11 février 2010

Où sont passés les Morgan ? de Mark Lawrence

Titre original : Did you hear about the Morgans?
avec Hugh Grant, Sarah Jessica Parker, Mary Steenburgen.

Résumé :
Paul et Meryl Morgan, couple séparé au bord du divorce, sont contraints d'entrer dans le programme de protection des témoins après avoir assisté au meurtre d'un client de Meryl (elle est décoratrice d'intérieur). Ils vont donc devoir quitter New York pour un bled perdu du Midwest et vivre 24h/24 ensemble dans la maison du shérif local...

Mon avis :
J'avais tellement peur que ce film soit nul que finalement j'ai bien aimé ! Bon, ce n'est évidemment pas le sujet le plus original de l'année ! Des comédies romantiques, où des gens qui se détestent sont sortis de leur environnement naturel, New York bien souvent, pour se retrouver dans un coin perdu, sont forcés de cohabiter et finissent par s'apprécier et tombent amoureux en un clin d'oeil, il y a en pléthore ! Le dernier en date (avant Les Morgan) étant la proposition avec Sandra Bullock.

Mais mon côté fleur bleue marche à chaque fois ! Je suis très bon public pour ce genre de mièvreries, surtout s'il y a un beau mec dans l'histoire ! ^^ Surtout s'il s'appelle Hugh Grant ! :)

L'histoire raconte donc les déboires d'un couple au bord du divorce. Paul a fait une bêtise, Meryl veut se séparer, Paul non. Un soir où Paul essaie de recoller les morceaux, ils assistent tous deux à un meurtre. Le tueur les ayant vus et ayant échappé à une tentative d'assassinat, voici notre couple obligé d'entrer dans le programme de protection des témoins, le temps que le tueur soit attrapé. Ils passent donc de la très urbaine New York à la très rurale Ray, Wyoming, un trou perdu au milieu de nulle part. Ils vont être logés chez le shérif du coin, un homme taciturne et sa femme qui affectionne plus les armes à feu que les bijoux.

La cohabitation ne va pas se passer sans mal, entre les deux futurs ex-époux tout d'abord, puis les Morgan et les Wheeler (M. et Mme shérif), et enfin entre les Morgan et les gens du cru. Petit à petit, loin de leurs repères, les Morgan vont se rapprocher, et, comme on est dans une comédie romantique, au bout de 3 jours, on aura l'impression qu'ils ont toujours vécu à Ray !

Comme toujours quand on sort des gens de leur environnement, nous avons droit à notre lot de scènes "décalées" : Les Morgan faisant leur jogging dans la campagne comme dans Central Park, les  Morgan face à un grizzly, ou Meryl demandant quelle vache produit du lait écrémé en voyant le shérif traire les vaches :). J'avoue que les scènes avec le grizzly ou les vaches m'ont fait rigoler.

En ce qui concerne les acteurs et leurs personnages, Hugh Grant n'est pas très différent de ses rôles précédents et nous refait le coup du flegme britannique et de la répartie qui sonne bien mais, bien sûr, malgré ses cinquante ans, ça marche toujours :), tandis que Sarah Jessica Parker est sympa dans le rôle de Méryl , la New-Yorkaise déracinée (En revanche, elle a le visage un peu bizarre : Botox ? L'âge ?). L'adorable Mary Steenburgen est très bien dans le rôle de la Sarah Palin locale (pour les armes à feu, pas pour le look, je vous rassure) et Sam Elliott campe le shérif ronchon avec beaucoup de conviction !

En conclusion, ce n'est pas la comédie de l'année mais ça reste un bon divertissement si on veut se détendre et oublier que, dehors, il fait froid !
Alors pour savoir où sont les Morgan, s'ils se remettront ensemble ou s'ils seront massacrés dans d'horribles souffrances par le tueur à leurs trousses ou un grizzly, allez voir le film !

Note : 



Vu en version originale.

09 février 2010

La Princesse et la grenouille de John Musker et Ron Clements

Titre original : The Princess and the Frog.

