11 mars 2018

Paprika de Satoshi Kon

Titre original : Papurika
avec Megumi Hayashibara, Torû Furuya, Kôichi Yamadera

Résumé :
Dans le futur, une machine créée par le Dr Tokita, un gros jeune homme timide, permet d'entrer dans les rêves des gens et la technique, en phase d'expérimentation, pourra être utiliser comme traitement thérapeutique. Atsuko Chiba utilise déjà la méthode sur le commissaire Toshimi Konokawa, conseillé par le vieux docteur Torataro Shima. Mais voilà que trois prototypes sont volés et la docteure Chiba enquête dans le monde des rêves grâce à son alter égo, Paprika...



Mon avis :
Voilà encore un film d'animation japonais dont je n'avais jamais entendu parler avant de le voir dans les Challenges Seriebox. Comme il fait partie des rares films que j'ai à voir pour le Mini Challenge SF, je l'ai regardé début février. Ce n'est pas un film qui m'a passionnée mais je l'ai trouvé pas mal quand même.

Si en regardant le film, il vous fait penser à Inception, sachez que ce n'est pas fortuit :) En effet, Nolan a dit s'être inspiré de Paprika et c'est vrai que la thématique des rêves à plusieurs niveaux s'y retrouve, tout comme d'autres petites choses. Mais cela n'empêche pas le film de Nolan d'être excellent.

Pour en revenir à Paprika, c'est donc un film qui se regarde aussi à plusieurs niveaux, il y a toute la partie onirique avec certaines contraintes qui n'existent plus et le fait qu'on finit (et les personnages aussi) ne plus trop savoir si on est dans la réalité ou le rêve. Il y a la partie enquête, afin de savoir qui a volé les prototypes et il y a aussi l'histoire du commissaire dont on ne sait pas comment elle vient s'imbriquer dans tout cela.

Cela donne du coup un film un peu fouillis, en tout cas pas toujours très clair (mais c'est le propre de ces films, non ? :D), où il faut être attentif sous peine de perdre le fil et de se demander ce qu'il se passe :D C'est un peu ce qui m'est arrivé... Du coup, ensuite, j'ai eu un peu de mal à me replonger dedans.

Je n'ai pas eu beaucoup d'attachement pour les personnages à part pour Atsuko Chiba/Paprika, efficace et sévère dans la réalité, mutine et sympathique dans les rêves et Paprika va avoir une heureuse influence sur Atsuko.

Le personnage du commissaire est assez intéressant, surtout par rapport à ses rêves et ce qu'ils signifient et la façon dont il vont permettre à l'homme de s'accepter.

Le vieux docteur Shima est assez semblable à d'autres vieux personnages vus dans les animés japonais, pas très original donc.

Quant aux méchants, ils ne sont pas non plus surprenants :)

Visuellement, le film est très beau et plein de scènes originales permises par les rêves. Cependant, on y retrouve des images vues dans d'autres films, avec des parades avec des perso géants, des poupées qui font un peu peur, je ne sais pas, j'ai eu l'impression d'avoir déjà cela maintes fois (et pourtant je n'ai pas vu tant de dessins animés japonais que ça ! :)

En conclusion, Paprika ne fera pas partie de mes films d'animation japonais préférés mais je suis contente de l'avoir découvert. Et si vous aussi vous voulez voir ce film qui a inspiré Inception, regardez-le.

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
2/9
35/50

du Mini Challenge SF de Seriebox
1/03
(2/10
extended)
92/100

et du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
6/52

05 mars 2018

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (286)


Bonjour ! C'est lundi, c'est le jour où l'on fait le point sur nos lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane. Cette semaine, je vais non seulement vous parler de mes lectures passées ou présente mais aussi celles des prochaines semaines puisque je pars un peu (un mois :)) en France et que je vais lire un gros pavé.

- La semaine dernière, j'ai fini The City of Mirrors, le tome 3 du Passage de Justin Cronin. J'ai adoré ce tome 3 qui conclut très bien la trilogie. Puis j'ai lu Comment aimer son maître quand on est un chat de Monique Neubourg que j'ai trouvé assez moyen. Autant Comment domestiquer son maître quand on est un chat lu il y a 5 ans m'avait plu, autant là, j'ai trouvé un nième guide sur l'amour et les pratiques sexuelles des humains assez inutile. Même si c'est fait avec humour. Et j'ai commencé Ready Player One (Player one en VF) d'Ernest Cline.


