02 mars 2011

Gainsbourg nous manque depuis 20 ans...


©mediathequederoubaix.fr

Je ne sais pas ce que représente Gainsbourg pour ceux qui ont moins de 30 ans, sans doute le Gainsbarre barré qu'on nous montre régulièrement à la télé, mais pour ceux qui, comme moi, ont plus de 40 ans, c'est un artiste majeur qui nous quitta il y a vingt ans, le 2 mars 1991...

Nous sommes nés dans la décennie où Gainsbourg est devenu célèbre, nous sommes devenus ados  lors de sa meilleure décennie, celle de 70 et adultes pendant que Gainsbourg virait Gainsbarre. Et quand il nous a quittés en ce 2 mars 1991, nous nous sommes sentis orphelins. Un trublion nous quittait, un immense artiste s'en allait et personne n'a pris sa place depuis et il nous manque...

Je ne vais pas refaire sa biographie - vous devez regarder l'excellent Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar pour cela - mais il a laissé des centaines de chansons qui resteront à jamais, des films peu populaires (Je t'aime, moi non plus, Equateur, entres autres) mais marquants, des hauts faits télévisuels qu'on nous repasse inlassablement (le I want to fuck you susurré à Whitney Houston qui n'en est toujours pas remise ou le billet de 500 FF brûlé à l'émission 7/7) et une adresse mythique, le 5bis rue de Verneuil qu'on ne peut malheureusement pas visiter.

Chez nous, Gainsbourg est un incontournable, presqu' un membre de la famille ! :) C'est mon homme qui l'a amené dans ses bagages il y a presque 30 ans et il est toujours resté là.  Parfois mis de côté jamais abandonné. Nous avons une magnifique intégrale en 16 CD,je crois, un véritable bijou. C'est d'ailleurs à mon cher et tendre qui l'aimait tant que j'ai pensé en ce jour de mars 1991 quand j'ai appris le décès de celui qui brûlait sa vie par les deux bouts depuis des années. J'étais enceinte de 8 mois et mon fils est né un mois plus tard... le 2 avril... comme Serge Gainsbourg, 63 ans auparavant. N'allons pas croire que l'artiste s'est réincarné dans mon fils, oh non... même si comme l'homme à la tête de chou, il a les oreilles décollées. :)

Heureusement, ce magicien des mots n'est pas vraiment mort puisque ses chansons traversent le temps sans prendre une ride et que sa fille Charlotte et son fils Lulu ont pris la relève.

J'aurai deux petites questions à vous poser, chers blogolecteurs :

- Vous rappelez vous ce que vous faisiez quand vous avez appris la mort de Gainsbourg ?
J'étais sur mon canapé devant ma télé.

- Quels sont votre chanson et album préférés ?
Difficile de faire un choix mais j'ai une tendresse particulière pour L'eau à la bouche et pour l'homme à la tête de chou.

Toutes sortes d'hommage ont lieu partout dans les médias mais je ne sais pas si vous avez vu celui de Taratata et ce que vous en avez pensé. En ce qui me concerne, je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout tellement certaines chansons étaient mal interprétées ! Cette émission est d'habitude une référence pour moi mais là, je dois dire, qu'elle est ratée et c'est bien dommage !

En tout cas, Gainsbourg restera à jamais dans nos têtes et nos coeurs et en ce jour anniversaire, je voulais apporter ma modeste contribution.

01 mars 2011

Bilan du 2e round de "Juste pour Lire"

 


La deuxième session du challenge Juste pour Lire vient de s'achever et il est temps de faire mon petit bilan de ce 2e round.

J'ai effectué ma session de 3 h en livre le mardi 22 février. J'ai lu 72 pages du Prophète blanc de Robin Hobb que j'ai fini et 150 pages de La nuit dernière au XVIe siècle de Didier Van Cauwelaert, soit 222 pages et 6 pages de plus que lors de ma première session.

J'ai encore trouvé très agréable de pouvoir lire pendant 3 heures et j'espère que nous aurons droit à une 3e session. Le week-end, j'essaie de lire 1h à 1h 30 d'affilée mais ce n'est pas toujours évident.

Au cours de mon challenge, j'ai aussi écouté :
- Adele, 21, son nouvel album, très réussi
- Angus et Julia Stone, Memories of an old friend.

À la prochaine fois et merci, My, d'avoir organisé ce sympathique défi !

