08 avril 2011

Le portail de la Sor'cière, Les Bannis et les Proscrits, tome 4 de James Clemens

Titre original : Wit'ch Gate

Attention, spoilers sur les tomes précédents !

Résumé :
Maintenant que Val'loa est sauvée et le Journal Sanglant récupéré et déchiffré, pas question pour Elena, Er'ril et leurs amis de se reposer. Alaséa est toujours sous le joug du Seigneur Noir qui tire sa puissance des 4 portails du Weir et  ils doivent les détruire avant de pouvoir s'attaquer à celui-ci. La petite communauté va encore se séparer pour mener à bien cette périlleuse mission dont certains ne reviendront sans doute pas ou seront changés à jamais.

 Mon avis :
C'est toujours un grand bonheur de retourner dans le monde d'Elena et de ses amis et je dois dire que j'ai trouvé ce tome-là encore meilleur que les trois précédents. Sans savoir dire vraiment pourquoi, en fait, car j'avais déjà beaucoup aimé le tome 3 mais j'ai senti que je prenais encore plus de plaisir à suivre les aventures de chacun.

Après la terrible bataille pour la reconquête de Val'loa ayant permis de récupérer (et de déchiffrer) le Journal Sanglant, les factions alliées bataillent pour décider de la marche à suivre... Or, rien ne pourra vraiment se faire sans la destruction des quatre portails du Weir qui donnent sa puissance au terrible Seigneur Noir. Elena décide alors que leur prochaine étape passe par cette destruction. La communauté autour d'Elena se divise donc en 3 parties, s'éparpillant du Nord au Sud en passant par l'Ouest et le terrible Gul'gotha (le 4e portail étant détenu par Shorkan) afin d'accomplir cette mission. Le chemin jusqu'à la destruction des portails est semé d'embûches, de trahisons, de coups bas mais aussi de victoires, de bonheurs et de joie. Tous ne reviendront pas mais les survivants resteront meurtris et marqués à jamais...

Je dois dire que c'est un roman qui se lit extrêmement vite malgré ses 750 pages (en édition de poche) et qui est plein de rebondissements, d'aventures, d'émotions. On ne s'ennuie pas une seconde tellement il se passe de choses. Il faut dire que le fait que le groupe soit divisé en 3 permet d'avoir 3 fois plus d'action ! :) Quand un groupe vient d'essuyer une attaque et s'en sort de justesse, hop on passe à un autre qui subit aussi des revers et des contretemps ou à un autre qui doit lutter pour sa survie. Et ça donne un rythme trépidant et haletant à tout le livre. Surtout qu'à chaque fois, l'auteur nous laisse en plan, sur un cliffhanger où l'on se demande comment ça va tourner !

Je ne saurais dire quelle partie j'ai préféré aux autres car je les ai toutes aimées tour à tour. Peut-être que mes préférence iraient davantage vers celle qui se passe dans le Sud, dans le désert, avec Joach, Sy-wen, Kast et Méric (et une nouvelle venue, Kesla) et celle qui se passe au Nord et qui était déjà partie dans le tome 3, emmenée par Mycelle, Kral, le Prince Tyrus, les jumeaux Sil'ura, Mogweed et Fardale ainsi qu'une revenante, la douce Nyphai, Nee'lahn. Ces deux groupes nous offrent leur lot d'émotions et de palpitations mais la partie où on trouve Elena, Er'ril, Tol'chuk et Mama Freda n'en est pas moins intéressante, loin de là.

Si je devais émettre un bémol sur ce tome 4, c'est la reprise encore une fois de la trame de la séparation de la communauté en plusieurs groupes et qui fait qu'on a moins le temps de s'attacher à certains personnages qui sont pourtant essentiels. :) Par exemple, j'aime bien Elena et Er'ril mais je préfère nettement être en compagnie de Sy'wen et Kast, des jumeaux ou de Joach et Kesla.

Et autre mini bémol, comme dans le tome 3, je trouve que l'auteur fait preuve de facilité pour les rapprocher et même si je ne suis pas contre leur histoire d'amour et qu'elle me plaît assez, je trouve qu'on vibre davantage avec les autres histoires d'amour confirmées ou sous-jacentes.

Dans ce tome, j'ai beaucoup aimé qu'on visite le pays dans ses grandes largeurs, ça donne lieu à un univers vraiment riche et l'auteur sait vraiment nous enchanter avec ses descriptions de villes, de paysages, de châteaux, volants ou pas. J'ai beaucoup aimé tout ce qui se passait dans le désert et dans le Nord et la description du Gul'gotha m'a fait frémir.