- Aujourd'hui, je lis donc Ready Player One. Je n'ai pas beaucoup avancé depuis que je l'ai commencé (13% de 400 pages, ça fait pas beaucoup) mais c'est sympa, notamment les références aux années 80 puisque j'ai commencé ma vie d'adulte dans ces années-là et donc ça me parle énormément bien sûr :) Même si je me demande si je ne suis pas déjà trop vieille pour certaines, d'ailleurs :D Je vous le dirai quand j'écrirai ma chronique.


- Ces prochaines semaines, je vais donc lire Ready Player One puis ensuite je lirai Written in my Own Heart's Blood (Écrit à l'encre de mon coeur), le tome 8 d'Outlander de Diana Gabaldon. C'est marrant, j'avais prévu de le lire depuis longtemps à ce moment-là et ça va tomber juste quand l'auteure va être au Salon du Livre de Paris où j'espère bien me faire dédicacer le tome précédent (que j'ai en papier, contrairement à celui-ci). Adorant Diana Gabaldon depuis bien 15 ans, autant dire que je suis excitée comme une puce à l'idée de la voir ! Le tome 8, lui, fait pratiquement 1300 pages dans la version que je vais lire donc il va me tenir le reste du mois. Et c'est donc tout ce que je prévois pour le moment.


Bon mois de mars et peut-être au Salon du Livre pour ceux qui iront ! N'hésitez pas à venir me faire un coucou si vous me connaissez :)

04 mars 2018

Ex_Machina d'Alex Garland

avec Domhnall Gleeson, Oscar Isaac, Alicia Vikander

Résumé :
Caleb, 26 ans, est un jeune codeur brillant qui travaille pour BlueBook, un des plus importants moteurs de recherche. Un jour, il apprend qu'il a gagné le droit de passer une semaine dans la résidence du grand patron, Nathan Bateman, qui vit isolé dans une maison à la montagne. Une fois sur place, il apprend de la bouche même du mogul qu'il doit participer à une expérience avec une femme robot possédant une intelligence artificielle poussée, Ava...




Mon avis :
Ex_Machina fait partie de ces petits films SF dont je suis passée complètement à côté lors de leur sortie et que je découvre grâce aux Mini Challenges de Seriebox, surtout le SF. J'espère toujours trouver la perle, comme Predestination il y a quelques années. Ex_Machina ne sera pas cette perle même si j'ai passé un moment sympa, et surtout troublant, en compagnie de Caleb, Nathan et Ava.

Des films sur l'intelligence artificielle et des robots humanisés, il y a en a déjà eu à la pelle, A.I de Spielberg, 2001 Odyssée de l'espace, I Robot, L'homme bicentenaire, Blade Runner, Her, Ghost in the Shell et même Terminator et aussi la série Westworld et j'en oublie certainement. Du coup, est-ce que Ex Machina propose quelque chose d'original ? Oui et non :)

Non dans la mesure où le propos est toujours un peu le même, si l'intelligence artificielle prend conscience de son intelligence, elle désire bien vite son indépendance et se révolter contre son ou ses créateurs. Ici ce n'est pas flagrant au début mais ça le devient...

J'ai dit oui aussi au-dessus mais je n'arrive pas à trouver en quoi c'est vraiment original en fait :) J'ai beau réfléchir, j'ai l'impression que ce que l'on voit dans ce film a déjà été montré. Cela n'empêche pas le film d'être bon et intéressant. L'originalité ne tient pas de l'histoire mais peut-être de l'ambiance. On est ici dans un huis clos, autour de quatre personnages, Caleb, Nathan, Ava et une autre jeune femme qui sert de servante et de compagne de lit à Nathan.

Le film est un mélange de réflexions philosophiques sur ce qui fait l'homme et ce qui fait la machine et des états d'âme du génial inventeur qui vit "seul" avec ses psychoses et ses névroses et les noie dans l'alcool et les stupéfiants (rien de bien nouveau sous le soleil, vous me direz). Si vous cherchez de l'action, vous serez déçus mais on ne s'ennuie pas pour autant. Surtout que ça s'emballe un peu sur la fin mais c'est là où le bats blesse un peu, cela paraît presque forcé, comme pour appuyer le propos. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.