Résumé :
Dans les années 20, à la Nouvelle-Orléans, Tiana est une jeune serveuse noire qui rêve d'ouvrir son propre restaurant. Pour cela, elle travaille deux fois plus. Sa rencontre avec un jeune prince charmeur et fainéant mais transformé en grenouille par un sorcier vaudou vont l'entraîner dans de folles aventures...



Mon avis :
Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas allée voir un Disney au cinéma ! Il faut dire que je n'ai plus beaucoup d'alibis car a) je ne suis plus une enfant, b) mes kids sont de grands ados et c) je n'ai pas encore de petits-enfants ! :) Cela ne nous empêche pas, les enfants et moi, d'aller voir certains dessins animés au ciné comme L'Âge de glace et autres. Pour ce qui est des derniers Disney, j'ai quand même vu Ratatouille et Wall-E en DVD. Quand nous avons vu la bande-annonce de La Princesse, Jeanne (ma grande de presque 16 ans) et moi avons eu envie d'aller voir le film au cinéma...

L'histoire est donc celle de Tiana qui vit dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans (mon regret est de ne pas avoir vu le film en version originale car on doit sûrement avoir droit à du créole). Son rêve est, depuis toujours, d'ouvrir un restaurant chic dans le quartier. Mais, quand on est une jeune fille noire et pauvre dans l'Amérique des années 20, rien n'est vraiment facile...

Excellente cuisinière, elle est invitée par Charlotte, une riche héritière, à préparer des pâtisseries pour une soirée donnée en l'honneur du prince de Maldonia, Naveen, qu'elle souhaite épouser. Ces projets sont contrecarrés par le maléfique Dr Facilier qui transforme le prince en grenouille et transforme Lawrence, le valet du prince en Naveen afin de mettre la main sur la fortune du père de Charlotte si Lawrence arrive à épouser Charlotte (vous suivez ?). Par un concours de circonstances, Tiana se retrouve à embrasser Naveen la grenouille et malheureusement, celle-ci ne se retrouve pas en prince mais voilà notre Tiana devenue grenouille.

Poursuivis par les sbires de l'au-delà du Dr Facilier, ils s''échappent dans le bayou et une course contre la montre s'engage afin qu'ils retrouvent leur apparence d'origine. Pendant leur périple, ils vont rencontrer une luciole cajun, un alligator qui joue de la trompette (et nommé Louis, comme Armstrong) et une sorcière vaudou, Mama Odie.

Je dois dire que ce dessin animé est vraiment ravissant ! Et qu'on ne s'y ennuie pas une seconde. Ça chante, ça danse, ça virevolte et, comme dans tout bon conte de fée qui se respecte, ça finit bien ! :) Il n'est pas non plus très original puisqu'il emprunte aussi à Bernard et Bianca pour le bayou, à Aladdin (mon préféré), pour l'humour et Jeanne a trouvé que certaines chansons ressemblaient à Hercule. Mais tout ça est balayé par la bonne humeur qui émaille le film et la beauté de certaines scènes, notamment des scènes de danse dans le Bayou.

Tiana est un personnage fort sympathique, dynamique et enjouée et qui croit en ses rêves. Elle ne perd jamais espoir, quelle soit en humaine ou en grenouille. Elle secoue Naveen qui a tendance à se laisser aller et sortira tout le monde de la mouise. Une véritable héroïne !

Naveen, lui, est un prince de pacotille, qui aime l'argent, les filles, jouer du banjo et la vie facile ! Je dois dire que je n'ai pas vraiment apprécié ce prince et, franchement, je me demande bien ce qu'a pu lui trouver Tiana. Bon d'aaaccord, il change du tout au tout, le temps d'une balade dans le bayou et d'un cours de cuisine et devient le gentil garçon dont toute bonne héroïne de dessin animé rêve mais je ne l'aime pas quand même ! Il n'y a vraiment que dans les contes de fée et les comédies romantiques que les gens changent si rapidement et durablement :! :) Dans la vraie vie, Naveen redeviendrait en quelques semaines, le dragueur fainéant qu'il était au début ! Mais bon, on ne veut pas déprimer nos chères têtes blondes, n'est-ce pas ? ;)

J'ai juste regretté que les deux personnages ne restent pas grenouilles (ce n'est pas un spoiler que de le dire, on sait bien que les Disney finissent bien !) . Je les trouvais très mignons et plus intéressants en batraciens.