Concernant les personnages, j'ai eu une préférence pour Mycelle et Kesla. On connaît Mycelle depuis deux tomes maintenant et il y a quelque chose dans le personnage qui me plaît énormément. Quant à Kesla, même si c'est un tout nouveau personnage, j'ai beaucoup aimé ce qu'elle était, ce qu'elle vivait et sa relation touchante avec Joach.

La dernière fois, c'est Sy'wen et Kast qui m'avait le plus conquise et je dois dire que là aussi, je les aime toujours autant. Ils dégagent beaucoup d'amour et d'émotions et j'ai toujours peur qu'il leur arrive quelque chose.

Quant à Fardale, je l'adore ! :) En revanche, j'accroche nettement moins à Mogweed qui est toujours aussi veule, comploteur et jaloux !

Le fait que j'aime particulièrement ces 5 personnages ne veut pas dire que je me désintéresse des autres, ils ont tous leur intérêt, ils sont tous aussi touchants, que ce soit Elena, Er'ril, Tol'chuk, Méric ou Kral et l'histoire ne serait rien sans eux tous. Il leur arrive à tous quelque chose qui nous fait trembler pour leur vie et on imagine mal perdre l'un d'entre eux.

Le style de l'auteur est vraiment très agréable. On se laisse vite emporter par l'histoire qu'il nous propose, sa plume qui nous embarque vers des mondes inconnus, qui décrit si bien les batailles et les sentiments. J'ai beaucoup de plaisir à le lire et certains passages m'ont énormément émue ou attristée.

En conclusion, encore un excellent tome avec beaucoup d'action et que j'ai même préféré aux précédents. J'ai hâte de savoir comment tout cela va se terminer et normalement nous ne devrions pas avoir trop longtemps à attendre puisque le tome 5 est annoncé en poche pour l'été prochain. Et si vous voulez savoir si nos amis arriveront à se débarrasser des terribles portails du Weir, qui reviendra ou qui tombera au champ d'honneur, lisez vite ce 4e tome.

Note :



Lecture commune organisée par Mycoton  avec isalor, Iluze, (Deliregirl), Karline, Galleane, Phooka, Eden, Aragorn.

06 avril 2011

Lectures communes du 1er semestre 2011 - Partie 4

Depuis ma dernière chronique sur mes lectures communes, de nouvelles LCs sont venues encore se rajouter à ce premier trimestre ! Eh oui ! ;)

Poursuivant sur sa lancée, Ptitetrolle nous propose de continuer à lire L'assassin royal de Robin Hobb, avec ce tome 9, Les secrets de Castlecerf. La lecture aura lieu pour le 16 mai et nous serons accompagnées de Niënor et Minidou.








Fin mai, je m'attellerai à une lecture commune qui durera plusieurs mois. En effet, Harmony Petite Sorcière nous propose de lire l'intégrale du Monde de Narnia de C.S. Lewis, à raison d'un Chapitre (livre) par mois. Ça commence le 31 mai pour se finir le 30 novembre. J'ai cette intégrale dans ma Pal depuis des années. Je l'avais achetée quand le premier film était sorti en espérant que mes enfants le liraient (et que moi aussi !). Résultat, il est resté au fond de la bibli à se morfondre. Il y a avait déjà eu une lecture commune de ce style l'an dernier et j'avais loupé le coche. Là, je m'y colle, c'est l'occasion ou jamais ! ^^ Je serai aussi en compagnie de Mandy88, Naminé, bebere, TheChouille, Kactusss, Murielle.



Après avoir été emballée par le tome 3 des Dossiers Dresden de Jim Butcher, j'ai lancé une lecture commune sur ce tome 4, Fée d'hiver. Ce sera pour le 24 juin et je serai (pour le moment) en compagnie de Morgouille, Zatoun, Yumiko, Deliregirl, Taliesin, Heclea, (Lou) et Petit-lip.








Nanet a proposé cette lecture commune sur le tome 1 de Fablehaven de Brandon Mull, Le sanctuaire secret. Il fait partie du Baby Challenge Fantasy sur Livraddict et c'est donc l'occasion de le lire. Je le lirai en VO. Sur cette LC qui aura lieu le 30 juin, il y aura aussi Malorie57, Simi, Korto, Grazyel, Ardanuel, SophieLJ, (reveline), Sisol, livr0ns-n0us, isa1977 et strawberry.