J'adore Domhnall Gleeson, qui porte la mélancolie sur son visage. Ici il est très bien, à défaut d'être surprenant. Sa relation avec Nathan et Ava est assez troublante car lui-même est troublé, que ce soit par l'un ou l'autre. Nathan est tout ce qu'il n'est pas et Ava est l'être parfait qui lui fait oublier qu'elle n'est pas humaine. C'est le pivot de l'histoire, celui qui cristallise toutes les envies des autres.

Difficile de reconnaître Poe de la nouvelle trilogie Star Wars dans le rôle de Nathan et pourtant c'est le même acteur qui incarne les deux, Oscar Isaac. Ici il s'est fait une tête avec une barbe qui lui mange le visage et il tient le rôle de ce milliardaire un peu fou qui vit en reclus dans sa grande maison et ne sait plus trop quoi faire pour avoir encore des sensations...

J'avais vu Alicia Vikander dans Man from U.N.C.L.E et là c'est elle qui joue Ava. Pas un rôle facile car il faut qu'elle passe pour humaine et donc fasse passer des émotions, tout en nous rappelant qu'elle n'est qu'un robot et une I.A et donc ne pas avoir trop d'expressions. Il y a de jolies scènes intimistes entre Ava et Caleb et puis l'évolution du personnage est intéressante même si absolument pas surprenante.

Alex Garland c'est l'auteur de La plage que Danny Boyle avait mis en scène avec Leonardo di Caprio et Guillaume Canet et qui est devenu scénariste, notamment pour Danny Boyle. Ex_Machina est son premier film en tant que réalisateur. Il s'en sort pas mal, son huis clos est bien fichu, sa réalisation est assez classe mais le tout manque d'une étincelle. C'est un bel objet, comme une photo sur papier glacé mais ça reste un peu superficiel. Et la fin est un peu rapide je dirai (je n'ai pas d'autre mot en tête).

En conclusion, Ex_Machina est un film intéressant à regarder, dans la mesure où il se passe en huis clos et est porté par de très bons acteurs mais il est loin de révolutionner le genre. Mais si vous aimez les acteurs, notamment Domhnall Gleeson, et si vous voulez savoir si les machines vont se révolter ;) regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge SF Extended de Seriebox
1/10
91/100

et du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
5/52

27 février 2018

Bourbon Kid, Le Bourbon Kid Tome 6 d'Anonyme

Résumé :
Les Dead Hunters sont sur tous les fronts, non seulement ils doivent faire face au premier psychopathe de la Création qui a réveillé les 4 cavaliers de l'apocalypse mais en plus, un prêtre Amish vient les solliciter et notamment le Bourbon Kid pour venir tuer l'entité maléfique qui décime sa communauté chaque automne dans la forêt adjacente à sa paroisse, sur une petite île. Et si le salut venait du gros Sanchez qui coule des jours plus ou moins heureux dans son bar de Santa Mondega...


Mon avis :
Le tome 5 que j'avais lu il y a déjà deux ans tout pile m'avait un peu moins convaincue que les précédents tomes du Bourbon Kid. J'avais trouvé que ça partait dans tous les sens (disons, encore plus que d'habitude :D), que c'était moins jouissif et j'étais restée un peu sur ma faim, même si c'était sympa de retrouver cet univers complètement barré et surtout ses personnages vraiment déjantés. Le tome 6 est sorti il y a quelques mois et j'ai été ravie car cela voulait dire que j'aurais encore une fois ma dose de Bourbon (kid) et j'ai donc attendu 2018 pour le lire afin de pouvoir le mettre dans mon challenge ABC en X. Et si ça a été très sympa de retrouver tout le monde, je trouve quand même que c'est moins... Moins jubilatoire ? Moins percutant ? Bref, ça me passionne moins qu'avant. Mais je n'imagine pas ne plus lire de romans sur le Kid et les autres. Bref, c'est parti pour mon avis ! :D

Après les vampires, les zombies, voilà maintenant que débarquent des goules et des figures mythiques de la Bible ! :D L'imagination de monsieur Anonyme ne connaît plus de bornes ! :D Bref, dans ce tome 6, on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents, des créatures fantastiques, du gore en veux-tu, en voilà, des personnages qui font absolument n'importe quoi et de l'action à revendre.

