'est un peu le pendant catholique de la grand-mère de Zoey, douce et compréhensive et je suis ravie que la jeune fille puisse compter sur ces deux figures maternelles, elle qui en manque tant.

Concernant le style, rien de bien nouveau, ça se lit très vite, très facilement en VO, le ton est toujours très ado mais ça ne me dérange pas. Et encore une fois, la couverture est très belle.

En conclusion, un tome un peu en-dessous du précédent mais qui permet à Zoey de remettre un peu d'ordre dans sa vie. Et si vous voulez savoir quelle est la menace qui pèse sur le monde et comment Zoey va essayer de la contrer, lisez ce tome 4. Quant à moi, je vous retrouve dans un mois pour le tome 5.

Note :



Lecture commune organisée par Mia avec Mylène ; Ahrwilyawen ; Livres-Avis ; Danouna ; Lilu ; Kaléa ; Lebbmony ; Petitpom

Ce livre étant en VO,
 il fait partie du Challenge Read in English de Petit-lips 
27

Et du Challenge Fang's Addict de Choukette/Akasha 
17

Ainsi que du Challenge Jeunesse/Young Adult de Mélo , Nodreytiti et Mutinelle
16/20

05 mars 2012

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (70)

Bonjour, bonjour ! En ce lundi pluvieux (chez moi), voici ma petite récap de mes lectures passées, actuelle et futures, rendez-vous que vous trouviez chez Mallou auparavant et qu'on retrouve chez Galleane.

- Alors, la semaine dernière, j'ai fini Et pour quelques démons de plus, Rachel Morgan tome 5 de Kim Harrison, j'ai lu Untamed (Rebelle), le tome 4 de Maison de la Nuit de PC et Kristin Cast et j'ai commencé Changeless (Sans forme), le tome 2 des aventures d'Alexia Tarabotti de Gail Carriger.

- Aujourd'hui, je lis Changeless. Je suis ravie de retrouver l'univers d'Alexia Tarabotti car j'avais adoré le tome 1. Comme je l'ai juste commencé hier, je n'en suis pas très loin mais l'intrigue s'annonce sympa.

- Cette semaine, je vais finir Changeless et je lirai enfin L'oeil d'Otolep, le tome 2 des Mondes d'Ewilan de Pierre Bottero ! J'avais lu le tome 1 en octobre dernier et je n'avais pas eu le temps de continuer. Si j'ai fini tout ça d'ici lundi, je pense lire/commencer un thriller (c'est Laure qui sera contente ! ;)), La Lame du boucher de James Patterson, 12e aventure du flic/psychiatre, Alex Cross et que j'ai dans ma Pal depuis presque 2 ans (et dire qu'avant je trouvais le temps de me jeter dessus dès sa sortie !).

Voilà, voilà, une belle semaine en perspective ! À bientôt !

04 mars 2012

Million Dollar Baby de Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Hilary Swank, Morgan Freeman

Résumé :
Frankie Dunn, ancien entraîneur de boxe, dirige une petite salle d'entraînement en compagnie de son ami Scrap. Un jour, il voit débarquer dans sa salle, Maggie Fitzgerald, qui veut absolument qu'il l'entraîne à devenir une championne. Frankie est de prime abord réticent mais il se laisse finalement convaincre. Entre Frankie et Maggie finit par se créer une relation quasi filiale qui remplit le vide laissé par la fille de l'entraîneur dont celui-ci n'a plus de nouvelles depuis longtemps...

Mon avis :
On ne présente plus Million Dollar Baby, film qui a gagné de nombreux Oscar en 2004 dont celui de meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice et meilleur acteur dans un second rôle pour Morgan Freeman. Cela faisait trèèès longtemps que j'avais ce film dans ma DVDthèque mais pour comme certains films, je n'avais encore jamais eu l'occasion de l'en sortir et je suis maintenant ravie de l'avoir fait car c'est un grand film, une belle histoire, forte et poignante.

