3

En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut

Posté par Frankie le 18 février 2018 à 10:29 - Catégorie : , , ,
Résumé :
Ils s'aiment éperdument et leur vie est un éternel tourbillon dans lequel ils évoluent sur la version de Nina Simone de Mr Bojangles, avec leur petit garçon et un drôle d'oiseau nommé Mademoiselle Superfétatoire. Mais un jour, la réalité et la maladie s'invitent dans la danse...





Mon avis :
Voilà un livre qui a fait le buzz ces derniers mois et qui a suscité de nombreuses louanges, été adapté en bande-dessinée et même en pièce de théâtre. J'avais entendu parler de ce roman par une amie il y a un an je crois et elle me l'avait tellement bien "vendu" que j'ai décidé de me l'acheter et de le mettre dans ma liste du Challenge ABC de cette année. Après ma longue lecture du Livre des Radieux de Sanderson, j'ai décidé d'opter pour cette lecture courte en pensant adorer et avoir une parenthèse enchantée. À la place, si ma lecture a été bonne, j'en suis ressortie complètement déprimée...

On n'arrive pas tous devant une lecture avec le même vécu (merci Frankie pour cette lapalissade !). Les joies, les peines, les maladies, les deuils nous façonnent de façon différente et un livre ne résonnera pas pareil chez l'un ou chez l'autre. Pourtant la majorité des avis est unanime, En attendant Bojangles est une pépite, un petit bijou, une histoire loufoque qui emporte, un coup de coeur chez beaucoup, et j'en passe. Du coup, je me demande comment j'ai pu passer à côté de tout ça...

Le début est super. Franchement. J'ai cru être dans Amélie Poulain avec cette atmosphère colorée et un brin désuète. Puis au fur et à mesure de mon avancée, j'ai trouvé cela moins enthousiasmant et la réalité a fini par me tomber dessus... J'aime pourtant beaucoup les histoires qui sous couvert de thèmes dramatiques le font avec humour voire loufoquerie. En cela, La vie est belle de Roberto Benigni est un modèle et effectivement un bijou. Les livres de Mathias Malzieu qui évoquent le deuil, le handicap, la la maladie avec beaucoup de poésie et en dédramatisant les thèmes sont autant de merveilles. Olivier Bourdeaut le fait donc aussi et pourtant la mayonnaise n'a pas pris. Ou plutôt si, elle a pris mais elle a tourné. Est-ce parce que l'histoire est trop tragique pour être camouflée sous les airs de fête, les cocktails et les cotillons ? Est-ce que c'est parce que c'est trop dramatique pour qu'on en parle de façon loufoque ? Est-ce la façon dont l'auteur raconte ? Est-ce que le sujet est trop personnel pour moi pour voir au-delà d'une réalité tragique et terriblement triste ?

Je disais plus haut qu'on arrive devant une lecture avec son vécu. J'ai perdu ma mère et j'ai lu le roman de Mathias Malzieu, Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, quelques semaines après et j'ai adoré car cela m'a fait du bien car il mettait des mots sur sa douleur et la mienne, avec beaucoup de pudeur mais aussi de générosité et une vraie poésie. J'ai eu un oncle bipolaire (on disait maniaco-dépressif à l'époque) alcoolique qui s'est suicidé. Cela fait plus de vingt ans. Mais la lecture d'En attendant Bojangles qui traite de ces sujets ne m'a pas fait du bien. Au contraire, cela m'a rappelé les phases maniaques de mon oncle qui saisissaient la gamine que j'étais dans les années 70, et ses passages en hôpital psy quand il était en phase de dépression. Et ce roman m'a remis en mémoire que, non, être bipolaire ce n'est pas la fête perpétuelle où l'on sirote mondainement de l'alcool en dansant sur une chanson nostalgique et qu'entrer dans le jeu du malade ce n'est pas l'aider ou faire preuve d'un amour fou. Et non plus faire penser à un petit garçon qu'on peut manquer l'école et s'amuser sans arrêt et sans conséquence.

Après, c'est sûr qu'il y a beaucoup d'amour dans ce roman, je ne vais pas jeter la pierre au mari/père de mettre tout en oeuvre pour faciliter la vie de ses proches. En fait, j'aurais aimé que le personnage de la mère soit juste une fofolle excentrique pour qui la vie était une vaste farce. Pas que la maladie et le reste s'en mêle. Le roman aurait peut-être eu moins d'impact sur certains mais pour moi ça aurait été beaucoup moins déprimant. Car en fait, c'est la fin qui m'a plus révoltée et déprimée. Je ne veux pas spoiler mais ce n'est pas amusant du tout du tout.

