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Les Indestructibles 2 de Brad Bird

Posté par Frankie le 24 mars 2019 à 08:20 - Catégorie : , , , ,
Titre original : The Incredibles 2

Résumé :
Alors que les super-héros sont toujours illégaux et qu'un combat contre the Underminer a eu des conséquences catastrophiques, un homme d'affaires propose un travail à Helène afin de redorer le blason des super-héros et les faire enfin accepter. Elle accepte et c'est à Bob que revient la tâche de s'occuper de la famille et notamment du bébé...




Mon avis :
J'étais allée voir le premier Indestructibles au cinéma avec les enfants à sa sortie en 2004 mais je me rappelle qu'il ne m'avait pas passionnée. Cependant, quand le 2e est sorti, je comptais bien le voir, car j'adore les dessins animés :D et c'est ce que j'ai fait il y a quelques semaines. Et je l'ai trouvé bien sympa à voir.

Bon j'avoue que je n'avais plus aucun souvenir du premier film. À part les personnages (surtout Edna) et encore, j'avais complètement oublié le bébé. Mais cela ne m'a pas gênée pour regarder ce 2e film. Qui apparemment est la suite directe du premier puisque à la fin les Indestructibles se retrouvaient face à l'ennemi qu'ils combattent au début du 2. Merci Wikipedia pour ce rappel. Que j'aurais dû lire AVANT de voir le 2 et non pas après ! :D

Bref, ce dessin animé est plein d'action, ça me fait toujours penser à No Ordinary Family, la série télé sortie il y a quelques années et qui parlait aussi d'une famille de super-héros et qui pour le coup m'avait fait penser à l'époque au film 1 quand elle a été diffusée. Vous suivez ? :)

Là où le 2 est sympa c'est de voir les rôles inversés dans la famille. Madame travaille pendant que monsieur s'occupe des enfants et se rend compte que ce n'est pas tous les jours facile. Quand on est femme et mère, c'est savoureux à voir. :)

Pour le reste, l'intrigue est assez bateau (no pun intended) et j'avais deviné en grande partie le méchant de l'histoire. Je dis en grande partie car je pensais qu'ils étaient deux mais j'ai eu du nez à 50 % :)

Les personnages sont sympas, je suis ravie que le personnage d'Helène soit mis en avant. Et c'est marrant de voir ce grand et fort papa Parr avec son bébé. D'ailleurs les scènes avec le petit sont très très drôles et ce sont pratiquement les meilleurs moments du film. Les deux autres enfants sont plus classiques, étant l'un pré-ado (Dash, je ne connais pas son prénom en français) et l'autre, Violet, en pleine adolescence. Craig T. Nelson et Holly Hunter reprennent leurs rôles des parents, ainsi que l'actrice qui jouait Violet. C'est un autre acteur qui double le fils.  Samuel L. Jackson double toujours Frozone et c'est Brad Bird himself qui double Edna comme dans le premier. Et chez les nouveaux personnages, Bob Odenkirk (Better Call Saul) et Catherine Keener double l'homme d'affaires qui emploie Helène, et sa soeur.

Brad Bird est connu pour ses réalisations Pixar dont, outre les deux Indestructibles, Ratatouille et le Géant de fer mais il a aussi réalisté Tomorrowland (avec George Clooney) et Mission Impossible. Visuellement, cet Indestructibles est magnifique. Et le film est bien rythmé et l'on ne s'ennuie pas.

En conclusion, même si le premier Indestructibles ne m'avait pas convaincue à l'époque, je suis très contente d'avoir vu ce 2e opus qui fait passer un bon moment et permet de voir un échange de rôle au sein de la famille Parr et c'est très amusant à voir. Tout comme il est amusant de voir Jack Jack, le bébé, faire usage de ses pouvoirs. Après, le reste du film n'est pas très original. Mais c'est difficile de faire du neuf en matière d'histoire de Super-héros, ce sont toujours des gentils contre des méchants :) Alors si vous voulez voir tout cela et savoir qui est le méchant de l'histoire et surtout savoir si les super-héros seront enfin réhabilités dans le monde des Parr, regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise, sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Top 250 de Seriebox
3/12
226/250

du Mini Challenge Animation
1/6
36/50

et du Mini Challenge Aventure

1/3
48/50

et du Film de la Semaine 2019 de Benji
12/52

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Les courants fourbes du lac Tai, Une enquête de l'inspecteur Chen, tome 7 de Qiu Xiaolong

Posté par Frankie le 17 mars 2019 à 18:28 - Catégorie : , , , ,
Titre original : Don't Cry, Tai Lake

Résumé :
Grâce au secrétaire général du comité de discipline du Parti, Zhao, l'inspecteur principal Chen, est amené à passer une semaine de vacances dans un centre luxueux sur les bords du magnifique lac Tai, à Wuxi. Quand il rencontre la belle Shanshan, militante écologique qui ne le laisse pas indifférent, elle lui apprend que le lac est pollué par les usines. Et quand le directeur de l'une des usines est assassiné, les soupçons se portent bien évidemment sur la jeune femme et un autre activiste...