Quant au grand méchant, le Dr Facilier, il est vraiment bien, dans la lignée de Jafar ou d'Hadès. Je trouve les scènes où il invoque les esprits de l'au-delà un peu effrayantes pour des petits mais la peur est un peu le propre des contes de fée.

Louis et Ray (l'alligator et la luciole) sont les personnages secondaires dont se dote tout bon Disney qui se respecte et apportent la touche d'humour et d'émotion nécessaire à l'histoire.

Charlotte, la jeune fille riche, est très bien représentée. Une gouaille pas possible, un brin vulgaire comme peuvent l'être les filles dont le père est un magnat de l'industrie parvenu mais avec un coeur d'or.

En conclusion, si vous voulez retrouver votre âme d'enfant, allez voir ce dessin animé !

Note : 



Vu en version française.

07 février 2010

In the Air de Jason Reitman

Titre original : Up In the Air.
Avec : George Clooney, Anna Kendrick, Vera Farmiga, Jason Bateman.

Résumé
Ryan Bingham est un spécialiste du licenciement qui passe sa vie dans les hôtels et les aéroports. il fuit tout engagement et ne voit plus sa famille. Sa rencontre avec deux femmes va le ramener un peu sur terre.
Vu en version originale sous-titrée.


Mon avis :
In the Air est une comédie douce-amère que j'ai beaucoup aimée, même si elle est parfois un peu convenue surtout dans sa deuxième partie.

Clooney est très bien dans le rôle de Ryan Bingham qui lui va comme un gant. Très Mr "Nespresso what else", le costume impeccable, l'oeil charmeur, il est donc un "job-killer"dont la société est appelée par des entreprises pour faire le sale boulot à leur place : licencier leurs employés. Et, grâce à la crise, comme le fait cyniquement remarquer son boss (joué par Jason Bateman), la société ne manque pas de travail.

À mes yeux, sa vie est assez triste, voire pathétique : il passe plus de 300 jours hors de chez lui (un studio informel et sans âme), vit dans les aéroports et les hôtels, a une valisette pour tout bagage, connait à peine l'une de ses soeurs et collectionne les cartes de fidélité en tout genre. Son but ultime : gagner assez de miles American Airlines qui lui permettront d'atteindre les 10 millions de miles et devenir ainsi le 8e passager  au monde à entrer en possession de LA carte de fidélité en graphite (qui n'existe pas, je me suis renseignée ! :)) qui fera de lui un client privilégié de la compagnie aérienne. Lui adore sa vie et ne souhaite pas en changer. Pourtant, l'arrivée d'une jeune diplômée un peu arriviste, Nataly Keener, dans la société, risque de tout remettre en question.

Nataly Keener est très bien jouée par Anna Kendrick (nommée à l'Oscar pour ce rôle) qui joue Jessica dans la saga Twilight. Je dois dire que j'ai bien plus apprécié Kendrick ici, sans doute parce qu'elle a un rôle plus conséquent et plus mature.

Donc, comme c'est la crise, Nataly préconise de passer au licenciement par vidéo-conférence, ce qui réduira les coûts puisque les agents ne voyageront plus. Ce qui n'est pas du goût de Bingham qui se voit mal rester à Omaha, Nebraska pour le restant de ses jours. Il va donc s'employer à lui démontrer qu'elle a tort et pour cela (poussé par le boss, il faut dire), il va l'emmener dans sa tournée. Au cours de leur périple, ils vont apprendre à se connaître, développer une sorte d'amitié et chacun va plus ou moins se rendre compte que sa vie n'est pas si idyllique que ça. Nataly va s'apercevoir que le licenciement n'est pas que de la théorie et des grandes idées et Ryan que la vie ne se résume peut-être pas aux avions et hôtels.

Il faut dire que peu de temps auparavant, il a rencontré une belle jeune femme, Alex. Alex, comme Bingham, voyage sans arrêt, est belle et sexy et l'entente entre eux deux est immédiate et complice si bien que Ryan se demande si elle ne serait pas "The One", celle qui qui il serait prêt à abandonner sa vie de nomade...