Annie Girardot nous a quittés

Nous avons appris hier le décès d'Annie Girardot à l'âge de 79 ans. Je voulais juste lui rendre un petit hommage car elle fut une grande actrice et son combat contre la maladie d'Alzheimer a ému tout le monde ces dernières années.

Pour moi, Annie Girardot, c'est surtout ses films des années 70. J'étais ado et j'allais voir ses comédies au cinéma. C'est ainsi que j'ai vu Vas-y, maman, La clé sur la porte, ou encore Tendre poulet ou La zizanie. Ses films plus sérieux, je les ai vus à la télé comme Mourir d'aimer et Dr Françoise Gailland. Je garde d'elle l'image d'une femme forte et de caractère mais terriblement émouvante lors de cette remise des César en 1996.

Annie Girardot est partie mais elle nous laisse une très belle filmographie...

  • Treize à table (1955)
  • L'Homme aux clés d'or (1956)
  • Reproduction interdite (1956)
  • Le Rouge est mis (1957)
  • L'Amour est en jeu (1957)
  • Maigret tend un piège (1957)
  • Le Désert de Pigalle (1958)
  • La Corde raide (1959)
  • Recours en grâce (1959)
  • La Française et l'amour (1960)
  • Rocco e i suoi fratelli (1960)
  • La Proie pour l'ombre (1960)
  • Les Amours célèbres (1961)
  • Le Rendez-vous (1961)
  • Smog (1961)
  • Le Bateau d'Émile (1961)
  • Le Crime ne paie pas (1961)
  • Le Vice et la vertu (1962)
  • Pourquoi Paris ? (1962)
  • Il giorno più corto (1962)
  • Les Camarades (1963)
  • La Bonne Soupe (1963)
  • I Fuorilegge del matrimonio (1963)
  • Le Mari de la femme à barbe (1963)
  • L'Autre Femme (1963)
  • The Ape Woman (1964)
  • La Ragazza in prestito (1964)
  • Un monsieur de compagnie (1964)
  • Ah ! Les belles familles (1964)
  • Una voglia da morire (1964)
  • Déclic...et des claques (1964)
  • Guerre secrète (1965)
  • Trois chambres à Manhattan (1965)
  • Le streghe (1966)
  • Vivre pour vivre (1967)
  • Les Gauloises bleues (1968)
  • Story of a woman (1968)
  • La bande à Bonnot (1968)
  • It Rains in My Village (1968)
  • Dillinger Is Dead (Dillinger è morto, 1968)
  • Erotissimo (1968)
  • Metti una sera a cena (1969)
  • Il seme dell'uomo (1969)
  • Un homme qui me plaît (1969)
  • Clair de terre (1969)
  • Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause (1970)
  • Les Novices (1970)
  • Mourir d'aimer (1971)
  • La Mandarine (1971)
  • La Vieille Fille (1972)
  • Les Feux de la Chandeleur (1972)
  • Traitement de choc (1972)
  • Il n'y a pas de fumée sans feu (1972)
  • Elle cause plus, elle flingue (1972)
  • Juliette et Juliette (1973)
  • Ursule et Grelu (1974)
  • Le Soupçon (1974)
  • La Gifle (1974)
  • Il faut vivre dangereusement (1975)
  • Il pleut sur Santiago (1975)
  • Le Gitan (1975)
  • Docteur Françoise Gailland (1975)
  • D'amour et d'eau fraîche (1975)
  • Cours après moi que je t'attrape (1976)
  • A chacun son enfer (1976)
  • Jambon d'Ardenne (1976)
  • Le Dernier Baiser (1977)
  • Le Point de mire (1977)
  • Tendre Poulet (1977)
  • La zizanie (1978)
  • Vas-y maman (1978)
  • L'Amour en question (1978)
  • La Clé sur la porte (1978)
  • L'ingorgo – Una storia impossibile (1978)
  • Le Cavaleur (1978)
  • Cause toujours, tu m'intéresses (1978)
  • Bobo Jacco (1979)
  • On a volé la cuisse de Jupiter (1980)
  • Le Cœur à l'envers (1980)
  • Une robe noire pour un tueur (1981)
  • La vie en mauve / All night long (1981)
  • La vie continue (1981)
  • La Revanche (1981)
  • Liste Noire (1984)
  • Souvenirs, souvenirs (1984)
  • Partir, revenir (1985)
  • Adieu Blaireau (1985)
  • Prisonnières (1988)
  • Cinq jours en Juin (1989)
  • Comédie d'amour (1989)
  • Il y a des jours... et des lunes (1990)
  • Faccia di lepre (1990)
  • Toujours seuls (1991)
  • Merci la vie (1991)
  • Les Braqueuses (1994)
  • Les Misérables (1994)
  • Les Bidochon (1995)
  • Portagli I Miei Saluti aka Tentazioni Metropolitane (1997)
  • Préférence (1998)
  • L'Âge de braise (1998)
  • Ainsi soit nous (short, 2000)
  • T'aime (2000)
  • Des fleurs pour Irma (2001)
  • Ceci est mon corps (2001)
  • The Piano Teacher (La Pianiste, 2001)
  • Epsteins Nacht (2002)
  • La Prophétie des grenouilles (2004, voice of the elephant)
  • Je préfère qu'on reste amis... (2005)
  • Caché (2005)
  • Le Temps des porte-plumes (2006)
  • Christian (2006)
  • C'est beau une ville la nuit (2006)
Source : Wikipedia

