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La 5e vague, tome 1 de Rick Yancey

Titre original : The 5th Wave

Résumé :
Un jour, un vaisseau extraterrestre est apparu dans le ciel. Bientôt, en quatre vagues successives, la majeure partie des humains a été éradiquée sans que jamais les aliens ne se montrent. Cassie, 16 ans, une des rares survivantes, et qui recherche son petit frère, se demande qu'elle sera la 5e vague et sait qu'elle ne doit faire confiance à personne car difficile de distinguer les humains des aliens. Et si justement cette 5e vague était de monter les humains contre les autres..?


 Mon avis :
Quand ce roman était sorti il y a deux ans, il avait éveillé mon intérêt mais pas suffisamment pour avoir envie de le lire. Il faut dire qu'à l'époque, je saturais de ces romans young adult tous écrits sur à peu près le même schéma où il y une jeune fille de 16 ans qui sauve le monde. Puis l'an dernier, il a fait partie du Baby Challenge SF et je me suis dit pourquoi ne pas le mettre dans ton challenge ABC 2015 pour la lettre Y ? Bon il a disparu du Baby cette année mais je l'ai conservé pour l'ABC et je me suis raccrochée à une lecture commune pour le découvrir. Et franchement, j'en suis la première surprise mais j'ai beaucoup aimé. Malgré les défauts inhérents à ce genre young adult, c'est un livre de science-fiction apocalyptique plutôt haletant.

Lorsque qu'un vaisseau extraterrestre est apparu dans le ciel bleu de la Terre, les humains se sont demandé quel serait leur sort. 10 jours plus tard, une impulsion électromagnétique les plongeait dans le noir, puis des tremblements de terre tuèrent 40 % de la population et la troisième vague prit la forme d'une épidémie qui décima 97 % de ceux qui restaient. Maintenant, au coeur de la 4e vague, Cassie, 16 ans, l'une des rares rescapées, sait qu'elle ne peut faire confiance à personne et que sa survie passe par sa faculté à se débrouiller seule. Mais Evan Walker, le jeune homme mystérieux qui croise son chemin, est peut-être la clé pour l'aider à retrouver son petit frère emmené par des soldats avec d'autres enfants, avant que la 5e vague n'éradique les dernières poches de résistants...

Je tiens d'abord à vous prévenir, c'est un roman young adult, avec les défauts que cela comporte. Du coup, les vrais amateurs de science-fiction seront certainement déçus car on reste dans un schéma comme on a pu en voir dans de nombreux romans de ce genre, une certaine superficialité dans le fond, peu de vraies surprises dans les retournements de situations et les révélations et surtout une héroïne de 16 ans, battante certes, mais qui s'attarde parfois plus sur le physique agréable de son compagnon de route et l'effet que ça lui fait que sur la guerre qui fait rage autour d'eux.

Mais je dois dire que, et j'en suis la première surprise, j'ai plutôt bien accroché à l'ensemble. L'histoire est intéressante, assez sombre et dure (ça m'a rappelé Hunger Games par certains côtés, même si l'histoire est vraiment différente). En fait, j'ai énormément aimé le premier tiers, quand on découvre Cassie et qu'elle nous raconte son histoire et ce qui est arrivé ces derniers mois, sa façon de survivre et les décisions qu'elle prend pour y arriver. J'ai eu un petit coup de mou ensuite pour le 2e tiers, dont je ne veux pas vous parler, mais qui met bien en évidence ce que je reproche aux romans young adult. Puis le dernier tiers a su redonner un coup de fouet à mon intérêt, l'action et les événements s'enchaînant et tenant en haleine. La fin, forcément frustrante puisque c'est un tome 1, m'a donné envie de me jeter sur la suite pour savoir ce qu'il allait arriver à nos héros (car il n'y a pas que Cassie et Evan dans le roman ! :))

Comme dans tout bon roman young adult avec une fille comme héroïne, il y a une ébauche de romance. J'ai même eu peur qu'à un moment on ait droit au sempiternel triangle amoureux mais je n'ai pas l'impression que l'histoire s'avance sur ce terrain donc ça me va :) Et je dois dire que la romance en question me convient plutôt (bah oui, j'ai aussi mon côté fleur bleue et un peu de sentiments dans une histoire où tout semble perdu ne fait pas de mal).

Cassie, pour Cassiopée (joli prénom), est donc cette jeune fille de 16 ans, qui tente de survivre seule sur les routes dévastées. J'ai beaucoup aimé cette jeune fille malgré son côté "hormones en ébullition", car je l'ai dit, c'est une battante, elle est courageuse, fière et pour tout dire attachante.

J'ai également beaucoup aimé Evan Walker, dont j'ai apprécié l'évolution et le parcours.

Comme j'ai dit il y a d'autres personnages, comme Ben, un ancien camarade de classe de Cassie et dont on suit le parcours, Sam, le petit frère de Cassie, Ringer, une autre jeune fille, et bien sûr des méchants dont je ne vous dirai rien, ni s'ils sont des aliens :p

Le style de l'auteur est agréable à lire en VO, pas compliqué. Les différentes parties de l'histoire alternent, à la première personne du singulier, les points de vue de différents personnages, ce qui est frustrant quand on quitte l'un pour retrouver l'autre.

En conclusion, voilà une histoire apocalyptique young adult pas forcément très originale mais qui m'a beaucoup plu parce que c'est l'intrigue est malgré tout intéressante, assez sombre et les personnages attachants. Et si vous voulez savoir si Cassie arrivera à survivre, à retrouver son petit frère, quelle forme prennent les aliens et quelle est cette fameuse cinquième vague, lisez-le. Quant à moi, je suis partante pour le tome 2 !

Note :



C'est une lecture commune organisée par Mana avec Lianne - Océane34 - Angeldechue - Tata33 - Taku - Kiko28 - Camille1801 - CharlotteBoKeuse - Tarteauxlivre - Mademoiselle-li - Diablotinejf - Namira - Tiffany - Vivivamp - Rose - Chtitepuce - Freelfe - LesYeuxPlusGrosQueLeTemps - Chocolatlivres

 Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  13/26

du Challenge Read in English d'Avalon
 19

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Muti et Kalea 
8/10

2

Avicenne ou la route d'Ispahan

Posté par Frankie le 29 avril 2015 à 13:09 - Catégorie : , , , , ,
Résumé :
Racontée par son disciple, la vie passionnante et chaotique d'un des plus grands médecins et philosophes arabes et perses, Ali Ibn Sibna, dit Avicenne, né à Boukhara en 980 et décédé 57 ans plus tard à Ispahan.






Mon avis :
J'avais acheté ce livre il y a déjà quelques années et n'avais jamais pris le temps de le lire. Cette année, j'ai décidé de le sortir de ma pal pour le Challenge ABC de Nanet et grâce au Challenge un genre par mois, c'est ce mois-ci que j'ai pu enfin découvrir la vie de ce médecin philosophe dont le nom résonne encore de nos jours puisqu'un hôpital de Bobigny porte son nom depuis 1978 (et sûrement d'autres bâtiments). Cette biographie romancée m'a bien plu et j'ai aimé découvrir la vie de ce touche-à-tout génial et voyager en Perse en sa compagnie.

Abu 'Ali al-Husayn Ibn Abd Allah Ibn Sina, Ibn Sibna pour faire court, et que les occidentaux appelleront Avicenne, voit le jour en 980 près de Boukhara, une ville située dans l’Ouzbékistan d'aujourd'hui. À 18 ans, il est déjà un médecin réputé et surnommé par ses pairs Cheikh  Al Reis (Le maître des savants). Adulé par les uns, haï par beaucoup d'autres, porté sur les plaisirs de la chair et les vapeurs d'alcool, sa vie va être une succession de succès et de coups du sort. Médecin, scientifique, philosophe,  écrivain, nomade et même vizir, c'est à Ispahan que s'achève sa route en 1037. C'est son disciple pendant 25 ans, Abou Obeïd El-Jozjani qui raconte son histoire...

Bon, je vous ai raconté la vie d'Ibn Sina de A à Z dans mon résumé, mais vous vous doutez bien qu'il y a bien plus que ces quelques lignes dans les 400 pages du roman.