Frankie Dunn a longtemps été un grand entraîneur de boxe. Maintenant, il dirige une petite salle de boxe en compagnie de son ami, Scrap. Quand Maggie Fitzgerald débarque dans sa salle et qu'elle veut qu'il l'entraîne, il commence par refuser. Mais l'obstination de Maggie a bientôt raison de lui et, ensemble ils vont gravir peu à peu les marches du succès tandis que leur relation, assez mouvementée, prend un tour quasi filial, d'autant plus que Frankie n'a plus aucune nouvelle de sa fille depuis bien longtemps.

Plus qu'un film axé purement sur la boxe, c'est une oeuvre sur le courage, la détermination et la relation entre deux êtres solitaires (3 avec le personnage de Scrap) que nous offre Clint Eastwood. Un film très touchant et poignant et tout en délicatesse (si l'on excepte les combats de boxe :)) comme sait souvent le faire le réalisateur. C'est fou comme ce grand gaillard taciturne, connu pour ses rôles durs et sans concession arrive à nous prendre aux tripes et faire passer de la douceur quand il passe derrière la caméra et se met au service d'une belle histoire.

C'est aussi un film sur la nostalgie, sur ces petite salles de boxe qui tentent de survivre face à au sport business, qui chouchoutent leurs poulains et ne les envoient pas à l'arène comme du bétail. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui règne dans la salle de Frankie, même si on sait tristement que celle-ci fait partie du passé et est vouée à disparaître.

Je ne connaissais pas la fin et donc ne vous la dévoilerai pas. Et même si elle est très américaine et joue sur le pathos, sortez les mouchoirs car vous en aurez besoin.

L'histoire porte surtout sur ces deux personnages solitaires qui se trouvent et s'apprivoisent. Maggie, issue d'une famille pauvre et armée d'une volonté de fer, trouve en Frankie un mentor, une sortie de père spirituel. Quant à Frankie, bougon et réticent de prime abord, on peut dire que Maggie lui sert de fille de substitution et qui compense l’absence de la sienne. J'ai beaucoup aimé les scènes entre eux deux.

Hilary Swank joue très bien et elle a gagné un Oscar pour ce rôle de boxeuse qui croit en sa chance et fait tout pour atteindre son rêve. D'un autre côté, qu'elle ait gagné ne m'étonne pas car sans spoiler, les votants affectionnent particulièrement ce genre de composition.

Clint Eastwood a écrit un rôle sur mesure pour lui, le vieux bougon qui a un coeur, comme on a déjà pu le voir dans Gran Torino, par exemple. Il y est très juste et sous ses airs de dur, il est émouvant en homme touché par la jeune femme.

Morgan Freeman, toujours très juste également, est le narrateur du film et la voix de la sagesse dans ce rôle de boxeur reconverti en homme un peu à tout faire de la salle de boxe. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé.

Quand j'avais vu Invictus, j'avais dit que la réalisation d'Eastwood était assez classique voire académique. C'est encore le cas ici. Pas de fioritures, pas d'éclair de génie comme avec certains réalisateurs mais il filme de façon honnête avec un air un peu désuet et une économie de moyens qui conviennent très bien au sujet. Son académisme n'empêche pas l'émotion et il arrive à faire de très belles scènes avec peu de mots, notamment sur la fin.

En conclusion, un excellent film touchant et émouvant sur un sujet qui ne l'est pas forcément, la boxe. Bien au-delà, c'est un film sur l'amitié entre deux personnes qui s'apprivoisent. Et si vous voulez savoir si Frankie emmènera Maggie aux sommets et si celle-ci sera championne du monde, regardez-le.

Note :



Ce film fait partie du Challenge Ciné 2012 Seriebox
2/13
82/100

Il fait aussi partie du Mini Challenge Drame de Seriebox
1/9
35/50

Et pour quelques démons de plus, Rachel Morgan, tome 5 de Kim Harrison

Titre original : For a Few Demons More

Résumé :
Des garous sont retrouvés morts et Rachel pense que cela a un lien avec l'artéfact qu'elle a récupéré et qu'elle cache depuis. Tandis qu'elle tente de découvrir qui est à l'origine des meurtres, elle doit gérer quelques démons qui viennent la perturber et et sa relation compliquée avec Ivy et qui risque de menacer celle qu'elle a avec Kisten...