Mon avis :
Vous qui lisez mon blog régulièrement savez que j'aime beaucoup les enquêtes de l'inspecteur Chen, non seulement pour le regard porté sur la Chine en pleine évolution dans les années 90-2000 ou la gastronomie qui nous fait saliver (ou pas) mais aussi et surtout pour son inspecteur-poète et sa façon bien à lui de se mouvoir dans les méandres de l'administration ou la politique chinoise, arrivant à se faire bien voir de certains hauts dignitaires tout en cultivant un certain non conformisme. Et je dois dire que j'ai particulièrement aimé ce 7e opus qui change un peu des précédents.

La série est déjà sortie de Shanghai pour aller enquêter dans les campagnes, voire Pékin dans le tome précédent et même les États-Unis il y a quelques tomes. Mais là j'ai trouvé qu'avoir planté le décor de son tome autour de ce lac lui conférait une atmosphère particulière. Peut-être parce que Chen y rencontre la jolie Shanshan et peut-être parce que ça lui donne plus que jamais l'âme d'un poète...

Pourtant, ce lac Tai n'a rien d'idyllique avec ses eaux ultra polluées. Et je trouve bien que l'auteur s'attaque au problème de l'environnement en Chine. Car on connaît surtout le côté industriel du pays, je l'ai moi-même testé pour vous lors d'un séjour il y a 10 ans où à Xian (là où il y a l'armée de soldats en terre cuite), l'air était noir de particules dès le matin, beaucoup plus qu'à Pékin, pourtant déjà bien polluée. Bref, c'est intéressant que la lutte en faveur de l'environnement soit abordé, malgré les embûches et les intérêts de certaines compagnies.

J'ai d'ailleurs eu l'impression que le roman avait fait un bond d'une dizaine d'années par rapport aux précédents. Les premiers livres se passaient dans les années 90, avec la course au capitalisme à tout crin et là avec la démocratisation d'internet et des portables et la question de l'environnement, on se sent davantage dans les années 2000 voire 2010. Il faut dire qu'il s'est écoulé 12 ans entre la publication du premier et du 7e tome avec un trou de 3 ans avec le tome 6. Qiu Xiaolong a sans doute voulu réactualiser le contexte de sa saga, tout en conservant une trame plus linéaire pour ses personnages qui n'ont pas pris 12 ans, eux :)

Le côté policier et enquête est presque anecdotique. Mais il est intéressant à suivre, même si le coupable n'est ni surprenant ni original. Mais il permet de voir la police locale en action et le côté assez effrayant de la Sécurité Intérieure.

Et puis il y a aussi tout ce qui concerne les privilèges accordés aux hauts dignitaires et l’obséquiosité de certains lorsque tu bénéficies de ces privilèges. Chen a beau sembler être un Chinois atypique et qui a du mal à rentrer dans le rang, le fait est qu'il apprécie malgré tout ces marques-là.

D'habitude dans ces romans, je salive beaucoup car Chen ou Yu mangent souvent et beaucoup. Ici, c'est toujours le cas mais moins que les autres fois. C'est vraiment le côté poésie qui est mis en avant, avec de nombreux passages où Chen cite de la poésie ou en écrit. Et j'adore vraiment ce côté-là de cette saga.

Dans le tome précédent, Chen tirait un trait sur son histoire avec Lin son amour de jeunesse. Et même si je serai toujours team Catherine, l'agente du FBI qui avait su toucher son coeur il y a quelques années, cela me fait plaisir de le voir  s'intéresser à une jeune femme, même si l'histoire est éphémère. Mais c'est quand il est romantique que Chen est le plus intéressant :) Bon il n'y a pas que ce côté-là de Chen dans le roman, ses capacités de fin policier sont aussi bien mises en avant.

Shanshan est un personnage intéressant et attachant. Outre son travail et ses prises de position en faveur de l'environnement, pas faciles à mener dans ce pays, vous imaginez bien, c'est une belle personne, vive et lumineuse. J'aurais aimé qu'elle fasse un plus long bout de chemin avec notre policier préféré. Mais qui sait...

Comme l'histoire se passait à 1h de Shanghai, je me suis dit qu'on ne verrait pas Yu et pourtant, l'auteur a trouvé le moyen de l'intégrer à l'histoire, avec sa femme, pour mon plus grand plaisir car je les aime beaucoup tous les deux.

J'aime beaucoup le style de l'auteur ou plutôt la traduction de Fanchita Gonzales Battle, qui, à priori est la traductrice de Qiu Xiaolong depuis le début. J'aime le rythme donné à l'ensemble cette espèce de langueur toute chinoise mais pas ennuyeuse pour un sou. Et je râle souvent sur les traductions des titres de romans mais là, je dois dire que j'adore la façon dont le titre a été traduit, même si le titre d'origine, Don't Cry, Tai Lake était très beau (et surtout super triste). Mais Les courants fourbes du lac Tia, c'est génial comme traduction.

En conclusion, cette 7e enquête de l'inspecteur Chen est un excellent opus que j'ai vraiment énormément aimé. Je ne sais pas ce qu'il avait de plus que certains autres mais j'ai aimé l'ambiance, l'histoire, le côté poétique et romantique, les thèmes abordés, comme la pollution et la défense de l'environnement et le fait qu'il changeait un peu. Et puis voir Chen attiré par Shanshan était joli à voir. Alors si vous voulez voir tout cela et découvrir, accessoirement, qui a tué le directeur d'une usine connue pour polluer ce lac Tai et qui le dénature, lisez-le.