Je l'ai dit, au début la mère est une amusante fofolle qui n'en fait qu'à sa tête, qui oublie les choses du quotidien et pour qui la vie est une fête ou une source d'étonnement perpétuel. J'ai des copines qui sont un peu comme ça, donnant l'impression de vivre sur une autre planète :) Et je l'ai trouvée vraiment très sympathique. Après ça c'est gâté. Pas à cause de ses troubles psychologiques, la pauvre, elle n'y peut rien, mais je n'ai pas apprécié qu'on la conforte dans ce rôle. Et je me suis demandé comment elle avait pu avoir et élever un petit garçon comme celui du roman, qui a plutôt la tête sur les épaules et n'a pas l'air d'avoir souffert d'avoir été élevé à la va comme j'te pousse :D Son éducation excentrique en fait un garçon certainement plus ouvert et cultivé que la plupart des enfants de son âge mais je rappelle que la réalité ce n'est malheureusement pas ça. Le petit garçon en parle d'ailleurs quand il raconte son passage à l'école...

Le mari c'est un peu comme le père de La vie est belle, sauf que la mère n'est pas une enfant à qui on peut faire croire que la réalité autour de soi est un jeu pour faire passer la terrible réalité. Je vous ai dit que même si je comprenais ce qu'il faisait par amour, je ne le cautionnais pas. Et j'ai eu du mal aussi avec la fin...

Il y a deux personnages que j'ai beaucoup aimé, la grue Mademoiselle Superfétatoire, l'animal de compagnie qu'on voudrait tous avoir et le sénateur, l'ami de la famille, qui s'amuse beaucoup avec eux.

Le style de l'auteur est agréable à lire, il est touchant et naïf, comme si c'était vraiment un petit garçon qui racontait l'histoire de sa famille. Certains chapitres, eux, sont narrés par le père et sont effectivement moins "enfantin". C'est difficile de savoir à quelle période se déroule le roman. Ça parle de la chute du mur de Berlin (1989) et de l'obligation du contrôle technique (1992) donc cela se passe au moins une dizaine d'années après ces faits mais on a l'impression d'être dans les années 50 avec cette atmosphère gentiment surannée qui caractérise le roman.

En conclusion, ma chronique donne l'impression de ne pas avoir aimé le roman alors que ce n'est pas le cas. Je ne l'ai pas adoré comme beaucoup mais une partie de ma lecture a été plutôt plaisante tant qu'on reste dans la fête et les tourbillons, la gentille excentricité de madame qui se fait appeler tous les jours par un prénom différent et sa propension à voir tout avec amusement, sous l'oeil amoureux et bienveillant de son époux et l'amour de son enfant. C'est quand le drame s'en est mêlé que j'ai trouvé l'histoire moins convaincante et surtout elle m'a énormément déprimée par sa conclusion. Et franchement, je n'ai pas envie d'être déprimée en ce moment. Mais au moins, ce roman m'aura fait découvrir Mr Bojangles que j'ai écouté avant de lire le livre pour savoir de quoi il était question. J'ai donc écouté la version de Nina Simone, bien sûr, qui est celle dont on parle dans le livre mais aussi celle de Sammy Davis Jr (ma préférée), Whitney Houston ou encore Robbie Williams. Et si vous aussi voulez découvrir la chanson et bien sûr ce roman que la majorité des lecteurs a adoré, allez-y ! :) Quant à moi, j'aimerais bien lire la bande-dessinée et voir la pièce de théâtre qui sont adaptés du roman.

Note :



Retrouvez d'autres nombreux avis sur Logo Livraddict


Le roman fait partie du Challenge ABC 2018 de Nanet
  3/26

4

Your Name de Makoto Shinkai

Posté par Frankie le 8 février 2018 à 11:28 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : Kimi no na wa
avec Ryûnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi, Masami Nagasawa

Résumé :
Mitsuha et Taki, deux adolescents que tout oppose, pensent qu'ils échangent leurs corps quand ils rêvent. Mais ils vont bientôt découvrir que la réalité est bien plus que cela...




Mon avis :
Je l'ai déjà dit, les animés japonais n'étant pas mon genre de prédilection, je passe souvent à côté des films qui sortent. Quand les enfants étaient petits on allait voir ceux des Studios Ghibli, puis grâce à Seriebox, j'ai commencé à rattrapé mon retard sur les anciens Miyazaki (Nausicaä, Princesse Mononoke) et, l'an dernier, ce sont des films cultes (Ghost in the Shell et Akira) que j'ai rattrapés et des animés récents comme La traversée du temps ou Les enfants loups l'année précédente. Cette année, j'ai encore plusieurs films à regarder grâce aux Challenges Sériebox, le vieux Porco Rosso et les récents Le garçon et la bête, Paprika et surtout ce Your Name qui truste les premières classes des différents tops de Seriebox. C'est donc par celui-ce que j'ai commencé ma découverte et je ne le regrette vraiment pas car voilà un très joli film, très émouvant.