28 février 2011

Le prophète blanc, L'assassin Royal, tome 7 de Robin Hobb

Titre original : Fool's Errand (The Tawny Man - Part 1)

Résumé :
15 ans après avoir quitté Castelcerf meurtri, Fitz vit tranquille et éloigné de tous, avec pour seule compagnie Œil de nuit, son loup fidèle, Heur un enfant adopté et Astérie, la ménestrelle, qui vient le voir de temps en temps. Or voici que tout à tour, Umbre son ancien mentor et le Fou, son ami, viennent le voir pour le tirer de sa retraite afin qu’il rentre à Castelcerf où l'on a besoin de lui. Le prince Devoir aurait disparu et seul Fitz a les moyens de le retrouver. Fitz hésite à retourner dans le pays qui l'a blessé et où tout le monde le croit mort...

 Mon avis :
 La saga de L'assassin royal est une référence dans le monde de la Fantasy, à juste titre, je dirais. J'avais été emballée par ma lecture des 6 premiers tomes et l'histoire de FitzChevalerie, bâtard à la cour de Castelcerf, assassin royal, manipulé par beaucoup, possédant le Vif (une magie animale, honnie et décriée), et l'Art, la magie royale.
Je ne vais pas vous faire un résumé des 6 épisodes précédents, vous trouverez tout ce qu'il faut sur les pages Wikipedia française et anglophone.

Depuis que les Six-Duchés ont été sauvés et la Reine Kettricken installée sur le trône de Castelcerf,  Fitz, meurtri, s'est retiré loin de tout avec Oeil de nuit, son fidèle compagnon. Vivant dans une petite maison, il a recueilli un orphelin, Heur, qu'il élève comme son fils. Les saisons passent tranquillement, troublées seulement par les passages d'Astérie, la ménestrelle, qui apporte un peu de vie, d'amour et de nouvelles. Fitz pense avoir enfin trouvé la paix...
Or, successivement, Umbre son ancien mentor et surtout, le Fou, son fidèle ami, lui rendent visite et lui tiennent le même discours. Il est temps pour lui de revenir à Castelcerf. On a besoin de lui pour retrouver le prince Devoir qui aurait disparu.

Fitz hésite à sortir de sa retraite et à reprendre une vie aventureuse d'autant plus que tout le monde, pour le bien de Fitz, le croit mort et que cela doit rester comme cela... Comment concilier alors son désir de rester caché avec son devoir pour sa Reine ?

S'il ne s'est pas passé 15 ans entre ma lecture du tome 6 et ce 7e, j'ai quand même fini la saga initiale (les 6 premiers tomes, donc) il y a plus de 8 ans ! Comme j'ai dit plus haut, elle m'avait emballée mais quand je l'ai finie, les autres tomes n'avaient pas été publiés et pour moi, la série s'arrêtait là. Puis, de nouveaux tomes sont apparus, pour mon plus grand plaisir et je les ai achetés un par un... mais sans jamais les lire. Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs mais je n'arrivais pas à me replonger dans l'univers complexe des Six-Duchés. Il faut dire aussi qu'entretemps, je m'étais essayé à lire le premiers tomes d'une autre saga de Robin Hobb, Les aventuriers de la mer et que je n'ai jamais dépassé le tome 1 car j'avais été déçue.