L'auteur s'est donc appuyé sur les écrits d'el-Jozjani pour raconter de façon romancée la vie foisonnante de ce médecin philosophe de génie. Sa vie est d'ailleurs parfois tellement incroyable qu'on se demande si tout est vrai et s'il n'y a pas eu une part d'invention dans ce que raconte Gilbert Sinoué. Sans doute, mais quand on lit la biographie du médecin sur internet, on se rend compte qu'il est resté au plus près de la vérité.

Je ne sais pas comment je suis venue à m'intéresser à Avicenne. Je crois que c'est quand j'ai vu Le destin de Youssef Chahine (sorti il y a déjà 18 ans !) qui racontait la vie d'un autre grand philosophe/médecin, Averroès du XIIe siècle et qui était en butte à l'ostracisme des intégristes (déjà !) d'alors. Il me semble qu'Avicenne y était évoqué. Ou alors j'étais tombé sur son nom en en cherchant plus sur Averroès. Quoi qu'il en soit, j'ai toujours eu envie de mieux connaître ce personnage et ce roman m'en a donné l'occasion.

Le nom d'Avicenne n'aurait peut-être pas autant traversé les siècles s'il était resté médecin dans sa ville natale. Certes le bonhomme est un monument à lui tout seul, d'une intelligence et d'un savoir hors du commun et surtout très prolifique dans ses écrits, nombreux à avoir perduré (notamment son Canon sur la médecine), même si beaucoup se sont perdus au fil des années. Mais aurait-il écrit autant s'il était resté sédentaire ?

Car on se rend compte que la vie d'Ibn Sina n'aura pas été de tout repos. Pauvre garçon, à peine installé quelque part et ayant réussi à remonter la pente et voilà qu'un événement, un personnage, une jalousie, une mort, une guerre, le jetait sur les routes, plus démuni à chaque fois. Sa vie n'aura été qu'une succession de succès et de faveurs éclatantes et de chutes brutales.

Mais grâce à cette vie d'errance, le livre nous donne l'occasion de mieux appréhender l'Histoire et la Géopolitique de cette région qu'était la Perse au XIe siècle. Une région instable, dirigée par des émirs, des reines (enfin une reine), des princes, marquée par des luttes et des guerres pour des territoires ou des villes, avec les Turcs et les Kurdes en embuscade. J'ai trouvé ce contexte historique tout à fait intéressant mais j'avoue que j'ai été parfois un peu perdue par les noms de tous les nombreux protagonistes. Difficile parfois de se rappeler qui était qui, leurs noms, leurs titres. Pour un peu on se serait cru dans Game of Thrones avec tous ces personnages dont on n'arrive jamais à se rappeler :) J'avoue aussi que certains passages de batailles me sont passés un peu au-dessus. Mais comme je l'ai dit, c'était quand même intéressant de découvrir une Perse et une époque qu'on connaît finalement bien peu (à part les histoires sur le Calife de Bagdad et les 1001 nuits :)) et pendant ma lecture, je me suis crue transportée là-bas. C'était aussi très agréable d'avoir confirmation que les musulmans étaient des gens éclairés (même s'il existait de nombreux obscurantismes religieux) aussi bien au niveau médical qu'au niveau philosophique alors que l'Occident, plongé dans le Moyen-Âge, semblait bien en retard par rapport à la Perse et ses savants qui avaient su s'approprier et faire perdurer les préceptes d'Aristote et de Pythagore, entre autres. Mais je ne veux pas trop m'avancer sur le sujet, n'était qu'une profane en la matière.

J'ai parlé d'Ibn Sibna le savant mais pas vraiment encore de l'homme. Un homme épicurien, jouissant de tous les plaisirs. Pas vraiment attachant (mais pas désagréable non plus), peut-être parce que hors de notre portée :) Mais c'est un formidable personnage que je suis ravie d'avoir découvert de plus près.

Pas grand chose à dire sur les autres personnages. Son disciple, le narrateur, semble un gentil garçon, mais sa personnalité est un peu étouffée par celle du maître. J'ai beaucoup aimé Yasmina, une femme qui va partager sa vie pendant de longues années et son seul vrai amour, malgré les nombreuses aventures.

J'ai beaucoup aimé la façon d'écrire de Gilbert Sinoué dans ce livre. Comme il s'appuie sur les écrits d'el-Jojzani, il donne un style un peu arabisant à l'ensemble, poétique parfois et on a vraiment l'impression d'être plongés au coeur du XIe siècle. Ma seule réserve est que parfois il y a beaucoup de références philosophiques ou mathématiques. Mais bon, en même temps, ce n'est pas la vie d'un gardien de chèvres qu'il raconte :)

En conclusion, une très intéressante biographie romancée sur un homme exceptionnel qui a connu une vie riche en aventures et mésaventures et dont le nom a su traverser les siècles. Et si vous voulez découvrir la vie trépidante et parfois bien sombre de Ibn Sina dit Avicenne et vous immerger dans la Perse du XIe siècle, de Boukhara à Ispahan, lisez-le.

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  12/26

et du Challenge Un genre par mois 2015 organisé par Nathalie
Ce mois-ci, Historique
4/12

11

L'alliage de la justice, Fils-des-Brumes, tome 4 de Brandon Sanderson

Titre original : The Alloy of Law, A Mistborn Novel

Résumé :
Après vingt ans passés dans les Rocailles à faire régner la loi, Wax Landrian revient à Elendel pour assurer son rôle de chef de sa Maison à la mort de son oncle. Mais une série de vols et l'enlèvement de jeunes femmes de bonne famille vont le forcer à sortir de sa réserve et à reprendre une vie qu'il pensait appartenir au passé...


Mon avis :
Si vous lisez mon blog depuis longtemps, vous savez que j'ai adoré la trilogie Fils-des-Brumes et ses personnages. J'avais acheté cet Alliage de la justice en VO en même temps que la trilogie première mais n'avais pas encore trouvé le temps de le lire. C'est maintenant chose faite et je suis ravie d'avoir retrouvé cet univers trois cents après les événements de la trilogie et d'avoir découvert des nouveaux personnages très attachants.

Voilà trois cents ans que Vin, Elend, Sazed, Spook, Kelsier ne sont plus et sont devenus des héros de légendes ou partie intégrante des religions honorées par Scadrial (N.B : j'ai appris effectivement que la planète ou se déroule Fils-des-Brumes s'appelait Scadrial). Le pays est devenu moderne et en pleine révolution industrielle avec l'arrivée de l'électricité. Après 20 ans à parcourir les Rocailles (sorte de Far West) et à faire régner la loi, et après un événement douloureux, Wax Landrian, un Twinborn (qui possède à la fois la magie de l'allomancie et de la férochimie) revient à la capitale, Elendel, pour devenir le chef de sa Maison après le décès de son oncle. Tâche pas facile pour celui qui maîtrisait davantage le maniement des armes que celui des mondanités. Mais prêt à faire tout pour assurer la survie de sa Maison, il souhaite se ranger et épouser Sestris, une riche héritière un peu collet monté. Mais lorsque des vols mystérieux sont commis et que des jeunes femmes, dont sa future fiancée, sont enlevées, Wax ne peut s'empêcher d'enquêter et il n'aura pas trop de l'aide de l'amusant Wayne, son ancien acolyte et de Marasi, la timide cousine de Steris, pour venir à bout de dangereux malfrats dont l'un particulier coriace...

Tout d'abord, je tiens à vous avertir afin que vous ne soyez pas déçus, L'alliage de la justice n'est pas aussi épique et tragique que les tomes précédents (et dans une moindre mesure que Warbreaker). Il ne s'agit pas d'une histoire "bigger than life" comme l'étaient les aventures de Vin, Kelsier et Elend mais c'est quand même une histoire passionnante. Passionnante parce que c'est déjà un réel plaisir de retrouver cet univers avec ses magies si particulières, de faire connaissance avec des personnages charismatiques et attachants et parce que Brandon Sanderson sait nous concocter des aventures qui tiennent en haleine.