J'aime beaucoup Vera Fermiga dans ce film, elle est très bien dans ce rôle de femme qui est apparemment le pendant féminin de Ryan Bigham. J'ai beaucoup aimé l'interaction entre les deux personnages, la façon ludique dont ils sont traités au début. J'ai aimé, par exemple, quand ils comparent leurs cartes de fidélité ou quand ils essaient de faire coïncider leurs agendas respectifs. On voit que le relation n'est que du fun et c'est très bien comme ça.

J'aurais préféré que ça reste comme ça, qu'Alex soit  vraiment cette femme libre et indépendante et sans vouloir dévoiler la fin, je regrette que le développement de leur histoire soit finalement banal et convenu. 

C'est ce qui m'a déçu dans le film ainsi que le côté un peu plan-plan des scènes de Bigham avec sa famille.
Jason Reitman a abandonné le ton cynique du début de son film pour en faire un éloge sur les valeurs familales. Dommage.

Quoi qu'il en soit, In the Air reste un très bon film, que j'ai beaucoup apprécié malgré ses défauts mineurs et que je recommande sans problème.

Et pour savoir si Ryan Bingham gagne la carte en graphite, allez voir le film ! :)

Note : 



Vu en version originale sous-titrée.

03 février 2010

Challenge Stephen King

Hé oui, j'ai encore succombé à l'appel d'un challenge ! 

Il s'agit du Challenge Stephen King organisé par Neph (dont vous pouvez admirer le logo ci-dessus !). Le challenge consiste à lire un roman de Stephen King et à regarder un film tiré d'un roman de l'auteur. À faire avant le 1er février 2011, ce qui laisse largement le temps d'accomplir ce challenge !

J'aimais beaucoup Stephen King à une époque et avait lu presque tous ses romans écrits avant 1990. À la lecture de Jessie puis de Dolores Clairbone, je ne suis lassée et n'ai plus repris un S.King depuis ! Ce challenge est l'occasion de m'y remettre. Je ne suis pas encore vraiment décidée sur le titre mais je pense lire Cellulaire ou Dreamcatcher.

Côté film, j'ai Shining, La ligne verte et Christine en DVD.J'aime beaucoup les trois avec une préférence pour la Ligne Verte. N'ayant pas revu Christine depuis au moins deux décennies, je pense que c'est celui que je verrai dans la cadre du challenge !
 
À bientôt pour la suite du challenge !

84, Charing Cross Road d'Hélène Hanff

Résumé :
Pendant vingt ans, de 1949 à 1969, Hélène Hanff, écrivain et scénariste américaine fauchée va entretenir une relation épistolaire avec un libraire de Londres, Frank Doel, ainsi qu'avec d'autres employés de la librairie. Tout d'abord basée sur la recherche de livres anciens, cette relation débouchera sur une amitié par-delà l'océan.




Mon avis :
Voilà un roman vraiment charmant et délicieux ! Jusqu'à il y a peu, je n'avais jamais lu de romans épistolaires et la lecture du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates m'a donné envie de lire 84, Charing Street Road. Ma participation au Challenge Livraddict 2010 m'en donne l'occasion puisqu'il fait partie de la liste.

Je ne savais pas, avant de lire le livre, que c'était une histoire vraie. Ça ne donne que plus de sel à l'histoire. Dans ce court roman (146 pages sans la postface), nous assistons donc aux échanges entre Helene Hanff, auteur new-yorkaise fauchée et Frank Doel, employé de la librairie située 84, Charing Cross Road, à Londres. Ce qui commence comme une simple demande de livres anciens va déboucher sur 20 ans d'échanges au milieu desquels interviendront d'autres employés de la librairie, la femme de Frank et une voisine.

À côté des lettres écrites par Helene et Frank ce sont des tranches de vie et toute l'Histoire de cette époque qui défilent devant nos yeux. Ce qu'est la vie d'une écrivain à New York, qui vit dans un petit appartement insalubre, qui doit écrire des scénarios pour pouvoir vivre et qui ne se départit jamais d'un certain humour et d'une joie de vivre avec parfois une ironie un peu douce-amère. On sent bien que sa vie ne doit pas être toujours facile ! Et pourtant, Helene n'arrête jamais d'acheter les livres si chers à son coeur et à se mettre en quatre pour envoyer des vivres à ses amis anglais.