Je pense que le planning du premier semestre est bien chargé et je ne sais pas si j'ajouterai d'autres LCs !  Mais on ne sait jamais ! ^^

Je vous rappelle que vous pouvez voir le planning de toutes mes lectures communes sur les pages de mon blog dans la colonne de gauche.

05 avril 2011

Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini

Titre original : The Kite Runner

Résumé :
Dans le Kaboul des années 60 et 70, Amir et Hassan grandissent côte à côte, comme des frères. Amir est un Pachtoun sunnite tandis qu'Hassan est un Hazara chiite et son serviteur de par ses origines. Malgré tout, ils vivent heureux et leur enfance s'égrène au rythme des concours de cerfs-volants l'hiver. Jusqu'au jour où Amir fait preuve de lâcheté envers Hassan et leur amitié est brisée à jamais. Le remord poursuivra longtemps le jeune homme, même quand il s'exile avec son père aux État-Unis après l'invasion soviétique dans son pays. En août 2001, il reçoit un coup de fil qui lui dit qu'il a enfin l'occasion de se racheter. Et voilà Amir qui retourne dans l'Afghanistan des Talibans et l'occasion pour lui de se mettre en paix...

Mon avis :
Cela faisait longtemps que j'avais ce livre dans ma Pal, depuis bien 3 ans et je ne trouvais jamais le temps de l'en sortir. Déjà l'an dernier, j'avais voulu le lire mais l'occasion fut manquée. Aussi, cette année, j'ai fait ni une ni deux et j'ai organisé une lecture commune sur Les cerfs-volants pour "m'obliger" à le lire. Et j'ai bien fait. Car ce livre est une merveille ! Je l'ai adoré.

Dans les années 1960 et 70, la vie à Kaboul est agréable et douce... pour qui a de l'argent. Amir a la chance d'être né Pachtoun et Sunnite, fils d'un riche homme d'affaires. Il souffre de ne pas être tel que son père le voudrait et fait tout pour attirer son attention et son amour. Il grandit en compagnie de Hassan qui lui est né Hazara et Chiite. Dans une Afghanistan qui pratique pratiquement un système de caste, être un Hazara chiite c'est être considéré comme un moins que rien et être en butte aux préjugés. Voilà pourquoi Hassan est le serviteur d'Amir alors qu'ils ont été élevés ensemble et grandissent comme des frères. Voilà pourquoi Amir ne pourra jamais considérer son frère de lait comme son meilleur ami. Et pourtant, ils en partagent des jeux pendant les 12 premières années de leur vie dont les concours de Cerfs-volants où tous deux excellent à surpasser leurs concurrents ! C'est d'ailleurs à l'occasion d'un de ces fameux concours que Amir commet la pire des lâchetés envers Hassan, lâcheté qui va briser leur amitié et laisser Amir avec ses remords...

1981, les russes occupent l'Afghanistan et Amir et son père partent vivre en Californie parmi la communauté Afghane.

Août 2001, Amir reçoit un coup de fil qui lui dit qu'il a l'occasion de racheter sa faute et qu'il doit venir d'urgence au Pakistan. De là, il va partir pour un voyage éprouvant dans le Kabout des Talibans marcher sur les traces de son passé et peut-être finir par faire la paix avec lui-même...

J'essaie d'épurer au maximum mon résumé car ce serait dommage de vous dévoiler ce livre. C'est un roman qui se découvre, qui se déguste et qu'il faut lire ! Comme je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt ! C'est vraiment une histoire magnifique, terrible et prenante.

Le roman se découpe en 3 parties distinctes:
La vie des deux enfants dans les années 60 et 70. L'exil d'Amir et son père aux USA puis le retour d'Amir à Kaboul à l'été 2001. Chaque partie est

J'ai été emportée par l'histoire tragique de ces deux enfants que le malheur a frappé à un moment. J'ai été emportée par l'Histoire avec un grand H, l'invasion russe, lesTalibans dont on connaît maintenant la cruauté depuis 10 ans. Ensuite, j'ai été émue par le retour d'Amir sur les traces de son passé, retrouvant les rues de son enfance mais ô combien différentes !