Mon avis :
Vous savez combien j'adore Rachel Morgan qui fait partie de mon panthéon des héroïnes bit-lit et combien j'avais adoré le dernier tome. Pourtant, ce tome 5 m'a un peu déçue, du moins dans les 300 premières pages. Après, j'ai trouvé le reste vraiment intéressant avec une envie de lire la suite.

Spoilers sur les tomes précédents

Quand des garous sont retrouvés assassinés, Rachel Morgan sait que certains sont à la recherche de l'artéfact (supposé perdu) qu'elle a ramené du Michigan et confié à David, son ami (et Alpha) garou. Artéfact qui semble avoir un effet dévastateur sur certaines personnes... Tandis que Rachel essaie de découvrir qui commet les meurtres, elle est engagée par Trent Kalamack pour assurer la sécurité lors de son mariage avec la glaciale Ellasbeth. Dans le même temps, Rachel doit composer avec les démons après la visite inopinée de Newt, le démon qui lui a apposé sa marque dans un tome précédent et gérer sa relation très compliquée avec Ivy qui entache celle qu'elle a avec Kisten, le beau vampire.

En préambule, je vous ai dit que j'avais été déçue par les 300 premières pages et c'est vrai qu'après le palpitant tome 4, ce tome 5 est retombé un peu comme un soufflé.

J'ai l'impression que chaque tome commence par la visite d'un démon, invoqué ou non par Rachel et je dois dire que ça commence à me peser. D'autant plus qu'à chaque fois, Rachel fait ou dit plus ou moins des conneries et se dit "oh mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?". J'ai envie de lui dire "bah réfléchis, ma cocotte !" :)

Idem pour sa relation avec Ivy ! Franchement, j'en ai soupé ! Et là encore, Rachel est incapable de faire preuve de discernement ! Elle cherche et titille Ivy et quand ça tourne mal, Rachel se demande, là encore "oh mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?" Grrrr.... J'en vient presque à souhaiter qu'Ivy meure dans d'atroces souffrances pour qu'on soit enfin tranquille et qu'on passe à autre chose !

Bref, voilà pourquoi les 300 pages premières pages m'ont paru un peu longues et ennuyeuses. Après, ça va nettement mieux. On se concentre sur l'affaire en cours, sur le futur mariage de Kalamack et d'autres choses qui m'ont plu et je dois dire que là j'ai enfin retrouvé l'esprit que j'aimais dans Rachel. D'autant plus que l'auteur ne nous ménage pas et rend son roman plus sombre que d'habitude.

Bon, il va falloir que Rachel se mette un peu de plomb dans la tête ! Car son petit côté tête brûlée "j'agis d'abord et je vois les conneries que ça engendre ensuite", ça va bien 5 minutes mais, à la fin, c'est lassant ! J'aime beaucoup le personnage, très attachant, mais j'avoue que dernièrement elle m'agace un peu.

Heureusement qu'il y a Jenks pour la raisonner un peu. Marrant comme ce petit bonhomme de 10 cm est presque l'élément sérieux de la bande ! :) C'est un peu le Jiminy Criquet du Cloaque ! :D En tout cas, c'est mon personnage préféré, je l'adore ! Par contre, il faudra m'expliquer comment il arrive à tenir sur les boucles d'oreilles de Rachel. Ok il est petit, mais elle doit quand même avoir de sacrés anneaux, telle la Vache qui rit et ses boites de fromage en guise de boucles d'oreilles !

J'ai déjà dit qu'Ivy m'énervait aussi et le meilleur dans ce 5e tome est, en fait, quand elle n'est pas là ! Dire que j'adorais le personnage avant mais, là, va lui falloir autre chose que le rôle de la vampire torturée par son envie de Rachel !

J'ai très envie d'un tome complètement ancré sur Trent Kalamack ! J'étais contente qu'on s'en éloigne un peu lors du tome précédent mais maintenant, j'aimerais bien le voir plus présent. Ce n'est pas un personnage très recommandable mais je voudrais le voir interagir davantage avec Rachel.