De l'autre côté de l'Atlantique, les ravages de la guerre se feront sentir longtemps et les anglais seront soumis au rationnement pendant de longues années. Helene fera tout pour améliorer le quotidien de ses amis, pas seulement les Doel mais tous ceux qui essaient de lui trouver les livres qu'elle désire. J'avoue m'être posé beaucoup de questions sur les victuailles qu'elle envoyait ! Je n'arrive pas à imaginer ce que sont des oeufs en poudre et l'utilité qu'on peut en avoir ! De même, quel est le conditionnement de la viande qu'elle envoie afin qu'elle ne soit pas avariée au bout de 15  jours de voyage ? J'ai pensé qu'elle envoyait peut-être de la viande en conserve comme du corned-beef, de la nourriture que nous ne mangeons guère en France.. En tout cas, de nos jours ! ^^

Contrairement au Cercle Littéraire..., le style des différentes lettres est bien visible ! Helene est bien une américaine, elle est beaucoup plus expansive et libre dans sa prose que Frank qui reste un anglais plein de componction, même  20 après !
Dès les premières lettres, elle ne s'embarrasse pas de fioritures ! La première lettre (datée du 5 octobre 1949) commence par "Messieurs :" sans rien d'autre et finit par "sentiments distingués" en précisant bien qu'elle est une demoiselle ! Pas de "Veuillez recevoir, etc...", contrairement à Frank Doel qui, lui, fait une lettre dans les règles de l'art ! Dès la deuxième lettre, elle abandonne "sentiments distingués" pour "bien à vous" et à la 3e, elle l'engueule comme du poisson pourri ! :)

Je dois avouer que j'ai été parfois un peu outrée par la façon dont elle s'adressait à Doel quand il n'avait pas ce qu'elle cherchait ou qu'il s'était trompé  (et où on s'aperçoit alors que l'engueulade en lettres majuscules n'a pas attendu Internet pour s'imposer ! ;) ) alors qu'il se met en quatre pour la satisfaire ! J'ai trouvé qu'elle exagérait un peu alors que lui, restera toujours poli, avec une pointe d'ironie parfois !

Au bout d'un an, Helene abandonnera les formules de politesse et ,en 1958, elle passe carrément au "Salut, Frankie" ;) ! Frank attendra 1952 pour écrire "Cher Helene" et encore quelques mois pour utiliser une formule de politesse moins guindée. Il faut dire qu'entre-temps, Nora, la femme de Frank, a entamé elle aussi une correspondance avec Helene, c'est peut-être pour cela que Frank se permet quelques libertés ! ^^
En revanche, je veux revenir sur un point évoqué dans la 4e de couverture qui dit que leur relation sera presque de l'amour. Je n'ai absolument pas ressenti cela, même si Nora avoue avoir été un peu jalouse de la relation qu'ils avaient. De l'amitié oui, de l'amour non.

Du côté des autres correspondants, le style sera moins guindé quand il s'agira de jeunes filles anglaises ou simple et sans chichis concernant Nora et Mary, la voisine.

La fin est triste et m'a fait verser quelques larmes ainsi que la postface qui nous apprend que 84, Charing Cross Road a connu un grand succès et a permis à Helene Hanff de pouvoir enfin se payer ce fameux voyage en Angleterre !
Malheureusement, ensuite, elle est morte en 1997 à l'âge de 80 ans, dans une maison de retraite et sans le sous, ses droits d'auteur lui payant tout juste de quoi vivre.

Deux anecdotes qui m'ont fait ressentir une bouffée de nostalgie : 
À un moment, elle dit écrire des scénarios tirés des Aventures d'Ellery Queen. J'ai eu une période où je lisais les romans policiers mettant en scène le détective Ellery Queen et j'aimais beaucoup.

Dans le livre, elle envoie des bas nylon aux filles et à la femme de Frank Doel et on sent bien que c'est un beau cadeau. En effet, les bas nylon étaient presque une denrée de luxe à cette époque et j'avais lu il y a longtemps que la plupart des femmes, jusque dans les années 60 quand le collant est devenu commun, se passaient les jambes au thé pour faire croire qu'elles portaient des bas ! Ma mère m'avait confirmé l'avoir fait....

