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Une porte sur l'été de Robert Heinlein

Posté par Frankie le 16 août 2017 à 17:46 - Catégorie : , ,
Titre original : The Door into Summer

Résumé :
Trahi par sa fiancée et son meilleur ami qui lui ont volé sa société et son invention de robot à tout faire, Dan décide de quitter l'année 1970 en se faisant cryogéniser, grâce au Long Sommeil, avec son chat Pete pour se réveiller en l'an 2000, époque où tout sera possible pense-t-il...



Mon avis :
J'avais acheté ce livre en 2010 ou 2011, à une époque où je découvrais ces auteurs de SF (qui m'étaient inconnus) chez les copinautes. Après ma déconvenue avec Le maître du Haut-Château de Philip K. Dick, je m'étais dit que je devais redonner sa chance à un auteur de SF classique et j'avais jeté mon dévolu sur ce petit roman en me disant qu'au moins ça se lirait vite. Et évidemment, je l'ai laissé dormir dans ma Pal toutes ses années, pour finir par l'en sortir en juin dernier. Et franchement, j'ai beaucoup aimé ce petit roman assez amusant et surtout très sympathique à lire.

Écrit en 1957, le roman se passe en 1970 et 2000, autant dire que pour nous, c'est largement dépassé. Et si effectivement certaines visions de l'auteur font sourire, je dois dire que j'ai été agréablement surprise par sa façon d'être visionnaire sur d'autres points. En particulier sur son robot qui nettoie tout seul. En 1957, on était en plein boom sur l'électroménager, mais bien loin des robots. Alors que maintenant on a un appareil qu'on laisse tout seul dans une pièce et qui aspire sans aucune aide, le Roomba, qui pourrait être un lointain cousin du robot de Dan :) J'ai trouvé savoureux que finalement à 50-60 ans de là, l'auteur ne soit pas tombé trop loin :) Sinon pour le reste, comme je l'ai dit en début de paragraphe, ce n'est pas trop ça.

J'avoue que je ne savais vraiment pas grand chose de l'histoire en la commençant. La 4e de couverture est assez succincte à ce niveau-là et je n'avais trop prêté attention au résumé. Je savais juste que ça parlait d'un type avec un chat appelé Petronius le sage et d'une porte sur l'été et je crois que c'est le chat qui m'a décidée à lire le livre ! :D Et en fait, le chat est important mais pas indispensable et la porte sur l'été est une métaphore plus qu'une véritable porte sur une autre dimension comme j'aurais pu le penser :D

Je pense que les vrais amoureux de science-fiction pure et dure trouveront ce petit roman un peu léger mais franchement, j'ai été très agréablement surprise et par l'histoire et par le rythme. Il y est question de trahisons, de cryogénisations et de réveil dans le futur mais il y a aussi des rebondissements et des retournements de situation que je n'avais pas vus venir, enfin que j'aurais pu voir venir car c'était un peu cousu de fil blanc mais pour une fois, je n'ai pas cherché à deviner le pourquoi du comment et me suis laissé porter par le récit.

Il est aussi question d'amour et d'une histoire un peu spéciale. Je n'en dirai pas plus (et je vous rassure ce n'est pas entre Dan et son chat ! :D) mais on voit qu'entre 1957 et 2017, les mentalités ont un peu changé...

Dan est un type très sympa. Un peu naïf, très intelligent car c'est un inventeur  génial mais qui sur le plan relationnel a encore des progrès à faire. Mais j'ai beaucoup aimé comment il va retourner la situation à son avantage au cours de l'histoire.

J'ai aussi beaucoup le chat. Bon il n'a pas un rôle aussi important que l'aurait laissé penser le résumé mais c'est quand même un chat assez singulier :)

Quant aux autres persos, ils sont moins marquants, mais évidemment l'ex fiancée et le meilleur ami sont des pourris et j'ai bien aimé John et Jenny, un couple que Dan se fait au cours de ses aventures.

Le style de l'auteur ou du moins sa traduction est super sympa à lire. Je m'attendais à quelque chose de vieillot, peut-être de rébarbatif comme on peu en lire parfois dans certains romans de cette époque-là mais au contraire, ça se lit très bien, c'est agréable grâce au rythme et à l'humour sous-jacent.