Et tout le talent de l'auteur est d'avoir su réinventer et son univers et ses magies. Si la base reste la même, on est davantage dans un univers plus moderne (enfin moderne du XIXe siècle :D) avec un côté western/steampunk qui se marie très bien à la Fantasy. Chez d'autres auteurs, même quand il s'écoule 300, 500 voire 1000 ans, on reste bien souvent dans un monde fantasmagorique fantasy. Or là, cela donne une toute atmosphère tout en donnant l'impression d'être en terrain connu. En tout cas, avec l'intrigue policière, et les personnages de Wax et Wayne ça donne un aspect Mystères de l'Ouest (pour les plus âgés qui connaissent) tout à fait sympathique.

Concernant la magie également, si la base est similaire (il est toujours question d'allomancie, avec tout ce que l'on connait déjà, de férochimie et d'hémalurgie), mais ces magies se mélangent, s'entrelacent pour donner pratiquement quelque chose de nouveau et des dons et pouvoirs particuliers et surprenants aux personnages. Dans les précédents livres, il n'y avait pas les Twinborn. On avait ceux qui ne maitrisaient qu'un métal (les Mistings - je ne connais pas la traduction en français) et ceux qui les maitrisaient tous, les Mistborn. Les Twinborn, eux, maitrisent deux magies allomantiques ou une allomancie et une ferochimie etc... Et c'est super intéressant ! :) Franchement j'ai adoré cet aspect-là de l'histoire.

Pour en revenir à l'intrigue policière, elle est assez classique du genre western. Un vrai méchant, des hommes de mains pas très futés mais efficaces et deux hommes (nos héros) qui essaient de contrer les projets machiavéliques du type qui tire les ficelles. Classique donc mais elle m'a vraiment plu car elle s'insère dans un contexte des plus intéressants.

J'ai énormément aimé le personnage de Waxillium Landrian, Wax pour les intimes. Pour son côté baroudeur qui sent bon le sable chaud :) et cette noblesse qui se dégage de lui malgré tout. Il a un petit côté James Bond qui n'est pas pour me déplaire. Après vingt ans passés dans les rocailles et l'événement tragique qu'il a vécu, il n'est plus ce jeune homme noble idéaliste qu'il était en partant d'Elendel mais cela donne un personnage très intéressant et séduisant. J'ai beaucoup aimé son côté désinvolte, mais aussi ses failles et ses questionnements. J'ai également beaucoup aimé ses interactions avec sa future fiancée, Sestris.

Wayne, son jeune acolyte, m'a énormément plu également. Alors lui, il est cool, amusant, et dispose d'une magie intéressante. C'est un allié fidèle de Wax, un garçon très sympa et un peu (beaucoup ?) voyou sur les bords. Il amène pas mal d'humour et de légèreté à l'histoire.

Marasi, la cousine de Sestris, est également un personnage intéressant. Sous ses dehors timides, c'est une jeune femme volontaire et dont j'ai beaucoup aimé l'évolution. Et j'ai beaucoup aimé l'alchimie qu'elle avait avec Wax...

Sestris m'a beaucoup fait rire. C'est une femme assez psychorigide, et évidemment elle est tout à fait le contraire de Wax. Je ne l'aimais pas beaucoup au début mais finalement, je me dis que leur mariage pourrait donner quelque chose d'intéressant.

Je ne parle pas des méchants pour ne pas dévoiler trop de choses...

Le style de l'auteur est toujours très agréable à lire en VO. Comme je connaissais déjà toute la magie concernée, je n'ai pas eu de problème à me replonger dans cet univers bien particulier. J'ai beaucoup aimé (décidément, je dis beaucoup j'ai beaucoup aimé :D ) l'humour du livre, et qu'il soit plus léger que les Fils-des-Brumes. J'apprécie les sagas épiques et intenses mais lire un roman fantasy un peu plus amusant n'est pas pour me déplaire.

En conclusion, bien que L'alliage de la justice soit moins profond que la première trilogie, j'ai été proche du coup de coeur en le lisant, grâce en partie à ce monde devenu plus Steampunk et surtout ses personnages très attachants et sympathiques. En tout cas, si vous voulez faire connaissance avec Wax et Wayne et découvrir ce qu'il se cache derrière les vols et les enlèvements, lisez-le. Et bonne nouvelle, alors que ce livre ne devait être qu'un one-shot avant deux nouvelles trilogies Fils-des-brumes, j'ai appris le jour où je commençais le roman, qu'un tome 2 sortirait à l'automne et qu'un tome 3 verrait le jour début 2016. Autant dire que j'ai trèèès hâte de retrouver Wax et Wayne !

Note :



Ce roman fait partie du Challenge Read in English d'Avalon
18

de mon Big Challenge 2015 de Livraddict
2/5

du Baby Challenge Fantasy de Livraddict
10/20
(8+2 jokers)

et du Challenge Fantasy/Thrillers de Licorne,
avec la Fantasy encore à l'honneur ce mois-ci
Fantasy
2/2 
8/12

18

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (206)

Posté par Frankie le 27 avril 2015 à 09:14 - Catégorie : ,
Bonjour, en ce dernier lundi d'avril, je vous retrouve pour faire le point sur mes lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

 - La semaine dernière, j'ai fini Avicenne ou la route d'Ispahan de Gilbert Sinoué qui était très bien. Puis j'ai lu La 5e vague de Rick Yancey que j'ai fini ce matin avant de me lever. Dans l'ensemble, ça aura été une très bonne lecture, malgré quelques réserves et le fait qu'on y retrouve les défauts inhérents aux romans young adult.

- Aujourd'hui, je ne vais commencer ni Queen Betsy 4, ni Sarah Dearly 3 comme j'avais pensé la semaine dernière mais Twice Tempted (À l'article de la mort), le tome 2 du Prince des ténèbres de Jeaniene Frost. Il faut que j'avance dans le Baby Challenge Bit-lit et je n'ai même pas encore commencé ! Ce sera l'occasion avec ce livre.

- Cette semaine, je vais donc lire Twice Tempted puis je lirai Les enfants de l'Ô, le tome 1 du Cycle de Z'arkán de Vanessa du Frat que j'ai reçu en partenariat avec Livraddict. Et si j'ai fini d'ici lundi, je ne sais pas trop ce que je lirai mais ça se jouera entre Marie d'en haut d'Agnès Ledig et Encres de chine, le tome 3 des enquêtes de l'inspecteur Chen de Qiu Xialong. De toute façon, je dois lire les deux pour des challenges en mai.

Bonne semaine !

5

Kingsman : Services Secrets de Matthew Vaughn

Posté par Frankie le 26 avril 2015 à 11:09 - Catégorie : , ,
Titre original : Kingsman, The Secret Service
avec Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton, Michael Caine, Mark Hamill

Résumé :
Après la mort d'un de ses agents, une agence de renseignement britannique cherche une nouvelle recrue. Parmi les postulants, un jeune homme atypique, Eggsy, donc le propre père fut aussi un Kingsman. Le temps presse car l'ingénieux et criminel Richmond Valentine fait peser une terrible menace sur le monde...


Mon avis :
J'ai failli ne pas pouvoir aller voir ce film au cinéma ! Horreur ! En effet, quand je suis rentrée en France début mars, il ne passait plus le matin (ma séance de prédilection car moins chère et surtout peu de monde) et je me suis dit que c'était râpé. Mais mon cinéma a dû avoir pitié de moi car ils ont remis cette séance matinale la semaine d'après (Bon ça c'était le 3615MyLife même si maintenant on dirait hashtagMyLife ;)) Bref, je m'y suis donc précipitée et je suis sortie ravie de ma séance car ce film de Matthew Vaughn, très fun et classe, m'a énormément plu.

Les Kingsman (faut pas dire les Kingsmen dans ce cas-là ?) appartiennent à une agence de renseignement britannique très secrète dont les agents sont tous tirés à quatre épingles et portent chacun le nom d'un des chevaliers de la table ronde. En 1997, l'un des agents se sacrifie au cours d'une mission et son partenaire, Harry Hart dit Galahad, rend visite à sa femme et à son fils Gary dit Eggsy en leur donnant un numéro à appeler en cas d'urgence. 17 ans après, Eggsy, devenu un petit délinquant, se fait arrêter et appelle ce numéro. Harry le sort des ennuis et lui propose de postuler pour remplacer leur agent Lancelot qui vient de se faire tuer lors d'une mission délicate. Eggsy détonne parmi les autres jeunes postulants tous bien nés. Mais le parcours atypique d'Eggsy va vite devenir un atout dans la lutte des Kingsman contre le mégalomaniaque Richmond Valentine...