Mitsuha est une adolescente qui vit dans une petite ville entourée de montagnes, élevée par sa grand-mère très versée dans les traditions. Elle ne rêve que d'aller vivre dans une grande ville, à Tokyo plus précisément. Taki, lui, est un jeune homme Tokyoïte, un peu insouciant. Un jour, Mitsuha rêve qu'elle se retrouve dans la peau d'un jeune homme à Tokyo et Taki, lui, qu'il est dans celle d'une jeune fille sérieuse dans une petite ville inconnue. Bientôt tous deux se rendent compte que cet échange de corps n'est pas un rêve. Taki se met donc en tête de retrouver Mitsuha mais les indices pour y arriver sont bien maigres...

Voilà un film qui mélange plusieurs genres comme aiment le faire les Japonais. Il commence comme un film plutôt léger et amusant avec l'échange des corps dans lesquels se retrouvent les deux jeunes gens et tout ce que cela implique quand on se retrouve affublé du sexe opposé (notamment pour Taki ^^) pour ensuite évoluer vers une histoire plus surprenante, poétique, onirique et poignante. Je dois dire qu'il m'a beaucoup émue et que j'ai versé ma larme quelques fois.

Dans ce film, il est question d'étoiles, de météorites, de rubans, de destins et même destinées, du passé vs le présent, des traditions vs la modernité, de la grande ville vs la campagne, sans que cela s'oppose forcément mais s'entremêle dans une merveilleuse histoire.

J'ai beaucoup aimé les cérémonies shinto que font la grand-mère et ses deux petites filles. Ce sont des rites inconnus chez nous et c'est toujours intéressant de découvrir des cultures étrangères.

Mitsuha et Taki sont deux beaux personnages d'adolescents. Au départ, Taki semble superficiel mais au fil du film, il devient plus profond, plus attachant pour devenir un personnage très intéressant. Mitsuha, elle, est attachante d'emblée et ce sentiment se renforce tout au long du film. C'est une jeune fille dont la maman est morte, dont le père préfère s'occuper des affaires de la ville plutôt que de ses enfants, et qui vit avec sa petite soeur et sa grand-mère. Même si elle accomplit ses tâches scolaires et traditionnelles avec application, elle aspire à une vie un peu plus frivole peut-être...

Les autres personnages sont un peu plus en retrait. Il y a bien les deux amis de Mitsuha qui sont sympathiques et quand même pas mal présents, la petite soeur et la grand-mère aussi. Et il y a aussi Miki dont Taki est amoureux au début du film mais qui va évoluer plutôt en amie et confidente.

La réalisation de Makoto Shinkai est de toute beauté. Tout est très fluide, les paysages sont magnifiques, il y a du rythme à l'histoire, de l'émotion, des rebondissements surprenants et de la belle musique. Cela me donne très envie de voir les autres réalisations du monsieur.

En conclusion, Your Name est un film d'animation japonais vraiment beau et émouvant. Pas tout à fait un coup de coeur mais c'est une histoire poignante et belle avec deux jolis personnages d'adolescents et un environnement intéressant. Alors si vous voulez faire connaissance avec Mitsuha et Taki ou Mitsuha dans la peau de Taki et vice-versa  et avoir le fin mot de cette belle histoire, regardez-le.

Note :



Vu en version originale japonaise sous-titrée en français

Le film fait partie du Top 100 de Seriebox
1/5
96/100

du Mini Challenge Animation
1/9
34/50

du Mini Challenge Drame
1/4
39/50

et du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
3/52

2

Le livre des Radieux, Les archives de Roshar intégrale 2 de Brandon Sanderson

Posté par Frankie le 6 février 2018 à 11:38 - Catégorie : , , , , , ,
Titre original : Words of Radiance, The Stormlight Archive Book 2

Spoilers sur le tome précédent

Résumé :
Sur les Plaines Brisées, Kaladin promu capitaine de la garde de Dalinar essaie de déjouer les tentatives d'assassinat à l'encontre du Haut-Prince et du roi tandis qu'un mystérieux compte à rebours occupe Dalinar. Au loin, Shallan et sa tutrice Jasnah se lancent dans un voyage dangereux pour rejoindre ces mêmes plateaux et les Parshendis, les ennemis jurés, fourbissent leurs armes pour porter une dernière estocade qui pourrait être fatale aux Alenthis...



Mon avis :
En juillet dernier, je m'étais enfin attelée à cette saga, une oeuvre monumentale engagée par Brandon Sanderson. Le premier tome, La voie des rois m'avait beaucoup plu mais ma lecture avait été chaotique, longue, et j'en étais ressortie un peu lessivée et moins enthousiaste que pour ses romans précédents. Mais il me tardait quand même de retrouver cet univers et donc, dès janvier, je me suis empressée de lire cette intégrale 2 qui m'aura pris pratiquement tout le mois à lire mais que j'ai trouvé passionnante.