Note :



Ce roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
3/13

et du Challenge Polars et Thrillers de Sharon
7

et du Challenge de Licorne
T/P : 5/9
Total 10/18
Point bonus pour le livre : 1

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Les uns et les autres de Claude Lelouch

Posté par Frankie le 12 mars 2019 à 08:58 - Catégorie : , , ,
Avec Robert Hossein, Nicole Garcia, James Caan, Joséphine Chaplin, Daniel Olbrychski, Jacques Villeret, Francis Huster, Richard Bohringer, Ginette Garçin, Evelyne Bouix, Jorge Donn, Macha Méril, Raymond Pellegrin, Alexandra Stewart, Jean-Pierre Kalfon, Paul Préboist, Marthe Villalonga, Fanny Ardant, Rita Peelvoorde, Jean-Claude Brialy, Manuel Gelin, Bernard Pierre Donnadieu, Christophe Bourseiller, Féodor Atkine, Candice Patou, Nicole Croisille, Jean-Claude Bouttier, Eva Darlan, Charles Gérard et Sharon Stone.
Résumé :
De 1938 à 1980, la vie de plusieurs familles, françaises, allemande, américaines et russe, toutes marquées par la musique et les drames de la guerre...








Mon avis :
J'adore Les uns et les autres ! Je n'avais pas encore 18 ans quand le film est sorti en mai 1981 et que je suis allée voir cette énorme fresque familiale, sentimentale et musicale de presque 3h au cinéma. Je l'ai vu ensuite plusieurs fois, au ciné, à la télé, j'ai écouté la bande originale à en savoir les chansons par coeur et quand il est passé à la télé début février lors d'un hommage à Michel Legrand décédé quelques jours auparavant, on s'est jetés dessus avec mon mari (il adore aussi) et même si cela faisait au moins 30 ans que je ne l'avais pas revu, dès les premières images, j'ai fredonné les chansons, été émue au possible et j'ai même pleuré comme une madeleine maintes fois.

Il faut dire que ce film est un vrai mélo de bout en bout car les histoires des 4 familles et annexes qu'il raconte ne sont pas drôles du tout. Même s'il y a des moments où l'on sourit, bien sûr. Mais dans l'ensemble, avec les horreurs de la seconde guerre mondiale, les traumatismes qu'elle a engendrée pour toutes les parties et tous les pays, le retour de la guerre d'Algérie ensuite et j'en passe, il y a matière à faire pleurer dans les chaumières.

Même si je connais le film presque par coeur, j'ai encore été happée par l'émotion qu'il m'a procurée et j'ai surtout constaté combien il y a de scènes emblématiques. Ce serait difficile de toutes les nommer mais je pense par exemple aux jumeaux américains qui se battent constamment, le personnage d’Évelyne qui se fait tondre à la guerre, celui de Jorge Donn qui fait défection à l'aéroport pour rejoindre l'amour et l'occident, Villeret qui pète les plombs et vire toutes les filles de la soirée d'anniversaire de Huster, le visage de Joséphine Chaplin quand elle chante et bien sûr tout ce qui touche à la déportation des Français et notamment du couple joué par Hossein et Garcia, la scène terrible du train, le retour de la jeune femme à la fin de la guerre, les numéros de cabaret et j'en passe.

Et puis il y a bien sûr ce numéro du Boléro de Ravel, remis au goût du jour et sublimement dansé par Jorge Donn. Et qui est la quintessence de tout le film, où si l'on pouvait se demander quel lien avaient tous ces gens trouve sa réponse dans ce magnifique moment.

Vous avez sûrement remarqué que j'ai mis une grande partie des acteurs jouant dans le film et j'en ai sûrement oublié. Les uns et les autres compte pratiquement tous les acteurs emblématiques de la fin des années 70, notamment la génération des Huster, Villeret, Garcia, Bohringer (ça fait bizarre de le voir tout jeune) etc.... Bon il n'y a pas Deneuve, Depardieu, Adjani et quelques autres (je pensais à Nathalie Baye mais, même si elle tournait depuis quelques année, elle commençait juste à percer) mais on y retrouve quand même pas mal de monde. Et ils sont tous géniaux. J'adore Rita Poolveerde et sa petite frimousse, qui joue la danseuse russe, puis sa petite-fille, j'adore Jorge Donn (mort dans les années 90) et bien sûr il y a mon éternel Joffrey de Peyrac, Robert Hossein, dont j'ai été très étonnée d'apprendre qu'il a maintenant 91 ans. Et Lelouch réunit le couple fétiche des Dames de la côte, Fanny Ardant et Francis Huster<3 18="" 22="" 2e="" 38="" :="" a="" allen.="" ans="" apr="" avais="" avoue="" bon="" bouclettes="" br="" c="" comme="" compagne="" craquant="" crush="" dans="" de="" du="" est="" et="" eu="" faut="" figuration="" film.="" fin="" g="" glen="" gros="" haut="" il="" j="" je="" jeune="" l="" la="" le="" lin="" maintenant="" manuel="" memories="" mes="" moi="" muet="" nbsp="" noter="" plus="" poque="" pour="" pr="" presque="" pris="" que="" r="" s="" sa="" sence="" ses="" sharon="" son="" sourire="" sr="" stardust="" stone="" tait="" toute="" un="" vous="" woody="">. Et puis il y a Manuel Gélin pour lequel j'ai eu un crush à cet époque-là (hey j'avais 18 ans et lui n'était pas beaucoup plus vieux !) :)

Bon on peut critiquer les films de Lelouch mais il faut avouer qu'il sait les réaliser. Ça virevolte, bien sûr, hein c'est du Lelouch mais c'est sincère et plein d'émotions. On sent que le réalisateur aime ses histoires et adorent ses acteurs. Et puis il y a bien sûr la musique et les chansons de Francis Lai et Michel Legrand que l'on chantonne encore des décennies après...