À l'instar de ce qu'il avait fait pour les Comics avec Kick-Ass (ce n'est malheureusement pas lui qui était aux commandes du 2e et ça se ressent), Matthew Vaughn, se réapproprie ici le film d'espionnage, les James Bond surtout, pour lui ajouter sa patte personnelle et dépoussiérer le tout. Si la trame reste relativement classique, un méchant veut dominer le monde et des agents secrets doivent l'en empêcher, le film le fait avec brio et donne une histoire très divertissante et super bien fichue. La classe folle, l'humour et le flegme très britanniques des Kingsman, notamment Harry Hart/Colin Firth, en toutes circonstances, ajoutent également beaucoup à la jubilation qu'on a à voir ce film. :)

Mais Kingsman c'est aussi (et peut-être surtout), le passage de témoin entre la vieille génération d'agents secrets et la jeune garde. Si je peux me permettre une référence à Star Wars, Hart serait le Jedi et Eggsy le jeune Padawan :) Cela permet de découvrir la façon d'opérer des Kingsman, de pénétrer au coeur de leur dispositif et de découvrir comment on devient un Kingsman. J'ai trouvé cet aspect-là intéressant.

On ne présente plus Colin Firth, interprète de rôles emblématiques et que j'adore. Ici, son charme et son accent britannique font merveille et donnent une classe folle à son personnage de Kingsman incorruptible. C'est amusant de voir l'acteur, dont on a en tête son rôle de George V dans Le discours d'un roi, vous dessouder quelques malfrats dans un bar rien qu'avec un parapluie tout en gardant son flegme. J'ai vraiment adoré !

Taron Egerton qui joue Eggsy est un jeune acteur de 25 ans et c'est là son premier film (il a joué dans deux séries auparavant) et je dois dire qu'il s'en sort très bien. Son personnage de petit délinquant est sympathique et dénote dans le monde très policé des Kingsman et c'est amusant de voir son évolution au cours du film. Une de ses dernières scènes (peut-être la dernière) fait écho à celle dont je vous parlais plus haut (celle du bar avec Colin Firth) et c'est là qu'on voit donc le témoin a été bien passé.

Samuel L. Jackson campe LE méchant du film, un méchant assez caricatural et affublé d'une sorte de zozotement. Il n'empêche que tout caricatural soit-il, son personnage est flippant même si on se doute bien que hein il ne va pas gagner :)

Parmi les seconds rôles, l'incontournable Michael Caine et Mark Hamill (vous savez, celui qui faisait Luke Skywalker dans un petit film dont personne n'a jamais entendu parler ;)) que je suis contente d'avoir reconnue sans savoir qu'il figurait au générique (et que j'ai revu récemment dans The Flash).

Ce qui fait bien sûr le gros plus de ce film c'est son réalisateur. Je suis vraiment fan de Matthew Vaughn dont j'ai vu pratiquement tous les films (il ne me manque que Stardust à voir). Sa réalisation est pêchue, pleine d'humour et surtout, comme dans Kick-Ass, il y a ces scènes ultra-violentes et hyper chorégraphiés, qui peuvent rebuter mais dont personnellement je suis fan. Ce mélange entre le classicisme du film britannique d'espionnage et ces scènes donne quelque chose de tout à fait détonnant et jouissif.

En conclusion, si vous cherchez un film pop-corn très divertissant, sympa et à l'humour tout britannique et n'êtes pas rebuté par la violence, même stylisée, je ne peux que vous conseiller de voir ce film que j'ai énormément aimé, d'autant plus qu'il y a un des acteurs britanniques les plus séduisants talentueux, Mr Colin Firth et que c'est Matthew Vaughn qui est aux commandes reprenant les codes du film d'espionnage pour mieux se les approprier. Et si vous voulez savoir comment Eggsy deviendra un Kingsman et si le méchant qui veut asservir le monde, Richmond Valentine, arrivera à ses fins, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée

Ce film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
14/53

3

Psycho Killer d'Anonyme

Posté par Frankie le 24 avril 2015 à 12:31 - Catégorie : , , , ,
Titre orignal : Red Mohawk

Résumé :
La petite ville tranquille de B Movie Hell voit débarquer un jour un tueur psychopathe affublé d'un masque à tête de mort et crête rouge qui commence à dégommer les braves habitants qui ne demandaient rien. Deux agents du FBI se rendent sur place...




Mon avis :
Mr Anonyme, la personne qui se cachait derrière la déjantée tétralogie du Bourbon Kid, récidive donc avec ce Psycho Killer. Il va sans dire que j'attendais beaucoup de voir ce qu'il nous avait concocté et voir si ce nouveau roman serait à la hauteur des précédents. Si l'histoire est toujours aussi rock'n'roll, je l'ai trouvée quand même un ton en-dessous des Bourbon Kid.

B Movie Hell, petite ville tranquille dirigée par Sylvio Mellencamp, ancien producteur de cinéma porno, proxénète notoire, propriétaire du bordel le Minou Joyeux et d'une bonne partie de la ville, est soudain le théâtre d'événements effroyables quand un dangereux psychopathe débarque sans crier gare et se met à découper sans discernement les braves habitants des lieux. Sans discernement ? Pas sûr... Les agents Mila Fonseca et Jack Munson se rendent sur place pour arrêter le massacre avant que B Movie Hell ne soit transformée en ville fantôme.

Si vous avez aimé Le livre sans nom et ses suites, vous apprécierez sûrement ce Psycho Killer. L'auteur reprend, le côté fantastique en moins, à peu près les mêmes ingrédients qui ont fait son succès, une petite ville sans histoire (ou presque), des meurtres bien gores et des personnages clichés mais déjantés. Ne vous attendez donc pas à un quelconque essai psychologique ou à une intrigue fouillée, on le sait, Anonyme ne fait pas dans la dentelle et c'est aussi pour cela qu'on aime ses livres. Comme quand on regarde un film de série B. On sait que ça ne va pas voler bien haut mais ça ne nous empêche pas d'apprécier :) Même si là j'ai quand même un peu moins accroché car c'est souvent ultra cliché que ce soit certaines situations ou la plupart des personnages, souvent vulgaires et un peu moins jubilatoire, il faut reconnaître qu'Anonyme a un don pour pondre des page-turner qui accrochent bien et dont on souvient.

Et puis, comme pour le Bourbon Kid (que j'aimerais bien retrouver...), il ne faut pas s'arrêter à l'intrigue de base, à savoir un mec qui dégomme tout sur son passage dans une frénésie meurtrière et à priori juste pour le fun. Non, bien sûr, il y a une autre histoire derrière tout cela et qui donne une dimension supérieure, presque romantique, au personnage du tueur psychopathe et qui finit par nous le rendre attachant malgré tout... Mais chut, je n'en dis pas plus.

Si la saga du Bourbon Kid faisait dans la référence cinématographique des films de Tarantino, de Roberto Rodriguez ou de John Woo, ici ce sont davantage vers les films noirs et surtout les films d'horreur, comme Massacre à la tronçonneuse ou les Halloween, que lorgne Psycho Killer. Mais on y  trouve également des références à Terminator et même, de façon surprenante, à Dirty Dancing :)

Ce que je regrette un peu dans ce livre (mais c'était aussi un peu le cas dans le BK), c'est que les femmes n'ont pas de rôles très forts, à part peut-être Mila Fonseca, l'agente gouvernementale. Ce sont soit des putes tout justes bonnes à tailler des pipes au maître des lieux, Sylvio Mellencamp et à se balader en string et soutien-gorge, soit des filles pas très futées... Donc, moi, femme, ça m'a un peu crispée... Pourtant, j'ai bien aimé le personnage de Bébé, l'une des prostituée car il y a une histoire derrière la pute un peu bécasse.

Aucun personnage masculin n'est vraiment attachant, que ce soit les flics veules et à la botte du proxénète, lui-même une caricature grossière de ce genre de mafieux, ou les hommes de main de ce dernier. Même Jack Munson est une caricature de l'agent du gouvernement mis à la retraite et devenu à moitié alcoolo.