J'aime beaucoup le personnage de Céri également.

Concernant le style de l'auteur, pas grand chose à rajouter par rapport à ce que j'ai dit dans les tomes précédents. C'est du langage courant, voire familier parfois, ça se lit bien, c'est tonique, malgré quelques longueurs. Le livre fait 700 pages et l'auteur aurait gagné à raccourcir de 200 pages.

En conclusion, pas le meilleur tome de la série et une petite déception pour moi mais j'aime toujours Rachel et son univers, Jenks et sa famille. Et si vous voulez savoir dans quels guêpiers s'est encore fourrée notre sorcière préférée et si elle arrivera à s'en sortir indemne, lisez ce tome 5. Quant à moi, je suis malgré tout partante pour une LC sur le tome 6, qui ne pourra se faire qu'en VO puisque l'édition VF est stoppée pour le moment.

Note :



C'est une lecture commune organisée par Mycoton et avec également Heclea.

Comme il y a des vampires, il fait bien sûr partie
du Challenge Fang's Addict de Choukette/Akasha 
16

03 mars 2012

Fièvre d'ombres, Les chroniques de MacKayla Cane, tome 5 de Karen Marie Moning

Titre original : Shadowfever

Risque de spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Désespérée par le geste qu'elle a commis à la fin de Dreamfever, Mac va puiser au plus profond d'elle-même pour trouver les ressources pour trouver le moyen de contenir le Sinsar Dubh, le livre maudit qui semble éprouver un intérêt malsain pour elle. Devra-t-elle nouer des alliances contre-nature, pourra-t-elle compter sur ceux qui l'entourent et qui sont les amis et ennemis ? Et surtout, qui est-elle ?

Mon avis :
Comme je vous l'ai dit à la fin du tome 4, celui-ci nous laissait en transe avec une envie furieuse de se jeter sur la suite. Ce que j'ai donc fait. Et je dois dire que j'ai adoré ce gros pavé VO qui se lit à toute allure et qui conclut (provisoirement) magnifiquement bien la série !

Nous avions laissé Mac dans le monde des Faës complètement désespérée et désemparée par le geste qu'elle venait de commettre. Son désespoir va lui permettre de puiser en elle des ressources afin d'aller de l'avant. Car sa mission n'est pas de se lamenter sur son sort mais de trouver et renfermer le Sinsar Dubh et de bouter les Faës hors de notre monde ! Et elle est prête à tout pour y arriver, quitte à nouer des alliances avec les ennemis d'hier et à tourner le dos aux amis. Mais elle aura besoin de tout le monde, les Sidhe-Seer, les Druides écossais, Barrons et bien d'autres pour y arriver. Mais sur qui peut-elle vraiment compter, qui essaie de la manipuler et, surtout, qui est Barrons et qui est-elle vraiment ? Au bout des épreuves et des combats, apprendra-t-elle enfin la vérité ?

On peut dire qu'avec ce tome 5, l'auteur termine sa saga en apothéose. Enfin "termine" n'est pas exactement le mot, car si, effectivement, l'aventure aurait pu se terminer sans problème à la dernière page de ce roman, Karen Marie Moning va écrire des spin-off sur cet univers et surtout il y a aura deux tomes supplémentaires à la saga proprement dite ! Et j'en suis ravie ! Ravie de retrouver un jour Mac, et  parce que des questions, même si la plupart trouvent des réponses, restent en suspens, notamment sur Barrons.

Toutes les lenteurs des deux premiers tomes et qui n'existaient déjà plus dans les tomes 3 et 4 sont balayées ici. C'est haletant, palpitant, ça va vite, ça se lit vite (et c'est pourtant un pavé), on frémit, on est émus, tristes, choqués, il y a des rebondissements, des retournements de situations, des surprises, bref, l'auteur nous en fait voir de toutes les couleurs et ne nous ménage pas ! Quelle cruelle !