En conclusion, j'ai passé un très bon moment avec ce roman léger et qui se lit très facilement et qui est exactement ce qu'il me fallait au moment où je l'ai lu. Je suis ravie d'avoir découvert cet auteur même si c'est au travers d'une histoire un peu superficielle. En tout cas, si vous voulez découvrir les aventures de Dan et de son chat Petronius le Sage et savoir ce qu'est leur porte sur l'été :) lisez-le.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
16/26

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Les figures de l'ombre de Theodore Melfi

Posté par Frankie le 13 août 2017 à 11:39 - Catégorie : , , ,
Titre original : Hidden Figures
avec Taraj P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Jim Parsons, Mahershala Ali

Résumé :
L'histoire de Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson, essentielles à la conquête spatiale américaine dans les années 60 mais reléguées dans l'ombre à une époque où il ne faisait pas bon être noire et femme...



Mon avis :
Voilà encore un film nommé aux Oscars que j'ai eu très envie de voir dès que j'en ai entendu parler. Le sujet des femmes afro-américaines et leur place dans la société américaine me touche beaucoup et là d'autant plus que ça parlait de la NASA et la conquête spatiale. J'ai réussi à le voir en avril et je dois dire qu'il m'a énormément plu et ému et que les 3 actrices principales sont épatantes, en particulier Taraj P. Henson.

Au début des années 60, trois jeunes femmes afro-américaines, Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson travaillent à la Nasa mais à des postes subalternes et réservés aux noires alors qu'elles sont surdiplômées. Mais Katherine Johnson, mathématicienne de génie, est bientôt intégrée à l'équipe qui s'occupe du programme spatial vers la lune, Dorothy va être essentielle à la compréhensions des premiers ordinateurs IBM et Mary va travailler sur les premières fusées, mais toutes toujours dans l'ombre de leur homologues masculins et bien blancs. Il faudra des années pour que le travail de Katherine Johnson soit officiellement reconnu...

C'est marrant parce qu'en novembre dernier, il y a eu un épisode de Timeless portant sur la mission Apollo 11 (celle où les astronautes se sont posés sur la lune en juillet 1969) et il y avait le personnage de Katherine Johnson qui était représenté. Enfin plus un mélange de Katherine Johnson et Dorothy Vaughn puisque le personnage était essentiel à l'élaboration d'une fiche IBM et on sait que c'est Dorothy Vaughn qui a été pionnière dans cette spécialité. Mais en tout cas, l'épisode et le personnage m'avaient marqués et j'ai trouvé ça intéressant de voir que ces personnes étaient représentées à l'écran à quelques mois d'intervalle.

Le film porte surtout sur le personnage de Katherine Johnson dont nous découvrons vite fait l'enfance et le fait qu'elle ait bénéficié de circonstances exceptionnelles pour pouvoir étudier et apprendre les mathématiques alors que sa couleur de peau et sa condition de fille ne l'y prédisposait pas. Et qui donc adulte va se battre pour se faire accepter là où elle n'était pas autorisée à entrer et travailler. C'est aussi le cas de ses deux autres amies qui vont souvent enfoncer des portes et bousculer des gens pour se faire accepter. J'ai vraiment trouvé la vie de ces trois femmes passionnantes à suivre, d'une part parce qu'elles font des métiers vraiment intéressants et ont contribué à de nombreuses avancées technologiques et d'autre part parce que c'était des êtres humains exceptionnels.

Mais bien sûr c'est un film qui porte sur la condition féminine et la lutte pour les droits civiques, à une époque où les noirs n'avaient pas le droit de se servir les mêmes boissons que les blancs ou devaient aller dans des toilettes bien spécifiques. C'est à la fois révoltant et émouvant. Révoltant car je suis toujours effarée que cela ait pu, malheureusement, exister et que le racisme existe encore... et émouvant car ces trois filles ne s'en sont pas laissé compter et ont tout fait pour gagner l'estime, le respect et des droits de leurs collègues sans forcément faire de militantisme mais grâce à leur intelligence et leur pugnacité. Ah et j'ai adoré lorsque les 7 astronautes de la mission Mercury sont invités à la Nasa et que l'un des directeurs traite nos trois héroïnes comme quantité négligeable et que John Glenn vient personnellement les saluer.