En conclusion, je pense que ce film peut paraître vieillot aux jeunes générations mais pour moi c'est un de mes films fétiches car il contient tout ce que j'aime dans le cinéma, des émotions, des scènes emblématiques, des acteurs qui le sont tout autant et une bande-son et des chansons que personne n'a oubliées. Alors si vous aussi voulez découvrir le destin des uns et des autres, ou revivre ce magnifique Boléro de Ravel, regardez-le.

Note :
++


Le film fait partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
11/52

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Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

Posté par Frankie le 28 février 2019 à 19:46 - Catégorie : , , , ,
Titre original : I'll Be Seeing You

Résumé :
Janvier 1943, Glory Whitehall, 23 ans, et Rita Vincenzo, 41 ans, dont les maris et le fils de la dernière se battent avec les forces alliées en Europe ou en Asie, entament une correspondance dans le cadre d'un programme visant à soutenir les épouses restées seules. Les deux femmes sont séparées par plusieurs centaines de kilomètres mais bientôt, grâce à ces échanges épistolaires dans lesquels elles se racontent, parlent des événements qui jalonnent leurs vies, s'épaulent ou s'échangent des recettes, elles vont devenir aussi proches que des soeurs...

Mon avis :
J'avais acheté ce livre il y a quelques années car avec son titre à rallonge, son style épistolaire et sa couverture VF, il faisait penser fortement au Cercle Littéraire des amateurs d'épluchures de patates que j'avais adoré, et puis je l'avais oublié. À l'occasion du Challenge Un genre par mois, il fallait lire un roman épistolaire et j'ai donc repensé à ce livre. Une jolie histoire, qui m'a bien plu sans m'emballer et que j'ai mis un peu de temps à lire...

Normalement ce roman avec tout pour m'enthousiasmer. Que ce soit la comparaison avec Le cercle littéraire ou encore l'histoire de ces deux femmes et de leurs vies qui faisaient penser aux romans de Fannie Flagg. Et pourtant, il m'a manqué quelque chose pour que je l'adore.

Et pourtant les parcours de ces deux femmes et leur relation sont touchants, prenants, émouvants, on ne s'ennuie pas une seule seconde, on assiste à des joies, des questionnements, des tentations, des drames aussi. J'ai trouvé bien qu'on se focalise sur ces femmes restées au pays pendant que leurs maries combattent. Dans ce livre, Glory et Rita sont des femmes qui ont vécu choyées, un peu dans l'ombre du mari et elles vont devoir se mettre à exister en dehors de leur rôle d'épouse. Et ce n'est pas toujours facile, ni pour la plus jeune, qui se retrouve à 23 ans, avec deux enfants en bas âge et ni pour la plus âgée qui doit gérer pas mal de choses.

Alors c'est marrant, j'ai quand même appris dans ce livre que les États-Unis avaient eu des tickets de rationnement aussi pendant la guerre. Je pensais que c'était juste en Europe.

Les deux personnages principales sont attachantes, je pense avoir préféré Rita, peut-être parce que je suis plus proche d'elle en âge mais j'ai aimé sa sagesse, son calme, et ses colères aussi. Quant à Gloria, elle m'a fait un peu de peine car elle est très jeune, n'a personne de sa famille pour l'épauler, même si elle a un ami et des femmes dans son entourage et Rita devient alors une sorte de mère de substitution, enfin plutôt de grande soeur.

Les autres personnages qui gravitent autour d'elles sont tout aussi intéressants, j'ai beaucoup aimé Charlie ou encore Roylene, la petite amie de Toby le fils de Rita, dans l'entourage de Rita ou encore l'acariâtre Mrs Kleinschmidt mais qui a du coeur malgré tout et, dans celui de Glory, il y a ce pauvre Levy qui m'a bien fait de la peine avec son amour éperdu pour la jeune femme.

Suzanne Hayes et Loretta Nyhan ne s'étaient jamais rencontrées avant d'écrire ce roman à quatre mains. Et elles ne l'avaient toujours pas fait quand il a été imprimé. Cela rend donc les échanges entre Glory et Rita très authentiques. Mais les rôles ont été échangés, Loretta la plus âgée écrivait pour Glory et Suzanne pour Rita. J'aime beaucoup les romans épistolaires. Je ne dis pas que j'en lirais tout le temps mais je trouve que ça rend le récit vivant et on a vraiment l'impression de lire et d'entrer dans la vie des gens. J'ai beaucoup aimé que ces lettres contiennent aussi des recettes de cuisine. Je regrette juste que les styles des deux autrices aient été similaires. Disons qu'il a fallu à chaque chapitre que je regarde d'où provenait la lettre pour savoir qui écrivait et que j'ai mis un peu de temps à savoir qui était Glory et qui était Rita. Et je suis un tout petit peu déçue par la fin que j'ai trouvé un peu hâtive. Mais bon, il fallait bien que le roman se termine à un moment donné... Bon et ne me demandez pas comment de I'll Be Seeing You on est passé en VF à ce titre à rallonge que je n'arrive absolument pas à retenir ! :)

