0

Arrietty, le petit monde des Charpardeurs de Hiromasa Yonebayashi

Posté par Frankie le 21 octobre 2018 à 11:30 - Catégorie : , , , ,
Titre original : Kari-gurashi no Arietti
avec les voix françaises de Adeline Chetail,  Thomas Sagols, Pierre-François Pistorio, Michelle Bardollet

Résumé :
Les Chapardeurs sont des personnes d'une quinzaine de centimètres de haut qui vivent cachées dans les maisons des humains. Arrietty, 14 ans, vit avec sa famille, sous une grand demeure. Un jour, un jeune garçon malade, Shô, vient se reposer dans cette demeure familiale et bouleverse le quotidien d'Arrietty.


Mon avis :
Voilà plusieurs années que j'avais ce film dans mon stock parce que ça faisait des années qu'il était dans le top 50 animation du Challenge Seriebox. Et je ne prenais jamais le temps de le regarder. Cette année, allez, je me suis décidée à le voir en juin et j'ai passé un très bon moment en compagnie d'Arrietty et de sa famille de Chapardeurs.

Ce film est tiré d'un roman de Mary Norton qui a été adapté plusieurs fois, en mini-séries et en films live dont le plus connu est Le petit monde des Borrowers avec John Goodman. Je ne l'ai jamais vu donc je n'avais pas de moyen de comparaison et surtout je ne connaissais pas l'histoire.

L'histoire est toute mignonne et, si elle n'a pas été réalisée par le maître Miyazaki, il en a écrit le scénario. On suit donc la gentille Arrietty et ses parents qui vivent de chapardages qu'ils vont régulièrement entreprendre dans la grande maison des humains et croyez-moi, c'est toute une aventure quand on mesure 15 centimètres.

C'est aussi une histoire d'amitié et de tolérance entre Arrietty et Shô, gâchée par la bêtise de certains humains qui vont mettre les Chapardeurs en danger. C'est aussi une ode à la nature et ses bienfaits, comme bien souvent avec les films des studio Ghibli.

J'ai beaucoup aimé Arrietty qui est une jeune fille sympathique, curieuse, amusante. Ce n'est pas non plus un personnage très original mais je l'ai bien aimé.

Comme Shô, le jeune garçon ou encore les parents d'Arrietty, surtout le papa, très bienveillant.

Les images sont très jolies. J'ai beaucoup aimé le périple d'Arrietty et son père dans la maison des humains et à travers la maison de poupée. Les scènes d'extérieur sont très belles aussi.

En conclusion, je n'ai pas fait de longue chronique mais j'espère vous avoir donné envie de voir ce film très mignon à suivre qui ravira petits et grands avec ses messages de tolérance et ses personnages attachants. J'ai passé un très joli moment en compagnie d'Arrietty à vadrouiller dans la vieille maison de poupée ou à galoper dehors. Alors si vous aussi voulez la suivre un petit moment, regardez-le.

Note :



Film vu en version française


Le film fait partie du Mini Challenge Animation de Seriebox
4/9
37/50

du Mini Challenge Fantastique
3/8
43/50

et du Film de la semaine 2018 de Benji
23/52

0

98 : Secrets d'une victoire de Grégoire Margotton et Nicolas Glimois

Posté par Frankie le 20 octobre 2018 à 11:46 - Catégorie : , , ,
Avec les 22 joueurs de l'Équipe de France 1998, Aimé Jacquet et le staff de l'équipe

Résumé :
20 après leur belle victoire  en coupe du monde foot, les joueurs et certains membres du staff reviennent sur leur parcours qui les a menés à cette récompense.





Mon avis express :
À une époque, j'ai adoré le foot, surtout entre 1978 et 1986, ce qui ne nous rajeunit pas, j'ai vibré lors de la coupe du monde 98, n'hésitant pas à faire un aller-retour de plusieurs centaines de kilomètres pour voir la finale avec mes parents plutôt que de la regarder seule et ai eu une relation conflictuelle avec l'équipe de France depuis leurs atermoiements des dernières années. 

Le parcours de l'Équipe de France en 1998 reste gravé dans la mémoire collective et est un événement fort, même pour ceux qui ne sont pas passionnés par le football d'habitude (à moins d'être terriblement réfractaire).

Quand le film documentaire a été diffusé le 10 juin dernier, juste avant l'ouverture de la coupe du monde en Russie, la France restait sur une seule victoire, il y a donc vingt ans et personne ne misait   vraiment un Kopeck sur les chances de l'équipe nationale cette année. L'Histoire et les déboires de certaines équipes majeures en ont décidé autrement... mais c'est dire si ce documentaire était précieux. Et comme tout passionné de 98, il va sans dire que nous étions devant notre télé pour le voir et revibrer devant certaines situations.