Toute ce qui a touché à la course aux étoiles et l'expansion de la Nasa m'a également énormément plus, voir les premiers voyages dans l'espace, la course contre la montre pour ramener les astronautes en bonne santé dans les capsules de survie. Et l'autre jour, en voyant Thomas Pesquet rentrer sur Terre sans encombre dans sa petite capsule, je me disais que c'était en grande partie grâce à Katherine Johnson qui a été déterminante à un moment sur ce point précis....

C'est Taraj P. Henson qui joue Katherine Johnson, avec beaucoup de talent. C'est une actrice que j'adore, que je n'ai vue que dans Person of Interest (je ne regarde pas Empire) et elle fait vraiment un excellent boulot, tout en retenue et humilité. Quant à Katherine Johnson, apprenez qu'à 98 ans (99 dans deux semaines), elle est toujours vivante et vit avec son second mari (celui du film), lui aussi toujours vivant. Son travail n'a été officiellement reconnu qu'il y a que quelques années, même si sa contribution était reconnue dans son domaine, et Barack Obama lui a remis la médaille présidentielle de la liberté il y a 2 ans.

C'est le talentueux Maharshala Ali qui joue le 2e mari de Katherine Johnson et il a plus de présence à l'écran que dans Moonlight ! Le personnage est un peu en retrait mais est bien sûr inclus dans la vie du personnage.

L'excellente Octavia Spencer joue, elle, Dorothy Vaughn, qui elle aussi ne va pas s'en laisser compter par les préjugés et les obstacles. Son personnage est assez savoureux. et surtout essentiel au développement informatique, à travers les premiers (et très encombrants) ordinateurs IBM.

Le personnage de Mary Johnson, joué par Janaelle Monae, est un peu plus en retrait mais essentiel aussi à la cause de ces femmes afro-américaines ayant réussi à dépasser les préjugés. Elle a été la première femme noire à intégrer des cours du soir réservés aux blancs et, en 1958, la première femme noire à devenir ingénieure à la Nasa. Toute sa vie elle a oeuvré pour les minorités et l'égalité entre hommes et femmes, en se basant sur sa propre expérience. C'est également un personnage fantastique et je trouve que le film ne lui rend pas assez justice, même si son parcours pour devenir une ingénieure est bien respecté.

À noter que Dorothy Vaughan et Mary Johnson sont, elles, décédées en 2008 et 2005...

C'est sympa de retrouver Kevin Costner, cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu jouer. Il interprète le directeur de recherche des missions spatiales et est donc le chef de Katherine Johnson. J'ai plutôt aimé le personnage car s'il est plein de préjugés envers la jeune femme à cause de sa couleur et de son sexe, il arrive à les dépasser petit à petit et à lui faire confiance. Ce qui n'est pas le cas du personnage interprété par Jim Parsons (le grand Sheldon Cooper :)) qui est, avouons-le, un connard jaloux et imbu de sa personne (un Sheldon bis ?).

On retrouve également au générique Kirsten Dunst, dont le personnage est plein de préjugés également et qui interagit davantage avec Dorothy Vaughan. Mais heureusement Dorothy ne va pas s'en laisser compter :)

Je ne connais absolument pas Theodore Melfi, le réalisateur. Il faut dire que Les figures de l'ombre est son 3e film et qu'entre son premier et son deuxième il s'était écoulé 15 ans ! Il se débrouille bien avec ce film-là, bon c'est américain donc ça glorifie le rêve américain et le fait que beaucoup de choses soient possibles quand on veut, mais ici, ce n'est pas pesant comme dans certaines autres films, au contraire, c'est super de voir des jeunes femmes, noires de surcroît, réussir là où on ne les attendait pas.

En conclusion, Les figures de l'ombre est un film très réussi sur trois femmes exceptionnelles qui ont réussi là où leur condition de femme et la couleur de leur peau aurait dû être un obstacle et qui grâce à leur ténacité sont devenues des figures légendaires, même si restées dans l'ombre pendant trop longtemps. C'est également un super film sur la conquête spatiale et les premières missions habitées. Alors lorsque vous verrez des astronautes rentrer sur Terre sans encombre ou que vous tapoterez sur votre ordinateur, ayez une pensée pour ces femmes qui ont contribué à tout ça...