Bref, il aura fallu que ce tome 7 fasse partie du Big Challenge Livraddict 2011 et que Ptiterolle organise une LC dessus pour que je le sorte de ma Pal... et quel bonheur de retrouver Fitz ! Je ne suis pas du genre à avoir des coups de coeur, je cogite toujours avant d'accorder 5 étoiles à une de mes lectures ou à un film mais là je dois dire, j'adore, j'adore, j'adore ! :D

J'ai adoré retrouver Fitz, son univers, retrouver le fou, retrouver tout ce qui m'avait plu dans les 6 premiers tomes, bref je me suis régalée ! Je n'ai eu qu'une envie en finissant mon livre, c'est de lire la suite ! En plus, il faut dire que les éditions françaises sont très mal faites puisqu'elles coupent en deux un seul tome VO et que ce tome 7 n'est qu'une moitié d'un livre entier ! Ce qui fait qu'on nous laisse en plan à la fin du livre ! Malheureusement, je n'ai pas pu enchaîner car j'ai beaucoup de lectures en ce moment et j'espère qu'une LC sera organisée sur le tome 8 car j'aime toujours cette joyeuse communion que sont les lectures communes.

Pour en revenir à ce tome 7, ce n'est pas un livre plein de rebondissements, d'actions et de coups d'éclat. Au contraire, il prend son temps et franchement j'ai bien apprécié. Comme cela faisait quand même des années que je n'avais pas lu L'Assassin Royal, j'ai aimé refaire connaissance avec Fitz, savoir ce qui lui était arrivé pendant ces quinze années et qu'on me rappelle également des événements des tomes précédents.

J'avais tout oublié de l'Art, par exemple, pour ne garder en mémoire que le Vif, et, à part, les personnages marquants comme Molly, Burrich, Umbre, la Reine, le Fou, j'avais zappé les autres et en particulier les noms des différents Prince, Devoir, Vérité, etc... Je trouve donc que ce tome 7 est une excellente transition entre les deux époques et je me suis délectée à revenir aux Six-Duchés.

Comme il y a peu d'action, il y a également peu à raconter sur l'histoire. Ce sont plutôt les personnages qui sont marquants.

J'ai toujours trouvé la vie de Fitz très triste, même dans les rares moments de bonheur et c'est un personnage, grâce à la plume de l'auteur, qui me rend mélancolique. Là, encore, j'ai eu plusieurs fois le coeur serré et les larmes aux yeux en le suivant, en le voyant faire des choix qu'il savait aller contre ce qu'il aurait dû faire. On sent qu'il est arrivé à un fragile équilibre en vivant dans sa petite maison avec son loup et son fils adoptif et que ses amis viennent tout remettre en cause, non pas pour son bien mais pour la nation. Et une fois de plus, Fitz, au mépris même de sa vie, se lance sur les chemins de l'aventure. J'avais envie de dire "mais laissez-le tranquille" ! Bien sûr, il n'y aurait pas eu d'histoires si Umbre et le Fou m'avait écouté ! ^^ Et puis, il y a sa relation particulière avec l'Art et le Vif, toujours très bien décrite par l'auteur, toujours poignante...

Un personnage à part entière, c'est Oeil de Nuit et sa relation si particulière avec Fitz. Des deux, c'est peut-être celui qui est le plus indépendant et il le sait ! J'aime ce loup et je suis triste qu'il vieillisse car j'ai peur qu'il meure...  J'aime aussi qu'il apporte un peu d'humour qui est bienvenu dans une atmosphère souvent triste et pesante.

Mon autre personnage favori est sans contestation le Fou, ce personnage qui ne vieillit pratiquement pas, qui est ambigu et dont on ne savait pas grand-chose dans les premiers tomes. C'est toujours un personnage qui m'a fascinée et je suis ravie de le retrouver, plus "Fou" que jamais. J'aime beaucoup sa relation particulière et ambiguë avec son ami Fitz. Je suis ravie également qu'on en apprenne davantage sur les origines de ce personnage.