Précédemment dans Les archives de Roshar, alors que les Alenthis venaient de conclure un traité de paix avec les Parshendis, le roi des premiers était tué par un mystérieux assassin en blanc commandité par les seconds et provoquant une guerre de plus de 6 ans dans les Plaines Brisées. 6 ans après, donc, Kaladin, jeune homme promis à un avenir de médecin avait tout quitté pour partir à la guerre pour protéger, en vain, son frère. Il se faisait trahir par son Haut-Prince et vendre comme esclave et devenait le leader du pont 4 sur les Plaines Brisées sous les ordres sur Haut-Prince Sadeas. Quand celui-ci trahit son ami Dalinar, frère de l'ancien roi et neveu de l'actuel, c'est Kaladin qui sauva celui-ci et pour le récompenser, Dalinar l'affranchit ainsi que ses amis et le promut capitaine de sa garde assigné à sa sécurité. Ah et Kaladin était toujours suivi d'une Sprène nommée Syl et s'était découvert des pouvoirs... Dalinar, lui, était sujet à des visions lors des tempêtes et s'attirait l'inimitié de bien de ses congénères qui se demandait s'il était encore apte à faire partir des leaders. Pendant ce temps, au loin, la jeune Shallan faisait des pieds et des mains pour devenir la pupille de l'énigmatique Jasnah, fille du roi assassiné, dans le but de lui voler un artéfact afin de remplacer celui que des créanciers avaient prêté à son père qui venait de mourir criblé de dettes. La jeune femme se découvrait aussi des pouvoirs étranges...
Quand Le livre des Radieux débute, Kaladin est sur les dents car il n'est pas facile de garantir la sécurité de Dalinar et son neveu le roi. Il essaie aussi de maîtriser ses pouvoirs. Dalinar, lui, retrouve de mystérieux glyphes sur ses murs qui sont un compte à rebours  énigmatique et Shallan, bien qu'ayant été surprise de vol par Jasnah est restée sa pupille et toutes deux voguent en direction des Plaines Brisées afin d'avertir les leurs du danger que posent les Parshendis et les Parshmen après leurs découvertes et surtout pour découvrir l'ancienne cité des Chevaliers Radieux, Urithuru. Au-delà des Plaines Brisées, les Parshendis sous la houlette d'Eshonai amorcent leur transformation et se préparent à l'affrontement final...

Dans ma chronique du premier tome, je vous avais largement parlé de la mythologie de Roshar, ses chevaliers Radieux, sa magie et j'en passe. Je ne vais donc pas recommencer ici.

Au début de ma lecture ce tome 2, j'ai cru que ça allait se passer comme pour le premier, j'allais beaucoup aimer mais ça n'irait pas au-delà. Mais en fait, la magie Sanderson a encore opéré. Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis rendue compte que j'aimais de plus en plus cet univers et ses personnages et si ce n'était pas le coup de foudre entre nous, c'était quand même un amour profond et durable et à la fin de ma lecture, quand je me suis posée 5 minutes pour me demander ce que je pensais de tout ça, ça a été "ah mais j'adore !" :D D'où ma notation en 5 étoiles. Car il ne peut en être autrement. Ce n'est pas le coup de foudre mais effectivement j'adore ce qu'il se passe dans ce fichu bouquin ! :D

Le livre fait 1389 pages dans ma version Kindle. Il se passe donc énormément de choses au cours de ce tome dont il m'est vraiment difficile de parler en détails. D'un part parce que je ne vais pas vous raconter tout ce que vivent nos héros et d'autre part parce que ce serait vraiment trop long :)

Si je devais résumer en quelques mots ce tome, je dirais qu'il s'agit pour nos héros d'accomplir leurs destinées et pas par le chemin le plus facile (sinon ce ne serait pas rigolo :)). C'est effectivement un vrai chemin de croix que vont prendre les personnages, notamment Kaladin et Shallan.

La voie des rois était une grosse introduction à cette saga qui, je vous le rappelle, comptera 5 tomes initiaux puis 5 autres tomes, et avec Le livre des Radieux on entre enfin dans le vif du sujet. Un sujet hyper complexe, dont il est difficile d'avoir une vue d'ensemble malgré les explications et les révélations. La saga du Trône de fer à côté va bientôt passer pour une promenade de santé ! Il faut dire qu'ici entre les différentes magies, les Radieux, les Néantifères, les royaumes du présent, les Parshendis, les complots de toutes sortes et j'en passe, on ne sait parfois plus trop où donner de la tête. Car oui, il n'y a pas que les intrigues initiales, déjà bien nombreuses, mais il y en a beaucoup d'annexes où l'on se rend compte que beaucoup complotent contre le roi et Dalinar, que ceux qui ont commandités certains assassinats ne sont pas forcément ceux qu'on croit et que les luttes de pouvoir sont légion. Bon je vous rassure, même si c'est complexe, tout cela se lit très bien, ce n'est pas ennuyeux du tout et la longueur du roman permet de s'immerger à fond dans cet univers plus que passionnant finalement.