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
19/52

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Ça a commencé comme ça d'Angéla Morelli

Posté par Frankie le 11 août 2017 à 18:39 - Catégorie : , ,
Résumé :
Flore, 26 ans, élève sa fille seule, s'occupe de son père et essaie de maintenir, difficilement, sa maison à flot, en vivant de ses pâtisseries et ses confitures. La vie n'est pas toujours simple mais heureusement sa meilleure amie, Fanny, est là pour la soutenir et à l'encourager à participer à ce concours de confitures auquel des habitants du village l'ont inscrite. Quant à l'amour, autant dire que c'est un vieux souvenir... Mais le beau Corto, sombre et mystérieux, et le seul qui pourrait lui fournir les figues dont elle a besoin pour son concours, vient réveiller des sentiments qu'elle croyait disparus...

Mon avis :
Un nouveau roman d'Angéla Morelli c'est toujours un événement ! :) Parce qu'elle a beau nous faire patienter avec des nouvelles pétillantes et charmantes et que je les aime beaucoup, c'est quand même ses romans que je préfère. Bon dans un monde idéal, j'aurais lu Ça a commencé comme ça dès sa sortie à l'automne dernier, surtout que je l'ai acheté à ce moment-là. Mais j'attendais le bon moment et l'hiver est passé, puis le printemps et là, au mois de juin, j'ai eu envie de découvrir Flore et Corto et je dois dire que c'est, pour le moment, le roman de l'auteure que j'ai préféré car s'il est aussi pétillant et charmant que ses autres histoires, s'il y a une histoire d'amour qui fait chavirer les coeurs, il y a aussi énormément d'émotions et j'ai pleuré des rivières à certains passages.

Ça a commencé, non pas comme ça, mais dès le 3e chapitre, quand Flore évoque le décès de sa mère et que ça m'a tellement rappelé celui de la mienne... L'héroïne était toute jeune, moi j'avais 46 ans mais le ressenti est le même, la perte bien sûr mais aussi le fait de voir sa mère s'étioler et la culpabilité de savoir que votre maman est morte seule, dans sa chambre d'hôpital... Cela a déclenché des torrents de larmes car évidemment, 8 ans après, mon deuil n'est toujours pas vraiment fait... Et il y a aussi toute cette histoire avec le père, où j'ai cru voir le mien au travers des pages, cet homme qui a perdu sa femme et ne se rend pas bien compte qu'il n'est pas le seul à avoir perdu quelqu'un ce jour-là, qui se comporte en enfant dont il faut s'occuper et surtout "ce pas traînant qui était devenu une de ses principales caractéristiques depuis la mort de maman. Quelle que soit la façon dont il était chaussé, on aurait dit que ses pieds étaient prisonniers de charentaises trop grandes qui glissaient bruyamment sur le sol."
Quand j'ai lu cela, j'ai été très troublée car c'est vraiment caractéristique de mon père...

Mais je vous rassure, Ça a commencé comme cela n'est pas un drame hein. C'est juste qu'il ne faut pas s'attendre à de la chick-lit superficielle et que Flore, toute jeune soit-elle, a un passé triste et difficile et une vie actuelle qui l'est tout autant. Quand on lit que l'hiver, elle n'a pas les moyens de chauffer une partie de sa maison ou qu'elle ne peut pas payer certaines réparations ou factures, bon c'est pas rigolo rigolo. Mais tout le talent d'Angéla est de parvenir à allier gravité avec humour et légèreté et donc nous offrir une histoire qui est bien plus profonde qu'elle pourrait en avoir l'air de prime abord.

Cela risque d'ailleurs d'en désarçonner certains (et surtout certaines). Enfin ceux qui s'attendent à de la romance de A à Z. Oh que nenni ! Car ce roman n'est pas qu'une histoire d'amour. C'est avant tout l'histoire de Flore, de sa fille,, sa famille, ses amis, son village et de la façon dont la jeune femme va évoluer, grandir, se prendre en main enfin. Alors son histoire avec Corto y est pour beaucoup mais franchement ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que l'amour soit finalement la cerise sur le gâteau (ou la figue dans la confiture ;)) et que le roman ne tourne pas qu'autour de cela. Même si une romance qui donne des papillons dans le ventre c'est toujours agréable, et c'est le cas ici car justement c'est bien dosé :)