En ce que concerne les autres personnages, j'ai été très séduite par une nouvelle arrivée, Jinna, la sorcière des Haies. Elle a un je-ne-sais-quoi qui me fait espérer qu'elle joue un rôle important dans la vie de Fitz. Mutine, charmante, ne s'en laissant pas conter, elle serait une compagne idéale pour lui, si jamais il se débarrasse de ses vieux démons et revient entier de ses aventures. Mais avec Robin Hobb, j'ai un peu peur, les histoires d'amour finissent tristement avec elle et Fitz a rarement droit au bonheur...

Retour également d'Umbre, vieillissant mais un regard toujours acéré sur les choses, d'Astérie la ménestrelle dont je n'ai pas grand chose à dire et sur laquelle j'approuve assez l'attitude de Fitz ,et de la reineKettricken, toujours aussi affable envers Fitz. Quant à Heur, le fils adoptif, pas grand chose à dire sinon qu'il est bien gentil.

La plume de Robin Hobb est un délice. Son style nous emporte à la suite de Fitz dans ses aventures, nous rend triste quand il est triste, nous amuse des facéties d'Oeil de nuit envers Fitz, nous émeut sur leur relation, nous fait déambuler dans la campagne des Six-Duchés et les rues de Castelcerf. Je n'ai eu aucun mal à me replonger dans ce tome 7, preuve également qu'elle avait su me marquer sur ses 6 premiers tomes que j'avais dévorés alors. Mais j'ai été la première surprise d'accrocher autant à ce nouveau tome après tant d'absence. Je suis enchantée ! :)

En conclusion, une très belle redécouverte pour moi après tant d'années et un livre prenant et touchant !  Et si vous voulez savoir si Fitz continuera à cultiver son jardin en rêvant à l'Art et à ses aventures sur son banc ou s'il repartira de plus belle à la suite du Fou, replongez-vous sans vous poser de questions dans ce tome 7, si vous avez aimé les 6 premiers Et commencez la saga si vous ne l'avez jamais lue car c'est à découvrir sans faute ! Quant à moi, je suis partante pour le tome 8 !

Note :



Cette lecture commune est donc organisée par Ptiterolle avec également Minidou, Nienor, Pikachu et (Pommette).

Ce livre fait partie du Big Challenge Livraddict 2011
3/12

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (19)

Retour du lundi avec notre petit rendez-vous organisé d'abord par Mallou puis repris par Galleane.

- La semaine dernière, j'ai fini L'assassin Royal 7, Le prophète blanc de Robin Hobb, j'ai lu La nuit dernière au XVIe siècle de Didier Van Cauwelaert et j'ai commencé Blanche-Neige et les lance-missiles, tome 1 de Quand les dieux buvaient de Catherine Dufour.

- Aujourd'hui, je continue Blanche-Neige et les lance-missiles. Ce livre contient deux parties et après une lecture de la première partie pour le moins erratique, je me suis posé la question de savoir si je continuais et la réponse est oui ! :)

- Cette semaine, je finis Blanche-Neige et je lis le livre mystère pour Destination Colombie. Ensuite, j'irai piocher, dans ma Pal, un livre non programmé.

Bonne semaine !

26 février 2011

La 36e cérémonie des César - 25 février 2011


Ceux qui lisent mon blog savent que j'aime autant le cinéma que la lecture. Aussi, chaque année, qu'il vente, pleuve ou neige, je ne manque jamais de me retrouver, chaque dernier vendredi de février, sur mon canapé à regarder les César, cette cérémonie récompensant le cinéma français chaque année, à l'instar des Oscar américains.

On peut trouver cette cérémonie convenue, chiante, narcissique, que les remerciements n'en finissent jamais, le fait est que moi j'adore ! Je prends un bouquin (ou mon ordi) pour m'occuper pendant les moments longuets mais j'aime me remémorer les films que j'ai aimés l'année précédentes, découvrir ceux que je n'ai pas vus et voir les acteurs et actrices, réalisateurs et toutes les petites mains du ciné français présents ce soir-là. Certains sont contents d'être là, d'autres font la gueule si bien qu'on se demande pourquoi ils sont venus, d'autres encore sont bourrés et le maitre de cérémonie se doit de dégeler l'ambiance.

Je dois dire que cette année Antoine de Caunes a plutôt fait du bon boulot. Je l'ai connu plus lourd que ça et j'ai senti que l'ambiance était plus bon enfant que d'autres années. Sa séquence d'ouverture était hilarante, très dans l'esprit de ce que font les maitres de cérémonie aux Oscar. Mais pour moi, la meilleure maitresse de cérémonie est Valérie Lemercier qui avait fait un superbe show en 2007. L'an dernier, en revanche, l'association Lemercier-Gad Elmaleh fut un fiasco, l'ambiance fut mortelle !