L'histoire porte à nouveau surtout sur les trois personnages principaux, Dalinar, Kaladin et Shallan. Si dans le tome 1 c'était Kaladin qui était mis en avant, c'est ici Shallan qui prend le pas et ce personnage prend enfin son essor. Elle était très intéressante dans le tome 1 mais pas mal en retrait et effacée, à l'ombre de Jasnah. Ici, elle prend de l'assurance, de l'autorité, c'est le papillon qui émerge de sa chrysalide et j'ai adoré ce qu'il lui arrivait, comment elle réagissait. C'est une jeune femme qui a de l'humour et de l'ironie, des capacités formidables et pas seulement en dessin. Je l'ai vraiment adorée et les passages la concernant sont ceux que j'ai préférés. Comme c'est elle qui est mise en avant, c'est elle qui a droit à ses flashbacks (comme c'était Kaladin qui avaient les siens dans le tome 1) et c'est très intéressant de voir comment elle était (une petite souris effacée sous le joug de son père), ce qui lui est arrivé et comment elle devient la jeune femme plus sûr d'elle dans ce tome. Ah et elle aussi a un Sprène vraiment intéressant, Pattern (Motif en VF, à ce que j'ai lu).

Kaladin, lui, est, par la force des choses, un tout petit plus en retrait. Mais lui aussi va avoir un long chemin à parcourir pour sortir de sa chrysalide, faire des choix, des erreurs. Maintenant qu'il n'a plus besoin de survivre, ou du moins de moins se battre pour survivre, il se retrouve face à lui-même et ce qu'il doit être et doit faire pour y arriver. Cela ne va pas se passer sans mal, comme je l'ai dit, le chemin est long et Kaladin est têtu et obtus. Mais heureusement c'est aussi un jeune homme qui apprend vite et bien sûr son évolution va être très intéressante. Tout comme sa relation avec la pétulante Syl que j'adore.

Dalinar, pour le moment, est moins mis en avant. Pourtant il est très présent, c'est un élément essentiel à l'histoire mais son rôle de rassembleur fait qu'il évolue moins.

Adolin, son fils, est un personnage qui devient de plus en plus intéressant. C'était un peu le fils dans l'ombre du père dans le tome 1 et même au début de ce tome 2, il m'agaçait un peu par son assurance, sa supposée superficialité et finalement, j'ai découvert au fil des pages un jeune homme intéressant, attachant même et qui gagne à être connu. Alors peut-être que je le vois avec les yeux de Shallan qui devient sa promise mais moi qui aurait volontiers shippé Shallan et Kaladin, je me suis surprise à être emballée par la relation naissante entre Adolin et la jeune femme, et je me dis qu'ils pourraient être les Vin et Elend de Roshar, oui rien que ça ! :D

Un autre personnage qui devient intéressant et auquel on ne prête pratiquement pas attention pendant tout le roman c'est Renorin, l'autre fils de Dalinar.

Je vous ai parlé de Hoid, le personnage qu'on retrouve dans tous les romans du Cosmere et qui ici a pris la vêture du fou du roi, Wit. Il était parti au cours du tome 1 et il revient dans ce tome 2 et est pas mal présent dans la vie des personnages principaux, distillant conseils énigmatiques qui prennent un autre sens quand on sait qui il est.

Un autre personnage est toujours très énigmatique c'est Szeth-son-son-Vallano, l'assassin en blanc. Je ne désespère pas de le voir s'allier avec les autres personnages principaux un jour...

Eshonai, la leader des Parshandis est aussi un personnage très très intéressant. Avec elle on découvre enfin ce qu'est ce peuple et je dois dire que c'est fascinant. Le fait de parler en chantant sur un ton qui correspond à l'humeur (interrogation, plaisir, inquiétude, colère), de prendre différentes formes et l'évolution du personnage est également intéressante.

Comme dans le tome précédent, il y a des interludes avec le point de vue d'autres personnages que les principaux. On y retrouve celui d'Eshonai mais aussi de Lyft, une toute jeune voleuse intéressante (et qu'apparemment on retrouve dans la novella Edgedancer qui se lit entre ce tome et le suivant) et de Rysn, un personnage féminin intéressant et qui a un goût de trop peu. J'espère qu'on la reverra par la suite car j'ai énormément aimé son histoire.

Dans ce livre, il y a énormément d'autres personnages, certains sympas d'autres non comme Sadeas et sa femme ou encore Amaram, des fourbasses de première. Je ne peux pas vous parler de tous mais en règle général, j'aime beaucoup les compagnons de Kaladin, ceux du pont 4, surtout sa "garde rapprochée", des alliés fidèles du jeune homme.

Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire. Je sais que la traduction de Mélanie Fazi est excellente et j'ai lu récemment un article sur son blog où elle parle de la difficulté de traduire cette saga et c'est passionnant à lire.  Mais je suis ravie de pouvoir lire en anglais et me délecter des écrits de Brandon Sanderson.  Car j'aime son style, sa façon d'écrire et surtout son imagination. Son roman alterne encore les points de vue de Dalinar, Kaladin et Shallan, principalement, avec les interludes dont je vous ai parlé plus haut.