On ne peut pas parler de ce livre et de Kaboul sans bien sûr évoquer son Histoire. Je ne savais pas grand-chose de l'Afghanistan avant qu'on en parle en 2001. Mais on peut supposer qu'on y vivait comme dans bien d'autres pays semblables, comme l 'Égypte ou l'Iran, avec ses riches et ses pauvres. Je trouve que l'auteur arrive superbement bien à retranscrire la vie à Kaboul en 70, les cinémas qui passaient des films étrangers, les marchés colorés, les difficultés (pour ne pas dire les exactions) rencontrées par ceux qui ne faisaient pas partie des Pachtoun pour la tribu ou des Sunnites pour la religion. L'Inde et son système de caste n'étant pas très loin, j'ai parfois eu l'impression de le retrouver  malheureusement dans le mode de vie afghan. Mais si on peut s'indigner de la façon dont étaient traités certains afghans sous la monarchie, que dire alors de l'horreur subie par ces pauvres gens quand les Talibans ont pris le pouvoir et qui ont imposé un islamisme intégriste issu du Wahhabisme saoudien !

On a tous en tête la destruction des bouddhas de Bamiyan au printemps 2001 et les femmes engrillagées sous des burkas, fantômes bleus n'ayant pas le droit à la parole. Dans le livre, il y a plusieurs scènes chocs (et choquantes) quand Amir retourne à Kaboul mais celle qui m'a le plus marquée c'est celle, plus anecdotique, de cette femme allant au marché un jour, s'indignant contre le marchand et s'adressant à lui "comme avant" et se faisant réprimander fortement par la police de moeurs parce qu'on ne s'adresse pas directement aux hommes. On s'aperçoit que les pauvres afghans ont basculé tout à coup dans l'archaïsme le plus dur. Depuis le renversement des Talibans, je ne sais plus du tout si les femmes sont encore obligées ou pas de se couvrir pour sortir ou si leur situation a changé.

Pour en revenir au roman, la partie historique, toute importante soit-elle, n'est qu'une toile de fond et c'est bien l'histoire d'Amir et d'Hassan qui est importante. Sans les non-dits et les secrets, les deux enfants auraient pu devenir plus proches et Amir aurait peut-être réagi différemment lors de ce terrible hiver de 1975. Hassan idôlatrait Amir qui le considérait comme son serviteur et qui voulait, lui, se faire remarquer de son père, indifférent. Toute la tragédie découle de là.

Pour moi les deux parties les plus intéressantes sont bien sûr l'enfance d'Amir et d'Hassan puis le retour d'Amir au Pakistan et en Afghanistan. Mais la partie où on suit sa vie aux USA est très bien aussi. Je l'ai trouvée plus mélancolique, avec le père qui décline et qui n'est plus le flamboyant homme d'affaires afghan qui recevait le tout Kaboul. J'ai beaucoup aimé cette immersion dans la communauté afghane aux USA et voir grandir et vieillir Amir.

La dernière partie sur le retour d'Amir dans son pays natal est des plus poignantes. Sans vouloir trop en dire, c'est celle qui amène le plus les larmes aux yeux et l'on vit avec Amir chacun de ses pas dans kaboul, chacune de ses rencontres, bonnes ou mauvaises.

Concernant les personnages, il y a bien sûr Amir le personnage principal et le narrateur. Il est sans concession envers lui et ses actes et on sent bien toute la détresse de cet enfant sans mère qui ne cherche qu'à plaire à son père et qui n'y arrive pas. Ainsi que sa jalousie envers Hassan qu'il considère comme un sous-fifre, pas forcément parce qu'il est Hazara mais parce que son père éprouve plus d'intérêt envers ce garçon. J'ai beaucoup aimé l'adulte qu'il devient même s'il est finalement toujours un peu en retrait par rapport aux événements ! Je ne sais pas très bien comment l'expliquer, mais on sent une distance entre lui et sa vie, sans doute à cause de la culpabilité qu'il éprouve pendant presque un demi-siècle. Il raconte sa vie mais sans avoir l'air de beaucoup s'y impliquer, même s'il aime sa femme, sa vie américaine. Mais c'est quand il retourne à Kaboul qu'il laisse enfin tomber le masque et ses émotions.

J'ai énormément aimé Hassan, ce jeune garçon a qui la vie n'a rien donné et qui est toujours joyeux, fidèle, amical et donnerait sa vie pour Amir et dont il ne doute pas un instant que ce soit réciproque même s'il sent la distance entre eux du fait de leurs conditions sociales respectives.