C'est toujours très amusant à lire, même si j'ai eu un peu de mal avec le côté très scato, plus que d'habitude il me semble, de l'histoire. Il faut dire que Sanchez est très présent dans le roman et il est très pipi-caca. Et ce côté-là a des limites, franchement.

Santa Mondega me manque. On y passe un tout petit peu de temps et je l'avais déjà dit dans le tome précédent, je trouve que c'est un personnage à part entière des romans, pour son atmosphère surtout. À la place, on retrouve le cimetière du diable et un île où il se passe de drôles de trucs.

Et bien sûr on retrouve tous les personnages emblématiques de la saga, même Kaci et Dante dans deux interludes sur leur mariage. Mais le roman s'appelle Bourbon Kid et pourtant le Kid n'est pas tellement présent et c'est bien dommage. Il faut déjà la moitié du roman avant qu'il pointe son nez et là ensuite il est fidèle à lui-même, tirant sur pratiquement tout ce qui bouge et s'en tirant plutôt bien.

En fait, le roman devrait s'appeler Sanchez, tellement le gros barman est présent, je l'ai dit. Il me fait marrer mais Sanchez en sauveur de l'humanité, ouais bof... Mais son tandem avec Jasmine, l'ancienne prostituée devenue tueuse est assez savoureux par moments. Jasmine est un personnage qui me fait rire. Et j'ai adorer retrouver Rodeo Rex, Elvis et surtout Joey, l'Iroquois et sa chérie Bébé, même si ces derniers disparaissent vite, et de façon assez incongrue, de la circulation. J'ai été assez étonnée de cela. Bon j'espère qu'on les reverra même si normalement non. Et puis il y a Beth, l'amoureuse de J.D le Kid, fidèle à son homme et Flake, la chérie de Sanchez, oui oui il a une chérie, dont on avait fait connaissance au tome 4 (le tome avant Psycho Killer en tout cas).

Le style est toujours le même, c'est amis de la poésie, bonsoir, car c'est assez vulgaire. Mais bon c'est dans le ton de l'histoire. Mais le roman est un vrai page turner.

En conclusion, je trouve ce tome 6 un peu moins jubilatoire que les tout premiers, un peu trop scatologique, mais toujours sympathique à lire, et surtout je suis ravie de retrouver tous les personnages qui sont franchement en roue libre la plupart du temps :D Et si vous voulez savoir qui est le grand méchant qui libère les 4 cavaliers de l'apocalypse et veut la peau du Bourbon Kid et ce qui se cache dans la forêt de l'île de Blue Corn, lisez-le. Quant à moi, même si je tord un peu le nez, j'espère bien retrouver le Bourbon Kid et ses acolytes dans de nouvelles aventures un de ces quatre.

Note :



Le roman fait partie du Baby Challenge Thriller de Livraddict
1/5
6/20

du Challenge ABC 2018 de Nanet
  4/26

du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
8

 Thrillers/ Policer : 5/9
Total :9/18
Point Bonus pour le livre : 3
et 1 point pour l'alternance des genres

26 février 2018

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (285)




Bonjour ! Décidément, mes C'est lundi se font rares depuis le début de l'année puisque ce n'est que le 3e de 2018. Mais il faut dire que je me suis lancée dans des lectures qui me prennent du temps donc j'ai pas toujours grand chose à dire. Et je préfère être là moins souvent mais avec un peu de contenu :D En tout cas, me revoilà dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces trois dernières semaines, j'ai fini Bourbon Kid, le tome 6 de la saga du... Bourbon Kid d'Anonyme  qui était sympa à lire sans plus et je me suis lancée dans The City of Mirrors, le tome 3 du Passage de Justin Cronin.

- Aujourd'hui, je suis toujours dans The City of Mirrors. J'arrive à la fin, il me reste une centaine de pages (sur les 770) à lire. Ce livre est passionnant et éprouvant (dans le sens où il est intense :)) à lire. Je vais être triste de quitter les personnages.

- Cette semaine, je vais donc finir The City of Mirrors puis je lirai Comment aimer son maître quand on est un chat de Monique Neubourg. J'avais lu Comment domestiquer son maître quand on est un chat il y a 5 ans et il est temps que je sorte ce 2e petit guide de ma Pal. Puis je lirai Ready Player One (Player One en VF (?)) d'Ernest Cline que je veux découvrir avant la sortie du film de Spielberg fin mars. Et ce sera tout pour la semaine :)

Bonne semaine !