Outre tout cela, il y a aussi le contexte géographique qui m'a évidemment beaucoup plu et surtout parlé. Je vis dans un village près de Bordeaux (quand je ne suis pas en Tunisie) et j'ai eu l'impression que le roman se déroulait dans des endroits tout proches avec ces bastides au centre des villages ! Et des gens qui emploient des expressions connues (chocolatine, par exemple :p), ça me parle plus que lorsque ça se passe à Paris ! :D

Flore est vraiment une jeune femme hyper attachante, amusante, gaffeuse et terriblement mûre pour son âge ! Et c'est une battante. J'ai beaucoup aimé le personnage et c'est quelqu'un qu'on aimerait rencontrer IRL. Et j'ai adoré qu'elle fasse de la pâtisserie et des confitures et moi qui ne suis pas fan de confiture (je n'en mange pratiquement jamais), je n'ai eu qu'une envie c'est de me jeter sur celles de Flore et de découvrir toutes ses compositions inédites. Il n'y a qu'un truc qui m'a déçue c'est qu'elle n'aime pas Le seigneur des anneaux et Star Wars ! :D

J'ai également beaucoup aimé Fanny, la meilleure amie, fidèle et qui sait secouer Flore quand il le faut.

Quant à Corto, il est un peu stéréotypé à mon goût mais bon on ne va pas chipoter. C'est toujours mieux d'avoir un beau bad boy mystérieux qui débarque dans votre vie, que des connards comme l'ex compagnon de Flore ou Benoît un des gendarmes du village et ami de la jeune femme et qui voudrait être plus et va se révéler odieux. Bon Corto a des réactions pas toujours correctes mais il fait rêver :)

Outre ces personnages, il y en a toute une galerie savoureuse qui vit dans le village, le patron du bar-tabac et sa femme, les petits vieux qui ne paient jamais Flore, la petite vieille gentille comme tout dont elle s'occupe et quelques autres qui forment une famille autour de Flore.

Au fil des écrits d'Angéla Morelli, je me répète inlassablement mais j'adore la façon dont elle écrit. Je trouve son style à l'image de la personne qu'elle est (ou qu'elle montre...), pétillante, amusante, sympathique et intelligente. Et voilà, on retrouve tout cela dans son écriture. Ce qui fait qu'on se régale en la lisant, qu'il n'y a aucun temps mort et que ses histoires nous font passer des heures magnifiques, ici entre rires et larmes. Et franchement, c'est ce que je demande quand je lis une belle histoire.

En conclusion, Ça a commencé comme ça est un excellent roman qui n'est pas seulement une romance ou de la chick-lit mais aborde des sujets douloureux, comme le deuil, ou le manque d'argent. Mais tout en gardant beaucoup d'humour et surtout en dépeignant des personnages très attachants, comme Flore ou son amie Fanny. Et l'histoire d'amour avec Corto, le beau mec tatoué et mystérieux, n'est pas l'essentiel mais fait palpiter, ce qui est important aussi ;) Bref, c'est un roman qui m'a procuré beaucoup d'émotions, fait pleurer mais beaucoup rire aussi et où l'on sent toute la tendresse de l'auteur pour son histoire et son héroïne. Alors si à votre tour, vous voulez découvrir Flore et son village du Sud-Ouest, goûter à ses confitures et savoir si elle gagnera ce concours très important pour elle et si Corto va se révéler être plus qu'un coup (de foudre) éphémère, n'hésitez pas à le lire. Quant à moi, j'ai hâte de lire le prochain roman de Miss Morelli et qui sortira en octobre !

Note

2

Lion de Garth Davis

Posté par Frankie le 8 août 2017 à 09:25 - Catégorie : , , , ,
avec Dev Patel, Rooney Mara, Nicole Kidman, Sunny Pawar

Résumé :
Le petit Saroo, 5 ans, perd sa famille un jour en montant dans un train qui l'emmène à des milliers de kilomètres de son village en Inde. Seul dans Calcutta et ne connaissant pas le nom de son village, il erre pendant des semaines avant d'être recueilli par un orphelinat. Adopté par un couple d'Australiens, et très bien intégré, il n'a de cesse, pourtant, une fois adulte, de retrouver sa famille et son village natal qu'il n'a pas oubliés. Autant dire que c'est une cause perdue d'avance...