Je ne reparle pas du tueur au masque à tête de mort et à crête rouge, je l'ai déjà évoqué et en dire plus risquerait de vous dévoiler une partie du mystère qui l'entoure. Mais finalement, j'ai réussi à bien l'aimer.

Le style de l'auteur est à l'image de l'histoire, il ne fait pas dans la dentelle. Ce n'est pas une écriture très recherchée, c'est très vulgaire, je l'ai dit. Ça ne me dérange pas car c'est la marque de fabrique d'Anonyme et ça va bien avec le reste :) Et puis ça claque bien, les chapitres sont assez courts et les pages se tournent toutes seules :)

En conclusion, même si j'ai trouvé ce Psycho Killer un tantinet moins convaincant que les Bourbon Kid, j'ai passé un moment amusant à suivre le parcours sanglant de "L'iroquois" et ce qui se cache derrière les tueries de B Movie Hell. Alors si vous aussi aimez ce genre de livre complètement déjanté et voulez savoir le fin mot de l'histoire lisez-le. Quant à moi, j'ai hâte de voir ce qu'imaginera Mr Anonyme pour son prochain roman.
Edit : depuis que j'ai rédigé cette chronique, j'ai appris qu'un nouveau livre d'Anonyme sortira en septembre prochain et s'intitulera Le Pape, le Kid et l'Iroquois. Tout un programme ! ^^

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  11/26

du Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 de Liliba
qui a passé le flambeau à Canel 
10/8

et du Baby Challenge Policier
4/20
(3 + 1 joker)

0

Le monde à l'envers, Le journal d'Aurélie Laflamme, tome 4 d'India Desjardins

Posté par Frankie le 23 avril 2015 à 11:46 - Catégorie : , , , ,
Résumé :
Le début de rentrée scolaire n'est pas de tout repos pour Aurélie qui doit intégrer un nouveau lycée, public, et affronter chaque jour son ex. Et François le petit ami de sa mère a tendance à prendre une place bien envahissante à la maison...






Mon avis :
Cette fois-ci, je n'aurai pas attendu 18 mois entre deux tomes d'Aurélie Laflamme puisque ma lecture du 3e remonte à il y a six mois. En ce début de printemps, j'ai eu envie de retrouver la vive et fraîche jeune ado québécoise et savoir la suite de ses aventures. Et je n'ai pas été déçue car j'ai beaucoup apprécié ce nouveau tome.

À la fin de l'été, Aurélie avait appris que son école privée fermait et qu'elle devrait dorénavant aller à l'école publique. En ce début d'année scolaire, voilà qu'elle doit faire face à de nouveaux challenges à savoir ce qu'elle va porter chaque matin (elle portait l'uniforme dans son ancienne école), s'adapter à un nouvel environnement, affronter son ex-petit ami qui semble l'avoir oubliée et subir le harcèlement d'un élève de l'école. Et l'ambiance à la maison n'est pas au beau fixe puisque le petit ami de sa mère, François, semble vouloir s'incruster de plus en plus et se prend pratiquement pour son père. Heureusement elle peut compter sur Kat sa meilleure amie et Tommy son voisin.

L'auteur reprend le même schéma que précédemment, à savoir une histoire qui se passe sur 4 mois.Si j'avais trouvé les 2e et 3e tomes un peu en-dessous du premier (mais quand même très sympa), je dois dire qu'avec ce 4e, j'ai retrouvé ce que j'avais beaucoup apprécié lors de ma découverte d'Aurélie Laflamme. De l'humour, une réelle fraîcheur et une Aurélie impayable. Les réflexions que se fait l'adolescente  (qui n'a pas crisé en voulant ouvrir le blister d'un CD ou d'un DVD ? Car "pourquoi les maisons de disques font-elles des emballages pas ouvrables par des gens qui n'ont pas d'ongles ?" :)) ou les questions qu'elle se pose sont réellement très drôles tout en n'étant pas dénuées de jugeotte. On sent qu'elle grandit, que la crise d'adolescence est pratiquement passée et maintenant elle se concentre sur ce qu'elle doit être, une jeune fille de quinze ans avec les soucis (les garçons ! :)) et les excès de son âge. J'ai moins eu l'impression, dans ce tome, de voir ma fille et plus, moi, de retrouver mes quinze ans :)

Alors bien sûr tout n'est pas drôle et facile pour Aurélie. Ce n'est pas facile de changer d'environnement à cet âge et pas facile surtout de voir un homme qui n'est pas son père tenter de rendre sa mère heureuse et de se sentir un peu exclue alors qu'on avait une relation exclusive avec sa maman auparavant. Je trouve que l'auteur arrive très bien à rendre cet aspect-là (toujours avec beaucoup d'humour) de la vie d'Aurélie.

Et j'ai trouvé le tout dernier chapitre, celui du 24 décembre, très touchant...

Je dois dire qu'Aurélie m'a moins agacée dans ce tome. Je l'ai dit, elle a muri et ça se ressent. Et puis elle est tellement drôle, vive, ouverte sur le monde, plutôt futée sous des dehors parfois superficiels (on a l'impression qu'elle réussit scolairement sans se forcer) qu'on ne peut que l'aimer.

J'ai beaucoup aimé sa maman aussi dans ce tome. Pas facile pour elle de naviguer entre une fille qui grandit mais voudrait rester dans son giron et un homme qui prend de plus en plus d'importance dans sa vie.

Le livre objet est toujours aussi beau. Cette fois-ci la couverture est verte et j'adore l'image de couverture avec Aurélie qui fait la roue et Sybil à côté d'elle. À l'intérieur, les dessins illustrant chaque mois dont vraiment mignons et drôles. Et puis c'est bien écrit, même si on a vraiment l'impression que c'est une ado qui parle (avec les tics de langage propre à cet âge-là).

En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce tome 4 qui montre une Aurélie Laflamme toujours aussi sympathique et amusante mais qui grandit et devient une belle jeune fille. Et si vous voulez savoir comment elle abordera cette rentrée et si elle arrivera à s'adapter à son nouvel environnement scolaire lisez-le ! Quant à moi, j'espère lire le tome 5 très bientôt !

Note :



Ce roman fait partie du Baby Challenge Chick-lit de Livraddict
8/20
(6+2 jokers)
Médaille en chocolat !

et du Challenge Jeunesse/Young Adult de Muti et Kalea 
7/10

9

Le noeud de la sorcière, Le livre perdu des sortilèges, tome 3 de Deborah Harkness

Posté par Frankie le 21 avril 2015 à 11:39 - Catégorie : , , , , ,
Titre original : The All Souls Trilogy : The Book of Life

Spoilers sur les tomes précédents

Résumé :
De retour à leur époque, Diana et Matthew s'emploient à rechercher les pages manquantes du Livre de la vie et à retrouver celui-ci qui leur donnera peut-être les réponses qu'ils recherchent, notamment sur la grossesse de la jeune femme. Mais leurs ennemis veillent et entendent bien mettre la main sur le livre avant eux...

Mon avis :
Ma lecture du tome 2 remonte à il y a déjà deux ans (j'avais l'impression que cela faisait moins) et il m'aura fallu attendre la sortie de ce 3e pour enfin connaître la conclusion des aventures de Diana Bishop et Matthew Clermont. Bon j'aurais pu le lire bien plus tôt puisqu'il est sorti en VO en juillet dernier mais ce n'est que maintenant que j'ai pu le sortir de ma Pal. Si vous vous rappelez, j'avais énormément Shadow of Night, surtout pour son côté historique et vie quotidienne au XVIe siècle. Ce 3e tome m'a également beaucoup plu, même si l'historique est moins présent et surtout on a les réponses à nos questions et les révélations ne sont pas en reste.

Diana et Matthew sont revenus dans le présent et doivent maintenant absolument retrouver les pages manquantes de l'Ashmole 782 ou Livre de la vie pour en découvrir les secrets. Le temps presse car Diana est enceinte de jumeaux et certains s'intéressent de près à cette grossesse qu'ils considèrent contre nature et veulent aussi s'emparer du livre qui renferme bien des mystères. Le couple va devoir affronter bien des ennemis, ainsi que la puissante Congrégation régissant les créatures surnaturelles, mais va pouvoir heureusement également compter sur des alliés et amis fidèles...