En conclusion, cette intégrale 2 est un énorme pavé à lire en anglais, c'est long à lire, il se mérite mais c'est quand même fichtrement bien :) J'ai adoré ce qu'il arrivait à tous les personnages au cours de ce roman, qu'ils soient enfin réunis, interagissent, ainsi que leur évolution. Il me tarde maintenant de lire la suite que j'ai dans ma Pal mais étant donné qu'il est encore plus épais, je pense que ça attendra l'année prochaine. De toute façon le tome 4 est loin de sortir. En attendant, je lirai Edgedancer dans l'année. Et si vous avez aimé l'intégrale 1 et voulez savoir ce qu'il arrive à vos héros préférés, si les Chevaliers Radieux sont de retour, les voidbringers et les Hérauts (tiens je n'ai pas parlé de de ceux-là !), lisez-le !

Note :



Ce livre fait partie du Baby Challenge Fantasy de Livraddict
1/2
10/20

du Challenge ABC 2018 de Nanet
 2/26

 Fantasy : 4/9
Total : 8/18
Point Bonus pour le livre : 3
et 1 point pour l'alternance des genres

du Challenge Read in English 2017 - 2018 que j'organise 
7

et comme il fait plus de 1000 pages,
  du Défi des 1000 de Fattorius
1

6

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (284)

Posté par Frankie le 5 février 2018 à 08:00 - Catégorie :



Bonjour ! Voilà 4 semaines que je n'avais pas fait de C'est lundi, d'une part parce que j'étais partie en vacances 10 jours et, d'autre part, ma lecture de janvier m'ayant pris pratiquement tout le mois, je n'avais pas grand chose à raconter. Mais me revoilà dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces quatre dernières semaines, j'ai lu Words of Radiance (Le livre des Radieux), l'intégrale 2 des Archives de Roshar de Brandon Sanderson. Je l'avais déjà commencé lors de mon dernier C'est lundi et les 1389 pages VO du roman m'auront tenu tout le mois, puisque je l'ai terminé le 31 janvier. J'ai adoré cette intégrale 2. Puis j'ai enchaîné avec un livre très court (150 pages), En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut. J'avais peut-être mis trop d'espoirs dans cet court roman après les critiques dithyrambiques et passionnées que j'avais vu çà et là mais le fait est que je l'ai trouvé très bien mais surtout j'en suis sortie déprimée. Cette histoire est d'une tristesse ! Puis j'ai commencé Bourbon Kid, le tome 6 de la saga du... Bourbon Kid d'Anonyme :)

- Aujourd'hui, je lis donc Bourbon Kid, qui est dans la veine des précédent, c'est à dire complètement déjanté :)

- Cette semaine, je vais donc finir Bourbon Kid et ensuite je lirai The City of Mirrors, le tome 3 du Passage de Justin Cronin en LC avec Heclea.

J'ai aussi publié un article sur les 8 ans de mon blog si ça vous intéresse :) Bonne semaine !

12

Mon blog a eu 8 ans !

Posté par Frankie le 3 février 2018 à 10:49 - Catégorie :

Le 12 janvier dernier, mon blog a eu 8 ans. C'est donc l'occasion de faire le point sur l'année écoulée et sur ces 8 années de blogging.

Tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux et celles qui continuent à me suivre au bout de toutes ces années, qui sont là depuis toujours, ou qui m'ont découverte il y a peu. Merci aussi à Jess qui il y a 8 ans m'a donné envie de créer ce bébé :) Je dis bébé car un blog, c'est comme un enfant, qu'il faut nourrir, choyer, et montrer pour qu'il grandisse :)

L'an dernier, j'avais fait mon article anniversaire très tard (fin février) et il avait été très court. Car j'étais en plein doute et marasme. Et je dois dire que l'année qui vient de s'écouler n'a pas été toujours facile à ce niveau-là. J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de ma période de creux en terme de lectures et ça a été le cas aussi pour le blog. J'ai moins lu, j'ai eu moins envie de lire et du coup, j'ai moins blogué. Comme j'ai moins blogué (je suis souvent resté 2-3 semaines sans rien faire), j'ai privilégié les chroniques de lectures pour ne pas être à la ramasse et du coup j'ai pris un retard monstre dans celles des films, ayant jusqu'à 3-4 mois de retard. Du coup, j'ai regardé moins de films à un moment... Bref, un cercle vicieux... Et puis tout est revenu en décembre, l'envie de lire, le plaisir de bloguer (j'ai rattrapé mes chroniques films en deux semaines !) et je dois dire que ce début 2018 démarre très bien car je prends beaucoup de plaisir à écrire mes chroniques.