22 février 2018

Princess Bride de Rob Reiner

Titre original : The Princess Bride
avec Carey Elwes, Robin Wright, Mandy Patinkin, Peter Falk, Christopher Guest, Chris Sarandon, Billy Crystal, Carol Kane et André le Géant

Résumé :
L'histoire de Bouton d'or, la plus belle femme de Florin qui, croyant son bien-aimé mort, accepte d'épouser le prince du royaume cinq ans après. Mais voilà qu'elle est enlevée par trois brigands et bientôt sauvée par un homme mystérieux qu'on appelle le pirate Roberts...


Mon avis :
Princess Bride fait partie des ces films qu'il faut avoir vus et que j'ai toujours loupés. Sorti au début de l'année 1988, je n'étais pas en France à l'époque et même si j'aimais le genre (il y avait eu Legend 3 ans avant avec Tom Cruise et Willow 6 mois après), il ne m'avait jamais vraiment attiré. Plus tard, quand je suis arrivée sur Livraddict, j'ai acheté le roman en version française mais je ne l'ai jamais lu. Comme le film était régulièrement dans les Challenges Seriebox, je me suis dit cette année que c'était la bonne pour le découvrir et c'est ce que j'ai fait mi-janvier dans un vol qui m'emmenait en vacances :) Le film est très sympa à regarder, amusant mais je dois dire que je m'attendais à être nettement plus emballée.

Un petit garçon malade voit débarquer son grand-père qui se met en tête de lui lire un livre. Alors que le petit s'attend à entendre l'histoire de chevaliers et de batailles, voilà que le papy lui raconte l'histoire de Bouton d'or. D'abord réticent, le petit garçon se laisse bientôt envouter par le conte. Bouton d'or était la plus belle femme du pays imaginaire de Florin. Amoureuse du palefrenier de son père, Westley, elle le laisse partir à l'aventure et chercher fortune pour qu'il puisse l'épouser. Mais elle apprend bientôt qu'il a été tué par le terrible pirate Roberts. Cinq ans après, elle s'apprête à épouser le prince Humperdinck, même si elle ne l'aime pas. Mais elle est enlevée par trois hommes qui en veulent au Prince et veulent déclencher une guerre avec le royaume voisin en faisant croire que ce dernier a orchestré l'enlèvement et l'assassinat de la jeune fille. Mais celle-ci est sauvée par un homme qui dit être le pirate Roberts mais qui cache une autre identité...

Ne connaissant pas du tout l'histoire, j'ai été très étonnée de voir que le film commençait par se dérouler dans notre monde réel. Avec l'histoire du petit garçon malade et du papy qui raconte l'histoire. Du coup, j'ai trouvé ça savoureux car à plusieurs reprises, l'histoire de Bouton d'or s'interrompt pour laisser le petit garçon interagir avec son grand-père et faire des réflexions.

L'histoire de Bouton d'or est, elle, très classique du conte de fées avec sa demoiselle (très) en détresse, les bandits, les combats, les fourbes et le héros, bellâtre blondinet au grand coeur. Car ce n'est pas spoiler que de dire que le valeureux Westley n'est pas mort et va tout faire pour récupérer sa belle et la sortir des griffes 1) des brigands et 2) du vilain prince et son âme damnée le comte Rugen.

Cela donne donc un film de cape et d'épée comme il s'en faisait à foison à l'âge d'or d'Hollywood, à l'ère d'Errol Flynn et autres acteurs qui faisaient les délices des amateurs du genre. Le film est d'ailleurs pratiquement une parodie de ce genre avec beaucoup d'humour, des situations décalées et farfelues et j'en passe. Et une romance mièvre comme dans tout bon conte qui se respecte. Rob Reiner s'amuse à en prendre tous les codes et les poncifs pour mieux les tordre.