J'ai trouvé que, contrairement aux deux premiers tomes qui n'étaient pas exempts de longueurs au début, ce tome 3 démarrait sur les chapeaux de roues. Dès le début, on entre dans le vif du sujet et on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai juste regretté (mais c'est de ma faute) d'avoir oublié maints détails du tome 2 alors qu'il m'avait passionné quand je l'avais lu. Du coup, au début, j'ai eu un peu de mal à me rappeler certaines situations et certains personnages et ça m'a attristée. Car quand on a aimé un livre, c'est bête de ne plus s'en rappeler entièrement plusieurs mois après (deux ans ici), et heureusement que j'écris des chroniques dessus !

En plus, ce qui ne m'a pas aidée au début c'est qu'il est fait mention d'un événement assez triste dont je n'avais aucun souvenir. Du coup, j'ai eu l'impression d'avoir loupé un épisode :) Après vérification dans le tome 2, j'ai constaté que nous n'avions pas assisté à cet événement et qu'il était juste évoqué à un moment. Ouf ma mémoire ne flanche pas tant que ça !

En tout cas, dans ce tome 3, l'aspect historique est relégué pratiquement aux oubliettes. L'histoire se focalise surtout sur les créatures surnaturelles et notamment sur les sorcières et les vampires. Surtout sur les pouvoirs de Diana. Dans le tome précédent, on avait appris que la jeune femme possédait une magie bien particulière et puissante et Le noeud de la sorcière approfondit cet aspect-là que j'ai beaucoup aimé d'ailleurs. C'est très intéressant et riche en révélations de toutes sortes.

Concernant les vampires, j'ai beaucoup aimé le mélange magie-science, les recherches effectuées concernant l'affliction dont souffre Matthew (dont je ne vous parle pas plus), ou encore pourquoi Matthew et Diana ont pu concevoir des enfants.

Mais Le noeud de la sorcière se sont aussi des complots, des trahisons, les luttes de pouvoir entre différentes factions et un vilain méchant qui n'entend pas que les gentils puissent couler des jours heureux à Sept-Tours ou ailleurs. Cela donne lieu à des scènes parfois assez dures et nos personnages favoris sont bien malmenés parfois. J'ai juste regretté que tout se résolve un peu facilement à la fin... mais on peut mettre cela sur le compte de la formidable complicité et l'indéfectible fidélité qui existent entre Diana, Matthew et leurs amis et alliés et qui renversent des montagnes.

La jeune femme apeurée, peu sûre d'elle et qui cachait sa magie en début de tome 1 est bien loin. Diana est devenue une femme accomplie aussi bien dans sa vie personnelle qu'au niveau de sa magie. C'est un personnage que j'aime beaucoup et dont l'évolution m'a surprise, notamment par rapport à un certain livre mystérieux. En tout cas, toute puissante qu'elle soit, elle reste humaine, attachante et profondément altruiste et protectrice envers les gens qu'elle aime.

Même s'il est toujours un vampire dans toute sa splendeur, c'est à dire hyper protecteur, possessif et un tantinet arrogant, Matthew est malgré tout un personnage attachant. Ne serait-ce que par rapport à son amour pour Diana, et sa fidélité envers ceux qu'ils aiment et protègent. Son parcours, dans ce tome, n'est pas de tout repos, il faut le dire, mais lui aussi a accompli bien du chemin depuis le tome 1.

D'autres personnages m'ont beaucoup plu, touchée ou émue, notamment Gallowglass, le neveu de Matthew dont on avait fait la connaissance auparavant. C'est un personnage qui se révèle plus profond que ses dehors un peu superficiels le laissent supposer. J'aime aussi beaucoup Ysabeau, la mère de Matthew et bien d'autres personnages dont un que je ne pensais pas revoir après le tome 2 et que j'ai été ravie de retrouver.

J'ai été plus circonspecte envers Baldwin, le chef de clan des Clairmont. De prime abord, je l'ai pris pour un méchant mais en fait c'est tout simplement un vampire qui prend son rôle de chef de famille très à coeur et oeuvre pour le bien de ceux qu'il protègent.

Les méchants sont particulièrement gratinés. On les connaissait déjà pour les avoir rencontrés dans les tomes 1 ou 2 et ils se révèlent particulièrement fourbes ou cruels dans ce tome 3.

La plume de l'auteur est toujours aussi agréable à lire en VO. Deborah Harkness écrit des pavés mais je dois dire que la lecture coule toute seule. Et j'ai beaucoup aimé que ce tome 3 soit une véritable conclusion à sa trilogie. À l'issue du Noeud de la sorcière, on laisse vivre les personnages de l'histoire sans frustration, même si on aimerait bien continuer un bout de chemin avec eux. À noter que les titres du tome, The Book of Life en VO, et Le noeud de la sorcière en VF, sont tous deux très représentatifs de l'intrigue, pour des raisons différentes.

En conclusion, un excellent tome 3 qui n'est pas passé loin du coup de coeur tant il est dense, intense et riche en révélations. J'ai passé un excellent moment à le lire, me suit régalée à lire les aventures et les mésaventures des protagonistes, ai aimé que Diana soit devenue une femme forte mais toujours très humaine. Alors si vous voulez en savoir plus sur les noeuds de la sorcière, que contient le livre de la vie et que seront les enfants de Diana et Matthew, lisez-le ! Quant à moi, j'ai hâte de voir ce qu'imaginera Deborah Harkness pour son prochain ouvrage.

Note :



Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  10/26

et du Challenge Read in English d'Avalon
 17

20

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (205)

Posté par Frankie le 20 avril 2015 à 09:18 - Catégorie : ,
Bonjour, lundi est déjà de retour et je vous retrouve pour faire le point sur mes lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

-  La semaine dernière, j'ai fini L'alliage de la justice (The Alloy of Law en VO), le "tome 4" de Fils-de-Brumes de Brandon Sanderson, que j'ai énormément aimé. Pas aussi intense ou dense que la trilogie Fils-des-Brumes mais une excellente lecture et pratiquement un coup de coeur. J'ai surtout adoré les personnages de Wax et Wayne. Puis j'ai commencé Avicenne ou la route d'Ispahan de Gilbert Sinoué.

- Aujourd'hui, je lis donc Avicenne ou la route d'Ispahan. Cette biographie romancée d'un célèbre médecin philosophe du début des années 1000 n'est pas mal du tout. Ça me fait penser par certains côtés à Sinouhé l'Égyptien de Mika Waltari, mais en un peu moins passionnant.

- Cette semaine, je vais d'abord terminer Avicenne, d'ici demain car il me reste environ 180 pages et je lirai ensuite The 5th Wave (La 5e vague) de Rick Yancey. Ensuite, si je l'ai fini d'ici lundi prochain, je ne sais pas encore ce que je lirai. Peut-être Queen Betsy 4 ou alors Sarah Dearly 3 ou totalement autre chose ! Je vous en dirai plus lundi prochain ! :)

Bonne semaine à tous !

11

Eleanor & Park de Rainbow Rowell

Résumé :
Park et Eleanor n'ont rien en commun si ce n'est de se sentir exclus et de s'être retrouvés côte à côté sur la banquette du bus scolaire. Mais les comics et la musique vont rapprocher le jeune homme à moitié coréen et la jeune fille rousse, un peu forte, mal fagotée et mal dans sa peau...





Mon avis :
Ça y est, j'ai lu le roman jeunesse/Young adult qui a fait palpiter le petit coeur des blogueuses il y a quelques mois (un an ?). Après tous les avis dithyrambiques sur ce roman, j'avais envie à mon tour de découvrir Eleanor et Park. Et je dois dire que, même si ce n'est pas un coup de coeur comme pour beaucoup, ce fut une très jolie lecture, émouvante et touchante.

Rentrée 1986, Park, américain dont la maman est coréenne, se sent un peu en marge par rapport à ses anciens amis de classe. Solitaire, il ne trouve son bonheur que dans les comics books qu'il dévore et la musique qu'il écoute sur son walkman. Un jour, il voit débarquer dans son bus une jeune fille un peu forte et mal habillée et qui semble renfermée et qui s'assoie à côté de lui. Petit à petit, les deux jeunes gens vont s'apprivoiser et apprendre à s'aimer...