En conclusion, Petites recettes... est un roman épistolaire agréable et touchant à lire, qui nous fait entrer dans la vie de ces deux femmes par le biais de leurs missives et c'est comme si on apprenait aussi à les connaître et les aimer. Avec elle, on rit, on s'exclame et on pleure parfois. Je ne l'ai pas autant aimé que je m'y attendais mais j'ai passé un bon moment avec Glory et Rita. Et un long moment aussi puisqu'il m'a fallu 10 jours pour lire les 300 et quelques pages du roman. Mais malgré mes réserves, je vous le conseille si vous aimez ce genre de romans et voulez passer un peu de temps avec ces deux femmes et découvrir leur quotidien en 1943.

Note :



Ce livre a été lu pour Le Challenge Un genre par mois d'Iluze
ce mois-ci : Roman Épistolaires
2/12

et du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
9,5

1

Incassable - Split - Glass de M. Night Shyamalan

Posté par Frankie le 23 février 2019 à 11:55 - Catégorie : , , , ,
Titre original : Unbreakable
avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Robin Wright

Résumé :
David Dunn, agent de sécurité au stade de Philadelphie, sort indemne d'un accident ferroviaire dont il est le seule survivant. Il rencontre alors Elijah Price qui tient une galerie d'art exposant des dessins inspirés de comics et de super héros et qui est atteint de la maladie des os de verre...




Mon avis :
J'avais vu Incassable à sa sortie il y a maintenant 18 ans (il est sorti fin 2000) et quand j'ai vu il y a quelques mois qu'il y allait avoir un crossover entre ce film et Split (sorti en 2015), s'appelant Glass, je me suis dit qu'il fallait que je regarde Split, avant de voir Glass. Et ensuite, qu'il fallait que je revoie Incassable dont je gardais un bon souvenir sans plus et pas beaucoup de détails. Donc en janvier, je me suis attelée à voir les films dans l'ordre en commençant par celui-ci et je dois dire que je l'ai beaucoup aimé, plus qu'à l'époque où je l'ai vu au ciné.

Il faut dire qu'Incassable a eu le défaut de suivre Le Sixième Sens et son lot de révélations et twists qui a élevé le film au rang de film culte. Du coup, l'attente était grande pour cet Incassable qui n'avait pas la force du précédent. Quand j'ai revu le film, je n'avais plus ces attentes par rapport à lui et je l'ai apprécié à sa juste mesure.

La première chose qui m'a frappée c'est la lenteur du film. C'est vraiment ce qui me marque quand je regarde certains films datant d'il y a 20-30-40 ans (ça me l'avait fait aussi avec l'exorciste). Le film est très lent et ne commence finalement que 20 minutes avant la fin. Comme si ça avait été une grosse introduction et qu'on s'arrêtait net. Ça ne m'a pas empêchée d'aimer mais c'est assez bizarre.

Quand Shyamalan a fait ce film parlant de comics et de super-héros, la hype autour du genre était loin d'être ce qu'elle est maintenant. Il y avait eu les Batman de Burton, et le premier X-Men est sorti la même année, mais on était loin de l'engouement des dix dernières années. Et donc avec le recul, on peut voir M. Night Shyamalan comme une sorte de visionnaire :)

J'ai aimé l'histoire pour son côté original, avec David Dunn, ce héros malgré lui, bonhomme à la vie pas très marrante qui a un job peu passionnant et une vie de famille banale et Elijah Price, l'antagoniste flamboyant, qu'un rien peut briser et qui cherche un sens à sa vie même si ça en fait un psychopathe.

Bruce Willis et Samuel L. Jackson sont évidemment excellents dans leur rôle, Willis est parfait dans le rôle désabusé de David, Jackson l'est aussi dans celui d'Elijah, futur Mr Glass. C'est marrant comme cet acteur dégage un capital sympathie indéniable mais fait frémir dès qu'il joue un méchant. Les autres rôles sont assez en retrait, en particulier Audrey la femme de David jouée par Robin Wright assez fade et bien loin de House of Cards.

À mon avis Shyamalan a été toujours un peu surcoté, à cause de 6e sens. Mais il a quand même le sens de la réalisation, du cadrage et Incassable est impeccable à ce niveau-là.

En conclusion, si vous n'avez jamais vu ce film, mais avez vu Split et comptez voir Glass, c'est un incontournable à découvrir. Pour son histoire et ses acteurs. Je suis ravie de l'avoir revu car je l'ai plus appréciée qu'à mon premier visionnage.

Note :



Vu en version originale sous-titrée en anglais

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avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Sebastian Arcelus

Résumé :
Trois adolescentes, dont Casey à l'enfance troublée, sont kidnappées par un homme atteint du trouble dissociatif de l'identité. Mais ce n'est pas une ou deux personnalités que se partage Kevin mais 23 dont la très rigide Patricia, le tout jeune Hedwig ou encore Dennis ou Barry. Mais une 24e personnalité semble sur le point d'émerger, la plus terrifiante de toutes et Casey doit trouver le moyen de s'évader avec ses amies avait qu'elle n'apparaisse...