Même si on a déjà eu un magnifique documentaire, Les yeux dans les bleus, diffusé à l'époque de la victoire des bleus, 98 : secrets d'une victoire est aussi un excellent film documentaire qui a très bien su retranscrire ce qu'il s'était passé, surtout parce que les 22 joueurs ont apporté leurs témoignages et leurs réactions, match après match. C'était super de retrouver Zidane, Deschamps, Djorkaeff, Blanc, Lizarazu, Desailly, Thuram, Petit et j'en passe, de les voir parler de leurs souvenirs, souvent avec beaucoup d'émotions, voire des larmes aux yeux. On sent que malgré les années qui ont passé, ces moments sont toujours importants pour eux et si certains ont connu d'autres gloires, ils n'oublieront jamais ce mois de coupe du monde 98. Et ce qui est bien, c'est qu'avec le recul, ils ne livrent pas une version édulcorée de leur parcours où tout le monde aurait été beau et gentil mais parlent avec franchise des embûches qu'ils ont eues, des erreurs qu'ils ont pu faire.

C'était aussi magique de revoir certains extraits de matches, de se rappeler combien on avait hurlé à certains moments et vibré et surtout ce 12 juillet 1998,  avec France-Brésil et son et 1 et 2 et 3 - zéro ! Et quand je dis que c'est magique de revoir tout cela c'est parce que j'avais oublié certains matches et revoir en revoir les moments clés m'a ravie. Je n'ai pas arrêté de m'exclamer.

Grégoire Margotton est le commentateur attitré de l'Équipe de France sur TF1, aux côtés de Bixente Lizarazu. Nicolas Glimois, lui, n'a rien à voir avec le foot, il est journaliste et réalisateur de documentaires, ainsi que scénariste de fictions françaises. Ils ont combiné leurs talents et leurs savoirs pour nous offrir un film passionnant et très bien fait, prenant comme un film à suspense. Le film a été présenté en avant-première au Gaumont des Champs-Elysées en présence de quelques joueurs.

En conclusion, je suis ravie d'avoir pu voir ce film documentaire qui m'a rappelé de si bons souvenirs et trouvé passionnant les témoignages des joueurs et de Jacquet et quelques autres, rendant toujours aussi vivants ces événements survenus il y a 20 ans. Je ne sais pas si on peut encore voir le film en replay ou par d'autres moyens mais si jamais vous voulez revoir le parcours de cette belle équipe de France et son sacre sur la pelouse du stade de France un certain soir de juillet 98, essayez de le regarder.

Note :



Le films fait partie du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
22/52

9

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (300)

Posté par Frankie le 15 octobre 2018 à 08:07 - Catégorie : ,

Bonjour tout le monde ! La semaine dernière, je n'avais pas fait de C'est lundi, n'ayant pas grand chose de nouveau à vous raconter mais aujourd'hui me revoilà pour ce qui est mon 300e, oui 300e, C'est lundi, ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces deux dernières semaines, j'ai fini Origines, le tome 6 de Rebecca Kean de Cassandra O' Donnell qui était très sympa à lire et j'ai lu Iron and Magic, le spin off de Kate Daniels sur Hugh D'Ambray d'Ilona Andrews. Ce n'est pas du niveau d'un Kate Daniels, j'ai eu un peu de mal au début avec les chamailleries de Hugh et Elara mais finalement j'ai beaucoup aimé.


- Aujourd'hui je lis La rivière noire, le tome 7 des enquêtes du commissaire Erlendur d'Arnaldur Indridason. En fait, le roman porte sur Elinborg, la collègue d'Erlendur qui n'est pas dans le roman. Je n'en suis qu'au début mais ça me plaît bien.


- Cette semaine, je vais donc lire La rivière noire et ensuite The Return Man (L'homme des morts), un roman post-apocalyptique de zombies de V.M Zito.

Bonne semaine !

2

On n'est jamais bizarre sur Internet (ou presque) de Felicia Day

Posté par Frankie le 11 octobre 2018 à 11:16 - Catégorie : , , , ,
Titre original : You're Never Weird on the Internet (almost)

Résumé :
Felicia Day, "la reine des Geeks" nous raconte sa vie, sa naissance en Alabama, son enfance solitaire, ses talents de violoniste, son expérience d'actrice à Hollywood et comment les jeux de rôles sur internet et World of Warcraft ont changé sa vie, lui donnant la possibilité de créer la web série qui a fait son succès...