Revenons à notre soirée d'hier soir. J'ai failli verser ma larme en voyant dans la salle Olivia de Havilland, l'inoubliable Mélanie Wilkes d'Autant en emporte le vent. Je pensais que pour faire sortir une vieille dame de presque 95 ans le soir pendant des heures c'est qu'au moins ils allaient lui remettre un césar d'honneur ! Pas du tout ! Aucun hommage, rien, elle a dû venir en voisine...

La cérémonie était présidée par la très belle Jodie Foster que j'adore depuis toujours (depuis qu'ado, je l'ai vue dans "Qu'est-ce qui fait courir papa ?"). J'aime sa classe, sa discrétion et son talent. Et sa façon de parler si bien le français.

Celui qui reçut un César d'honneur fut mon chouchou, Quentin Tarantino, Qwentine pour les intimes. De voir une rétrospective de ses films m'a donné envie de les revoir ! De Caunes lui a offert quelques "fuck" gratuits ainsi que l'apparition d'un vrai phoque... :)

Concernant le palmarès, on s'attendait à ce que Des hommes et des dieux rafle tout, pas du tout ! Il repart avec 3 statuettes, tout comme mon chouchou, Gainsbourg, vie héroïque. Le grand gagnant est Polanski dont le très bon thriller The Ghost Writer a remporté 4 statuettes.

Nous avons eu également droit aux séquences émotion sur les disparus avec une restropective Bernard Giraudeau...

Palmarès
 - César du meilleur premier film
Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar.
Très contente, j'ai adoré ce film et en revoir des images me donne envie de le revisionner.

- César du meilleur second rôle féminin.
J'ai pas retenu son nom, à priori elle joue dans le dernier Blier. Mais en fait, j'étais déçue que Valérie Bonneton, excellente dans Les petits mouchoirs, ne l'ait pas.

- Meilleur scénario original
Le nom des gens qui a battu Tournée et Des hommes et des dieux...

- Meilleure adaptation
The Ghost Writer
Je suis très contente.

- Meilleur second rôle masculin
Michael Lonsdale pour Des hommes et des dieux
Pas de surprise.

- Meilleure film d'animation (nouvelle catégorie)
L'illusionniste de Sylvain Chomet
Pas vu.

- Meilleure musique
Alexandre Desplat pour The Ghost Writer
Comme a dit De Caunes, j'ai l'impression de vous voir chaque année ! ^^ En fait non, c'est sa 2e récompense mais il est souvent nominé et récompensé partout dans le monde !

- Meilleur film étranger
The Social Network de David Fincher
Je n'ai pas vu le film mais je suis déçue car je pense qu'Inception et Invictus le méritaient davantage.

- Meilleure espoir féminin
Leila Bekhti, de Tout ce qui brille.
Toute mignonne, elle avait une robe très décolletée qui menaçait de tomber à chacun de ses pas ! Elle n'était pas à l'aise ! Enfin, elle n'a pas dérogée à la règle, comme bien souvent, les jeunes espoirs féminins pleurent en recevant leur prix ! :)

- Meilleur espoir masculin
Edgar Ramirez pour Carlos

- Meilleur réalisateur
Roman Polanski pour The Ghost Writer
Je suis assez surprise car je pensais vraiment que Xavier Beauvois allait l'avoir !

- Meilleure actrice
Sarah Forestier pour Le nom des gens
Vraiment ? Face à Kristin Scott Thomas ? Je suis déçue. J'ai un peu de mal avec cette actrice... et puis elle est TRES nature ! :)

- Meilleur acteur
Eric Elmosnino pour Gainsbourg
Alors, là je suis ravie ravie ravie ! Dommage pour Lambert Wilson mais je trouve l'acteur épatant de vérité dans le Gainsbourg. Il est un Gainsbourg criant de vérité. Pour moi, le César est amplement mérité.

- Meilleur film
Des hommes et des dieux
Finalement, pas de surprise... j'espérais que Gainsbourg rafle aussi le meilleur film mais comme il avait eu celui de meilleur premier film...

Et il est pratiquement minuit quand la cérémonie s'achève !
À l'année prochaine !