Mon avis :
Après La La Land, Moonlight et Manchester by the Sea, j'ai poursuivi ma découverte des films nommés aux Oscars de cette année et que je n'avais pas pu voir au cinéma. C'est donc Lion que j'ai regardé en avril, un film très poignant, surtout quand on sait que c'est une histoire vraie, plutôt formaté pour plaire aux américains mais qui tire des larmes devant la détresse du petit Saroo...

J'avais vu la bande-annonce de film et eu très envie de le voir. C'est tout à fait le genre de film qui me touche énormément et ça n'a pas manqué, j'ai pleuré pendant pratiquement tout le film ! Quand Saroo perd son frère, quand Saroo erre dans Calcutta, et surtout quand Saroo retrouve son village, sa mère et sa soeur à la fin du film.

C'est donc une histoire qui émeut et ce d'autant plus, comme j'ai l'ai dit, que c'est une histoire vraie. C'est en 1986 que le petit Saroo s'est perdu en attendant son frère dans une gare et en montant dans un train. Et c'est en 2012 qu'il a fini par retrouver les siens. Moins son frère car l'on apprend alors que Guddu a été tué le même soir de la disparition de Saroo, par un train qui arrivait. Quand la réalité est pire que la fiction...

Toute la première partie avec le tout jeune Saroo est excellente, car le petit acteur qui joue l'enfant est adorable, touchant et d'un naturel confondant. Et son histoire est vraiment triste.

La 2e partie est très bonne aussi mais plus conventionnelle. On se demande vraiment si Saroo va finir par retrouver les siens, même si on s'en doute car les américains aiment faire des films positifs et je ne pense pas qu'ils l'auraient fait si ça n'avait pas été le cas. Dev Patel se débrouille pas mal mais n'est pas non plus exceptionnel. Je n'avais pas revu cet acteur depuis Slumdog Millionnaire il y a déjà 9 ans. J'ai beaucoup aimé Nicole Kidman dans le rôle de la mère adoptive. Elle est toute en retenue et c'est un personnage vraiment touchant.

Gareth Davis est novice en matière de réalisation. Avant Lion, il n'avait réalisé que 4 épisodes de Top of the Lake et 3 d'une autre série australienne (il est australien). Il se débrouille très bien avec Lion, même s'il appuie un peu sur le côté émotions pour faire pleurer dans les chaumières mais bon ça marche très bien ! :)

En conclusion, Lion est un très beau film, très émouvant surtout quand on sait que c'est tiré d'une histoire qui s'est réellement passée. Et si vous aussi voulez découvrir le petit Saroo, avoir le coeur brisé quand il crie et appelle son frère dans les rues de Calcutta et savoir pourquoi le film s'appelle Lion (il y a une explication), n'hésitez pas à le voir. Il tire un peu sur la corde sensible mais franchement ça vaut le coup.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
18/52

4

44 Scotland Street, Les chroniques d'Edimbourg tome 1 d'Alexander McCall Smith

Posté par Frankie le 5 août 2017 à 09:36 - Catégorie : , , , ,
Titre original : 44 Scotland Street

Résumé :
Pat, 20 ans, entame sa 2e année sabbatique et vient s'installer au 44 Scotland Street à Édimbourg, en colocation avec Bruce un jeune homme beau mais très narcissique. Dans son immeuble, quelques personnages originaux, Domenica la soixantaine excentrique, le petit Bertie, 5 ans, surdoué, enfin surtout d'après sa mère Irène adepte d'une scolarité new age et encore bien d'autres qui gravitent autour d'eux. Et en marge se trouve un tableau qui pourrait être peint par un auteur célèbre... ou pas...