Mon avis :
Jusqu'à il y a quelques semaines (mois ?), je n'avais aucune intention de voir Split. La bande-annonce que j'avais vue avant sa sortie ne m'avait pas tentée car je suis une petite nature et j'avais peur que l'histoire de cet homme aux multiples personnalités ne soit trop terrifiant. Même si ma fille avait aimé le film ensuite et me l'avait recommandé. Et puis il y a quelque temps, donc, je vois que Shyamalan va sortir Glass, un crossover entre Incassable et Split. Comme j'avais aimé Incassable, je me suis dit que je verrais bien Glass et que pour cela il fallait que je regarde Split (bon je répète un peu ce que j'ai dit pour Incassable :D). ce que j'ai fait mi-janvier et j'ai finalement aimé ce film, surtout pour ses acteurs.

L'histoire en elle-même est assez bateau. C'est celle d'un psychopathe qui enlève des ados et, pour ces dernières, il va s'agir de chercher à s'évader sans se faire tuer. On est donc dans le slasher movie typique. Mais Split n'est pas que ça, c'est avant tout l'histoire de Kevin Wendell Crumb, cet homme qui abrite de multiples personnalités, un être qu'on ne peut que prendre en pitié. C'est aussi l'histoire de Casey, qui n'est pas l'ado typique qui hurle et ne sait pas se défendre. Elle a aussi une histoire assez violente et va presque comprendre le psychopathe ou plutôt plusieurs aspects de sa personnalité.

Si j'aurais une réserve à faire c'est que, un peu comme avec Incassable en fait, tout s'accélère sur la fin et se résout très rapidement, un peu trop rapidement. Et, à l’avènement de la 24e personnalité, ça part un peu dans tous les sens.

Et le rapport avec Incassable me direz-vous ? Ha ha ! Il faut attendre la toute fin du film (avant le générique, je vous rassure) pour le voir et franchement il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Ça fait un peu bizarre mais en même temps c'est jouissif. J'imagine les gens qui ont vu le film en 2015, sans savoir qu'il y aurait ce crossover et qui ont vu cette dernière scène, ils ont dû faire des bonds partout ! :D J'en aurais fait moi aussi ! ^^

Le film vaut surtout pour ses acteurs et ses personnages, à commencer par James McAvoy qui nous fait un festival. Il est excellent dans toutes ses incarnations et tour à tour touchant, terrifiant ou banal. Rien que pour lui, le film est très bien.

J'ai aussi beaucoup mais alors beaucoup aimé la jeune Anya Taylor-Joy. Cette actrice a une intensité et une gravité dans son jeu qui fait que l'on s'attache immédiatement au personnage de Casey. C'est vraiment la grande révélation du film et sa propre histoire n'est pas en reste avec celle de Kevin.
À noter que le père de Casey est joué par, Sebastian Arcelus, un acteur qui est dans Madam Secretary (et qui a joué dans House of Cards si ma mémoire ne me fait pas défaut) et que j'aime beaucoup.

Avant de revoir Incassable et puis Split, je n'avais plus vu de films de Shyamalan depuis... Signes en 2001. Du coup, j'ai échappé à toute sa période creuse où ses films étaient plus descendus qu'encensés et je suis resté sur une bonne impression. Du coup, j'ai aimé la façon dont il racontait son histoire et la filmait.

En conclusion, Split est un très bon film, qui se conclut un peu rapidement, ce qui fait qu'on a une impression d'inachevé mais comme il envisageait déjà de faire une suite, on lui pardonne. La dernière scènes est jouissive même si elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Mais ce qui est le gros plus du film ce sont ses acteurs, James McAvoy et ses 23, pardon 24 personnalités et Anya Taylor-Joy qui incarne une très attachante Casey. Et donc si vous voulez faire connaissance avec Barry, Dennis, Patricia, Hedwig,  ecetera ;) regardez-le.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en anglais

Ce film fait partie du Top 250 de Seriebox
2/12
225/250

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avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson, James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Sarah Paulson, Spencer Treat Clark

Résumé :
18 ans après son affrontement avec Elijah Price, David Dunn joue toujours les justiciers sous couvert d'une société de sécurité. Depuis l'avènement de La Bête, l'une des personnalités de Kevin Wendell Crumb, David cherche à le capturer et ce avant qu'il ne soit trop tard car le psychopathe a kidnappé 3 jeunes filles. Mais lors de leur affrontement, ils sont tous deux arrêtés et envoyés dans un hôpital psychiatrique où se trouve déjà Elijah Price, abruti par les traitements, semble-t-il. La docteure Ellie Stapple, qui les a en charge, cherche à les convaincre que leurs capacités hors normes ne sont que des délires sortis de leur imagination...

Mon avis :
Si j'ai revu et vu les deux films précédents, c'était bien sûr pour aller découvrir Glass lors de sa sortie. J'ai eu la chance qu'il passe en VOST une fin d'après-midi dans mon cinéma tunisien et je n'ai pas loupé le rendez-vous :) Et j'avais entendu des critiques mitigées et, par conséquent, je n'avais pas beaucoup d'attente, à part la curiosité de voir ce que ça allait donner et, du coup, j'ai été très agréablement surprise et j'ai beaucoup aimé.