Voilà donc un roman qui aborde avec beaucoup de délicatesse de nombreux thèmes. Celui de la découverte du premier amour, entre deux ados, tout d'abord. J'ai trouvé cet aspect-là joliment traité, avec beaucoup de pudeur. Ce n'est jamais gnangnan comme ça peut l'être parfois dans les livres young adult, c'est touchant de voir ces deux jeunes êtres se trouver et se découvrir et leur amour est émouvant à suivre. Et d'autant plus émouvant qu'Eleanor et Park se sentent en marge et pas forcément intéressants et c'est beau de voir leur atypisme les rapprocher, les souder et les faire évoluer dans cette bulle où quand ils sont ensemble ils oublient le monde qui les entourent.

Car ce monde est bien cruel, en particulier celui d'Eleanor, en butte au harcèlement des autres et surtout qui vit dans un environnement familial épouvantable. Imaginez cette jeune fille qui vit avec ses quatre frères et soeurs, un beau-père violent et con (il faut le dire) et une mère soumise à cet homme au point de donner à ses enfants une vie indigne où ils dorment à cinq dans une même chambre et la plupart des petits par terre, où la jeune fille doit aller se laver ou faire quoi que ce soit sans que son beau-père ne la voie tellement elle en a peur... C'est effroyable, révoltant à lire et on a envie de hurler en voyant comment Eleanor doit survivre pour s'en sortir. En plus, on est en 1986, à l'époque où il n'y a ni téléphones portables ni internet et donc quand Eleanor rentre chez elle, elle est seule au monde, sans personne à qui pouvoir parler. Mon coeur de mère s'est vraiment serré en lisant ces passages...

Je sais que certains (enfin certaines) n'ont pas aimé les cinquante dernières pages. Personnellement, je les ai trouvées très bien car elles sont porteuses d'espoir pour Eleanor et la fin laisse place à une sorte d'optimisme qui contrebalance le tout premier chapitre assez inquiétant. Je veux dire par là que la fin est ouverte, on peut imaginer la suite que l'on veut à l'histoire d'Eleanor et Park... quelle que soit son issue, elle les aura rendus de toute façon plus forts...

J'ai beaucoup aimé Eleanor, cette jeune fille malmenée par la vie et qui va se découvrir belle dans les yeux de Park. C'est une jeune fille fragile sous des dehors bourrus, elle est terriblement attachante.

Mais c'est Park que j'ai préféré. Je ne saurais dire pourquoi. Sa vie est plus "normale" que celle d'Eleanor (mais il a ses propres problèmes familiaux également, notamment avec son père), mais je ne sais pas, sa gentillesse, sa façon d'apprivoiser la jeune fille avec ses comics, sa musique, sa ténacité à la rendre heureuse avec des petits riens en font un personnage vraiment adorable.

Je ne reparle pas des autres personnages, en particulier la mère d'Eleanor (à baffer) et le beau-père que j'ai déjà évoqués et ils n'en méritent pas plus. Ah si, j'ai bien aimé la mère (Coréenne) de Park.

L'écriture de Rainbow Rowell (que je découvrais ici) est douce et délicate, comme je l'ai dit, peut-être un peu trop d'ailleurs (ce qui m'a sans doute empêchée d'avoir un coup de coeur) mais en même temps, cela permet de rester dans un cocon avec Eleanor et Park. En tout cas, en VO, c'est très agréable à lire.

En conclusion, j'ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique et à trouver les mots justes pour parler de cette jolie histoire qui m'a beaucoup touchée, même si je n'ai pas adoré. Mais je suis ravie d'avoir rencontré ces deux êtres attachants que sont Eleanor & Park et d'avoir fait un bout de chemin avec eux. J'essaie d'imaginer leur vie en 2015, 29 ans après le livre, et je les espère tous deux, à 45 ans, heureux et accomplis, ensemble ou pas. En tout cas, si vous voulez les découvrir, je ne peux que vous recommander que de lire ce roman bouleversant par bien des côtés.

Note :



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Ce livre fait partie du Challenge ABC 2015 de Nanet
  9/26

du Challenge Read in English d'Avalon
 16

du Challenge Jeunesse/Young Adult de Muti et Kalea 
6/10

et enfin du Challenge 50 États - 50 billets de Sofynet pour le Nebraska
car l'histoire se déroule à Omaha, Nebraska
  41/50

Le Nebraska fut le 37e état à intégrer l'Union en 1867, sa capitale est Lincoln. Omaha, dont il est question dans le roman, est la plus grande ville de l'état.

15

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (204)

Posté par Frankie le 13 avril 2015 à 09:28 - Catégorie : ,
Bonjour tout le monde ! Mon dernier C'est lundi remonte à il y a deux semaines. Il faut dire que depuis mon retour de vacances en Roumanie, j'ai été très occupée et que je n'ai pas pu faire mon rendez-vous la semaine dernière. Et mon blog a tourné au ralenti également. Du coup je suis en retard dans mes chroniques ! Enfin bon, maintenant, je suis de retour en Tunisie, après un mois entre France et Transylvanie, et je vous retrouve donc pour faire le point sur mes lectures dans ce rendez-vous créé par Mallou et repris par Galleane.

- Ces deux dernières semaines, j'ai donc fini Le noeud de la sorcière (The Book of Life en VO), le tome 3 du Livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness que j'ai énormément aimé et qui conclut très bien la trilogie. Puis j'ai lu Le monde à l'envers, le tome 4 du Journal d'Aurélie Laflamme d'India Desjardins, une chouette lecture avec une héroïne toujours aussi pétillante et j'ai également lu Psycho Killer d'Anonyme (l'auteur de la saga du Bourbon Kid), thriller bien sanglant et rock’n’roll roll mais que j'ai trouvé un tantinet en-dessous de ses livres précédents. Et j'ai commencé The Allow of Law (L'alliage de la justice), qui se passe 500 ans après la saga Fils-des-brumes de Brandon Sanderson.

- Aujourd'hui, je lis donc L'alliage de la justice. J'en suis pratiquement à la moitié et ça me plaît beaucoup.

- Cette semaine, je vais finir L'alliage de la justice, puis lire Avicenne ou la route d'Ispahan de Gilbert Sinoué, un roman d'aventures historiques qui se passe dans les années 900 et si l'on n'est pas encore lundi prochain, j'entamerai The 5th Wave (La cinquième vague) de Rick Yancey.

Bonne semaine à tous !

4

La nuit au musée 3 : Le secret des Pharaons de Shawn Levy

Posté par Frankie le 4 avril 2015 à 10:15 - Catégorie : , , , ,
Titre original : Night at the Museum 3, Secret of the Tomb
avec Ben Stiller, Robin Williams, Owen Wilson, Steve Coogan, Ricky Gervais

Résumé :
Une corrosion s'empare de la tablette d'Ahkmenrah menaçant la magie qui permet aux résidents du Museum d'Histoires Naturelles de New York de prendre vie la nuit. Larry Daley et ses amis partent alors à Londres au British Museum pour demander aux parents du jeune Pharaon comment remédier à cela.

Mon avis :
Voilà déjà 9 ans que j'étais allée voir le premier volet de cette sympathique saga familiale qui, à l'époque, nous avait beaucoup plu à mes enfants et moi. Le deuxième, sorti il y a 5 ans, m'avait moins marqué mais j'en garde un bon souvenir malgré tout. Et voilà que le 3e venant de sortir, je n'ai pu résister à l'envie de le découvrir avec ma (grande et adulte) fille et s'il n'apporte rien de bien nouveau, il permet de bien conclure cette franchise tout en ayant la possibilité de voir le regretté Robin Williams dans l'un de ses derniers rôles.

Larry Daley, le sympathique veilleur de nuit du Museum d'Histoires Naturelles de New York, est en charge des effets spéciaux lors d'une grande soirée où il met en scène certains de ses amis locataires des lieux. Mais soudain tout tourne mal et Larry s'aperçoit que c'est à cause de la tablette d'Ahkmenrah qui subit une sorte de corrosion menaçant la magie qui fait vivre ses amis la nuit. Les seuls qui sachent comment arrêter ce fléau sont les parents du jeune Pharaon qui se trouvent à Londres au British Museum. Qu'à cela ne tienne, Larry et ses amis, Teddy Roosevelt l'ancien président, Sacajewea la princesse Squaw, Jedediah le cowboy, Octavius le centurion, Attila le Hun, Dexter le singe, ainsi qu'un nouveau venu, Laaa le néandertalien qui ressemble étrangement à Larry et Nick, le fils de ce dernier (Larry, pas Laaa), se rendent sur place pour essayer de sauver la tablette avant qu'il ne soit trop tard...