Mon avis :
J'avais acheté ce premier tome il y a quelques années, en 2011 il me semble, après l'avoir vu chez une copinaute. C'était tout à fait le genre d'histoires que j'aime voir en films, quelque chose de délicieusement Bristish (ou Écossais, en l'occurrence) avec des personnages hauts en couleurs et je me suis dit qu'en roman, ça devait être très sympa à lire aussi. Bon j'ai attendu avant de le lire et ce n'est que cette année que je l'ai enfin sorti de ma Pal. Et quelle déception ! Je n'ai pas aimé du tout, je me suis même énormément ennuyée et ce sera sûrement mon flop de l'année :(

Je ne sais pas du tout pourquoi je n'ai pas accroché à ce roman. Comme je l'ai dit plus haut, il avait tout pour me plaire. Et pourtant la mayonnaise n'a pas pris. Dès le départ, j'ai été moyennement intéressée par ce qu'il arrivait aux personnages et j'ai trouvé certains chapitres trop longs. Il faut savoir qu'avant d'être une série de romans, Les chroniques d'Edimbourg a été publiée en feuilleton dans la presse locale et j'ai eu l'impression que ça se ressentait à la lecture et que certains événements ou situations étaient étirés pour pouvoir être publiés en plusieurs parties. Je pense notamment à une soirée que Bruce passe avec son patron et sa famille et qui est inintéressante au possible et ça dure et dure et dure...

Quand au bout d'une semaine, je me suis aperçue que je n'avais lu que la moitié du livre, qui pourtant ne faisait que 326 pages et que je m'endormais régulièrement dessus le soir au bout de quelques pages, je me suis dit qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais je n'ai pas voulu abandonner et du coup, j'ai lu certains passages en diagonale, tout en ne loupant rien et comprenant tout et ça a été un peu mieux. Je ne veux pas dire que j'ai aimé mais j'ai mieux apprécié certains passages :)

Car il y a des choses que j'ai trouvées intéressantes comme l'histoire du petit Bertie, enfant doué c'est vrai, mais surtout peu écouté par sa maman qui veut en faire un vrai prodige alors que lui ne souhaite être qu'un petit garçon comme les autres. J'ai trouvé son histoire touchante et certaines actions de la mère révoltante. J'ai aussi aimé l'histoire du tableau qui est peut-être une toile d'un peintre connu et par conséquent d'une grande valeur  et qui se balade dans tout Édimbourg.

Côté personnages, outre Bertie, j'ai apprécié Domenica, la voisine de Pat et Bruce qui est une sacrée originale et met un peu de peps dans la vie de l'immeuble. Pour le reste, J'ai trouvé Pat mignonnette mais assez fade et surtout agaçante à tomber amoureuse de Bruce, comme si elle n'avait pas un brin de cervelle. Quant à Bruce, c'est franchement le personnage narcissique, cliché et inintéressant au possible. J'ai préféré nettement Matthew, le jeune homme qui tient la galerie où travaille Pat. Il n'est pas beaucoup plus intéressant mais c'est pour dire ! ^^ Il y a aussi Angus, vieux peintre excentrique et son chien haut en couleurs Cyril.

Le style de l'auteur n'est pas mal, il y a beaucoup d'ironie, d'humour à l'anglaise, mais comme je l'ai dit, il dilue trop certaines scènes... Les chapitres sont courts cependant, du coup, c'est vrai que sous forme de feuilleton, ça pouvait être pas mal...

En conclusion, une rencontre complètement ratée pour moi et des chroniques que je ne poursuivrais pas, d'autant plus qu'il y a 11 tomes à l'heure actuelle et que ce n'est sûrement pas fini. J'ai quand même lu les résumés des livres suivants pour savoir ce qu'il arrivait à Bertie, mon personnage préféré. Mais si je dois lire des chroniques, je lirai celles de San Francisco d'Amistad Maupin que je n'ai toujours pas lues. Quant à vous, si malgré cet avis plutôt négatif, avez toujours envie de découvrir les habitants du 44 Scotland Street (beaucoup de lecteurs ont apprécié), n'hésitez pas !

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2017 de Nanet
15/26

et du Challenge Read in English 2016 - 2017 que j'organise
25

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La grande vadrouille de Gérard Oury

Posté par Frankie le 3 août 2017 à 09:20 - Catégorie : , , , ,
or
avec Louis de Funès, Bourvil, Mike Marshall, Marie Dubois

Résumé :
En 1942, un chef d'orchestre irascible et un gentil peintre en bâtiment un peu lunaire doivent faire équipe malgré eux pour accompagner 3 parachutistes anglais en zone libre. Commence alors un périple dangereux pour nos compères...