Dans mes deux chroniques au-dessus, j'avais reproché à Incassable de mettre du temps à démarrer et de n'être finalement qu'une grosse introduction à une résolution qui est très rapide et à Split de de conclure aussi très rapidement, comme une impression d'inachevé. Et en fait, c'est comme s'ils n'attendaient que Glass pour boucler le tout. Ce qui est un peu le cas pour Split, bien sûr, puisque la dernière scène annonçait cela :)

Glass est donc une synthèse et une conclusion aux deux films précédents, mâtinée de Vol au-dessus d'un nid de coucou. De toute façon, dès qu'un film se passe dans un hôpital psychiatrique un peu glauque, ça y fait forcément penser :D C'est un thriller psychologique un peu bavard mais où l'on ne s'ennuie pas une seconde. Enfin moi je ne me suis pas ennuyée, mais deux couples sont sortis pendant la séance. L'aspect thriller psy est bien sûr renforcé par la présence d'un tueur psychopathe et d'un meurtrier en masse, ce dernier semblant complètement apathique mais ne continue-t-il pas à tirer les ficelles pour parvenir à ses fins ? En tout cas, j'ai adoré quand les 3 personnages principaux se retrouvent face à la docteure.

Et bien sûr, il y a aussi tout le côté super héros et vilains. N'oubliez pas que le but premier de Elijah Price était de faire ressortir le côté super héros de David Dunn à son corps défendant et c'est toujours le cas, faire en sorte que les gens croient aux super héros. Et, si il y a 19 ans, ce phénomène n'était pas revenu à la mode, c'est le cas aujourd'hui et le film est donc tout à fait en phase avec notre époque. Et étant abreuvés à ces histoires de super héros ne sommes-nous pas prêts à croire qu'ils existent vraiment ? Moi, ça me n'étonnerait guère :D C'est, en tout cas, l'aspect du film que j'ai préféré d'autant plus que ce côté-là réserve quelques surprises et une fin qui donnerait envie d'avoir une série spin-off sur le sujet.

Avec Shyamalan, on s'attend toujours à avoir des twists de ouf qui vont nous laisser bouchée bée. Bon ici on a droit à quelques révélations, surprenantes d'ailleurs et retournement de situations mais ce n'est pas non plus à se décrocher la mâchoire. Mais cela donne une tournure intéressante aux trois films.

Les trois personnages principaux sont vraiment géniaux. J'ai eu l'impression que le personnage de David Dunn, incarné par Bruce Willis était un peu en retrait mais il faut dire que les vilains sont tellement présents et excellents qu'évidemment le gentil est un peu effacé. Mais Willis a de la gueule et son côté réservé sert bien son personnage.

Celui qui occupe beaucoup de place c'est évidemment James McAvoy (qui est excellent). Bon c'est un peu normal avec ses 24 personnalités qui veulent toutes entrer dans la lumière :) Même si j'avais vu Split il y a peu finalement, j'ai été super contente de retrouver le, enfin les personnages, Le petit Hedwig, Madame Patricia, Dennis, Kevin et bien sûr la bête auquel McAvoy donne enfin consistance et nous fait avoir de l'empathie pour cette créature, à l'image de la jeune Casey.

Car on retrouve également Casey de Split, jouée par Anya Taylor-Joy, personnage que j'avais adoré dans l'autre film et que j'ai adoré retrouver ici. Et c'est sympa de retrouver Spencer Treat Clark qui jouait Joe (le fils de David) enfant et qui est toujours acteur (on l'a vu notamment dans Agents of Shield) et donc qui le joue adulte. J'ai beaucoup aimé le rôle qu'il a dans l'histoire, tout comme la mère de Elijah/Mr Glass, jouée là aussi par la même actrice qu'il y a 19 ans.

Et puis bien sûr il y a le machiavélique Mr Glass toujours, évidemment, interprété par l'excellent Samuel L. Jackson. Glass qui semble out une grande partie du film mais ne vous fiez pas à ces airs ahuris...

J'ai aimé une fois de plus comment Shyamalan racontait et filmait son histoire et j'ai particulièrement aimé le générique de fin que je trouve beau. En revanche et rien à voir avec la réalisation ou le film, j'ai trouvé les sous-titres VF pas très bons. Les versions que l'on a en Tunisie sont les mêmes qu'en France mais j'ai eu l'impression que c'était fouillis et heureusement que je comprends l'anglais car sinon j'aurais été perdue.

En conclusion, Glass est vraiment le film dont les deux autres avaient besoin pour finir en beauté cette histoire commencée il y a plus de 18 ans. La boucle est bouclée, héros et vilains se retrouvent et s'affrontent sans oublier les petits twists chers au réalisateur. James MacAvoy et ses 24 personnalités occupent beaucoup d'écran mais il est tellement bon qu'on lui pardonne et c'est génial de retrouver David Dunn et un Bruce Willis vieilli mais toujours impeccable tout comme Samuel L. Jackson/Mr Glass dans un autre style. Bref, j'ai beaucoup aimé ce film, et si vous aussi avez aimé les deux précédents, ne manquez pas d'aller voir ce dernier film qui clôt la trilogie en beauté.

Note :



Vu en version originale anglaise sous-titrée en français

Les trois films font partie du Film de la Semaine 2019 de Benji
10/52

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La maison d'Hadès, Les héros de l'Olympe tome 4 de Rick Riordan

Titre original : The House of Hadès

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
Annabeth et Percy sont tombés dans le Tartare, le pire endroit de l'Enfer. Leur but rester en vie et surtout arriver aux Portes de l'Enfer pour les sceller à jamais. À condition que leurs cinq amis, Jason, Piper, Leo, Frank, Hazel et Nico, tout juste rescapé, survivent de leur côté aux embûches de leurs ennemis et arrivent à temps du côté mortel des Portes...