Mon avis :
Cela fait longtemps que j'aime Felicia Day, depuis au moins Dollhouse (je ne me rappelle plus d'elle dans Buffy...) mais surtout parce qu'elle a joué dans Eureka et qu'elle est la geekette Charlie dans Supernatural. Cela fait longtemps aussi que je la suis sur Twitter et si je n'ai jamais regardé The Guild, j'ai toujours eu envie de voir cette web serie. Bref, lorsque son autobiographie est sortie, j'ai bien sûr eu très envie de la lire mais ce n'est que maintenant que j'ai pris le temps de le faire. J'ai apprécié de connaître la femme derrière l'actrice mais je me suis un peu traînée sur ma lecture.

Felicia nous raconte donc sa vie, son enfance, la décision de ses parents de les scolariser à la maison, son frère et elle, entrainant une certaine solitude pour la petite fille, ses dons pour le violon, sa découverte des jeux en ligne aux tout débuts d'Internet, son envie de s'échapper de la maison familiale, sa décision de fréquenter plutôt l'université du Texas que la prestigieuse Juilliard où elle était acceptée, son départ pour Hollywood, ses jobs alimentaires dans des "commercials", sa découverte de World of Warcraft et son envie de faire coïncider sa passion pour ce jeu avec son métier d'actrice et l'Internet en plein essor.

Comme Michael Ausiello dont je vous ai parlé il y a quelques jours, Felicia Day se dévoile sans fard, avec sincérité. On devine une petite fille solitaire mais par forcément malheureuse puis une ado précoce qui cherche sa place dans la société et ne la trouve pas forcément là où l'on l'attendait. Elle nous parle aussi de sa grave dépression en 2013, après la fin de The Guild. Le livre s'arrête avant la naissance de sa fille donc elle ne peut évidemment pas en parler.

Ce qui est marrant c'est qu'elle est très diserte sur sa vie mais reste discrète sur sa vie sentimentale. Tout juste parle-t-elle d'un boyfriend qui est apparemment dans sa vie depuis des années et qui doit avoir du mal à la suivre :)

On peut reprocher une certaine immodestie de la part de la jeune femme mais bon, c'est en même temps touchant. Elle semble si peu sûre d'elle par certains côtés que c'est presque normal qu'elle se vante là où elle excelle, notamment en violon (elle aurait pu faire une carrière brillante) ou dans sa connaissance des jeux vidéos.

Felicia Day écrit comme elle parle, c'est très amusant et très vivant. Et moi ça me plaît car j'écris aussi comme ça. Elle ne prétend pas faire de la grande littérature, juste raconter qui elle est. Il y a des appartés, des interjections, elle ne semble pas du tout distante par rapport à son lectorat et ses fans (ce qui lui a valu des déboires face à des mécontents).

En conclusion, cette autobiographie de Felicia Day permet de découvrir qui se cache derrière l'adorable et mutine actrice que l'on a pu voir dans des séries fantastiques comme Eureka et Supernatural et de se rendre compte, comme bien souvent avec ces acteurs, que la personne est moins optimiste qu'elle n'en a l'air et moins à l'aise. Même si j'ai un peu ramé à lire le livre, sans doute dû au fait que je suis une totale inculte en jeux vidéos (la dernière fois que j'ai joué, c'était à Tomb Raider en 2000...), j'ai beaucoup aimé découvrir certains aspects de sa vie, cela me conforte dans le fait que Miss Day est une femme formidablement sympathique et j'espère qu'elle continuera encore longtemps à promener sa geekerie sur les écrans :) Et elle a raison, on n'est jamais bizarre sur Internet (ou presque) ;) Quant à vous, si vous aimez cette actrice, venez aussi découvrir sa vie.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2018 de Nanet
  22/26

et du Challenge Read in English 2017 - 2018 que j'organise 
20

2

Passengers de Morten Tyldum

Posté par Frankie le 7 octobre 2018 à 11:40 - Catégorie : , , , ,
avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen, Laurence Fishburne

Résumé :
À bord de l'Avalon, un vaisseau spatial parti pour un voyage de 120 ans vers une nouvelle planète, 5000 personnes dorment, cryogénisées. Mais au bout de 30 ans, après un passage dans un champ de météorites, un dysfonctionnement réveille Jim Preston. Avec un serveur androïde pour seul compagnie, le jeune homme se sent vite solitaire et il décide de réveiller Aurora, une jeune journaliste qui lui a tapé dans l'oeil...