Mon avis :
Vous devez vous demander ce que fait ce film ici :) En fait, et je vous raconte ma vie, normalement le dimanche, on (le mari et moi) regarde la 6, Zone interdite ou Capital mais en avril, pendant les vacances scolaires, il y avait un dessin animé à la place donc on s'est décidé pour La grande vadrouille, film qu'on connaît par coeur et qu'on a vu sûrement une dizaine de fois depuis 40 ans :) Et je dois dire que j'ai encore passé un moment très amusant en compagnie de Bourvil et Louis de Funès.

La grande vadrouille est un classique de la comédie française, celle emblématique des années 60 et 70, qui réunissait petits et grands au cinéma et devant leur télé ensuite. Je vais faire mon ancienne combattante :D mais les jeunes des 30 dernières années, abreuvés aux choix qui s'offrent à eux et dans l'immédiateté ne s'imaginent vraiment pas que certains d'entre nous ont grandi dans un monde où l'on avait 1, deux, puis 3 chaînes de télé avec pas grand chose à voir en journée, à part les week-ends où l'on s'abreuvait de séries américaines (ça n'a pas changé :D) et françaises et qu'au cinéma, on n'avait pas grand chose à se mettre sous la dent quand on était petits et que nos parents nous emmenaient voir LE Disney de Noël, les films de De Funès et ceux des Charlots et point (notre culture ciné on la doit surtout au Cinéma de Minuit et le Ciné-Club...). Le premier film un peu "adulte" que j'ai vu au ciné, c'est King Kong avec Jessica Lange en 1976, j'avais 13 ans, puis, vous le savez, Star Wars l'année d'après...

Breeef :) pour en revenir à La grande vadrouille, c'est vraiment une comédie hilarante avec des scènes cultes et des répliques qui le sont tout autant. Le Tea for Two et le "You are" "are "you dans le Hammam, les scène de ronflements à l'hôtel en compagnie des gradés allemands, le "dites 33" de la mère supérieure qui se transforme en "thirty three" quand l'anglais lui répond, le soldat allemand bigleux (joué par Modo) qui tire à côté et plein d'autres scènes emblématiques et qui nous font toujours rire aux éclats 50 ans après.

Quand Gérard Oury a tourné son film en 1965-66, je trouve que c'était culotté de le faire sur le thème de la seconde guerre mondiale à peine 20 ans après ces événements traumatisants pour bon nombre de français. Et il a eu pourtant raison puisque le succès a été immédiat.

Le film ne serait pas ce qu'il est sans ses deux monstres sacrés du cinéma de l'époque, Louis de Funès et Bourvil, aussi différents en personne que leurs personnages le sont. C'est vraiment la réunion des deux personnalités qui donne ce ton à cette comédie. On a envie de taper sur l'irascible Stanislas Lefort, personnage égoïste au possible et vraiment pénible et envie de câliner le tout gentil Augustin qui se met en quatre pour les autres et se retrouve bien malgré lui entraîné dans cette aventure. Et on retrouve aussi des acteurs connus de l'époque comme Mick Marshall, fils de Michèle Morgan et beau-fils de Gérard Oury, Mary Marquet qui joue la mère supérieure, Marie Dubois qui joue l'amoureuse de Bourvil, Henri Génès, Paul Préboist et bon nombre d'autres acteurs de personnages secondaires voire tertiaires.

La grande vadrouille était la 2e comédie de Gérard Oury après le Corniaud déjà avec Bourvil et De Funès. Auparavant il avait fait des films noirs. Après, il va faire rire la France aux éclats pendant plus de 15 ans avec des comédies comme La folie des grandeurs, Le cerveau, Les aventures de Rabbi Jacob, La carapate et j'en passe avant de faire des comédies mineures et moins intéressantes. Mais il a vraiment su parler aux Français à une époque et leur changer les idées.

En conclusion, je ne sais pas si La grande vadrouille fait rire les jeunes générations mais c'est un film que je peux revoir inlassablement et qui me fait toujours beaucoup rire avec ses situations burlesques et pourtant dans un contexte, la seconde guerre mondiale, pas toujours très rigolo. Alors si vous aussi vous voulez assister aux pérégrinations de Stanislas et Augustin et de leurs amis anglais, regardez-le !

Note :



Le film fait partie du Film de la semaine 2017 de Benji
17/52

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