Quant aux autres personnages, certains sont touchants, attachants, comme Soraya l'épouse d'Amir, ou Rahim Khan, l'ami du père d'Amir, un homme bon qui comprend tout, d'autres moins comme le père mais comme il est vu à travers les yeux de son fils on peut penser que ce n'est pas une vision très objective ! :)

La plume (du moins sa traduction) de l'auteur est très belle, fluide. On se laisse porter par ses mots qui nous emportent dans Kaboul ou aux État-Unis, qui nous font frémir ou pleurer. J'ai trouvé ce livre très agréable à lire, très poignant parfois et la fin nous émeut profondément. C'est un livre dont la petite musique me reste en tête et que j'ai envie de relire si je peux.

En conclusion, un magnifique livre sur deux enfants pris dans les tourments de leurs conditions, sur la vie en Afghanistan et ce qu'est devenu ce pays et si vous voulez savoir quelle lâcheté Amir a pu commettre envers Hassan ou ce qu'ils sont tous devenus 25 ans après, lisez cette superbe histoire ! C'est un véritable coeur de coeur en ce qui me concerne et vous savez que je ne suis pas très "coup de coeur" ! :)

Note :



C'est donc une lecture commune que j'ai organisée et à laquelle participent Nanet, Léo Elfique, isa1977, Exxlibris, (A S K), Stellade, Céline031, Livrons-nous, Fleurdusoleil, ô pale étoile, Felina, Yogi, Eden-Space, Bambi_Slaughter, Achille49 et Korto.


Ce livre fait aussi partie du Big Challenge Livraddict 2011
5/12

Il compte aussi pour le Baby Challenge Drame
8/20

Et il est le H de mon challenge 26 livres - 26 auteurs
3/26

04 avril 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (24)

C'est lundi et c'est donc le rendez-vous sur nos lectures au cours de la semaine passée, aujourd'hui et la semaine à venir. C'est Galleane qui gère ce rendez-vous hebdo initialement proposé par Mallou.

- La semaine dernière, j'ai fini Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini. Vous aurez mon avis définitif demain mais j'ai adoré ! J'ai aussi commencé Le portail de la Sor'cière, tome 4 des Bannis et Proscrits de James Clemens.

- Aujourd'hui, je lis Le portail de la Sor'cière. Le livre fait 760 pages, j'en suis à un peu plus de la moitié.

- Cette semaine, je vais déjà finir Le portail de la Sor'cière, et je vais lire en VO, Darkfever (Fièvre Noire), tome 1 des Chroniques de Mackayla Lane de Karen Marie Moning, pour une lecture commune mi-avril. C'est classé bit-lit mais j'ai l'impression que c'est plus de l'urban fantasy.


Voilà, c'est tout pour cette semaine !

02 avril 2011

Les Vampires de Manhattan, tome 1 de Melissa de La Cruz

Titre original : Blue Bloods

Résumé :
À Manhattan, la jeunesse dorée de l'Upper East Side, emmenée par les jumeaux Jack et Mimi Force, fait la pluie et le beau temps. Schuyler Van Alen, issue d'une des plus vieilles familles de New York, se sent toujours en décalage par rapport à ses compagnons de classe du prestigieux lycée Duchesne. Alors qu'elle vient d'avoir 15 ans, sa vie change du tout au tout et elle s'aperçoit qu'elle n'est pas si différente d'eux alors qu'un mystérieux prédateur s'en prend aux jeunes de son entourage...

Mon avis :
Si les vampires de Twilight évoluaient parmi les jeunes gens riches et beaux de la série TV Gossip Girl, ça donnerait Les Vampires de Manhattan. Un livre à priori superficiel où le paraître, le pouvoir et l'argent régissent la vie de la jeunesse dorée de Manhattan mais qui finalement se révèle plutôt intéressant avec ses nouveaux codes vampiriques.

Depuis toujours, Schuyler Van Alen, issue d'une des plus vieilles familles New-yorkaises, fréquente le prestigieux lycée privé Duchesne où Mimi Force, la Queen B. des adolescentes de l'école édicte ses règles. Schuyler se sent depuis toujours en marge de ses congénères qui ne jurent que par les marques vestimentaires et les codes où dominent l'argent et elle passe la plupart de son temps avec son ami Oliver.