Mon avis :
J'avais envie de voir ce film lors de sa sortie en décembre 2016 mais je n'étais plus en France et donc je l'ai loupé. Cette année, puisqu'il faisait partie du Mini Challenge SF de Seriebox, je me suis dit que c'était l'occasion de le regarder. J'ai beaucoup aimé certains pans de l'histoire, d'autres moins et je vous dis tout cela en suivant :)

J'ai beaucoup aimé tout le début du film, lorsque Jim se réveille et doit vivre seul. Les conséquences de cette solitude et ses interactions avec Arthur le robot. Quand il réveille Aurora, on change pratiquement de film qui devient alors une romance, une romance qui met un peu mal à l'aise par certains moments, étant donné que Jim contraint inévitablement la jeune femme, de par son réveil, à l'aimer. Je dis inévitablement car si tu mets deux jeunes gens en présence dans un espace clôt, on se doute bien qu'ils ne vont pas faire que se regarder. Bon si on ne s'arrête pas à ça, l'histoire est plaisante à suivre et le personnage de Jennifer Lawrence sait très bien avoir les idées claires une fois confrontée à la réalité mais à l'heure de #MeToo l'idée même que Jim réveille une femme pour davantage satisfaire un besoin (quel qu'il soit), du moins au début, que pour véritablement avoir une compagnie (il aurait pu réveiller tout autre personne qu'une jeune femme à la tête et au corps bien faits) laisse un goût un peu amer.

La 3e partie du film se recentre davantage sur la partie science-fiction et même film catastrophe, avec des scènes un peu rocambolesques mais prenantes. Et la fin est douce-amère.

J'aime beaucoup Chris Pratt et il est très dans le rôle de Jim tout comme Jennifer Lawrence, impeccable comme toujours.

En fait, mon personnage préféré a été Arthur le robot, très bien interprété par Michael Sheen. C'est surtout que ses scènes de bar avec Jim/Pratt m'ont énormément fait penser à celles de Shining. Je ne sais pas si c'était volontaire...

Le film est surtout un huis-clos, il y a donc peu de personnages mais Laurence Fishburne est de la partie et Andy Garcia aussi, mais furtivement.

Morten Tyldum est le réalisateur de l'excellent Imitation Game et il a aussi réalisé les deux premiers épisodes de la saison 1 de Counterpart et le premier de la nouvelle série Jack Ryan. Je n'ai pas grand chose à dire sur la réalisation, elle est efficace, il arrive à ne pas nous ennuyer alors que le film n'est pas riche en action et est presque un drame intimiste même s'il y a des scènes explosives.

En conclusion voilà un film sur lequel je n'ai pas vraiment grand chose de plus à ajouter mais que j'ai beaucoup aimé malgré la romance qui met un peu mal à l'aise par certains côtés mais c'est terrible car on se prend à aimer cette histoire d'amour. Il ne faut pas oublier non plus l'environnement et le contexte dans lesquels se déroule cette histoire et Arthur le 3e personnage important du film. Alors si vous voulez aussi faire connaissance avec les passagers de l'Avalon et savoir comment Aurora va réagir quand elle saura la vérité sur Jim, regardez-le.

Note :



Le film fait partie du Mini Challenge SF Extended de Seriebox
4/10
extended
94/100

et du Challenge Le film de la semaine 2018 de Benji
21/52

0

Spoiler Alert : The Hero Dies, A Memoir of Love, Loss, and Other Four-Letter Words de Michael Ausiello

Posté par Frankie le 6 octobre 2018 à 11:42 - Catégorie : , , , , , ,
Résumé :
Michael Ausiello, créateur du site de new séries TVLine, raconte la dernière année de vie de son compagnon, Kit Cowan, mort d'un cancer en février 2015, ainsi que de leur treize années de vie commune...







Mon avis :
Pour ceux qui ne sont pas sériephiles (phages et vores, surtout), férus de séries américaines, le nom de Michael Ausiello ne vous dira rien. Pourtant, dans le domaine des séries, c'est un journaliste/chroniqueur connu et reconnu. Avant Facebook et Twitter et instantanéité des infos séries que l'on trouve reprises partout dans les 5 secondes qui suivent, la seule façon d'avoir des news sur nos séries préférées US étaient de s'informer auprès des chroniqueurs américains tenant des rubriques dans les journaux et leur site internet. Kristin Dos Santos (qui s'appelait encore Veitch avant qu'elle se marie et Wanda pour sa rubrique) et Michael Ausiello furent les premiers que j'ai suivis alors, elle bossait pour E!Online et lui pour TV Guide. Si Kristin a été souvent disserte sur sa vie privée, son mariage, ses enfants, Michael, lui, a été plus réservé et je n'ai su qu'il avait un compagnon de longue date que lors de la maladie de celui-ci.