Comme tous les ans, je vais me plaindre que mon blog est moins visité (j'ai encore 25 % de visiteurs en moins, 7268 visites contre 9740 il y a deux ans), à ce compte-là on ne sera plus que trois pelés et un tondu à lire mes chroniques (j'avais plus de 21000 visites en 2012...), encore moins à commenter. J'essaie d'être philosophe, de me dire que c'est la tendance actuelle mais franchement, ça fait super mal au coeur quand des articles sur lesquels vous avez passé du temps, comme des coups de coeur ou des bilans, sont peu vus ou commentés, voire pas du tout. C'est à ce moment-là qu'on se demande si ça vaut vraiment le coup de continuer... C'est bien gentil de se dire qu'on fait le blog pour soi (ce qui est totalement vrai pourtant) ou pour les quelques fidèles qui sont là (ce qui est vrai aussi), le fait est qu'à certains moments, on est malheureux et à d'autres on est jaloux comme des poux de la reconnaissance que certains ont et que nous n'avons pas/plus. Ça ne dure pas, mais ça mâche.

Bon d'un autre côté, je me plains mais je ne fais rien pour que ça change ou devenir plus influente, ni partenariats ni service presse ni vlogs et je dois dire que ma non-notoriété me convient aussi.En revanche je suis toujours sur les réseaux sociaux, avec 320 abonnés sur Twitter et 298 abonnés et 313 qui aiment ma page Facebook (j'avoue ne pas trop comprendre la différence entre les abonnés et les j'aime...). Le nombre a un peu augmenté depuis deux ans, je suis passée au-dessus des 300 pour les deux réseaux. Et j'ai 96 abonnés à mon blog. Donc merci aussi à ceux qui me suivent via ces moyens.

Du 12 janvier 2017 au 11 janvier 2018, j'ai publié 132 articles. Avant c'était entre 180 et 200 mais j'ai moins lu et j'ai fait aussi moins de C'est lundi donc c'est normal. Sur les 8 ans, j'en suis à 1482 articles. Sur un an, j'ai eu 578 commentaires, dont 145 qui sont mes réponses donc ça ne fait que 433 commentaires venant de vous. La moyenne par article est donc faible. Et c'est deux fois moins qu'il y a deux ans et 4 fois moins qu'il y a 5 ans... Quand je vous dis que c'est décourageant... L'article le plus commenté a été celui de mon Bilan séries 2016-2017 avec 11 commentaires, en articles Livres on retrouve La servante écarlate, Stasi Child et Le tome 1 de Miss Peregrine avec 9 commentaires et le film le plus commenté c'est Braveheart avec un nombre de dingue... 5 commentaires ! En général, les films marchent mal, les chroniques sont vues mais les commentaires oscillent entre 0 et donc 5 avec une moyenne de 1 ou 2 commentaires laissées par mes fidèles commentatrices.

L'article le plus vu durant cette année a été Magic Binds, le dernier tome de Kate Daniels d'Ilona Andrews avec 891 vues. Je ne sais pas d'où sortent toutes ces visites, une attaque des Russes sans doute ! :D Le suivant c'est Ça a commencé comme ça d'Angéla Morelli avec 302 vues. Ce qui me semble plus raisonnable et je suis contente que ce soit ce livre qui soit l'un des plus vus. Mais il a eu 0 commentaire... :'( Pour les films, c'est Les figures de l'ombre qui arrive en tête avec 281 vues suivi de Dalida avec 139. Et hors livres et films c'est mon Bilan de séries télé qui a eu le plus de vues avec 266. Bon normalement mes chroniques tournent autour de 60-80 vues, du coup j'ai été contente de voir qu'il y en avait qui cartonnait, même sans beaucoup de commentaires. Et sur l'ensemble du blog ce sont mon Bilan de séries télé 2009-2010 et surtout L'homme idéal (en mieux) toujours de ma copine Angéla Morelli qui sont les plus consultés. Ça me ravit ! Les films sont tellement loin derrière que je ne sais même pas lequel est le plus vu ! :D

En conclusion, j'arrête de vous embêter avec les chiffres (mais c'est aussi l'occasion pour moi de les regarder une fois par an) et je vous remercie encore une fois de suivre mon blog et d'être là. Je suis parfois découragée mais, même si j'ai souvent eu des doutes, je n'envisage plus d'abandonner mon blog. C'est aussi ma mémoire, j'aime bien relire des vieilles chroniques parfois, et me rendre compte du fossé qu'il y a entre ce que j'avais pensé d'un livre ou d'un film l'époque et le souvenir plus ou moins favorable que j'en ai des années après. Ou juste pour me remémorer les sensations éprouvées lors d'un visionnage ou d'une lecture. C'est aussi pour cela que je tiens à lui. Alors il y aura peut-être des hauts et des bas, un jour peut-être qu'il s'arrêtera tout seul mais dans l'immédiat ce n'est pas le cas et j'ai bien l'intention de vous retrouver pour les 9 ans ! Merci à vous de m'avoir lu jusqu'au bout !