Retrouver les protagonistes de La nuit au Musée c'est comme revoir de vieux copains qu'on n'a pas vus depuis des années. J'ai vraiment été ravie de retrouver tout ce petit monde. Le film n'apporte sans doute pas grand chose de plus aux deux précédents films mais il a au moins le mérite de faire passer un bon moment et de clore la saga. Même si on sait que l'intrigue va bien se terminer, on ne peut s'empêcher d'être pris par l'histoire, d'être émus parfois, notamment sur la fin et surtout de rire.

Alors bien sûr le film ne vole pas toujours très haut et on peut même regretter les éternelles mêmes blagues un peu débiles (Dexter le singe qui pisse sur les gens, notamment) mais c'est bon enfant et franchement je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, grâce aux acteurs qui ont l'air de beaucoup s'amuser et par conséquent, nous amusent aussi.

Quand j'avais vu les deux premiers films, je n'étais pas encore allée au Museum d'histoires naturelles mais depuis, je suis allée le visiter (il y a presque deux ans) et dans ce 3e film c'est sympa de revoir cet endroit car quand j'y étais allée, je m'étais imaginée que les êtres qui prenaient vie y habitaient vraiment (surtout que dans le hall d'entrée, on a Rex le T-Rex :)). Et dans ce film, on voit également le British Museum et normalement j'espère aller le visiter en juillet prochain lors d'un petit séjour à Londres, j'espère bien y voir Lancelot et les autres habitants des lieux :D

Je le dis à chaque film que je chronique et dans lesquels il joue mais Ben Stiller est vraiment canon en vieillissant ! :) J'adore ce type ! Et son Larry est attachant, sympathique et j'adore sa façon dont il s'occupe de ses amis du Musée. Le film porte aussi sur les relations qu'il a avec son fils (qui a bien grandi), la difficulté d'être père et Stiller est très touchant dans ce rôle-là aussi.

Sinon on retrouve tous les autres personnages et acteurs des précédents films, Robin Williams et son savoureux Teddy Roosevelt (il y a une scène vers la fin qui fait monter les larmes aux yeux), Owen Wilson et Steve Coogan, impayables en cowboy et centurion miniatures et un nouveau venu sexy, Lancelot (et je ne dis pas ça à cause de son accent so British ;)) On notera aussi Hugh Jackman dans un tout petit rôle très sympa (et je l'avais reconnu de suite ! :)) et Ben Kingsley, toujours impérial.

Shawn Levy avait déjà réalisé les deux premiers opus et s'est glissé dans la réalisation de celui-ci comme dans des chaussons. On voit que la mécanique est bien huilée, rien de bien surprenant dans ce qu'il fait mais on ne lui en demande pas plus.

En conclusion, un dernier volet de La nuit au musée qui m'a bien plu, qui m'a fait passer un bon moment et permis de retrouver des personnages que j'aimais beaucoup. En tout cas, si vous recherchez une comédie familiale sympathique et si vous voulez savoir si Larry et ses amis arriveront à endiguer la corrosion de la tablette et à permettre à la magie de leur donner vie chaque nuit, regardez-le !

Note :



Vu en version originale sous-titrée VO

Ce film fait partie du Challenge Le film de la semaine 2015 de Benji
13/53

7

Les jeux sont-ils faits ? d'Isabel Fraga

Posté par Frankie le 2 avril 2015 à 11:45 - Catégorie : , ,
Titre original : Apreço de ocasião

Résumé :
Au sein d'une agence de publicité à Lisbonne, les tranches de vie du patron et des employés qui y travaillent...






Mon avis :
Le livre pour cette destination a été un peu ardu à trouver, parce que je ne connaissais  aucun auteur portugais et donc il a fallu que je choisisse "au pif". Je me suis donc rabattue sur ces jeux sont-ils faits car le résumé me plaisait bien. Au final, si j'ai bien aimé ce livre court, je n'ai pas non plus été très emballée.

Au sein de l'agence de publicité Publins, on y trouve son directeur, Raimondo Lins Meneses, homme veule et coureur de jupons, Hugo Coutinho, son sous-directeur, qui vit dans l'ombre de son patron et qui suit une psychanalyse depuis des années qui ne lui apporte rien, ou encore Maria Helena dite Leninha, la secrétaire dévouée. Par ailleurs on suit également Cristina qui vient d'être renversée par une voiture et qui rencontre Miguel, dont la femme vient de le quitter avec leur fils pour aller faire carrière en Allemagne...

J'ai lu ce roman il y a déjà presque quinze jours et je dois dire que j'ai dû le refeuilleter pour me rappeler de quoi il parlait. Car si je me rappelais des grandes lignes, j'en avais oublié une bonne partie. Je ne sais pas si c'est dû au fait qu'il soit court et qu'il se lise vite et qu'il n'a pas eu le temps de s'imprimer dans ma ptite tête ou parce que finalement les atermoiements de tous ces gens me sont un peu passés au-dessus de ladite petite tête ! :) J'ai souvent tendance à choisir ce genre de littérature lors des destinations hispanophones ou lusophones pour m'apercevoir que finalement les personnages déprimés ou peu attachants et leurs univers que décrivent leurs auteurs ne m'intéressent pas plus que ça (même si là ça ne m'a pas forcément déplu). Pourtant, ils reflètent bien la société dans laquelle ils évoluent et c'est ce que je recherche quand je participe à ce challenge. Mais depuis son début, je constate que j'ai eu bien plus d'affinités avec les auteurs asiatiques, par exemple, comme ma dernière lecture indonésienne qui m'avait énormément plu. Pour les prochaines destinations, j'aimerais trouver quelque chose de plus ludique en fait. :)

Bon pour en revenir à ce roman, on suit donc les tranches de vie de ces gens, sur une année environ (ce qui m'a d'ailleurs fait un peu bizarre car le roman étant très court, c'est difficile de se rendre compte qu'il se passe beaucoup de temps). Des gens à la dérive pour la plupart, se cherchant, s'aimant, se déchirant (même si le mot est un peu fort à mon avis), au sein d'une agence de pub qui périclite. C'est parfois un peu déprimant. Seule l'histoire de Cristina et Miguel, porteuse d'espoir, a su vraiment me toucher.

À part ces deux personnages, je n'ai pas particulièrement apprécié les autres. Je ne sais pas si c'est parce que l'auteur est une femme mais j'ai été plus attachée aux personnages féminins comme Leninha, Carol et Cristina (que j'ai déjà citée) qu'aux hommes, qui ne sont pas vraiment glorieux. En particulier le boss, Raimundo, l'archétype du mec flambeur et dragueur. Hugo son ami et sous-fifre n'est pas non plus quelqu'un de très intéressant, vivant par procuration et dans l'ombre de Raimundo et incapable de se prendre vraiment en charge.

Le style de l'auteur n'est pas désagréable à lire. Ce roman se lit facilement et rapidement (il fait 150 pages donc en moins de deux heures il est terminé). Je ne connaissais pas Isabel Fraga mais en lisant sa biographie, j'ai découvert qu'elle avait été la traductrice des Harry Potter en portugais. :)

En conclusion, pas grand chose à dire de plus sur "ce portrait sans concession d'un monde à la dérive" (dixit la quatrième de couverture), qui m'a plu dans l'ensemble, sans parvenir toutefois à vraiment me convaincre, sans doute parce les personnages m'ont laissé pour la plupart assez indifférente. En tout cas, si vous voulez découvrir la vie au sein de l'agence Publins et par là-même la littérature portugaise, lisez-le.

Note :



C'est donc le roman que j'ai lu dans le cadre de Destination... Portugal d'Everthkhorus en compagnie de Bouquinette, Sylly, Lynnae (plus 1) – Jostein – Claire Jeanne – Chapitre Onze


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