Mon avis :
Comme pour le précédent tome, je n'ai laissé passer "que" 7 mois avant de lire ce tome 4 car il faut dire que le tome 3 se terminait sur un cliffhanger qui donnait envie de vite lire la suite. Et si ma lecture a été agréable, j'ai été moins emballée cette fois-ci.

Je suis bien embêtée pour écrire ma chronique car j'ai relu celle du tome précédent et je pourrais redire exactement la même chose ! Mais bon, je vais essayer de ne pas m'auto-plagier.

Mais il faut dire que l'auteur ne m'aide pas à être originale car le schéma de ce tome n'est pas tellement différent des précédents et même de celui des Percy Jackson. Il y a de l'action, des embûches et des épreuves. Et comme il y a beaucoup de personnages et que certains sont séparés des autres, cela fait beaucoup d'embûches et d'épreuves. Et c'est là où le bats blesse un peu dans ce tome, il y a presque trop d'action. Je sais que dans d'autres romans, on se plaint parfois de lenteurs mais alors là ce n'est pas du tout le cas ! :D Pour ça il n'y a pas de problème de rythme. Mais du coup, on n'a pas beaucoup le temps de respirer non plus. À peine un demi-dieu a-t-il le temps de se défaire d'un ennemi qu'un autre surgit et c'est comme cela pour tous les demi-dieux, qu'ils soient ensemble ou séparés. C'est un peu étouffant et même parfois indigeste. Même si les ennemis sont bien trouvés, même si l'auteur a beaucoup d'imagination. Mais il n'empêche que le côté jeu vidéo dont je parle depuis les tout débuts est toujours aussi présent avec ses méchants de fin de niveau et le big bad de la fin.

Pendant la majeure partie du roman il y a deux storylines principales, l'une dans le Tartare avec Annabeth et Percy qui doivent rejoindre les Portes de l'enfer tout en échappant aux méchants qui peuplent cet endroit et cherchent à les étriper (au mieux) et l'autre avec le reste des ados qui doivent aussi rejoindre les Portes de l'enfer tout en échappant aux méchants qui sont après eux :) Bon j'ai l'air de critiquer et de me moquer mais j'ai quand même bien aimé tout ce que vivent tous ces héros. C'est juste l'accumulation qui m'a un peu fatiguée.

J'ai beaucoup aimé Annabeth et Percy qui ont une relation très mature entre eux et pas seulement des sentiments d'adolescents. Leur amour est profond et j'adore comment ils s'épaulent et se complètent bien. J'ai beaucoup aimé ce qu'ils vivaient dans le Tartare (bon pas tout, non plus), les alliés qu'ils s'y faisaient et les amitiés qu'ils y nouaient. Il y a des moments touchants.

Parmi les autres demi-dieux, j'ai énormément aimé ce que vivait Leo, notamment à un moment. Bon, Leo, c'est mon chouchou et j'espère vraiment que ce qu'il vit trouvera une heureuse conclusion dans le tome 5.

Frank prend une tournure intéressante. C'était un peu le balourd de la bande, enfin c'était ce qu'il lui semblait, pas forcément ce qu'il était mais les épreuves vont le forger et lui donner une autre dimension. Il le mérite.

J'aime aussi beaucoup Nico l'écorché et j'ai beaucoup aimé ce qu'on apprenait sur lui et la façon dont Jason l'épaulait.

Bon je n'ai pas grand chose à dire autrement sur Jason, Piper et Hazel qui vivent aussi des épreuves et s'en sortent.

Le roman est découpé en de nombreux points de vue, ceux des 7 demi-dieux (on se croirait presque dans Game of Thrones ! ^^) qui alternent par tranches de 4 chapitres, sauf pour Percy qui n'en a que 2 à la fin. C'est Annabeth et Percy qui ont le plus de place avec 5 interventions chacun, suivis de Hazel avec 3. Jason, Frank et Leo en ont 2 et Piper 1 seule. Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire en anglais.

En conclusion, Malgré mes critiques sur le trop-plein d'épreuves et d'embûches qui sont un peu trop bourratives à mon goût, j'ai quand même bien apprécié ma lecture car j'aime beaucoup l'univers et ces héros qui tentent de sauver notre monde de la terrible Gaia et ses Titans. Alors si vous les aimez aussi et voulez savoir s'ils vont réussir à fermer les Portes de l'Enfer et si Percy et Annabeth vont réussir à sortir du Tartare avant cela, lisez-le. Et pas de cliffhanger insoutenable cette fois-ci :)

Note :



Ce roman fait partie du Demi-Challenge ABC 2019 de Nanet
2/13

du Challenge Read in English 2018-2019 
que j'organise
8,5

du Challenge de Licorne
SFFF : 5/9
Total 9/18
Point bonus pour le livre : 1

du Challenge Jeunesse/Young Adulte de Mutinelle
2/10

Du Baby Challenge Jeunesse de Livraddict
6/20

et enfin du Challenge des pavés de Gribouille
1
livre grand format de + de 500 pages : 6 points

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