2

Bright de David Ayer

Posté par Frankie le 31 janvier 2018 à 11:29 - Catégorie : , , , ,
avec Will Smith, Joel Edgerton, Noomi Rapace, Lucy Fry

Résumé :
Dans un monde alternatif, tous les êtres de la Fantasy (Orcs, Faés, Elfes, etc...) existent depuis des millénaires et cohabitent tant bien que mal depuis des millénaires. Daryl Ward, flic, est obligé de faire équipe avec Nick Jacoby, le premier Orc (Orque ?) policier. Après une bavure du second au cours de laquelle le premier a failli y laisser la vie, l'entente est plus que froide. Mais ils vont tous deux devoir s'allier pour contrer le retour du Dark Lord qui pourrait anéantir toutes les espèces vivantes...



Mon avis :
Quand j'ai appris que Netflix allait diffuser un film de Science-fiction/Fantastique/Urban Fantasy avec Will Smith, j'ai été très impatiente de le voir. 1) parce que j'adore ces genres et 2) parce que j'adore Will Smith. Et la bande-annonce était très sympa. Je n'ai pas pu le voir dès sa diffusion fin décembre et j'aurais pu être refroidie par les critiques assez mauvaises. Mais dès que j'ai pu je l'ai vu et je dois dire que si ce n'est pas un film extraordinaire, il est très regardable et sympa.

Il y a quelques années, j'aurais dit que c'était un très bon film de repassage :) car oui avant les films que je regardais en repassant n'était pas des chefs d'oeuvre mais se laissaient bien regarder en faisant cette tâche ménagère ingrate. Maintenant je regarde plutôt des séries en repassant... Bon bref, ce film est tout à fait honnête en film d'après-midi ou du soir, vautré dans son canapé un jour d'hiver.

L'idée de départ est franchement bonne avec cette idée que les créatures de la Fantasy sont en fait bien réelles et existent depuis des millénaires à nos côtés. Avec tous les problèmes d'intégration que cela suppose. Oui car dans ce monde-là, les humains sont quand même les maîtres de la Terre (après avoir renvoyé ad patres ou ailleurs un vilain Dark Lord 2000 ans auparavant), donc c'est aux autres de s'intégrer et pas le contraire. Ou plutôt disons que le principe d'égalité n'existe pas.

Mais plutôt que faire une critique féroce de notre société à travers cette histoire, le film se contente du minimum syndical en y allant plutôt à la truelle avec les gros clichés où les Orques sont des gros dégueulasses, les fées des fourbasses de première et les hispaniques des dangereux membres de gangs qui font régner la terreur dans les rues sombres de la ville.

L'intrigue principale est plutôt simple. Une fée ou elfe veut récupérer sa baguette magique afin de ramener le Dark Lord, une autre fée (que j'ai vu certains la comparer à Leeloo du 5e élément, moi ça ne m'a pas traversé l'esprit), veut l'en empêcher et notre duo de flics atypique se retrouve au milieu sans rien avoir demandé et doit protéger la 2e.

J'ai l'air un peu ironique comme ça, mais franchement, cela donne un film musclé, plein d'action et de scènes intenses, de bons mots et qui dure moins de deux heures donc ça passe bien.

Will Smith fait ce qu'il sait faire de mieux, du Will Smith. Il apporte son charme et son air débonnaire au rôle de Daryl, le flic un peu revenu de tout et qui ne sait pas s'il peut compter sur son partenaire ou pas.

J'allais dire que je n'avais jamais vu jouer Joel Edgerton mais apparemment il a joué dans les films I et II de Star Wars mais ça remonte à il y a 15 ans donc je ne m'en rappelle pas. Là c'est difficile de juger de l'acteur puisqu'il est grimé mais le personnage est très intéressant et aurait mérité d'être plus creusé.

En revanche, je ne suis vraiment pas convaincue par Noomi Rapace. Je l'avais bien aimé dans Seven Sisters, même si elle jouait les soeurs de façon un peu identique mais là, elle joue la grande méchante et à une expression à son actif : celle de la méchante de service :D

Quant à Lucy Fry qui incarne Tikka, la Leeloo-like, elle est mignonne comme tout.

David Ayer c'est le réalisateur qui a déjà réalisé Suicide Squad et Fury. Fury était pas mal, Suicide Squad un peu décevant. Disons que ce n'est pas un réalisateur qui fait dans la dentelle et sa réalisation est souvent bourrine. Ici c'est comme dans ses films précédents, il ne s'embarrasse pas de fioritures, il y va avec les gros sabots.

En conclusion, Bright n'est pas le film de l'année mais c'est un thriller fantastique et d'action qui passe bien, avachi sur son canapé, et qui permet de passer deux heures en compagnie de Will Smith et d'une histoire à l'idée de base originale mais bourrée de clichés. Bon, si vous êtes fan de ce genre, regardez-le, ne serait-ce que pour savoir ce que signifie le Bright du titre (oui cela a une vraie signification, autre que brillant...). Il y aura une suite au film, pas sûr que cela soit nécessaire mais bon, je la regarderai quand elle sera diffusée.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée anglais

Le film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
2/52

Copyright © 2009 Les escapades culturelles de Frankie All rights reserved. Theme by Laptop Geek. | Bloggerized by FalconHive.