Alors qu'elle vient d'avoir 15 ans, elle remarque des changements sur son corps, des veines qui apparaissent bizarrement ainsi que des cauchemars et la sensation de se trouver ailleurs, parfois. Elle apprend alors qu'elle fait partie d'un peuple très ancien et très puissant dont tout son entourage fait également partie. Elle n'a pas le temps de digérer la nouvelle que sa communauté doit faire face à un prédateur qui s'en prend aux jeunes de son espèce...

Cela faisait presque un an et demi que ce livre VO traînait dans ma Pal sans que je n'ai jamais pris le temps de le lire. Mais grâce au baby challenge bit-lit de Livraddict et la lecture commune organisée dessus, j'ai pu enfin découvrir ces fameux vampires de Manhattan.

Je dois le dire tout de suite, j'ai bien cru que j'allais plusieurs fois jeter le livre par la fenêtre pendant la première moitié de ma lecture ! Je veux bien croire qu'on soit dans un univers à la Gossip Girl mais l'auteur prend un malin plaisir à présenter ses personnages par leurs tenues vestimentaires et surtout par les marques qu'ils arborent que ce soit les vêtements, les montres, les chaussures ou les sacs ! J'avais les dents qui grinçaient constamment dès l'arrivée d'un nouveau perso car je dois le reconnaître, les marques et moi, ça fait 12 000 ! Qu'est-ce que ça m'a énervée ! Je me suis dit que je n'allais pas pouvoir continuer.

Cependant, l'histoire était intrigante et intéressante. Car sous couvert des codes propres à la littérature jeune adulte où la jeune ado découvre que son corps change, et où elle tombe amoureuse du  bô mec qui passe et j'en passe, la réinterprétation du monde des vampires par Melissa de  la Cruz est tout à fait originale. J'ai beaucoup aimé qu'elle mêlent des mythes religieux à ceux des vampires en  en faisant des créatures tout à fait intrigantes.

Sous le bling-bling et le côté société secrète américaine, le passé de ces vampires m'intéresse bien, ainsi que leur futur et ce qui attend le lecteur dans les tomes suivants. J'ai aussi envie d'en savoir davantage sur Schuyler qui est, en plus, différente des autres.

J'ai aussi beaucoup aimé tout ce qui était historique et, en particulier, les extraits de journaux de Catherine Carver qui arrive sur le Mayflower et nous parle d'une colonie disparue (celle de Roenoke qui a vraiment existé et vraiment disparue mystérieusement).

Au rayon des choses qui m'ont déplu, je l'ai déjà dit, c'est cet étalage de marques, le fait que l'auteur nous décrive une société, certes millénaire, mais qui reste dans le paraître et le futile et également que finalement tout reste assez superficiel dans ce tome. Et c'est vraiment un tome 1. Pas une histoire qui pourrait se conclure comme ça si l'envie nous prenait d'arrêter là. Du coup, on n'a pas le temps de faire vraiment connaissance avec les personnages, même si on a bien le temps de détester Mimi Force, je vous l'accorde ! ;) Mais le reste n'est qu'effleuré et c'est dommage. Bref, on reste sur notre faim en refermant ce premier opus. Surtout que si le roman met longtemps à démarrer (on fait connaissance avec tout le monde pendant une bonne moitié), la conclusion est très rapide. Du coup, on n'a pas le temps de vraiment apprécier les moments passés avec les personnages et leurs secrets. Mais, finalement, c'est machiavélique parce qu'au bout du compte on a envie de lire la suite ! ;)

Côté personnages, j'ai bien aimé Schuyler (Theodora dans la VF, au cas où vous vous demanderiez "mais qui est cette Schuyler dont elle nous parle depuis le début ???"). Semblable à ses congénères d'autres romans YA (15-16 ans, un peu en marge, se comportant comme une adulte) je la trouve moins idiote que la moyenne, même s'il suffit que Jack Force lui adresse la parole pour qu'elle devienne une vraie bécasse énamourée ! En tout cas, son personnage a du potentiel, et est intéressant et j'ai envie d'en découvrir plus sur elle et sa famille.

Un personnage qui m'a beaucoup plu c'est Bliss, une des "Blue Bloods". Je ne sais pas, il y a quelque chose qui passe bien avec elle, je la trouve presque plus intéressante que Schuyler.

J'ai bien aimé Oliver, le meilleur ami de Schuyler, j'aime bien le tandem qu'il forme avec elle.

Concernant les autres persos, les ados Jack et Mimi ou les adultes, je n'ai pas grand chose à en dire.  Ils sont très stéréotypés. Je sais que c'est intentionnel mais c'est pénible. Jack a du potentiel en tant que personnage intéressant mais pour le moment c'est trop un fils à papa et un frère à soeur pour que je l'aime vraiment.