Car cruelle, elle l'est pour nous malmener comme ça, surtout concernant certaines situations ou personnages ! Je ne veux pas en dire plus car c'est vraiment un livre qu'il ne faut pas spoiler et dont les coups de théâtres doivent se découvrir sans rien savoir mais j'ai été triste (je ne dirai pas déçue car en aucun cas, je n'ai été déçue au cours de ma lecture) de certaines de ses prises de position...

Sinon, elle approfondit davantage sa mythologie concernant les Faës et j'ai été ravie de découvrir un peu plus ce monde-là, de le parcourir avec Mac, de découvrir des endroits magiques et magnifiques et j'espère y retourner un jour.

Ce que j'ai aimé dans ce livre c'est que rien n'est tout noir ou tout blanc. Chaque personnage a sa part de lumière et d'ombre, des plus gentils aux plus terribles. Si bien qu'on peut tour à tour aimer et détester un personnage et éprouver de la compassion pour ceux qui à priori ne la méritaient pas.

Pour moi, l'histoire d'origine, trouver et contenir le Sinsar Dubh, remonter les murs entre les mondes, n'est pas le plus important, c'est presque même anecdotique. Même si un monde sans Unseelies serait plus tranquille. C'est surtout le cheminement des personnages qui est l'essence même de ce livre et à commencer par celui de Mac.

 J'ai déjà eu l'occasion de parler de l'évolution de Mac dans le tome 4 et, ici, elle passe en mode Mac 5.0. Paradoxalement, je l'ai trouvée presque moins forte que dans le 4e tome, plus vulnérable sur les choix à faire mais, en même temps sûre de ses décisions, une fois prises. La question tourne toujours autour de ses origines, qui est-elle vraiment, et on va (en même temps qu'elle) de suppositions en suppositions. On aura un élément de réponse, je vous rassure, même si je me dis qu'il y a encore des choses à découvrir la concernant.
En tout cas, ma supposition (attention spoilers : Je pensais qu'en fait elle était une réincarnation de la reine Seelie d'origine, Aoibheal) est apparemment infondée.

Dans ce tome, j'ai enfin réussi à apprécier Barrons. Même s'il ne me fait pas perdre la tête, je comprends pourquoi nombre de mes copinautes, Cess en tête, sont toutes énamourées du personnage ! :) On découvre ici un homme différent des tomes précédents, plus attentif, plus intéressant à mes yeux et on apprend enfin ce qu'il est. Enfin, on l'apprend mais je me dis qu'il reste encore bien des parts d'ombre, notamment sur son origine. Mais je n'en dirai pas plus.

Tout comme je ne vous en dirai pas plus sur les autres personnages car je ne saurais trop quoi en dire sans spoiler donc motus ! :)

Le style de l'auteur est égal aux précédents tomes, ça se lit bien, j'ai dévoré ce gros pavé en peu de jours sans aucun problème de compréhension. J'ai beaucoup aimé sa description de certains endroits du monde des Faës. Il faut aussi que je vous parle de la couverture de cette édition VO qui est tout simplement magnifique, plus jolie que celle des précédents tomes et surtout bien plus que l'édition française.

En conclusion, c'est sans contestation le meilleur tome de la série, un vrai coup de coeur pour moi et une histoire palpitante et bien construite qui s'achève. Et si vous voulez savoir qui est Barrons, si Mac arrivera à contenir le Sinsar Dubh et à renvoyer les Unseelies dans leurs pénates, lisez-le ! Je suis ravie d'avoir lu cette série qui maintenant fait partie, pour moi, des meilleures. Je n'ai qu'une hâte c'est de retrouver Dublin que ce soit avec Dani comme dans le prochain spin-off ou Mac et Barrons comme c'est également prévu !

Note :



Lecture commune organisée par Sabruhu avec ChicaNessita, Simi, Pommette, basset, sofiaportos, everbook, Tsuki, (Chtitepuce), Naminé, Fantine, LOvecats, Yumiko, rozetta, Lilichat, Sharon, Vampilou, LefsÖ, Helene Stackhouse.

 Livre lu en VO et il fait donc partie du Challenge Read in English de Petit-lips 

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