Quant Michael Ausiello a sorti, en 2017, ses mémoires sur sa vie avec Kit et la maladie de celui-ci, j'ai eu très envie de le lire pour découvrir la personne derrière le personnage public. Et je dois dire que j'ai été très émue par ce qu'il a écrit. C'est parfois difficile à lire, car c'est toujours douloureux de voir quelqu'un dépérir puis mourir et j'ai souvent pleuré au cours de ma lecture devant le désarroi et le chagrin de l'auteur.

Parallèlement à cette dernière année, Michael raconte par flashbacks, sa rencontre avec Kit, leur amour naissant, les difficultés qui ont surgi au fil des années, la routine qui les ronge, les infidélités de Kit et leur solution pour consolider leur couple, avoir des appartements séparés tout en vivant majoritairement ensemble (À New York, je ne vous dis pas les moyens qu'il faut avoir...). Au cours de ma lecture, je me suis demandé si, sans la maladie de Kit, ils seraient restés ensemble. Sûrement que oui, parce que malgré les difficultés, leur amour était très fort mais on peut se poser la question.

Au cours de son témoignage, Michael Ausiello ne nous épargne rien. Il est très franc et cru dans certains passages. Que ce soit au sujet de la maladie de Kit, qu'il nous dévoile dans les moindres détails et pas toujours ragoûtants (Kit a une tumeur anale) ou encore ses sentiments à lui, ne cachant pas ses petites mesquineries ni ses travers et j'avoue avoir été étonnée. J'ai l'impression que c'est très américain de se livrer aussi intimement et que nous européens sommes plus réservés. Disons que parfois j'ai eu l'impression de voir leur vie par le trou de la serrure ou d'être avec eux dans la pièce. Ça a été dur quand la maladie prenait le pas sur le reste mais ça a été sympa lors des moments heureux comme leur mariage. J'avais l'impression d'y être :)

Je m'aperçois que je vous ai présenté Michael Ausiello bien succinctement. Il est né en 72 (et a donc 46 ans) et est journaliste et chroniqueur séries. Il a travaillé pour TV Guide et Entertainement Weekly et en 2010 a créé TV Line dont il est l'éditeur en Chef. Grâce à sont métier, il est très ami avec Keri Russel depuis Felicity, Lauren Graham depuis Gilmore Girls et Kristen Bell. Il a d'ailleurs fait des apparitions dans GG et Veronica Mars, ainsi que Scrubs. C'est d'ailleurs amusant de le voir parler de ces actrices avec beaucoup de respect, de tendresse et d'amitié et surtout comme s'il était étonné que ce femmes soient ses amies. J'ai trouvé ça chou et modeste. Et il est fan des Schtroumphs, il en a toute une collection, au grand dam de Kit, d'ailleurs. Et j'ai beaucoup aimé la façon dont il parlait, toujours avec beaucoup de respect, de son éditeur adjoint Matt Mittovich, que je suis aussi sur Twitter. Depuis la mort de Kit, Michael se partage entre New York et Los Angeles et nous régale toujours avec ses scoops et ses interviews.

Avec ce livre, j'ai donc découvert Kit, un artiste à fleur de peau, à priori pas compatible du tout avec Michael Ausiello. Mais ne dit-on pas que les contraires s'attirent ? J'ai beaucoup aimé faire sa connaissance, l'ai trouvé très courageux dans sa maladie et très touchant et j'ai aussi beaucoup aimé ses parents.

Michael Ausiello n'est pas écrivain mais sa formation de journaliste et chroniqueur est un atout pour écrire cette autobiographie. De plus, il a l'art du rythme et de l'accroche (ne serait-ce que dans son titre) et sait nous emmener à sa suite dans son histoire. J'ai aimé la façon dont il nous la narrait.

En conclusion, j'ai beaucoup aimé découvrir l'histoire d'amour de Kit et Michael, pas toujours pavée de pétales de rose et qui se termine en drame, malheureusement. Michael nous livre son histoire sans fard et l'on vit avec lui sa dernière année auprès de l'amour de sa vie, Kit. C'est souvent émouvant et touchant mais on ne tombe jamais dans le pathos car les deux hommes arrivent, même quand la maladie est à son pic, même quand Kit est mourant, à rester dignes et courageux. Je suis ravie d'avoir lu ce livre qui m'a fait découvrir une facette méconnue de mon chroniqueur séries préféré et j'espère que vous aussi aurez envie de la découvrir.

Note :



Le roman fait partie du Challenge ABC 2018 de Nanet
  21/26

et du Challenge Read in English 2017 - 2018 que j'organise 
19

Copyright © 2009 Les escapades culturelles de Frankie All rights reserved. Theme by Laptop Geek. | Bloggerized by FalconHive.