Le style de l'auteur est simple, pas compliqué à lire, sauf qu'elle abuse de mots ou de phrases composés avec des tirets et qu'il faut parfois tirer sur le fil de l'écheveau  pour comprendre ! Et puis, bon, son abus des marques casse le rythme de lecture.

Petite mention spéciale pour la couverture de mon édition VO qui est très belle (à mon avis et en tout cas plus que la version française) avec les crocs dans le cou de la fille qui sont en relief.

En conclusion, un premier tome intéressant et une série prometteuse mais plombé par l'abus de l'usage de marques et de personnages stéréotypés. Ceci dit, j'ai envie de connaître la suite surtout que j'ai les deux tomes suivants dans ma Pal. Et si vous voulez savoir d'où descendent les Blue Bloods et en quoi Schuyler est différente de ses congénères, lisez ce tome 1 !

Note :



Lu en version originale.

C'est donc une lecture commune organisée par Galleane avec Karline, Elodesign, Eden1487, Mycoton, Thechouille, Platinegirl, Well read kid, Mimipouss, Aidoku, Juna62, Nastasia, Mabiblio, Sakina, Melisende, Perdre une plume, Nane42, Korto, Sofynet, Reveline, Everbook, LaetiChOùuxx, Flof13 et Basset.

Ce livre fait aussi partie du Baby Challenge bit-lit Livraddict
12/20
Ce qui m'assure déjà une médaille de bronze !

Et il fait partie de mon tout nouveau Challenge Fang's addict !
1/

01 avril 2011

Le cas Jack Spark, saison 3 - Hiver Nucléaire de Victor Dixen

Résumé :
Les Xénotrons ont envahi la terre créant une atmosphère apocalyptique et un hiver perpétuel. La résistance s'organise et Jack Spark et ses amis vont chacun avoir un rôle à y jouer. Mais l'ennemi ne vient pas seulement du ciel, le mal vient également des exorcistes emmenés par le Padre Da Silva qui ne reculera devant rien pour arriver à ses fins et qui désire détruire Jack par tous les moyens...




Mon avis :
Attention spoilers sur les précédents tomes !

L'été dernier, grâce à un partenariat entre les Éditions Jean-Claude Gawsewitch et Livraddict, j'avais découvert Jack Spark, ce drôle de garçon aux cheveux bleus et ses amis qui nous emmenaient dans des aventures palpitantes lors de deux tomes trépidants. J'ai donc été très heureuse quand Jess m'a proposé ce partenariat sur le 3e tome et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé le monde très particulier des fés de Victor Dixen.

À la fin du tome 2, nous avions laissé tous les protagonistes dans des situations critiques ou du moins dangereuses alors que les Xenotrons allaient envahir la Terre.

Nous retrouvons donc les protagonistes de l'histoire quelques semaines plus tard alors qu'une nuit polaire recouvre la Terre. Les Xenotrons se sont rendus maître des lieux et font des hommes des Nécrosés (des morts-vivants) ou des Boursouflés (hommes infectés par les spores des Xénotrons et qui gonflent et deviennent de redoutables machines de guerre). Le groupe de jeunes humains et de Fés est éclaté mais tous ont réussi à survivre et vont finir par se rejoindre à Paris où la résistance se met en place et est menée par Jack Spark.
Pendant ce temps, les exorcistes menés par le terrible Padre Da Silva organise également la contre-offensive non seulement contre les Xénotrons mais également contre les Fés. Au milieu de tout ça, Sinead, la belle rousse dont Jack est amoureux qui est a été infectée par Vlad, le fé vampire... Jack arrivera-t-il a sauver l'humanité du sort qui l'attend, à terrasser le maléfique Padre Da Silva et à récupérer son cher amour..?

Je dois dire que c'est assez difficile de faire un résumé court et cohérent sur ce tome 3 qui est dense, épais et où il se passe toujours quelque chose ! Deux choses caractérisent Hiver Nucléaire : Sa noirceur et l'action.