Deux passages m'ont bien plu :
Quand l'amie d'Helene lui décrit la librairie page 49 : "C'est la plus ravissante des vieilles boutiques, sortie tout droit de Dixkens, tu en serais folle". Je vous invite à lire la suite dans le livre ! :)

Et, page 73, quand les descendants de William T. Gordon ont vendu sa bibliothèque : "Bon sang, j'aurais voulu courir pieds nus à travers LEUR bibliothèque avant qu'ils la vendent !" On sent que pour elle ça doit être comme marcher pieds nus dans l'herbe !

En conclusion, un livre trop court mais tellement savoureux ! Je vais d'ailleurs lire son autre livre "La duchesse de Bloomsbury" qui relate son voyage en Angleterre.

Note : 

1/12

02 février 2010

Chasseuse de la nuit : Halfway to the Grave & One Foot in the Grave

Résumé :
Catherine Crawfield, dite Cat, est une hybride, fruit du viol d'un vampire sur une humaine.
Toute sa vie, sa mère lui a répété que les vampires étaient des démons et elle a appris à détester cette partie d'elle-même. Le jour où elle rencontre Bones, un vampire chasseur de primes, toutes ses certitudes vont voler en éclats. Elle va commencer par haïr Bones pour finalement l'aimer et peut-être mieux s'accepter...

Mon avis :

À chaque fois que je commence une saga Bit-Lit, je me demande si je vais accrocher et en quoi cette nouvelle héroïne va se démarquer des autres. Il faut dire que, dans le genre, la concurrence est rude. Nous avons déjà Anita Blake, l"héroïne imaginée par Laurell K. Hamilton et un peu la grande soeur de toutes, puisque créée il y a déjà 17 ans, Mercy Thompson, notre petite chouchou à toutes et créée par Patricia Briggs, Sookie Stackhouse, la télépathe de Bon Temps, Louisiane, imaginée par Charlaine Harris, Jaz Parks, l'assassin de la CIA de Jenifer Rardin, Kate Daniels qui est davantage une héroïne de Fantasy et qui est l'oeuvre d'Ilona Andrews, plus celles que je ne connais pas encore comme Riley Jenson de Keri Arthur ou Georgina Kincaid de Richelle Read.
Alors allais-je être conquise par Cat Crawfield ? Après avoir lu les deux premiers tomes, je dirais oui... et non ! Il y a deux tomes, voilà pourquoi mon avis est partagé ! ;)

Tome 1 : Halfway to the Grave, paru en français aux Éditions Milady sous le titre "Au bord de la tombe".

Ce tome 1 nous permet de faire connaissance avec Cat, une jeune femme de 22 ans dont la principale occupation est de tuer les vampires en les aguichant et les attirant pour mieux les tuer. Cat a un avantage par rapport aux humains, elle est de sang-mêlé vampire, ce qui lui donne plus de force et les vampires l'approchent sans méfiance puisque son coeur bat...
Toute sa vie, elle a eu la haine des vampires puisque sa mère lui a toujours répété qu'elle était le fruit de son viol par un démon. De plus, elle vit dans un bourgade assez obtuse et avec des grands-parents qui la considèrent comme une moins que rien.

Quand le hasard la met en présence de Bones, son premier réflexe est bien sûr de le tuer ! Mais bon, on est dans un livre de Bit-Lit, la haine ne dure pas bien longtemps et cède sa place à l'amour ! Hé hé !
Bones (qui d'après la description me fait penser au Spike de Buffy), est un Maître vampire de 240 ans, chasseur de primes, anglais, sexy, bref qui a tout pour lui ! 