Quand on regarde le film en 2018, le rôle de princesse en détresse et sans défense joué par Robin Wright a un peu de mal à passer. De nos jours, les princesses peuvent être en détresse mais trouvent souvent un moyen d'être un chouya badass.  Là, c'est vraiment le rôle de la princesse potiche qui sert de faire-valoir aux rôles masculins. À un moment, il y a une bagarre dans un bois et la Bouton d'or, elle reste là les bras ballants à crier ou chouiner. J'avais envie de dire "mais tu vas prendre un truc pour taper sur le méchant oui ou merde !" Bon à sa décharge, elle finit par le faire mais de façon hyper maladroite. C'est Robin Wright qui incarne la godiche de service, bien loin de son rôle de femme froide et épouse de Frank Underwood dans House of Cards. À l'époque, c'est son premier grand rôle, elle est toute jeune et n'est connue que pour le soap Santa Barbara. Et curieusement, de tous les acteurs connus du film, c'est celle qu'on reconnaît le mieux.

Par exemple, c'est super difficile de reconnaître Carey Elwes dans le rôle de Westley. Je l'ai vu dans différentes séries et films, et je me rappelle plutôt de lui dans le rôle d'un méchant emblématique dans Psych et évidemment à 25-30 ans de différence, il y a du changement. Son rôle est super cliché de prime abord, c'est le héros blond un peu fade et un peu benêt au début mais qui évolue bien et justement détourne ce cliché.

Alors un que je n'ai absolument pas reconnu et ça a été pourtant le personnage que j'ai préféré c'est Mandy Patinkin qui jour Inigo Montoya, le fier et brave Espagnol qui veut se venger de la mort de son père. Je me disais bien que je le connaissais mais c'est en voyant son nom dans le générique de fin que j'ai tilté. Car évidemment entre le jeune et mince Espagnol et le Saul Goodman qui a pris de la bouteille dans Homeland il y a entre 25 et 30 ans qui se sont écoulés. Son rôle est super, il est amusant, virevoltant, c'est lui le vrai héros à mon avis.

Un qu'on reconnaît super bien c'est Wallace Shawn qui joue Vizzini le brigand en chef. Il n'a pas changé et a toujours cette tête de grenouille ! :D C'est un acteur qu'on a vu dans de nombreux films et séries. Pour vous situer, il a joué Cyrus Rose dans Gossip Girl et Charles Lester dans The Good Wife.

Les autres personnages sont assez caricaturaux, notamment celui du prince et du comte tous deux très fourbes. Ah et Billy Crystal joue un petit rôle, lui aussi je ne l'ai reconnu que dans le générique de fin ! Ah et j'ai bien aimé André The Giant qui joue Vizzik dont le vrai nom était André Roussimoff et qui était français. Pour ce rôle, il a vachement bossé son accent pour le perdre un peu et franchement c'est l'un de mes personnages préférés. En lisant sa fiche Wikipedia, j'ai vu qu'il était mort en 1993 soit 5 ans après le film et ça m'a attristée.

Rob Reiner c'est le fils de Carl qui a fait plein de films et remis le film noir au goût du jour avec Les cadavres ne portent pas de costard (qui faisait intervenir des acteurs emblématiques de l'âge d'or d'Hollywood comme Humphrey Bogart). Mais Rob Reiner c'est surtout le réalisateur de la comédie romantique culte Quand Harry Rencontre Sally, d'un autre film non moins culte, Stand by Me, de Spinal Tap, son premier long, Des hommes d'honneur, Misery etc etc... En regardant sa filmo, je me suis aperçue que je n'avais vu aucun de ses films après Le président et Miss Wade en 1995... Mais j'ai pu le voir en papa de Jessica Day dans New Girl. Sa réalisation est sympa, faut pas oublier que le film a 30 ans donc du coup le film ne se repose pas sur des quelconque effets spéciaux flamboyants ou numériques mais sur sa réalisation, ses décors, ses personnages. Comme j'ai le livre à la maison, j'ai lu le prologue et l'auteur, William Goldam, raconte toute la genèse du film et c'est très intéressant.

En conclusion, voilà un film culte pour beaucoup que j'ai enfin découvert et qui m'a bien plu sans non plus m'emballer outre mesure. J'ai beaucoup apprécié le ton décalé et parodique, le personnage d'Inigo Montoya, le fait qu'il se regarde très bien. Mais bon ça reste une histoire de conte de fées assez classique, avec deux héros blonds et bien gentils et surtout une héroïne bien fadasse. Mais si vous voulez le découvrir à votre tour, n'hésitez pas.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Mini Challenge Aventure de Seriebox
1/5
46/50
du Mini Challenge Fantastique
1/8
41/50

et du Film de la semaine 2018 de Benji
4/52