Voilà un roman très sombre, angoissant, à tel point que je me suis demandé si c'était vraiment un livre jeunesse ! :) Les forces du mal sont tellement puissantes ou présentes qu'on se demande vraiment comment une poignée de rebelles, même Fés, peut en venir à bout ! C'est donc parfois terriblement noir et pessimiste et je ne le conseillerais pas aux jeunes ados sensibles ! Mais il ne faut pas que ça arrête tous les autres, ceux qui adorent ce genre d'histoire où l'on croit que tout est perdu pendant presque tout le livre ! Parce que sous la noirceur, il y a quand même l'amitié, l'amour, même malmenés et l'espoir.

Et je parlais d'action et de l'action, il y en a à revendre ! Il se passe toujours quelque chose dans ce roman et il est sans temps mort ! Pas le temps de s'ennuyer ou, pour nos héros, de se poser. On est sans arrêt tenu en haleine, nous demandant comment ils vont se sortir des pièges qui se referment sur eux ou s'ils vont s'en sortir, tout bonnement !

Dans ma chronique du premier tome, j'avais dit qu'il tirait sur du Stephen King, dans celle du 2e que c'était véritablement un livre de science-fiction et ce troisième est un mélange des deux, de la science-fiction apocalyptique comme King l'a fait avec Fléau ou Cellulaire.

J'ai particulièrement aimé les scènes qui se passent dans une petite école perdue dans la lande irlandaise, avec Fox, ce voyou qui découvre la bonté et le dévouement grâce à Miss Murphy et ses petits élèves.

La religion tient un rôle important dans ce livre puisque les héritiers de l'Inquisition font tout pour se rendre maîtres de la situation et veulent instaurer une suprématie chrétienne, considérant les Fées comme des ennemis. On se rend compte à quel point les extrémismes sont dangereux...

J'ai aimé retrouver le Jack du tome 1, l'ami fidèle, l'amoureux, le héros. Dans le deux, il était moins sympathique, plus tourné vers le "dark side" et, même si c'était un peu un passage obligé pour accepter sa condition, ça me faisait mal au coeur de le voir si froid. Là, il a tout pour plaire ! :)

J'ai beaucoup aimé les autres amis, avec une mention particulière pour Josh que j'ai beaucoup apprécié. Quant à la belle Sinead, son parcours n'est pas semé de roses et ses retrouvailles avec Jack passeront par de nombreuses épreuves... Je pourrais aussi vous parler de Kasandra, de Ti-Jean, de Mary-Ashley également mais, je ne veux pas trop dévoiler ce qui fait le coeur de ce livre, ses personnages attachants et plein de bravoure.

Quant au méchant, le Père da Silva, il est vraiment une caricature du méchant mégalo, ancré dans ses convictions. Il est sans nuance.

J'ai particulièrement aimé le style de Victor Dixen dans ce troisième roman. Il reste jeunesse avec ses onomatopées, genre Vraoummm ou Gizzz :)) qui parsèment les différents chapitres et font respirer le lecteur, mais je trouve que le niveau est plus élevé que dans la plupart des autres livres jeunesse. Tout au long du livre, il y a une réflexion philosophique, morale, un vocabulaire plutôt haut de gamme qui en font un roman ado très particulier. J'aime que l'auteur s'adresse à son lectorat comme à des (jeunes) adultes et non pas comme à des bébés qui ne pourraient pas comprendre le sens de la vie, du choix, de la mort. C'est ce qui me plaît ici.

Je dois dire aussi que j'ai beaucoup aimé le fait que ce livre se lise très rapidement. Il est très épais, 650 pages et pourtant il se lit très vite. On est tellement pris par l'histoire qu'on tourne les pages sans s'en rendre compte. À la fin du livre, il y a une encyclopédie sparkienne, reprenant les termes propres à l'univers de Jack Spark et j'ai trouvé cela très bien.

En revanche, je pensais que c'était une quadrilogie (avec les 4 saisons) et apparemment, Victor Dixen a choisi d'en faire une trilogie et d'en terminer avec Jack Spark sur cet Hiver Nucléaire. À moins qu'il ne se passe quelque chose qui justifie une saison printanière ! Je peux toujours espérer ! :)

En conclusion, un 3e tome qui conclut la saga Sparkienne de bien belle façon et qui, malgré sa noirceur, vous enchantera en vous emmenant sur les traces de Jack et ses amis sans temps mort. Et si vous voulez savoir comment Jack arrivera à sauver la belle Sinead et s'il arrivera à sauver le monde des Xénotrons et du maléfique Da Silva, lisez ce tome !

Et je remercie vivement les Éditions Jean-Claude Gawsewitch et Livraddict pour ce partenarait particulièrement réjouissant !

Note :