Ce premier tome suit l'acceptation par Cat de sa condition particulière et son amour pour Bones assorti d'une intrigue sur la disparition de jeunes filles.
Ce tome est follement sympathique, punchy, sexy et se lit vraiment facilement et avec plaisir.
Les points négatifs sont quand Cat s'habille et se comporte en "pute" pour attirer les vampires et le ton parfois cru, surtout quand c'est Bones qui s'exprime. Mais bon, ce ne sont que des désagréments mineurs.
Les personnages sont donc Cat et Bones ainsi que Justinia, la mère de Cat, haïssant les vampires sans discernement ce qui donne lieu à des situations et des dialogues très marrants entre Bones et Justinia.
Dans ce tome, on trouve aussi un fantôme libidineux, une goule sympa, Rodney, ami de Bones, des agents du FBI durs à cuire et des méchants très vilains, qu'ils soient vampires ou humains.
À la fin du livre, après bien des aventures dont certaines sont tragiques et gore, Cat doit faire un choix cornélien qui va changer le cours de sa vie...
En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce premier tome et j'ai eu envie de me plonger illico dans le 2e

Note : 



Tome 2 : One Foot in the Grave. Pas encore traduit en français.

Ce tome 2 commence 4 ans après la fin du tome 1. Cat a intégré l'unité d'élite anti-vampires du FBI et essaie tant bien que mal d'oublier Bones.  Une de ses missions la met face à face avec Ian, le Sire de Bones qui n'aura de cesse, ensuite, de la vouloir pour lui. Parallèlement, elle échappe à une tentative d'assassinat... Le hasard... ou pas, la remet en présence de son ex et tout repart comme en 14 ! À la fin, tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'au prochain tome ! :) En chemin, elle aura appris ce que cachait son boss et la vérité sur son père et sa conception...

J'ai moins apprécié ce tome 2. Il est toujours aussi punchy et sympa mais Jeaniene Frost montre ici un peu ses limites. Je ne saurais comment l'expliquer mais je trouve que ce tome 2 n'est pas très original. Déjà par rapport à d'autres héroïnes de Bit-lit, Jaz Parks notamment, avant le début des ses aventures avec Vayl.
Et surtout parce que, 4 ans après, Cat et Bones n'ont pas franchement évolué. Surtout elle qui a toujours l'air de cette gamine de 22 ans qui devait s'habiller en pute pour aguicher le vampire! Et l'équipe de choc du FBI est un peu caricaturale, même si ses membres en sont très sympathiques.

Deux-trois trucs m'ont un peu gênée :

Tout d'abord, humains comme vampires boivent du sang comme du petit-lait ! De la part des vampires, c'est un peu normal ! De la part des humains, s'enfiler une pinte de sang, c'est déjà moins courant ! Rien qu'à l'idée de devoir boire le sang chaud (ou froid, je ne sais pas trop) d'un vampire, j'en aurais la nausée. Ici, ça ne dérange personne (Cat, comme les gros durs) de boire le sang d'un vampire mourant pour donner plus d'acuité à ses sens ou dès que l'occasion se présente ! Perso, je préfère le champagne ou la bière ! :)

D'autre part, il y a une scène de cul (et c'est le cas de le dire...) très explicite et qui dure un chapitre entier. Je ne suis pas pudibonde mais je n'ai pas vu l'intérêt d'une telle scène. C'est déjà à cause de ça que j'avais arrêté Anita Blake, je ne voudrais pas que ça se reproduise trop souvent avec Cat !

Ensuite, Bones retrouve Cat au bout de 4 ans... mais apparemment, elle a une petite réputation de tueuse parmi les vampires et est connue sur le nom de la "Redhead reaper" (tueuse rousse). Vous ne croyiez pas que Bones aurait entendu parler de cette tueuse pendant ces 4 ans ? Enfin bon...

Sinon, j'aime toujours la relation houleuse entre Bones et Justinia, la mère de Cat, car ça donne lieu à des dialogues vraiment savoureux ! J'aime aussi quand Annette, une ancienne amante de Bones débarque ! Ça donne lieu à un crépage de chignon fracassant et très marrant ! Et malgré tout ce que j'ai dit, j'aime l'histoire d'amour entre Bones et Cat !

En conclusion, un 2e tome moins réjouissant que le premier mais qui donne quand même envie de continuer avec le trois. Mais il faudrait que Jeaniene Frost monte d'un cran sinon je risque de me lasser malgré toute ma sympathie pour Cat, Bones, Tate et les autres...

À suivre dans "At Grave's End"....


Note :